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  • Mar 17 Jan - 14:18
    Liberté. Une notion de l'ordre du souvenir pour Érèbe et dont elle retrouvait peu à peu la signification. Elle déambulait ça et là dans la grande Ikusa à l'instar de n'importe quelle citoyenne de la ville, à peine consciente de sa nouvelle situation. L'on aurait simplement cru à une voyou lambda, condamnée à une basse besogne et relâchée après avoir purgé sa peine, si elle n'arborait pas la cicatrice d'une marque au fer rouge sur le haut de son bras. Cette marque ne laissait pas indifférent la plupart des habitants qu'elle croisait sur son chemin : le civil lambda affichait sa méprise, certains soldats évitaient de croiser son regard tandis que d'autres remuaient presque imperceptiblement la tête, rendant honneur à cette potentielle camarade ayant combattu à leur coté dans les pires moments. Lassée, elle finit par réajuster la tunique sale qu'on avait consentit à lui laisser afin de ne plus attirer l'attention. Sa condition de Lumina remplissait déjà suffisamment ce rôle...

    Sur son chemin, elle ne reconnu personne et pour cause : depuis des centaines d'années sa vie avait consisté à combattre pour le Reike, dans la boue et le sang, n'ayant pour compagnie que ses semblables ou ses geôliers... La plupart de ses anciennes connaissances devaient, au choix, ne plus être de ce monde ou l'avoir parfaitement oublié. Il lui semblait que c'était son cas, et ce n'était pas si grave. Une nouvelle vie s'offrait à elle et il n'y avait nul besoin de la commencer sur les ruines de l'ancienne.  Cette résolution ne l'empêchait toutefois pas de laisser quelques souvenirs remonter, de l'époque où elle parcourait cette ville en temps qu'étudiante. Elle était une élève plutôt modèle dans son investissement et sa rigueur, mais elle n'était pas la dernière pour crapahuter dans les coins les plus étranges de la cité et s'aventurer là où d'autres éviteraient simplement d'aller. Ikusa est une capitale et sa taille reflète bien ce statut, mais elle pouvait à l'époque se vanter d'en connaître une très bonne partie. Désormais cette connaissance était certainement rouillée, mais elle restait capable de reconnaître quelques rares bâtiments, auberges et maisons. Elle ne pu d'ailleurs pas s'empêcher de sourire en remarquant que le QG des membres de sa promotion avait conservé, pendant tant d'années, le même nom et la même enseigne : le "Roi Glouton". Le propriétaire quand à lui, un certain Gotan ou Gowan - si sa mémoire ne lui faisait pas faux bond - devait depuis longtemps avoir passé l'arme à gauche. L'espérance de vie des hommes est si courte...  

    Elle soupira. Qu'allait-elle faire désormais ? La plupart des êtres vivants enfermés pendant un long moment n'auraient pas eu à se poser cette question, mais un "long moment" était un euphémisme la concernant. C'était une éternité... On aurait pu croire qu'elle sauterait de joie, embrasserait le premier venu, tâcherait de s'enfuir le plus loin possible de l'enfer du Reike pour aller gambader dans une prairie et tenter de finir ses jours sur une île paradisiaque... Mais Érèbe n'en ressentait pas le besoin pressant, peut être même pas l'envie tout court. Elle désirait prendre son temps, respirer le même air qu'autrefois mais d'une manière différente. S'émerveiller à nouveau de la beauté de cette gigantesque ville qui pouvait s'offrir à elle sous un jour nouveau. Rencontrer, apprendre à connaître, déguster des spécialités...

