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  • Jeu 6 Avr - 22:55
    Zéphyr suit docilement la Griffe alors que leur groupe se met en formation pour aller chasser. Les Serres et le reste de leurs hommes leur ont laissé suffisamment d’espace pour que les deux membres de la Main puissent discuter sans être dérangés. C’est une bonne chose, puisqu’ils traitent de sujets importants, qu’il n’est guère bon de remporter au lendemain. La main distraitement posée sur le pommeau de son katana, le maître-espion est prêt à réagir en cas d’attaque bestiale, mais son attention est bien plus tournée vers Deydreus et sa malédiction. La rage qui habite le guerrier est le premier symptôme de la maladie qui coure dans ses veines, et cela renforce sa conviction qu’il doit s’en occuper le plus vite possible, sous peine de simplement devenir un berseker qui n’aura plus aucune trace d’humanité en lui.

    - Tu as une idée de comment la contrer ? Ou bien as-tu des pistes ? Je peux t’allouer des hommes pour augmenter la portée de tes recherches.

    Enjambant habilement un tronc d’arbre écrasé par un laconda, le maître-espion écoute ensuite son ami s’arrêter sur l’ange qu’il a rencontrée. À l’en croire, elle n’est pas fanatisée. C’est essentiellement le premier point que veut savoir Zéphyr. Il n’est pas question d’accueillir en leurs rangs des guerriers ou des mages qui pourraient se retourner contre eux à l’apparition d’un Titan. Il faut que leur oui soit un oui, et que leur non soit un non. Au cours d’une bataille, l’indécision peut toujours être mortelle : aussi cette femme, quelle qu’elle soit, devra se positionner intérieurement dans le conflit qui oppose le Reike et les autres croyants en général. Pour ne pas faire faux bond à Deydreus et aux Serres au pire moment. Pour l’heure, l'assassin ne peut que s’appuyer sur les propos de la Griffe, et selon cette dernière, l’ange a pris du recul sur les actions des fausses déités. Bon. C’est une bonne chose. Ça ne le convainc pas totalement, mais de toute façon, l’Oreille ne pourra pas être persuadée ce soir. Ce serait trop lui demander. Quant à la dévotion de Dey à l’Empire…

    - Je ne doute pas de de ta loyauté, mon ami. Mais il me faut envisager toutes les pistes, y compris l’intention de nos ennemis de te piéger et de corrompre, intentionnellement ou non. Y arriver sera difficile, sinon impossible, ricane-t-il, mais nous, les Membres de la Main, nous sommes leur cible prioritaire pour mieux atteindre le couple royal et l’affaiblir.

    Zéphyr plonge un instant son regard dans l’obscurité alors que Deydreus revient sur l’ange. Il faut reconnaître que le maître-espion lui a posé une multitude de questions, mais plus tôt il les aura posées, plus tôt il pourra se faire une idée de cette inconnue aux cheveux d’argent. Elle est forte, mais est-ce que cela convaincra seulement Tensai ? Leur chef est méfiant par nature, certains pourraient même prétendre qu’il est paranoïaque et tyrannique. De plus, les exigences du roi-dragon sont hautes, très hautes. Dès lors qu’on a baisé dans son estime, dès lors même qu’on a appartenu ne fut-ce qu’un temps au camp ennemi, il est difficile de remonter la pente et de prouver qu’on ne représente plus aucune menace pour sa nation. Il faut alors toujours prouver son allégeance et sa force d’esprit. Cette femme aussi devra passer par là si elle veut cheminer avec Deydreus. Est-elle prête à tout cela ?

    - On ne peut pas changer un cœur en un claquement de doigt, observe Zéphyr, à la fois pour lui-même et pour Deydreus qui marche à ses côtés. Et la loyauté ne s’achète ni par la crainte, ni par l’argent, mais par les actes uniquement. Même si elle convainc Ayshara et Tensai après l’audience, ils vont me demander de l’observer et de leur faire un rapport sur ses faits et gestes, pour confirmer qu’elle n’agira pas contre le Reike. Ce sera ça, son véritable test : la preuve de son allégeance à notre faction dans la durée. Il faudra donc que tu veilles particulièrement sur cette femme, car la moindre de ses actions pourra avoir des conséquences sur la confiance que te porte le couple royal. Elle deviendra ta subalterne, et en conséquence, le moindre écart sera ta faute et ta responsabilité.

    Enfin, pour l’heure, rien n’est fait, c’est juste une analyse possible des futurs événements, mais il est quasiment certain que la vigilance autour de la Griffe sera renforcée en conséquence. Quant à cette histoire de janissaire, qui pourrait être l’un des sorts de la demoiselle, Zéphyr n’y va pas par quatre chemins.

    - Tensai n’est pas un tendre et il l’envisagera. Je pense qu’il faudra envisager une troisième voie. Proposer un test en fonction de la situation géopolitique du Sekai. Aller écraser une rébellion comme on l’a fait aujourd’hui, peut-être. Ou participer à une conquête sur les Terres du Nord, puisque notre nation est vouée à s’étendre de par le monde. Il faudrait un test qui ne soit certes pas irréalisable, mais qui soit suffisamment fort pour prouver qu’elle ne se retournera pas contre la main qui accepte de l’accueillir. Zéphyr réfléchit alors qu’il écarte presque inconsciemment une liane qui bloque leur chemin. Ses actes, mais aussi sa personnalité feront beaucoup de toute façon.

    Un sourire éclaire fugacement les lèvres du maître-espion lorsque le chef des Serres Pourpres mentionne des déplacements des membres de la Main.

    - Crois-moi, il serait beaucoup moins pardonné à Tagar et à Brak de s’immiscer dans les affaires républicaines pour une chasse d’araignée dans la capitale de Liberty. Il était un contrôleur royal, alors, donc il n’avait pas encore son poste actuel. Mais pour peu de choses, on frôlait l’incident diplomatique. Zéphyr avait beaucoup beaucoup grincé des dents en apprenant cette histoire. Dut-il arriver quelque chose à la Cent Dorée qui les accompagnait ou au moindre civil qu’on aurait pu accuser le Reike d’avoir tout manigancé. Bref, les gardes royaux comme les membres qui gravitent autour du gouvernement ne peuvent se permettre de tout faire et je pense que nous en avons tous bien conscience, heureusement.

    Alasker, au moins, rejoignait son point de vue sur cette fille, mais sans surprise, il respectait aussi le point de vue de son chef. L’homme aux prunelles ambrées se contente d’en prendre note en attendant. Ce qui le rassure, c’est que Deydreus est bien déterminé à s’entretenir avec le roi et la reine. Quant à la rencontrer en personne, il est évident que Zéphyr n’y voit aucun inconvénient et que c’est bien dans ses projets.

    - Je la rencontrerai. Peut-être pas dans les prochains jours ni les prochaines semaines. J’ai beau être le maître-espion, il ne m’est pas possible de localiser un ange d’un claquement de doigt. Mais j’utiliserai mon réseau pour la retrouver. Si elle est sur nos terres, ça me facilitera considérablement la tâche. Il faut juste qu’elle n’utilise pas ses ailes pour voyager d’une zone à l’autre. Si elle agit ainsi, ce sera plus difficile pour ses espions de retracer ses déplacements. Cela dit, peut-être pourrait-il aussi utiliser cette amie-esclave qu’elle recherche tant. En échange de son aide pour vérifier qu’elle n’est pas dans l’Empire, elle ne devrait pas refuser de le rencontrer. Mais tout ça est toujours de l’ordre du possible. L’attirer à Ikusa serait le mieux, pour le moment.

    En l’état, Zéphyr se contente de mémoriser la description de l’ange. Il prend soin de graver ces détails dans son esprit, car cela lui sera particulièrement utile. Puis, bien sûr, il entend le prénom de la demoiselle, et il fronce momentanément les sourcils. Luvïel ? Son ami a bien dit Luvïel ? Le maître-espion s’apprête à reprendre la parole, mais les Serres Pourpres attirent alors l’attention des deux hommes. Ils ont retrouvé la trace des lacondas et de quelques cerberus. Un bon travail, qui leur permettrait de voir le bout du tunnel s’il n’y avait pas ces plumes glacées qui flottaient par-ci par-là.

    Hum, ça ne sentait pas bon, ça.

    - Je suis au regret de te dire que je n’en ai jamais affronté. Mais bon, il y a une première fois à tout, lance-t-il d’un ton badin, faussement détendu alors que la situation n’est pas si prometteuse que ça, finalement.

    Si Deydreus compte lui répondre, un craquement dans les branches au-dessus d’eux ne lui en laisse pas le temps. Zéphyr a tout juste le temps de lever la tête pour apercevoir un oiseau de glace, de la taille d’un grand rapace. Instinctivement, l’Oreille dégaine ses dagues, et il fait bien, parce que sans prévenir, le volatile particulier plonge en piqué sur le groupe des Serres.

    Les hommes sont suffisamment vifs et adroits pour éviter le coup, mais une large zone gelée leur montre ce qui leur arrivera s’ils sont un poil trop lent pour éviter les attaques de la créature magique.

    Zéphyr pose ses yeux sur le rapace et il fait aussitôt une proposition à son compagnon d’arme :

    - Je suis le plus rapide, je vais le provoquer. Toi, profite d’un instant d’inattention de sa part pour l’attaquer en traitre. Vérifie, sait-on jamais, qu'il n'y a pas de mage tout près qui a invoqué cette bestiole. Que les autres aillent s’occuper des lacondas et des cerberus !

    Que Deydreus confirme sa stratégie ou non, il n’est pas bon de rester statique, sous peine de se prendre une attaque de l’étrange créature. Aussi, Zéphyr ne tarde pas à se remettre en marche et il décide d’activer sa vitesse surhumaine. Sa démarche devient brusquement plus fluide, plus agile, plus mortelle. Il tourne d’abord en dessous de l’oiseau, qui ne semble pas d’abord quoi faire, puis, il décide finalement de l’attaquer avec son énergie propre. Dirigeant ses ailes vers le sol, des plumes sont aussitôt envoyée vers Zéphyr, qui a la bonne idée de les esquiver. L’impact est sévère : les lianes touchées se retrouvent aussitôt gelées ou simplement cassées en deux ; quand aux troncs, on voit les zones de l’impact, même s'ils sont recouvert d'une bonne couche de glace. Parfois, la créature se lasse et vole avec rapidité derrière Zéphyr, comme si un prédateur ailé chassait sa proie. Bientôt, la petite plaine se change en un décor assez atypique, mélange de verdure et zones sinon humides, au moins verglacées. Mais la distraction a l’air de marcher, et peut-être que Deydreus saura trouver un coin d’où attaquer. Le maître-espion, de toute façon, n'hésite pas à entailler de temps en temps la créature, mais honnêtement, ce sont plus ses lames qui douillent que l'oiseau en lui-même.

    En attendant, bien sûr, il lui reste cette fameuse question.
    Luvïel… Ou a-t-il déjà entendu ce nom ?
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    Deydreus Fictilem
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  • Mer 12 Avr - 11:04
    Terminant sa roulade, Deydreus étira un large sourire sur ses lèvres lorsque son ami prit la parole. Le plus rapide hein? Amusant. L'oiseau laissa alors un cri strident retentir dans la jungle, laissant le temps à l'Oreille de s'élancer pour attirer son attention. Se redressant, Deydreus aboya ses ordres, dispersant dans l'épaisse végétation les différents guerriers et fantassins d'élite afin qu'ils se lancent contre les différentes créatures. L'oiseau de glace, quant à lui, allait devoir affronter les deux membres de la main.

    Observant les mouvements de l'entité, le chevalier aux sombres armoiries esquivait de temps à autres les projections élémentaires de son adversaire ainsi que les mouvements de son ami. Outre la difficulté de seulement atteindre la bête, il fallait composer avec l'environnement qui changeait à vue d'œil et la férocité élémentaire de la créature. D'ailleurs, les quelques coups que portait Zephyr ne faisait qu'entailler légèrement le volatile qui glapissait et gagnait chaque fois un peu plus en férocité, agacé. Se propulsant alors soudainement vers l'être ailé, Deydreus tenta de frapper violemment ce dernier au niveau d'une de ses ailes, ne rencontrant malheureusement qu'une barrière de givre dressée à la va-vite. Prenant conscience de la nouvelle source de danger, l'oiseau piailla avant de lancer contre la Griffe une multitude de pics de glace. Forcé à reculer et à dévier les différents projectiles, Deydreus pesta. La chose n'allait pas être simple, car ce genre de bestioles avait la fâcheuse tendance à être plus intelligente que le reste de la faune parcourant le sekai. Un peu plus loin, les bruits des combats et les cris des hommes se faisait entendre. Ce n'était pas des cris apeurés ou alertes, plutôt des ordres aboyés et de la synchronisation entre les différentes équipes. En vérité, la capture ou l'abattage des autres créatures n'allaient probablement pas causer de problème. Au pire des cas, cela entrainerait possiblement quelques blessés. Mais rien de sérieux, comparé au volatile qui voletait au dessus de Zephyr et Deydreus. D'ailleurs, ce dernier plongeait de nouveau en piqué, projetant un cône de givre qui vint recouvrir le sol, remodelant le terrain à sa guise.

