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  • Dim 12 Fév 2023 - 22:25
    Ils s’étaient traînés jusqu'à Taisen, mettant facilement le double ou le triple de temps qu'ils auraient pu mettre en temps normal. Ils étaient arrivés avant le levé du soleil, le lendemain matin, et c’était notamment grâce a un bel effort de la jument qui avait véritablement dépassé ses limites, trainant leurs deux corps dénués de force jusqu'à la ville.

    Ville qui n'avait pas vraiment eu le temps de changer en moins de soixante-douze heures, et de toute maniere, Shan ne regarda rien d'autres que ses pieds quand il commença a les poser sur les pavés de la ville. Ils croiserent quelques unités Reikoise mais un seul regard vert dissuada la plupart de venir étudier plus attentivement les deux voyageurs.

    Et finalement, enfin, quatre pattes et un aboiement vint les accueillir. Zim se redressa, couché devant l'auberge, et vint en courant pour leur faire fête, autant a Shan qu'a Rowena. Visiblement, il avait été très inquiet. L'elfe fut satisfait de voir que l'aubergiste avait tenue sa promesse de s'occuper de son chien et il commença par aller le remercier.

    Une fois fait, il s’apprêta a prendre une chambre pour lui, quand son amie l'arreta, et c'est ensemble qu'ils grimpèrent jusqu'à la chambre, aprés qu'on ai prit en charge la nourriture et le repos de sa jument qui était a bout de force. Il faudrait une bonne semaine pour qu'elle se remette, si elle s'en remettait.

    Il ne dit pas un mot en allant prendre un bain dans la piece commune prévu a cet effet, vide a cette heure la, laissant a Rowena la salle d'eau privée reliée a la chambre. Il revint rapidement, avant qu'elle eu fini, et n'eut pas la force d'attendre. Vétu d'un bas de tissu fin, torse nu, il s'effondra sur le lit et s'endormit aussitôt.

    Il ne dormait que rarement profondément, et avant Rowena, rarement était l'équivalent de jamais. Et cette fois, vraiment, intentionnellement pour la première fois, il s'abandonna véritablement au sommeil, de son plein gré. Mais il avait tellement de force a récupérer qu'il ne s'attendait pas lui même au deux jours suivant.

    Quand elle se reveilla pour la prochaine fois, le temps n'avait pas tant avancé que ça et c'etait assez logique qu'il soit toujours endormit. Cinq heures, une durée assez faible pour une vraie nuit de sommeil réparateur. Quand elle l'avait retrouvé, elle avait pu voire sur son les stygmathes des derniers jours, une énorme quantité de bleu virant meme au noir un peu partout.

    Aprés dix ou douze heures, la seule différence sur lui etait la disparition progressive des marques, retrouvant sa douceur et sa pureté habituelle. Son corps se soignait seul, et c'etait une bonne explication du fait que ses mains etaient toujours si douces.

    Le temps continua son court. Quinze heures. Il n'avait toujours pas bougé. Si a première vu il avait été difficile de savoir si il n'avait pas bougé durant le sommeil sans reve de la sirène. Mais elle devait se rendre a l’évidence que non, il dormait en continu.

    Il se leva mécaniquement la nuit suivante, pour boire et procéder a ses ablutions, sans même s'en rendre compte, et retourna s'écrouler sur le lit.

    La journée suivante se passa également, puis la nuit. Ce ne fut que le matin d'aprés, trente-six heures aprés qu'il se soit couché, qu'il ouvrit enfin les yeux. Il se retourna sur le dos, les yeux ronds, n'ayant aucune idée de combien de temps il avait sombré, et chercha aux alentours, le souffle un peu court, un phare sur lequel se rattacher.
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  • Dim 12 Fév 2023 - 23:36
    La jument, Zim, la politesse, tout avait été relégué au second plan face à une cruche d'eau fraiche et un baquet d'eau chaude. Nettoyée, poncée, polie hydratée et soignée par cette eau mise à disposition par le propriétaire du Nouveau Général et son équipe, Rowena avait émergée de la salle d'eau sans le moindre bleu ni la moindre coupure ni le moindre coup de soleil. Elle y avait mis ses toutes dernières forces. Ses jambes peinaient à arquer et Shan était déjà étendu dans le lit, Zim allongé de son côté, ne voulant pas quitter son maître si fraichement retrouver. Heureusement l'animal était parfois fin psychologue et il laissa la sirène exténuée tranquille. Elle n'avait même pas eu le temps de réaliser que Shan était réellement endormi, elle s'était endormi avant que sa tête ne touche l'oreiller.

    Cinq heures plus tard, lorsqu'elle avait émergé de sa torpeur sans rêve avec la facilité d'une fleur à l'aube, ce ne fut que le temps d'une nouvelle toilette, une petite balade pour Zim, d'une collation rapide faite de bouchées timides alors que l’appétit lui revenait un peu, mais toujours perclus, elle retourna dormir. Le tout avait pris une petite heure. En se rasseyant sur le lit, dans un bête ensemble tunique et pantalon de toile médiocre prêté par l'aubergiste en attendant qu'elle puisse faire des achats, elle prit cependant quelques instants pour observer son compagnon. Son visage détendu, inconscient. Un relâchement total comme elle ne l'avait vu que ce soit là, la veille de leurs aveux. Il dormait profondément. D'un caresse sur la tempe, elle s'assurait qu'il dormait bien, d'un sommeil sans rêve et découvrit un sommeil si profond qu'un voile d'une épaisse torpeur couvrait toute pensée. Il n'y avait plus que le sommeil. Tant mieux.

    Zim était de retour au bat du lit, silencieux mis à part de brefs mouvements alors que l'attente se faisait trop longue ou qu'il recommençait à s'angoisser pour son maître et celle qui passait vraiment beaucoup de temps avec lui désormais.

    Rowena se réveilla de nouveau cinq heures plus tard sans que rien ne soit venu troublé son sommeil. Comme toujours ou presque, elle se réveilla l'esprit frais et cette fois son corps semblait commencer à retrouver un fonctionnement normal hormis ses crampes persistantes. La journée touchait à son terme et Shan était toujours profondément endormit. Il avait un peu bougé cela dit, roulé sur le côté. Peut-être s'était-il levé ? Impossible de le savoir.

    Étendue sur le flanc, elle profita de la pénombre paisible de la chambre pour laisser vagabonder son regard et son esprit. D'abord, les deux allèrent dans des direction totalement différente. Elle regardait le dos nu marqué de tâche jaune des vieux bleus alors qu'elle se rappelait avoir vu sa peau détruite lors de leur voyage de retour, mais elle repensait à la veille à la semaine écoulée, aux mots que Shan avait prononcé et à ceux de Hoyalat. Sa main s'était mise à caresser doucement les cheveux sombre de cet homme dont elle redessinait les traits du bout des yeux.

    Elle le remercia une fois de plus, posant un baiser sur sa joue avant de se lever. Zim fut le premier à en profiter, puis son estomac... Hélas son corps était encore en état de choc et elle ne garda rien de son diné, seulement un verre de jus de fruit. S'arrangeant avec l'aubergiste pour se créer une ardoise qu'elle pourrait régler plus tard étant donner leur déconvenue. En plus de quelques autres services qu'elle lui avait demandé, il lui trouva deux épais carnets, l'un au papier d'excellent qualité et aux page plus larges, ainsi que du matériel d'écriture et de croquis qui lui furent apportés le lendemain en fin de matinée.

