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    Deydreus Fictilem
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    qui suis-je ?:
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  • Dim 29 Jan - 14:29
    - Approchez, vous n'allez pas attendre bêtement au niveau de l'entrée.

    Se regardant l'un l'autre, Deydreus et Guruth haussèrent les épaules comme deux enfants, avant de finalement s'avancer vers la femme pale. Arrivé à son niveau, Deydreus se surprit lui même à vouloir venir enlacer cette dernière, malgré les années qui les avaient séparés. Réfreinant cette envie, il se contenta de plonger son regard dans le sien.

    - J'ai l'impression que tu es partie hier. Pourtant, les années se sont écoulées comme le sable glisse sur les dunes lors des grands vents.
    - Je ne pouvais revenir vers toi. Je n'étais pas prête. J'en suis navrée.
    - Et tu l'es, à présent? Pourquoi cette lettre?
    - Les choses ont changé, Deydreus.

    Elle se détourna du regard vairon posé sur elle pour venir ancré le sien dans l'oeil valide du vieil orc aux côtés du reikois.

    - Je ne pensais pas que tu viendrais aussi Guruth. Comment va notre petit groupe?
    - Ils t'attendent.

    Les mots du vieil orc avaient été lancés dans un souffle, presque aboyés. On sentait aisément dans sa voix un mélange de tristesse, de soulagement, et de colère. Toute la mélancolie du vieux soldat s'était installée dans son esprit et l'idée de plus en plus présente du départ de sa fille adoptive l'atteignait bien plus qu'il ne le laissait entendre. Une expression gênée vint alors s'installer sur les traits de la jeune femme qui, comme pour Deydreus, quitta le regard du guerrier.

    - Je suis désolée Guruth... Je... Elle s'arrêta subitement, ses yeux s'écartant tandis qu'une expression nouvelle venait marquer ses traits. Ils sont là. Ils m'ont retrouvée.

    Levant un sourcil, Deydreus se retourna machinalement en direction de la lourde porte de la chapelle. Tout aussi confus, Guruth vint cependant attraper son marteau de guerre, forçant le reikois à faire de même avec ses deux lames. Les dépassant, Talia adopta une posture étrange, légèrement penchée vers l'avant tandis que ses mains décrivaient des arcs de cercle étranges. Dans ses yeux, ses pupilles s'étaient rétrécies à tel point que seul l'émeraude de ses iris devenaient visibles.

    - Ces maudits Aspirants... Cela fait des jours qu'ils me traquent...
    - On sait.

    Tournant la tête vers le chevalier sombre, une légère confusion passa quelques instants sur le visage de la femme pale.

    - Nous avons déjà pu "discuter" avec certains d'entre eux. Pourquoi te cherchent-ils? Où sont-ils? Je n'entends rien.
    - Ils sont plus bas, vers la place centrale... Je les sens... Je... Vois et entend leurs cœurs qui battent. Elle marqua une pause, se redressant tandis que ses crocs demeuraient apparentes. Ils me voient comme un monstre depuis que j'ai abattu leur ancien chef dans un temple du Shierak. Ils ne cherchent pas à savoir si j'étais dans mon droit ou non. Ni que je partage la foi qu'ils prétendent défendre.
    - Ils sont tout autant fanatiques que fous, mais je les vois mal traverser tout le reike pour un seul mort...
    - J'ai aussi récupéré ceci... Elle sortit d'une de ses sacoches un petit médaillon. Ce dernier représentant un soleil doré dans lequel une lune d'argent était incrustée. Avant que tu ne demandes, je n'ai pas volé cette objet. Il appartenait à ma famille. A l'époque où j'en avais une. Il me le fallait... C'était important, pour ce que je cherchais...
    - Peu m'importe la raison. Je me moque de tuer ces hommes s'ils viennent s'en prendre à toi mais...
    - Cela en valait-il la peine, Talia?

    Guruth les avait rejoint, une lueur retrouvée brillant dans l'iris ambré de son oeil valide. Toute la mélancolie semblait avoir quitté son corps pour une détermination nouvelle.

    - Absolument.
    - Alors nous les ferons partir, ou les laisserons parmi les dépouilles de Det'Akiris.  

    *
    *  *


    Observant la grande statue cristalline qui siégeait sur la place de la ville, Viltaryon demeurait silencieux. Alors que ses hommes se déployaient et fouillaient les maisons abandonnées dans l'espoir de trouver leur cible, le nouveau dirigeant des Aspirants savait pertinemment qu'ils ne trouveraient rien. Leur proie était dangereuse, et maline. A plusieurs reprises, elle avait abattu ses poursuivants ou s'était échappée en masquant ses propres traces. Elle ne se cacherait donc pas dans de vulgaires bâtisses croulantes. D'ailleurs, elle avait déjà probablement détecté leur présence. Même si, cette fois, elle ne savait pas les différents atouts qu'ils avaient en leur possession. Sur le visage du fanatique, une expression agacée s'était installée, brisant l'expression fade qui l'habitait en temps normal. Il revoyait, de nouveau les corps d'Hastrios et des autres. Leurs corps ne portaient pas les marques du sadisme de Talia. Seulement une violence sans pareille. Il y avait également les rumeurs qu'il avait entendu à la Panse concernant l'officier reikois, et Guruth. Recoupant les informations, l'homme à la peau mate en était certain. Ils avaient rejoint l'impie pour l'aider. Il fallait à présent simplement savoir s'ils étaient au courant de ses crimes ou bien si leur assistance n'était qu'un malheureux coup du sort. Dans les deux cas, il fallait punir. Mais l'un des châtiments serait plus clément que l'autre.

