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  • Jeu 22 Fév - 23:34
    La nuit était en train de tomber sur la cité impériale d’Ikusa dont les derniers rayons de soleil soulignaient l'intensité de l’ocre. D’ici quelques minutes, l’astre disparaîtrait à l’horizon pour ne laisser plus qu’un camaïeu enflammé sur les nuages hivernaux. Alors que les ombres étaient en train de faire de la cité leur royaume, l’une d’elle était plus vivace que les autres. Le visage dissimulé sous une légère cape d’un noir d’encre, elle se déplaçait avec une légèreté toute particulière. Mince et frêle, elle dénotait souvent avec ceux de son peuple. Hélas elle n’avait jamais été faite pour le combat, dans cette vie comme dans l’autre. Elle en avait appris les rudiments comme tous Reikois, mais ce en quoi elle excellait était bien différent. La magie avait toujours trouvé grâce aux yeux d’Eris comme à ceux de Phèdre et l’une et l’autre la maniait avec une dextérité épatante. A la différence que la première le faisait pour l’intérêt de sa culture et son plaisir, tandis que la seconde avait un but bien plus obscur.

    Eris hoqueta de surprise quand sa chaussure s’embroncha dans un pavé mal encastré et qu’elle manqua de perdre l’équilibre. Heureusement, sa main tendue se rattrapa in-extrémis à une draperie et elle échappa au naufrage. Si quelques regards étonnés s’étaient attardés dans sa direction, ils s’en désintéressèrent bien vite et la jeune fae pu poursuivre son chemin en relevant plus précautionneusement ses jupes. Il lui sembla entendre son propre rire, railleur, dans un coin de son esprit mais elle pinça les lèvres et força l’allure.

    Elle n’était pas certaine de ce qu’elle était en train de faire. Elle n’était plus certaine de grand-chose depuis quelques mois. Ses convictions les plus profondes avaient été ébranlées avec la violence d’un séisme. Au début, cela s’était apparenté à un grain de sable dans un océan, une pensée fugace au cours d’une journée, un songe lors d’une nuit paisible. Peu à peu, sans qu’elle ne s’en rende compte, c'était devenu autre chose. Quelque chose d’insidieux, de perfide et de mesquin qui s’était caché quelque part loin de sa perception. Quand elle avait pleinement prit conscience de son existence, il était déjà trop tard ;  sa dépendance aux opiacés était installée, sa peur du sommeil marquée en elle au fer rouge et Phèdre avait déjà commencé à murmurer des choses impies à son oreille. Elle l’avait repoussée de toute ses forces mais faire taire Phèdre était comme lui demander de se taire à elle-même. Evidemment Eris réfutait férocement cette simple hypothèse. Elle n’était pas Phèdre et Phèdre n’était pas elle. Pourtant c’était bien sa voix, sa bouche et ses lèvres qui parlaient lorsqu’elle le faisait et c’était leur voix qu’elle entendait quand elle pensait. Eris était à Phèdre ce que le soleil est à la lune pourtant, elle savait qu’elles étaient les deux faces d’une même pièce aussi sûrement qu’elle savait que sa perte était plus proche que jamais. Les mois défilant, c’était la peur qui avait envahi Eris puis lorsque son autre s’était manifesté, c’était la sienne qui avait prit le dessus et Eris avait cru devenir folle. Tiraillée entre la terreur que lui inspirait sa propre maison et celle qu'elle ressentait à l'idée d'être morcelé contre son gré.

    Après des semaines de réclusion, de lutte intérieur, de secret et de crainte, elle avait décidé de sortir de sa bibliothèque. Non pas pour livrer le lourd secret qui était dorénavant le sien et dont elle ne connaissait même pas la nature, mais simplement pour s’arracher à la morosité de ses pensées sordides, pour essayer d’éteindre le feu qui faisait bouillir son sang à la simple idée de se trouver en territoire Reikois. Sa patrie, le pays qui l’avait vu naître était maintenant l’une de ses angoisses et elle devait lutter chaque jour contre l’envie de la fuir sans se retourner.

    “Je dois m’en aller, je dois retourner à la maison. Mais où est la maison ?” Soufflait sa voix dans son esprit dont le timbre était terriblement plus enivrant que le sien. Ainsi elle se répondait : “La maison est ici, au Reike. Je suis chez moi à Ikusa.” Mais son malaise ne cessait de persister, s’intensifiant jour après jour. Alors, elle avait décidé de prendre le problème sous un angle différent.

    Aylan était une personne qui partageait son existence depuis tellement longtemps qu’elle était incapable de se souvenir quand il y était entré. D’une nature optimiste, il était l’interlocuteur parfait. Peut-être serait-il en mesure de voir le positif là où elle n’était pas capable de le voir. Sinon elle se serait offerte la compagnie d’un ami le temps d’une soirée, ce qui n’était pas non plus une mauvaise chose.