    Durant la nuit, le seul phénomène curieux, avait été de voir Shan émergé pour aller se laver et se recoucher aussitôt. Ils avaient échangé quelques mots, mais il avait le ton las et monocorde de ses camarades réveillés en pleine nuit qui ne se souvenaient absolument pas du contenu des conversations qu'ils avaient pu avoir. Il était véritablement exténué, pensa-t-elle en le voyant replonger aussitôt dans le sommeil sans plus bouger d'un cil. Elle avait réfléchi une parti de la nuit, mettant à profit la solitude pour assimiler tout ce qui avait eu lieu et pleurer autant qu'elle en avait besoin, avant de retourner se coucher près de Shan. Elle poussa même l'audace, puisqu'il dormait si bien, à se pelotonner contre lui, la tête sur son torse, pour s'endormir, bercée par les battements de son cœur.

    Le lendemain, elle avait passé la journée dans la petite baignoire de la salle d'eau, à reconstituer les règles principales de son Code et les notes dont elle se rappelait de son journal de recherche dans le carnet le moins cher. Son travail coupé par une sieste de cinq heures, elle y avait aussi ajouté ses premières observations sur le Masque. Elle n'était pas sortie et avait fait à peine quelques pas, se payant même le luxe de faire monter deux repas, et de garder quelques fruits au cas où Shan se réveillerait. Zim du même compter sur le propriétaire pour le faire sortir tout son sou cette fois ci.

    Le coucher du soleil surpris Rowena. Elle n'avait pas vu la journée passer... Et le fait que Shan ne donne pas un signe de réveil commençait à l'inquiéter. Il n'y avait plus la moindre trace d’ecchymose sur son torse. Les cicatrices des brulures du sable et du soleil perdaient de leur rugosité d'heure en heure. Et toujours la chape de sommeil sur son esprit, mais quand même... Elle s'allongea auprès de lui ce soir là, se lovant en travers de son torse un peu comme elle l'avait fait dans leur premier bain à deux. La tête sur son épaule. La main sur son cœur.

    - Désolée que tu sois dans cet état... J'ai vraiment été en dessous de tout. " Comme un chat, elle était venu frotter sa tête contre sa joue piquée d'une barbe de trois jours inhabituellement mal taillée pour qui connaissait le jeune homme. " Remet-toi bien, mon amour. Dors aussi longtemps que tu en a besoin, mais remet-toi, s'il te plait.

    Elle avait passé les cinq heures suivantes dans cette même position et s'était réveillée largement avant le lever du soleil. Elle s'était endormi à peine la nuit tombée, autant dire en début de soirée. Il lui restait bien la moitié de la nuit à tuer. Alors elle se leva, non sans avoir parsemer le cou et le torse de Shan, de quelques baisers, le caressant du bout du nez tout en regardant, pleine d'espoir, s'il n'ouvrait pas les yeux. Mais rien à faire, il dormait du sommeil du juste... Ou faisait excessivement bien semblant.

    Pour se rassurer sur son propre état et s'occuper l'esprit, elle s'entraina scrupuleusement durant deux heures, puis avait repris l'écriture tout en fumant une chicha prêtée par la maison sans avoir allumer la moindre lumière. L'aube du deuxième jour pointa le bout de son nez et le soleil faisait encore mal aux yeux de la jeune femme qui referma les volets, laissés ouverts durant la nuit. Elle écrivit encore une page puis un des rares mouvements que Shan faisait attira son attention. Il venait de rouler sur le dos, en travers du lit, mais ce fut sa respiration qui fit réagir Rowena au quart de tour.

    Elle était inégale. Depuis leur arrivée, elle n'avait jamais été inégale.

    La jeune femme s'était donc levée, laissant son matériel en pagaye sur la table, pour venir s'asseoir au bord du lit au moment ou les yeux de son compagnon s'ouvraient. A côté du lit, Zim s'assit, la langue pendante. ça y est ! son maître se réveillait ! Il voulait être sûr qu'il allait bien. Du côté de la sirène, la préoccupation n'était pas si différente. Sentant Shan un peu perdu, elle lui caressa tout le long du bras pour venir chercher sa main, ses yeux encore noir dans la pénombre cherchant les deux émeraudes hagardes. Le soleil filtrait par les volets, rendant l'endroit parfaitement visible pour le regard aiguisé de Shan, mais aussi agréable pour la vision de la sirène.

    - Et bien voilà qui est en train d'ouvrir les yeux ? " sourit-elle en caressant ses doigts. Elle ne l'assaillit pas tout de suite de questions tout de suite, le laissant retrouver l'ordre de sa mémoire ainsi que les limites du lieu dans lequel il se trouvait. Il émergeait enfin et il pouvait bien prendre tout le temps dont il avait besoin, elle n'était pas pressée. " Je commençais à me demander si tu te réveillerais un jour. "
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  • Lun 13 Fév 2023 - 0:59
    Il avait sentit au fil de son long sommeil les mouvements autour de lui. Sans vraiment s'en rendre compte, ne pouvant absolument pas se souvenir précisément du moindre détail, il savait pourtant qu'elle avait été la quasiment tout du long. Zim aussi, il avait sentit la présence lumineuse de son partenaire canin.

    A vrai dire meme la fin de la traversée du desert, l'arrivée en ville, ce qu'il avait dit, fait, durant les dernieres heures avant de s'endormir, il ne s'en souvenait pas vraiment.Il n'avait aucune idée des mots qu'ils avaient pu échanger durant la nuit. Et encore moins de ce qu'elle avait fait durant l'attente. Juste qu'elle n'etait pas parti.

    Le souffle court, l'air vraiment surpris rien que par l'environnement ou ils se trouvaient, il commença a essayer de se redresser. Il ferma les yeux un bref instant, une multitude de souvenirs revenant avec fracas dans son esprit. Le masque. La poursuite. Les elfes. La grotte, la fuite dans le désert.

    Il eu un violent tremblement, qui fut lentement calmé par la main qui remonta le long de son bras, qui lui prit la main avec douceur. La présence rassurante de son amie qui était toujours la. Sa phrase ne le rassura pas. Combien de temps avait il bien pu dormir ? Depuis combien de siècle n'avait il pas eu une réaction comme ça ?

    La regeneration n'avait pas aidé. Son corps avait beaucoup subit, visible a l’œil nu, mais aussi a l’intérieur, encaissant des chocs a répétition, combattant la déshydratation, la magie qui l'avait également heurté. Se soigner avait pomper son énergie durant les deux derniers jours, le laissant ainsi a demi inconscient.

    - Quel jour...quelle.... ?

    Il avait la voix rauque, comme dans la foret. Comme dans la chambre d’hôtel. Comme dans sa solitude. Mais cette fois il n’était pas seul. Toute les émotions retenues revinrent avec férocité. Notamment toute celles qu'il avait perçu chez son amie, chez cette femme du désert. Il sentit sa gorge se serrer et une larme unique roula sur sa joue. Il avait apprit a maîtriser cette habitude qu'il avait de pleurer pour les autres. Mais c’était toujours interne. Et il compensait en les aidant du mieux possible. Cette fois, il ne parvint pas a compenser.

    - ...Excuse moi...j'ai besoin d'une seconde.

    Il attrapa la main la plus proche qu'il trouva, par réflexe, sans la serrer, juste en posant la paume contre, pour créer un second lien en plus des caresses qu'elle lui avait offert. Il y avait de la lumière a travers la fenêtre. Il faisait jour. Plus d'une journée donc ? Ça lui semblait impossible qu'il ai pu être aussi inerte, avoir sa garde aussi ouverte, pour une si longue durée. Être sans défense, il n'avait pas l'habitude.

    - Merci, d'avoir veillé sur moi.