    Faisant tournoyer machinalement le chapelet qui se trouvait dans sa main droite, le religieux vint porter ce dernier à ses lèvres tout en fermant les yeux. Murmurant quelques psaumes, il rangea par la suite ce dernier dans l'une de ses sacoches avant de reprendre la lance à double lame qu'il avait enfoncé auparavant dans la terre boueuse. A présent, il fallait continuer la progression de leur petit groupe car, même si Viltaryon aurait apprécié détruire cette statue impie, cela leur aurait à la fois fait perdre trop de temps et aurait attiré encore plus l'attention sur eux. De plus, la pluie battante qui continuait de tomber sur la ville désertique minait le moral des Aspirants. A ce rythme et s'ils ne trouvaient rien, ils allaient devoir rentrer à la Panse les mains vides, subissant ainsi une nouvelle humiliation de la part de l'hérétique et devant se faire à l'idée de ne plus jamais pouvoir mettre la main sur elle. Cela était inconcevable pour le métisse qui enserrait déjà la hampe de son arme, vindicatif. Hakim vint alors le trouver et le sortit de ses pensées, essoufflé d'une longue course alors qu'il revenait du nord de la ville. Se mettant à genoux devant son supérieur, ce dernier déglutissait péniblement, tentant d'humidifier sa gorge asséchée pour chasser le gout de sang dans sa bouche.

    - Ils arrivent monseigneur... Et l'Impie est avec eux.


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    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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    Deydreus Fictilem
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  • Lun 30 Jan - 1:55
    Descendant les rues humidifiées de Det'Akiris en silence, Deydreus jetait de temps à autres des regards par dessus son épaule, observant la femme pale qui avançait à ses côtés. Depuis le départ de la chapelle, son expression s'était altérée. De son air triste, il ne restait à présent qu'une excitation à peine dissimulée et un léger sourire en coin. Si elle mesurait la gravité de la situation et la situation délicate dans laquelle elle plaçait ses amis, il était évident que la brune se laissait de nouveau envahir par ses pulsions sanguinaires. Encore plus si elle n'avait pas "bu" depuis quelques temps. A côté d'elle, Guruth grognait de temps à autres dans sa barbe, jouant avec le manche de son marteau de guerre. Le vieux guerrier n'aimait pas tuer inutilement, mais il savait au fond de lui qu'ils ne se dirigeaient pas vers une issue pacifique. Outre Talia, il y avait Deydreus et ses réactions parfois... Extrêmes. Pour le vieux peau-verte, il allait être difficile de jongler entre les deux personnages qui l'accompagnait pour éviter un bain de sang. Alors, il se préparait mentalement, renforçait déjà son corps pour le préparer à recevoir des coups, mais surtout à en donner.

    Autour d'eux, les rues demeuraient toujours désertes, et le silence ambiant n'était brisé que par le bruit de leurs bottes frappant la boue et la pluie qui ne cessait de tomber. Au détour d'une ruelle, le trio remarqua aisément l'éclaireur des Aspirants stellaires qui s'était mis à courir pour prévenir son supérieur de leur arrivée. Ils le laissèrent faire sans agir. Après tout, s'ils le tuaient sans qu'il n'avertisse ses camarades il serait bien difficile d'entamer la moindre négociation. Malgré cela, Deydreus n'appréciait pas l'idée de laisser à son potentiel adversaire un moyen supplémentaire de se préparer. Il laissa donc son regard glisser sur chaque structure, chaque bâtisse qui tenait ou non afin de voir si quoique ce soit osait se terrer dans l'obscurité pour tenter de les surprendre. Car après tout, s'ils souhaitaient négocier, ce n'était peut être pas le cas des nouveaux arrivants.

    Lorsqu'enfin ils parvinrent au niveau de la place centrale, les trois vétérans remarquèrent rapidement les différentes figurent qui les attendaient. Quinze hommes, dispersés tout autour de la zone. Chacun d'eux étaient vêtus de la tenue si particulière des Aspirants et leurs armes étaient déjà sorties, témoignant de leur volonté belliqueuse. Au centre, cependant, se trouvait ce que Deydreus estima être le chef de leur petite bande. Un homme relativement grand, aux épaules larges et à la peau mate. Contrairement à ses camarades, il n'usait pas de masses d'armes ou de lames courbes mais semblait manier une sorte de double lame à l'apparence singulière. Analysant cette dernière, le reikois aux yeux vairons vint ensuite observer sa tenue et son visage. S'il semblait relativement "jeune", ses yeux détenaient la sagesse de l'expérience et une détermination absolue. Le tout étant probablement renforcé par un fanatisme qui composait tout son être. Commençant à s'approcher de ce dernier, Deydreus fut arrêté d'un geste de la main par l'individu.

