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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    24.07.22
    Ouverture du forum et début du jeu. Bienvenue sur Cendres !
    28.06.22
    Le forum est accessible au public.
    17.06.22
    Début des travaux de construction.
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    Noble de La République
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    Vulperax Griffère
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  • Mar 11 Oct - 10:25
    Le moindre mal  021109ffd226607bbb7b11de41b16bb9
    Le moindre mal
    Feat. Valdis

    La soirée mondaine battait son plein au sein de la demeure de Vulperax. Les invités, tous de riches républicains conservateurs, se délectaient des mets offerts par leur hôte ventripotent, qui n'avait pas lésiné sur les moyens pour que la fête soit des plus réussies ! Le Sekai se remettait à peine de la guerre contre les Titans, et nombreux étaient les miséreux dans les rues, mourant de faim et rendant l'âme à cause des nombreuses maladies ravageant les campagnes. Pourtant, au sein de la demeure Griffère, la population aisée était comme protégée du monde extérieur, et se livrait à toute sorte de débauche sans se soucier du malheur d'autrui, tout en savourant un sentiment de supériorité défiant toute morale.

    Vulperax, en bon hôte de soirée, allait et venait de cercle en cercle, distribuant les poignées de mains et les baises-mains à ses invités, et s'assurant que la soirée était à leur goût. Dans le monde de l'homme d'affaires, les apparences étaient extrêmement importantes, et une petite fête comme celle-ci pouvait ouvrir de nouveaux débouchés pour sa société. Ou non, si quelque chose tournait mal.

    - Diantre ! Quelle soirée ! On oublierait presque le gros plein de soupe qui l'a organisé ! Vous l'avez vu ? On dirait un porc en costume ! Sa sueur pourrait faire déborder le lac Rebirth ! -

    Un homme de belle stature, aux habits parés de riches ornements, venait de proférer ces paroles de mauvais goût, bien que véridiques. Vulperax, non loin, avait entendu chaque mot aussi clairement que si on les lui avait dits à l'oreille. Se retournant vers l'invité, le bourgeois s'avança dans sa direction, tout en faisant signe au capitaine de sa garde rapprochée, un mercenaire à l'allure plus que dangereuse. Arrivé dans le dos de l'homme, Vulperax s'éclaircit la gorge pour qu'il se retourne :

    - Mais que vois-je ! Notre cher hôte ! Une bien belle soirée que vous nous avez concocté, mon cher Vulperax ! -

    Manifestement, l'individu ne s'était pas rendu compte que le cher hôte avait entendu ses paroles déplacées, et maniait fort bien l'art de la langue de bois.

    - AH ! Vulperax vous salue bien bas ! Vos compliments lui vont droit au coeur ! Si seulement tous les Républicains avaient autant de manières que vous, la société ne s'en porterait que pour le mieux ! De nos jours, certains osent même insulter leur hôte lors de soirées mondaines ! Nul doute que si l'hôte l'entendait, celui-ci réserverait un traitement des plus ... expéditifs, au malandrin !  Vraiment, Vulperax vous le dit, la République est chanceuse d'avoir un citoyen tel que vous !  -

    Le visage de l'homme était maintenant aussi blanc et couvert de sueur que celui de Vulperax, qui affichait un petit sourire satisfait. La menace était claire, et avait été proférée tout en respectant l'étiquette de la soirée. La présence du mercenaire, avec la main sur la poignée du long-couteau, avait également suffit à instiller la peur dans l'esprit du malotru. De plus, pendant sa tirade, l'hommes d'affaires ventripotent était parti à la pêche aux informations en lisant l'esprit de sa future victime. Que de secrets il avait découvert ! Avec un petit rire, le gros bonhomme prit congé et se dirigea vers les coulisses de la soirée, son garde du les talons.

    ***

    Quelques jours s'étaient écoulés depuis la soirée mondaine, et Vulperax profitait d'une nuit de sommeil réparateur. L'homme d'affaires dormait à poings fermés, emmitouflé sous une chaude couverture et affublé d'un pyjama en soie ainsi qu'un bonnet à pompon. La nuit était calme, et la demeure de Vulperax était plongée dans le silence.

    L'entrée du manoir, un long vestibule plongé dans les ténèbres, donne sur une immense pièce de réception, point de passage central pour se déplacer dans le manoir, le cœur de la demeure. Sur la droite se trouvent trois portes, menant respectivement à un salon privé où Vulperax accueille ses invités les plus importants, une salle remplie de trophées et récompenses en tout genre, et une antichambre utilisée pour prendre le thé.