    Il sentit Zim qui grimpa sur le lit, et se coucha de tout son long contre la forme que faisait sa jambe a travers la couverture, un simple petit bruit de battement de sa queue frappant de manière régulière contre le tissu, incertain de la conduite a adopté. Il était heureux de le retrouver, lui aussi, mais il ne pouvait pas lâcher Rowena, ca lui était physiquement impossible. Et il s’était pourtant juré d’être celui qui allait la soutenir durant ces premiers jours difficiles. Et ça avait été l'inverse.

    - J'ai assez dormi pour toute cette fin d'année...

    Une tentative d'humour maladroite, plus par volonté de détendre l'atmosphere que vraiment envie d'en faire. Mais il n'eut pas de sourire, et resta serieux. Il leva cependant très légérement les yeux et souffla doucement.

    - Je suis la maintenant.
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  • Lun 13 Fév 2023 - 20:30
    Rowena avait laisser une carafe sur la table de nuit, en plus de celle sur la table et de celle à côté de la baignoire dans la salle de bain. A croire qu'elle risquait de manquer d'eau avant d'avoir pu faire trois pas. Mais en l'occurrence, cela lui permis de ne pas avoir à lâcher la main de Shan lorsqu'elle se dit qu'un verre lui ferait peut-être du bien étant donné qu'il n'avait pas mangé et à peine bu les deux derniers jours. De sa main libre, elle versa de l'eau clair dans le gobelet à porté de main, mais ne le tendit pas à son compagnon.

    Shan était secoué d'un tremblement. Machinalement, elle vint poser le revers de sa main sur son front puis sur celui du jeune homme. Pas de fièvre à priori. Il allait si mal que ça ? Non... C'était quelque chose qu'elle n'aurait jamais pensé voir chez lui : le contre coup. Il avait du mal à émerger, certes, mais elle avait l'impression de voir certains de ses anciens frères d'arme quand ils se réveillaient après une grave blessure, déboussolés et en proie à des accès d'angoisse parce qu'ils étaient encore sous le choc de leurs derniers souvenirs. Son regard se fit encore plus doux.

    - Deux jours. Tout va bien. On est à Taisen. A l'auberge. " elle repoussa quelques mèches noirs en se retenant d'utiliser une quelconque magie pour accélérer ou coupe ce qu'il était en train de vivre.

    Il lui attrapa la main et elle se tut, le laissant trouver ses marques. Voir cette larme sur sa joue n'était pas facile pour elle. Elle sentait son cœur se serrer et vint la cueillir du bout des lèvres. Elle ne dit pas qu'elle était désolée... Il lui répétait qu'elle n'avait pas à l'être, mais cette fois, elle se sentait vraiment coupable pour tout ce qui était arrivé. Elle ne referait pas le monde en "et si", ce qui s'était passé s'était passé et elle avait fait de son mieux avec ses blessures et son caractère. Elle était juste désolée qu'il se soit retrouvé dans cet état à cause d'elle.

    - Je t'en prie.

    Elle garda ses mains dans les siennes, caressant son revers du bout du pouce. La peau de la sirène avait encore cette texture douce et tiède de ceux qui viennent de sortir d'un bain chaud.

    - Peut-être que dormir plus régulièrement t'éviterait d'hiberner. Il ne me semble pas avoir lu que c'était standard pendant mes études de médecine... " lui répondit-elle en s'éclairant d'un sourire, qui s'effaça bien vite en voyant que lui ne s'était pas déridé. Alors elle grimpa plutôt sur le matelas et posa un genou entre les jambes de Shan pour lui faire face. Leurs mains toujours enlacées, elle l'observa un instant.

    - Arrête de t'en faire pour moi. " Elle ne cherchait plus à être rassurante maintenant qu'il avait retrouvé un minimum ses esprits. Elle souriait parce qu'elle était comme ça, et sans doute parce qu'il était là justement. Elle était à la fois fatiguée, en colère, inquiète et soulagée, sans chercher à paraitre plus l'un ou l'autre. C'était un chaos complexe et elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'il pouvait bien voir ou non à travers ce qu'elle laissait voir pour une fois sans volonté de garder sa dignité. " Je sais que tu es là. Tu l'as été tout le temps, à chaque seconde. " Et elle ne parlait pas spécialement des deux derniers jours. Elle posa le front contre le sien, continuant à lui parler tout bas.

    - Pour l'instant, laisse moi m'occuper un peu de toi. On a de l'eau, des fruits, je peux te faire couler un bain. Dit moi. Tout ce que tu veux.
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  • Lun 13 Fév 2023 - 21:39
    Ca ne lui arrivait jamais, d'une façon telle qu'il etait très étonné par son état. D'habitude, il prenait un temps de calme, de repos, après un événement marquant, dérangeant, le heurtant pour diverse raison. Une sale vision, un décès. Un constat du ridicule de ce monde qui revenait encore et encore, au quotidien. Il n'avait peut être pas choisit le meilleur métier.

    En la sentant grimper sur le lit, il se sentit cependant un peu mieux. IL n'allait de toute façon pas vraiment mal. C’était un simple contre-coup temporaire lié au sommeil. Ça irait mieux dans un instant...Normalement ? D'habitude il n'allait pas jusqu'à finir dans un état aussi lamentable a ses yeux. Elle avait décidément beaucoup d'impact sur son état émotionnel. C’était la seule raison.

    C’était elle.

    Il leva les yeux vers elle et eu un passage blanc dans ses yeux verts, l'air de finalement poser les pieds a terre, mais de toujours ne pas être vraiment la. C’était difficile a définir. Il etait si désolé pour elle. Il avait fait son maximum, mais ce n’était pas assez. Au final certes ils avaient eu le masque, mais il avait eu l'impression de devoir sacrifié quantité de choses au fil des trois jours. Les enfants, les vies des elfes, sa flute, le clan.

    - C'est facile a dire. Bien sur que je m’inquiète. Terriblement.

    Il n'avait pas voulu dire ça, le dernier mot lui avait échappé. Il ne voulait pas montrer de faiblesse. Il devait etre fort pour elle, non pas l'inverse. Dans cette situation, elle ne devait pas a avoir a penser a lui en plus d'elle. Sinon il ne servirait a rien. Il devait revenir dans son etat habituel. Retrouver son air neutre qui le caractérisait.

    Il apprécia le contact de son front mais resta hésitant. Qu'est ce qu'il désirait, en fait ? Il n’était pas trop sur lui même. La seule chose de certain, c'est qu'elle était la et qu'il voulait absolument éviter qu'elle ne disparaisse, même une seconde. Au moins pour la prochaine heure.

    - Reste juste comme ça. Si ça ne te dérange pas.

    Avec sa timidité habituelle et sa maladresse, il passa les bras autour d'elle, pour la serrer comme il pouvait et comme elle faisait en sorte de le laisser faire, contre lui. Oui, la, c’était déjà mieux. Il devait relativiser. C’était ce qu'il faisait généralement. Le masque était la. Elle serait bientôt soignée, libérée. Ils auraient largement le temps de changer la donne pour tous le reste.

    - Tu crois que...

    Une question lui brûlait littéralement la langue depuis l’après-midi dans le parc. Qu'ils avaient discutés. Qu'ils avaient comprit. Mais cette fois, contrairement aux événements précédents, il avait vraiment envie de le dire. Il s’était retenu, mais après tous les événements, il avait le sentiment que rien n’était au hasard.

    - ...que je mérite tous ça ?

    Il ne parvint pas a détailler exactement ce qu'il voulait dire par la, mais c’était potentiellement compréhensible pour elle qui le connaissait bien. Être avec elle, qu'elle soit ainsi la a son réveille, après avoir bravé la vie et la mort ensemble, et qu'elle le regarde de cette manière. Il en eu un frisson supplémentaire.

