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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    Forum RPG Dark Fantasy. Avatars illustrés 300 x 500 px. Cendres est un monde magique où plusieurs puissances économiques et politiques règnent. Ici, les enjeux sont importants et une situation peut changer du jour au lendemain. Incarnez un simple paysan, un talentueux magicien ou même un riche seigneur ! De nombreuses possibilités et combinaisons différentes vous attendent avec impatience !

    from the ashes

    24.07.22
    Ouverture du forum et début du jeu. Bienvenue sur Cendres !
    28.06.22
    Le forum est accessible au public.
    17.06.22
    Début des travaux de construction.
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    Citoyen de La République
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    Dactyle Venari
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    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t127-dactyle-venari-la-bete-du-razkaal-termineehttps://www.rp-cendres.com/t194-dactyle-aka-le-desert-socialhttps://www.rp-cendres.com/t219-errance-du-pterodactyle
  • Lun 5 Sep - 23:36
     
    Maître loup, dans une ruelle posté
    Feat.Ssisska


    Le Scar avait fini par retrouver sa trace, finalement. Ils y auraient mis le temps. Mais dans la missive qu’elle reçut, nulle mention de sa propre arrestation. Non. Un ordre de mission. Après tout, Dactyle n’avait pas réellement démissionné, elle s’était contenté de ne jamais revenir, et de disparaître, loin, aussi loin que possible. Même perdue au fin fond de la montagne, elle avait fini par se faire connaître de certains. Qui eux même, entretenaient des relation avec le SCAR qui connaissait … tout le monde.  Et pour avoir connu certains d’entre eux en temps que Spectre, la Bête savait parfaitement à quel point ils pouvaient avoir le bras long … Enfin, c’est avec une certaine appréhension, teinté de curiosité que la louve s’était intéressée à ce fameux ordre de mission. Ses compétences de traqueuse étaient requises, ça, et son passé de dévoyée, entre autres choses. Quelque chose se tramait dans les rues de Liberty. Quelque chose de louche. Et alors ?  La pègre avait toujours fait partie de l’histoire de la cité, et elle se serait toujours. Les politiques devaient faire avec. Oui mais voilà, les choses avaient changé. Depuis  que la cité avait accueilli nombre de réfugiés de guerre, Liberty ne pouvait plus se permettre d’ignorer ce qui se tramait dans l’ombre. Et une nouvelle force semblait à l'œuvre.

    Aucune mention du Razkaal dans cette lettre... Alors.. Pourquoi refuser ?  Après tout, ça la démangeait depuis un moment. De bouger un peu, changer d’air, et quoi de mieux que la fragrance nauséabonde des bas-fond de Liberty ça. Et elle y avait laissé un bon paquet de problèmes non résolus. Quitte à payer ses dettes, autant commencer quelque part.

    Une semaine de congés posée auprès de son berger favoris, quelques affaires rassemblées, un uniforme noir, une paire de ceste aux articulation renforcées d’acier, et deux dagues. Sans oublier, son masque. Elle ne porterait pas l’uniforme des limiers, non il était trop tôt. Et ce dernier était trop.. voyant. Son masque en revanche, elle ne se voyait pas accepter une mission sans l’emporter. Elle laissa un instant ses doigts courir sur les nombreuses rayures et éclats de bois qui parsemaient l'objet. Avant de finalement quitter la montagne, le visage fermé, dissimulé derrière le masque d’un loup rieur.