    Sur la gauche se trouve la porte des cuisines, où des domestiques s'affairent actuellement pour préparer les repas de la journée, ainsi que la porte menant vers les sous-sols de la demeure. Un majestueux double escalier trône au fond de la pièce, menant à l'étage, où se trouvent respectivement le bureau de Vulperax, ainsi que sa chambre, où il dort actuellement. Toutes les pièces, à l'exception des cuisines, ont des fenêtres donnant vers l'extérieur. Une bien belle demeure, à la hauteur des goûts de son propriétaire.


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    Valdis Vïrimer
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  • Mar 11 Oct - 22:45
    -Voici les plans de sa, heu, demeure. L’étage du haut et du bas. De ce qu’on à pu, heu, observer de l’extérieur,  grogna le gobelin.

    Longue-Dents tendit du bout de ses petits doigts verdâtres un papier plié et Valdis lui prit en hochant de la tête. Un bref regard lui permit de voir que les plans étaient archaïques, d’une qualité comparable à une esquisse d’un jeune bambin.

    -Tu es sérieux ?

    -Absolument, ça grouille de…Ça grouille de gardes et de servants à l’intérieur autant que l’extérieur.

    -Mais-

    -Oui, je te dois une, heu, dette. Tu la tiens entre tes mains. Je ne vais pas me risquer la poire pour, heu, pour toi, dit le gobelin en se grattant l’une de ses dents pointues.

    -Merci…Mais j’espérais du concret, du croustillant

    Déçu, Valdis ne pouvait se résigner à lever son regard du parchemin, des traits d’encres qui désignaient des salles, des points d’entrées, des mystères impossibles à déduire d’un œil extérieur. Il entendit les petits pas de son partenaire de crime parcourir le toit, ce dernier s'apprêtant à quitter.

    -Ce gros-gras porte toujours avec lui un, heu, sceptre. On dit que sa magie provient de ce dernier… Qu’il le chérie bien plus qu’il pourrait chérir ses propres futurs enfants, si quelconque dame se butait à la tâche de devenir sa, heu, femme.

    Ça, c’était ce que Valdis considérait comme étant croustillant.

    -Mais seul un imbécile oserait lui chopper sa possession la plus chère. Tu n’es pas… idiot, non?

    Un large sourire naïf se dessina sur les lèvres de Valdis.

    ***

    Usant de sa cape, Valdis se faufila avec facilité à l’intérieur des murailles qui entouraient le petit manoir tout en évitant les nombreux mercenaires qui y effectuaient une ronde de garde.

    Désormais posté devant l’une des fenêtres du flanc droit de la demeure, Valdis observa le plan : la salle qui se trouvait de l’autre côté de la fenêtre s’intitulait « Gros picaillons ici ». S’armant d’une petite tige de fer, il ne prit que quelques instants au jeune voleur pour forcer la fenêtre, l’endommageant dans le processus.

    Faut que je me dépêche, pensa Valdis, ressentant l'adrénaline et la fébrilité dicter chacun de ses mouvements

    L’intérieur était digne d’un musée : armoires drapées d’ors, bijouteries exotiques provenant d’outre terres, collections riches d’histoires et de couleurs. Valdis était abasourdis par cette vue, habitué à voler de petites échoppes minables et les poches, ce paysage lui était tout droit sortis d’un rêve. Il enfilait désormais les souliers d’un maître de l’art ou, du moins, d'un prétendant à ce titre.

    Après s’être remplis les poches jusqu’à ce que ceux-ci vomissent de l’or, il se retourna à la fenêtre pour y prendre la fuite, mais un songe lui fit halte. S’il s’était rendu là, il pouvait continuer, non? Il se devait de mettre la patte sur ce sceptre mystérieux.

    Sans perdre une seule seconde, il se rua sans un bruit à la porte opposée à la fenêtre et l’ouvrit. Devant lui, dévoilé, se trouvait l’antre du manoir plongé dans l’obscurité, la seule source de lumière provenait d’une lanterne à la ceinture d’un homme de main, posté devant les escaliers. S’il suivait les esquisses du plan, il devait se diriger au deuxième étage. Une tâche impossible pour un voleur apprentis, mais Valdis était désormais confiant en ses habiletés. Canalisant sa flamme intérieure, il ressentit un frisson le parcourir en observant ses habits et ses mains s’éclipser et son être devenir totalement invisible.