    - S'il te plait...ne fais plus jamais ça.

    Il ne précisa pas non plus.

    Ne disparaît plus jamais ainsi.
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  • Lun 13 Fév 2023 - 23:03
    - Je suis désolée...

    C'était sorti cette fois, plus vite que sa pensée. Elle fit une petite grimace, pinçant les lèvres tout en se mordillant l'intérieur de la joue. Il s'en faisait... Objectivement, même si elle n'avait pas su comment faire, elle avait tout gérer au plus mal. Et même maintenant qu'elle reconnaissait ce fait, elle sentait que ce ne serait pas simple de le gérer autrement si quelque chose de cette ampleur lui retombait sur le coin du nez par hasard. Alors elle s'excusait. Pour tout ce qui avait eu lieu par sa faute et pour l'angoisse terrible qu'elle coûtait à Shan... Tout en étant reconnaissante qu'il le lui dise.

    A chaque fois, ils étaient un peu plus honnête et à chaque fois ils constataient que l'autre ne le prenait pas mal. A force, cela finirait peut-être par rentrer.

    Laissant à Zim l'autre côté du lit, elle s'était collé davantage du flanc libre de Shan lorsque celui-ci l'avait doucement serré dans ses bras, déclenchant une respiration commune.  Elle se sentait davantage à l'abri. Elle enroula ses bras autour de son dos, la peau nue du jeune homme contre ses doigts tièdes. Et malgré tout, sa question la fit se raidir. Mériter tout ça ? Quoi ? Son angoisse ? L'inquiétude qu'elle lui causait ? Cela lui paraissait une question étrange dans sa bouche. Il n'était pas du genre à être aussi violent ni culpabilisant. Mais sa propre honte l'avait pris de plein fouet. Elle avait beau chercher, elle ne voyait pas à quoi il pouvait faire référence. Quelque chose d'autre... N'importe quoi. Elle le serra un peu plus.

    - S'il te plait...ne fais plus jamais ça.
    - Je suis désolée... " souffla-t-elle la gorge plus tendue. " Mais... je te trouve... un peu dur.

    Elle avait hésité et buté sur les mots. Avec beaucoup elle aurait soit encaissé soit renvoyer la personne dans ses buts sans sommation. Si elle avait eu la certitude qu'il était bien en train de dire ce qu'elle pensait qu'il était en train de dire, elle l'aurait probablement renvoyé sur les roses, lui aussi... L'enfoncer alors qui savait à quel point ça avait été dur pour elle comme pour lui. Mais c'était trop étrange. Elle ne voulait pas crier, s'énerver, se battre maintenant. Surtout pas. Elle n'en avait pas la force et elle refusait la possibilité qu'il puisse être ce type d'homme.

    - J'ai conscience que je t'ai fait du mal et je sais qu'il faudra sans doute du temps pour qu'on laisse ça derrière nous. Je sais bien que tu ne mérites pas ce qui s'est passé. J'en suis vraiment... Je ne voulais pas te blesser, je te le jure. " Le problème, c'était que rajouter la suite, assumer sa faiblesse, sa douleur, son imperfection haut et fort de cette façon, c'était encore plus difficile. Elle ferma les paupières pour ne pas voir ses yeux verts, le temps de se lancer avant de les rouvrir. "  ... Mais ça n'était pas facile pour moi non plus. J'ai vraiment essayé de faire ce que je pouvais. J'étais... perdue. Je vais essayé de faire mieux, j'ai envie de te faire confiance... suffisamment pour ne plus avoir cette habitude de te protéger à ta place. Et même si je mérite surement tout ça, j'arrive pas à comprendre pourquoi tu insistes comme ça... ça ne te ressemble pas et c'est vraiment... C'est dur à entendre.

    Elle avait l'impression d'avoir la langue pâteuse à exprimer tout ça et s'était efforcée de ne pas prendre ses distances.
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  • Lun 13 Fév 2023 - 23:56
    Il redressa légèrement la tête, en l'écoutant lui répondre, ne comprenait pas trop ce qu'elle voulait dire par «dur ». En y repensant, il avait songé qu'elle aurait pu le prendre, a défaut d'un compliment, au moins pour une chose positive. Visiblement c'etait l'inverse complet. C'etait encore cette discussion, de l'engagement, de l'envie d’être ou non ensemble, de ne pas vouloir etre un fardeau comme elle lui avait déjà dis ?

    Elle commença a élaborer et il eu un énième tremblement. Il ne voyait pas exactement le rapport immédiat. Il parlait de la vie en générale, elle semblait totalement focus sur les evenements récents. Il aurait peut être du élaborer ? Mais ce n'etait vraiment pas simple a dire. A elle. Et a mettre des mots sur ce qu'il ressentait.

    - Ro...

    Il avait juste murmuré, et ça c’était sans doute perdu dans le creux des paroles de la sirene. Il cligna des yeux, l'air de comprendre lentement ce qui etait en train de se produire. Il n'avait pas du tout voulu se diriger sur ce terrain et c’était ses propres paroles qui en étaient la cause.

    - Ro.

    Un poil plus fort, mais, emporté dans son élan, elle ne s’arrêta que pour reprendre une respiration et son courage. Elle parlait avec son cœur et enfin elle lui disait vraiment ce qu'elle pensait, sans éluder. C’était ça la base de toute relation pour que cela fonctionne. Il hésita légèrement.

    - Ro.

    Elle semblait arriver sur la fin. Il était content qu'elle dise tout ça, mais beaucoup plus qu'il ne l'aurait cru. Vraiment. C’était un pas énorme comparé au numéro qu'elle lui avait fait trois jours plus tot, dans cette même chambre, en l'observant d'une façon glaciale et en éludant tout ce qu'il disait. Enfin, en lui parlant, elle semblait vraie.

    - Rowena !

    Il n'avait pas crier ou changer de ton. Il avait juste élevé légèrement la voix pour qu'elle s’arrête enfin et se concentre sur lui. Il la fixait totalement désormais, et si elle avait clignée des yeux a un moment, elle le regardait également. Il observa son œil noir d'un coté, et faillit se noyer dans le bleu océan qu'elle lui offrait.

    - Ce..ce n'est vraiment pas ce que je voulais dire.

    Il ne voulait pas l'accabler, parce qu'aprés tout, c'etait lui qui s'etait égaré dans sa formulation. Et il ne savait pas trop comment repartir a l'endroit, d'une façon qui n'allait pas la prendre de court ou renforcer son incomprehension.

    - Je n'ai pas envie un seul instant de te faire croire que j'ai souffert et que je t'en veux pour ça. La seule raison pour laquelle je me sens...mal, c'est parce que j'ai de la peine pour tout ce que tu viens de vivre. Je suis...comment dire....

    Il s’arrêta. Ils etaient vraiment proche maintenant, physiquement comme émotionnellement. Il lacha une de ses mains, et comme trois jours plus tot, vint lui prendre la joue, mais d'une façon totalement différente, avec tendresse, la caressant doucement.

    - J'ai l'impression de...ressentir ce que tu ressens...et je voudrais tellement te soulager un minimum et....je m'égare un peu. Pardon.

    Difficile d'expliquer a quel point il pouvait etre touché par les émotions et la tristesse de quelqu'un d'autre. C’était une véritable éponge. Et avec elle c'etait démultiplié. Il aurait voulu aider ce clan, sans la connaître. Avec elle dans l'équation, il ne pouvait plus penser a rien d'autre que d'agir.