    Elle se mit à rire d'elle même. Comment espérait-elle réaliser toutes ces choses sans le moindre sous en poche ? Janissaire n'était pas censé être une situation temporaire, aussi n'avait-on aucun intérêt à les payer. On leur "offrait" le gîte et le couvert pour qu'ils puissent combattre et mourir au nom du Reike. Ni plus ni moins. Une fois libres, ils devaient à nouveau gagner leur croûte comme n'importe qui, et avoir été dépossédés de tout ce qu'ils avaient autrefois n'était pas une justification pour qu'on les traite différemment... Alors la Lumina demeura immobile au milieu de la rue, se contentant d'observer le Roi Glouton comme si le simple fait de fixer ce bâtiment suffisait à la nourrir.
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    Neera Storm
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    qui suis-je ?:
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  • Dim 22 Jan - 15:39
    Il y a des visages qu’on oublie avec le temps, lorsqu’on traverse les siècles et les âges. Il y a ceux aussi qu’on n’oublie jamais parce qu’ils nous ont trop marqué, ou parce qu’ils ont été trop important à une étape de notre existence. Les parents remplissent généralement cette case, ou tout du moins ceux qui nous ont élevé et permis de grandir en ce monde. Puis, il y a ceux qu’on perd de vue parce qu’ils prennent un autre chemin. Les amis, les camarades de classe, les collègues de travail, sont toutes des personnes qu’on croise avec plus ou moins d’intensité à une époque, mais tantôt un choix de vie, tantôt des ambitions un peu trop fortes nous séparent et nous font prendre une voie différente. Il suffit néanmoins d’une petite étincelle et d’un coup de pouce du destin pour que les souvenirs reviennent à la surface, pour qu’on se rappelle les bons comme les mauvais moments et pour qu’on rattrape le temps perdu autour d’une bonne vieille chope, dans la taverne qui sent le ragoût, les rires, et la bière.

    Ce matin-là, Neera ne s’imagine pas le moins du monde qu’elle va retrouver une vieille amie rencontrée dans la belle cité de Melorn. Elle ne sait même pas qu’Erèbe est en ville : pour l’heure, elle déambule juste dans les rues d’Ikusa, après ce fameux colloque dans lequel elle a pu rencontrer le Ministre des Finances. Tagar Reys avait été d’agréable compagnie, elle devait bien le reconnaître. Un sourire en coin la prenait quand l’enseignante se rappelait leur petit match amical à l’Université de Drakstrang. Bon, cette partie avait fini par la destruction pure et simple d’un but de l’arène, mais ça avait été sympathique. Les deux mages élémentalistes avaient aussi bien discuté, dans ce petit restaurant local de la métropole, pas mal de sujets étaient d’ailleurs passés sous la table. Enfin, voir le palais avait été assez plaisant, quoiqu’elle n’y était évidemment pas entrée. D’ailleurs, il faudrait vraiment le faire pour qu’elle entre dans la demeure impériale. Tagar avait beau être très sympathique, la femme aux cheveux d’argent n’était pas certaine qu’elle reviendrait tout de suite au Reike, et elle préférait ne pas côtoyer les puissants de trop près. Généralement, c’était un très bon moyen pour s’attirer une série d’emmerdes.

    Aujourd’hui, Neera marchait tranquillement dans les rues de la capitale. Certains de ses collègues avaient profité de son excursion pour lui transmettre une liste de fournitures. Les Républicains possédaient énormément de produits intéressants sur leurs terres, mais il existait des denrées propres à chaque région du Sekai. Après une visite chez l’apothicaire et une passage chez des scribes qui vendaient des parchemins impeccables, la demi-titan s’en était allée chez un enchanteur de renom qui collaborait avec ses pairs. Elle lui avait remis les notes d’un de ses collègues, en échange de quoi elle avait elle aussi reçu une liasse de documents qui pourraient intéresser les érudits de Magic. La magicienne avait dès lors décidé de faire un saut à l’auberge où elle se reposait pour déposer toutes ses affaires. Ce n’était pas très loin d’un autre bâtiment appelé le « Roi Glouton », et plongée dans ses pensées, elle faillit ne pas remarquer la Lumina qui était plantée devant le fameux édifice. Tout au plus remarqua-t-elle les regards de mépris qu’on accordait à cette femme, sans qu’elle ne l’explique, et la Tornade finit par ralentir le pas pour savoir ce que cette inconnue avait fait pour s’attirer cette indifférence ou cette animosité de la foule. La dame avait la peau mâte, de longs cheveux noirs, et cette aura particulière… Peut-être fut-ce celle-ci qui mit la puce à l’oreille à Neera. On ne rencontrait pas une telle race tous les jours après tout, elle était même encore plus rare que les élémentaires. Et puis, ce regard, cette posture lui disaient quelque chose. Un instant immobile, la maîtresse de la foudre finit par avoir le déclic, comme si elle venait de retrouver un pan de sa mémoire et toute une série de souvenirs qui dataient de quelques siècles, déjà. Sans réfléchir, la Républicaine s’approche et prend la parole, comme si un nom pouvait relier le passé, le présent, et l’avenir qu’elles avaient déjà eu l’occasion de créer ensemble.