    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Les quartiers les plus pauvres s’étaient étendus.. renfloués de centaines de réfugiés de guerre. De miséreux plus amères encore. Plus dangereux aussi.
    Des jours que le Bête arpentait les ruelles les plus obscures de Liberty. Une chose est sûre, l’agitation de la ville ne lui avait pas manqué. Ni le bruit, ni les gens. Nombreux, trop nombreux, assez pour la dissimuler aisément en tous cas. La chaleur de la fin d'après-midi se faisait encore présente, ralentissant les mouvements et échauffant les esprits. Mais son incapacité momentanée à enquêter de nuit restreignait ses mouvements. Alors Dactyle errait, près des marchés, des mendiants, des commerces suspects, laissant traîner ses oreilles un peu partout. Voilà plus d’une quinzaine d'années qu’elle n’était plus revenue hanter ces quartiers. Qui lui paraissent pourtant étrangement familiers.  Après tout, elle les avait considérés comme son foyer, son territoire. Le leur. Mais de ceux avec qui elle avait partagé cette vie, elle n’en retrouva aucun. Ce gang avait pourtant eu son influence, et peut être que rappeler son bon souvenir à certains, suffiraient à les faire parler. Mais pour l’heure, elle préférait observer. Accoudée à un mur, postée à l’angle d’une rue, l’aire faussement occupée à faire tourner une dague entre ses doigts, Dactyle s’imprégnait de l’atmosphère, et revoyait méthodiquement les éléments du rapport. Les gangs étaient tendus, l’air de certains quartiers, comme chargé d’électricité. La ville était frappée de disparitions, de meurtres et d’agressions. Moins de salauds en ville, super. Mais comme tout à chacun le sait bien, les gens ne se volatilisent pas. encore moins les criminels. Quelqu’un devait orchestrer tout ça. Le seul élément que la louve ne parvenait à connecter à rien, c’était l’indication faisant état d’une recrudescence du nombre de serpents en ville, autour de certaines scènes de crimes… brrrhh franchement bizarre, mais pas indispensable, si ?

    Un cri sort brutalement  la Bête de sa réflexion. Son instinct de Limier en éveil. Identifiant rapidement la source du bruit, ce qu'elle n’a aucune mal à faire, étant donnée la succession d’exclamation d’horreur et se succède et la formation d’un petit attroupement typique des drames, qui se forme de manière quasi immédiate à l’angle d’une rue, près d’une vieille bâtisse probablement inhabitée. Elle s’élance et se faufile à travers la foule, avec autorité,  bien qu’elle ne porte pas l’uniforme, son masque suffit probablement à interpeller les passants, suffisamment pour qu’elle puisse s’approcher.  

    - Reculez.

    Et découvrir un homme, la quarantaine, assez négligé, arme encore à la main, sans doute une petite frappe locale, le visage pétrifié d’une terreur indicible, parfaitement immobile, figé dans l’effroi. Dactyle plaça méthodiquement une main sur son poignet glacé, son cœur battait encore. La victime ne semble présenter aucune lésion mortelle. Il s’en remettra. Mais pourquoi est ce qu- Un doigts semble essayer de saisir la manche de la louve qui s’immobilise. Les extrémités de l’homme s’agitèrent nerveusement alors qu’il semblait lutter pour reprendre possession de ses membres. Ses lèvres étaient secouées de spasmes. Dactyle s’approcha alors, méfiante, sa dague en main, alors qu’elle approchait son oreille tout près de la victime. Ses dents claquaient, sa respiration semblait laborieuse, mais il parvint à lâcher dans un souffle :

    - L- l la …  la Gorgone.

    Son visage à présent tout près de la victime, non content de découvrir un nom, la traqueuse décèle une odeur. Un fumé étrange qu'elle ne parvint pas à identifier, ténu, et pourtant si entêtant. Cette odeur, elle l’a déjà sentie, mais ou … Peu importe. C’est sa seule piste solide depuis des jours. Elle inspire, tendue prenant le temps de s'imprégner de la piste avant de littéralement lâcher le pauvre homme qui se toutes façons, était loin d’être aux portes de la mort, et s’élancer à toute vitesse vers la ruelle, aux grands damne des passants qu’elle bouscule au passage.

    La piste est mince, elle doit agir vite avant de perdre définitivement la trace de … quoi qu’elle soit en train de suivre.

    CENDRES


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    Noble de La République
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    Ssisska
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    qui suis-je ?:
  • Mar 6 Sep - 19:18
    Vous vous demandez surement pourquoi je traîne toujours dans les bas-fonds de cette ville alors que j’aurai les moyens de m’offrir un logement plus… décent.

    La première raison est assez simple, je suis née ici, j’ai grandi ici avant d’être capturée et exhibée contre mon gréé, soumise aux désidératas de mes tourmenteurs successifs. On peut donc parler de cette forme de nostalgie qui nous ramène inlassablement vers quelque chose de familier, de rassurant par certains côtés. Pour la majorité des habitants de cette ville, les ruelles étroites et crasseuses des quartiers les plus malfamés de liberty sont une malédiction.  Moi, je m’y sens juste chez moi.

