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    Anonymous
  • Dim 24 Sep - 20:01
    Si Dahlia était une comédienne experte portant derrière elle des centaines années d'expérience notamment dans le domaine de la tromperie et du mensonge, elle se retrouvait démunie, prise au dépourvu dans sa propre boutique. Elle qui avait considéré son foyer comme un lieu sûr, un endroit où son imagination pouvait déferler sans peur d'être rejetée, peinait à retrouver cette sensation à Melorn. Son arrivée était plus récente qu'elle ne le laissait paraître, à ce titre elle ne possédait pas encore toutes les clefs nécessaires pour se sentir chez elle. Un sentiment étrange qui ne serait réglé que par la chose qui semblait cruellement manquer a l'élémentaliste : du temps. Le sable s'écoulait sans jamais leur demander leur avis, sans jamais leur offrir le moindre répit. Pourtant ils le chérissaient, malgré son imprévisibilité, tout un paradoxe que Dahlia ne comprendrait jamais. Aussi petite qu'elle pouvait se faire face à l'ancien professeur de Magic, la Fae mit quelques secondes à réagir à ses injonctions, la tête légèrement penchée sur le côté dans l'interrogation. Sa tristesse manifeste avait laissé place à une moue dubitative, une incompréhension certaine la gagnant. D'où venait cette tendresse, cette gentillesse naturelle qui émanait de tous les pores d'Archibald ?


    Le Sekai était dur, cruel, sans pitié. La Fae avait durant de longues années été aux premières loges de ce que les hauts-placés pouvaient faire subir à ceux qui manquaient de tout. Nul ne pouvait diriger un orphelinat sans que sa santé mentale en soit affectée, et Dahlia n'était pas arrivée saine d'esprit tout en haut de la hiérarchie. Elle avala sa salive et se racla la gorge avant de secouer la tête comme si elle cherchait à en évacuer ses pensées négatives qui commençaient à prendre de plus en plus de place. Devait-elle s'excuser d'avoir ainsi réagi ? Son instinct la poussait à se rabaisser encore plus, à se faire oublier des autres. Pourtant, une phrase la fit bondir. Elle pouvait faire… Mieux ? La fleuriste cligna des yeux à plusieurs reprises, incapable de comprendre le sens d'une phrase pourtant si simple. Dans son esprit névrosé, Dahlia ne comprenait que ce qui l'arrangeait. Elle n'était qu'une meurtrière, qu'un monstre, qu'une anomalie dans le paysage magnifique de la cité elfique. Alors oui, elle ne pouvait que faire mieux. Pourtant les petites voix qui résonnaient dans sa tête se firent de plus en plus basses, jusqu'à presque disparaître. Le sourire de la Fae s'élargit doucement jusqu'à retrouver la chaleur qu'elle dégageait un peu plus tôt. « Merci, Archibald. Pour votre douceur, vos mots sincères. » . Qu'y avait-il d'autre à dire ? Aucun mot ne sonnait mieux que celui-ci, profondément sincère, portant le poids de bien plus de sentiments que son nouvel ami aurait pu l'imaginer.


    Elle l'observa calmement alors qu'il passait les pages de son manuscrit plutôt modeste. Une écriture imparfaite, mais surtout des dessins précis et extrêmement colorés de chaque plante répertoriée sur le Sekai. Si elle n'en possédait pas tous les exemplaires dans sa boutique, elle pouvait espérer d'en trouver dans la serre familiale. Et si ce n'était pas le cas non plus… Alors elle partirait à l'aventure, s'emparer de ce qui lui manquait. « Vous n'avez pas à en être digne, vous m'avez amplement convaincue. Et croyez-moi, contrairement à ce que je laisse paraître, je ne suis pas facilement impressionnable. ». Manipulable, oui. Émerveillée, beaucoup moins. Puis elle acquiesça, un petit rire cristallin s'échappant de ses lèvres rosées. « C'est vrai, vous m'avez bel et bien promis un cours. Je tiens à vous rappeler que je ne suis pas une excellente élève, je vais vous donner du fil à retordre. Quant à la découverte de la ville je n'irais pas jusqu'à dire que je la connais comme ma poche, ce serait un bien vilain mensonge, mais je pense pouvoir vous amener dans des lieux relativement inaccessibles aux visiteurs. ». L'avantage d'être mariée à une des plus grandes figures de la ville, quand bien même elle l'aurait épousé s'il était simple paysan. « Et ne vous inquiétez pas pour la marche, c'est même plutôt conseillé à ce stade. Je ne vous promets pas de tenir toute une journée sur mes jambes sans faire de pauses, mais je devrais tenir un rythme de croisière. ».


    Et quand le mot "ami" franchit enfin les lèvres d'Archibald, le coeur de la Fae loupa un battement. Pouvait-elle seulement créer un lien aussi aisément ? Les bras dans son dos, Dahlia vint se pincer et grimaça légèrement de douleur avant que son sourire ne devienne de plus en plus grand. Ses ailes, battant doucement dans son dos, vinrent se parer de couleurs chatoyantes, nuancées tel un arc-en-ciel et une douce chaleur enveloppa sa poitrine. Tout ceci pouvait n'être qu'une illusion, qu'un piège, qu'un mensonge. Archibald pouvait se moquer d'elle et ne jamais remettre les pieds dans sa boutique, il lui avait apporté bien assez. Mais étrangement, elle espérait. « Je serais honorée d'être votre amie. Je tiens cependant à rester votre fleuriste attitrée à Melorn, qu'on ne vienne pas me prendre des clients aussi agréables que vous. Je vous attendrai avec impatience mais n'ayez crainte si vos aventures devaient vous arracher à vos obligations. Je ne suis jamais bien loin. » Dansant d'une émotion à l'autre, Dahlia n'était qu'un torrent d'incompréhension, mais peut-être Archibald l'aiderait-il à naviguer dans ces eaux troubles. Lui qui maîtrisait les éléments saurait-il calmer la tempête ?…
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    Anonymous
  • Mar 26 Sep - 20:32
    Il secoua légèrement la main d'un air de vouloir lui dire qu'il n'y avait rien a se faire remercier. Il était juste content de la voir sourire a nouveau, et il était persuadée qu'elle allait réussir a s'améliorer sur le sujet. Ne pas toujours être en retrait, parvenir a se mettre en avant sans avoir honte, ou culpabiliser de la moindre phrase qu'elle trouvait elle même déplacée, sans que de son coté, il ne soit le moins du monde étonné par la remarque. C’était sans doute une différence de vision, de perception de la vie.

