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  • Dim 24 Déc - 1:55
    29 Juillet de l’An 4, 07:12

    Zelevas quitte le Manoir d’Élusie et monte dans sa diligence pour rejoindre le centre ville de Justice, il n’est retourné dans la ville que depuis une petite semaine suite à la dernière assemblée sénatoriale qui a vu l’élection de sa collègue Aiwenor au poste de Consul de la République, et après avoir rattrapé en début de semaine le retard accumulé, il début une journée comme une autre, un quotidien routinier dans son rythme effréné mais dont chaque jour est différent.


    07:36

    Le Directeur de la Comptabilité de la SSG descend de sa voiture devant le bâtiment du Comptoir de la Societas avec sa serviette et rentre à l’intérieur, après avoir salué les employés qui discutent à la réception en déchargeant les livraisons du jour, Zelevas monte les marches de l’escalier jusqu’à son bureau où il s’enferme pour y travailler pendant quelques heures. Tri des courriers par ordre d’urgence, distribution des directives pour le pôle de comptabilité occidental, réception des registres de Courage du dernier trimestre… beaucoup d’administratif à reprendre et encore, Himir son secrétaire et bras droit a déjà bien avancé sur énormément de paperasse.


    10:01

    Il sort de son bureau avec un carton sous le bras et descend aux sous-sols pour placer la boîte dans les archives. En remontant les marches il est accompagné d’un des cadres du Comptoir qui le guide jusqu’à un boudoir où il trouve le Sous-Gouverneur de Justice. Ils s’entretiennent pendant quelques heures à propos de la gestion du commerce et de la bureaucratie de Justice avant de décider de sortir déjeuner ensemble.


    12:56

    Zelevas quitte le bâtiment du Comptoir en compagnie du Sous-Gouverneur et ils se dirigent ensemble vers le Lapin qui Fume, une taverne du centre ville non loin de la Place Camille. Ils y mangent pendant une petite heure. Le Directeur aura commandé un magret de canard tandis que son subalterne aura mangé une salade aux foies de volaille.


    14:00

    Ils quittent le restaurant et retournent ensemble au Comptoir, Zelevas entre à l’intérieur du bâtiment mais en sort au bout de quelques minutes avec ses affaires, il monte à l’intérieur de sa diligence.


    14:11

    Le véhicule marque une halte devant un bureau de poste, le cocher descend de son siège pour poster une lettre et une fois remonté, la diligence redémarre.


    14:38

    Zelevas descend les mains vides de sa voiture en arrivant devant les portes du bureau des syndicats artisans de Justice. La diligence repart et le Sénateur s’assied sur un banc pour patienter. Il semble réfléchir ou être perdu dans ses pensées.


    14:45

    La porte du bureau s’ouvre et deux hommes en sortent, Hanratty Willodir, le Patron du Syndicat des Artisans, et un homme que Zelevas salue comme étant “Aldone  Ironsoul”. L’Ironsoul prend semblait justement sur le départ et ne discute que sommairement avec Zelevas avant de remercier chaudement Hanratty pour son temps et de prendre congé. Zelevas et Hanratty rentrent dans le bâtiment du bureau.


    15:59

    Himir Bellamy arrive devant le bureau du syndicat et patiente à son tour quelques instants.


    16:04

    La porte s’ouvre et Hanratty salue formellement le jeune homme en l’invitant à les rejoindre à l’intérieur. Ils s’enferment à nouveau pour discuter.


    16:40

    Hanratty, Zelevas, Himir et une quatrième personne ressortent du bâtiment en discutant avec entrain, le Patron du Syndicat referme la porte de la bâtisse et ils s’éparpillent après des échanges de poignées de mains et de signes d’au revoir. Zelevas marche jusqu’à la Rue des Cyprès et rentre dans une écurie privée. Il ressort avec un destrier et circule à cheval dans la ville jusqu’à arriver à la Porte Nord.


    18:05

    Zelevas quitte la ville de Justice, seul et à cheval.


    19:51

    Après avoir changé deux fois de monture dans des points relais différents, Zelevas se dirige clairement vers le Barrage du Vès. Il paraît suspicieux et semble regarder autour de lui à plusieurs reprises.


    20:22

    Zelevas met pieds à terre au sentier qui mène à l’entrée de maintenance du barrage. Il continue après avoir attaché sa monture à un arbre. Une fois arrivé devant l’entrée il vérifie qu’il n’est pas suivi et rentre à l’intérieur de l’infrastructure.
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    Sixte V. Amala
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  • Lun 1 Jan - 18:37
    Les Hommes sont beaucoup de choses. Chanceux de prime abord, parce qu’ils vivent peu. Orgueilleux et égoïstes dans un second, parce qu’ils ne voient jamais plus loin que le bout de leur nez. Mais ils sont également ennuyeux. Ou peut-être est-ce propre à celui-ci ? Sixte n’en savait trop rien. Cela faisait des jours, maintenant, qu’elle était sur la piste de Zelevas d’Elusie. Le bougre ne lui avait aucunement faciliter la tâche. Au contraire même, dès la fin de l’assemblée, il n’avait rien trouvé de mieux que de plier bagage et quitter la ville. Une chose que Sixte n’avait pas prévu et qui avait chamboulé approximativement tous les plans qu’elle avait établis. Partagé entre la nécessité de le suivre mais également l’impossibilité qui la clouait à Liberty. Elle avait dû faire des pieds et des mains pour repousser certains contrats sans les perdre. Sans compter qu’il lui avait également fallu tenir Azura Aiwenor informée de son départ prochain. Une fois que toutes ses affaires avaient été réglées, il lui avait également été nécessaire d’être aussi rapide que discrète. Pour cela, c’était sur Seedra qu’elle avait pu compter. L’hongre l’accompagnait depuis maintenant deux ans et elle avait pleinement confiance en ses capacités.

    Grâce à lui -et à la connaissance de Sixte des chemins détournés-, ils gagnèrent Justice avec une poignée d’heure d’avance sur Zelevas. Suffisamment pour permettre à la demi-elfe de s’établir dans une auberge et d’y laisser son coursier à son repos bien mérité.