    La seconde est moins glorieuse. Quoique je fasse, je suis une aberration de la nature, quelque chose qui ne devrait pas être, une monstruosité pour la majorité des êtres pensants de cette ville. J’ai fait de mon apparence effrayante une force, m’en servant pour imposer un respect teinté de crainte, instillant dans l’esprit des plus faibles les rumeurs les plus ignobles sur la réalité de cette gorgone dont on chuchote le nom de peur d’attirer son attention. Mais je ne suis pas faite pour évoluer une pleine lumière.

    Le crime se nourrit du désordre et du chaos. Et la période est faste, la guerre a amené dans son sillage son lot de désolation, jetant sur les routes une masse de réfugiés dont personne ne veut vraiment. Les nations se regardent avec suspicion et les hommes tremblent en se demandant quand le prochain cataclysme s’abattra sur eux. Les beaux discours ne rassurent plus personne, les vaines promesses que les politiciens répètent sans cesse n’ont jamais sonné aussi faux. Et quand bien même ils seraient sincères, si le crime pouvait être éradiqué, alors cela ferait longtemps qu’il n’existerait plus. Mais le crime est comme le chiendent, on croit l’avoir arraché, mais ses racines sont profondes, prenant naissance dans le cœur même des hommes. Alors il revient, toujours, et la lutte de ceux qui croit la victoire possible est sans espoir. Il est comme l’hydre des légendes. Coupez une tête, et une autre repousse à la place. Inlassablement.

    ********************

    Je peux voir la peur dans son regard, une peur primale venue du fond des âges, du temps où l’homme était encore une proie. Il se jette malgré tout sur moi, lame au clair dans un sursaut désespéré pour abattre le monstre. Mon regard se pare brusquement d’or, le stoppant instantanément dans sa course alors que ses muscles se raidissent jusqu’à devenir durs comme de la pierre.

    Je suis comme une araignée qui tisse patiemment sa toile et mon influence grandit jour après jour à Liberty. Malgré tout ils sont encore nombreux à me résister, comme l’homme qui vient de se figer devant moi. Les rumeurs les plus atroces circulent à mon sujet et la plupart sont vraies, comme celles qui parlent de récalcitrants jetés dans une fosse emplie de serpents. Leurs corps rendus boursouflés et exsangues par l’effet du venin sont abandonnés dans les rues comme des témoins de ce qui attend ceux qui ne s’incline pas devant moi. Mais parfois ils ne meurent pas, comme aujourd’hui, car je les épargne pour qu’ils puissent parler dans les tavernes, parler du monstre bien réel que l’on nomme la gorgone.

    Les tentacules semblables à des queues de serpents s’agitent sur ma tête, témoignant d’une forme d’excitation malsaine qui ne transparait nullement sur mes traits. Je m’approche d’une démarche étrangement ondulante, presqu’hypnotique alors que je le fixe de mon regard qui ne cille jamais car il est dénué de paupières.

    Son corps est figé, comme pétrifié, mais il est encore vivant et surtout pleinement conscient de ma présence. Mes griffes glissent sur sa peau si dure qu’on ne peut plus la déchirer et je peux lire une indicible terreur dans son regard fixé sur mes tentacules qui s’agitent frénétiquement devant son visage.

    Ma voix est basse, sifflante.

    - Un petit moineau m’a dit que tu t’es gausssé de moi.

    Une griffe qui suit le pourtour de ses lèvres.

    - Alors pourquoi ne ris-tu plus ?

    Mon visage est si proche du sien qu’il pourrait sentir mon souffle si sa peau n’était pas si rigide, et mes tentacules caressent sa tête comme pour en prendre possession.

    - Tu vas sssurvire, mais ta vie m’appartient maintenant et tu vas me ssservir.

    Je m’écarte, rompant le contact répugnant. Ma haute silhouette filiforme disparait dans une ruelle étroite, alors que les premières exclamations s’élèvent derrière moi. Une cohorte de mendiants semblant sortis de nulle part dissimule ma fuite et je m’évanouis dans le dédale labyrinthique de ruelles qui ne voient presque jamais le soleil, laissant derrière moi l’effluve d’une odeur unique.