    - Newen ?

    La Tornade est presque surprise de se souvenir si facilement de l’identité de la jeune femme, comme si c’était l’évidence-même. Il faut croire qu’elle a une bonne mémoire, malgré les siècles qui passent.

    Quand le regard de la belle brune se pose sur elle, l’enseignante de Magic renchérit et ajoute d’une voix posée, mais non moins curieuse et sincèrement intriguée :

    - Newen Nethwise ? C’est bien toi ?

    Il serait facile à son interlocutrice de se souvenir d’elle, si elle ne se trompe pas de personne. Après tout, avec ses cheveux immaculés, ses prunelles translucides, et son mètre quatre-vingt, Neera ne passe pas inaperçue. Elle a depuis toujours une aura impressionne la plupart des mortels, et ceux qui la connaissent un tant soit peu connaissent également sa maîtrise élémentaire.

    En tous les cas, la professeure attend une réaction, puis ajoute avec une trace d’humour dans la voix :

    - Est-ce que tu as tué quelqu’un pour que les soldats t’évitent et qu’on te lance tant de regards méprisants ?
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  • Mar 31 Jan - 22:31
    Tandis que j'hume une énième fois l'alléchant fumet qui s'échappe de l'auberge - probablement celle d'un bouillon de légumes en train de chauffer sur le feu -, une voix m'interpelle derrière moi : « Newen », prononce-t-elle, et d'innombrables souvenirs exultent alors de mon corps sous la forme d'un frissonnement. Newen ? C'est un nom profondément ancré en moi, aussi insaisissable que mon existence même et pourtant si proche... Newen. C'était ainsi que les elfes m'avait nommée moi qui fut jadis sans-nom, et je l'avais porté pendant des siècles jusqu'à mon arrivée au Reike et ma déchéance. L'ironie voulait que je récupère celui-ci à l'endroit où je l'avais perdu !

    Et cette femme, qui est-elle ? Une connaissance, ou bien une médium. Optant pour le premier choix, je la considère de haut en bas : elle est grande, athlétique. Ses cheveux et sa musculature ne la font pas passer inaperçue et son aura n'arrange rien. Elle dégage quelque chose... Quelque chose que j'ai bien connu récemment, lors de la guerre contre les titans... Mais la connaissance de mon nom élimine les chances de l'avoir rencontré lors de cet événement. Une seconde supplémentaire m'est nécessaire avant de comprendre, et je sens mes yeux s'ouvrir grand, échappant à mon contrôle.  

    « Ne... Nema... Neera... Neera ! Neera c'est ça ? » lui dis-je, accompagnant chaque essai d'un geste de la main.

    Le souvenir est remonté de lui-même sans passer par la case "cerveau". J'en suis sure, j'en suis persuadée : il s'agit là d'une ancienne amie, une connaissance ressurgie du passé et qui se tient devant moi. Elle n'a pas changée, ou peut-être que si - il faut dire que le reconditionnement des Janissaires n'a pas été tendre avec ma mémoire. Il semblerait en tout cas qu'elle se souvienne beaucoup plus de moi que l'inverse. Pour preuve, elle semble même connaître mon nom complet !

    « Oui, oui, c'est moi ! C'est incroyable. Te revoir maintenant, là, je veux dire, tout de suite. Waouh ! C'est... Waouh ! »

    Un dialogue "très inspiré" mais la situation me prend au dépourvu. Je n'étais pas réellement prête à revoir une amie après une libération d'une centaine d'années d'esclavage... Et après tout, qui pourrait m'en porter préjudice ? Pas elle, en tout cas.

    « Je... Je sais pas trop quoi dire. J'imagine que "Quoi de nouveau dans ta vie ?" n'est pas vraiment approprié nous concernant... »

    Je rigole nerveusement. Pas que je sois réellement nerveuse, mais beaucoup de choses remontent à la surface d'un coup et je me sens débordée. Neera de son coté a l'air bien plus sereine que moi... Mais nos deux situations sont difficilement comparables. Ou peut être pas ? Après tout, je ne sais rien - plus rien, plutôt - d'elle.