    La semaine fut longue et ennuyeuse, tant et si bien que Sixte abandonna la poursuite inlassable de cet humain pour se pencher un peu plus sur la ville. Elle avait suffisamment vécu en république pour savoir que, souvent, c’était dans la fange qu’il y avait plus à gagner. Alors elle avait commencé à se renseigner. D’abord en reprenant contact avec ses indics habituels puis également avec quelques-unes de ses connaissances. Mais il n’en ressortit rien qu’elle ne savait déjà. Alors elle creusa un peu plus profondément, jouant avec le fil ténu de la demi-vérité pour obtenir ce qu’elle cherchait sans dévoiler l’entièreté de son jeu. Zelevas était soit un homme intègre, soit un très bon menteur, soit un terrifiant personnage car encore une fois ; elle n’en ressortie rien de plus ni de moins. Par tous les titans que cela pouvait la mettre en colère ! Après trois cents ans d’existence, Sixte était certaine d’une chose ; tout le monde avait quelque chose à cacher. Alors elle reprit son observation bien que les allers et retour du grand père lui eurent plus donné envie de s’arracher les yeux que de poursuivre sa mission.

    Ce ne fut qu’au crépuscule du septième jour qu’elle y trouva enfin son intérêt. L’Homme avait abandonné fiacre et calèche pour déambuler en ville sur le dos d’un cheval. Au début, Sixte s’était contentée de suivre les corniches des toits qui longeaient le chemin emprunté. Parfois, lorsque le saut était trop grand elle descendait en catimini pour atterrir dans une rue parallèle puis se remettait en hauteur dès que les édifices le lui permettaient. Ce petit jeu dura longtemps, suffisamment pour éveiller son attention et ce fut lorsque Zelevas et sa monture arrivèrent aux  abords de la porte Nord qu’elle rebroussa chemin en toute hâte pour aller chercher Seedra ; tenter de suivre un cavalier à pied était l’équivalent d’un coup d’épée dans l’eau. Bien qu’aller chercher son cheval lui ferait perdre du temps, ce n’était rien à côté de l’échec cuisant que serait une filature pédestre.

    Entre chien et loup, le ciel dont le soleil avait presque intégralement terminé sa course vers l’horizon, lui permettait de jouer des ombres pour dissimuler au mieux sa présence et celle de l’hongre qui se déplaçait efficacement. Elle suivit ainsi le politicien durant de nombreuses heures, se dissimulant à chaque fois qu’il s’arrêtait dans un relais pour y changer de monture. A chaque fois Sixte ne pouvait s’empêcher de penser que ces agissements étaient de plus en plus suspects. Au fur et à mesure du trajet, il fut évident que c’était vers le barrage du Vès que se dirigeait sa cible et surtout qu’il était sur ses gardes. Ce qui ne lui facilitait pas la tâche. Heureusement sa vue et son ouïe lui permirent de le suivre à longue distance tout en surveillant ses propres arrières. Si, comme elle le pensait, il avait bel et bien quelque chose à cacher, elle devait redoubler de vigilance. Jusqu’au moment où Zelevas disparu à l’intérieur de la gigantesque infrastructure.

    - Fais chier. Marmonna-t-elle tout en observant attentivement les alentours. Une fois qu’elle eut analysé son environnement, elle parcourut avec agilité et en silence la distance qui la séparait de l’entrée du bâtiment. L’endroit paraissait banal tant et si bien qu’un bref instant, elle se demanda s’il ne s’agissait pas d’une erreur quelconque. Hélas elle avait été payé et chèrement pour cette mission alors elle sortit du couvert des arbres pour s’avancer jusqu’à la porte qu’elle ouvrit sans un bruit et se glissa par l’interstice avant de refermer, toujours silencieusement, derrière elle.

    Lugubre était un mot parfait pour décrire cet endroit. Sixte avança à tâtons le temps que ses yeux s’habituent à la pénombre. Plongée dans une obscurité partielle, quelques lumières disséminées de manière anarchique et aléatoire éclairaient faiblement quelques recoins. Suffisamment en tout cas pour permettre à l’elfe de se déplacer à peu près correctement. Tendant l’oreille, elle écouta avec attention les alentours -aussi bien pour retrouver la trace du vieil homme que détecter la présence d’autres . Quand elle eut terminé, elle s’engagea dans le premier couloir sur sa droite à pas de loup ; ce n’était pas maintenant qu’elle devait se faire remarquer.

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  • Lun 1 Jan - 20:18
    S'avançant au cœur des couloirs oppressants du Barrage, l'infiltrée prenait soin de se montrer aussi furtive que possible et épousait sans mal la dense obscurité des lieux. Ses oreilles, déjà bien affutées en temps normal, jouissaient de l'extraordinaire finesse que lui procuraient sa magie. Le commun des mortels aurait sans doute trouvé l'endroit plutôt silencieux du fait de l'épaisseur des murs mais elle, dont les aptitudes dépassaient de loin celles de la plèbe, percevait jusqu'aux plus infimes craquements des planches qu'elle foulait de ses bottines.

    Alors qu'elle s'approchait dangereusement de la cible qu'elle était venue épier; les sons d'un Zelevas marmonnant dans sa barbe tout en fouillant ses affaires arrivèrent jusqu'à ses esgourdes, lui prouvant ainsi sans mal qu'elle n'avait pas fait fausse route et que celui qu'elle traquait n'était pas passé par une quelconque porte dérobée. Elle continua son exploration, en alerte et prête à faire face à la venue de potentiels gardiens du Sénateur mais elle réalisa, après quelques uns de ses pas, qu'un son d'un nouveau genre se superposait à celui de ses pas.

    Elle n'était pas seule.



    Incapable de traduire précisément ce qu'elle entendait, il lui sembla sans doute de prime abord être témoin d'un courant d'air s'insinuant par une fenêtre entrouverte mais elle releva sans mal que le bruissement à peine audible était curieusement synchronisé avec ses propres pas. C'était un sifflement rauque, évocateur de bien des façons du crissement d'un gaz peinant à s'extirper d'un tuyau d'acier dont il était fait prisonnier. Fière d'une grande expérience de ce genre d'opérations et du fait d'un savoir qu'elle s'était appropriée au fil de ses pérégrinations, elle identifiait probablement sans mal la bizarrerie du phénomène qui n'avait rien, mais alors rien de naturel.

    S'immobilisant pour tâcher d'entendre plus précisément le bruit aussi infime qu'infiniment curieux, elle entendit brusquement un claquement métallique sur sa gauche et lorsqu'elle tourna la tête pour voir de ses propres yeux la source de la perturbation, ce fut la silhouette monstrueuse d'un géant s'extrayant des ténèbres qui lui apparut. Des rouages blasphématoires par nature s'actionnèrent en un furieux raclement d'acier tandis qu'émanait des orifices taillés dans le masque de la bête un épais gaz phosphorescent. Tout droit sorti d'une histoire pensée pour pousser les enfants à se blottir au fin-fond de leurs couettes, le goliath chimérique venait tout juste de se défaire d'un voile d'invisibilité similaire en tous points à celui qu'employait la petite fouineuse à la crinière dorée.