    - Il faut le maintenir au sol! Couvre moi!

    S'élançant sur le côté, le sombre chevalier profita de l'ouverture que lui offrit son ami. Rejoignant la bordure végétale qui n'avait pas "encore" été changé en glace, le guerrier se retrouva rapidement au niveau du gobelin officier, qui avait accompagné le reste des troupes pour cette chasse au monstre. Se retournant vers son supérieur, le petit peau verte laissa un long rictus déformer son visage lorsque Deydreus lui communiqua ses ordres. Puis, lorsque l'armure sombre quitta sa position pour se diriger de nouveau vers la créature, il se mit à l'œuvre. L'objectif était simple. Tandis que les deux membres de la main occupaient le volatile, Flubert et ses archers allaient temporairement cesser de cribler les cerberus et autres lacondas pour lancer une sale de flèche sur l'oiseau. Seulement, les traits empênés ne seraient pas là pour blesser spécifiquement l'oiseau. Seulement pour le ralentir. Pour cause, chaque flèches seraient affublées de différentes lianes. Ces dernières gêneraient le vol du volatile. Ne serait-ce que quelques secondes. Ce qui était, pour le coup, largement suffisant pour les deux membres de la Main.

    Revenant auprès de Zephyr, le chevalier à l'armure noire transmit son plan au maître-espion entre deux esquives et tentatives d'attaque. Une fois certain que le piège était mis en place, l'être aux yeux vairons s'élança de nouveau vers la créature, hurlant au gobelin de lancer ses salves. Une pluie de traits fila dans l'air, passant au dessus et autour de la créature ailée qui prit quelques secondes à comprendre pourquoi elle n'était pas spécifiquement visée. Quand enfin elle réalisa ce qu'il se passait, les lianes se refermèrent sur elle dans une constriction féroce. Entrainée au sol car ne pouvant battre des ailes, la créature glapit et piailla de toutes ses forces, commençant à geler les liens végétaux pour les affaiblir. Puis, enfin, elle brisa sa prison temporaire, déployant des ailes majestueuses. Mais il était trop tard. Propulsé en usant de sa super vitesse au maximum, la Griffe avait traversé l'espace qui le séparait de la bête pour frapper conjointement avec le maître espion. Les frappes furent violentes et précises, bien qu'elles ne purent toucher la gorge de la bête. Les ailes, aussi belles furent-elles, se virent trancher de part en part, déversant sur les plantes gelées une myriade de gouttelettes écarlates. Dans un cri féroce, l'oiseau projeta tout autour de lui une pluie de pieux givrés qui ne touchèrent personne. Les deux membres de la main, s'arrêtant plus loin, s'étaient volontairement mis hors de portée d'une quelconque réponse de la bête. Cette dernière piaillait, battant des ailes lamentablement tandis qu'elle tentait de prendre son envol. Malheureusement, les muscles avaient été tranchés et les plumes trop abîmées pour permettre à l'oiseau de quitter le plancher des vaches. Au sol, l'entité fantastique demeurait tout de même dangereuse et mieux valait-il ne pas la sous-estimer. Seulement, elle venait de perdre son avantage sur les deux membres de la main.

    - Tu peux encore te cloner? Rendons cette bestiole complètement folle.

    Nouvelle projection de givre, nouvelle esquive. Cette fois, la créature ne devait plus composer avec deux personnes mais plusieurs. Déconcentrée par les doublons du maitre espion, l'oiseau peinait à identifier chaque cible. De plus, les profondes blessures reçues au niveau des ailes forçait le volatile à se repositionner constamment. Elle devenait pataude, moins vive. Elle faiblissait. A plusieurs reprises, le duo parvint à asséner quelques coups sur l'animal qui répondait via des attaques de zone hasardeuses. Il tentait, en vain, de piéger les membres de la Main dans une prison de givre qui leur aurait couté la vie. Malheureusement, les deux reikois étaient trop vifs, trop rapides. Alors ses cercles de glace ne faisaient que refroidir un sol déjà gelé. Glissant sur le verglas, Deydreus observa les restes d'un arbre détruit. Brisé en plusieurs morceaux par l'une des attaques de l'oiseau élémentaire, le végétal n'était plus qu'une souche écrasée et pitoyable, qui rappelait vaguement l'existence d'une épaisse végétation quelques heures plus tôt. Sprintant jusque cette dernière, le guerrier à l'armure noire profita d'une énième distraction de Zephyr, s'appuyant sur la souche pour attaquer par une zone inhabituelle pour l'oiseau. Par dessus. Projeté en l'air, la Griffe pivota ses lames pour les mettre pointe vers le bas, hurlant à Zephyr de s'élancer à son tour. Quand la bête releva finalement la tête pour répondre à son attaque, il était déjà trop tard. Silence et Hurlement s'enfoncèrent vicieusement dans le dos du rapace qui glapit une nouvelle fois de douleur. De nouveau, une grande giclée de sang vint recouvrir le sol gelé. Puis le maitre espion frappa à son tour. La bête était vaincue. Retirant ses lames, le reikois sauta du reste ensanglanté de la créature avant de secouer ses deux épées pour chasser le raisiné qui s'y trouvait. Souriant, le guerrier porta son regard sur son ami.

    - Voila une bonne chose de faite. Si la légende dit vrai, j'espère que ce phœnix verra une renaissance loin de nos terres. Tu devrais récupérer sa tête, outre le trophée, je pense que nos confrères du RSAF seront ravis de pouvoir étudier ces restes. Il marqua une pause, portant ensuite son attention vers les bords épais de la jungle. Je n'entends plus trop de cris de la part de nos amis. J'imagine qu'ils sont parvenus à neutraliser les quelques créatures restantes.

    Il rengaina alors ses lames, s'apprêtant à partir en direction de ses hommes. Si la mission touchait "officiellement" à sa fin, il y avait encore beaucoup à faire. Qu'il s'agisse de l'escorte des prisonniers jusque la ville la plus proche, ou bien le transport de potentiels blessés. Ce convoyage serait assez long compte tenu de la dureté de la jungle et surtout, il serait fastidieux à cause de l'esprit rebelle des combattants vaincus. S'ils s'étaient soumis à la mort de leurs chefs, le calme du transport pouvait réveiller en eux des idées stupides. C'est pourquoi il fallait s'assurer qu'aucun d'eux ne se pose trop de questions. Plus loin, l'attroupement de soldats qui arrivaient sorti Deydreus de ses pensées. Devant les Serres, Flubert marchait doucement, tenant dans ses mains une tête de lanconda beaucoup trop grande pour lui. Amusés, les fantassins d'élite riaient et charriaient l'officier qui répétait en boucle qu'il s'agissait de son prix, comme il était celui qui avait porté le coup fatal. Un léger sourire se dessina sur les lèvres du reikois, avant qu'il ne reprenne son air blasé habituel.

    - J'ai l'impression qu'on en a fini ici. Il va nous falloir rentrer avec les prisonniers. Discutons un peu sur la route si tu le veux bien. Cela nous occupera en attendant de devoir rédiger ces maudits rapports. Il ricana doucement invitant le maitre espion à le suivre. Pour revenir à ma malédiction dont nous parlions plus tôt. Je n'ai qu'une vague piste, soufflée par un informateur assez sûr. Mais, avant même de savoir comment vaincre le mal qui me ronge, il me faudra le comprendre et naturellement, si tu trouves quoique ce soit à ce sujet, n'hésite pas. D'ailleurs. Il sortit de l'une de ses sacoches un sceau en forme de D dont deux épées croisées brisaient la lettre. Il nous faudrait peut-être enchanter ces derniers tu ne penses pas? Etant donné les nombreux courriers que nous échangeons, il serait judicieux que seuls nous puissions révéler le contenu de ces écrits.

    Le groupe de soldat arriva alors à leur niveau. D'un signe de tête, le sombre guerrier ordonna à ses hommes de continuer, leur emboitant le pas en direction du camp. Ainsi commençait le voyage du retour.


    Quaerere et perdere [PV Zephyr] - Page 2 Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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    Zéphyr Zoldyck
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  • Ven 14 Avr - 12:13
    Du coin de l’œil, Zéphyr observe son ami se propulser vers la bête élémentaire. Ses coups à lui n’ont pas été très concluants, alors il est curieux de savoir si la force de frappe de Deydreus parviendra à affaiblir leur nouvel ennemi. Mais ce dernier est réactif et est capable de se défendre grâce à sa magie. Alors quand la créature dresse une barrière de glace pour protéger ses ailes, une légère moue apparaît sur les lèvres du maître-espion. Ce piaf est intelligent. Ce n’est guère étonnant puisqu’il s’agit d’une espèce rare : d’ailleurs, la directrice du RSAF serait ravie que les soldats ramènent ce spécimen en vie. Seulement… Seulement voilà, les deux guerriers ne risquent pas de faire dans la dentelle. De un, ce n’était pas comme s’ils avaient le matériel adéquat pour ramener cette bestiole à la capitale ; et de deux, cette entité a un tel potentiel qu’elle risque de leur poser des problèmes chaque jour de leur voyage. Non et non. C’est dommage, mais mieux vaut l’abattre. Alors quand la bête piaille et force la Griffe à reculer, Zéphyr en profite pour se déplacer jusqu’à un angle mort de la créature. Il remarque bien que l’oiseau élémentaire recouvre toute la zone de givre – il n’est pas idiot de vouloir restreindre leur liberté de mouvement – mais le maître-espion est assez fin et assez agile pour se déplacer de branche en branche, en agrippant quelques lianes si c’est nécessaire. Prenant de la hauteur, il réussit un très bref instant à arriver au-dessus de la créature et quand son ami lui demande de le couvrir, le guerrier ne se le fait pas dire deux fois. Sans prévenir, il plonge sur la bête sauvage, qui ne s’attend pas à voir venir quelqu’un d’en haut. Le maître-espion et la bête chutent en même temps alors que l’homme tentent de planter ses lames dans le cou de l’animal, mais sa magie lui donne une armure presque impénétrable. Au moins, l’oiseau a momentanément oublié le commandant des armées impériales, trop occupé à se dégager de l’emprise de Zéphyr. Son unique préoccupation en l’état, c’est bien de remonter dans les airs, et le maître-espion se rend subitement compte qu’il doit urgemment partir en retraite, car des projectiles se créent subitement dans toutes les directions. C’est bien, mais l’Oreille n’a pas envie d’être empalé, il laisse ça aux chefs de la rébellion. Avec regret, l’assassin lâche son emprise sur la bête en revenant au sol, et celle-ci, abasourdie, mais pas suffisamment blessée, reprend précipitamment son envol.

    Ca a néanmoins laissé assez de temps à Deydreus pour donner ses ordres, et voilà venir Flubert et ses archers. L’idée est astucieuse : viser le volatile de lianes pour entraver son vol et rendre ses déplacements plus difficiles et prévisibles. Un sourire naît sur les lèvres de Zéphyr quand il comprend la stratégie mise en place et alors qu’il évite un énième projectile, il ne tarde pas à approuver le plan de la Griffe. La bête ne comprend pas pourquoi on vise autour d’elle, au début, et elle se rend compte bien trop tard qu’elle est piégée dans un amas de cordes et de lianes. Oh, évidemment, il y a sa glace pour la tirer d’affaires et pour réduire en morceaux les liens qui l’entourent. Mais à peine a-t-elle le temps de déployer majestueusement ses ailes qu’elle se trouve prise en tenaille par les deux membres de la Main, qui tranchent et visent ses points faibles. Pas le cou, qui est trop protégé, mais la jointure de ses membres ailés. C’est à cet endroit qu’il faut viser, et une fois les nerfs tranchés, le prédateur devient davantage une proie pour les proches du couple impérial. Sa riposte est prévisible et il ne reste plus qu’à l’affaiblir pour en finir avec elle. Zéphyr opine du chef quand la Griffe lui demande s’il peut se cloner, et bientôt, cinq doubles apparaissent à leurs côtés. L’oiseau élémentaire ne tarde dès lors pas à vivre un enfer. Une attaque a à peine le temps de la toucher qu’une autre la suit et frappe un de ses points morts. Si certaines ne font pas mouche, d’autres créent des égratignures, qui deviennent plaies, plus réelles blessures. La vitesse est l’atout majeur des combattants, et si le maître-espion a perdu sa vélocité originelle à cause de ses clones, leur nombre compense largement et permettent à chacun d’échapper aux ripostes de la créature.