    - Pas un pas de plus.
    - Nous ne souhaitons pas nous battre. Seulement parler.
    - Et pourtant... Vous l'avez amenée avec vous... Je suppose que ce n'est pas pour nous la remettre.
    - Effectivement. Quel est ton nom, Aspirant?
    - Viltaryon. Et toi?
    - Deydreus Fictilem.
    - Je connais ce nom. Il marqua une légère pause. Pourquoi n'es-tu pas avec tes hommes? A servir l'Empire?
    - Je n'ai pas de compte à te rendre. Pas sur ça. Je pense que personne ici ne peut douter de ma dévotion à l'Empire. Surtout pas un mercenaire, aussi pieux soit-il.
    - Ce n'est pas ce que je voulais dire, je ne souhaite pas t'offenser, officier. Il marqua une pause, fixant quelques instants les cieux et la pluie qui gouttait sur son visage tanné. Je suppose que tu es responsable de la mort de mes camarades dans le désert?
    - Je n'ai fait que me défendre. Depuis le départ, je ne souhaite pas vous combattre.
    - Peu m'importe. Je voulais simplement savoir si nous avions d'autres perturbateurs potentiels. Et puis... Ils ont agit de manière stupide et sans me concerter. Leur sort n'est que le fruit de leur impatience. Les choses auraient put être différentes s'ils avaient obéit.
    - Tu es plus poli et calme que l'elfe ne l'était. Alors, je vais le dire, sans menace. Laissez-nous partir. Talia ne mérite pas votre ire.

    Tapotant le sol de sa lance double, Viltaryon ancra son regard dans celui du chevalier sombre, son expression se teintant d'une colère déraisonnée.

    - C'est une hérétique. Elle a osé profaner un de nos lieux de culte. Elle a tué l'un des notre, et a subtiliser un objet sacré.
    - L'objet lui appartenait et vous savez qu'elle n'a fait que se défendre. Il soupira, agacé. Cessons de tourner autour du pot. Vous la chassez pour sa nature. Vous la poursuivez car vous avez enfin une "solution" pour purger une personne qui partage votre foi mais dont le passé vous semble atroce. Vous n'êtes qu'une bande de chiens apeurés.
    - ASSEZ.

    Frappant de nouveau le sol boueux, le chef des mercenaires leva la main pour arrêter ses hommes qui s'étaient rapprochés vivement, forçant Talia et Guruth à se mettre en position de combat.

    - Ne soyez pas présomptueux ou insultant, officier. Vous êtes loin de vos troupes et loin de la protection de nos dieux. Vous êtes seuls. Isolés. Vous ne souhaitez pas combattre? Laissez-nous repartir avec cette impie. Elle sera jugée, je vous le promet.    
    - Par une assemblée que vous aurez choisi et qui vous sera favorable. Je ne connais que trop bien les tribunaux populaires de nos villes. Tout comme je vois bien que vous ne céderez pas. J'ai raison, n'est-ce pas?
    - Je suis lié à mon serment. Aux Astres. Cette... Femme, a bafoué toutes nos croyances et s'est rendue coupable de nombreux crimes en tentant de nous semer. Je ne compte pas la laisser s'échapper, en effet.
    - Fort bien. Il n'y a donc pas d'autres issues possibles. J'aurais au moins essayé.

    Plaçant l'une de ses mains au pommeau de l'une de ses épées, Deydreus fut arrêté par les doigts fins de Talia qui venaient de se déposer contre son gant de cuir. Le geste avait été rapide. Très rapide. Observant la femme pale d'un regard interrogatif, l'officier comprit rapidement les intentions de cette dernière. Tournant la tête vers le fanatique, elle prit enfin la parole.

    - Vous, mortels, me jugez coupable d'hérésie. De meurtre. De crimes pour lesquels je n'ai même pas pu me défendre. Si je ne peux défendre mon honneur et mon nom de manière honnête, alors je laisserais les cieux décider de mon sort. Je vous défie en Holmgang, Viltaryon.


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  • Mar 31 Jan - 17:11
    Un large sourire s'installa sur les lèvres de l'Aspirant. Hochant la tête, ce dernier planta sa lance dans le sol rocailleux avant de croiser les bras tout en fixant la femme pale.

    - Fort bien. Vous me donnez ainsi la possibilité de faire régner la justice divine moi-même. Je ne vois pas comment je pourrais refuser une telle proposition.

    Il se tourna alors, observant ses hommes. Ces derniers rangeaient leurs armes en silence, affichant sur leurs visages une mine amusée. Derrière Deydreus, cependant, Guruth semblait bouillir.

    - Nous combattrons ici même, inutile d'installer une arène stupide. Et, fort heureusement, la nuit va bientôt tomber alors nous n'aurons pas à subir votre présence trop longtemps.

    Il se détourna alors du trio pour retourner auprès de ses troupes, ignorant totalement le reikois et ses deux alliés. Se retournant vers Talia, Deydreus observa la femme pale quelques instants, sondant sa détermination. Derrière elle, le vieil orc arrivait, la mine toujours aussi agacée.

    - Tu comptes réellement faire ça Talia?? Tu es devenue folle? Ce type est spécialisé dans les duels... J'ai déjà vu ce dont il était capable. Et là, tu ne pourras pas compter sur ton... Pouvoir.
    - Elle s'en sortira. Aie confiance en elle.