    « Est-ce que tu as tué quelqu’un pour que les soldats t’évitent et qu’on te lance tant de regards méprisants ? »

    Ah ! Les pieds dans le plat, comme on dit. Que faire ? Raconter à son amie que l'on a pas vu depuis des centaines d'années que l'on est esclave depuis tout ce temps et que notre "métier" consistait à tuer, ou mentir ? Eluder la question semble difficile... Mais commencer des retrouvailles d'une autre façon n'est pas très recommandé ! Omettre la vérité fera l'affaire, le tout est d'être crédible...

    « Oh, ça. Quelques problèmes avec la justice. »

    Ce n'est pas faux.

    « Ici, tu peux passer de la plus honorable personne à une criminelle en un claquement de doigts, tu sais. Et être une femme n'arrange rien. »

    Habile contournement.

    « Mais toi alors ? Je me rappelle d'une fille intelligente et douée, ça as du t'ouvrir bien des portes ? »

    En plus de m'éviter d'avoir à répondre directement à des questions plutôt génantes, cela m'intéresse réellement. Ce n'est pas souvent qu'on a l'occasion de savoir ce qu'est devenue une personne que l'on a pas vu depuis un centenaire ou deux. Ou trois.

    « Je ne suis pas retournée à Melorn depuis un long moment. Les elfes sont-ils toujours aussi peu chaleureux ? »
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  • Dim 5 Fév - 21:24
    La femme frisonne quand elle entend son nom, et pourtant, Neera en est sûre. Son passé a frappé à la porte de sa mémoire, telle une réminiscence qui a refait surface sans crier gare. Son instinct lui crie que c’est elle, que c’est cette compagne de voyage qui l’a accompagnée en son temps alors que la demi-titan était encore assez jeune et découvrait tout juste le monde. D’autre part, sa raison la pousse à la méfiance, lui souffle de ne pas se fier à son apparence. Il y en a tellement des brunes comme cette fille ! Ne pourrait-elle pas se tromper ? Alors Neera attend, elle guette un signe, quelque chose qui lui permette de dire : « C’est elle ! » avec certitude.

    Son interlocutrice l’observe, et la Républicaine en profite également pour l’examiner plus prêt. La Reikoise a une peau mâte, comme n’importe lequel de ses pairs et a des tresses, qui descende jusque ses péaules et sa taille. Elle a de jolies prunelles couleurs noisettes et puis aussi… cette aura, quoique contrôlée et même masquée, si elle ne se trompe pas. Cela renforce sa conviction qu’elle a bien affaire à une ancienne amie, et cette dernière semble aussi se souvenir de leur ancienne complicité.

    Une lueur amusée apparaît sur le regard de Neera lorsque Newen tente de remettre un nom sur son visage, et elle finit par acquiescer avec un sourire quand enfin, elle retrouve son vrai prénom.

    - Je suis contente que tu ne m’aies pas supprimé de ta mémoire, plaisante-t-elle sur un ton espiègle. Elle marque une pause alors que la jolie brune a un dialogue très inspiré, remplis de « Waouh » qui traduisent à merveille son étonnement, et la diviniste en profite pour enchainer.  Si tu m’avais dit quelques centaines années plus tôt que je te rencontrerais ici, je ne l’aurais pas cru, sourit la demi-titan. Surtout en regardant un établissement comme le Roi Glouton ! Tu viens y faire quelque chose ? demande la professeure de Magic d’un ton amical.

    Il est certain, pour ce qui les concerne, qu’elles en auraient pour des heures à raconter leur vie, tant les deux femmes ont traversé le temps comme s’il n’était que poussière et Neera a un sourire mi figue-mi raisin à cette pensée. Son amie a raison, qu’est-ce qu’elles doivent dire en premier dans ce genre de cas ? Outre les questions rituelles où on prend des nouvelles d’autrui ?

    - On aurait peut-être dû essayer d’avoir des échanges épistolaires, mais on n’y a jamais songé à l’époque. Enfin, ce n’est pas grave. On a quelques centaines d’années à rattraper. Une balade à Ikusa ça te dit ? Ou tu connais une bonne échoppe dans le coin ?

    Mais la conversation continue, et Neera demande pourquoi les gens la regardent avec une certaine hostilité. Elle hausse un sourcil quand Newen lui déclare qu’elle a quelques soucis avec la justice. Très bien, mais ce n’est pas écrit sur son front, non plus. Est-ce qu’elle porte un vêtement en particulier qui indique sa situation, peut-être ? Ou y a-t-il quelque chose qui lui échappe ? La sang-mêlée a suffisamment de sagacité pour ne pas insister de prime abord, et elle se contente donc d’hocher la tête quand on lui déclare que la situation de quelqu’un peut changer d’un instant à l’autre, dans l’Empire.