    Reste qu’il faut en finir, et c’est Dey qui a l’idée d’attaquer par-dessus. Lorsque l’homme se précipite en premier, Zéphyr le suit du regard, et en le voyant s’élever dans les airs, il comprend sa stratégie. Lui-même l’avait eue un peu plus tôt, après tout, mais son ami n’avait pas eu le temps de le voir en action puisqu’il donnait alors ses ordres à Flubert. L’avantage du chef des armées, c’est qu’il a une force beaucoup plus colossale que l’assassin, et ses deux armes sont mortelles, tranchantes, fatales. Avant même que la Griffe ne lui adresse la parole, le maître-espion bifurque en direction du meilleur angle de tir possible pour lui, et d’un même geste, il annule la création de ses doubles pour récupérer vitesse, force et agilité. La bête est d’autant plus prise de court par la disparition de ses clones, et elle les cherche du regard sans se douter de l’attaque de Deydreus au-dessus d’elle. Interdite, c’est ensuite un grand cri de souffrance qui traverse la jungle sombre et l’ombre de l’Oreille ne tarde également pas à apparaître dans les cieux. Cette fois, il a abandonné ses dagues pour sortir son katana et il plante le tranchant de sa lame dans une blessure que les deux hommes ont momentanément aggravée blessure sur blessure. Il n’est donc pas difficile pour son sabre de pénétrer dans sa chair et dans ses os, et de provoquer un dernier tressaillement d’agonie. Puis la bête retombe, ses membres blessés s’affaissent et le silence revient sur le champ de bataille. Sortant sa lame du corps de l’oiseau élémentaire, Zéphyr descend souplement au sol et ne tarde pas à sourire à son ami.

    - Les terres du Nord devraient être parfaites pour sa renaissance. Le sabreur inspecte pensivement le corps abandonné à terre, puis il reprend. Laisser son corps ici serait du pur gâchis, c’est vrai. Je vais voir avec mes hommes tout ce qu’on peut récupérer pour le transmettre au RSAF. J’espère juste que la Directrice ne va pas nous faire un sermon sur le fait qu’on l’a tué plutôt que de le ramener en vie… Quant à sa tête, il faut reconnaître que ça ferait un bon trophée, il y a toujours moyen de lui trouver une belle place quelque part. En tout cas, la posture jusque-là alerte du maître-espion se détend quelque peu, et si ça ne l’empêche pas de rester sur le qui-vive par principe, le plus dur est certainement derrière eux, maintenant. L’Oreille se laisse même aller à afficher son amusement quand Flubert ramène une tête de lanconda bien trop grosse pour lui devant Deydreus. Aucun doute que l’officier aura aussi son trophée, et l’ambiance chaleureuse qui règne dans le groupe a ce petit goût de victoire qui, assurément, renforcera les liens des Serres Pourpres.

    Zéphyr prend un instant pour demander à ses hommes de ramener tout ce qui est utile à propos de l’oiseau élémentaire, puis, il rejoint le guerrier aux yeux vairons. Un sourire un peu ironique apparaît sur son regard à la mention des fameux rapports, joie de n’importe quel membre de la Main, c’est entendu. Mais bon, il n’y a pas réellement de morts dans leur camp, et leur mission est une réussite, tout devrait donc passer crème au niveau de l’administratif. Certainement qu’il en parlera également à Tensai lorsque celui-ci reviendra à Ikusa.

    - Déposons les prisonniers à la ville la plus proche. Taisen devrait suffire. Le seigneur de la ville examinera leur cas et soit il réalisera une exécution publique, soit ils perdront leurs droits de citoyens et deviendront esclaves. Cela risque de nous causer un arrêt de quelques heures, mais ça délaissera sans doute nos hommes de se retrouver dans une taverne pour fêter ça comme il se doit. De plus, nous pourrons refaire nos provisions si c’est nécessaire. Les denrées étaient bien sûr très précieuses au sein du désert, mais il s’agissait aussi de remplacer des armes et des armures désormais inutiles. Evidemment, s’il fallait des réparations longues et coûteuses, ça pouvait attendre à Ikusa, mais faire un premier bilan à la ville la plus proche ne pouvait jamais faire de mal. En ce qui concerne les blessés, je me doute que vous êtes parés, mais la plupart de mes hommes ont sur eux des herbes médicinales qui peuvent aider. Herbes qui, accessoirement, pouvaient se changer en poison à l’occasion, mais c’était un détail inutile à mentionner dans l’immédiat. Une fois que nous aurons déposé les prisonniers et que les blessés auront reçu les premiers soins, notre groupe sera déjà plus rapide et pourra progresser plus vite dans le désert. On pourra alors rentrer à la capitale. Qu’en penses-tu ?

    C'est clairement un voyage retour en deux étapes, mais mieux vaut faire les choses progressivement que revenir plus mort que vif tant les terres de l’Empire peuvent être cruelles. Quoi qu’il en soit, Zéphyr attend son retour, puis il écoute à son tour la Griffe, qui mentionne notamment sa malédiction.

    - Je me renseignerai dès que possible et si je trouve la moindre information, je te l’enverrai aussitôt. Zéphyr marque un léger silence en considérant la proposition de son ami concernant leurs sceaux respectifs, pour cacheter leurs lettres et leurs missives. Les enchanter pour que seuls leurs destinataires puissent les lire ? C’est malin, et l’homme ne tarde pas à approuver de la tête avec un sourire appréciateur. Ca empêcherait quiconque de lire nos échanges, effectivement. Vu nos positions respectives, je dirais qu’un tel artifice ne nous serait plus que profitable et protégeraient les projets qu’on mène pour la Couronne. Le maître-espion saisit son propre sceau, qui représente un aigle en vol surplombé d’un Z. Il faudrait aussi qu’on puisse faire lire nos missives à qui on en a envie. Toi à Alasker, par exemple, et moi à Tensai ou à Ayshara, puisque je réside plus au palais que toi. Du moins lui ou un de ses doubles y résidait en permanence, sauf quand la mission qu’on lui afférait était trop importante. On pourrait imaginer que seuls nos sceaux pourraient en relever la teneur, à condition qu’on soit à proximité et qu’on approuve la divulgation de ces informations. Tous des détails qui devraient être réglés avec un maitre-enchanteur mais qui ne devraient pas être impossibles au demeurant. En tous les cas, l’homme est interrompu par l’un de ses propres subalternes qui vient l’informer du rapatriement de l’oiseau élémentaire. Beaucoup d’éléments pourront être envoyés au RSAF, sauf quelques parties qui ont été trop blessées par les lames des deux hommes, ou qui sont bien trop courbaturées de cicatrices pour être récupérables par les Forces du Reike. Zéphyr opine du chef et songe un instant qu’il faudra prendre des dispositions le plus vite possible pour que la carcasse ne pourrisse pas trop rapidement sur le chemin du désert. Mais un mot trotte dans son esprit et un instant distrait, il finit par mettre la main sur ce qui le dérange. Son espionne lui a parlé de cicatrices. Pourquoi cela le turlupine ?

    Puis, cela lui revient, et Zéphyr marquerait bien un temps d’arrêt tant il est surpris. Pas étonnant qu’il n’ait pas tout de suite tilté à propos de Luvïel, puisque cela fait déjà des mois qu’il a entendu parler d’elle. Et à l’époque, elle n’était qu’une inconnue parmi d’autres, une citoyenne du Shoumeï parmi des milliers, une simple acolyte que Seagan avait mentionnée.

    - Dey. Luvïel. Cette fille dont tu m’as parlé. Avant le couple impérial, il serait bon qu’elle aille voir Tagar Reys.

    Oui, comme ça, on a l’impression que sa déclaration sort de nulle part mais le ton de Zéphyr est assez sérieux pour prouver qu’il ne se moque pas de lui.

    - Quand tu m’as dit son nom, tantôt, je n’ai pas eu l’occasion de t’interroger à ce sujet, parce qu’on a été interrompu par l’oiseau. Mais ça me revient maintenant. Je ne l’ai jamais vue, mais le Cœur, lui, l’a déjà rencontrée. Tu sais qu’il y a quelques mois, Ayshara voulait transmettre une missive au Haut-Prêtre ? C’est Tagar qu’elle a envoyé, Tagar et Brak Targ. Ces deux-là ont bien réussi à trouver Seagan mais disons que les choses ne sont pas bien déroulées.

    Bien qu’Ayshara avait pris l’initiative de cette lettre de son plein gré, ce n’était pas le genre de choses qui pouvait échapper au maître-espion, qui devaient connaître tous les tenants et aboutissants de cette affaire.

    - Seagan a bien sûr imposé des conditions inacceptables et a surtout refusé d’entreprendre le dialogue. Mais avant que nos hommes ne partent, il a inscrit dans la chair de l’un d’eux ses conditions. C’est Ayshara qui a dû intervenir pour le guérir, car il s’agissait d’une magie de feu divin. Je ne suis pas sûr que Tagar voie d’un très bon œil ce qu’il s’est passé, si tu veux mon avis. Et dans les rapports… Le nom de Luvïel est réapparu à plusieurs reprises pour mentionner qu’elle accompagnait le Lumina. Autrement dit. Le Coeur doit être convaincu que c’est une fanatique pure et dure, puisqu’ils n’ont fait aucun effort face à la main tendue d’Ayshara et que Luvïel a laissé faire le Haut-Prêtre vis-à-vis des cicatrices de Brak.

    Un silence, un peu plus conséquent, cette fois. Ce n’est pas que Zéphyr veut véritablement mettre à mal l’ange – encore qu’il ne la connait pas, donc il n’en est pas tant que ça affecté –, mais il lui semble juste d’énoncer les faits qu’il connaît sur elle.

    - ... Elle t’a déjà parlé de cet épisode ?

    Il ne serait pas surpris que non. Et à raison cette fois. Dans le premier cas, il lui est inutile de souligner des faits qui peuvent la mettre sous un mauvais jour, surtout si elle veut sournoisement se rapprocher de la Griffe. Dans le second cas, si elle veut se rapprocher de lui sans mauvaise intention aucune, elle n’a aucune raison de lui parler d’une lettre envoyée par l’Impératrice elle-même. Surtout en sachant que Dey n’a, à l’origine, rien à voir avec cette histoire.
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    Deydreus Fictilem
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  • Mar 18 Avr - 14:55
    - Je ne pense pas qu'elle nous en voudra. Au pire, la prochaine fois, on la laissera traiter avec l'oiseau elle même.

    Un léger sourire se dessina sur les lèvres du reikois en observant ses hommes et le reste des troupes qui commençaient à se diriger vers le reste de la jungle pour retourner au campement.

    - Taisen me semble effectivement une bonne destination. Ce n'est pas trop loin et la symbolique est d'autant plus forte de ramener une rébellion ratée dans la ville du Lion. Pour les herbes, qu'ils aillent voir les troupes régulières. Je n'ai pas l'impression que des Serres aient été blessés pendant la bataille mais, on ne sait jamais. Toute aide est appréciée.

    Il s'arrêta alors, commençant à marcher tandis que Zephyr répondrait vis à vis des sceaux enchantés. Leur collaboration était importante et il était nécessaire pour les deux membres de la main de pouvoir échanger librement et sans crainte d'être lus par des personnes tierces. Au moins à présent, les deux reikois pourraient coordonner plus facilement leurs mouvements et leurs objectifs. Quand Zephyr interpella Deydreus sur Luvïel, la Griffe écouta son frère d'arme en silence, avant de finalement enchainer tranquillement, s'arrêtant cependant pour que seuls eux puissent s'entendre.