    - Et...juste pour préciser ma premiere question...je me demandais si je méritais...tous le bonheur que tu m'apportes depuis que je te connais. Si je méritais de me reveiller ainsi d'un profond sommeil, et d'etre accueillit dans la réalité ainsi par la beauté et la douceur de la femme que j'aime.

    Il combla le petit écart qui s'etait crée entre leurs front pour achever sa derniere phrase, profitant a fond du contact et de sa présence.

    - Ne refais plus jamais ça. N'essaye plus jamais de me laisser en arriere. C'est ce que je voulais dire.
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  • Mar 14 Fév 2023 - 23:05
    En effet, les tentatives successives pour prendre la parole n'avaient pas été un franc succès et lorsqu'enfin il avait pu en placer une, elle l'avait regarder droit dans les yeux. Ce n'était pas ça ? Ce n'était pas ça... Oui. Elle préférait entendre qu'elle s'était trompée parce que ça avait bien plus de sens que sa propre version. Elle espérait qu'il dise exactement ça et l'écouta avec attention, espérant aussi que l'explication ne serait pas pire que ce qu'elle avait cru distinguer.

    Elle lova sa joue dans sa main, y trouvant une place qu'elle trouvait particulièrement agréable.

    ... Et au final, elle resta tout à fait interdite. Effarée.

    Sa peine à elle... La soulager... Le bonheur qu'elle lui apporte... La femme qu'il aime... Ne plus jamais le laisser en arrière...

    Sa seule demande. Après tout ça.

    Elle déglutit, curieusement sonnée. Même appuyée contre son front, elle n'arrivait pas à intégrer totalement ce qu'il veut dire. Pas avec sa tête. Mais son corps, lui, et son cœur aussi, semblaient avoir reçu le message parce que l'un était bien plus fébrile et l'autre s'était mis à battre plus fort. Elle... Avait bien entendu ? Ses bras dans le dos de son compagnon se resserrèrent un peu.

    D'un basculement, elle passa du front du guerrier à sa bouche, l'effleurant de ses lèvres.

    - Plus jamais. C'est une promesse.

    Que dire de plus ? Elle aurait voulu répondre à toutes ses questions, combler le moindre de ses désirs, subvenir à ses besoins les plus infimes. Mais là encore, ce n'était que ce que son esprit traduisait de cette vague d'émotion pure qui la remplissait avec bien plus de douceur qu'elle ne l'aurait imaginer. Elle ne versa pas une larme. Elle l'embrassa plus ardemment et se laissa peser sur lui suffisamment pour l'inviter à se laisser aller en arrière pour retrouver le contact douillet de son oreiller s'il le souhaitait, avant de s'étendre à son côté ou à demi sur lui, comme elle était, selon l'espace qu'il semblait vouloir conserver.

    Elle pensait lui apporter tant de malheur... Il ne savait pas la joie qu'il lui apportait en quelques mots.

    - Tu n'as pas mérité le bonheur. Tu le ressens, c'est tout. Et c'est bien. " souffla-t-elle les yeux débordant d'une gaieté lumineuse. Il avait réussit l'exploit de lui offrir une nouvelle fois un ciel bleu azur débordant de soleil, pour quelques précieux instants. " Mais si un homme sur cette terre pouvait le mériter, ce serait toi. " La phrase était vue et revue, faite et refaite, mais elle se plaisait à la prononcer avec  conviction. Avec sincérité. Après tout ce qu'il avait vécu, elle était heureuse qu'il se sente bien.

    - Et tu sais... Tu ne peux pas me soulager entièrement, mais tu n'as pas idée de ce que tu as déjà fais pour moi. Du soutien que tu es alors que toi aussi tu as perdu et tu as été blessé dans cette histoire. Savoir qu'en plus tu ne m'en veux pas...
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  • Mar 14 Fév 2023 - 23:53
    - Mais comment pourrais je t'en vouloir une seule seconde ?

    Pour lui ca semblait totalement insensé. Au contraire, tout pour le mieux, et il aurait même pu perdre un membre qu'il aurait trouvé ça normal. Parfait. Pas tant pour la violence que le lien qui était assez fort pour le vivre. Il était satisfait.

    - Rien ne peux plus me satisfaire que partager les joies et les peines de la vie avec toi. C'est si tu ne m'avais rien dis et que tu t’étais obstinée a m'écarter que j'aurais été énervé. Que je t'en aurais voulu.

    Il se laissa glisser allonger, mais au lieu qu'elle vienne sur le coté ou a moitié sur lui, il l'attira entièrement allongée sur son torse, sa main passant de sa joue a ses cheveux, l'autre sur le bas de son dos. Il se contorsionna et ramena la couverture sur elle. Il n'avait pas spécialement froid, mais le baisé qu'ils partagèrent était plus chaud ainsi recouvert.

    - ...Que faisons nous maintenant... ?

    Il se rendit compte de ce qu'il avait dit un instant trop tard. Comme si tout cela n’était pas assez, il remettait la discussion sur le tapis assez vivement. Il eu un air un peu gêné, et comme pour couper court a ça, il l'embrassa de lui même un petit instant en lui caressant le bas du dos, a la limite de la courbure de ses fesses. Il la libéra a nouveau et tenta une autre approche.

    - Tu ne t'es pas ennuyée, durant deux jours ? Qu'as tu fais ?

    Ses yeux se posèrent sur le coté, la ou Zim avait prit place, qui semblait apaisé par la tournure de la discussion entre eux, comme si il comprenait chaque mot naturellement. Ils n’étaient pas fâchés, et au contraire, étaient plus proches que jamais.

    - J'ai vu qu'il y avait beaucoup de documents de sortit. Sur la table. Je t'ai interrompu au milieu de quelque chose ?

    C’était une vraie question, sans aucune once de regret dans la voix. Si c’était le cas, ce n’était pas grave. Il réfléchissait a la discussion sur laquelle il pouvait partir, qui n’était en rapport ni avec le masque et la malédiction, ni avec son clan, ni avec les enfants esclaves, et surtout pas avec sa flûte. Rien que d'y penser, il eu un nouveau tremblement involontaire qui le fit fermer les yeux.

    - Je me disais...

    Aprés avoir parlé des documents, il la serra contre lui un petit instant avant d’enchaîner sur la phrase suivante.

    - Je ne sais pas qu'elle heure il est mais...quand on se lèvera...on pourrait aller se promener...sans penser a tout ça pour l'instant. Juste l’après-midi. Pour souffler. Il faut décompresser avant de pouvoir réfléchir vraiment. Nous précipiter ne...nous causera que du tord. Si...si ca te va bien sur.

    Cirdan et Aelle pouvaient bien rester seuls quelques temps, il n'allait rien se passer de grave. Ils pouvaient profiter d'un bref repos tous les deux avant d'envisager la suite
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  • Mer 15 Fév 2023 - 2:12
    - C'est en t'écartant que je t'ai énervé. " corrigea-t-elle, mais sans regret cette fois. Il ne l'était plus. " Je ne t'avais jamais vu dans un tel état... J'espère ne plus te donner de raison de t'y voir une nouvelle fois.

    Étendue sur lui, la tête au niveau de son cœur, elle ferma les yeux et il put distinctement la sentir se détendre de seconde en seconde. A croire qu'elle allait s'endormir. Et même quand il posa sa première question, elle ne se tendit pas le moins du monde. Durant deux jours, elle avait ressassé ce qui s'était passé et elle s'attendait à ce qu'il ait beaucoup de questions à son réveil. Sur elle, sur son passé, les personnes qu'elle avait nommée... Et même son nom. Mais avant qu'elle trouve par où commencer, il avait repris et elle saisit plutôt les mains du jeune homme au vol pour les replacer sur elle en bougeant le moins possible.