    - J’avoue que tu ne pousses pas à m’installer ici, fait pensivement la Républicaine. Puis, ses traits s’adoucissent alors que la jolie Lumina lui demande de ses nouvelles.  J’ai trouvé ma place à Magic, l’Université de la République, à Liberty. Tu y es déjà allée ? J’y enseigne les théories de la magie, et j’enseigne notamment la maîtrise des éléments. Tu te rappelles que je maîtrisais déjà bien la foudre et que j’étais connue à cause de ça ? Eh bien, je n’ai fait qu’approfondir mon savoir, en somme. Entre autre chose.

    Neera s’esclaffe ensuite légèrement quand Newen parle de l’accueil de Melorn vis-à-vis des étrangers.

    - Voyons, ma chère, tu connais leur convivialité légendaire ! fait-elle avec un ton exagéré, en plaçant les mains sur les hanches. Puis, elle reprend une attitude plus sérieuse et elle fait : Disons qu’à part quelques rares collègues qui sont ouverts au monde extérieur, Melorn est fidèle à elle-même. Fière de sa magie. Fière de son savoir. Fière de sa ville. Elle est orgueilleuse comme toujours, alors tu devines bien qu’elle offre du champagne dès qu’un étranger arrive en ville.

    C’est une plaisanterie, évidemment et Neera dévisage ensuite son ancienne amie.

    - Si tu n’as pas été à Melorn depuis longtemps, alors où as-tu été ? Il me semble que tu as toujours voyagé. Ou alors, tu as passé une partie de ta vie au Reike, comme on se retrouve à Ikusa ?
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  • Mer 22 Mar - 17:58
    Un échange épistolaire entre nous aurait été le bienvenue, pour peu qu'une feuille de papier et un crayon n'aient pas été un luxe dans mon ancienne situation... Mais avec du recul, ce n'est pas une mauvaise chose. Qui sait ce dont elle aurait été capable, cette femme, si elle avait apprit que j'étais esclave pendant des dizaines d'années. Ma main à couper qu'elle aurait tenté de me porter secours ! Au mieux aurait-elle réussit à me libérer de ma condition, m'empêchant à tout jamais de recroiser le chemin d'un Reikois ou d'en visiter les terres. Au pire se serait-elle aussi retrouvée avec les fers aux pieds. Nous aurions alors eu tout le temps d'échanger !

    « Je t'avoue que je préfèrerais éviter de me balader en pleine journée, par rapport aux problèmes liés à la justice dont je t'ai parlé. Mais parlant de s'installer dans une échoppe, c'est la raison pour laquelle je suis devant le Roi Glouton... Tu connais ? »

    Au vu de sa façon d'en parler, elle ne semble pas vraiment admirative de l'enseigne.

    « Mais je peux te proposer un autre endroit. J'ai pas mal parcouru la ville autrefois, quand j'étais étudiante à l'université Drakstrang. J'étais studieuse, mais j'arrivais également à être une vraie débauchée en parallèle... »

    Je rigole un peu, et je me rends compte que mes propos ne vont faire qu'attiser encore plus sa curiosité. Oh, et puis en fait, qu'est-ce que ça peut bien faire ? Au vu de la tournure des choses, si l'on passe du temps ensemble, elle finira bien par le découvrir... Elle finit toutefois par répondre à mes questions, repoussant un peu le moment fatidique. Université Magic ? Visiblement, nous avons tout les deux prit des chemins radicalement différent... Ca ne m'étonne guère. De ce que je me souviens d'elle, elle n'était pas franchement tournée vers l'action.

    « Ça doit être quelque chose, la République. J'ai entendu dire qu'ils n'ont pas franchement brillé dans la guerre contre les titans... Mais oui, j'y suis déjà allé dans une autre vie. Je ne crois plus en avoir beaucoup de souvenirs. Ça paraît loin. »

    Je marque une pause. Décidément, il est difficile de se séparer du passé.

