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  • Dim 17 Sep - 22:28
    Ils n'avaient pas attendu le coucher du soleil pour frapper et s'étaient placés en embuscade, à quelques rues de son domicile. Elle ne savait pas qui ils étaient, mais ils avaient eu l'effet de surprise. Elle maudissait sa vanité. Une bourse résonnante du doux bruit des pièces d'or avait suffit à acter un rendez-vous quelques heures plus tôt. La moitié maintenant, l'autre plus tard. Une main sur le ventre, pliée en deux, elle essayait de récupérer son souffle, consciente qu'elle n'était pas au bout de ses peines. Ils étaient là pour achever le boulot, commencé quelques jours plus tôt ; quand elle avait reçu les premières menaces de mort. Les coups continuaient de pleuvoir et elle entendit très distinctement son épaule émettre un horrible craquement qui lui arracha un cri de douleur et inonda ses globes oculaires. Intérieurement, elle était folle de rage. Si seulement elle pouvait bouger ses doigts, juste un peu, de quelques millimètres...

    - Ta gueule, sale putain !

    Une main féminine se plaqua contre ses lèvres pour la forcer à se taire. Elle gigota, essaya de mordre, de donner des coups. Mais elle n'était ni une véritable combattante ni en état de réussir à faire quoi que ce soit pour se défaire de l'emprise des deux personnes qui s'acharnaient sur son corps meurtri. Un moment d'inattention, c'est tout ce qu'il lui fallait pour réussir à faire claquer son majeur contre son pouce. Les coups ne devinrent bientôt plus suffisants aux yeux de ses agresseurs, qui ne semblaient pas maîtriser la magie mais qui devaient avoir développé d'autres compétences physiques pour que ses os craquent aussi forts. Elle entendit le bruit de la lame qui sort de son fourreau et se débattit plus fort.


    Liz se traînait, couverte de sang, à travers les rues pavées, ignorante de la raison pour laquelle ils s'étaient enfuis. Ce qu'elle savait, c'est qu'elle avait perdu trop de temps et que, ce qu'elle comptait faire là, c'était quelque chose qu'elle aurait dû faire à la réception de la première lettre. Un seul de ses yeux était encore valide, le second étant beaucoup trop amoché pour qu'elle puisse l'ouvrir. Voûtée, la respiration sifflante, elle évoluait péniblement dans son environnement, à deux pas de tomber raide. Elle faisait peine à voir. Elle essaya d'alpaguer quelqu'un. Une autre personne. Encore une. Elle n'avait pas assez de force pour activer sa magie, pas si elle voulait arriver à destination. Ah, Liberty ! L'endroit rêvé pour crever la bouche ouverte. Finalement, est-ce que ce n'était pas ce qu'il valait mieux faire ? Laisser son corps choir, juste ici, contre ce muret. Même ça, elle n'y arrivait pas. Elle avait envie de rire, de pleurer, de hurler. Les trois à la fois. Peut-être que ça ferait réagir quelqu'un. Mais il faut dire que la silhouette encapuchonnée qu'elle était sentait les problèmes à plein nez. La basanée ne pouvait pas leur en tenir rigueur. Elle-même n'aurait probablement rien fait et aurait soigneusement contourné le pauvre hère.

    Elle continua d'avancer, brûlante de fièvre et de l'ardeur d'atteindre son objectif. Elle tambourina à la porte, aussi fort que possible. Elle était arrivée devant le commissariat, le lieu où elle savait qu'elle aurait le plus de chances de le trouver. Il était tard. Elle ne savait pas s'il faisait des heures supplémentaires – peut-être que oui, à cause de son nouveau poste à responsabilités. Elle comptait là-dessus. Était-ce son jour de chance ? Le loquet s'ouvrit et un homme baraqué, de ce qu'elle pouvait en voir, se tenait soudain devant elle et lui demandait ce qu'elle foutait là. Un élan de lucidité la frappa une nouvelle fois. « Le.. Le Cap... Le... Capi... Capitaine... » bégaya-t-elle.

    Il ne semblait pas la comprendre. Elle s'énerva, tapa du poing, hurla de douleur aussi fort qu'elle le pouvait malgré l'état de ses poumons. Sa capuche glissa sur sa chevelure d'ébène, révélant son visage tuméfié et son regard empreint de fureur. Elle se prêta une seconde fois à l'exercice lancinant qu'était de prononcer le nom de celui pour lequel elle avait traîné sa carcasse jusqu'ici.

    Pancrace Dosian.