    La mienne.
    Citoyen de La République
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    Dactyle Venari
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  • Jeu 8 Sep - 1:32
     
    Je sens, je sens... les ennuis
    Feat.Ssisska



    L’odeur est faible, indescriptible, reconnaissable justement parce qu’elle ne ressemble à rien d’autre, un peu comme si elle n'existait pas réellement, tout en restant perceptible pour le flair du limier.  Pour le moment, d’autant plus que la chaleur de la fin de l’été imprègne les ruelles lugubres et insalubres de la puanteur de l’humidité. Raison pour laquelle, Dactyle, ne peut se permettre d’hésiter, de ralentir, de s'accorder le bénéfice du doute. Est ce que s’enfoncer dans cette ruelle sombre après avoir sentie une piste sur un type, mystérieusement pétrifié et terrifié par “la Gorgone” quoi que ça signifie, était une bonne idée ? Non. Probablement pas. Mais l’hésitation était un luxe que la Bête ne pouvait plus s'offrir après plusieurs jours sans la moindre piste. Là, elle en tenait une, et n’était pas prête de la lâcher.

    Pas même lorsqu’elle manque de chuter, après une embouchure en voulant éviter les quelques mendiants entassés dans la ruelle. Une esquive maladroite, elle prit appuie contre le mur, un pied contre celui ci alors qu’elle enjambe deux caisses à l’abandon, et la voilà reparti. C’est que la ruelle était étroite, humide et particulièrement obscure. On était encore bien loin du Razkaal, certes, et cette foutue avenue pourrait même passer pour une bonnes destinations vacances à côté de la Forteresse. Mais quand même, on  était loin des vallées et champs verdoyants auxquels elle avait été habituée ces derniers temps. Toujours est-il, qu’elle s’adapte rapidement, sa course se fit plus fluide, après tout, elle était un Limier, et surtout, elle l’avait dans le sang.  Certains réflexes ne s'oublient pas si facilement. Elle énumère, alors qu’elle esquive à nouveau un passant, après une œillade suspicieuse, et méthodique en direction de ses mains, sa ceinture, et après avoir croisé son regard vitreux. Règle numéro un, se méfier de tout et de tout le monde. La traque ralentit alors que la piste se fit plus infime encore. Ses pas l'ont mené aux cœur des quartiers les plus misérables. Règle Numéro deux, dissimuler ses atouts. La Bête se tenait à présent seule, longeant scrupuleusement les murs pour éviter d’exposer son dos à une éventuelle attaque. Les sens en éveil, tendue, alors que ses yeux jaune inhumains luisant à travers les fente de son masque passaient en revue les issues. Gants aux poings, dagues parfaitement dissimulées dans les poches de sa tenue. Mais il y avait pourtant une chose que la Bête ne dissimulait pas, pas aujourd’hui, pas ici. Son bras maudit, difforme, bestiale, terminé de griffes acérées. Plutôt appréciées, en ces circonstances. Une cape n’aurait fait que ralentir ses mouvements, et dans ce coin de la ville, intimider les plus impressionnables d’un simple regard était loin d’être superflu. Même dans ce milieu, l'apparence avait son importance, et paraître plus intimidant qu’on ne l’est, faisait en réalité cinquante pourcents du travail.
    Laissant ses doigts courir le long des murs, un pas, après l’autre, bien plus lente qu’au début. Dactyle s’immobilisa, et après une nouvelle inspiration, elle dû se rendre à l’évidence. Elle avait perdu sa trace. Sous ses doigts, se tenait une vieille porte de bois pourrie. Non elle ne pouvait pas s’être envolée. Elle ne pouvait être que là, d’où émanait également un effluve bien plus commune. Celle du sang.

    Ses  poings se serrèrent  d'anticipation alors qu’elle pénétrait dans la bâtisse, cherchant à retrouver l’odeur si particulière qui l’avait mené jusqu’ici. La bâtisse est obscure et semblait sur le point de s'effondrer l’humidité et la moisissure empestait les murs. De nombreux grincements sinistres résonnaient un peu partout. Notamment… à l’étage peut être ? Dactyle aurait bien été voir, seulement… Les deux types qui se relèvent d’un coup depuis le fond de la pièce, surpris de cette intrusion, avec un cadavre à leur pied, l'obligèrent à changer de plan.

    - T’es qui toi ? et qu’est ce que t’as vu !?  Aboya un homme aussi mal fagoté que  la lame qu’il agitait dans sa direction était maculée de liquide carmin.


    Avait t’elle retrouvé la mystérieuse odeur ? ça non, en revanche, la puanteur des ennuis elle la sentait venir à des kilomètres. Bon, règle numéro trois, frapper en premier.