    Fixant l'officier, le peau-verte voulu ajouter quelque chose mais demeura silencieux. Il comprenait qu'en réalité, dire autre chose face à sa protégée ne ferait que lui manquer de respect. Elle avait fait son choix, il fallait à présent qu'il accepte ce dernier. S'éloignant légèrement du centre de la place, le trio alla donc s'installer près d'une des maisons effondrées. Silencieux pendant de longues minutes, les trois amis se fixèrent timidement tandis que Talia en profitait pour aiguiser ses armes. L'ambiance était étrange, à la fois emplie de nostalgie et de tension. Personne n'osait percer le silence, de peur de provoquer des débats inutiles. Des centaines de questions torturaient l'esprit du soldat aux yeux vairons. Il voulait discuter avec celle qui l'accompagnait autrefois. Parler de la lettre. Mais... Il savait que ce n'était pas le moment. Qu'il devrait attendre la fin de ce duel, quitte à prendre le risque de la voir sombrer sous les coups du fanatique. Finalement, les quelques rayons du soleil qui parvenaient à percer les épais nuages disparurent, laissant la lumière de la nuit éclairer légèrement la ville oubliée. Se relevant, Talia lança un sourire timide au sombre chevalier et posa sa main sur l'épaule du vieil orc. Elle était prête, cela se lisait sur ses traits. Peu importe l'issue. Elle sortirait victorieuse et honorée, ou partirait le cœur léger.

    De l'autre côté de la place, Viltaryon avait passé le temps restant à méditer. Assis en tailleur, le religieux avait joint ses mains et croisés ses jambes, fermant les yeux et récitant de temps à autres divers psaumes. L'un de ses hommes s'était chargé de vérifier son arme, de l'entretenir. Quand enfin le soleil disparut, il ouvrit les yeux machinalement avant de se relever. Récupérant sa lance, le mercenaire s'approcha silencieusement du centre pour y retrouver Talia. Il avait retiré son foulard, mais possédait toujours ses protections et sa tenue. Observant quelques instants celle qu'il jugeait déjà coupable, le fanatique attendit que Deydreus et l'un de ses hommes ne s'approchent.

    - Comme pour chaque duel judiciaire, il n'y aura de fin que lorsque l'un de nous deux aura rendu l'âme. Personne n'a le droit d'intervenir, ou d'altérer le combat qui va avoir lieu. Si l'un des parties présents triche et reçoit de l'aide, alors les Astres seront les seuls témoins du carnage qui aura lieu.
    - Talia n'a pas besoin de notre aide.
    - Nous verrons cela. Êtes-vous prête, accusée?
    - Depuis toujours.

    S'éloignant donc, le reikois croisa les bras quand il fut à distance respectable. A ses côtés, le peau-verte était venu s'installer, de nouveau grognon. L'accueillant d'un hochement de tête, le vétéran fixa ensuite son regard sur les deux guerriers qui se préparaient au combat.

    - Je sais ce que tu ressens. Je sais comme la voir se battre sans pouvoir agir est frustrant.
    - J'aimerai pouvoir l'assister. Quitte à mourir avec elle. J'ai déjà vu comment cet homme prenait plaisir à abattre ses victimes. Comme il les "torturait" dans les duels judiciaires sous couvert de la justice des astres.
    - Talia est forte. Tu le sais même plus que moi vu que tu as combattu à ses côtés ces dernières années. Si j'ai confiance en elle alors que je n'ai qu'un souvenir brumeux de ses performances, tu devrais aussi croire en elle.
    - Je ne doute pas de ses capacités Deydreus. Il ancra son regard sur Talia. J'ai juste peur qu'elle se laisse volontairement abattre.

    L'idée avait également traversé l'esprit du reikois. Mourir en duel, évitant ainsi à ses amis de prendre des risques pour elle. Il aurait put y croire, s'il n'avait pas reçu cette lettre qui lui avait demandé de la retrouver. Cette histoire concernant son propre mal. Soupirant longuement, l'homme aux yeux vairons plissa légèrement les yeux. Si les hommes de Viltaryon avaient installé une myriade de lanternes et torches afin d'éclairer la zone du combat, le guerrier était heureux d'avoir ses dons de nyctalopie. Et puis, le combat commença finalement.

    Il n'y eu aucun salut entre les adversaires. Aucun mot échangé. Seulement une tentative d'attaque de la part du fanatique. De la pointe de son arme, il se tendit en avant pour tenter de percer le poitrail de la femme à la peau pale. La frappe avait été rapide, fracassant l'air dans un éclair de vivacité. Mais ce n'était cependant pas suffisant car la dame contra l'attaque d'un geste du poignet, faisant glisser la lance sur le côté. En réponse, Talia tenta de frapper le métisse de son autre arme, manquant de peu le flanc du mercenaire qui se contorsionna pour se replacer et esquiver la contre attaque. Analysant chacun des mouvements des deux combattants, Deydreus apprécia étrangement ce qu'il voyait. La technique était bonne, très bonne, et la rapidité d'exécution l'était tout autant. Peut-être même aussi rapide que ses propres mouvements. A plusieurs reprises, les deux individus manquèrent de porter un coup fatal à l'autre. Si la lance à double lame offrait plus d'allonge au fanatique, Talia avait l'avantage de détenir plus d'options de défense et de contre attaque. A ce stade, il était difficile de déterminer qui serait le gagnant de ce duel judiciaire.