    Peut-être que ce fut suffisant, parce qu'elle sentit des bras la soulever pour la porter à l'intérieur du bâtiment. Elle fut installée sur une civière, ou quelque chose qui s'y approchait - si elle avait été en état de réfléchir, elle aurait été étonnée que le commissariat dispose de lits sur lesquels ils accepteraient de déposer une jeune femme recouverte de sang. Mais, comme elle n'était toujours pas emmenée devant celui qu'elle voulait voir, elle continuait de vociférer, revigorée d'une nouvelle vitalité. Personne n'aurait pu dire où elle la puisait.

    - Mon capitaine. Pas que je veuille vous déranger pour rien, mais on a une hystérique qui arrête pas. C'est pas qu'on peut pas la contrôler, mais c'est juste qu'elle arrête pas de répéter votre nom en boucle. On l'a laissée entrer et on a appelé un toubib, aussi. Elle est dans un sale état.

    Le Capitaine n'aurait pas besoin d'aller jeter un coup d’œil pour vérifier si c'était un canular. Maintenant que sa porte était ouverte, il pouvait entendre très clairement la voix féminine qui continuait de l'appeler. Mais le trajet et son énervement commençaient à avoir raison de la serveuse. Liz manquait d'air, la tête lui tournait. Tout n'était plus que souffrance, brouillons de couleurs, de lumières et de sons. Elle était maintenant incapable de lever ne serait-ce que le petit doigt. Elle avait tout concentré dans le mouvement de ses lèvres et ses cordes vocales. La force de caractère et la volonté de vivre combinés faisaient des miracles, elle en était la preuve.
    Spoiler:
    Citoyen de La République
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    qui suis-je ?:
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  • Ven 22 Sep - 16:11

    J'me masse l'arête du nez de deux doigts, puis j'me passe la main dans les cheveux avant de replonger dans le parchemin qu'est devant moi, le dernier de la pile à traiter avant le lendemain. Et avant qu'on me refourgue une nouvelle cargaison. J'aurais jamais cru que capitaine, c'était aussi tant de paperasse, à consulter les rapports des officiers républicains, les condenser, et remonter ce qui doit l'être aux commissaires, qui font eux aussi la même chose pour les préfets, j'suppose. Heureusement, la majeure partie de mon temps reste sur le terrain, avec tout ou fraction de mon escouade, sur des sujets ou des crimes un peu plus importants que des vols à la tire et des patrouilles sans but.

    Taon toque à l'embrasure de la porte, et j'profite direct' de la distraction pour aller voir. Ce dernier rapport dégueu -j'ai vu par qui il avait été écrit déjà- peut bien attendre quelques minutes supplémentaires. D'un pas nonchalant, j'quitte les profondeurs de mon bureau pour arriver à la salle commune, et ses soldats massés autour des tables centrales. J'écarte les premiers sans grand ménagement, et la nouvelle se répand comme un coup de vent, m'laissant le champ libre jusqu'au cercle de deux mètres qui entoure la forme allongée... alitée, plutôt, avec le doc' de fortune qui s'attache à l'ausculter. Ses yeux marrons semblent s'arrêter sur moi avant de se fermer, et j'note que le maquillage a salement coulé. Le cadet de ses soucis, au vu du reste.

    « Allez bosser ailleurs au lieu de vous rincer les mirettes, et laissez le toubib faire son taf. »

    Ma voix claque sur le bruissement des murmures. Ca grogne pour la forme avant de retourner à la myriade de tâches infinies du poste des officiers républicains. Hématomes, légères coupures là où la peau est fendue, presqu'assez de sang pour pas qu'on remarque sa peau sombre et les cheveux collés et glués par le raisin, y'a pas à dire, ce qui ont fait ça l'ont pas loupé. La question devient, du coup, qui a pu en vouloir autant à Liz Nahesa, ou quel message fallait-il faire passer en la laissant tituber jusqu'au commissariat ?

    « Doc' ? Vous voulez une salle plus calme ?
    - Ca dépend. Magique ou mondain ?
    - Hm... Magique.
    - Plus cher.
    - Ouais.
    - Je fais tout ?
    - Juste l'essentiel pour qu'elle puisse parler et bouger. Elle se démerdera pour le cosmétique. »

    Il hoche la tête. Je passerai ça en frais généraux. La mana se rassemble, prend forme, et coule sur le corps abîmé de mon indic'. J'vois les blessures se refermer à vue d'oeil, le poignet reprendre une forme normale, et les bleus dégonfler. Y'a même un coquard en cours de formation qui part gentiment, pour dévoiler l'oeil qui se cachait dessous. Le nez a même pas l'air tordu, elle a bien de la chance.