    Peut-être aurait-elle dû prendre rendez-vous, lui faire parvenir une missive à son domaine, c’eut sans doute été plus courtois. Mais face à l’urgence, la courtoisie était bien peu importante et c’était ainsi qu’elle s’était retrouvée à foulée les pavés de la capitale Reikoise alors qu’elle aurait dû se trouver chez elle depuis bien longtemps. Elle bifurqua à droite dans un carrefour, longea la grand rue pendant de longues minutes puis se faufila dans une venelle qui la fit déboucher sur une rue passante où elle trouva ce qu’elle était venue chercher, l’atelier de tatouage d’Aylan. Malgré l’heure tardive, les lueurs qu’elle percevait par la fenêtre lui indiquèrent qu’elle n’était pas venue jusqu’ici pour rien.

    - Quel endroit délicieux… Le velours de sa voix la surprit tandis qu’elle franchissait la porte et que son visage se fendait d’un sourire bien plus enjôleur qu’elle n’en avait jamais arboré.

    Phèdre semblait être de la partie.
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  • Ven 23 Fév - 22:00
    Le client observait la pièce maîtresse qui complétait son dos. Un grand sourire illumina le visage du baraqué.

    “Sacré t’vail l’artiste ! Jamais-vu ces finitions ! Et puis, original votre façon de… Vous savez, votre fumée-là…

    Un léger rire s’échappa de l’élémentaire.

    “Content que vous appréciez mon boulot. Bon, il se fait tard, mais je vous connais, donc le paiement demain, sinon le retrait…”
    “Je connais la chanson, Kaviani, on peut pas vous entuber !”
    “Pas longtemps en tout cas. Jamais de dettes, que des payeurs honnêtes.”

    Un éclat de rire gras fut la réponse aux mots du noble, avant que ce dernier quitte l’endroit et part pour s’engouffrer dans la ruelle dénue d’âmes vivantes.
    S’étirant de tout son être, il regarda un peu autour de lui : la journée fut des plus qualitatives. Malgré tout, quelques personnes avaient perdu leur tatouage reikois. Des noms qu’il allait partir en chasse de renseignements. La possibilité des rebelles était encore un souci connu mais insaisissable. Telle une hydre, il pouvait coincer autant de chefs d'organisation, trois à quatre opportuns reprenaient de plus belle les affaires sombres de la Pègre. Même si sa préoccupation était focalisée sur les menaces territoriales du Reike, il ne pouvait s’empêcher de penser aux autres menaces pouvant faire pencher les nombreuses forces de ce monde. Mais le Vent et l’Eau étaient aussi des maîtres dans leur art. Aylan avait une loyauté et confiance aveugle envers ses collègues de rang, encore plus envers l’Oreille, et la Couronne.

    Réunissant de façon méthodique et ordonnée ses affaires dans son sac en tissu, c’était en se retournant qu’il s’aperçut d’un visage qu’il ne pensait pas revoir aussi vite. La femme s’était avancée dans l’atelier, sa main caressant le bois noble du lieu. Sa voix s’était même faite glissante comme la plus exquise et raffinée des soies de Sekai. Le tatoueur, le sourcil arqué, l’observait dans son entièreté. Sa tenue, sa posture, ses gestes, son visage, sa bouche, ses lèvres… Avant de reprendre sur la globalité de la scène. Il s’adressa à l’arrivante, un ton calme et doux, et son timbre grave habituel.

    “Ma Chère Eris. Je ne vais pas tarder à fermer l’atelier. Votre venue est des plus... Surprenantes.”

    Il s’avança vers elle, tout en préparant de quoi pouvoir s’asseoir. Entre-temps, il se dirigea vers la grande fenêtre donnant la vue extérieure, côté ruelle. Il attrapa les battants, avant de complètement les verrouiller de l’intérieur. Il tourna son regard vers son auditrice.

    “Ce n’est pas encore l’instant du renouvellement. À moins que… Vous vouliez me parler de quelque chose ? Ou simplement me rendre visite ? Si j’avais su, j’aurais préparé une légère mondanité.”

    Continuant toujours à se déplacer parmi la pièce principale de son métier, il gardait l’oreille tendue pour entendre les paroles de la noble présence. Sa tenue ? À force de travailler, il avait seulement l’unique protection de sa tenue de TOCR. En dessous était un torse-nu, parsemé de ses nombreux tatouages.
    Baissant la luminosité de sa lampe à huile, il fit signe de s’asseoir à sa convive, avant de la suivre dans la foulée.