    - Merci a vous, de m'avoir offert ce thé. Dans bien des boutiques, on m'aurait dirigé vers l'achat, et non pas vers la découverte.

    Il jouait avec les mots gentiment, en continuant de détailler les pages avec un interet grandissant. Il aurait bien aimé repartir avec l'ouvrage pour l'étudier de plus prêt, mais il ne pouvait pas demander un tel présent. Il essayait donc d'enregistrer le plus possible au travers de cette brève lecture.

    - Je n'ai pas peur de donner des cours a des élèves un peu rebelles a l'autorité, mademoiselle. Au contraire. Ce sont les élèves les moins disciplinés qui peuvent devenir parfois les meilleurs surprises. Quel intérêt de suivre ceux que l'on attends ? L'imprévisibilité, c'est ça, que j'aime.

    Il eu d'avantage le sourire a ses derniers paroles, et il hoche humblement la tête. Après avoir mit les pieds ici, il n'avait de toute façon aucune raison d'aller voir ailleurs, pour une autre boutique. Sans compter que désormais, ce n’était pas vraiment les plantes autour d'elle qui l’intéressait vraiment, pluton la fleur en son sein.

    - Je suppose que nous avons un accord alors. Je reviendrais faire mes achats florales ici a chaque fois que je mettrais les pieds a Melorn, et j'ai comme l'impression que ça pourrait arriver de plus en plus souvent prochainement.

    Tout dépendait complètement de la finalité de sa première visite, et surtout, des opportunités que les pontes actuelles des familles dirigeants actuellement la ville voulaient bien lui offrir. Sans même parler des reikois qui avaient des oreilles partout. On disait même que l'eau du Reike avait changé récemment, et il ne doutait pas un seul instant que ce nouveau dirigeant cherche aussitôt a mettre sa main un peu partout pour prendre le contrôle du renseignement local.

    Alors qu'il se levait finalement, pour commencer a se préparer a prendre congé, une sueur froide coula le long de sa colonne vertébrale, comme un sale présentement s'invitant au milieu de la pièce. Il croisa le regard de Dahlia, et lui fit un geste de la main presque implorant, avant que la porte ne s'ouvre d'un coup sec. Pas violemment, mais avec la précision d'un orfèvre, de celui ou plutôt, dans cette situation, de celle qui maîtrisait parfaitement ses gestes.

    - Archibald !

    Il eu un petit sursaut et se retourna lentement, presque timidement, comme un enfant prit sur le fait d'une grosse bêtise. Une belle blonde d'une trentaine d'années a l'allure sévère venait de pénétrer dans la boutique, et ce n’était rien de dire que de souligner qu'elle n'avait pas l'air contente du tout. Elle n'avait même pas remarquée Dahlia dans la manœuvre.

    - Vous partez comme un voleur, en pretextant que vous allez quelque part pour le travail ! Trois heures que je vous cherche partout, alors que c'est moi qui doit m'occuper de toute la paperasse !

    Il baissa les yeux d'un air penaud. Devant sa secretaire, qu'il aimait bien faire tourner en bourrique, il savait qu'il fallait généralement ne pas trop la contrer durant ses excés de colere, surtout quand ils etaient globalement justifié. Il ne dit rien, mais fit un petit sourire coquin a Dahlia, sur le coté, avant de s'éloigner légérement de la table. Lyla sembla enfin se rendre compte de la présence de la fée, et rougit un peu, avant d'approcher et de s'incliner.

    - Je suis désolée pour cette interruption, madame. Mais je dois le ramener avec moi. Il a du travail, et il ne peut pas me laisser tout faire tout le temps. N'est ce pas, Archibald ?

    - Hum ? Oh euh...je...je suppose que je dois bien travailler de temps en temps.

    Il se retourna et s'inclina légérement devant Dahlia, la main sur la poitrine d'une façon solemnel, en lui souriant avec bienveillance.

    - Merci de votre accueil, Dahlia. J'ai passé un formidable moment. Dés que mon temps sera un peu libéré, dans les prochains jours, je ne manquerait pas de venir vous revoir. Je vais réfléchir a ces achats de fleurs.

    Il se retourna, et aprés un signe de la main, disparut dans la rue. La blonde soupira en se passant la main sur le visage, avant de se courber de nouveau en excuse devant Dahlia, et d'ajouter en se détendant un peu.

    - Nous logeons dans une auberge prêt de l'entrée sud de la ville, si jamais vous avez envie de le contacter. Je vous remercie de l'avoir supporter, madame.

    Elle se redressa, et sortit rapidement a sa suite, comme un souffle, laissant la Faé finalement seule au cœur de sa boutique. Une rencontre si breve, et pourtant déjà gravé dans l'esprit du Republicain.

    Quand on avait moins de temps, chaque seconde paraissait plus intense.
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