    Pressé par le temps et désireux de maîtriser sa cible au plus vite, le colosse laissa choir sa cape ornée de nobles armoiries pour dévoiler sans honte les prothèses diaboliques dont les Démons les plus savants de la Nation Bleue l'avaient dotés. Il se rua en avant et de sa gorge parsemée de stigmates, une vocifération sinistre et bestiale plus qu'humaine vint résonner dans la pièce obscurcie. Meubles et décorations volèrent en éclat au passage du cerbère ensauvagé qui fixait de sa lentille luminescente sa proie nouvellement acquise et sur laquelle il s'apprêtait déjà jeter son dévolu non sans sadisme.

    Une griffe gigantesque s'éleva au dessus de la tête masquée et encapuchonnée de la créature hurlante puis vint s'abattre dans un vrombissement bruyant en direction du visage de l'infortunée qui parvint par réflexe à échapper à la trajectoire de l'assaut brutal. Ce fut d'ailleurs en esquivant ce premier coup qu'elle réalisa instantanément l'étendue du danger que représentait le chien de garde du Sénateur car lorsqu'il la dépassa pour abattre ses serres contre le mur adjacent, les briques furent démolies dans un craquement foudroyant et le géant disparut dans un nuage de poussière et de débris multiples.

    Quelques secondes plus tard, d'autres bourdonnements se firent entendre au milieu des décombres et le fauve masqué se manifesta pour retrouver sa cible, sa lentille clignotante furetant aux quatre coins de la pièce à la recherche de l'effrontée qui avait eu l'outrecuidance de fouler son domaine sans y être invitée. De sa voix rocailleuse au timbre partiellement métallique, Mortifère parla enfin d'un ton qui laissait sans mal transparaître la noirceur de ses intentions :

    "Chaton ? Tu n'as pas été très sage, mais je suis prêt à te pardonner. Sors de ta cachette, je viens juste discuter."

    Le colosse vint s'extraire d'un bond des décombres puis fit tournoyer ses articulations rotatives en une cacophonie de chuintements d'acier froissé, avant d'entreprendre de balayer la zone grâce à son œil aux facultés altérées par magie. Recouvert de poussière grisâtre, le colosse se mouvait à la façon d'une étrange poupée aux dimensions surréalistes et ses mouvements trop secs conféraient à son attitude un aspect plus inquiétant encore que ne l'étaient ses propos. Telles d'immenses cisailles, les doigts trop agiles du monstre se mirent à crisser d'une façon abjecte.

    Le ricanement qui suivit, sinistre et à l'enjouement difficilement contenu, ne laissait aucune place au doute quant à la démence de celui qui venait de prendre la parole.
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    Sixte V. Amala
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  • Mer 3 Jan - 10:04
    Sixte sentit sa présence plus qu’elle ne la remarqua mais sa vision suffit à la sidérer, transformer ainsi en statue de sel, les yeux ronds comme des soucoupes. Elle avait toujours argué que le monde était fou. Fou et immonde. En plus de trois cent ans, elle avait largement eu le temps de découvrir les horreurs qu'il portait en son sein. Le Sekaï était cruel, odieux et capricieux. Ceux qui y vivaient n'étaient pas si différents, rares étaient les âmes que la corruption n’avait pas déjà commencé à grignoter. Enfin, il y avait les abominations. De cela, elle n’avait jamais été témoin. Elle n’en avait qu’entendu parler. Des rumeurs, soufflées ci et là, des racontars auxquels elle n’avait pas prêté l’oreille. Comme elle regrettait. Car aujourd’hui elle en avait la preuve vivante sous les yeux. Aucune créature en ce monde n’était dotée de l’aura meurtrière qui était en train de faire gémir son instinct vieux de trois siècles. Il lui hurlait de courir, de s’enfuir maintenant. Mais à la manière d’un cauchemar, ses pieds restaient fermement ancrés dans le sol, ses jambes s’étaient mises à peser une tonne et ses yeux refusaient de cligner.

    Pourtant, réalisa Sixte, elle avait su qu’il était là dès qu’elle était entrée. Cette chose avait plané sur elle telle une ombre dès que la porte par où elle était entrée s’était refermée dans son dos. Mais elle s’était contenté de ne rien faire, de la regarder s’enfoncer plus profondément dans les entrailles du barrage. Suffisamment loin pour qu’elle n’eut d’autre choix que d’aller plus avant. Cette idée lui fit serrer les dents mais elle ne bougea toujours pas. Un piège, elle était tombé dans un putain de piège.

    Le corps de l’elfe agit avant que son esprit, engourdi par la peur, ne comprenne ce qui lui arrive. Mais lorsque la griffe gigantesque manqua de l’estropier, tout se remit en branle comme une machine bien huilée. Sixte glissa sur ses pieds puis pivota sur ses talons. Juste à temps pour constater que les armes de la chose n’était pas factice, pis encore, le mur devant lequel elle s’était trouvé était fendu de part et d'autre. Elle devait fuir. Plus rien d’autre ne comptait.

    En cela, Sixte excellait et elle se volatilisa lorsque la créature projeta malgré elle un écran de poussière tout autour d’eux. Se drapant d’invisibilité, elle se faufila dans un coin et profita du bruit environnant pour reprendre sa respiration. Ce qui n’était pas une mince affaire, la peur la faisait haleter bruyamment alors elle plaqua une main sur sa bouche et s’obligea au calme. Ses yeux faisaient des allers et retours dans toute la pièce pour espérer trouver une sortie car sa cachette ne tiendrait guère longtemps. Bien que coincé dans un coin, dissimulé à la vue de tous, viendrait un moment où il lui tomberait inexorablement dessus. Elle songea également à s’enfuir discrètement. Soit vers la sortie -mais elle était certaine qu’il s’attendait précisément à ce qu'elle agisse ainsi-, soit plus profondément dans le barrage mais dans ce cas, elle risquait bien de se condamner à une mort certaine. Dans l’idéal, il fallait qu’elle se débarrasse de cette chose. Cette idée la fit grimacer, bonne combattante à la dague, elle douta néanmoins de son efficacité contre cette poupée de métal. Toutefois, avait-elle une meilleure solution ?

    “Je t’en foutrais moi de la discussion, connard.” Pensa Sixte qui n’avait pu s’empêcher de frémir au son de cette voix inhumaine. Le sol sembla vibrer sous ses pieds lorsqu’il s’extirpa des décombres. Pour la première fois depuis longtemps, la jeune elfe regretta amèrement d’avoir quitté le couvert protecteur de la république pour aller se faufiler dans ce lieu maudit. Mais il était trop tard pour s’étendre sur ce qu’elle eut dû faire ou pas. Maintenant que sa respiration était moins chaotique, il était temps d’agir. Elle laissa la chose parler, rire et la chercher et resta dans l’ombre sans esquisser le moindre signe de vie. Puis sans crier gare, alors qu’il lui tournait le dos, elle essaya une première attaque, une seconde, une troisième. Sixte savait que sa seule chance résidait dans sa rapidité. Elle frappa trois fois, de la même façon qu’elle aurait frappée n’importe quel être vivant puis comme elle était venue, elle disparue.