    Le garde était désormais inconscient de sa présence, le tout était bien trop facile. Il lui suffisait de se glisser derrière l’homme et le tour était jouer. Tel une couleuvre, il s’intercala entre l’homme de main et les premières marches de l’escalier.

    Tchank!

    Le regard de Valdis se figea sur un rond rubis qui s’était enfuit de sa poche et, désormais, roulait hasardeusement sur le sol de la réception avant de cesser sa course sur un tapis gisant à l’entrée.

    Une erreur fatale. Le mercenaire, bien plus alerte que le pauvre Valdis, ne prit qu’un moment à analyser son environnement pour comprendre le subterfuge et ressentir une présence derrière lui. Lorsque la peur relâcha son emprise sur le jeune voleur, il était déjà trop tard. Il ne put esquiver le violent coup de gourdin qui s’écrasa sur son nez, aspergeant son visage d’un bain de son propre sang.
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  • Mer 12 Oct - 17:34
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    Le moindre mal
    Feat. Valdis

    Un bel homme musclé, cheveux gominés vers l'arrière et petit moustache bien entretenue, se promenait sur l’une des magnifiques plages des Îles Paradisiaques républicaines, avec à son bras une somptueuse jeune femme légèrement vêtue, le coucher du soleil se reflétant sur sa peau bronzée. La journée qu'ils avaient passé avait été des plus exquises : visite des îles, shopping, nourriture à tomber, ... . Se tournant vers l'étoile qui disparaissant à l'horizon, la sublime créature prit la parole d'une voix enchanteresse :

    - Oh, quel magnifique coucher de soleil ! Voilà une journée dont je me souviendrai toute ma vie ... -

    L'homme vint se placer derrière elle, l'enserrant dans ses bras musclés :

    - AH ! Ma chère, cette belle journée fera bientôt place à une nuit des plus magiques ! -

    La belle tourna son visage parfait vers le sien, ses yeux flamboyants d'une lueur malicieuse. Se mordant la lèvre, elle entoura le cou du bel homme de ses bras, avant d'avancer ses lèvres vers les siennes pour un baiser rempli de promesses ... L'homme s'approcha à son tour, sa bouche étant à peine à quelques centimètres de celle de sa douce, et- BOUM BOUM BOUM !


    ***

    Vulperax poussa un ronflement disgracieux, s'étant fait réveiller en sursaut par le tambourinement sur la porte de sa chambre. Qui était le butor qui osait interrompre son rêve avec un tel boucan ?!

    - Monsieur Vulperax ! Une urgence requiert votre présence ! -

    Bon sang ! Fallait-il donc que Vulperax fasse tout, dans cette demeure ! Foutus domestiques bons à rien ! Le bourgeois encore à moitié endormi sortit de son grand lit, enfila un peignoir et saisît son sceptre ainsi qu'un chandelier, qu'il alluma, avant de se diriger vers la porte. Un domestique se trouvait derrière, visiblement affolé, et le priant de le suivre. Arrivant au niveau de l'escalier menant au rez-de-chaussée, l'homme d'affaires aperçu la cause de tout ce remue-ménage : L'un des mercenaires de sa garde tenait en respect un individu qui ne faisait manifestement pas partie du personnel de la demeure.

    - M'sieur Vulperax, j'ai attrapé un voleur qui tentait d'se faire la malle avec vos possessions -

    Le gros bonhomme adressa un signe de tête à l'homme de main, puis porta son attention sur le voleur : Jeune, le teint blafard, des cernes sous les yeux, cet homme avait visiblement tous les attributs d'un gueux que la vie n'avait pas choyé. Un vil malandrin qui avait cru pouvoir voler un honnête citoyen tel que Vulperax ! Un vulgaire voleur qui ne méritait que la corde ! Et pourtant, ce bouseux avait quelque chose en plus, comme une lumière intérieure qui tentait de remonter à la surface. Les apparences étaient-elles trompeuses ? Le bourgeois décida de s'en assurer. Il s'adressa tout d'abord au mercenaire qui le retenait fermement :

    - S'il tente quoi que ce soit, tranchez-lui la gorge -

    L'homme de main sortit un long couteau et le plaça sur la jugulaire du voleur, tout e lui maintenant le visage tourné vers le maitre des lieux.