    « En tout cas, je suis ravie d'apprendre que tu t’épanouis. Je crois qu'enseigner te conviens à merveille... Ce serait une vraie perte si une personne aussi compétente ne transmettait pas son savoir à autrui ! »

    Je l’enjoint à marcher et la guide en direction d'une zone un peu plus touristique. Si ma mémoire ne me joue pas des tours, devrait s'y trouver plusieurs enseignes dont une fameuse, le "Champa Bougeon", qui était le sujet de conversation préféré de l'un de mes geôliers. Le destin me jouant parfois des tours, il ne serait pas impossible que je l'y croise... Ce serait une situation drôle, quoique potentiellement gênante pour lui. Pour moi ? Bah. Je ne suis plus à ça près.

    « Je suis installée ici depuis un long moment. Depuis la plus grande partie de ma vie, en vérité. J'ai bien été étudiante à l'université. J'y ai appris la stratégie de guerre et me suis également formé au combat, puis j'ai rejoint l'armée. J'étais plutôt douée. Tu m'aurais vu, donner des ordres ! Ça n'a juste pas tourné de la meilleure manière... Raison pour laquelle tu vas devoir payer mon repas ! »

    Je n'suis pas sure qu'obliger une vieille connaissance à payer notre repas soit la meilleure façon de renouer contact, mais après tout, elle se rendra vite compte que je n'ai pas un sou en poche. Autant qu'elle sache ce qui l'attends.

    « J'aurais bien proposé de partir en courant après avoir consommé... Mais, je vais éviter de me faire remarquer. »

    Nous y sommes ! Après quelques minutes de marche, nous sommes arrivées sur une place où est présente une fontaine, quelques établis d'artisans et où déambulent quelques touristes. Ca et là se trouvent des mendiants, des gardes en patrouille et quelques habitants. Nous pouvons apercevoir plusieurs échoppes, auberges ; certaines plus bondées que d'autres. La mienne est là, reluisante. Il semblerait que mon geôlier ait des goûts de luxe...

    « C'est celle-ci. » que je lui dis en la montrant du doigt. « Mais maintenant qu'on y est, on pourrait certainement aller autre part ? Je ne vais pas faire la difficile... »

    Même si je ne refuserais pas un repas de qualité !
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    Neera Storm
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  • Lun 3 Avr - 20:41
    Lorsque la jolie Lumina lui demande si elle connaît la taverne à côté d’elle, Neera secoue la tête dans un geste de dénégation. Non, elle ne connaît pas, mais ce n’est pas comme si elle venait très souvent au Reike. A l’occasion, elle va à l’Université de Drakstrang, évidemment, mais ce n’est pas systématique, et à choisir, la Tornade préfère aller à l’Académie de Melorn. La cité elfique a ce je-ne-sais-quoi en plus par rapport à Ikusa, même si la capitale du désert a un côté exotique qui ne se retrouve nulle part ailleurs.

    - Si tu souhaites te restaurer ou boire un verre, on peut très bien aller au Roi Glouton, je ne suis pas difficile.

    Tant que les clients savent bien se tenir, elle, ça lui convient, mais on n’est pas encore en plein milieu de soirée, plutôt en milieu d’après-midi. La salle risque donc de ne pas être bondée, et les deux femmes risquent encore moins de trouver des gens ivres.

    Un fin sourire vint orner les lèvres de Neera quand Newen lui révèle son côté fêtard quand elle était étudiante. Franchement, qui n’est pas déjà tombé dans cet écueil ? Et que seraient les études sans quelques soirées bien arrosées ? Même en étant des adultes accomplis, il peut y avoir des soirées haut en couleur avec les professeurs de Magic, alors bon, elle n’est pas particulièrement déçue de la fameuse « débauche » de son ancienne amie.

    - Dans ce cas, on va voir si tu as toujours une aussi bonne descente ! Je paierai la première tournée, mais en échange, tu choisis l’échoppe. Ca te va ?

    Le ton de Neera est malicieux alors qu’elle attend l’accord de son interlocutrice pour se mettre en marche. De son côté, la Lumina lui confirme qu’elle est bien déjà passée par la République, mais que ça fait longtemps qu’elle n’y a plus voyagé. A l’évocation de la guerre contre les Titans, l’enseignante a une légère moue.