    Malheureusement, son adversaire était aussi coriace qu’elle l’avait craint et ses coups d’estocs étaient loin d’avoir fait mouche. Une goutte de sueur vint perler le long de sa tempe et tomba dans un “ploc” silencieux sur le plastron en cuir qui lui couvrait la poitrine. Elle s’était mise à tourner dans le même sens que son adversaire qui devait sans doute la chercher, encore quelques mètres et elle pourrait s’enfuir par le couloir donnant sur le reste du barrage. Ça ne lui sauverait probablement pas la vie, mais peut-être gagnerait-elle suffisamment de temps pour trouver une alternative.

    Dès que le bout de sa botte se posa sur le sol de son échappatoire, elle détala comme un lapin.
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  • Jeu 4 Jan - 1:44
    Le cerbère infame furetait, tête arquée en avant comme un chien de chasse traquant au flair la piste menant à sa future proie. Son œil fou changé en lentille cylindrique par les manipulations de ses concepteurs cliquait furieusement lorsque se faisait et se refaisait la mise au point dans l'obscurité et ses mouvements erratiques s'accompagnaient tous d'effroyables crissements que Mortifère provoquait en parfaite connaissance de cause. Conçu pour l'épouvante et penser pour décourager les criminels en tous genres, il maniait aujourd'hui l'art de la terreur avec la virtuosité d'un affreux chef d'orchestre. Tout en ponctuant ses gestes angoissants d'occasionnels claquements des dagues qui sertissaient ses mains artificielles, il ajouta parfois après de menus sifflements quelques mots pour pousser à l'erreur sa victime :

    "Petit petit petit. Sors de ta cachette et surtout ne cours pas. Si tu fuis, c'est que tu te sais coupable, n'est-ce pas ?"

    Jouant à merveille le rôle qu'il s'était attribué pour attiser le brasier né des braises de la crainte, le géant sondait les lieux avec impatience et arpentait le couloir telle une abjecte sentinelle en prenant soin de laisser les extrémités crochues de ses serres frotter contre les parois rugueuses composant les parois intérieures du Barrage. Ce fut alors qu'il se remettait tout juste à fredonner une chansonnette dont il rendait les sonorités malsaines par son timbre inhumain que l'intruse se manifesta en le gratifiant d'une frappe en traître. Le premier coup toucha, esquintant le manteau de cuir et atteignant la peau du monstre en faisant s'écouler depuis une petite plaie quelques gouttes d'un liquide mêlant sang humain et produit bleuâtre. Le pic de douleur força le fauve à faire volte-face pour parer à la hâte via ses membres métalliques les assauts qui suivirent. L'acier de la dague tinta contre celui des pattes trop longues de la bête ensauvagée, qui tenta à l'issue des estocades un balayage sec et brutal.

    L'elfe trop agile esquiva élégamment le coup porté malgré l'effroi et les griffes immenses se plantèrent dans le mur adjacent, s'enfonçant dans la roche en lâchant à l'impact une sourde vibration. Perturbé mais loin d'être hors de portée de son adversaire, le géant d'acier tira sur ses articulations dont il força télékinétiquement la rotation pour venir démolir la pierre dans laquelle s'était fichée ses lames et dans un bourdonnement électrique, la roche malmenée céda finalement pour libérer la main prosthétique de Mortifère. Tournant sur lui-même à la recherche de la fuyarde qui venait de le blesser, il accorda un bref instant un regard à sa propre plaie et lorsqu'il la catégorisa peu dangereuse, il retourna aussitôt à la traque plutôt que de soucier davantage de son état de santé. Ces questions pouvaient attendre, seul l'objectif primait :

    "Si tu comptais partir aussi vite, il ne fallait pas te donner la peine de venir, ma jolie."

    Son ricanement sardonique se fit entendre à nouveau et se réverbéra dans les ténèbres. S'il ne la voyait qu'à peine, il entendait distinctement sur le sol le bruit de sa course effrénée. Un sourire mauvais vint plier les traits de ses yeux devenus rieurs et, avec un éclat mauvais dans le regard, Abraham pivota prestement pour braquer sa paume métallique en direction de la fuyarde, profitant de l'avoir coincée dans un lieu particulièrement exigu pour frapper. Un claquement puissant se fit entendre à l'intérieur du poignet de l'homme de fer et fut suivi instantanément d'un afflux de magie. Convertie en foudre qui craquait comme un fouet à chaque impulsion, l'énergie de la créature traversa son être et fut projetée en direction de la survivante en de multiples éclairs semblables à de vifs serpents hurlants. Baignant l'endroit dans une lueur éclatante, ils léchaient désormais le dos de leur future victime.

    "Seras-tu plus rapide que la foudre ? J'en doute."

    Gagnant du terrain à une vitesse folle, les éclairs continuèrent leur progression dans un effroyable vrombissement et Mortifère, main tendue vers sa cible, se mit à évoluer d'un pas décidé.
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  • Ven 5 Jan - 23:17
    Ca, ça serait une mort de merde, songea Sixte tout en poursuivant tant bien que mal sa course effrénée. Dans son dos, elle pouvait sans peine entendre le chuintement caractéristique de la créature qui la suivait. Il était plus lent qu’elle et sans doute moins agile ; il avait suffit d’un regard pour deviner que sa démarche chaotique n’était pas feinte mais cela ne l’empêchait pas d’être redoutable. Avec les années, si elle avait bien retenue une leçon c’était de ne pas sous-estimer ses adversaires et le mur réduit en poussière était une bonne indication à ce sujet. Alors elle avait fait la seule chose qui allait lui permettre de gagner du temps : courir.Hélas, Sixte avait bien conscience que ça ne suffirait pas. Aussi lente soit cette chose qui s’était lancée à ses trousses, elle finirait tôt ou tard par lui retomber dessus.

    Le barrage était un labyrinthe dont tous les passages lui étaient parfaitement inconnus. A chaque bifurcation, l’elfe s’entendait prier n’importe quel foutu titan ou dieu que ce ne fut pas un cul de sac et à chaque fois ses vœux étaient exaucés.