    - Pour qu'elle rencontre Tagar sur ma demande, il faudrait déjà que je puisse la revoir. Encore une fois, il m'est impossible de prévoir notre future rencontre. Et peut-être que le sang béni m'aura emporté avant d'un jour revoir sa chevelure immaculée. Il soupira. Elle ne m'a cependant pas parlé de cet événement là particulièrement. Mais je sais quel était celui qu'elle accompagnait. Je sais aussi tout le mal qu'il lui a fait et à quel point il l'avait brisée. Comment il avait tenté de lui imposer une vision particulière de notre peuple. Et comment nous étions selon lui des êtres mangeant des enfants et violant toutes les femmes que nous rencontrions.

    Il se remit alors à marcher doucement, accompagné par le maître espion. En vérité, Deydreus repassait les paroles de Luvïel et de Zephyr dans son esprit, recoupant les différentes informations obtenues à ses propres réflexions. La Griffe ne doutait pas de l'ange, mais il n'était pas non plus fou au point d'accorder sa confiance aveuglément sans avoir auparavant pesé le pour ou le contre. Il était pragmatique, même intéressé.

    - Pour le reste, comment pouvait-elle réagir face aux agissements du Lumina? Le défier publiquement pour sa violence, quand bien même ce dernier se montrait d'une radicalité flagrante? Elle aurait fini dans le même état. Et elle n'allait pas soigner quelqu'un que son mentor désignait comme ennemi du peuple qu'elle cherchait à protéger. On peut comprendre que cet acte ait été considéré comme du laxisme de sa part et de la facilité. Mais à ce stade, nous sommes alors tous plaçable dans des cases précises. Et ces actes à mes côtés recouvrent complètement une inaction lors d'une visite. De plus. Si l'acte avait été aussi grave que cela, je ne comprends pas pourquoi le Reike n'est pas alors directement intervenu pour mettre fin à la menace grandissante du Lumina et de ses idées. Il laissa ses yeux glisser sur la verdure et ses hommes plus loin. Je suis cependant d'accord avec toi et il sera important pour Luvïel qu'elle ne vienne directement échanger avec Tagar pour faire amende honorable. Qu'elle s'explique avec lui et lui prouve que le fanatisme ne ronge pas son cœur. Elle peut convaincre ma propre personne, mais c'est les pensées des autres qu'il faudra conquérir. pour Brak'trarg, il faudra que j'échange avec lui un jour. Ne serait-ce que pour parler de ce qui a provoqué sa destitution.

    Ils arrêtèrent alors de parler, observant tous les deux les archers de Flubert qui revenaient en courant d'une position plus éloignée à l'est, trainant avec eux les restes de quelques cerberus abattus. Dans la jungle, les bruits habituels continuaient de résonner dans l'air. Pourtant, Deydreus avait cette impression amusante que le calme était revenu.

    - Enfin. Nous verrons bien ce que l'avenir nous réservera. Allez viens. Rentrons chez nous.

    Le reste de la traversée de la jungle se fit relativement paisiblement. Les groupes armés et rassemblés avancèrent lentement mais efficacement. Quand enfin ils quittèrent l'épaisse végétation pour se retrouver de nouveau dans le désert, la Griffe ne sut pas réellement si il appréciait plus la chaleur aride du sable dansant plutôt que les plantes humides. A la vue du sol aride, plusieurs des rebelles capturés pestèrent et insultèrent les troupes loyalistes, recevant en réponse quelques coups à la tête pour les replonger dans un hébétement sourd. Le silence. Voila ce qu'on leur imposait tant qu'ils n'avaient pas été jugés par les autorités reikoises. Au moins, se disait Deydreus, ils n'auraient qu'à gérer la potentielle rage des soldats vaincus plutôt que des créatures sauvages brutales et venant de partout.

    Bientôt, les grandes portes de la cité du lion firent leur apparition, provoquant commentaires joyeux chez les guerriers impériaux et silence profond chez les rebelles. Quand ils passèrent les murailles, Deydreus escorta avec ses hommes le reste des troupes jusqu'aux donjons afin d'y déposer les différents prisonniers. Une fois chose faite, le reikois observa les différents soldats qui partaient un peu partout dans la ville, notamment pour se rendre dans diverses tavernes afin de fêter leur victoire sur la rébellion. Les Serres Pourpres, fidèles à leur travail et à la Griffe, attendirent simplement que ce dernier ne les congédie. C'est ainsi que le guerrier aux yeux vairons leur donna quartier libre, une fois qu'ils auraient été à la caserne pour s'assurer que tout allait bien entre eux et qu'aucun n'avait caché la moindre blessure ou quoique ce soit. Seul avec le maître espion, le chevalier se tourna vers son ami un sourire aux lèvres.

    - Bien. Nos hommes vont pouvoir se reposer un peu et je pense qu'il vaudra mieux partir pour Ikusa demain matin. Au moins, personne ne devrait tenter de les égorger dans la nuit cette fois. Tu as un endroit particulier où tu veux que l'on se pose? J'crois qu'il faut que je te raconte mes aventures en Shoumei et les missions réalisées. Il ricana doucement. Et aussi de nos différents projets plus posément. Au pire des cas, si tu préfères, on peut aussi aller vers la demeure du maire, on ne devrait pas avoir trop de mal à se poser dans un bureau qu'il nous accordera.


    Quaerere et perdere [PV Zephyr] - Page 2 Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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  • Jeu 27 Avr - 20:00

    Un fin sourire apparaît sur les lèvres du maître-espion quand son compagnon d’arme suggère que ce soit la Directrice du RSAF qui aille récupérer l’oiseau la prochaine fois, si jamais elle se plaint d’aventure aux deux membres de la Main. Décision est en tout cas prise d’aller vers Taisen, ce qui permettra de montrer à tous que la rébellion des environs est brisée. L’Oreille gardera néanmoins un œil encore un temps sur la jungle de Sang, histoire de vérifier que les folles ardeurs de ses concitoyens se sont réellement calmées. Quand on veut éteindre un feu, on veille à ce que les braises soient totalement éteintes ; or, celles-ci peuvent être soigneusement enfouies sous les cendres, pour mieux ressortir à l’improviste et déclencher un brasier. Ses espions veilleront donc à ce que personne ne reprenne le flambeau, et puis bien sûr, il vérifiera qu’aucun agent extérieur n’est lié à cette insurrection.

    Les deux guerriers reviennent en tout cas au sujet de Luvïel, et Deydreus n’a pas tort quand il souligne qu’il doit déjà la revoir avant de lui formuler le moindre souhait. Si cela arrive, il pourra bien lui conseiller de rencontrer Tagar pour faire une mise au point au Ministre des Finances, mais en attendant, il faudrait déjà savoir où elle se trouve. Quant au Lumina qui l’a influencée… Peut-être a-t-elle été trop naïve, peut-être ava-elle une vision trop biaisée à cette époque. Il est difficile pour Zéphyr de trancher qui est le plus responsable, entre Seagan et cette mystérieuse ange. Qu’elle n’ait pas réagi à la violence du Haut-Prêtre, c’est une chose, mais le voulait-elle seulement ? Il y a beaucoup de questions, dans l’esprit de l’Oreille, qu’il ne formule pas directement. Il faudra qu’il se renseigne plus en amont pour que son avis soit plus nuancé. Pour l’heure, cette femme peut autant être une opportunité qu’un grain de sable à éjecter.

    - Nous verrons, finit par acquiescer Zéphyr. Occupe-toi d’abord de la malédiction du sang béni. Ca me ferait chier de devoir collaborer avec une autre Griffe en à peine quelques semaines. Un sourire vient temporairement adoucir ses propos puis il ajoute : Je chercherai Luviel et si je trouve ça trace, je t’en ferai part. Mais le Sekai est vaste. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Si elle est bien dans le Reike, cependant, peut-être aurais-je des échos sur elle, tant sa race est rare et peu commune sur nos terres. Pour le reste, ce sera à elle de décider si elle veut faire amende honorable. Si ce n’est pas le cas, nul doute que la Griffe et la belle aux cheveux d’argent devront sans doute prendre des chemins différents. Mais ça, Dey en est déjà conscient.

    La traversée dans la jungle est paisible, si on écarte la rencontre de quelques bêtes sauvages propre à ce milieu tempéré et humide. Mais la troupe est efficace, et le sentiment du devoir accompli motive le groupe à avancer vite et bien. L’une de ses espionne lui demande même l’autorisation de reccueillir quelques ingrédients de la flore qu’ils rencontrent : ce sont des éléments parfaits pour élaborer quelques poisons, et elle est justement experte en la matière. Zéphyr acquiesce simplement, à la condition que ça ne ralentisse pas leur avancée. Finalement, au bout de quelque temps, les hommes revoient enfin le désert. Oh, bien sûr, les prisonniers n’en sont pas ravis, mais on ne leur demande pas leur opinion et quelques avertissements et coups bien sentis les replongent dans le mutisme. Du reste, leur attaque nocturne leur donne l’avantage d’avoir encore un temps chaud, mais pas caniculaire, propice au voyage jusque Taisen. L’aube s’est déjà levée, mais on est loin d’être à l’heure de sexte, et les guerriers ne doivent pas encore subir la chaleur torride du désert. Autant en profiter pour gagner le plus de terrain possible.

    Lorsque Taisen se présente à l’horizon quelques heures plus tard, la gaieté des soldats est bien visible, et l’Oreille ne cherche pas le moins du monde à les réprimander. Pour eux, c’est la fin d’une mission réussie, qui n’a pas été forcément facile. Si Deydreus congédie les Serres, le maître-espion, lui, permet également à ses hommes de prendre congé, pour autant qu’ils se soignent correctement auprès de quelques médecins ou soigneurs en ville si c’est nécessaire. Il retient juste à un de ses agents et lui demande d’aller se présenter à la mairie de la ville pour fixer une rencontre avec le seigneur le local le lendemain matin. Cela permettra au chef de la ville de se retourner et de faire les préparations adéquates pour accueillir les membres de la Main. En l’état, l’après-midi est déjà bien avancé et que la nuit va bientôt tomber, alors il est peut-être plus sage que la Griffe et l’Oreille n’imposent pas leur présence fortuite dans les demeures fortifiées de la cité, quoique ce serait bien mérité.

    Il n’en reste pas moins que les Reikois ont quelques heures à tuer, et le sabreur se tourne vers la Griffe avec un sourire.

    - J’ai envoyé quelqu’un prévenir le maire de notre arrivée en ville et je lui ai suggéré de nous recevoir demain, pour qu’on parle de cette rébellion qu’on a annihilée. Ca lui permettra par ailleurs de nous recevoir comme il se doit – puisqu’il ne peut décemment ignorer l’arrivée de deux Membres de la Main dans sa ville. Son intendant le préviendra certainement qu’il a quelques prisonniers dans ses cachots et qu’il devra certainement les exécuter demain, ou les condamner à l’esclavage à cause de leurs crimes. Je pense qu’on devra y assister avant de repartir. En plus, cela permettra à la populace de voir ouvertement le commandant des armées impériales. Il était plus important pour Deydreus de se montrer au peuple que Zéphyr lui-même. Entre eux deux, c’était son ami qui représentait le plus l’Empereur pour les petites gens, car c’était le général qui guiderait les soldats sur le front, en cas de combat. En attendant, et si je t’emmenais dans une des planques de nos espions ? Je ne crois pas que tu y as déjà fait un tour. Ce sont des caches comme des autres, pas très luxueuses, mais fonctionnelles et efficaces. On en a dans toutes les grandes villes. Cela nous permet d’être indépendants de l’autorité locale - même si nous pourrions tous les deux réquisitionner des bureaux de la seigneurie, cela va de soi.