    Aylan:


    Aylan parle en #b6c9d2, *pense en #b6c9d2*

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  • Dim 25 Fév - 21:33
    - Je suis désolée… Murmura Eris tout en sentant que ses joues étaient sur le point de s’enflammer. - De ne pas être venu plus tôt. Surenchérit Phèdre dont l’inflexion de la voix donnait une tonalité décousue au discours contrit d’une Eris parfaitement mortifiée. Heureusement Aylan semblait suffisamment accaparé par ses volets pour ne pas remarquer la lutte interne qui était en train de se jouer dans l’esprit de la jeune fae. D’une certaine façon ce n’était pas une mauvaise chose car si elle craignait l’existence de Phèdre, elle avait plus peur encore que quelqu’un d’autre ne la remarque. “Tu as peur de ton propre peuple.” Songea-t-elle avant de se figer à cette pensée. “Je n’ai pas peur de mon peuple.” Cracha-t-elle toujours dans son esprit. “Si, tu sais ô combien il est cruel avec les païens et tu as peur parce que je le suis et tu l’es.” Le rire pervers de Phèdre raisonna bruyamment dans sa tête, si bien qu’elle dû se tenir la tempe pour ne pas vaciller. “Tu commences à comprendre que tu es une intruse parmi les tiens et tu as peur.”

    - Je n’ai pas peur… Souffla-t-elle à voix basse.

    Le couinement des battant en bois fut si strident qu’il fit taire les deux consciences qui levèrent les yeux vers le tatoueur. Ce ne fut qu’à cet instant qu’Eris remarqua que ce qu’elle avait pris pour une chemise noire était une peau recouverte de tatouage. Ses yeux remontèrent immédiatement vers le visage du jeune homme dont elle se surprit à apprécier les angles ciselés. Eris l’avait toujours trouvé beau garçon que ce fut aujourd’hui ou cent ans auparavant mais c’était un secret qu’elle avait jalousement gardé rien que pour elle. Il n’était pas dans sa nature de folâtrer. Encore moins avec Aylan qu’elle connaissait depuis toujours. Phèdre cependant n’était guère de cet avis elle pouvait sentir le désir qui l’avait prise aux tripes comme s’il était le sien, parce qu’il l’était.

    - Je… Euh… Bredouilla-t-elle, ses pensées s’affolant et se mélangeant alors que celles de Phèdre se superposaient aux siennes, la rendant presque incapable de réfléchir. - Non, je… Je n’ai pas besoin de renouveler mon tatouage. D’un pas raide, elle vint prendre place.

    Avant qu’elle ne s’en rende compte, sa main s’était posée, caressante, sur l’avant-bras musculeux de son compagnon.

    - Aylan, son nom était vibrant sur sa langue où plutôt celle de Phèdre, nous sommes amis, vous n’avez pas besoin de vous donner tant de mal. Votre présence suffit à mon plaisir après tout. Et comme si sa peau était aussi brûlante que des braises, Eris en arracha sa main. - Je voulais dire, vous n’avez pas besoin de vous donner du mal. Je viens pour parler à mon ami, c’est tout. Plus strident qu’elle ne l’aurait voulu, son timbre trahissait son malaise et la façon dont elle se leva de son siège comme un ressort, pour mettre une distance significative entre eux, l’était plus encore.

    Elle sentait la désapprobation de Phèdre ainsi que son mécontentement lorsqu’elle fit mine de déambuler dans l’atelier, aussi loin qu’il lui était possible de l’élémentaire. Cependant aucun commentaire ne vint, ni même l’ombre d’un rire.

    - Ces derniers temps sont assez compliqués… Finit-elle par avouer. - J’avais besoin de prendre un peu l’air, la bibliothèque n’est propice qu’à l’introspection et c’est exactement ce que je souhaite éviter. De plus vous êtes probablement mon plus vieil ami. Ainsi je me suis laissé dire que vous accepteriez peut-être de m'accompagner le temps d’une soirée ? D’un mouvement gracieux elle se tourna vers lui, ses yeux bleus se plantant dans les siens. - Peut-être était-ce cavalier de ma part de ne pas vous prévenir. Elle était sur le point de se confondre en excuse quand elle sentit la présence de Phèdre s’agiter à nouveau et avant qu’elle n’eut le temps de s’en empêcher ses lèvres articulèrent une phrase : - Mais ce qui le serait encore plus, serait de me refuser votre compagnie. Et un sourire charmant étira ses traits.
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  • Jeu 7 Mar - 21:27
    Il était peu probable qu’Aylan ait des visiteurs en une heure si tardive. Etant un tatoueur officiel pour le Reike, celui-ci recevait souvent les personnes qu’il devait régulariser en journée, quand il n’allait pas lui-même au domicile d’un compatriote, parce que ce dernier ne savait – ou ne voulait pas – se déplacer. Quand la nuit tombait sur Ikusa, les choses se calmaient pour le Feu : il voyait moins de monde, était moins dérangé, et par conséquent, c’était l’opportunité parfaite pour lui donner une petite visite. Aux dernières nouvelles, son ami s’était rendu à Maël, et Zéphyr était curieux de savoir comment cela s’était passé. L’homme à la peau mâte avait eu vent de quelques braises de résistance à la Cité Blanche, et si Lucifer faisait généralement un excellent travail, il valait cependant mieux veiller à ce que les braises ne crée pas un brasier trop incandescent. Depuis, Aylan était rentré, mais ni l’un ni l’autre ne s’était encore rencontré. En toute logique, l’Oreille aurait pu attendre que son chef de cellule le contacte, mais il était courant que le maître-espion fasse lui-même le déplacement, soit qu’ils discutent autour d’un bon verre d’alcool, soit qu’ils s’entrainent ensemble, ou ne fassent ni l’un ni l’autre, si le sujet de conversation était trop grave.