    Et puis, dans un éclat, la première effusion de sang gicla dans l'air humide.


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  • Lun 6 Fév - 1:49
    Le temps s'était arrêté. Les gouttes d'eau, tombant à foison, semblaient s'être ralenties, comme suspendues dans l'air. Guruth avait écarté les yeux tandis que les différents fanatiques avaient retenu leur souffle. Deydreus, quant à lui s'était contenté de souffler avec amusement.

    Grognant, Viltaryon reculait de sa position pour s'éloigner de la femme pale. Passant sa main sur la plaie qui se trouvait au niveau de son flanc, le métisse observa silencieusement sa paume maintenant teinté de rouge. En face de lui, Talia s'était redressée et observait le liquide écarlate qui glissait lentement le long de sa lame courbée. Dans ses yeux de jade, une nouvelle lueur faisait son apparition. Une soif, profonde, violente, qui venait tambouriner aux portes de son esprit. Dans un rire cristallin, la jeune femme s'élança de nouveau sur son adversaire, se contorsionnant pour venir porter une série de coup de tranche, tentant d'atteindre les membres de son adversaire. Dans un nouveau grognement, ce dernier avait paré les coups tout en continuant de reculer. La dynamique du combat venait de changer et pour la première, un avantage était clairement visible. A côté du reikois, le vieil orc avait laissé un sourire se dessiner sur ses lèvres. Pourtant, rien n'était encore joué. Talia lançait de nombreux coups, violents et rapides, mais moins techniques qu'auparavant. Elle se laissait peu à peu aller à sa propre rage et ignorait des préparations basiques afin de se prémunir de potentielles contre-attaques. L'Aspirant l'avait remarqué également. C'est pourquoi il se contentait simplement de parer et esquiver sans répondre. Il préparait un coup, violent et potentiellement meurtrier.

    C'est dans une énième frappe que cette réponse se déclencha. Alors qu'elle se penchait en avant sourire aux lèvres, Talia ne se rendit compte que trop tard que son adversaire avait volontairement créer une faille dans sa défense. D'un violent coup de genoux, il frappa son ventre et lui fit lâcher un hoquet de surprise tandis que son corps se tordait sous l'impact. Puis, ramenant vers lui le croissant de lune de sa lame, Viltaryon chercha à trancher en deux la guerrière aux cheveux de jais. Prise d'un réflexe de survie, cette dernière se laissa volontairement choir contre le sol boueux, laissant la lame lacérer "simplement" son dos. Dans un cri de douleur, elle roula ensuite en arrière, esquivant par cette manœuvre un planté de lame du fanatique qui aurait apprécié clore le combat sur cette action. Bondissant en arrière après s'être rapidement relevée, la bretteuse afficha une expression étrange sur son visage. Une folie plus grande, que la douleur venait amplifier tandis que le sang s'écoulant de sa chair semblait encore plus éveiller sa rage. Plissant les yeux, Deydreus crut voir les goutelettes de sang s'élever un peu dans l'air avant de disparaitre dans de petits nuages rouges, donnant une étrange "aura" à la guerrière. Face à elle, le métisse adoptait un air dégouté, plein de mépris.

    - Tu n'es qu'une sorcière. Une démone bonne à bruler par la lumière divine...

    Un grand rire s'échappa de la gorge de Talia qui, dans un mouvement désarticulé s'élançait sur son ennemi en simple réponse. Cette fois, la pluie de coups était non seulement violente, mais aussi extrêmement sauvage. Il n'y avait plus aucune technique véritable. Ou, plutôt, il y avait un tel déchainement de violence et de rapidité qu'il était difficile d'apercevoir réellement quelle feinte était utilisée. A nouveau, l'Aspirant fut forcé à se mettre en défense. De temps à autres, il tentait une contre-attaque mais ne parvenait qu'à entailler légèrement la peau de la femme pale qui regagnait alors encore plus de sauvagerie dans des rires de plus en plus inhumains. Ses yeux n'affichaient que folie. Ses gestes démontraient toute sa rage. Elle ne cherchait plus simplement à survivre, mais bel et bien à brutaliser son adversaire avant la mort. Dans une sublime contorsion, la bretteuse parvint finalement à défaire la défense de son adversaire, venant découper son bras gauche sur toute la longueur. Dans un hurlement rauque, le mercenaire balaya sa double lame en avant, forçant l'accusée à reculer. Droite, ricanant face à sa proie, Talia laissa sa langue glisser doucement sur le dos de l'une de ses lames ensanglantées. Autour d'elle, l'air semblait dense et le sang qui venait se projeter près d'elle semblait changer de forme. Décroisant ses bras, Deydreus observait la scène avec attention. Au fond de lui, le sombre chevalier savait qu'il ne resterait plus qu'un ou deux coups avant que le combat ne cesse. Que ce soit via un excès de confiance de la guerrière qui subirait un contre fatal, ou bien via une mise à mort brutale de la femme pale. Les deux adversaires se préparèrent alors. L'un était endolori par ses blessures mais adoptait une posture technique, propre, et précise. L'autre ne cessait de rire et se penchait en avant grossièrement, adoptant une pose plus animale qu'autre chose. Puis, dans un claquement sourd, les deux s'élancèrent. Mais seule Talia resta debout.