    Zéphyr attend le retour de son ami, puis il prend les devants pour le guider dans la belle ville fortifiée. On ne peut pas dire que l’art et le raffinement soient mis en exergue dans cette cité : que du contraire puisque, depuis quelques siècles déjà, Taisen est surtout connue pour son aspect sobre et ses maisons en pierre. Seuls les demeures des riches et des nobles se démarquent quelque peu dans la ville militaire, mais ce n’est pas là que va les emmener l’Oreille. Celle-ci va plutôt dans un quartier central, qui est proche à la fois des casernes militaires, de la mairie, et des zones résidentielles. Il entre dans une bâtisse qui ne paie pas de mine, à première vue : c’est une maison simple comme beaucoup d’autres, qui a même la devanture d’une échoppe. C’est un magasin d’alchimie sans prétention – du moins, c’est ce qu’on cherche à faire croire –, et Zéphyr accorde aussitôt quelques paroles chaleureuses à la gérante de l’endroit. C’est une de ses agents, du reste, et elle ne tarde pas à les faire passer à l’arrière de la boutique. Une porte cachée permet aux deux sbires d’accéder à la planque proprement dit. A l’image de Taisen, ce lieu de travail et de repos est avant tout pragmatique. Une grande pièce dotée d’une longue table et de chaises en bois permettent d'avoir des réunions pour ses agents : sur le mur s’étale une grande carte du Sekai avec différents points soulignés par quelques épingles de différentes couleurs. Les unes montrent les endroits à surveiller, les autres celles qui font déjà l’objet d’une mission en cours. Sur un autre mur encore, différents portraits ont été fichés, soit parce qu’ils peuvent être des ennemis de l’Empire, soit parce qu’ils méritent quelque protection ou encore quelques investigations, cela à leur insu. Différents rapports, rangés sur des étagères, sont prêts à être envoyés par missive, dans un langage codé pour ne pas que tout un chacun puisse deviner ce dont il s’agit. Plus à gauche, enfin, se trouve un endroit un peu plus cosy avec des fauteuils qui datent d’un autre temps, mais qui remplissent toujours leurs offices. D’ailleurs, on peut trouver quelques jeux très basiques – un jeu de fléchette ou encore un plateau d’échecs - pour passer le temps de ceux qui doivent passer par là.

    Evidemment, il n’existe pas que cette salle : dans une autre pièce, différents lits ont été aménagés, une autre salle plus petite permet également de se restaurer, et enfin, on trouve une sorte de laboratoire artisanal – ce n’est pas pour rien que son espionne gère un magasin d’alchimie après tout. La seule chose, c’est que cela profite aussi bien à la Couronne qu’à ses clients habituels. La demoiselle profite d’ailleurs de sa proximité avec la jungle de Sang pour se procurer quelques rares ingrédients, et parfois, elle va même jusqu’au lac Rebirth et jusqu’à Kyouji pour faire davantage de marchandage avec ses compatriotes ou quelques marchands de la République.  

    - On peut se poser là si tu veux, suggère Zéphyr. Elinore va nous apporter de quoi nous restaurer. Elle habite surtout à l’étage et sa maison est un point de chute pour ses autres frères d’armes. Comme d’autres maisons de par le Sekai d’ailleurs.  

    L’homme s’interrompt puis sourit.

    - Comme je te l’ai dit, ce n’est pas le grand luxe, mais c’est fonctionnel. En tout cas, fais comme chez toi.  

    De son côté, Zéphyr jette un œil à la paperasse qui l’attend, lui et ses chefs de cellule, mais pour l’heure ce n’est pas le plus important et il finit par s’asseoir en lançant un air malicieux à Dey.

    - Alors, il me semble que tu as vécu des aventures peu communes ces derniers temps. Suffisantes pour inspirer un barde. Tu veux en parler ou tu préfères commencer par les projets que tu veux lancer ? Lequel voudrais-tu présenter en premier à l’Empereur, d’ailleurs ?  
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    Deydreus Fictilem
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  • Lun 1 Mai - 11:51
    - Allons voir cette fameuse planque d'espion Zéphyr.

    Un sourire s'installa sur les lèvres de la Griffe après sa phrase. La mission avait été un succès complet. La rébellion, écrasée. Les pertes, absentes. Et au passage, ils avaient même récupéré des composants pour le RSAF. Vraiment, tout s'était parfaitement déroulé et à présent, ils allaient pouvoir enfin souffler et se reposer. Pour le reste, la volonté du maître espion de se rendre dans une planque plutôt que dans une grande maison amusait Deydreus. Il n'était Griffe que depuis peu de temps et pour être tout à fait honnête, le guerrier avait encore un peu de mal à accepter qu'on lui cède chaque fois une demeure pour ses différents séjours. Alors, autant profiter d'un peu de "fonctionnalité" plutôt que de confort pur. Et puis, ils venaient à peine de s'annoncer au maire. Il aurait aussi été malvenu de demander directement un endroit où séjourner. Tout du moins, c'était l'impression du chevalier. Lorsqu'ils s'installèrent enfin dans la fameuse planque que son ami lui faisait découvrir, l'homme aux yeux vairons analysa toute la composition de cette dernière, à la fois curieux et amusé.

    - Tu la remercieras pour moi. Et puis, pour ce qui est du confort... Il étira un léger sourire. Tu sais quand on a crapahuté dans autant de campements que moi, le fonctionnel s'apparente souvent au luxe. J'ai déjà dormi sur une simple planche de bois, tandis que des combats avaient lieu à quelques lieux de ma position alors autant te dire qu'à présent, je relativise pas mal les choses. J'apprécie également de ne pas me précipiter avec toi directement chez le régent local. Tu me connais. L'administratif et moi, nous ne sommes pas très amis.

    Le chevalier soupira alors doucement, étirant légèrement ses muscles tandis que Zéphyr venait s'asseoir. Déposant au passage ses lames contre un des murs, le chevalier aux yeux hétérochromes prit le soin de recoiffer sa tignasse d'ébène ainsi que sa barbe, légèrement ébouriffée par le voyage et les précédents combats.

    - En effet, on peut dire que j'ai pas mal bourlingué. Entre les armées spectrales du Shoumei profond et les différentes petites rébellions écrasées près du mont Kazan, il faut dire que le travail n'a pas manqué. Il soupira doucement, repassant les événements passés. Et puis il y a les aventures plus douloureuses. Je ne sais pas si tu te souviens de Talia dont je t'avais déjà parlé. Et bien... Elle est morte. Elle souffrait de la même malédiction que moi, mais y a succombé. Je fus celui qui tira de ses lèvres ses derniers soupirs. C'était... Juste un peu avant que le duel avec l'Empereur ne soit proclamé.

    Le chevalier regarda quelques instants le fond de la pièce, un gout toujours amer dans la bouche alors qu'il revoyait en souvenirs le corps meurtri de celle qu'il avait un jour aimé et considéré comme son amie la plus précieuse. Il se remémorait son regard de jade et sa longue chevelure noire. Sa peau de porcelaine et sa voix de cristal. Puis tout le sang versé. Encore et toujours. Cette mort qui accompagnait chacun de ses pas. Deydreus prit ensuite le soin de raconter différentes missions à son vieil ami, narrant au passage le recrutement de Kahl et sa volonté d'agrandir toujours plus les Serres. D'en faire un véritable régiment d'élite qui servirait l'Empire. Puis, il enchaina naturellement sur ses différents projets.

    - Pour ce qui est des projets que je compte mener pour notre nation. Ils sont nombreux, tu t'en doutes. Je pense tout d'abord proposer à l'Empereur la création d'un régiment spécialisé. Un groupe œuvrant sans bannière, comme je le faisais autrefois et à la manière des Spectre. Mais de manière plus structurée et officielle. Un groupe de forces spéciales, en somme. Ces derniers pourraient être un concentré des meilleurs guerriers, sélectionnés par l'Empereur et moi même et qui seraient issus des différents clans barbares. Des élus qui feraient pleuvoir l'honneur sur les clans d'où ils viennent, augmentant leur renommée et offrant des challenges pour ces tribus dont l'absence de guerre a tendance à agacer. Nous sommes un peuple composé d'une multitude de traditions et de cultures. Autant en profiter et en jouer pour permettre une meilleure intégration des tribus les plus "terre à terre". Il faudrait également créer différents régiments de soldats d'élite, pour faire une distinction plus nette entre les troupes "de bases" et ceux plus efficaces. Je compte également inventoriser toutes nos troupes. Faire une liaison plus forte entre ma personne et les différents officiers. Je ne peux renforcer et améliorer notre armée si je n'en connais pas la composition réelle. Entre ce qui est écrit sur le papier et la réalité, il y a une marge. Il se gratta la barbe, pensif. Combien de fantassins peuvent-ils réellement se battre et ne sont pas simplement devenus des encroutés? Combien de cavaliers avons-nous réellement? Les arcs de nos maitre-archers sont ils tous en bon état? C'est un travail de fond, mais il me semble nécessaire car je n'ai pas l'impression que cela ait été fait depuis des années. Et avec la fin de la guerre, ces valeurs sont probablement faussées.

    Il marqua une pause dans son propos, observant la fameuse Elinore qui leur apportait à boire et à manger. La remerciant doucement, le reikois attrapa un verre d'eau qu'il passa dans sa gorge rapidement. Satisfait, le guerrier déposa ensuite le verre avant de reprendre doucement.

    - Il faut également que je puisse voir qu'elles sont les applications réalisables pour le RSAF vis à vis de l'armée. Comment nous pourrons utiliser les différentes entités dressées en cas de conflits, qu'elles seraient nos limitations. Alasker étant un passionné des bêtes, je pense que je lui confierai cette tâche spécifique pour me concentrer sur le reste. Ensuite, il faut aussi agir pour le Nord et Shoumei. Mener à bien notre expansion sans tomber dans le piège stupide des troupes trop étendues. Je sais à quel point la sécurité tient à cœur à notre Empereur et je tiens aussi à lui présenter les faiblesses d'une extension trop rapide. Et puis il y a le danger républicain à ne pas ignorer. Si nous les laissons trop dans notre ombre, les têtes pensantes de la nation bleue pourraient fomenter quelque chose d'insidieux à notre égard. Il fixa ensuite son regard sur son ami. Enfin, il y a les expéditions militaires potentielles. Comme Benedictus, Sancta ou Celestia. Si les deux dernières ne sont pas dans mon giron direct, on a déjà parlé de l'ancienne capitale et tu connais mon positionnement à ce sujet. Alors il me faut préparer tout cela, avec toi. Gérer nos effectifs et voir ce qui est réalisable ou non.  

    Il ricana doucement, reprenant à boire avant de revenir à sa position précédente. Clairement, le travail ne manquait pas et le guerrier avait fort à faire pour assurer la suite du Reike et de son armée. Comme il le disait, certaines tâches allaient se faire sur le fond, peut être même sur plusieurs années. Mais c'était quelque chose de nécessaire afin d'améliorer la cohésion globale de l'armée. Peut-être même que le chevalier proposerait la création d'un uniforme unique, pour tous les guerriers de l'armée. Un symbole qui les définirait plus précisément. A l'instar des Serres Pourpres, facilement identifiables parmi tous les autres soldats de l'Empire. Plongeant alors son regard vairon dans les yeux de son vieil ami, le reikois laissa un léger sourire glisser sur ses lèvres.

    - Et toi Zéphyr, quels sont tes projets futurs pour la nation? Tes avis sur les différents décrets et décisions récentes? Qu'as-tu fait ces derniers temps? Je t'ai raconté mes différents périples mais j'ai hâte d'entendre les tiens. D'autant que tu le sais, j'ai toujours adoré les histoires d'espions.


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    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

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    Zéphyr Zoldyck
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  • Sam 13 Mai - 23:02

    Deydreus n’était pas tellement incommodé par le caractère pragmatique de leur abri. Ce n’était pas tellement étonnant puisqu’il était un soldat qui avait vécu un entrainement militaire au sein du Reike. Avec ses hommes, il avait l’habitude de vivre à la dure, aussi il ne serait pas dépaysé par leur refuge momentané. De toute façon, à l’entendre, il avait déjà dû dormir tout près de conflits armés, alors… se reposer dans une maison calme, quoique simple et fonctionnelle comme le reste de la ville, ça pouvait relever du paradis pour certains vétérans de guerre.

    D’un air intéressé, Zéphyr laissa son ami lui raconter les derniers événements qu’il avait vécu. Entre la répression des rébellions, et les armées spectrales du Shoumei, la Griffe avait certainement eu son lot d’aventures, mais ce fut la mention de Talia qui attira davantage l’attention de l’espion. Hum, elle avait la même malédiction que le guerrier sombre et avait malgré tout succombé ? Il ne pouvait pas dire qu’il était attristé par la perte de la jeune femme, car il ne la connaissait pas réellement, mais… D’une certaine manière, ça ne promettait rien de bon pour le chef des armées impériales, si d’autres avaient péri avant lui de la même « maladie ».

    - Je suis désolé que tu aies dû perdre Talia, et peut-être même d’autres de tes hommes lors de ton périple. Ca, au moins, c’était sincère. Moi-même je déteste voir des connaissances ou des amis mourir devant moi, sans que je ne puisse y faire quelque chose. C’est humain, tu vas dire, mais c’est toujours… frustrant, désagréable… au bas mot. J’espère au moins que Talia a pu être un peu réconfortée par ta présence au moment de mourir. Une légère pause. Si elle a la même malédiction que toi… Peut-être a-t-elle pu te donner des indices sur les façons de lutter contre la malédiction du sang béni ? Cette malédiction est-elle fort répandue d’ailleurs ?