    Enfin, toutes proportions gardées.

    J'adresse un signe aux deux officiers les plus proches, qui cherchaient sans doute des rumeurs ou qui avaient pas de truc urgent à faire. Ils ramassent la civière de fortune sur laquelle Liz est, et la placent dans une salle d'interrogatoire, une des rares pièces vides du bâtiment. Puis, retournant voir les collègues, j'jette un oeil par une des rares fenêtres du commissariat. On voit rien du tout, dehors, et un coup rapide de senseur magique relève pas d'anomalie.

    « Deux patrouilles de cinq, faites un tour rapide des rues autour du commissariat, les responsables de l'attaque rôdent p'tet encore dans le coin. Embarquez tout ce qui a l'air d'un casseur de genoux ou d'un gorille des gangs pour interrogatoire, et prévenez-moi. Pas la peine de prendre plus d'une trentaine de minutes, on essaie de faire ça vite. »

    Ils ont un signe de garde-à-vous aussi à chier que les miens quand j'étais à leur place, et j'les fais pas chier pour ça. J'me rends compte que j'fronce les sourcils depuis que j'me suis rendu compte que c'était Nahesa sur le brancard, alors j'me relâche et j'secoue la tête. J'vais ramasser mon dernier papelard et j'me pose avec ma plume, mon encrier et le parchemin dans la salle d'interrogatoire, histoire de finir proprement quand même le boulot qu'on m'a refilé pour la garde de nuit.

    Ca toque timidement à la porte, et Fifi passe la tête par l'embrasure.

    « Les gars ont rien trouvé, Capitaine.
    - Rien de rien ?
    - C'est ça qu'ils ont trouvé suspect.
    - Hmm, je vois. Retour à la routine. »

    Il hoche la tête et referme la porte. Y'a toujours des zonards autour du poste, sans forcément qu'ils fassent quoi que ce soit de bizarre. Mais ils sentent bien le vent tourner, en général, et quand c'est le cas, il reste que les p'tits opportunistes qui espèrent gratter quelques pièces en échange d'une information de qualité très variable. Pas foncièrement différent des échanges que j'ai avec la pute, au demeurant, si ce n'est la valeur des tuyaux qui me sont refilés. J'ai fini mon rapport, et j'me tapote les incisives de l'ongle quelques instants avant de m'apercevoir que les yeux de la brune sont ouverts et fixés sur moi. Depuis combien de temps ? Je hausse un sourcil interrogateur.

    « Alors, s'est passé quoi, pour finir comme ça au commissariat, Liz ? T'as refilé la chaudepisse à quelqu'un que t'aurais pas dû ? »
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  • Mer 11 Oct - 18:11
    Elle était en vie.

    C'était sa première constatation pendant qu'elle ouvrait péniblement l’œil, non les yeux. Elle était capable de voir, quelqu'un l'avait rafistolée. Les yeux rivés sur le plafond blanc de la pièce dans laquelle on l'avait transportée, elle se demandait depuis combien de temps elle était là. Elle commença à compter le nombre de fissures et de tâches qu'elle pouvait voir, ce qui lui permettait de reprendre doucement conscience des autres parties de son corps. La tête semblait OK, à part un léger mal de crâne, elle était en bon état de fonctionnement. Les épaules étaient tendues mais c'était supportable. Elle pouvait même bouger ses dix doigts, ce qui était vital pour son travail ; les estropiées ne restaient pas Chez Boris. Elle sentait encore quelques douleurs dans les côtes mais elle pouvait respirer. Les jambes étaient aussi en état de marche. Le mage toubib qui s'était occupé de ses soins avait fait du bon travail. Évidemment, il n'y avait pas de miroir devant elle, impossible de poursuivre l'inspection visuelle plus loin. Si elle voulait en savoir plus, elle allait devoir se mettre en mouvement. Ce fut donc péniblement qu'elle commença par tourner la tête, à droite puis à gauche, et qu'elle s'arrêta net en voyant que le Capitaine Dosian était dans la même pièce. L'urgence de la situation lui revint en mémoire. Elle se demanda si elle ne devait pas renifler, ou tousser, mais il prit la parole avant même qu'elle se décide. Liz fronça les sourcils et se redressa prudemment, prenant appui sur la surface plane où elle a été allongée. Elle écartait peut-être les cuisses contre des pièces d'argent, mais ses clients étaient en général suffisamment distingués pour ne pas venir la tabasser à mort parce qu'elle leur aurait refilé une quelconque maladie. Puis, elle consultait régulièrement son propre médecin pour éviter les désagréments et... La métisse se reprit, elle n'allait pas commencé à se justifier devant l'officier. Il y avait plus urgent et elle se demandait bien quelle tête il tirerait, quand elle lui apprendrait que c'était en grande partie par sa faute qu'elle se trouvait dans cet état.