    S’il y avait eu urgence, néanmoins, Aylan n’aurait pas mis longtemps à le contacter ou à prendre des mesures par lui-même, ce qui faisait que le bretteur n’était guère inquiet. Que la fenêtre fût fermée ne l’intrigua pas non plus, vu que les températures encore chaudes allaient chuter rapidement, maintenant que le soleil s’était caché. Manifestement, le tatoueur était dans la pièce, puisque ce dernier avait fermé les volets au moment-même où Zéphyr s’aventurait dans la rue qui menait jusqu’à sa demeure. Un indice de plus qu’il était présent, et d’un pas leste, le membre de la Main s’approcha de l’atelier d’Aylan. Il s’apprêta à toquer, lorsqu’il crut entendre des paroles à l’intérieur et un brève utilisation de ses sens augmentés lui confirma que son bras droit n’était pas seul. Bon. Soit. Il pouvait toujours passer par derrière, alors : ceux ou celles qui étaient à dans la pièce pourrait toujours croire que c’était un nouveau client, et Aylan n’avait aucune raison de lui ouvrir, dans cet dernier cas de figure. Bien décidé à ne pas poireauter là, l’homme longea les murs de la maison, et pénétra à l’intérieur de la demeure en utilisant un double des clés que son frère d’arme lui avait confié. Au départ décidé à ne pas interférer avec les affaires du Feu, Zéphyr attendit un instant à l’arrière de la propriété, jusqu’à ce qu’il crût discerner l’origine de la voix cristalline. Ce timbre. Il le connaissait bien. C’était celle d’une des bibliothécaires d’Ikusa, une de leur amie commune, Eris. Un sourire vint dès lors orner les lèvres du maître-espion, tandis que ses pupilles s’animaient d’une lueur de curiosité. Décidant de se laisser aller, pour une fois, l’homme s’enveloppa de son invisibilité pour entrer dans l’atelier à l’avant de la maison, où se trouvaient manifestement Aylan et son interlocutrice. Une fois sur le seuil, il eut davantage un aperçu de la scène. Son second était le plus éloigné de lui, tandis que la belle était relativement proche, mais lui tournait les dos. Se pensant certainement seule en sa compagnie, elle ne prenait guère attention à la pièce d’où venait Zéphyr et, désireux de rester discret au départ, l’intéressé s’assit légèrement sur le coin d’une table en laissant la demoiselle parler. Est-ce que le chef de cellule serait alerté de sa présence, probablement. Les espions avaient appris à être vigilants, après tout. Eris, par contre… ne se doutait pas d’une seule seconde de sa présence, et un sourire mesquin, un peu espiègle certainement, apparut sur ses lèvres, alors qu’il défaisait son invisibilité et lançait un regard un peu complice à son subalterne.

    - Effectivement, Aylan est un très bon camarade de soirée, lâcha posément l’Oreille, comme s’il était présent depuis le début de leur conversation. D’un air amusé – il ne s’en cachait même pas – il vit la réaction d’Eris, et son sourire s’accentua. Bien que je sois déçu que tu ne sois pas venu me faire la proposition d’abord, rajouta-t-il d’un ton dramatique et théâtral. Voyant sans doute la déconvenue d’Eris, que ce soit par un sursaut légitime ou par son regard interdit, il lui lança une œillade malicieuse et devinant la question qui lui brûlait les lèvres, il anticipa. Je suis là depuis que tu es arrivée. Ou presque. J’étais à l’arrière de la boutique, j’attendais qu’Aylan finisse sa journée. Nous avions décidé d’aller boire un verre après qu’il ait terminé. Cela, pour que le Feu pût s’aligner ou développer sa version comme il en avait envie. Cela dit, tu peux très bien nous accompagner, naturellement. Je ne crois pas que tu seras contre ? demanda l’Oreille en posant ses pupilles dorées sur Aryan.

    Son regard amical scruterait son second, mais celui-ci ne découvrirait ni aménité, ni une quelconque intention cachée, juste une expression remplie de connivence. Pour une fois, c’était l’ami qui parlait, bien que quand on s’adressait à Zéphyr, le maître-espion n’était jamais bien loin, et ça, Aylan le savait bien.
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  • Dim 7 Avr - 11:28
    Le temps semblait s’être suspendu dans le petit studio de tatouage. Eris était figée, bouche bée et parfaitement incapable d’articuler le moindre mot. Ses yeux, grands ouverts, fixaient la silhouette qui venait de se dessiner sur le coin de la table juste à côté d’elle. Elle ne l’avait pas vu, même pas deviné pour être honnête. Cet homme n’aurait jamais dû se trouver à cet endroit. C’était précisément pour cette raison qu’elle n’était pas venue le trouver en premier ; elle ne souhaitait pas le voir. En vérité, la chose était bien plus compliquée. Eris mourrait d’envie de le voir mais elle savait ô combien son existence était devenue instable. Preuve en était, son échange avec Aylan. Et pour rien au monde, elle n’aurait voulu voir Zephyr entraîné dans cet engrenage. Surtout pas au prix de son affection.  Un maelstrom d’émotion finit par traverser son visage qui, brusquement, était devenu aussi blanc qu’un lys. D’abord la surprise, ensuite la colère et enfin la honte. Les joues de la jeune femme s’empourprèrent en un instant.