    - Pas vraiment. Je reprenais les notes de recherche dont je me souviens tant que c'est encore frais. Et les règles de mon Code de Conduite... Une habitude du Razkaal. ça me rassure, même si j'y fais de plus en plus d'entorses. " Elle tourna la tête vers la table encombrée. " ça va me prendre encore, je dirais, quelque jours. Quand on sera remis on passera par Ikuza pour vérifier l'authenticité du Masque mais pour une fois, j'ai l'impression que rien ne presse.

    Elle inspira et expira à fond. Ainsi complètement détendue, elle se donnait l'impression d'être au pire, un poisson échoué sur un banc de sable, au mieux un duo de grand fauve affalés l'un contre l'autre après une trop longue chasse sous le soleil de la savane. Au moins l'image était plus séduisante.

    - Tu n'imagine pas comme c'est agréable.

    - Je me disais...
    - Hmmm ?

    Elle ne prit toujours pas la peine de relever les yeux. Paupières fermées, il ne pouvait pas douter de son attention.

    - Je veux bien... Mais je préfèrerai encore ne plus jamais sortir de cette chambre. " avoua-t-elle, déclarant haut et fort son absence de toute envie de bouger de là où elle se trouvait. " Rester là, avec toi, loin du bruit, de la lumière et de tout le reste. ... En fait, je m'attendais à ce que tu aies un millier de question sur moi, et sur mon passé. Si c'est le cas, tu peux y aller.

    Visiblement, mettre son cerveau au repos n'était pas encore tout à fait gagné...
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  • Mer 15 Fév 2023 - 14:50
    Il eu un sourire en entendant sa dernière phrase. Il ne répondit pas, et camoufla son visage pour ne pas qu'elle le voit légèrement amusé. Elle ne l'avait jamais vu comme ça ? Et bien, pour tout dire, lui non plus. Il ne s’était jamais sentis énervé de la sorte. Pas de la haine, une vraie colère, une vraie envie de la remettre droite. Il avait eu la sensation qu'elle s’était perdue et que la, maintenant, elle était de nouveau elle même. Il espérait juste que ce n’était pas l'inverse.

    Il écouta, les yeux a moitié clos, l'explication de son activité. Mince, il devait faire attention a ne pas se rendormir. Son corps était toujours las et fatigué. Il ne s’était jamais sentis de la sorte et il devait faire attention.

    - Selon moi, un code inaliénable n'a que peu de sens. Aucune règle ne peut être toujours suivi, il arrivera toujours une situation ou il n'a aucun intérêt. Non. Pour moi, si je devais avoir un code, ce serait un guide.

    Pas vraiment quelque chose de vraiment précis, mais qui ne devait jamais être une barrière a ce que l'on croyait juste. Si cela devenait une contrainte permanente, c’était que ce n’était pas fait pour nous. Tous du moins, c'est comme ça que lui voyait les choses, et il n'avait jamais rien eu d'écrit de façon stricte. C’était aussi pour ça qu'il avait déjà eu des petits soucis avec la loi ici et la. Elle n'aurait sans doute pas la même vision des choses. Les militaires auraient eu mal au cœur en l'entendant parler. La loi, c’était l'ordre.

    - Enfin, ce n'est que ma vision des choses, ça peut paraître bête.

    Ce qui était moins bête, c’était le fait de se sentir bien ainsi allongés l'un contre l'autre. Il avait aussi envie de ne pas bouger mais il avait cru pendant un petit moment qu'elle aurait voulu se dégourdir les jambes. L'entendre dire ça lui fit forcément plaisir. Un petit air satisfait jaillit a l'intérieur sans qu'elle puisse le voir, encore.

    - Tu commences a parler comme moi. Bientôt, tu seras associables.

    Ses mains continuaient négligemment de la papouiller un peu, de la nuque au dos, faisant des mouvements assez vastes. Loin du bruit et de la lumière, des ennemis pour lui, en tant normal. Mais qu'il parvenait un peu plus a apprécier en sa compagnie.

    La dernière phrase le rendit songeur. Des questions. Oui, il en avait sans doute, mais ce n’était pas trop une priorité. Et surtout, il n’était pas vraiment certain de ce qu'elle avait envie de dire ou non. Juste la. Désormais, elle semblait avoir envie de lui donner des réponses. Mais pour être honnête, il n'avait absolument aucune idée de par ou commencer.

    - Des questions j'en ai sans doute. Mais je sais que c'est difficile pour toi d'en parler. Alors je ne sais pas si c'est vraiment nécessaire. Je voulais savoir des choses pour augmenter nos chances de survies, par pour t’épier. Maintenant que nous sommes en sécurité, ce n'est plus vraiment nécessaire.

    Il cessa de bouger ses mains, se retenant de venir la caresser plus bas, comme il avait eu l'air de s'y diriger, pour la serrer simplement. Il ajouta tranquillement.

    - Mais je dois dire que ton prénom est très beau. Tin'Hinan.

    Sa dernière phrase, prononcé dans le dialecte du clan de son amie, fut chanté tranquillement dans son oreille, jusqu'au plafond.
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  • Mer 15 Fév 2023 - 16:42
    - Dans un métier comme le mien, avoir des limites infranchissables était nécessaire. Il y a toujours une situation ou elle n'a aucun intérêt mais en la suivant toujours on est certain de finir par retrouver la lumière, même quand les ténèbres paraissent absolues.

    Elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle parlait à moitié au passé. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas servi en tant que Limier normale. Plusieurs années. Le Code était resté mais l'environnement lui, n'était plus le même. Plus du tout.

    - Ce n'est pas bête. La preuve, certaines me sont revenues naturellement mais impossible de me souvenir de la règle dix-huit ni de la quarante-quatre... Et ça ne m'angoisse pas plus que ça.

    Elle rit. Il y avait une légère satisfaction amusée dans la voix de son compagnon. Associable. Il en avait de bonnes... Elle avait toujours vécu dans des extrêmes. Le désert en était un, celui de la survie, de la nécessité, de la rigueur de de l'ordre nécessaire. Puis était venu l'extrême misère avec l'esclavage. L'extrême richesse parmi les Ironsouls. L'horreur extrême entre le Razkaal et le Front. Elle avait trouvé son équilibre pendant des années en passant régulièrement d'une rigidité et d'une violence extrême à une liberté et une émotivité tout aussi totale à chaque fois qu'elle mettait ou retirait son masque. Rester dans le moyen lui était difficile.

    Elle savait qu'à un moment ou à un autre, elle retournerait profiter des nuits artistiques des grandes villes, que le charme et la séduction lui manqueraient autant que les combats et la sensation de puissance que lui offrait sa magie. Que la beauté de l'art lui serait nécessaire et que ne pas pouvoir partager ça avec l'homme qu'elle aimait lui crèverait le cœur. Alors ils trouveraient bien une solution pour que cela se passe bien... Sûrement... En tout cas, elle essaierait.

    - Oh ça c'est parce que tu ne connais pas encore les plans machiavéliques que je tisse en secret pour que tu m'accompagnes dans toutes sortes de soirées, de spectacles et de vernissages. Et je ne parle même pas des diners organisés par ma famille. Tu n'as pas idée de ce qui t'attend...

    Elle avait relever la tête, les deux mains appuyées sur son torse pour le regarder et venir poser un baiser sur le bout de son nez sans cacher son sourire de chat. Elle s'attendait à ce qu'il déteste chacun des mots qu'elle avait prononcé.

    - Alors quelques jours en retrait du monde, pour commencer, c'est aussi bien.