    De prime abord, le maître-espion avait cru comprendre que ce sang béni était assez rare, mais il pouvait toujours se tromper là-dessus. Il se tut ensuite lorsque Deydreus lui raconta d’autres missions qu’il avait eues, telle sa rencontre avec un Oni qui avait fini par intégrer sa troupe. Celle-ci, d’ailleurs, continuait à multiplier ses expériences de combat et l’homme aux yeux ambrés n’était pas surpris que le guerrier ait de grands projets à son encontre.  

    - Les Serres sont déjà une troupe d’élite à elle toute seule, tant elles ne craignent ni la mort, ni l’affrontement, et tant elles savent obéir et élaborer des stratégies efficacement, en fonction des forces en présence. Je pense qu’elles peuvent devenir un solide outil pour l’Empire mais, d’autre part, je pense aussi qu’elles doivent rester ta troupe personnelle. Ce sont tes frères d’armes. Les autres soldats de l’Empire le seront aussi, mais eux seront davantage tes subalternes, et puisqu’ils ne te connaîtront pas, il y aura toujours une sorte de… fracture, mélange de respect envers la hiérarchie et d’adoration pour un homme qui représente le couple royal. Un général était d’une certaine manière toujours la fierté de l’armée quand on allait de victoire en victoire. Des défaites, il y en aurait aussi, évidemment… Mais le tout serait de perdre seulement une bataille et pas la guerre. Enfin, il fallait revenir au sujet. Je ne vois pas Alasker et les autres être commandés par quelqu’un d’autre que toi. Je suis même quasiment sûrs qu’ils n’accepteront jamais un autre chef tant vos liens sont forts, dans la vie comme dans la mort. Bon, peut-être n’en allait-il pas de même pour les nouvelles recrues, mais si elles correspondaient bien à la mentalité du groupe, ces dernières arriveraient vite à comprendre pourquoi Deydreus était leur dirigeant et le lycanthrope son bras droit. Pour ce qui est de la troupe de forces spéciales, elle pourrait effectivement être un gros avantage sur le terrain si on peut les envoyer à des missions spécifiques, en ton nom et celle de l’Empereur. J’aime bien aussi l’idée que cela augmente le prestige de leurs clans, et qu’ils offrent des challenges à leurs tribus. Chez certains, la paix agace et ils ne peuvent jamais se tourner longtemps les pouces… Continuer à s’affronter, sous la houlette de ces soldats d’élite, permettra d’affiner leurs capacités guerrières et de développer leur combattivité. Et si, en définitive, toi ou Tensai les appelez au combat, ils répondront présents sans être trop rouillés par l’absence de conflits sur leurs terres.

    Inventorier les troupes, davantage savoir qui est un simple soldat, et qui a une solide expérience militaire derrière lui renforcera de facto l’armée reikoise.
     
    Ce travail est nécessaire, acquiesça Zéphyr. Tu aurais même intérêt à mener peut-être une « purge » parmi les éléments nocifs de l’armée. Il doit bien y avoir des dunarks ou des luteni fiers de leur titre, qui n’ont pourtant rien à faire sur un champ de bataille. Le Reikois pinça les lèvres à cette pensée. Je ne dis pas que ça te rendra populaire auprès de tous, mais ça montrera ta détermination à tes officiers, cela renforcera le respect de ceux qui souffrent de leurs supérieurs, et cela te permettra de… oui, de faire le ménage un peu. Pour mieux nous préparer aux batailles à venir.  

    Quant au RSAF, collaborer avec eux, ou au moins s’informer des bêtes disponibles pour le combat était une bonne idée, surtout si elles étaient grandes ou si elles avaient des capacités spéciales à prendre en compte. Un peu amusé à l’idée qu’Alasker s’occupe de ce domaine, le maître-espion finit par prendre la parole, après avoir remercié Elinore pour le repas qu’elle leur avait apporté.

    - Personnellement, je tiens aussi à ce que nous ne nous étendions pas trop vite. Mon domaine est différent du tien, mais construire un réseau d’espionnage ne se fait pas un jour, tu le sais. Les villages ou les villes conquises… voient souvent d’un mauvais œil l’envahisseur que nous sommes. Cela même si nous apportons de l’aide et des infrastructures conséquentes. Bref, lors d’une conquête, il y a toujours des germes latents de rébellion, et tu sais que c’est mon boulot de les repérer, voire même de les étouffer dans l’œuf. Pour ce faire, je dois envoyer mes propres hommes, infiltrer tous les milieux, et atteindre patiemment que le poisson soit emprisonné dans mes filets. Je sais comment faire parler les gens et je sais obtenir de nouveaux informateurs, mais créer ma toile prend quand même un temps certain. Or je préfère la consolider, pour qu’elle résiste aux tempêtes, plutôt que de créer de minces fils de soie que la moindre étincelle viendra brûler.

    Le pire qui pouvait arriver pour un maître-espion, c’était d’être aveugle du jour au lendemain faute de ne plus avoir d’agents sur le terrain. Ou pire, d’avoir des espions qui avaient retourné leur veste pour une autre cause que celle du couple royal.

    Quoi qu’il en soit, cela lui permet de passer à ses propres projets, et puisque son ami l’interroge, Zéphyr ne va pas se faire prier.

    - D’une certaine manière, j’ai une idée un peu semblable à la tienne, commence-t-il. J’aimerais mettre en place une troupe d’élite, des espions à ma solde uniquement, qui ne doivent pas répondre à mes chefs de cellules. Il s’agirait, si tu veux, d’homme de mains à qui je pourrai donner des missions spécifiques, aussi bien à Ikusa que sur les terres du Reike. Il y aurait d’une part des missions de reconnaissance, évidemment, mais aussi d’assassinat éventuel, si c’est nécessaire. Je souhaiterais notamment leur faire intégrer la Pègre pour mieux les détruire de l’intérieur. Peut-être pourrais-je également leur demander de trouver des éléments prometteurs pour renforcer nos troupes. Un de mes seconds objectifs, également, est d’améliorer la rapidité de nos échanges d’informations. La logique veut que les espions, sinon le Feu, l’Eau, et le Vent, me fassent des rapports suite à leurs voyages ou les objectifs qui leur sont assignés. Mais mes agents peuvent parfois mettre plusieurs jours à rentrer à la capitale ou dans une autre ville du royaume. Les pigeons voyageurs peuvent bien sûr relayer plus vite les informations, mais ils peuvent également toujours être pris en chasse par des oiseaux de proie, sinon par l’homme lui-même. N’importe quel message est codé, mais aucun système n’est infaillible. Alors pourquoi ne pas pallier à cela par un système de relais ? L’idée est de mettre en place des espions qui puissent communiquer par télépathie dans diverses parties du royaume, jusqu’à me prévenir à la capitale. Evidemment, là-aussi, je dois veiller à choisir les bons agents, qui ne trahiront jamais la Couronne et qui sachent comprendre ce qui urgent ou non. Il leur faudra aussi être extre^mement fidèle aux message reçu. Mais cela permettrait un échange d’informations quasi-instantané, et plus un espion transmet son information tôt, plus elle est fiable. Plus elle nous parvient vite, plus on pourra également prendre des mesures en cas de désordre, de catastrophe ou d’un autre événement marquant..

    En un mot, l’efficacité est ce que recherche Zéphyr et il continue.

    - Si je garde un œil sur la République comme sur le Nouvel Ordre, au fin fond du Shoumei, je t’avouerai aussi que mon objectif n’est pas que de retrouver les Titans pour révéler leurs positions à Tensai. J’aimerais trouver Vaenys. Tu sais, le frère de l’Impératrice. Cet homme pourrait très bien chercher à se venger contre l’Empereur. Il était né pour être roi et voilà qu’un barbare lui prend tout. Je me méfie d’une rébellion cachée, qui cherche à nous poignarder dans le dos au moment où on s’y attend le moins. Tout le monde n’apprécie pas la Couronne, et d’aucuns pourraient trouver merveilleux de voir le Reike à feux et à sang. La République, par exemple. Pour le moment, je pense que nous sommes tranquilles à cause des élections qui se rapprochent, mais le prochain dirigeant voudra marquer son autorité, et pourrait donc se retourner contre nous.

    Une légère pause, pendant laquelle Zéphyr finit par sourire.

    - Pour le reste, il s’agit d’objectifs plus humbles, mais quand même importants. Continuer à récolter, voire à découvrir ou à créer d’autres poisons. A cet égard, collaborer avec des alchimistes ou des herboristes peut s’avérer efficace. Chercher également d’autres richesses au sein du Reike peut également nous servir. Des minerais rares, par exemple, pour renforcer encore notre armée. Là encore, plus on intègrera les tribus conquises, plus nous pourrons récolter un ensemble d’informations capitales.

    Le maître-espion se tut un instant pour boire à son verre d’eau puis il reprit.

    - Concernant les décrets et les décisions récentes du couple royal, tu sais que j’ai approuvé la loi sur l’esclavage, même si ça en a fait grincer des dents plus d’un. La question principale, maintenant, c’est comment la pègre va y réagir. Elle agit dans l’ombre, mais elle ne doit certainement pas approuver ces changements. Et le plus dur, dans tout cela, c’est de trouver les têtes pensantes de ce réseau. Ce qui était certain, c’est que cela prendrait du temps. A ce sujet, la disparition soudaine d’un de mes chefs de cellule n’a pas aidé. Aurilia Steren avait un solide réseau puisque c’était une vampire de plusieurs siècles, et elle s’est volatilisée du jour au lendemain, en léguant tout à sa fille adoptive. Une espionne aussi, au demeurant. J’ai été la voir afin de mieux mesurer qui elle était, et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette femme a du caractère, et qu’elle n’aime vraiment pas les hommes.  

    Une lueur amusée apparut furtivement dans le regard de Zéphyr. Qu’Elia n’ait pas aimé sa présence ou non, elle avait bien dû faire avec, ce compris quand ils étaient partis en mission ensemble, d’ailleurs. Le maître-espion raconta d’ailleurs leur aventure à demi-mot à la Griffe et puis il conclut.

    - Cette fille a été élevée pour être une arme bien rôdée, sauf qu’elle est désormais sans son mentor et sans sa mère. Et aussi ironique soit-il, il semble qu’elle n’aime pas mentir, quand bien même elle est espionne. Je pense l’envoyer ailleurs… Elle semble bien se plaire en République, et de ce que j’ai pu constater, elle est facilement capable d’obtenir des informations peu importe la couverture qu’elle prend. Si je la forçais à mentir et à tuer, je pense qu’à un moment, elle finirait par se dérégler. Et l’un de nos rôles, finit par déclarer Zéphyr, c’est aussi de s’adapter à la personnalité et au vécu de nos agents, tant que ça ne dessert pas nos missions et nos responsabilités respectives...

    Zéphyr regarda le commandant des armées impériales puis lui sourit :

    [b]- Je t'ai donné mon avis su tes projets. Qu'est-ce que tu penses des miens ?[b]

    Au fond, toute critique est la bienvenue, surtout quand il s'agit d'améliorer le royaume et l'efficacité de la Main.
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    Deydreus Fictilem
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  • Dim 14 Mai - 14:00
    Ecoutant les retours de son ami, Deydreus laissa un léger sourire glisser sur ses lèvres. Il était agréable de voir que les plans qu'il avait prévu étaient visiblement bien considérés par le maître-espion. De plus, cela permettait aussi de laisser une trace, au cas où sa malédiction l'emporterait. Chassant cependant cette sombre pensée, le reikois but une petite gorgée avant de répondre à la dernière phrase de Zéphyr.

    - Je pense que la formation d'un groupe d'élites intégrant la Pègre est une bonne idée. Cette dernière est particulièrement tentaculaire et à vrai dire, beaucoup mieux cachée au sein de notre nation qu'en République. De ce fait, y introduire des éléments solides et fidèles permettrait d'engranger de nouvelles informations et, plus tard, de lancer des opérations de "nettoyage". Un peu comme tu me le disais pour nos propres troupes. Même si dans ton cas la chose serait forcément plus sanglante que de mettre des incompétents à la retraite forcée. Il marqua une pause, ricanant doucement. Pour ton second projet il faudrait effectivement s'assurer qu'il n'y ait aucun raté dans la transmission, car la déformation de propos peut avoir des répercussions drastiques, surtout si cela enclenche des mouvements de troupes. Tu dois aussi trouver un moyen de coucher sur papier ce qui se dit à un moment ou un autre. Car si l'information transmise rapidement permet d'agir vite, il faut aussi un moyen de contrer les membres rebelles ou de la pègre qui usent de maisons nobles et de leur influence pour se protéger. Et cela ne sera possible qu'avec des preuves physiques plutôt que de paroles. Après, il est vrai que des "flagrants délits" grâce à la transmission rapide permettent de combler cela. Non globalement, cela me semble une très bonne idée.