    - Vil manant, tu n'as qu'un chance de t'en sortir : réponds aux questions de Vulperax. Qui t'envoies ? Qu'est-ce que tu es venu voler dans ces lieux ? -

    Tout en attendant la réponse du jeune homme, Vulperax se préparait à ressentir l'impression désagréable qui signifiait qu'on lui mentait, rendue possible grâce à ses capacités magiques.


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  • Jeu 13 Oct - 0:39
    L’inconscience, ce doux repos forcé, mettant fin à la crainte et à la peur. Omniprésente, elle enveloppait l’idiot, lui faisant oublier son existence et sa mission. Sur un nuage, il se reposait, planant dans un royaume ancien et introuvable où nulle pensée n’était permise. Valdis n’était plus, figé dans le temps, insouciant désormais des conséquences de son échec. Paisible, ce lieu était. Peu importe où il se trouvait désormais, il s’y sentait bien. Un sentiment rare.

    Mais le doux repos n’était qu’un châtiment portant un masque aux traits agréables. Des sons surgissaient désormais du néant, des cris lointains et creux, tel un orage qui ne réussissait à percer les cieux.

    Un toucher, une étreinte, un violent coup dans les flancs. Il devait réagir, mais son corps ne pouvait répondre, n’étant qu’en ce moment qu’une prison pour son esprit assoupi. Valdis hurla, mais nul son ne se produisit. Il devait attendre, attendre que la conscience réclame de nouveau sa présence.
    Soudain, un contact glacial, celle du métal contre la chair, celle de la menace. Une voix s’éleva, une voix aux apparences nobles, mais qui n’était en réalité que vile. Elle questionnait les intentions du jeune malandrin.

    Il devait répondre, s’extirper de cette douce halte, revenir à la réalité crue, la réalité froide.

    Avec une volonté désormais fragmentée, Valdis réussit l’impossible, surgissant du rêve et marcher dans le cauchemar. Ses yeux s’ouvrirent, fracturant les chaînes qui les gardaient clos, dévoilant son imposant interlocuteur et son futur bourreau.

    Celui qui avait fracturé son visage grâce à un gourdin de bois renforcé était moche, une gueule qui hurlait la haine et le manque d’amour. De sa main, il tenait d’une farouche poigne les cheveux de Valdis, provoquant une vilaine douleur. L’empêchant de se remuer, il avait apporté un long couteau à sa gorge.

    Malgré sa laideur, celle-ci n’égalait celle du gros homme devant lui. La lueur agressante de la flamme du chandelier illuminait son visage nullement joli ainsi que son peignoir qui ne mettait point en valeur son physique disgracieux. S’il devait poursuivre Valdis dans une course risquée sur les toits de la cité, le gros homme subirait une chute mortelle bien rapidement. La pensée enfantine fit rire Valdis, une pensée agréable qui faisait contraste à la lugubre situation qu’il s’était retrouvé.

    Le noble avait aussi en sa main un sceptre, la convoitise qui avait mené le jeune voleur à se mettre dans de beaux draps. Longues-Dents ne lui avait pas indiqué son apparence digne de légendes morbides pour hanter les jeunes la nuit : Un crâne ornait ce dernier, fixant le jeune voleur, lui rappelant que l’heure n’était pas aux analyses et la pensée, mais aux réponses et au trépas imminent.

    -Pers-

    Sa tentative de réponse fut suivie d’un crachas ensanglanter. La tête penchée, le regard rivé vers l’amas de baves et de sangs au sol, il tenta de nouveau à parler.

    -Je…Personne ne m’envoie. Je suis venue ici comme un grand, dit-il en relevant le visage. Vous-avez une bien jolie demeure, monsieur.

    Il sourit, à ce point, il n’avait plus vraiment rien à perdre. Si son histoire s’arrêtait là, autant mieux qu’il la termine dans le panache.

    -Et vous avez aussi un bien joli peignoir. On payerait chère pour un vêtement de cette grandeur.

    La poigne du mercenaire tira férocement sur sa chevelure tout en forçant la pression que la lame avait sur sa gorge, provoquant un léger saignement. Visiblement, l’homme de main n’avait pas envie de rigoler et, soudainement, Valdis aussi.

    -D’accord, d’accord! J’étais venue pour le sceptre. Celui-là, admit-il en pointant du nez l’artefact qui reposait entre les mains du gros homme.