    Elle reposa l'oreille contre lui, dans la même position qu'avant, avant de continuer... Au sujet des questions. Ses mots l’apaisèrent. Même en sachant tout ce qu'elle avait pu lui cacher, tout ce qu'elle avait pu vivre, il ne se jetait pas voracement sur cette offre qu'elle venait de lui faire. Son compliment fini de la faire sourire et un frisson remonta le long de son dos en entendant les syllabes de ce murmure oublié depuis bien longtemps. Tin'Hinan...

    Sous la couverture, elle gigota de nouveau pour se redresser un peu plus cette fois. Son corps toujours le long de celui de l'elfe, elle remonta un peu et posa son coude près de son épaule pour s'y appuyer. Son visage surplombait celui de Shan, le couvant d'un regard chaud, et la peau de son ventre, involontairement dénudée par ses mouvements sinueux, se chauffait au contact de la sienne. De sa main libre, la sirène flattait la joue mal rasée du jeune homme.

    - Le Chœur me l'a donné parce que je suis née le même jour que la fondatrice Tin'Hinan, celle qui a sauvé les premiers membres de notre clan du titan qui a détruit Aquaria. Celle qui les a conduit à travers le désert et leur a trouvé un lieu à l'abri de la mer.

    L'explication n'avait pas grande importance. Le ton l'était bien plus. Doux. Souriant. Tout près de lui au point d'en avoir quelque chose d'aguicheur. Elle se surprenait à aimer qu'il sache ce secret que personne, n'avait entendu. C'était étrange... Une plongée dans un passé lointain dans lequel elle pensait ne plus jamais revenir. Et le plus étrange dans tout ça, c'est qu'elle ne retrouvait pas ce nom comme un symbole de souffrance ou de perte. Elle n'en avait pas honte et ne ressentait pas ce rejet primaire qui l'avait accompagné pendant les premières années de son acclimatation en République.

    - Tu sais que ça faisait plus de vingt ans que personne ne m'avait appelé comme ça... Plus de la moitié de ma vie. " traduisit-elle par automatisme. " Il est beau et je crois que j'aimerai toujours l'entendre, mais je préfère encore quand tu utilises mon vrai nom. Celui que Gail m'a donné parce qu'il ne signifiait rien de particulier et que je pourrai devenir exactement ce que j'aurai envie de devenir.
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  • Mer 15 Fév 2023 - 19:56
    Il avait effectivement grimacé, mais autant par l'idée de devoir enchaîner les soirées a répétition, qu'a cause des nouvelles réactions physiques que ses mouvements finissaient par inévitablement causer sur sa personne. Il détourna le regard, histoire de ne pas croiser le sien, en espérant qu'elle évite de trop bouger d'avantage, et ne s'en rende trop compte.

    - Je ne suis pas si peu doué que ça...j'ai déjà fais des soirées mondaines.

    Pour des contrats, en ayant absolument aucune autre possibilité pour parvenir a avancer dans ses enquêtes ou ses missions. En tous cas, ce ne serait pas si difficile si la seule chose qu'on lui demander etait de rester dans un coin, sans avoir a parler a qui que ce soit, pendant qu'elle s'amusait.

    - Figure toi que j'en ai fais une avec une vampire, au milieu de cette année. Pas vraiment volontairement. C’était interminable. Je ne sais pas si ca vaux vraiment le coup de raconter l'histoire...

    Malheureusement, elle se déplaça a nouveau légèrement contre lui, changeant de position. Il fit mine de ne rien sentir, en se concentrant avec des gros yeux sur la conversation. Il savait que c’était stupide d’être gêné, que de toute manière elle allait bien voir un jour ou l'autre Elle avait une histoire fascinante aprés, tout et c'etait facile de se concentrer dessus.

    - Oh, je vois, c'est ce fameux chœur qui nomme les nouveaux nés. Je trouve ça un peu dommage, mais c'est le cas d'un grand nombre de clan du désert.

    Le prénom était une marque d'identité, souvent transmise par les parents. C’était important. Que le clan donne le nom était lourd de sens, mais la principale était qu'au delà d'avoir ses parents biologiques, son père, sa mère, ses géniteurs, c’était le clan lui même. La notion de famille était différente.

    - Je te nommerais comme tu as envie. Rowena me va très bien, c'est aussi un joli nom.

    Il la serra un peu plus fort contre lui.

    Mais tu sais, je ne pense pas que le prénom soit ce qui dicte ce que tu es. Tin'Hinan peut devenir ce qu'elle veut, elle peut suivre la même route que Rowena. Elle peut décider d’être la seule et même personne et lier les deux pour ne faire qu'un. J'aimerais bien connaître autant l'une que l'autre.

    Et encore mieux, connaître les deux réunis pour etre une seule et meme personne. Mais elles étaient bien plus liés que ce qu'elle aurait peut être voulu. Certaine de ses réactions et son attitude l'avait laissé voir. Puisqu'elle voulait parler, et que ca lui faisait peut etre du bien, il enchaina.

    - Cette femme, elle etait de ta famille biologique ? Vous vous ressembliez beaucoup.

    Il avait songé de base a sa mère, mais ça pouvait tout aussi bien etre sa tante ou un sœur plus âgée. Il avait surtout envie de mettre le puzzle dans le bon ordre. Pour avoir une vue un peu plus élevé de la situation qu'ils avaient traversés. Il baissa un peu les yeux, ne sachant si c’était une bonne chose ou non de dire ça, mais il ajouta, un peu géné.

    - J'avoue que...j'ai été un peu jaloux. Et assez heureux aussi, de te voir retrouver ta famille. Même si c’était bref...ils ne t'ont jamais oubliés.

    Et c'etait bien une information suffisante pour changer la vision qu'avait Rowena sur les siens. Il lui caressa toujours le dos distraitement, l'air d'avoir l'esprit un peu ailleurs pendant une seconde, tout en continuant a l'écouter.
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  • Mer 15 Fév 2023 - 21:18
    Bien sûr qu'elle voulait qu'il raconte et elle resta attentive jusqu'au dernier mot de cette histoire avec la vampire. Comme toujours lorsqu'il contait quelque chose, il y mettait les formes et sans même s'en apercevoir il avait une facilité à plonger son auditoire dans l'univers de son choix. Ce petit temps et cette concentration sur un autre temps et un autre lieu lui permis de maîtriser quelque peu les ardeurs au sujet desquelles Rowena n'avait pas dit un mot... Mais tout de même, elle ne pouvait pas s'en empêcher. La mine concentrée du jeune homme l'amusait et lui donnait envie de l'asticoter plus que de raison.

    Elle su cependant rester sage... à peu près. Peut-être était-ce du à ce même rythme de diction si elle trouvait son avis sur les détails de son passé si facile à entendre ?

    - Dommage ? " Elle mis quelques secondes avant de comprendre. " Oh... Oui. C'est surtout différent. Le Chœur est le groupe des anciennes.

    S'il trouvait ça dommage, peut-être qu'il était inutile d'entrer dans les détails. Il n'avait pas encore un point de vue trop antipathique sur ce clan alors inutile d'y aller trop vite. Elle se laissa faire lorsqu'il la serra plus étroitement contre lui, leurs visages se rapprochant d'autant dans un magnifique sourire. C'était la première fois qu'ils se trouvaient dans cette situation tous les deux. L'un sur l'autre, dans un lit, sous une couverture, dans une chambre fermée à clef... Et comme à son habitude, Shan s'échinait à être plus romantique et affectueux que les romans à l'eau de rose qu'affectionnait Raven.

    - Fait attention à ce que tu souhaites... " souffla-t-elle, un voile plus mystérieux passant dans son regard asymétrique. " Celle que j'étais à l'époque est très différente de celle que je suis maintenant, ça pourrait te surprendre et pas qu'en bien. Tu as eu l'occasion de voir ce à quoi ressemblaient les membres du clan...