    - Ça dépend de quel point de vue tu te places. Si je devais prendre le parti de notre Présidente – mais crois-moi, je ne fais pas de politique –, je te dirais que mon pays en a tiré beaucoup de profit puisqu’il s’est enrichi considérablement, malgré l’afflux massif de migrants. En outre, on y a gagné Kaizoku. C’est un gain non négligeable. Et nous n’avons perdu aucun homme – ou très peu –, contrairement à l’Empire. Mais… Je suppose que du point de vue reikois, ma nation est surtout une lâche qui s’est contenté d’avoir le doux rôle de spectateur. Neera finit par hausser les épaules. Il est vrai qu’elle a choisi la meilleure part du gâteau, et qu’elle est restée neutre. Après, je ne vais pas te mentir, aller tuer des Titans, ce n’est pas vraiment mon truc. Tu as dû aller au front toi ? Pour combattre Kazgoth ?

    Neera suit docilement Newen dans les rues d’Ikusa. Elle ne sait pas du tout où son ancienne connaissance l’emmène, mais il n’y a pas de raison à ce qu’elle se méfie, elles n’ont jamais eu de relations hostiles. Ce qui est certain, c’est que sa compagne a vécu au Reike une grande partie de sa vie, selon ses dires. Attentive, la diviniste l’écoute sans l’interrompre, et ma foi, il ne lui est guère difficile d’imaginer Erèbe prendre le commandement de certains hommes. Sauf que ça n’a pas duré, et que les ennuis ont commencé. Pourquoi ? Son amie ne le lui dit pas encore. Par contre, elle lui précise qu’elle est royalement fauchée et que c’est donc l’élémentaliste qui va devoir payer la note. Bon… Habituellement, la belle aux cheveux d’argent est radine, mais ces retrouvailles providentielles l’ont mises de bonne humeur, il faut bien l’avouer. Alors elle lève les yeux au ciel pour la forme et fait semblant de protester.

    - C’est comme ça que tu accueilles une amie de longue date ? Et comment tu fais, pour vivre, si tu n’as pas d’argent ?

    Si la première question est dite sur un ton exagéré, la seconde est quant à elle un peu plus sérieuse. Cela étant dit, Newen n’a pas l’aspect des mendiants qu’on rencontre si souvent à Liberty. Neera le sait bien pour avoir recueilli Ashani : la jolie brune n’est vraiment pas au bout du rouleau, ni au bout de ses forces, et il est donc étonnant qu’elle n’ait aucune économie, si faible soit-elle.

    - Je croyais que l’armée embauchait hommes ou femmes et que cela vous permettait d’avoir un salaire respectable. Je ne dis pas mirobolant, mais au moins respectable. Mais tu m’as dit que tu as eu des problèmes à un moment donné. Donc tu as quitté ton poste ?

    Peut-être que, si elle avait agacé la mauvaise personne au mauvais moment, ç’aurait pu lui fermer des portes. Un officier bien influent suffit parfois à faire de la vie des soldats un enfer, et seuls les Divins savent à quel point il peut se trouver au Reike une discipline de fer.

    Un ricanement s’échappe de la bouche de Neera quand la Lumina lui propose de partir en courant après avoir consommé leur repas, mais malheureusement, ce n’est pas le genre d’attitude de la professeure de Magic.

    - Autant éviter d’alourdir ton dossier, et puis, je ne cours pas bien vite. En plus, j’ai une bourse suffisante avec moi, continue-t-elle sur un ton un brin sarcastique, alors autant la vider un peu.

    La demi-titan acquiesce quand Newen lui montre l’auberge reluisante dans laquelle est lui propose d’aller, mais il est certain qu’il y en a d’autres autour de cette petite place, alors les deux femmes ont l’embarras du choix. Mais tant qu’à faire, autant ne pas tergiverser trop longtemps.

    - C’est toi qui as choisi donc je te fais confiance. Allons au Champa Bougeon.

    Neera entre la première, mais elle laisse le soin à son amie de prendre les devants si jamais elle connaît quelques habitués, voire pourquoi pas le tavernier, soyons fous. Si Erèbe, à l’inverse, préfère lui laisser la main alors la sang-mêlée s’installe jusqu’à une table vide de deux personnes et s’y installe. On viendra bien assez tôt prendre leurs commandes.

    - Et donc dis-moi. Si je comprends bien, tu ne fais plus partie de l’armée. Quels sont tes projets alors ? Et qu’est-ce qu’y t’est arrivée dans ta carrière militaire ?

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