    - Va te faire foutre. Siffla Sixte en tournant une nouvelle fois sur la droite. Elle espérait, ainsi, revenir au plus près de son point de départ. Mais ça ne suffisait pas, la créature était toujours sur ses talons sans qu’elle ne puisse s’en débarrasser complètement. C'était un véritable labyrinthe dont les couloirs, les intersections et les murs étaient identiques les uns aux autres et rien ne semblait jamais ramener la demi-elfe à cette maudite porte d’entrée. Au contraire même, elle semblait plonger toujours plus profondément. Et si, elle s’était trompée ? Que son sens de l’orientation avait été biaisé par les murs gris qui n’en finissaient pas ? Elle était toutefois convaincue d’une chose ; elle s’épuiserait avant son poursuivant. Il fallait qu’elle trouve une solution et vite. Comme pour lui donner confirmation, elle entendit un bourdonnement qui ne lui était pas étranger. Juste le temps pour elle de jeter un regard par-dessus son épaule, d’apercevoir les arc électriques  à ses trousses, qu’ils balayent son corps avec toute la violence de leur intensité.

    Elle ne sentit pas la dureté du sol, mais elle devina sa présence lorsqu’elle roula lourdement sur plusieurs mètres. Son corps était arqué vers l’arrière, tétanisé par la foudre qui venait de la parcourir. Son souffle était court, rendu erratique aussi bien par la surprise que par la douleur.

    - Fais chier… Grinça-t-elle en tentant péniblement de se relever. Malheureusement son corps était encore engourdis. Une myriade de fourmis parcouraient ses bras mais aussi ses jambes, se relever était une épreuve en soit. Elle le fit aussi vite que possible puis saisit sa dague, malgré la faiblesse de ses mains engourdies. - Ca serait vraiment une mort de merde… Répéta-t-elle à voix basse tout en faisant pianoter ses doigts sur le manche de son arme dans l’espoir de retrouver toutes ses sensations.

    Il ne servait plus à rien de s’enfuir,  seules quelques enjambées la séparait maintenant de la chose. Le temps d’un battement de cil et il serait sur elle. Un éclair fugace de terreur pure la traversa quand elle le regarda réellement pour la première fois. Avec sa peau de cadavre, ses yeux aussi bleu qu’un éclat de glace, le réseau de veines bleu-noire qui parcouraient les quelques parcelles de corps visible et surtout ces monstrueuses articulations qui produisaient un bruit abominable, il aurait tout aussi bien pu être enfanté par un titan que par un esprit délirant. Mais elle ne pouvait s’abandonner à la peur, ses chances de lui échapper étaient déjà si minces…

    Contrairement à leurs derniers échanges, Sixte ne chercha pas à esquiver. Elle alla directement à la rencontre des doigts tranchants de son adversaire dont elle utilisa le poids pour dévier les lames, cherchant ainsi à créer une ouverture. Bien qu’elle y parvint, cette dernière ne lui permit que de récolter une entaille sur le bras. Comme elle l’avait craint, sa force surpassait la sienne. C’était un véritable ballet d’adresse et de vélocité qui la maintenait encore en vie. Sixte tentait sans discontinuer de se débarrasser de son assaillant ; elle visait aussi bien sa tête que ses jambes, devenait invisible à intervalle irréguliers pour tenter de lui rendre la tâche difficile. Encore engourdis par son électrisation, elle le dominait à peine par sa vitesse, et lui paraît ses coups sans même donner l’impression de lutter. D’une certaine façon, elle avait l’impression d’être une souris jouant avec un chat. Et elle n’était clairement pas le chat.

    - T’es quoi exactement ? Siffla-t-elle, la mâchoire contractée alors qu’une goutte de sueur longeait sa tempe pour rouler le long de son cou.
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  • Sam 6 Jan - 2:32
    Dans le sinistre vrombissement devenu caractéristique de chacun de ses mouvements, Mortifère s'avançait calmement en direction de sa prise que les éclairs, comme il l'avait anticipé, étaient parvenus à rattraper. La voir ramper en contractant ses muscles endoloris par les courants électriques qui l'avaient frappée emplirent le colosse d'une satisfaction malsaine qui lui arracha un soupir accompagné d'un furtif rictus. Il n'y avait pour le traqueur qu'il était aucun réel plaisir à se défaire d'une victime incapable de se défendre, mais il se contenterait de la maigre consolation offerte par cette souffrance qu'il infligeait aux faibles fripons ayant l'idiotie de s'en prendre aux siens. Nul mal ne serait fait au Sénateur, pas sous sa protection.

    A quelques pas seulement de la demoiselle blessée, il put enfin déceler dans la noirceur certains aspects de la silhouette de l'intruse. La jaugeant de son œil dénué de toute empathie, il tendit la main vers elle avec la ferme intention de la saisir à la racine des cheveux mais elle pivota dans un salvateur effort pour lui faire face. Les yeux plissés en une risette mauvaise, le géant de métal vit dans les yeux de l'espionne une crainte grandissante qui transforma la joie du monstre en un frisson de bonheur. Il était aussi puissant qu'effrayant désormais. Le fait de savoir qu'il inspirait la terreur par sa simple présence était pour lui le plus beau des cadeaux.

    Les serres terminées en lames cliquetèrent de plus belle en s'approchant du visage de l'elfe mais Mortifère avait vaguement surestimé l'effet de l'effroi sur sa victime et se retrouva donc puni par une attaque portée à l'aide de cette exotique dague qui l'avait touché plus tôt. L'habile bretteuse dévia ses armes dans un crissement d'acier esquinté et Mortifère dut redoubler d'efforts pour trouver une prise convenable. Après avoir été repoussé non pas une fois, ni deux, mais bel et bien lors d'une dizaine d'approches différentes, il poussa un vaniteux soupir et se résolut à traiter le problème avec davantage de sérieux. Avec un calme d'une froideur sans pareil, le monstre d'acier laissa quelques mots lui échapper lors de l'affrontement :

    "Tu te débrouilles bien. Pas assez, malheureusement."

    Donnant l'impression de traiter ce duel en simple passe d'armes il prenait soin jusque dans les combats de se montrer aussi nonchalant et distant que possible. S'impliquer émotionnellement dans un tel conflit renvoyait à l'ennemi une image que ne souhaitait pas communiquer le cerbère qui se voulait au contraire méthodique, sûr de lui et absolument imperturbable malgré les inévitables aléas d'une lutte menée en terrain aussi fermé. Outre les multiples artifices le rendant affreux par essence, le monstre combattait en envoyant ses bras démesurément longs dans une série d'assauts de grande amplitude et pour chaque coup qui manquait sa cible, les griffes rencontraient un mur en émettant à l'impact un insupportable grincement de pierre frottant contre le laiton et l'acier.