    Sa frappe s'était décomposée en deux temps. Peut-être trois. Tout d'abord, elle avait déviée de sa main droite la lame en croissant, l'attirant volontairement contre son flanc opposé, se tranchant le gras au passage. L'adversaire se retrouvait alors piégé par la propre allonge de son arme, incapable de se protéger de l'autre arme de la bretteuse qui venait glisser dans l'air pour former un arc de cercle diagonal depuis l'épaule opposée. Le khépesh avait traverser la chair sans aucun souci. Il était ensuite venu découper les muscles, artères et os sans difficulté pour achever sa course dans l'air. Le corps désarticulé de Viltaryon s'était alors effondré dans un bruit sourd, accompagné quelques secondes plus tard des ricanements abusifs de la bretteuse ainsi que du rebond mou de la tête de l'accusateur. Talia avait gagné, c'était indéniable. Sa rage l'avait emporté sur le reste et, selon les règles reikoises, elle était donc innocente. Pourtant, la guerrière ne cessait de rire, tordue en arrière alors que son propre sang s'écoulait peu à peu de son flanc. La folie déformait ses traits et sa propre soif de sang ne semblait pas avoir été rassasié. Aux côtés de Deydreus, Guruth était resté silencieux malgré la victoire de sa protéger. Pire encore, le peau-verte affichait une mine inquiète. Les autres fanatiques quant à eux pestaient et grognaient, tandis qu'ils rangeaient leurs armes et se préparaient à partir. Ce fut ce qui déclencha leur propre mort.

    Dans un élan insoupçonné, Talia s'était projeté vers l'aspirant le plus proche. D'un coup sec, elle avait tranché en deux le pauvre homme qui n'avait même pas eu le temps de réagir. Le second religieux n'eut guère plus de chance puis son cou se tordit dans une étrange spirale avant d'éclater, le liquide carmin dans son corps s'extirpant de ce dernier dans une éclosion violente. Reculant, les autres mercenaires hurlèrent à l'hérésie alors qu'ils tentaient de fuir, parfaitement conscient que l'être en face d'eux ne pouvait être défaite. C'était, quelque part, assez ironique que des personnes persuadés que des divinités veillaient sur eux ne cherchent pas à abattre un mal qu'ils considéraient abominable. Enfin, ces questions philosophiques n'avaient, de toutes façons, plus lieu d'être car Talia venait d'abattre la plus part d'entre eux. Certains furent tranché par ses lames et tués froidement. D'autres, moins chanceux, virent leur propre sang bouillir dans leurs veines avant de sortir par divers moyens, généralement mortels. A nouveau, le sang qui tachetait le sol boueux se mit à bouger. Comme de longs serpents, les filets sanguins semblèrent ramper jusqu'à la femme pale qui se tenait à présent parmi les différents cadavres. Dans la ville, il ne restait plus qu'elle et ses deux amis. Dressée face à ces derniers, la bretteuse continuait de rire doucement, laissant tomber ses deux armes pour se tenir le visage dans une expression de plaisir étrange. Les serpents sanglants tournoyèrent alors contre son corps, avant d'entrer dans les plaies de la guerrière comme si elle buvait le liquide. Puis, dans son dos, deux ailes de sang firent leur apparition, formant une membrane veineuse étrange. On y voyait clairement le sang pulser au rythme effréné du cœur de Talia. Silencieux, Deydreus sortit ses deux lames et s'avança, l'air grave. A côté de lui, Guruth affichait une mine inquiète et confuse, observant l'officier qui s'avançait.

    - Alors, nous y voila Talia... Pas vrai?  Voici le moment où je suis forcé de te tuer...

    Les rires cessèrent, laissant place à un hurlement sinistre. Et puis, celle qui partageait autrefois son quotidien s'élança contre lui.  


    Quarto autem die venit pluvia. [SOLO] - Page 2 Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


    Noble du Reike
    Noble du Reike
    Deydreus Fictilem
    Deydreus Fictilem
    Messages : 574
    crédits : 961

    Info personnage
    Race: Vampire
    Vocation: Guerrier combattant
    Alignement: Loyal mauvais
    Rang: B - Griffe
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t893-deydreus-fictilem-inter-arma-silent-leges-terminehttps://www.rp-cendres.com/t1731-comites-aeterni-liens-de-deydreushttps://www.rp-cendres.com/t950-liber-legatus-chronologie-de-deydreus-fictilem
  • Mar 7 Fév - 1:57

    A l'intention de l'Armure Noire, chevalier aux doubles lames.

    Cher Deydreus,

    Cela fait bien trop longtemps que je ne t'ai adressé la parole. Combien de lunes sont passées depuis mon départ, combien de batailles as-tu mené? Tu dois sûrement te demander pourquoi je t'écris subitement, tout comme tu dois te questionner sur la raison pour laquelle c'est un simple marchant itinérant qui vient t'apporter ce papier. Je m'en excuse, j'aurais préféré te contacter autrement. A dire vrai, j'aurais préféré ne jamais rompre le contact avec toi mais... Les choses se sont faites comme cela.