    - Zéphyr… Articula-t-elle d’un souffle alors qu’elle avait l’impression que quelqu’un venait de vider ses poumons de leur air avec une paille. Elle le regardait toujours avec cet air éberluée lorsqu’il lui infligea le coup de grâce. Son visage perdit encore plus de couleur. “Un fourbe et un menteur.” Persifla Phèdre, véhémente. Eris l’ignora et tenta, avec grande peine, de reprendre contenance. - Pourquoi… Pourquoi tu ne t’es pas montré dès mon arrivée ? Au-delà de toutes les questions qui avaient pu lui traverser l’esprit c’était celle-ci, poussée par les réflexions de Phèdre, qui lui avait brûlé les lèvres. Sans savoir si il s’agissait ou pas de ses propres sentiments, Eris avait l’impression d’avoir été quelques peu trahis que ce soit par celui qui l’écoutait en silence depuis une dizaine de minutes ou par celui qui avait soupçonné la présence du premier - à l’air serein qu’il affichait, elle était convaincu qu’il savait et qu’il ne l’avait pas interrompu-. Où l’aurait-il laissé aller avant de lui révéler la présence de Zephyr ? “Si j’avais su… Souffla l’obscure conscience, je me serais donnée plus de mal…” Et cela, Eris voulait bien le croire. Phèdre prenait toujours un malin plaisir à détruire toutes les belles choses de son existence. Parmi elle, ses sentiments pour cet humain était sans doute l’une des plus pures et des plus sincères. Dès qu’elle en prendrait la pleine conscience, elle en ferait de la charpie ; d’elle, de lui, de ce qu’elle ressentait. C’est pour cette raison qu’elle s’en était tenue éloignée autant que faire se pouvait. Jusqu’à aujourd’hui.

    - Non je vous suis. Ce n’était pas Eris qui avait parlé, le ton trop assuré de la voix était révélateur.

    Mais personne ne sembla y prêter une quelconque attention car en quelques minutes ils se retrouvèrent tous dans la rue, attendant qu’Aylan ne ferme boutique.

    - Où voulez-vous vous rendre ? Demanda la fae à Zéphyr pour lui faire la conversation et peut-être, dans l’espoir naïf de se débarrasser de cette gêne qu’elle sentait peser sur ses épaules encore et encore. - Tu sais, je peux revenir une prochaine fois, Aylan ne m’a pas prévenu qu’il avait déjà rendez-vous. Elle ne lui en avait pas vraiment laissé le temps.
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  • Jeu 20 Juin - 18:31
    Assis sur le coin de la table, Zéphyr avait une jambe qui se balançait négligemment dans le vide, pendant que l’autre était légèrement pliée, et s’appuyait sur le meuble en bois, afin de stabiliser sa posture. Un sourire un peu espiègle illuminait son visage pendant qu’il regardait alternativement son second et leur amie commune. Cette dernière, en particulier, suscitait son amusement, puisqu’elle le regardait la bouche grande ouverte, comme si elle avait vu un fantôme. Bon, il fallait être honnête, il le lui avait un peu mise à l’envers en pénétrant dans la pièce avec son invisibilité, mais il ne s’attendait quand même pas à ce qu’Eris devienne blanche comme un linge, et puis que ses joues s’empourprent, comme s’il l’avait surprise en train de faire une grande bêtise.

    Finalement, elle articula un mot – son nom – et son expression devint un peu plus indulgente, alors que le guerrier revenait au sol pour définitivement se mettre debout.

    - Respire, Eris. On dirait que tu as vu un mort. Tu ne cherches pas à m’enterrer, non ? lui jeta-t-il avec un ton léger et désinvolte, preuve, s’il en était, qu’il ne se méfiait pas du tout de la demi-fae, que du contraire. Ecoutant d’ailleurs sa question, l’homme aux yeux ambrés lui répondit sans détour.  Je ne m’attendais pas à ce que tu sois là, fait-il honnêtement. J’ai failli toquer, j’ai entendu qu’Aylan discutait avec quelqu’un, et j’ai cru qu’il était avec un client, comme bien d’autres. Pour ne pas poireauter à l’extérieur, j’ai été voir s’il avait laissé la porte de derrière ouverte, puisque nous devions aller prendre un verre, et c’était le cas. Mais puisque tu es là, pourquoi ne pas venir avec nous ?