    La duelliste qui lui faisait face semblait toutefois jouir de certaines aptitudes martiales pour le moins surprenantes. Lancée dans une gigue mortelle dans laquelle elle se défendait avec un brio certain, l'intrigante carrière usait de nombreux stratagèmes afin de faire pencher la balance en sa faveur, notamment en disparaissant momentanément pour réapparaître un battement de cils plus tard, troublant ainsi la vision de l'agresseur et rendant difficile l'identification de ses mouvements. La lentille rendue folle d'avoir à suivre les mouvements erratiques de la silhouette fantôme peinait à effectuer sa mise au point. Une frappe fut portée avec succès et dans un grognement rauque, le cerbère s'éloigna d'un pas en inspectant d'un coup d'œil la nouvelle plaie ornant sa cage thoracique. Ce coup-ci n'était pas passé loin du cœur. Après l'avoir blessé, la combattante posa une question au monstrueux tortionnaire mais n'obtint pas de réponse immédiate, la bataille étant devenue trop sérieuse pour se perdre en dialogues superflux.

    Mortifère eut la riche idée de choisir pour l'effrontée une réponse adaptée et il décida donc, par pur esprit de provocation, de copier les stratégies de l'intruse. Tout aussi prestement que le faisait son ennemie, il disparut dans un crépitement électrique pour réapparaître le poing levé lorsqu'une attaque descendante partit droit vers son faciès masqué. Tout en pouffant discrètement pour désarçonner l'ennemie, le géant para de son poing métallique puis fit usage une fois encore de son camouflage magique. S'il dominait l'affrontement de par son allonge invraisemblable qui se mariait parfaitement avec la petitesse des couloirs du Barrage, nul doute que l'adversaire aurait été infiniment plus dangereuse en terrain ouvert.

    Réapparaissant dans une posture complètement différente de celle qu'il avait lors de sa volatilisation brève, Mortifère fit mine de frapper du gauche et lorsque la bretteuse leva sa dague pour tenter une énième déviation, il arma son bras droit dans un sourd claquement pour la forcer à changer sa garde. Elle bondit pour prendre de la distance mais, acculée qu'elle était par la taille de son environnement, elle en devenait inévitablement prévisible. Le poing de Mortifère partit droit vers elle, la manquant de peu du fait d'une savante esquive. C'était pourtant dans cet échec simulé que se jouait sa carte maîtresse.

    La main d'acier bourdonna à nouveau avec force tout en s'illuminant et de la paume vint s'extraire une explosion foudroyante. Celle-ci toucha de plein fouet le torse de sa cible dans un sifflement strident suivi de craquement multiples. Le souffle coupé, les muscles verrouillés par l'impact et l'engourdissement qui suivit, elle parvint tant bien que mal à atterrir mais ses appuis rendus désastreux par la douleur permirent au colosse de regagner du terrain, s'approchant de l'espionne pour lui administrer cette fois-ci un cinglant uppercut saturé de magie électrique. Il y eut au contact une violente détonation et la bretteuse lâcha son arme tout en se faisant projeter en arrière.

    Cinglée et entièrement engourdi suite au passage de la foudre dans chaque parcelle de son être, elle perdit tout espoir de retrouver des appuis stables et dut se résoudre à choir malgré elle sur son séant. Levant la tête pour faire face à la chimère de chair et d'acier, elle n'eut que le temps de croiser son regard glacial. Il leva la paume et murmura enfin un semblant de réponse :

    "Ce que je suis ? Le renouveau."

    Les doigts taillés en pointes s'étirèrent sur les côtés pour laisser la place au cylindre parsemé de pistons et de mécanisme qui constituait le plat de sa main et d'autres éclairs jaillirent. S'attaquant au corps de la victime du monstre, le courant fut maintenu bien trop longtemps entre lui et sa victime. Incapacité dés lors qu'elle avait perdu son arme principale, il n'était pas utile de la tourmenter plus que de raison. Malheureusement pour elle, la raison avait justement abandonné le Premier-Né depuis de nombreuses lunes. Sans se priver d'un rire moqueur dépeignant son sadisme, le géant conserva sur l'intruse son emprise durant de longues secondes et il l'observa avec un intérêt sordide alors qu'elle se tordait de douleur en poussant malgré elle un incontrôlable râle rendu saccadé par les contractions musculaires qui s'étaient emparées d'elle.

    Puis subitement, l'homme vola la lumière à la bête.

    Le grognement de l'étrangère se mua en hurlement et les yeux de Mortifère s'écarquillèrent alors que des images traversaient son esprit. Par la gloire de la République, il se voyait en elle. L'espace d'une infime seconde, il s'était retrouvé à nouveau sur les tables d'opération du diabolique Docteur à l'origine de sa métamorphose. Sa main se releva brusquement et il lâcha sans même le réaliser un vif cri de stupeur. Choqué par cette vision du passé qui avait déclenché une brutale accélération de son rythme cardiaque, il annula la torture ignoble dont il venait de se rendre responsable et inspecta le corps inanimé de sa cible.

    Jetant un regard affolé au fond du couloir, puis au dessus de son épaule, il constata qu'ils étaient toujours seuls et contre toute vraisemblance, Abraham bondit pour accourir vers la demoiselle, s'agenouillant à ses côtés pour confirmer en une brève analyse qu'elle respirait encore. Les astres étaient cléments, avec elle comme avec lui. Plus soulagé par cette perspective qu'il ne voulait bien l'admettre, Mortifère tâcha de faire fi de la confusion née de cette curieuse anomalie qu'il venait de subir et se recentra sur sa mission. Contrastant avec l'horreur qu'il s'était évertué à inspirer chez son opposante, il vint délicatement passer ses bras titanesques sous la tête et les genoux de cette dernière pour la soulever de terre.

    Il accorda au faciès de l'endormie grimaçante un regard prolongé, puis une inquiétante réflexion lui traversa l'esprit :

    "Bon sang Abraham, que t'arrive-t-il ?"

    Réalisant avec surprise qu'il venait de penser à voix haute, il s'immobilisa et sentit poindre le début d'une nouvelle angoisse. Cette étrange manifestation de son humanité encagée lui rappelait la faiblesse dont il avait fait preuve en compagnie de Dame Suladran. Cette part de lui, il voulait plus que tout la voir disparaître. Abaissant les yeux vers la cape de celle qu'il tenait entre ses bras, il réalisa que la plaie tracée sur son propre torse venait de tâcher le vêtement de la vaincue. Le bleu des substances injectés dans son corps se mêlait au rouge de son sang frais et, sans qu'il ne puisse explicitement dire pourquoi, cette vision fit naître en lui le début d'une nausée. Il ferma les yeux, dans la pénombre étouffante, et respira longuement pour reprendre ses moyens, avant de faire volte-face une minute plus tard et de partir vers le Sénateur.