    - Toujours aussi charmant, mon Capitaine.

    Elle leva la main pour remettre en place sa tignasse noire. Il y avait du boulot et ses muscles étaient encore endoloris. Elle sentait que plusieurs croûtes de sang séché s'étaient formées sur son crâne et s'émiettaient entre ses doigts. Elle se retint de grimacer. La sensation n'était pas agréable et la répugnait.

    - Mais, au risque de te décevoir, ce ne sont pas ces activités-là qui m'ont menée ici, soupira-t-elle faussement avant de reprendre. Est-ce que... Est-ce qu'il n'y a que toi et moi ou quelqu'un d'autre peut nous entendre ?

    Ça aurait été dommage qu'un de ses sous-fifres, collègues ou peu importe comment il les considérait à présent, puisse entendre les suites de cette sombre affaire et balance toute l'affaire à ses supérieurs. On était jamais trop prudents, surtout quand il s'agissait d'un aussi bon client que Pancrace. Puis, il l'aidait aussi sur certaines affaires plus personnelles, même si ce côté-là était sur une piste morte depuis quelque temps. En bref, il valait mieux pour l'un comme pour l'autre que la discussion qui suive reste strictement confidentielle.

    Elle s'étira, ce qui lui permit de faire un point définitif sur ses capacités actuelles, et elle se hissa sur ses deux jambes. Le sol tangua pendant un court moment, principalement parce qu'elle était épuisée, maintenant que toute l'adrénaline était redescendue, et  à cause des efforts considérables fournies par son corps pour accepter la mana qui était venue la réparer. Un sourire, fugace mais satisfait, anima sa figure quand tout revint à la normale et elle darda ses prunelles sombres sur le visage de Pancrace.

    - Pour te répondre simplement : je me suis fait battre à mort à quelques rues de chez moi. Non, chez moi, pas là-bas. J'y occupe pas une chambre à l'année, ça ne marche pas comme ça.

    Elle s'approcha de la table, l'un des seuls meubles de la pièce de toute façon, et posa ses mains à plat sur celle-ci, prenant soin de ne pas toucher la pile de papiers qui y était posée. Maintenant qu'elle pouvait de nouveau utiliser chaque membre de son corps sans avoir l'impression qu'elle allait rejoindre l'autre monde à chaque inspiration, elle avait la bougeotte.

    - Je crois avoir une petite idée de qui c'est. J'ai reçu... Des lettres. Oui, des lettres. Non, je les ai pas avec moi. Je me balade pas avec. C'était des menaces de mort. Je ne suis pas venue avant parce que je pensais que c'était des conneries et que je pourrais m'en occuper toute seule.

    Un aveu de faiblesse. Sa voix s'était durcie et elle avait presque grogné en parlant. Elle n'avait même pas eu le temps de réagir. Ils avaient visé juste du premier coup. Ils avaient su où la frapper, son absence d'appétence pour le combat avait joué en sa défaveur cette nuit.

    - Je veux pas t'en dire plus tant que je saurai pas si c'est sécurisé. Je dis ça aussi bien pour moi que pour toi, marmonna-t-elle avant de hausser de nouveau la voix. Je peux te donner une description, mais je ne suis pas sûre qu'elle sera utile. Ils étaient deux, un homme et une femme. Cagoulés, évidemment, ils avaient pris leur précaution. Ils utilisaient pas de magie, et j'ai moi-même pas eu le temps d'en utiliser que déjà j'étais au sol. J'ai juste entendu leurs voix, c'est comme ça que j'ai reconnu leur genre.
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    Pancrace Dosian
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  • Mar 17 Oct - 19:52

    Elle émerge progressivement de son évanouissement, ou de son coma ou de sa sieste, et reprend petit à petit contrôle de son corps. Pas facile, après un tel tabassage en règle, le Doc' m'en a averti. Mais il a fait le nécessaire pour que Nahesa soit fonctionnelle, j'en demandais pas davantage et j'avais pas payé pour plus. J'peux pas dire qu'elle ait fière allure : c'est un beau brin de femme, pas encore usée comme elles le sont souvent à force de pratiquer le plus vieux métier du monde, mais m'est avis avis que ça va pas durer. Ca a une façon d'abîmer ceux qui s'y prêtent qui ressemble à aucune autre.