    Le pauvre était totalement inconscient du combat que menait Eris à l’intérieur d’elle-même, mais au moins, celle-ci accepta et Zéphyr marqua son approbation par un bref hochement de tête.

    - On t’attend dehors le temps que tu fermes boutique, Aylan.

    La Reikoise sur ses talons, le duo se retrouva dehors, dans un air tempéré malgré la fin d’après-midi qui pointait largement le bout de son nez. Ecoutant les paroles de son binôme, Zéphyr répondit tranquillement :

    - Je comptais improviser sur le tas, voir s’il avait des envies particulières. Aller dans une taverne ou l’autre, peu m’importait, tant qu’ils pouvaient boire un bon verre tout en étant tranquilles pour à certains moments parler affaires. Mais ça, la miss ne pouvait pas le savoir, idéalement, elle ne le saurait même jamais. En tout cas, cela suffit pour que Zéphyr se retournât face à Eris, afin de continuer la conversation de manière plus agréable. En somme, donc, on n’avait rien prévu ni réservé d’endroits en particulier. Mais ça ne te surprendra peut-être pas, nous sommes des hommes, après tout, et les hommes ne sont pas toujours prévoyants, ricana-t-il avec une pointe d’autodérision. Puis, quand la belle osa essayer de se défiler, l’Oreille lui répondit du tac au tac. Non, tu viens avec nous. Je ne vois pas du tout pourquoi tu nous gênerais.
    - Excusez-moi…
    Phèdre comme Zéphyr se retournèrent légèrement, pour tomber sur une femme avec une fratrie de trois enfants.
    - Est-ce que l’atelier de messire Kaviani est toujours ouvert… ? C’est pour mes enfants… Nous devions passer refaire leur tatouage, mais mon mari a eu un accident lors de son travail et… Un soupir. Il a fallu appeler un médecin en urgence… Nous sommes donc en retard à notre rendez-vous…
    Le maître-espion dévisagea un instant les trois gosses, avant de justement croiser le regard du Feu, qui était arrivé au seuil de son établissement. Zéphyr lui envoya un regard lourd d’interrogation – est-ce qu’il les prenait en charge ou pas ? – et finalement, l’élémentaire sembla avoir un sourire contrit face à la petite famille.

    Hum, quelque chose lui disait que son ami allait faire quelques heures supplémentaires, et que cela allait durer, vu la présence des enfants en bas âge. Evidemment, son subordonné s’excusa auprès de ses deux camarades, et Zéphyr se permit de répondre pour Eris et lui. Qu’il prenne son temps, ils reporteraient ça à plus tard.

    La porte se referma derrière ces nouveaux clients, et l’Oreille reprit alors la parole plus librement.

    - Bon, finalement, il semble que ce soit entre toi et moi. Le sourire qui naquit sur les lèvres de Zéphyr montra bien qu’il ne semblait pas particulièrement dérangé à cette idée, et c’est d’un ton relativement détendu qu’il poursuivit sa tirade. Alors, tu as envie d’aller quelque part, Princesse ? Pour ce soir, je suis ton humble serviteur.

    Son ton reste un peu malicieux, pourtant, Eris percevra que son compagnon ne se moque pas d’elle et qu’il lui laisse la main pour le début de cette soirée. A dire quels seront ses desiderata, il ne les a pas encore devinés.
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  • Mer 3 Juil - 20:50
    Pour une fois Phèdre et Eris étaient du même avis : cette soirée partait à vau-l’eau. L’une voyait sa proie lui échapper alors qu’une tripotée de marmots puants et bavants lui passait sous le nez tandis que l’autre se voyait contrainte de passer la soirée en compagnie de la seule personne qu’elle aurait préférée ne pas côtoyer. Il fallut à Eris toute sa retenue pour ne pas se précipiter, retenir toute la petite famille et les inviter à revenir plus tard. Le mal était, de toute façon, déjà fait puisqu’ils avaient obtenu l’accord direct de Zephyr qui n’était pas n’importe qui. Même ceux qui ne le connaissait pas pouvait le deviner au port altier de sa tête, à la manière assurée dont il se mouvait ou tout simplement à ses vêtements dont le tissu, bien que de couleur discrète, était de très bonne qualité. Et au cas où Eris ou Phèdre auraient été tenté de s’interposer quand même, Aylan apparut sur le pas de la porte. Elles faillirent geindre à l’unisson pour des raisons complètement différentes. A la place, les yeux bleus de la demi-fae restèrent longuement rivés sur la porte qui, déjà, se refermait sur son ami pour la laisser seule dans la ruelle aux lueurs vacillantes en compagnie de Zéphyr.