    De nombreuses lunes sont passées depuis mon départ. Que dis-je... Des années ont déferlé sans que je ne daigne revenir te voir. Je ne saurais dire si tu me détestes ou bien si tu as été capable de passer outre mon abandon... Encore une fois, je m'excuse de mes agissements. Je me suis renseignée un peu sur toi avant de t'envoyer cette lettre. Tu serais devenu un grand homme au sein de l'armée. Un officier aussi respecté que craint. Un être aux sombres armoiries qui parcourt le Reike afin d'éliminer les ennemis de l'Empire, qu'ils viennent de l'intérieur ou de l'extérieur... J'avoue avoir été surprise que tu ne te sois pas déjà propulsé plus haut, surtout pour avoir put gouter à ton ambition.

    Pour ma part, sache que j'ai fondé ma propre compagnie de mercenariat, en parallèle de mes recherches. Nous sommes assez bons dans ce que nous sommes, surtout avec Guruth qui m'accompagne dans cette tâche. Il parle souvent de toi tu sais, même s'il ne l'avouera jamais. Enfin, je ne te contacte pas simplement pour ces trivialités stupides. Tu dois bien t'en douter. Je t'écris cette lettre car mes recherches ont abouties il y a quelques temps maintenant. J'ai pu enfin percer à jour le mal qui me ronge... Et le temps qu'il me restait.

    Je suis malade Deydreus. Non pas d'une infection bégnine, mais d'une malédiction ancrée dans mon sang. En échange de mes étranges pouvoirs, mon espérance de vie se réduit. Chaque crise de folie, chaque soif de sang, ne fait qu'accentuer cela. Et... Si j'en crois les marques sur mon corps... Le prochaine pourrait être la dernière.

    C'est pourquoi j'aimerais te voir. Une dernière fois. Pouvoir ne serait-ce que te parler. Echanger quelques banalités. Je sais. C'est égoïste de ma part. Je ne sais même pas si tu as refait ta vie, ou si tu me considères encore. Mais... J'aimerais pouvoir observer une dernière fois tes yeux vairons. Poser mon regard sur ce visage sans expression et sur le noir de ta chevelure. Avant que tout ne s'éteigne.

    Cherche l'Etoile du matin si tu désires me retrouver. C'est le nom de la caravane de ma compagnie.

    Adieu Deydreus, et puisse les Astres te protéger.
    Talia.




    Dans un grand fracas, Deydreus fut projeté contre l'une des maisons en ruines de la place de la ville. Dans un grognement sourd, le reikois roula sur le côté afin d'éviter une nouvelle frappe de son adversaire. Pestant alors qu'il se relevait, le chevalier sombre observa quelques instants ce qui était autrefois la femme pale. Retirant d'étranges griffes sanglantes du sol, cette dernière se retourna pour faire face à l'homme aux yeux vairons. Si ses cheveux tombaient toujours jusqu'à sa poitrine et que son armure était toujours intacte, la bretteuse s'était légèrement métamorphosée. Les ailes membranées qui s'était formée il y a quelques temps s'étaient cristallisées en une multitude de plumes sanguines, donnant à la guerrière un air tout aussi démoniaque qu'angélique. La rétine de ses yeux s'était également étendue dans une fente, rappelant les yeux de certains reptiles. Son oeil droit se retrouvait également injecté de sang, au point où l'émeraude habituel de l'iris semblait s'être changé pour un violent écarlate. Au niveau de ses membres, enfin, une étrange céramiques sanguine était venue se solidifier dans de grandes griffes acérées, forçant la bretteuse à abandonner ses armes de prédilection. Sous cette nouvelle forme, la folie qui habitait son visage semblait s'être changée en une rage profonde, animale, et les cris qu'elle poussait ressemblaient plus à des rugissements qu'autre chose. Sa façon de combattre avait également évolué. De simples attaques de griffes et de poings, elle avait adopté depuis quelques minutes une manipulation plus offensive de son occulte magie, faisait glisser dans l'air de fin filaments sanguins, aussi tranchants que la lame d'un rasoir. A plusieurs reprises, Deydreus avait d'ailleurs été entaillé au visage ou aux membres. Il regrettait, d'ailleurs, de ne pas être venu avec son armure. Même si, au fond de lui, le guerrier savait qu'il éprouvait de la difficulté pour d'autres raisons.

    Quatre fois. Voila le nombre de fois où le reikois aurait dû battre la jeune femme. Cependant, il retenait toujours son coup au dernier mouvement, inconsciemment. Comme si son corps refusait d'abattre la dame aux cheveux de jais. Et chaque fois, il avait été puni pour cette hésitation. A force, le guerrier se faisait une raison. Il comprenait douloureusement que l'être qui lui faisait face n'était plus celle qu'il avait put voir encore quelques minutes plus tôt. Elle n'était plus qu'une coquille vide. Un monstre à la soif insatiable qui ne réclamait qu'une chose: son sang. Elle s'élança alors de nouveau sur lui, le sortant de ses pensées. D'un geste vif, le sombre chevalier dévia de nouveau l'attaque qui venait vers lui repoussait son adversaire dans une contre-attaque violente. Silence et Hurlement raclèrent cette fois l'étrange chitine sanglante des bras de Talia qui grogna en réponse, se replaçant un peu plus loin. Cela donna quelques secondes de répit au guerrier qui tourna la tête, fixant son regard quelques instants sur une forme qui était affalée dans un tas de gravas. Guruth. Ce dernier avait tenté de venir en aide à l'officier, dans un assaut plus ou moins coordonné. Malheureusement, Talia s'était avérée plus forte que prévu et après avoir assaillit Deydreus de filaments sanguins, elle s'était contentée de balayer le vieil orc avec ses jambes, l'envoyant voler à travers la place. Le peau-verte s'était encastré dans un mur et avait reçut sur lui une multitude de restes de pierres effondrées. Il était inconscient, mais vivant, Deydreus le savait. Il fallait plus que quelques cailloux pour abattre quelqu'un comme lui.