    Il n’avait plus rien à dire. Il aurait pu tenter de la jouer fine et de mentir de nouveau, mais il préférait garder sa tête sur ses deux épaules.
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  • Mer 19 Oct - 11:24
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    Vulperax ne cacha pas son dégoût quand le voleur cracha sur le sol de sa demeure. Déjà que ce bouseux souillait les lieux par sa seule présence, il avait maintenant laissé une trace dégoutante de son passage. Ce roturier méritait une mort douloureuse, mais le bourgeois était plus intéressé par obtenir une réponse à sa question, pour le moment. Alors que le malandrin parlait, Vulperax ressentit la sensation désagréable qu'il attendait. Le voleur avait menti, mais ça, l'homme d'affaires s'y attendait. La question était de savoir sur quel point ce malandrin n'avait pas dit la vérité.

    La mention du peignoir était bien évidemment une manière de jouer au petit malin. Quant à son initiative de pénétrer dans la demeure du gros bonhomme seul ... Possible, mais peu probable. Enfin, l'intrus avait fini par avouer son objectif : le sceptre de Vulperax. AH ! Voilà qui était intéressant ! En effet, officiellement, ce sceptre était non seulement une des possessions les plus prisées du bourgeois ventripotent, mais également la source de son pouvoir. En vérité, ce n'était qu'un banal bâton orné, sans propriétés magiques. Une belle manière de tromper quiconque voudrait nuire à l'homme d'affaires.

    Vulperax se rapproche du voleur afin de poser sa question suivante :

    - AH ! Tu parles de ce sceptre-là, gueux ? Vulperax se demande quel usage pourrait avoir un bouseux d'un tel objet ? Sans doute le vendre à son commanditaire ? -

    Une question destinée à confirmer si le voleur avait effectivement un commanditaire ou non. Son pouvoir de détection des mensonges étant imprécis, le bourgeois devait utiliser son cerveau afin de poser les bonnes questions.


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  • Jeu 20 Oct - 7:22
    Le bourgeois lui posa de nouveau une question. Tout en tentant d’ignorer la douleur que provoquait la poigne de l’homme sur sa chevelure, il tenta de penser à pourquoi il était arrivé là.

    Putain, c’est une bonne question, ça. Pourquoi j’ai décider de voler ce gros noble? Ne pouvais-je pas me contenter des échoppes que régurgitent cette grande capitale? Pourquoi je devais me fourrer le nez dans la cour des grands?

    -Regarder…Je travaille seul.

    La réponse était une demi-vérité. Il travaillait en effet seul, mais avait user de l’aide d’un de ses compagnons pour dénicher cette opportunité.

    -Disons que je recherchais un défi. Pourquoi vous? se questionna-t-il en souriant. Disons seulement que vous ne passez pas inaperçus, ni vous, ni votre joli sceptre. Je l’aurais vendu à un receleur et puis je vous aurais oublier.

    Une vérité entière cette fois-ci. Il ne souhaitait pas s’allier à quiconque et se voyait mal devenir le voleur d’un homme de la pègre ou pire encore. Il ne voulait pas devenir un outil, seulement vivre une vie malhonnête. Pour avoir fait ce choix idiot, il allait périr. Cette réalisation provoqua une légère panique en lui. Il agrippa le bras de son geôlier et tenta de s’y défaire, mais la force n’était pas un de ses atouts. Il ne fit que provoquer la colère de ce dernier qui apporta un châtiment féroce.

    Son visage percuta le sol et il sentit une botte se presser contre son crâne. Il voulut continuer à parler, mais il ne fit que cracher de nouveau du sang. Il devait sortir d’ici, d’une manière ou d’une autre. Par la force, la vitesse ou le charme. Malheureusement pour lui, aucune de ses trois options n’étaient disponible. Il usa donc d’une botte secrète.

    -Pourquoi…pas…faire affaire?

    Il devait se salir les mains, jouer l'homme sans option et prêt à tout. Malgré qu'il était cet homme en ce moment
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  • Mer 26 Oct - 19:09
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    Aucune sensation ... Le mana de Vulperax ne détectait aucun mensonge dans les propos du voleur. Un simple bandit, donc, qui s'était fait attraper, et qui commençait à ennuyer Vulperax. Le gros bonhomme n'avait pas d'autres questions à poser au jeune homme, et il lui tardait de retrouver le confort de son lit. Cependant, avant qu'il puisse donner l'ordre au mercenaire de mettre fin à la carrière de l'intrus, celui-ci le prit de cours, en proposant de faire affaire.