    Eris ne le craignait pas, elle avait toute confiance en cet homme et l’idée de se retrouver seule avec lui en pleine nuit ne la dérangeait aucunement, au contraire. Néanmoins, la présence de cette Autre, de cette partie d’elle parfaitement dérangée et dotée de sentiments si véhément qu’ils semblaient capables de dénaturer sa propre essence la terrifiait et elle n’était pas certaine de vouloir en faire profiter Zéphyr. Après tout, elle avait ressenti ce qu’Elle avait ambitionnée. Cette manière tordue qu’elle avait eut de désirer Aylan dès qu’elle l’avait vu et la façon dont elle s’était servi de la détresse d’Eris pour espérer parvenir à ses fins. Peut être que Zéphyr, en fin de compte, était arrivé avant qu’elle ne perde complètement le contrôle et ne fasse une erreur irréparable. Ce n’était cependant jamais arrivé. Depuis l’éveil de cette conscience, Eris avait peiné à la maîtriser pleinement mais elle y était tout de même parvenue. Seuls ses rêves et ses pensées avaient été parasités par son existence. Mais ce soir aurait pu être différent sans l’intervention de son ami. Pourtant elle ne voulait pas le voir ici.

    - Je t’ai toujours connu prévoyant. Répondit-elle tout en se rendant compte que cela faisait trop longtemps que Zéphyr avait parlé et que la porte s’était fermée. C’en était presque suspect. Ses pensées -celles de Phèdre- abandonnèrent à contre-coeur Aylan pour se tourner vers Zéphyr et presque immédiatement, elle eut un sentiment profond d'aversion. C’était comme si, brusquement, Phèdre le voyait vraiment et visiblement ça ne lui plaisait pas. “Faiblesse.” Cracha-t-elle dans sa tête en serrant le poing. Son visage demeura glacial, le toisant malgré leur différence de taille. - Mon humble serviteur ? Railla la voix doucereuse de Phèdre. - L’on fait faire bien des choses à ses serviteurs… Le sous entendu était explicite, suffisamment pour qu’Eris se révulse en son for intérieur et que la voix de velours ne redevienne chevrotante. - Je veux dire par là… Euh… Tu ne pourrais pas être comparé à un serviteur. Par quelqu’un comme… Toi… Voilà, c’était exactement pour cela qu’elle ne voulait pas approcher Zéphyr parce que cette chose qui la dévorait de l’intérieur était perfide, avide et avait la langue -et pas que- trop bien pendue.

    - Nous devrions commencer par manger. Ou par boire. Mais Eris ne s’était mise à boire que très récemment dans l’espoir de trouver le sommeil, aussi elle préférait le faire le ventre plein. - Je connais une taverne pas très loin. Suis moi. Dit-elle en lui passant sous le nez sans oser le regarder de peur de ressentir à nouveau cette répugnance à son égard qu’elle savait ne pas être la sienne. Ils marchèrent un moment en silence avant qu’elle ne daigne enfin lui adresser quelques mots -quand elle fut certaine que ce ne serait pas ceux de Phèdre. - Je suis contente de te voir. Et bien vivant tant qu’à faire. Une pointe d’humour perça dans sa voix alors qu’elle répondait enfin à la première question qu’il lui avait posé, lorsqu’ils étaient encore dans l’atelier. Ils bifurquèrent à droite puis à gauche avant d’emprunter la rue principale et de la remonter à contre courant. Enfin, Eris s’arrêta à l’entrée d’une taverne dont quelques chants grivois s’échappaient déjà ; il en allait toujours ainsi au Reike.

    - Ça te convient ? Je t’accorde que ce n’est pas la plus raffinée de la ville mais on y mange divinement bien ! Même Phèdre était d’accord là-dessus. - Et ils importent un vin doré tout droit venu de Melorn qui est a tomber par terre. Littéralement, elle en avait fait les frais avant de le vomir dans ses toilettes à peine deux jours avant.
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    Zéphyr Zoldyck
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  • Mer 10 Juil - 22:23
    Les voilà donc tous les deux, dans les rues d’Ikusa, avec leurs plans bousculés par des imprévus. Pour Eris, qui ne souhaite pas le voir, et pour Phèdre, qui voit s’échapper sa cible, cette soirée n’a rien de plaisant, mais Zéphyr, lui, est plus souple à ce sujet. S’il aurait certes aimé s’entretenir avec son second, il sait aussi que le temps lui a manqué avec la Reikoise, dernièrement, et il n’est pas contraire à rattraper les occasions perdues quand cela lui est possible. Peut-être parce que le danger constant, auquel ils sont tous exposés, les encourage à se saisir des opportunités comme celles-ci.

    Quand Eris lui signale d'ailleurs qu’elle l’a connu plus prévoyant, le concerné hausse des épaules. Il n'a pas décidé quelle taverne choisir avec Aylan, et alors ?

    - Tout prévoir n’est pas forcément bon, répond le ministre d’un ton honnête, mais détaché. Et tout contrôler relève de l’impossible. Parfois, il est bon de se donner du mou, au moins pour certaines choses. Et franchement, dans Ikusa, trouver un bon coin à boire ou à manger relève du détail.