    Un nouveau hurlement s'échappa de la gorge de la femme pale qui fit apparaitre au dessus d'elle une sorte de boule sanglante. Se mettant en position défensive, le reikois se préparait physiquement et mentalement à la prochaine frappe de la guerrière sanglante. Nouveau cri de la créature. Nouvel assaut. La boule au dessus d'elle sembla s'altérer, prenant diverses formes pour finalement se propulser vers le vétéran dans une pluie de lances sanglantes. Deydreus en para la majorité, mais pas toutes. Serrant la mâchoire, il encaissa les multiples lacérations qui vinrent frapper son corps. Puis observa impuissant ses propres gouttes de sang s'élever dans les airs pour venir se solidifier sur les ailes rubis de la femme aux cheveux noirs de jais. Cette dernière profita alors de cela pour se jeter sur sa proie, griffes en avant. La frappe était grossière, rapide et violente. Et bourrée de failles. D'ouvertures. D'exploitations potentielles. Fermant les yeux, le sombre chevalier eut l'impression que le temps se stoppait tout autour de lui. Son corps bougea dans un réflexe de survie incontrôlé, provoqué par des années de batailles et d'affrontements. Par le suivi sans faille d'une règle simple. Tuer, ou être tuer. Ses lames se redressèrent balayant l'air de leurs bords acérés. L'une dévia les griffes sans difficulté, puis l'autre s'enfonça dans le ventre de la jeune femme. Deux cris s'élevèrent alors dans la ville fantôme. L'un de douleur, l'autre de regret.

    Les deux corps s'effondrèrent contre le sol. A genoux, Deydreus soutenait le corps de Talia qui toussoter difficilement. Dans un grand éclat cristallin, ses deux ailes rubis volèrent en éclat, projetant dans les airs une pluie de cristaux rubis qui semblèrent danser parmi les gouttes d'eau. Les griffes s'effritèrent, avant de tomber contre la boue dans une poussière écarlate. Les yeux de la femme pale reprirent alors leur air habituel, la folie laissant cependant sa place à une profonde incompréhension. Contre elle, le chevalier sombre avait passé l'une de ses mains contre la nuque de la jeune femme tandis que l'autre l'enserrait doucement. Nouveau toussotement, cette fois accompagné d'un flot sanguin qui s'écoulait des lèvres carmins de la bretteuse. Deydreus était là, silencieux, à observer le visage de celle qu'il aurait souhaité ne jamais combattre.

    - M... Merci... de m'avoir... Arrêtée...
    - Chut... Ne dis rien. Economise tes forces. Je dois avoir quelque chose qui...
    - N-Non.. C'est bon Dey... C'est trop tard... Tu m'as déjà... Sauvée... Je suis de nouveau... Moi.

    Les yeux émeraudes s'emplirent de larmes, qui ne tardèrent pas à couler sur les joues ensanglantées de la jeune femme. Elle releva doucement sa main, la déposant sur la joue lacéré du chevalier sombre. Ce dernier la fixait, le regard empli d'une émotion qu'il pensait ne pas connaître. Elle se mit alors à sourire, malgré le sang qui s'écoulait de son corps meurtri.

    - Je ne pensais pas que tu étais capable... De... *Koff koff* Guruth... Comment va....
    - Il.. Il va bien, il est simplement évanoui. Le vieil orc est résistant.
    - Tant.. Mieux.. Tu sais... J'aurais souhaité... Ne jamais te quitter... Mais... J'avais trop honte... Honte de moi... De cette... malédiction
    - Tu n'avais pas à avoir honte. Pas avec moi.  
    - Peut-être... mais au moins... Tu es venu... C'est ce qui compte... J'ai pu te voir... Avant de sombrer...

    Il resta silencieux quelques secondes, sentant sur l'une de ses mains la chaleur poisseuse d'un sang qui n'était pas le sien.

    - J'ai... Si froid... Dis moi... Dey.. ?
    - Oui?
    - Veux tu bien me prendre dans tes bras... Une dernière fois?
    - Jusqu'à la toute fin.
    - M.. merci... Ad..Ieu... Sache que.. Je t'ai.. Toujours... Ai..

    Plus aucun mot ne sortit alors de sa bouche. La plaquant contre lui, le chevalier sombre demeura ainsi, étendu dans la boue et le sang, le front contre le sien. Contre sa peau, le reikois sentait cette douce chaleur partir peu à peu, tandis que les gouttes qui venaient frapper son dos s'estompaient doucement.

    La pluie avait cessé, presque au même moment où elle avait rendu l'âme. Et pourtant, quelques gouttes continuaient de tomber.


    Quarto autem die venit pluvia. [SOLO] - Page 2 Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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