    Le bourgeois ventripotent haussa un sourcil, ne cachant pas son mépris. Faire affaire ? Ce bouseux ne se rendait pas compte que le business était la spécialité de Vulperax. L'homme d'affaires ne manqua pas l'occasion de le faire savoir :

    - AH ! Mais quelle arrogance ! Et qu'est-ce qu'un butor comme toi connait aux affaires ? Qu'as-tu à offrir à Vulperax ? -

    Première règle des affaires : "Qu'est-ce que j'y gagne ?". Vulperax avait la richesse, le statut, le réseau, du mana et un cerveau fonctionnel pour faire fructifier le tout. Comparé à tout ça, le badaud ne semblait pas avoir grand-chose à offrir. Même ses talents de voleur semblaient laisser à désirer, vu la façon dont il s'était fait appréhender par le personnel du bourgeois.

    Quoique ... Une idée venait d'émerger dans l'esprit du gros bonhomme. Une tâche pour laquelle il aurait besoin d'un voleur. Alors que le bourgeois attendait la réponse de l'intrus, son cerveau réfléchissait à toute allure, bougeant les pièces d'un échiquier imaginaire afin d'échafauder un plan pour nuire à un certain invité ...


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    Valdis Vïrimer
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  • Ven 28 Oct - 0:19
    Valdis s’esclaffa, dévoilant ses dents rougis par le sang qui s’infiltrait dans les crevasses de ceux-ci. Il avait définitivement choisi le mauvais homme à dérober. Ce dernier, affreusement répugnant, n’était absolument pas intéressé par son offre. Après tout, pourquoi un homme d’une telle richesse voudrait faire « affaire » avec un individus comme lui, habitué bien plus aux ruelles et à la faim que les grandioses bals et les ventres pleins.

    -Moi, misérable butor…N’y connait rien en affaire pour être bien honnête, dit-il avant de respirer profondément. Comme vous le voyez, je ne suis bon que pour me faire massacrer le crâne à coup de botte.

    L’homme de main, qui avait encore sa large bautine contre la chevelure frisée du voleur, ria d’une voix grasse. Visiblement, il aimait son travail. Son amour pour sa profession n’était que surpasser par son vilain plaisir à provoquer la douleur et jouer les gros bras. Si une chose que son rire témoignait, c’était cela.

    Valdis souria. Ce mercenaire avait mordu à l’hameçon. Il avait mal jugé le jeune voleur, l’avait comparé à un chien à la patte cassé, et se sentait bien plus confiant dans sa domination de ce dernier, se permettant même de rire. La confiance était un vicieux ennemi, une faiblesse que Valdis savait très bien employer et user.

    Profitant de l'homme distrait à s'esclaffer, il agrippa une mince lame dissimulée dans le gantelet de son avant-bras droit et la planta brutalement dans le talon de l’homme. Criant de douleur, il ne put retenir le jeune voleur qui, après s’être remit sur pieds à l’aide d’une roulade, se rua sur lui. Sa mémoire musculaire était désormais à l’œuvre. Valdis ressentit la mana émerger le long de sa peau, décuplant sa vitesse et l’usant pour projeter son genoux sur la mâchoire du mercenaire, bien trop occupé à se geindre que se protéger. L’impact fut si violent qu’il en fut projeté, s’assommant sur le joli mur de bois. Son corps inconscient s’échoua le long du mur, exempté de grâce.  

    Valdis cracha un large caillot de sang et s’essuya la bouche du revers de la main. La mana avait disparue, il n’était plus en capacité d’offrir quelconque résistance digne de ce nom. Pourtant, le corpulent noble qui s’était nommée Vulperax se tenait toujours devant lui, armé de son sceptre. Si les rumeurs étaient vraies, il n’allait pas faire le poids contre lui et sa magie.

    - Si je connais une chose, c’est de me sortir d’affaire, grognas-t-il entre deux souffles. Je suis peut-être du style malhabile, mais je finis ce que je débute et je sais me rattraper.

    Il pouvait s’en sortir. Peut-être même se faire un contact. Suffisait d’impressionner.