    Y'a que celles et ceux qui réussissent à taper dans le haut du panier qui s'en sortent réellement, comme souvent.

    « Y'a que nous, que j'lâche sèchement. Et si c'est pas le tapin qui t'amène ici, alors il reste quoi ? »

    On connaît tous les deux la réponse, de toute façon : en plus de vendre son corps, elle loue ses esgourdes sur l'oreiller, pas à celui qu'achète ses lèvres, plutôt à ceux qui viendront après et voudront qu'elle répète gentiment ce qu'elle aura pu entendre ou faire dire à ses victimes précédentes. Ca tient autant de la succube que de la prostituée, autant dire un mélange un peu détonnant. Cela dit, pour avoir suffisamment dû faire des rondes et des interrogatoires avec le peuple de la nuit, la vérité, c'est que les gens peuvent pas s'empêcher de baver des trucs importants à ce qui partage leur plumard, même pour une heure.

    De là à dire qu'ils ont le temps de parler parce qu'ils ont déjà fini tout ce qu'il y avait d'autre à faire, il n'y a qu'un sourire narquois que j'retiens difficilement.

    « Ouais, bon, il suffit de te suivre à l'aube quand tu rentres chez toi, ça va, ça paraît pas impossible, sans même parler des possibilités magiques. »

    Je hausse les épaules, j'la regarde marcher tout doucement dans la pièce, aux prises avec ses pensées et le fantôme de ses douleurs. J'commence aussi à ressentir un certain agacement : les indics, ils se démerdent avec leurs problèmes, sinon ils finissent totalement cramés. Puis on veut pas qu'ils viennent nous traîner dans les pattes tous les quatre matins dès qu'un gus les regarde de travers.

    « Oui enfin, je vois toujours pas en quoi ça me concerne. Des gens qui envoient des lettres de menaces, c'est chouette, mais je vais pas arrêter tous les gens qui savent se servir d'une plume. Je comprends que t'aies paniqué et que t'aies voulu te mettre à l'abri, mais ça va pas arranger les choses, d'être venue te réfugier ici. »

    Ni les miennes, surtout : se radiner en réclamant ma présence expressément, ça va faire les gorges chaudes des collègues, et j'risque d'en entendre parler rapidement, surtout quand ils sauront quel métier elle pratique. J'vois d'ici les blagues sur le proxénétisme ou le partage de mes femmes, pendant un bon mois jusqu'à ce que ça les lasse. J'me masse l'arête du nez, et j'balance un coup de senseur magique autour. Personne, évidemment, pour entendre ce qu'on pourrait se raconter dans cette salle de réunion : les collègues sont tous dans la salle principale, à côté ddes cellules, ou vers l'entrée.

    « Personne dans le coin. J'viens de vérifier au senseur. Seulement deux, hein ? Avec de la magie ? Ca va être difficile de te rendre service comme ça... »

    Et rien n'est jamais gratuit : j'aurai aucun scrupule à davantage l'attirer dans la nasse, pour qu'elle se retrouve à devoir me lâcher plus d'informations ou alors se mettre dans des situations plus risquées. J'crois les bras, le dos appuyé contre la porte. Une fille prête à vendre son corps, c'est toujours utile, pour la simple bonne raison que y'a toujours des gens prêts à acheter. Chienne de vie, mais fallait faire de meilleurs choix, genre devenir officier républicain, par exemple.

    « Pareillement, ça serait délicat de te couvrir ce soir : à leur place, j'me ferais discret quelques jours ou quelques semaines, j'enverrais une nouvelle lettre de menaces ou deux histoire de m'assurer que le message est bien passé, bref, j'm'assurerais que les officiers républicains chez qui la Liz s'est planquée décident pas, contre toute attente, de s'occuper du dossier. »

    J'réfléchis à un moyen de résoudre le truc : au-delà de l'énervement initial, faut toujours réussir à tirer quelque chose d'une situation pas terrible, et se forger un réseau d'informateurs informels, c'est vraiment ce qui permet d'avoir les contacts, de récupérer ce que j'veux savoir, et de savoir sur quels orteils j'peux venir danser ou pas. Puis j'fais la moue.