    L’homme tourne la tête, pour croiser le regard quasiment hautain et glacial de Phèdre, et l’espace d’un instant, il a l’impression qu’elle est furieuse contre lui. Pourquoi, il l’ignore, et il n’a pas le temps d’investiguer qu’elle rebondit sur ses derniers propos. “On fait bien des choses à des serviteurs”. Une répartie naît bien aussitôt dans son esprit mais, bizarrement, la voix de la belle devient alors chevrotante, presqu’hésitante. Pour la première fois, l’Oreille assiste à une transition flagrante entre les deux filles qui se disputent un même corps, et il l’observe d’un air scrutateur, mais également indécis. Qu’est-ce qu’il se passe, là, exactement ? Elle a des sautes d’humeur... étranges.

    - Tu m’estimes trop, finit-il par répondre, un léger sourire aux lèvres, alors qu’il se met en marche. Mais si “serviteur” n’est pas le bon mot, considère que “chevalier servant” aurait pu faire l’affaire pour ce soir, ricane-t-il. Encore que je suis loin d’être comme l’image des romans, malheureusement, fait-il d’un air réaliste. Si Zéphyr peut être un modèle de délicatesse et de courtoisie, son caractère d’assassin, précis et implacable, rajoute naturellement une ombre au tableau, ombre qu’il n’a jamais réellement montrée à la belle qui l’accompagne. Tout comme celle-ci ne lui a jamais révélée cette seconde part d’elle qui aspire à retrouver la liberté qu’elle avait lors de sa vie antérieure. Mais là n’est pas le coeur du sujet, et il laisse son binôme prendre les devants. Elle sait où les conduire pour aller se restaurer, et le Reikois ne demande pas mieux. Je te suis. Peu de mots sont échangés, au début, et ce n’est pas Zéphyr qui brise le silence, car bien qu’il l’observe par derrière, il ne sait pas dire de quoi elle se chauffe, présentement. Alors quand elle reprend la parole, cela l’arrange, et il répond de manière spontanée. C’est partagé. Cela dit, je ne compte pas mourir de si tôt, si ça peut te rassurer. Un léger éclair de malice traverse sa voix, alors que tous deux s’arrêtent devant une taverne bien typique de la capitale. Oui, ça me va très bien. C’était un établissement comme un autre, ni chic, ni miteux, mais qui était parfait pour simplement passer du bon temps avec ses hommes ou d’autres amis. Si la nourriture y est divinement bonne, comme tu dis, je serais d’autant plus curieux de découvrir leurs plats. Entrons, suggère-t-il, et de fait, le conseiller royal franchir en premier le seuil de l’établissement.

    Il ne faut naturellement pas beaucoup de temps pour qu’ils trouvent une table et qu’ils s’y installent. Zéphyr choisit une table près d’un mur de l’auberge, et il attend que la belle se soit installée pour relancer la conversation.

    - Du coup, qu’est-ce qui t’a tapé dans l’oeil en venant ici ? Je prendrais bien un plat sur tes conseils, fait-il. De toute façon, on viendra bientôt leur demander leur commande, alors ce ne serait pas si mal que cette affaire-là soit pliée. Et que ne serait pas un repas digne de ce nom sans quelque chose pour le faire passer ? Je vais partir sur un cidre, songe pensivement Zéphyr, afin d’écouter les choix de son vis-à-vis. Quand enfin, tous ces menus détails sont réglés, et qu’ils ont délivré leurs choix à un commis, l’homme s’intéresse davantage à sa dulcinée.

    - Comment est-ce que tu te sens en ce moment ? On t’a encore demandé de transmettre des livres ou des documents dans le territoire du Reike ou au-delà ? Une légère moue apparaît sur ses lèvres à cette mention. Il n’aime pas – sang barbare oblige – qu'elle aille sur les terres de la Nation Bleue, mais il se crisperait encore bien davantage s’il savait que, quelques mois plus tard, elle irait de sa pleine volonté à la capitale du Shoumeï.  J’ai pensé que le cas pourrait se reproduire, fait-il avec un léger soupir, et il étend sa main au-dessus de la table. Main dans laquelle apparaît un parchemin enroulé d’une ficelle grâce à son invocation d'objet. Tu peux l’avoir si tu veux. C’est une carte récente du Reike, avec les routes les plus sécurisées par les garnisons militaires, les lieux les plus dangereux, la typographie mise à jour... Cette carte a pour particularité d’être vierge, mais si tu y injectes très légèrement ton mana, tous les contours de la carte se dessineront. Un léger silence, alors qu’il la laisse accepter son présent ou non. Naturellement, ce parchemin ne présente aucun élément militaire  : c'est un bout de papier qui permet de voyager sur les terres comme n'importe qui, sauf qu'il y a toutes les dernières informations les plus pertinentes qui y sont reprises. Observant Phèdre, Zéphyr reprend : Après, je ne mentirai pas, je serais sans doute plus rassuré si tu restais quelques temps à Ikusa, fait-il sur un ton plus détendu. Même si, il y a bien des événements qui valent le coup, comme le Jour de la Force ou le bal des âmes, qui aura lieu dans quelques mois. J’y irai certainement, avec le couple royal. Tu veux m'accompagner ?
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