    -Alors, sir Vulperax, c’est ce que j’ai à offrir : de la putain de talent, pesta le jeune homme en pointant le mercenaire jonché au sol. Suffit de voir si vous savez comment en user.
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  • Mer 2 Nov - 19:40
    Le moindre mal  021109ffd226607bbb7b11de41b16bb9
    Le moindre mal
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    Le bourgeois regarda la scène sans bouger, comme s'il était insensible à un tel déferlement de violence. En vérité, Vulperax n'avait aucun talent pour le combat, si bien que le malandrin tenait là sa chance de le dépouiller de sa fortune. Pourtant, l'intrus ne semblait pas s'en être rendu compte, préférant se vanter de son talent pour se sortir d'affaire, et insister pour faire affaire avec le gros bonhomme. Vulperax en était maintenant sûr : son interlocuteur pensant que le bourgeois lui était supérieur, et se sentais donc obligé de recourir à la négociation pour s'en sortir. Le nobliau avait gagné la guerre de l'information, et il était maintenant temps d'exploiter son avantage. Le gros bourgeois se mit alors à rire, avant de s'exclamer :

    - Et bien, voleur ! On dirait que tu as un minimum de réserve ! Pourquoi ne passerions-nous pas dans le petit salon pour parler affaires ? -

    Question purement réthorique, car plusieurs autres mercenaires accouraient, armes à la main, pour embrocher l'intrus. D'un geste, Vulperax les arrêta, mais pas avant qu'ils aient encerclés le voleur, pour lui signifier qu'il n'avait pas le choix, quand bien même le malandrin avait lui-même proposé de faire affaire. Le bourgeois lâcha alors une série d'ordres pour désamorcer la situation :

    - Capitaine, emmenez votre homme, qu'il recoive des soins ! Domestiques ! Apportez des rafraichissements au petit salon ! Et allumez les lumières ! -

    ***

    Installé sur l'un des confortables canapés, un verre à la main, Vulperax regardait pensivement son invité. Des mets avaient été disposés sur la table basse finement ornée qui séparait les deux hommes, de même que des carafes remplies d'eau et d'alcool. Deux mercenaires encadraient l'intrus, mains placées sur le pommeau de leurs longs-couteaux, afin de dissuader le voleur de jouer au héros. Prenant le temps de siroter son verre, Vulperax laissait le voleur se poser les questions qui devaient fuser dans son cerveau. Après quelques minutes, le noble ventripotent prit finalement la parole :

    - AH ! Cette rencontre sera possiblement fortuite ! Voleur, tu es venu en cette nuit dépouiller le pauvre Vulperax, et tu ne mérites rien de moins que la corde pour tes agissements. Bien que Vulperax pourrait laisser ses hommes te torturer pendant de longues heures avant de te mettre à mort de la manière dont ils l'entendent, il sait également se montrer incroyablement miséricordieux. Tu peux donc remercier le ciel de l'immense bonté de Vulperax ! -

    Satisfait de son introduction, le bourgeois poursuivit son monologue :

    - Ah ! Pourtant, méprisable est le jour où Vulperax doit recourir au peu de talent qu'un butor tel que toi semble exhiber ! Néanmoins, ceux-ci pourront se révéler utiles pour la tâche dont Vulperax va à présent t'investir ! De voleur de richesse, tu dois à présent devenir collecteur de parchemin, car c'est cela qu'on m'a injustement subtilisé il y a fort longtemps, par une famille ne portant pas Vulperax dans leur cœur de pierre ! Ce parchemin a une valeur inestimable, non pas en or, mais pour l'entreprise de Vulperax ! Ta mission sera donc de récupérer ce document -

    Faisant une courte pause pour se désaltérer, le nobliau ventripotent termina son discours :

    - Le chef de cette famille rivale, un porc innommable, est un noble de la pire espèce ! Opprimant les pauvres, et ne pensant qu'à s'enrichir en marchant sur les gens tels que toi, voleur ! En plu d'être suffisamment payé pour ta peine, un manant tel que toi y trouverait également un brin de satisfaction, n'est-ce pas ? -

    L'homme en surpoids avait exposé les grandes lignes de son dessein, et laissait volontairement le voleur dans l'ombre. De toute façon, il n'avait pas vraiment le loisir de refuser, mais Vulperax avait quand même choisi d'appuyer sur ce qu'il pensait être la corde sensible du bouseux.


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  • Sam 5 Nov - 14:29
    Désormais assied dans un luxueux salon donc les murs débordaient de richesses, Valdis s’était assis face à son interlocuteur qui, durant de plusieurs minutes, fit mine de boire son breuvage sans même porter attention à lui. Disposés entre les deux hommes se trouvaient de nombreux mets à l'apparence délicieuses ainsi que des carafes. En d’autres circonstances, il se serait jeté, tel un fauve, sur la cuisine qui était à sa disposition, se remplissant la pense et la gueule, mais pourtant, il ne fit ainsi. Il préféra s’étaler sur le divan et se reposer la tête. Celle-ci pulsait désormais en rythme, faisant grimacer le jeune voleur.