    « En prime, t'es rentrée à moitié morte, et tu vas ressortir sur tes deux jambes. Autant dire que ça hurle au monde que quelqu'un s'est occupé de toi, au lieu de juste t'envoyer chez un toubib en ville. T'admettras que ça fait pas très discret : à leur place, j'me dirais que t'as des amis chez les cognes, et j'y réfléchirais à deux fois avant de revenir. »

    J'm'arrangerais surtout pour que la prochaine fois soit la dernière. Fâcheux.
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  • Lun 6 Nov - 21:02
    Elle savait qu'elle avait fait une erreur en débarquant au commissariat et en vociférant au premier officier républicain qu'elle voulait voir Dosian. Comment aurait-elle pu faire autrement ? L'affaire était compliquée et elle n'en était pas la protagoniste principale. La cause de tout ce capharnaüm était devant elle et l'observait avec ses petits yeux perçants. Son regard à elle était mauvais, quand bien même c'était grâce à la rapidité d'action du capitaine qu'elle était dans cet état ; quoique l'endroit manquait de miroirs et d'intimité pour qu'elle puisse constater et se satisfaire de ce fameux état. Il faut dire que s'entendre énumérer les faits avec une telle banalité, comme si tout était d'une simplicité enfantine et qu'elle avait agi comme une écervelée, n'avait pas de quoi faire plaisir à la brune. Elle manqua de lever les yeux au ciel et ne put s'empêcher de l’interrompre momentanément dans l'une de ses tirades : « Moi, je vois bien en quoi ça te concerne » ; quand bien même ça avait de quoi lui faire lever un sourcil et s'interroger, elle attendit sagement qu'il termine pour reprendre la parole. Au moins, il venait de lui assurer qu'ils n'étaient que tous les deux et que personne n'écoutait ce qui se disait ici. Elle voulait bien le croire, il n'aurait pas lancé aussi tranquillement qu'elle n'était qu'une fille de velours s'ils avaient été écoutés. Elle imaginait déjà les rumeurs qui jaseraient dans l'Office et, avec un peu de chance, en-dehors. Une part d'elle aurait sans doute apprécié tirer partie de la situation mais, au vu de ce qui venait de se passer et de ce qui se produirait si elle ne se décidait pas à sortir du silence, elle faisait mieux de faire profil bas.

    - Ils savent déjà probablement que je suis allée te voir, toi spécifiquement.

    Elle croisa les bras contre sa poitrine, se redressant pour toiser Pancrace de toute sa hauteur. Autant en profiter quand il était assis : elle n'était pas petite pour une humaine, mais elle devait bien lever la tête pour le regarder dans le blanc des yeux lorsqu'il était debout. Voyant son regard interrogateur, qui la pressait de continuer, elle reprit la parole. Elle aimait bien ce côté-là, chez lui : il allait droit au but, sans s’embarrasser des fioritures et leur faisaient gagner un temps considérable à chacune de leurs entrevues.

    - Tu as aussi probablement raison, comme quoi t'es pas officier pour rien. Leur mode opératoire, tu connais bien. Mais, maintenant que je suis assurée qu'on est seuls, crois-le ou non j'ai encore un peu d'estime pour ta réputation, je vais te raconter une petite histoire et je te demanderai même pas une seule pièce pour ça.

    Liz fit quelques pas dans la pièce, rassemblant ses souvenirs au fur et à mesure qu'elle déballait tout ce qu'elle avait à raconter, ce qui était le cœur du problème et qui justifiait que Pancrace et elle se retrouvent dans cette situation fâcheuse. Elle n'en était pas plus ravie que lui et, désormais, elle craignait encore plus pour sa vie. Elle aurait très bien pu aller en voir un autre pour régler ses problèmes, sauf qu'elle n'était qu'un cheveu tombé dans la soupe dont on se souhaitait se débarrasser et que cette soupe impliquait directement celui qui était devant elle. Elle refusait de se remettre en question et de se dire que sa curiosité y était aussi pour quelque chose ou, pire, sa façon de vivre.

    - Tout a commencé il y a trois semaines. Ton indic préférée pratiquait ses activités habituelles, s'adonnant au plaisir de déterrer les secrets les plus enfouis des vils crapules, pour aider sa patrie à marcher droit et que notre belle démocratie ne vacille jamais grâce à ses braves officiers républicains.

    Il y avait autant de vérités que de mensonges, mais nos deux protagonistes connaissaient parfaitement les activités qu'ils pratiquaient l'un et l'autre. Cette brève introduction terminée, elle enchaîna.

    - Quand soudain, j'entendis des rumeurs sur un officier qui passerait une grande partie de son temps dans les Boyaux de la Capitale.

    Son récit laissait supposer que l'information lui était tombée dessus. Il n'en était rien. Elle avait pris plaisir à renforcer ses arcanes de magie noire pour devenir encore plus venimeuse.