    Le guerrier s'arrêta alors de parler, laissant son esprit parcourir les dernières informations lâchées par le maitre espion. Reformatant dans son esprit ces dernières afin de trancher son avis, il enchaina finalement.

    - De mon point de vue, c'est évident qu'il prépare quelque chose. On a déjà pu voir la frustration et la rancœur ronger l'âme de sous-officiers ou de simples bannerets. Alors un homme à qui on promettait la régence d'un peuple? C'est une certitude. Et puis à présent qu'il est introuvable, cela ne m'étonnerait même pas que la République le cache ou lui offre l'asile. Cela les arrange bien, surtout s'ils l'aident par un quelconque moyen à retourner sur le trône. Quoi de mieux qu'un pantin endetté jusqu'au cou pour eux? Surtout qu'actuellement, ils ne sont pas vraiment en position de force à notre égard. Je pense également que le prochain dirigeant de la Nation Bleue pourrait vouloir agir à notre encontre. C'est pourquoi je veux recentrer aussi nos défenses et altérer l'expansion pour que cette dernière soit logique et coordonnée avec tes réseaux. Si la République marche sur Kyouji, il nous faudra beaucoup de réactivités pour leur retomber dessus. A vrai dire, la surveillance doit aussi se faire sur nos côtes et le long du lac Rebirth. Nous ne savons pas quand ils pourraient user de leur flotte pour contourner nos positions et tenter de mettre pied à terre. Il étira un léger sourire sur ses lèvres. Pour tes poisons, j'espère que tu trouveras un moyen d'en créer d'encore plus efficaces, et surtout de les contrer. Il ne faudrait pas que quelqu'un s'en serve contre l'Empereur après tout. Et concernant les minerais, je pense qu'il faudrait très clairement chercher de nouveaux matériaux. Cela ne nous serait que bénéfique.

    Le guerrier s'amusa ensuite à imaginer l'inconfort que cela avait put être pour le maître espion de prendre contact et travailler avec une personne particulièrement misandre.

    - C'est là que j'admire ton travail et celui des espions. Pouvoir se fondre dans la masse et changer son comportement, c'est quelque chose qui me demande beaucoup trop d'efforts. Même si je sais m'adapter, naturellement, jamais je n'aurais pu être tout sourire devant un noble engrossé par la quantité astronomique de barbacs qu'il engloutit chaque jour et complètement incapable de voir ses orteils même allongé. Pourtant, et je ne sais trop pourquoi, c'est souvent ces types d'individus qui représentent les instances de pouvoirs, notamment chez nos voisins. Il soupira. Qu'est-ce que je donnerais pour voir l'un d'eux affronter un dévoreur en combat singulier.

    Marquant une nouvelle pose, Deydreus continua de manger et boire ce qui se trouvait devant lui. Une fois rassasié, le bretteur aux yeux vairons s'engonça dans son siège tout en posant son regard sur son vieil ami.

    - Pour en revenir à ma malédiction. Non, elle n'est pas très répandue. Je n'en savais pas grand chose à vrai dire, et je ne sais même pas si cette dernière glisse dans mon sang depuis ma naissance ou bien si c'est Talia qui me l'a "refilé" quand nous étions ensemble. Il ricana doucement. En tout cas pour Alasker, il s'agit clairement de cette seconde option. Comme s'il s'agissait de la chaude pisse. Mais plus sérieusement, j'ai tenté de chercher rapidement des ouvrages ou quoique ce soit qui en parlait. Et les rares grimoires qui évoquaient le sang béni me renvoyaient tous au Nord. Alors comme je dois bientôt réaliser une mission diplomatique avec le dirigeant de Pleurs-la-Cendres, je pense que j'en profiterai pour fouiner un peu. Mais elle en tout cas ne m'avait pas vraiment beaucoup parlé de sa malédiction, jusqu'à son départ tout du moins. Puis jusqu'à sa lettre qui m'a fait revenir à elle, pour simplement la voir partir de nouveau, cette fois à jamais. Il laissa un long soupir glisser hors de sa gorge. Je crois que le plus inquiétant, c'est de ne pas savoir combien de temps il me reste. J'essaie de ne pas y penser mais ça gratte quand même le fond de mes pensées. C'est pourquoi je place la recherche à une solution à cet égard tout en haut de mes priorités, tout en tentant de mêler à cela mon devoir et mes nouvelles fonctions. Car j'avoue être tout de même bien frustré de ne pouvoir me lancer pleinement dans ma nouvelle tâche. Surtout avec cette montagne de projets.

    Le chevalier acheva alors son propos dans un nouveau soupir. Les angoisses qui le tiraillaient ne devaient pas prendre le pas sur la fierté qu'il ressentait envers son parcours, ses hommes et sa nation. Surtout, il était inutile de se morfondre et le guerrier lui même se refusait à la dépression. Céder maintenant, c'était céder trop tôt. Et puis, il fallait au moins se réjouir de leur opération menée à bien. Cette dernière avait été un succès et mis à part quelques blessés légers dans les troupes régulières, l'armée n'avait subit aucune perte.

    - Enfin, j'ai pu participer à une opération d'envergure et éliminer une rébellion naissante à tes côtés. C'est que mon sort n'est pas encore scellé. Je me demande d'ailleurs comment réagira le seigneur de la ville vis à vis de ces rebelles capturés. Il s'arrêta, revenant sur ce qu'ils disaient plus tôt. Et pour ce qui est de l'esclavage et des décrets, je pense qu'il est bon d'avoir apporté de nouvelles choses. Si ce dernier avait des avantages économiques, l'ordre public n'en sera que meilleur sur le long therme. S'il existe des esclaves n'ayant connu que cette condition et qui acceptent leur sort, la plupart ne rêvaient que de briser leurs chaines et d'empaler leurs maîtres. Alors, en soit, en faire des citoyens, ce n'est pas une idée si folle que ça. Et pour les maisons nobles qui grognent, il suffira de les forcer au silence. Par des compromis diplomatiques, ou la force au besoin. Je n'ai pas l'impression que cela dérangerait notre Empereur. Pour le reste, tu as des décrets que tu aimerais voir publiés? Outre les différents remaniements que nous voulons mettre en place, il y a peut-être quelque chose que tu voudrais voir appliqué? Personnellement, et comme je me suis toujours tenu un peu éloigné de tout ça, je prends la température un peu partout. C'est pour ça que je te demande ton avis aussi, et que je compte le demander aux autres membres de la Main. Je pense qu'il est important de savoir où chacun de nous veut aller pour se coordonner plus ou moins.

    Il laissa alors son regard glisser sur la planque où il se trouvait, analysant de nouveau la structure des meubles et les différents racks à potions et laboratoires d'alchimistes présents. Puis, il refocalisa enfin toute son attention sur son homologue lorsque celui-ci lui répondit.

    - Et mis à part ces questions philosophiques, tu as prévu d'autres choses à faire dans la ville du Lion? Ou nous repartirons demain après avoir rencontré le régent comme prévu? Je pensais à nos sceaux, tu sais si on peut les enchanter ici ou bien penses-tu qu'il serait plus sage de le faire à Ikusa?


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    qui suis-je ?:
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  • Sam 20 Mai - 21:15
    La Pègre était en effet un danger potentiel pour le gouvernement en place. Comme le disait Deydreus, il s’agissait d’un réseau tentaculaire invisible, et pourtant bien réel. Une fois qu’on y faisait partie, il était difficile d’y survivre, car il fallait faire ses preuves et ne pas hésiter à se salir les mains. Y placer des agents doubles, pris à parti entre deux camps, était donc une tâche des plus délicates, car pour recueillir des informations, il fallait attirer l’attention des bonnes personnes et s’attirer leurs faveurs. On devait avoir le nez assez fin, déceler les mensonges et les pièges, protéger sa couverture, prouver qu’on était fiable et utile. De l’autre côté, ces forces spéciales devaient également transmettre les informations utiles à l’Oreille et à ses chefs de cellules, souvent à leurs risques et périls. On devait avoir un solide caractère pour réaliser une telle mission, qui ne durait pas un jour ou quelques semaines, non. Cela pouvait durer des mois avant que ledit espion ne soit affecté à un autre poste. Peut-être même que cela pouvait durer des années, si le but était de démanteler un vaste réseau de l’intérieur.  

    Quant à utiliser des relais télépathes, son ami marquait encore un point quand il suggérait de noter par écrit ce que ses subalternes recevraient.

    - Je dois encore travailler les dessous du projet, pour m’assurer que ce soit un système efficace. Concernant les télépathes, je pense les obliger à noter n’importe quel message dans leurs rapports, voire dans un cahier qu’ils devront toujours porter sur eux en cas de contact. Ca leur permettra de transmettre les informations exactes, sans que leurs mémoires leur fassent défaut. Mais les notes écrites ne doivent jamais tomber dans de mauvaises mains, alors il serait peut-être de bon alois qu’on établisse un code seulement connu par une minorité de personnes.  

    Concernant Vaenys, il est bien possible qu’il se soit évanoui en République. L’homme, s’il est froid et relativement distant avec ses proches, n’en reste pas moins un érudit, et le frère d’Ayshara est loin d’être stupide. N’a-t-il pas été suffisamment fourbe et malin pour piéger la titanide Zei ? Cela lui a même valu d’avoir des soutiens au sein de la population reikoise. L’annihilation de Kazgoth a évidemment fait terre les mauvaises langues – il est toujours mieux vu de tuer des Titans que de les emprisonner –, et Tensai n’en a que mieux affermi son autorité, mais l’ancien prince pourrait se sentir comme un poisson dans l’eau dans la corruption de la République. Et qu’il soit endetté vis-à-vis de la Nation Bleue pourrait ne pas lui poser problème, si ça l’aide à assouvir ses ambitions.

    - En ce qui concerne l’expansion de nos terres, il faudra en parler à Tensai, puisque c’est lui qui mène notre conquête dans le Nord, en ce moment. Eventuellement, avoir une audience entre lui, toi et moi pourraient nous servir à étayer nos arguments. Nous devrons en tout cas établir des renforcements préventifs pendant et après l’élection du nouveau Président, quel qu’il soit. Sans donner l’impression de partir en guerre, mais en faisant bien comprendre que nous ne nous laisserons pas écraser par leurs desseins et leurs exigences économiques ou militaires.

    Quant aux poisons, il va de soi que Zéphyr demande à ses agents de trouver les antidotes, afin de pallier toutes les possibilités. Non seulement pour faire du chantage en cas de dernier recours, mais aussi pour avoir une solution si ces mêmes poisons devaient être servis par des ennemis potentiels.

    Un ricanement s’échappe des lèvres de l’Oreille quand la Griffe énonce un combat potentiel entre un Dévoreur et un noble imbu de lui-même. Par les Astres, qu’est-ce que ça ramènerait ces aristocrates sur terre. Le maître-espion profite en tout cas des interventions de son ami pour se restaurer à son tour, et il l’écoute attentivement quand le guerrier lui parle d’aller à Pleurs-la-Cendres. Oui, il a intérêt à aller fouiner si cette zone peut lui permettre de trouver une solution pour le sang-béni.

    - Tu peux toujours donner tes directives à tes dunark, tes luteni et tes kharsis. Ils te doivent obéissance puisque tu représentes l’Empereur. Ca ne remplacera pas ta présence auprès des troupes, mais ça peut en tout cas diminuer la casse jusqu’à ce que tu trouves une solution définitive.

    Evidemment, Zéphyr comprenait le poids et l’incertitude qui flottait sur les épaules de Deydreus, mais ce n’était pas en lui rappelant la complexité de sa tâche qu’il allait aider son frère d’arme.