    Tentant de faire abstraction des deux massifs hommes qui tâtaient nonchalamment de leurs lames en le surveillant, Valdis se pencha de l’avant pour agripper la carafe d’eau et se verser un verre. Ignorant la réaction exagérer que cette action avait provoqué chez les deux mercenaires, il porta l’eau à sa bouche et se gargarisa les gencives et le sang qui s’y trouvait. Il recracha dans le verre, décorant le liquide d’une teinte rougeâtre.

    Soudainement, sans crier gare, l’omniprésent noble prit la parole, déclarant la bonté qu’il disposait face au scélérat puisqu’il ne l’avait pas dépouillé de sa chair ou de sa vie. La simple parole et la sélection de mots que ce dernier employa firent frémir le jeune voleur qui ne se sentait nullement à son aise. Avait-il réellement décider, de son plein gré, de travailler pour ce dernier? Il regrettait amèrement cette décision, mais il était trop tard pour faire marche arrière. Il croisa ses bras dans une inutile tentative d’étouffer son tracas. Le noble continua, stipulant qu’il avait un boulot pour le jeune homme qui avait osé s’attaquer à sa demeure. Valdis craignait que ce dernier lui demande de mettre fin au jour d’autrui, mais, heureusement, ce n’était nullement le cas.

    Un parchemin, il devait usurper un parchemin.

    Le jeune voleur se gratta la pense et un rictus abrupt éclata dans sa gorge. Son employeur était un drôle de personnage. Pourquoi un homme se sa carrure et de son prestige avait-il besoin d’un parchemin? Quelle était l'entreprise qu’il avait fait illusion?

    Après avoir fini une gorgée, Vulperax reprit la parole, dévoilant la nature du noble qui détenait désormais son précieux papier. Malaisé, Valdis observa le noble déblatéré sur le maître de la famille rivale qui avait, autrefois, usurpé sa possession. Il ne semblait nullement l’aimée, stipulant que ce dernier était un ennemi de taille aux hommes comme le jeune voleur : les individus dépourvus de moindres richesses.

    Bien que cette nouvelle le réconfortât (il chérissait chaque occasion de balancer le conflit des castes) un doute somnolât en lui. Son interlocuteur semblait se considérer autrement, mais tout ce qu’il lui avait démontré auparavant stipulait qu'il était, lui aussi, un nuisible. Après tout, il l’avait menacé de le pendre il n’y a que quelques instants : toute cette situation était bien étrange. Valdis se secoua le crâne : peut-être n’allait-il pas travailler pour un homme au cœur d’homme. Au moins, il pourra tout de même user de son talent pour blesser le statut d’un autre noble. Il passa une main dans sa chevelure qui était désormais parsemée de terres et prit la parole après un long moment de silence.

    -Je comprends parfaitement votre colère-votre haine, pour ce vil homme qui a terni votre réputation. L’acte d’usurper ce qui ne nous appartient pas constitue un crime odieux, affirma-t-il en s’efforçant de sourire, que seuls les scélérats tels que cet homme et moi peuvent accomplir.  

    Il prit un moment pour, lui aussi, pour se rassasier, tentant d’imiter l’habitude de l’homme qui s’était confié à lui. Observant que son verre précédent était tâché de son sang, il préféra boire directement à partir de la carafe.

    -Je serais heureux de vous obtenir ce parchemin pour vous. Soyez conscient que, moi aussi, je déteste les individus-les crapules, les vermines- qui oppriment les individus comme moi. Il me tarde de m’opérer et de devenir, comme vous l’avez stipulé, un « collecteur de parchemin ». Mais, avant tout chose, vous devez me parler davantage de ce dernier : résidence, sécurités, détails importants, ledit parchemin et, bien sûr, d’un futur payement. Vous avez effectivement décider de m’épargner la vie et, pour cela, je vous remercie et vous prive donc d’un payement à l’avance. Rare sont ceux qui ont accès à une telle bonté de ma part.

    Il se reposa sur le divan et y vint porter un large coussin derrière son crâne, laissant le plancher au noble pour réagir à ce qu'il venait de demander.
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