    - Vous êtes quelques uns à vous adonner à cette pratique, mais rares sont ceux qui prolifèrent sur tous les tableaux. Encore moins ceux qui passent capitaine.

    Elle darda son regard dans le sien, poursuivant.

    - L'information n'avait visiblement pas vocation à être découverte, encore moins vendue. Tu sais que je tiens toujours parole et que tu me paies assez grassement pour que je ne révèle rien de la sorte. Je n'aurais pas non plus monté tout ce scénario pour quelques piécettes d'or supplémentaire.

    Elle aurait pu le faire mais, en l’occurrence, l'idée qu'un de ses gros clients s'élèvent dans la hiérarchie était plus alléchante qu'une bourse éphémère.

    - Au début, ce n'était que des menaces. Je ne vais pas t'expliquer comment ça marche dans notre milieu quand on commence à empiéter sur le territoire des uns et des autres en matière de trafics. J'ai décidé de ne pas tenir compte des menaces, ni même d'en parler à qui que ce soit. Je n'avais pas envie de me pointer dans un commissariat en clamant que j'étais menacée parce que j'avais déniché le potin qu'un petit malin estimait être le scoop du millénaire. Le Capitaine Pancrace Dosian s'acoquine avec la vermine et ne doit son succès qu'aux criminels qu'il paie pour accomplir son devoir. Sacré titre pour l'hebdo, non?

    Elle s'était interrogée, sur les motivations de ces menaces avant de conclure qu'elle n'en avait rien à foutre. Ce n'était pas ses oignons. Pancrace se débrouillait de son côté, elle du sien, peu importait pourquoi quelqu'un tenait absolument à ce que cette information ne fuite pas dans un autre réseau.

    - Hier il se pourrait que j'ai... Décidé de répondre à ces menaces. En leur disant d'aller se faire foutre et autres joyeusetés.

    Erreur ou pas, c'était trop tard pour y penser. Son impulsivité, qu'elle avait quand même travaillé avec les années, s'était manifestée sans qu'elle puisse la réprimer. C'est que trois semaines de menaces successives avaient eu raison de sa patience.

    - Pour résumer : je reçois des menaces depuis trois semaines parce que j'ai malencontreusement chopé la mauvaise information, qui te concerne directement et que quelqu'un semble plutôt avide d'utiliser contre toi au bon moment ; sans que personne d'autre ne puisse le faire. Quand j'ai décidé d'ouvrir ma gueule, ça s'est retourné contre moi et je me retrouve à moitié morte dans mon propre caniveau parce que j'ai voulu couvrir tes fesses, acheva-t-elle dans un lent soupir.

    Le principal avait été dit. Il ne restait plus qu'au capitaine à réagir. Elle attendit patiemment, posant son séant sur la seconde chaise sans le quitter du regard.
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    Pancrace Dosian
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  • Mer 22 Nov - 17:34

    J’me retiens de lever les yeux au ciel. Evidemment que ça me concerne, maintenant qu’elle s’est radinée ici en criant mon blase sous les toits. C’est un bon moyen de me traîner dans ses histoires, et maintenant, j’vais me retrouver plus ou moins forcé d’intervenir, au moins légèrement, pour m’assurer que ça éclabousse pas trop dans un sens ou dans l’autre. J’me demande distraitement si tout ça n’est pas même un plan élaboré pour me forcer à la prendre sous mon aile, maintenant que j’suis capitaine. Mais nan, pas trop son truc, trop attachée à son indépendance. La situation a p’tet changé, et j’manque d’informations. Ce qui tombe mal, puisque c’est elle qui me les fournit normalement.

    J’allais couper la parole, mais comme on va entrer dans le vif du sujet et que son tempérament s’échauffe, tant qu’à faire, autant attendre de quoi comment les pièces vont tomber avant de réagir. Puis il se fait tard, j’voudrais pas passer dix ans ici à gérer ses sautes d’humeur alors même que j’viens de lui sortir les fesses des ronces. J’croise les bras sur ma poitrine pendant qu’elle fait les cent pas et commence à déballer son histoire. Aller fouilles dans les coins mal famés et obtenir des informations auxquelles nous autres officiers, on n’a pas facilement accès, c’est justement son rôle et ce pourquoi on a le droit d’avoir des informateurs qui nous bavent des tuyaux en échange de piécettes, voire de paiements plus conséquents, qui viennent tout droit des caisses noires de la République.