    - Si tu veux mon avis, le suzerain de Taisen va faire une drôle de tête en nous voyant débarquer. Il a sûrement été prévenu que nous prenions en main l’affaire dans la jungle, mais prévoyait-il que nous débarquions dans sa ville avec des rebelles emprisonnés par nos soins ? J’en doute. Un sourire flotte sur les lèvres de l’assassin à cette idée. C’est peut-être un peu sournois, mais ça ne le dérange pas plus que ça de s’inviter sans prévenir chez les seigneurs du Reike. L’homme que j’ai envoyé à la forteresse nous transmettra certainement les vœux de bienvenue du chef de la ville. Je parie également qu’il nous donnera une heure de rendez-vous. Demain matin, à tout casser. Il n’osera pas nous faire attendre plus longtemps.

    Zéphyr prend ensuite un instant pour réfléchir aux décrets qu’il aimerait favoriser.

    - Hum… Avoir plus de transparence vis-à-vis de la noblesse et des seigneurs de ville pourrait nous aider à mieux faire face aux luttes de pouvoirs. En ce sens, ce serait peut-être bien qu’un décret soit mis en place pour les obliger à rendre compte régulièrement de leurs transactions à la Couronne. Tagar serait le premier concerné. Mais pour toi aussi, il serait bon que tu aies des rapports réguliers sur les troupes en présence. Que tu fasses le tour de tes soldats suite à ta prise de fonction, c’est normal, mais qu’ils ne te tiennent pas au courant de l’évolution de leur défense, de leur puissance offensive, et de leurs troupes, ça l’est moins. Pour l’Esprit aussi, ça pourrait représenter un avantage d’avoir un recensement régulier. Mais pour forcer les seigneurs à le faire, il faudra forcément le soutien de l’autorité royale. En somme, avoir une centralisation plus poussée du pouvoir lui semble bénéfique. J’aimerais bien aussi qu’il soit accordé à chaque Membre de la Main un régiment spécial, pour autant que ça soit pertinent au vu de nos fonctions. Mais dans ce cas-là, il ne s’agirait pas tant d’un décret officiel, ce serait plutôt un accord officieux, dans l’ombre, si tu préfères, pour nous laisser une plus grande marge de manœuvre. Je t’ai parlé des relais et des espions télépathes que j’aimerais mettre en place, ainsi que de l'infiltration de la Pègre ; dans le même ordre d'idée, avoir un escadron de reconnaissance, quelque soit le terrain du Sekai, pourrait nous être également favorables. Mais l’Esprit pourrait aussi vouloir établir des mages soutiens ou élémentalistes pour continuer ses recherches. Un peu de la même façon que tu as les Serres Pourpres et plus encore les Dévoreurs.

    Zéphyr marque une pause plus prononcée alors que son homologue inspecte un peu plus leur logement de fortune.

    - Mon but premier n’était pas particulièrement de faire des affaires à Taisen, reconnaît l’Oreille, mais nous pourrions en profiter pour enchanter nos sceaux. Plus tôt ce sera fait, mieux ce sera. Au pire des cas, on peut le faire à l’aube, avant notre rendez-vous avec le seigneur de la ville. Et si l’enchanteur qui nous a été recommandé estime qu’il lui faut du temps – une matinée par exemple, ce qui ne serait pas insensé vu nos demandes assez précises – cela lui laissera l’occasion de travailler dessus pendant nos tractations avec le seigneur local. Laisse-moi interroger Elinore pour voir si elle peut nous recommander quelqu’un de manière précise. Mon subalterne devrait aussi bientôt revenir avec les nouvelles du maire, donc on sera rapidement fixé.

    Le guerrier ne se trompe pas. Pendant que sa conversation avec la Griffe continue, l’agent qu’il a envoyé en reconnaissance se présente aux deux membres de la Main. Après avoir fait le salut reikois, il leur mentionne que le seigneur de Kyouji sera ravi de les recevoir en milieu de matinée. Certainement pour faire les préparatifs appropriés. Leur hôte, quant à elle, connaît suffisamment les marchands et les mages locaux – ce qui n’est guère étonnant, puisque la demoiselle a besoin d’ingrédients pour faire ses expériences alchimiques. Elle finit par recommander aux deux hommes un certain Kersak, un quadragénaire qui a une solide réputation dans le coin. Le maître-espion suggère alors à son homologue de se reposer pour la nuit ici et de s’occuper de leurs affaires le lendemain.

    ***

    - Hum…

    Les sourcils froncés, le regard intrigué, et la mine concentrée, l’homme qui leur fait face semble regarder les sceaux des deux membres de la Main avec un profond intérêt. Le fait est qu’il est en train d’évaluer la demande des deux ministres, et si son professionnalisme a repris le dessus après que les deux guerriers se soient présentés, il n’empêche pas moins que sa bouche est un peu tombée par terre quand il a découvert à qui il avait affaire.

    - Donc si je récapitule… Vous voulez que seul le destinataire de votre missive puisse lire votre courrier pour conserver la confidentialité de vos échanges… Et éventuellement, vous voulez pouvoir en révéler le contenu à quelques personnes bien choisies, si vous voulez prouver les dires contenus dans vos lese…

    Le mage se gratte un peu le menton alors qu’il réfléchit.

    - Je peux créer un lien entre vos deux sceaux, pour que l’un révèle les propos de l’autre. Peut-être pourrais-je également permettre qu’en réappliquant vos insignes sur le courrier – comme si vous fermiez la lettre à nouveau – le contenu s’efface pour ne pas que le contenu soit lisible à n’importe qui. Mais ça marchera uniquement pour votre correspondance à tous les deux. Et si on s’empare de vos sceaux, en vous les volant par exemple, le propriétaire de votre cachet pourra découvrir ce que vous avez écrit. Est-ce que cela vous conviendrait ? demande l’enchanteur en penchant légèrement sa tête sur le côté, et en regardant à la fois Deydreus et Zéphyr. Voulez-vous des conditions supplémentaires ? Evidemment, plus vous en demanderez, plus ça me prendra du temps pour le réaliser, toussote-t-il d’un air un peu gêné.

    Sans compter le paiement, mais ça, il n’en a pas encore parlé.
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    Noble du Reike
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    Deydreus Fictilem
    Deydreus Fictilem
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    Info personnage
    Race: Vampire
    Vocation: Guerrier combattant
    Alignement: Loyal mauvais
    Rang: B - Griffe
    qui suis-je ?:
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  • Dim 2 Juil - 13:08
    Se grattant la barbe, Deydreus buvait les mots de son ami en silence. Les plans du maître espion étaient nombreux, comme les siens. Tant mieux. Cela voulait dire que son confrère était tout aussi impliqué que lui et se projetait sur l'avenir. Des réformes internes, nécessaires à l'amélioration de l'Empire et des effectifs. Des réflexions sur l'extension impériale et sur la manière de faire. Tout cela étira un léger sourire sur les lèvres du chevalier sombre. Il était vraiment plaisant de voir que la flamme qui l'habitait brûlait tout aussi intensément dans l'esprit de son ami.

    - Je pense qu'il est en effet nécessaire que nous ayons des groupes plus spécialisés qui nous suivent. Tu connais mes projets pour la réformation de l'armée et de son fonctionnement. Et de la même façon que les Serres Pourpres me suivent et sont aujourd'hui affiliées à mon poste tout comme à ma personne comme tu l'as dit, il serait bien pour vous autres d'avoir également des forces "utiles" qui se consacreraient spécifiquement à vos tâches précises. Il fit une pause, enchainant. Au final nous sommes vraiment d'accord sur beaucoup de choses, c'est très appréciable. J'avoue n'en avoir jamais douté, mais il est agréable de se rendre compte que nos instruments sont véritablement accordés.

    La Griffe laissa alors de nouveau son regard se perdre sur la pièce dans laquelle ils se trouvaient, avant de finalement reporter son attention sur Zéphyr, recentrant également ses pensées.

    - Allons-y à l'aube oui. Tu connais mon désamour pour la politique et les faux-parler alors, autant rendre notre visite chez le maître de Taisen utile avec l'artisanat de nos sceaux pendant ce temps. Par contre je te préviens, si le mage travaillant sur ces derniers se prend trop au sérieux ou nous prend de haut, je l'enverrais dans le mur.

    *
    *  *


    Fixant l'artisan, Deydreus laissa un long soupir glisser le long de sa gorge. A ses côtés, le maître espion devait sans doute avoir ses derniers mots qui résonnaient dans son esprit. Pointant du doigt son propre sceau, le bretteur aux yeux vairons attira l'attention du mage.

    - Il faudrait également que nous puissions choisir d'activer ou non ce "verrouillage". Par exemple, si j'envoie une lettre à notre Empereur, j'aimerais éviter de le faire courir après l'Oreille pour qu'il puisse par la suite lire ce que je voulais lui dire. Peut-être via un mot ou une sentence? Prope oculos. Cela me semble pas mal. D'autant que tout le monde ne parle pas l'elfique. Qu'en dis-tu? Il se tourna vers Zéphyr, attendant sa réponse avant de continuer. Pour le reste, nous n'avons pas véritablement de demande. Mis à part le temps de travail estimé suite à ce cahier des charges. Et le montant de votre labeur, naturellement.
    - Hum... Cela devrait pouvoir se faire en trois bonnes heures. Facilement. Vu l'importance de la tâche, je ne ferais que cela avant d'en avoir fini. Pour ce qui est du montant, je dirais que cela avoisinerait dans les vingt pièces d'or. Par sceau.  

    Déportant son regard vers son ami, la Griffe laissa un léger sourire glisser sur ses lèvres. Le prix était élevé. Très élevé. Mais cela était relativement logique étant donné la demande spécifique des deux ministres. De plus, ils imposaient une limite de temps et des conditions supplémentaires. Pourtant, le chevalier n'avait pas véritablement envie de payer plein taux sans avoir au moins tenter de négocier.

    - Il ne serait vraiment pas possible de baisser le prix j'imagine?
    - Malheureusement, non. Il soupira. Avec tout mon respect et outre le fait que je sais que vous en avez les moyens, c'est vraiment le seul prix que j'ai à vous proposer. Cette tâche va m'imposer des délais supplémentaires sur mes autres commandes et vous ne pourrez pas crier sous tous les toits que je suis à l'origine de cet enchantement, car cela me mettrait en danger vis à vis de bandits potentiels qui voudraient reproduire le sort pour tenter de lire vos courriers.
    - Je comprends. Deydreus attrapa sa bourse et la jeta sur le comptoir du mage. Tenez, le compte devrait y être. Pour moi, et pour mon ami. Nous reviendrons dans trois heures, comme convenu.

    Sans ajouter quoique ce soit, la Griffe sortit de l'atelier, observant le soleil qui commençait à poindre dans le ciel. Quand son collègue le retrouva, il étira un large sourire, amusé.

    - Quoi? Il est toujours bon de négocier, ne serait-ce que pour voir l'honnêteté de la personne avec qui on fait affaire. Et pour le paiement, ce n'est pas grand chose. Après tout vous m'avez bien hébergé hier soir. Il ricana doucement, portant son attention sur le palais du régent. Bien. Allons-y.

    *
    * *


    Arrivé au palais, la Griffe observa les nombreuses décorations et autres matériaux qui ornaient la structure du bâtiment. Taisen était globalement architecturé dans un style assez rustique. Principalement en raison de sa proximité avec le désert et son climat assez rude. Pourtant, le palais lui était splendide. On y sentait tout l'amour des artisans ayant travaillé dessus et toute la richesse de son histoire. Même les gardes y étaient plus agréables à regarder. Leurs postures étaient plus sérieuses. Leurs équipements plus soignés et de bien meilleure qualité, contrairement à celui des patrouilleurs en ville. Plus bas, cela oscillait entre le simple jacque et la cotte de mailles un peu usé. Arrêtant son observation silencieuse, le reikois aux yeux hétérochromes fixa la lourde porte qui lui faisait face, tandis que derrière lui Fulbert trépignait. Le gobelin avait rejoint le duo au palais pour apporter quelques précisions supplémentaires aux deux ministres et, surtout, pour émettre une requête personnel au régent. Quelque chose en lien avec ses propres affaires dans la ville. Un détail que Deydreus n'avait pas véritablement relevé, même s'il avait insisté auprès du peau-verte que cela ne devait en aucun cas influé sur son travail. Zéphyr quant à lui, se tenait aux côtés du chevalier qui, après un long soupir, se décida enfin à s'avancer vers la porte qui s'ouvrit lentement.

    Avec de la chance, le dirigeant de la cité n'allait pas leur prendre trop de temps et ils pourraient vite retourner en ville pour préparer leur départ. Après tout, le temps était une ressource que Deydreus ne pouvait se permettre de gaspiller.


    Quaerere et perdere [PV Zephyr] - Page 2 Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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