    Du bout du pied, elle vint caresser la jambe de Shan, bougeant encore un peu, avant de se rappeler mentalement à l'ordre. Doucement... Elle n'était elle même pas tout à fait à son aise en ce moment alors ce jeu de taquinerie pouvait également tourné court... Mais c'était un jeu qu'elle appréciait toujours autant... Et si elle n'aurait pas été très fière de l'avoue, c'était particulièrement plaisant avec lui. Non seulement il était une très bonne cible, mais elle était également en parfaite sécurité avec lui.

    - Cette femme, elle était de ta famille biologique ?

    - Hoyalat tu veux dire ?
    - Vous vous ressembliez beaucoup.

    Elle acquiesça. C'était le moins qu'on pouvait dire. Mais ce n'était pas une réaction franche et massive non plus.

    - C'est... Un peu long à expliquer. C'est important pour toi, la famille de sang, n'est-ce pas ?


    Elle acquiesça de nouveau et cette fois, elle retomba dans une tranquillité plus sérieuse. Son visage vint s'enfouir dans le cou de Shan'aël, le laissant à ses mains que l'accès à une masse de cheveux blancs alors qu'elle passait ses bras entre lui et le matelas. Il n'était pas le seul a avoir appris certaine chose sur l'autre dans cette opération.

    - J'ai entendu ce qu'a dit la vieille elfe. Qu'elle... connaissait ta mère.

    Elle voulait lui poser une question, mais avant ça, elle préférait qu'il comprenne.

    - Quand je dis que c'est long à expliquer, ce n'est pas pour me débarrasser du sujet. Le concept de famille et de clan, c'est la même chose pour les Zasqa, mon clan de naissance. Les enfants sont éduqués par tous les membres de la génération précédente, ceux qui sont déjà adultes quand nous naissons sont nos pères et nos mères. En fait, je n'ai jamais su qui m'a porté et qui m'a engendré. J'ai été éduqué par les hommes jusqu'à l'âge de raison puis c'est Hoyalat qui m'a pris sous son aile pour m'enseigner la Chasse. Elle a été mon mentor pendant dix ans. Alors maintenant, je pourrais dire qu'elle a été comme une mère en quelques sorte. Ou quelque chose entre une mère et un sergent instructeur de l'armée... " essaya-t-elle de plaisanter. " Et après il y a eu Gail. Mes camarades à Magic. Et après Gail. Les Limiers. Les Spectres. Je n'ai jamais eu une seule personne à laquelle tenir, une seule famille. Mais je suis toujours loyale. Alors je ne sais pas si je comprends aussi bien que toi l'importance d'une famille de sang, mais je sais au plus profond de moi ce que c'est d'appartenir à un groupe. Sans ça je serai morte à l'heure qu'il est. " Elle sourit, sincère. " Si tu veux poursuivre cette femme, ne me laisse pas te détourner de ce qui compte. Ce qui est important pour toi l'est pour moi aussi. Je ne pourrais sans doute pas te suivre tout de suite, mais on pourra rester en contact et  nous rejoindre dès que possible.

    Elle revint juste assez haut pour le regarder à nouveau.

    - Pas besoin de prendre une décision tout de suite. Juste que tu puisse envisager cette possibilité. Je comprends ta jalousie. Je serai capable de tout planter pour retrouver un proche égaré. Alors crois moi, je comprends.
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  • Mer 15 Fév 2023 - 22:53
    Il hocha la tete et essaya de se remémorer les détails de la soirée en question.

    - La jeune femme...son nom était...Mélia je crois. Je ne la connaissais pas avant la soirée ? J'ai juste pris un contrat qui m'avait été spécifiquement envoyé, comme souvent. Tu avais vu dans la cours, Aelle s'occupe de trier ceux a mon nom et ceux général. Bref. Je devais me rendre a une soirée et elle était ma cavalière. Il fallait obtenir un objet appartenant a celui qui l'organisait. Un gros Reikois antipathique, esclavagiste, la totale.

    Il croisa le regard de la sirene et comprit aussitôt qu'elle même avait prit acte de son etat. Bon, ce serait compliqué d'esquiver alors autant assumer, un minimum. En sentant sa jambe remonter, il devint probablement cramoisie, et tenta vainement de continuer l'histoire.

    - Je te passe tous les détails, notamment de la partie ou un homme a visiblement eu en tete qu’étant un elfe habillé moins richement que tous les autres, je devais être une sorte de putain présent pour le plaisir des invités...mais je ne lui ai pas fait si plaisir que ça, malheureusement pour lui.

    Il sembla vouloir se détourner sur le coté, mais avait en même temps pas du tout l'air de vouloir se décoller d'elle. Et c'etait le cas. Il soupira et resta le plus de marbre possible.

    - Sache que je n'ai vraiment pas apprécié. L'ambiance était...Reikoise. Je crois que j'arriverais jamais a vraiment aimer ça.

    Il stoppa son histoire la. Elle pouvait toujours demander la suite, mais il etait désormais plus concentré sur les réponses de Rowena. Ils pourraient reparler de sa folle soirée avec une vampire plus tard. Pour l'instant, il était sérieux, seul son corps ne l'écoutait pas trop.

    - Je ne sais pas si je peux dire que c'est important. Je ne pense pas que ta mere adoptive soit moins ta mere que celle précédente. L'important c'est la relation crée.

    Il songea a son cas. Il y avait réfléchit longuement, sans jamais vraiment croire que la dites réfléxion aurait une utilité. Il ne s’était jamais imaginé intéresser qui que ce soit. Mais si il avait eu un enfant, il aurait voulu le nommer avec sa compagne. Ne pas le laisser a d'autre, le soin de l’éduquer et de l'aimer. C’était le rôle des parents, biologique ou non.

    - Je trouve juste que c'est dommage que le parent, quel qu'il soit, ne soit pas celui qui décide de nommer son enfant. La famille en general c'est une chose, les parents ca en est une autre. C'est peut etre pour ça que tu aimes autant ta mere adoptive. Car c’était ta mère.

    Et la première fois qu'elle avait sans doute connue vraiment cette relation. Elle n’était pas une enfant parmi les enfants du clan. Elle etait la fille de Gail. Et c’était totalement différent, de son point de vu, dans l'approche de la relation et de l'amour filial.

    Il l'écouta décrire sa jeunesse avec cette femme qui l'avait formé. Il reconnu dans ses paroles la façon de faire d'autres clans qu'il avait croisé au fil de sa vie. Une sorte de volonté de déshumanisé la personne. Ils n’étaient pas des humains. Ils etaient des membres du clan et ça s’arrêtait la. Ils vivaient et mourraient pour le clan, aimeraient pour le clan, enfanteraient pour le clan. Il n'y avait rien d'autre.

    - Je suis navré mais...je ne pourrais jamais apprécier ce mode de fonctionnement, en tous cas.

    Et concernant la fin de ce qu'elle avait dit, il aurait menti en disant qu'il n'avait pas pensé a la vieille elfe depuis son reveil. Mais ce n'etait pas la peine de se précipiter. Soit elle etait a Melorn et il la trouverait quand il irait, un jour, soit elle etait ailleurs ou morte, et il ne mettrait peut etre jamais a nouveau la main sur elle. Autant attendre.

    Il y a des priorités pour le moment. Te soigner, puis aider ton clan. Le reste attendra. J'aimerais aussi jeter un coup d'oeil aux personnes ayant participés a la vente, d'il y a deux jours. Ces enfants n'attendront pas.

    - Ca non plus, visiblement, il n'avait pas oublié.
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