    C’est entendu qu’aux yeux des citoyens et idéalistes, on devrait pas avoir de fonds pour arroser des drogués, des clochards et des délateurs. D’un autre côté, ils disent aussi que les gens devraient jamais entendre la loi. Autant dire tout de suite que les officiers républicains n’auraient plus d’utilité et qu’on serait au chômage, si c’était bien le cas. Sans surprise, on l’est pas, donc on a ces possibilités qui nous sont offertes via des enveloppes réglementées dont l’utilisation, parfois litigieuse il faut bien l’admettre, nous permet de faire notre travail dans des conditions… potables.

    « Mmh. »

    J’laisse échapper un grognement suivi d’un long soupir à la fin de son monologue.

    « Bon, d’accord. »

    Mon pied bat une mesure lente et pesante. J’expire bruyamment à nouveau.

    « Je comprends. On est quitte, alors, vu que j’viens de te sauver. »

    C’est un peu de mauvaise foi, vu qu’elle dit être tombée dedans par accident et avoir voulu m’aider par la suite. D’un autre côté, entre ce qu’elle dit et la réalité des choses et du terrain, on peut supposer qu’il y a plus qu’un pas d’écart, davantage qu’un fossé, peut-être même un gouffre insondable, donc j’me sens pas de m’aventurer à tout prendre pour argent comptant, a fortiori quand c’est gratuit. J’me lève brusquement, et j’lui adresse un sourire en coin et un clin d’œil.

    « Bon, visiblement, la situation semble difficile à résoudre pour toi toute seule, et j’suis manifestement concerné aussi. Finalement, le mieux, ça serait qu’on s’en occupe tous les deux, non ? J’veux dire, ça t’évitera de devoir regarder par-dessus ton épaule à chaque fois que tu sors ou que tu tournes au coin d’une rue. Et ça évitera à des informations pénibles de venir polluer l’esprit de nos concitoyens et de ma hiérarchie, par exemple. »

    Ce qui serait du plus mauvais effet, il faut bien l’admettre. Pas que j’aie un plan de carrière incroyable qui culminerait avec mon beau petit fessier derrière le bureau de la Présidence, rien d’aussi grandiloquent, mais si je pouvais éviter de récupérer tous les horaires de nuit à faire de la paperasse et de l’archivage, ça serait quand même plus agréable. Et c’est sans compter les éventuelles répercussions davantage… physiques… qui pourraient se produire si, d’aventure, des gens peu recommendables décidaient d’utiliser les informations qu’ils semblent avoir sur ma présence dans certaines parties douteuses de la ville.

    Bref, c’est la merde.

    « C’est vrai que j’suis allé quelques fois dans les Boyaux ces dernières semaines, dans le cadre d’actions… en lien avec le maintien de l’ordre. »

    Un lien assez ténu, il faut bien l’admettre, mais plutôt profitable, ce qui est la source du problème.

    « J’note qu’il faudra en tout cas que j’prenne davantage de précautions les prochaines fois, si ça devait se reproduire. Sans compter qu’on va y aller là, tout de suite, maintenant. Pas vrai ? Ouais, super qu’on soit d’accord là-dessus. Pas vraiment le choix. Pour aucun de nous deux. »

    Je m’attends pas à ce qu’elle refuse, mais pourquoi lui en laisser l’opportunité ? Bon, j’pourrai la foutre au trou pour la nuit, genre dégrisement ou quoi, et aller régler le souci moi-même comme un grand, mais je préfère la garder sous la main pendant la durée de l’intervention. Toujours possible qu’elle me raconte des craques, ou me mène dans un traquenard, et la confiance est une denrée rare. Puis si j’ai des questions en cours de route, elle sera davantage à même de me répondre.

    « Allez, assez tardé, en route, mauvaise troupe. »

    J’ouvre la porte, et j’l’invite à passer. Une fois dans la salle commune, j’pointe Fifi du doigt.

    « J’dois m’absenter pour un problème urgent. Tu tiens la barraque, Fifi. En cas d’urgence, paume les papiers et on avisera à mon retour. Soyez sages. Sinon… »

    J’agite la main dans le geste universel de la fessée. Quelques volontaires lèvent déjà le doigt, mais j’les ignore. C’est qu’il y a à faire, et que j’voudrais pas que la merde m’éclabousse trop. Une fois dehors, dans l’air froid de la nuit, j’me tourne vers mon indic.

    « Alors, c’est par où, pour trouver ces gens qui ont des informations compromettantes sur un vaillant serviteur de notre belle République ? »

    C’est que j’vais devoir m’échauffer les poignets et me dégourdir les phalanges, dis donc.
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