    CENDRES


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  • Sam 24 Sep - 22:54
    Il y a quelque chose d’agaçants avec les subalternes. C’est que parfois ils font preuve d’un peu trop de zèle, dans une volonté apparemment louable de vouloir vous satisfaire jusqu’à aller trop loin en outrepassant vos ordres.

    Heureusement que mes petits moineaux sont là pour venir chuchoter à mon oreille, pour me dire que de fraîches recrues ont décidé d’imposer mon ordre à la force de leur poing, là où je demande avant tout de faire preuve de subtilité. Malheureusement on ne peut pas tout faire soi-même, et il faut donc parfois réparer les pots cassés et faire le ménage.

    L’endroit est à quelques pâtés de maison de là où je me trouve, alors que j’étais en train de me perdre dans les méandres des ruelles malodorantes des bas-fonds familiers de cette cité. Un orphelin des rues me guide jusqu’à la bicoque à la façade délabrée. Des bruits sourds d’échauffourées me parviennent de l’intérieur, un cri puis… plus rien qu’un silence qui ne dit rien qui vaille. La plupart des gens auraient sûrement fui, mais pas moi et je pousse la porte de bois pourri qui grince sur ses charnières fatiguées.

    La scène est à même de vous faire vomir, l’odeur métallique du sang me prend à la gorge alors que je découvre pas moins de trois cadavres dans la petite pièce, dont deux horriblement mutilés par… quelque chose de bestial et d’inhumain.

    Mais quelqu’un est encore debout, j’ai du mal à savoir s’il s’agit d’un humain ou d’une bête. La silhouette robuste et musculeuse est couverte du sang de ceux qu’elle a massacré, ces hommes étendus sans vie au milieu de la pièce. Son bras gauche attire immédiatement mon regard jaune fendu de noir. Un bras couvert de poil brun souillé de liquide carmin qui se termine par une main griffue d’où s’écoule encore quelques gouttes écarlates. Le reste semble appartenir à une femme, mais son regard trahit le fait qu’elle est bien plus que cela.

    Femme et animal, animal et femme, finalement n’est-ce pas ce que je suis moi-même avec ces tentacules serpentins qui s’agitent frénétiquement sur mon crâne ?

    Hésitation, que je mets sur le coup de la surprise, mais je me rends compte qu’il y a plus que cela. L’étrange sentiment d’avoir déjà croisé cet être, le souvenir fugace d’une présence serviable lorsque tout me rejetait. Quelque chose que l’on ne peut pas oublier malgré les années qui passent, car dans une vie de souffrance et d’abandon, les lueurs d’espoir sont rares et précieuses.

    J’approche lentement de cette démarche ondulante qui me caractérise. Mes yeux ne cillent pas car ils sont dénués de paupières, alors ils la fixent, intensément pour être sûr que c’est bien elle. Mon esprit s’agite, remuant la poussière accumulée par les ans qui s’est déposée sur mes souvenirs. Un temps où j’étais une créature fragile et traquée, vivant dans les trous les plus sombres et les plus glauques pour me cacher du regard des autres. Un temps où la survie était mon seul but, un temps où j’avais l’impression que le monde entier me traquait pour effacer de sa surface la trace de mon abomination. Tous, sauf un autre être, lui aussi perdu et abandonné à la rue. Une présence que je sentais parfois à l’orée de ma perception, un regard de braise croisé dans la nuit noire et, parfois, au petit matin le cadavre encore chaud d’un rat dodu égorgé proprement pour satisfaire un estomac trop souvent vide. Nous n’avons jamais échangé aucun mot, nos rencontres se traduisant par l’observation curieuse de l’autre avant que l’un de nous ne s’échappe de peur d’aller plus loin. Elle ne m’a jamais regardé comme une erreur de la nature, je pouvais lire dans son regard qu’elle savait ce que cela signifiait d’avoir l’impression d’être un monstre.

    Peut-être que nous aurions eu le courage d’aller plus loin, mais le destin en décida autrement, m’arrachant à la rue pour faire de moi une bête de foire. Et je ne l’ai plus jamais revu…

    Je m’arrête à quelque pas, j’ai plongé si longuement mon regard dans le sien que le doute n’est plus permis. Ma voix est basse, sifflante, presque tremblante.

    - Ssss’est toi ?
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