    Un interrogatoire était de mise.
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    Zelevas E. Fraternitas
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  • Dim 7 Jan - 21:59


    Le tunnel d’évacuation numéro 3 du Barrage du Vès.

    La première moitié de la pièce possède un plafond voûté dont les pierres effritées laissent occasionnellement passer quelques gouttes d’eau ou de calcaire. Une sorte de vase omniprésente suinte à travers les jointures des scellements et macule le sol d’une couche légèrement glissante et humide. Une odeur de moiteur épaisse rend pénible la respiration pour les simples mortels, alors que l’odeur d’égoût en provenance de l’autre côté achève le tableau nauséabond. À l’autre bout de la pièce, un trou béant circulaire dans la pierre dévoile l’ouverture du conduit d’acheminement des eaux, un noir absolu sans issue qui remonte vers les roues de moulin du barrage. En face, un gouffre ouvert sur l’extérieur permettait la sortie de l’eau qui allait alors s’écraser des dizaines de mètres plus bas dans le fleuve qui regagnait le Lac Rebirth et dont la bouche barrée d’une énorme grille grossière en fonte porte ça et là des indices de rouille, tout le compartiment de tuyau qui existait dans l’espace de la salle était prolongé par une forte grille à maillons serrés.

    C’était dans ce compartiment même qu’Artorne Fraternitas était mort il y a quelques mois en face de lui. Capturé par le Courtier que Zelevas avait lui-même embauché pour faire chanter le frère de Wendell Jr, le mercenaire avait fini par tenter de doubler le Sénateur et avait enfermé le petit frère dans le compartiment en tentant de forcer le vieillard à accéder à ses demandes, mais la tournure d’évènements qui avait suivi était tout autre. Maintenant, le cadavre d’Artorne devait sommeiller en pièce au fond du lac après avoir été déchiré en morceaux contre la grille par les tonnes d’eau qui s’étaient déversées à travers le compartiment.

    ”Dum vivo Artorne, dum vivo.”



    Le Sénateur seul dans la pièce s’affaire justement à allumer les quelques torches qui reposent dans les supports de la salle de maintenance. L’humidité ne rend pas la tâche aisée, ni le fait qu’il tente de s’y prendre avec ses allumettes à pipe un peu trop maigrelettes pour ça. Ne parvenant pas à ses fins, il décide de laisser tomber, non seulement le ciel commence tout juste à s’assombrir dehors, mais en plus de ça l’absence de fenêtre dans la pièce fait de la bouche d’évacuation inactive le seul apport de lumière. Résigné, il se contente donc de sortir sa pipe. Un magnifique outil en bois de Peltogyne traité au vernis pour la protéger de la fumée, la chambre est uniforme et lisse, au ton anormalement mat à cause de la faible luminosité, le floc est en marbre noir. Un raffinement dont il fait rarement preuve pour autre chose que ses vêtements, mais il se retrouve si souvent à fumer pour se détendre un peu qu’il a finit par faire une exception pour la babiole. Il sort une pincée de bruns d’un petit coffret dans la poche de sa veste et l’enfonce savamment au pouce dans la chambre, soufflant dans le manche pour s’assurer qu’il ne soit pas trop tassé, puis il l’allume et profite enfin de la saveur rustre et agressive de sa sélection de tabac. Des pas résonnent dans l’escalier qui accède à la salle, et un sourire apparaît sur le visage de Zelevas en même temps que le son des cliquetis commence à se faire entendre. Le Premier-Né de Palladium a du mal à se faufiler par l’étroite porte de service, surtout avec le colis dans les bras.

    ”Attends, ne l’abîme pas trop. Laisse moi t’aider.” Le Sénateur s’empresse de rejoindre le soldat et ensemble, prenant chacun un bout du corps inanimé de l’espionne, ils l’installent par terre contre un des murs de la salle de maintenance. ”Ça a été? Elle a l’air de t’avoir donné un peu de fil à retordre.” Question factice, il se fiche de la réponse, il voit bien les traces des coups de dague sur le cerbère, il ne cherche par là qu’à accentuer chez Mortifère le fait que, oui il a vu les blessures, et oui il doit continuer à travailler ses compétences. La survie au Docteur ne constitue finalement que la première marche de l’escalier qu’Abraham devait gravir. ”Tient, les entraves.”

    Du sac posé à côté de leur proie, Zelevas ressort deux barres fines en métal d’alum et les tends au Premier-Né, avec la force de surhomme qu’est la sienne, le cerbère de la République peut sans mal tordre les barres malléables pour immobiliser la garce. Pendant que son sous fifre s’affaire donc à lier les mains et les pieds de la victime, le vieillard pince délicatement de ses lèvres le bout de son majeur et tire sur sa main pour ôter son gant. de l’autre il fouille dans le sac pour en sortir une bouteille de vinaigre et imbibe précautionneusement un mouchoir du liquide âcre.

    ”Lève ses jambes.”

    Le Sénateur s’occupe de déposer la tête de l’espionne au sol pendant que le colosse soulève les jambes de l’évanouie, pour ensuite appliquer le linge au vinaigre contre les tempes de la femme. Alors qu’elle commence peu à peu à présenter des signes de conscience sous forme de quelques gémissements, Zelevas s’écarte un peu. Dans la pénombre clair-obscure du barrage, seul l’incandescence douce de la pipe du vieillard et la lentille bleue luminescente de son cerbère tranchent avec le reste du décor. Une fois que la belle aux bois dormant semble prendre conscience de la situation, Zelevas s’accroupit en grognant pour être à sa hauteur, le trajet à cheval l’a déjà bien fatigué et ses genoux n’ont plus l’habitude d’un tel exercice. Il ôte sa pipe de sa main encore gantée et commence à parler d’une voix grave, soufflant une bouffée de fumée qui vient virevolter en un épais nuage dans les airs:

    ”Je vous prie de m’excuser pour le manque de courtoisie dont je fais preuve, mais c’est que… vous n’êtes pas facile à attraper.” Il tire une bouffée de plus en tenant la pipe par la chambre, pour ensuite en pointer l’embout vers la blondinette. ”Commençons donc par quelques formalités voulez-vous bien? Puisque vous savez déjà qui je suis, je vous présente tout d’abord Mortifère, mon garde du corps.” Mieux valait en rester là. ”Et vous, vous êtes l’espion que ma collègue Azura Aiwenor a engagé, ça c’est moi qui le savais déjà, mais ce que j’aimerai savoir, c’est de un qui vous êtes, et de deux pourquoi. Il me serait vraiment gré d’apprendre les raisons qui ont poussé la nouvelle Consul à vous envoyer après moi.” En réalité il s’en doute déjà un peu, il était devenu apparent que la Lumina commençait à saisir les ficelles de la politiques avec plus de finesses depuis son coup d’éclat à l’assemblée il y a une petite semaine, et Zelevas était justement le premier à toujours dire de surveiller ses ennemis de près et ses alliés d’encore plus près. Pas étonnant qu’il finisse donc de l’autre côté de cet adage. ”Dites m’en un peu plus sur ce qui s’est dit à bord de cette péniche l’autre jour.”
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  • Mer 10 Jan - 21:53
    Sixte voulait crier, elle voulait hurler à s’en arracher les cordes vocales mais elle ne le pouvait pas. Le souffle lui manquait, sa tête lui faisait un mal de chien et elle crut perdre connaissance jusqu’à ce que ses poumons ne viennent se gonfler avec toute la brusquerie de son instinct de survie. Des étoiles dansaient dans ses yeux quand elle les releva vers la créature. Elle ne pouvait plus bouger, ni parler, parce qu’elle peinait à respirer mais aussi parce que le courant qui l’avait à nouveau parcouru la tétanisait encore. Les doigts gourds, elle n’était même plus capable de les agiter comme les jours de grands froids quand elle ne portait pas de gants. Elle ne sentait plus le cuir de ces derniers sur le dos de sa main. Sa paume était également vide, il n’y avait plus de dague. Son arme. L’unique présent de son frère aîné. En d’autres circonstances Sixte l’aurait cherché, peut-être même en aurait-elle fait une priorité. Mais il y avait plus urgent.

    Tout se passa avec une lenteur exécrable. Sixte avait l’impression qu’un titan avait joué avec les rouages du temps pour se gausser d’elle. Il y avait de quoi. L’impétueuse Sixte, avachi contre un mur, la tête pendante et ne cessant de ciller dans l’espoir de voir autre chose qu’un brouillard étoilé. Elle était faite comme un rat et sous ses yeux, le chat était déjà en train de préparer son second assaut.

    Sixte n’avait eu peur de la mort qu’une fois au cours de son existence ; dans le Reike presque un siècle plus tôt, lorsqu’on l’avait mutilé. Lorsqu’ils l’avaient encerclés, qu’ils avaient eu le dessus. Elle qui n’avait jamais été dominée jusqu’à lors, qui ne craignait presque rien en ce monde. Ce jour-là, leurs regards avaient brillé d’une lueur qui lui était inconnue et elle avait su. Elle avait eu peur. A raisons.  Ils avaient brisé l’humérus de ses ailes, découpé d’épais lambeaux de peau pour aller fouiller sous ses muscles et y fracturer les coracoïdes et scapula puis l'avaient laissé ainsi, percluse de douleur, inconsciente, mourante. La violence et la douleur étaient si atroce qu’elle avait prié tous les dieux de l’achever mais ironiquement, rien n’était venu sauf des décennies de souffrances infinies. Aujourd’hui était bien différent, elle-même l’était. Pourtant elle ressentit cette même peur viscérale qui vint grignoter les parcelles d’audace qu’elle continuait d’ériger autour de son esprit, les mêmes qui l’empêchait de ne pas ramper lâchement sur le sol à la recherche d’un échappatoire qu’elle savait inatteignable.

    Le bleu turquoise des iris de la créature disparut dans l’éclair aveuglant qui percuta Sixte avec toute la férocité de son adversaire. Son corps s'arque-bouta malgré elle, ses muscles se raidirent et ses yeux s'obscurcirent d’un voile douloureux. Au début la douleur était abstraite, présente mais domptable, elle n’égalait en rien celle qu’elle avait ressenti autrefois. Pourtant seconde après seconde, ses veines devinrent des fils barbelés qui déchiraient ses entrailles, ses organes semblaient se convulser dans sa cage thoracique et un râle lui échappa, puis un second. Sixte aurait voulu hurler mais elle ne le pouvait pas. Prisonnière de son corps et de l’électricité, elle ne pouvait que gémir à la manière d’un animal blessé en brûlant de l’intérieur puis brusquement, plus rien et elle tomba dans l'oubli le plus confortable qu’elle n’eut jamais connu.

    La demi-ange aurait voulu ne jamais se réveiller. Toutefois quelqu’un semblait souhaiter le contraire. Son corps endoloris était lui aussi en train de protester silencieusement ; il désirait ardemment se laisser aller à l’évanouissement mais l’odeur âcre du vinaigre l’en empêchait puis une voix lourde l’arracha au néant plus rudement qu’elle ne l’aurait voulu. Dans un mouvement de pure peur instinctive, elle se débattit et constata avec aigreur qu’elle n’était plus libre de ses mouvements. Un nouveau souffle de crainte s’instilla en elle. Elle le réprima de toutes ses forces et se contenta de se traîner aussi loin que faire se pouvait de l’homme et de sa créature jusqu'à heurter un mur poisseux. Aux prises avec elle-même, elle en oublia presque de parler et se tue jusqu’à ce que la voix de Zelevas ne s’éteigne dans la pénombre.

    - Allez vous faire foutre ! Cracha-t-elle en retroussant les dents sur ses gencives. Sa voix était rauque, probablement éraillée par les derniers traitements subis. Son souffle était toujours erratique et elle commençait à avoir froid, l’humidité du sol avait imprégné ses cheveux autant que sa cuirasse, ses joues étaient tâchés d’une vase noirâtre qui rendaient ses traits plus farouche qu’elle ne l’était déjà. Ses yeux se posèrent enfin sur Mortifère, cette chose à qui l’on avait donné un nom. - Un animal en laisse, continua-t-elle, une abomination.

    Mentir concernant Azura aurait été idiot. Il savait exactement qui elle était et très probablement ce qu'elle venait faire ici, ce qui était sans nul doute l'une des raisons à sa présente survit. Autant que la peur, la colère bouillonnait en elle, étrange mélange détonnant qui enflammait son esprit. Finalement et contre toute attente, son visage se fendit d’un sourire carnassier.

    - Quel genre de mercenaire serais-je si je vendais les secrets de mes clients au premier cloporte venu ? Pour ponctuer sa phrase, elle cracha par terre et planta un regard défiant dans celui du vieil homme. Ô dieux comme elle allait le regretter.
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    Zelevas E. Fraternitas
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  • Mer 17 Jan - 22:08


    Quand les yeux de la femme se rouvrent enfin après force de friction au vinaigre et d’exercice de Mortifère, elle panique instantanément en revenant à ses esprits, pieds et poings liés elle parvient en se contorsionnant comme un ver de terre à se hisser jusqu’au mur derrière elle et à s’y coller comme si elle parviendrai à le traverser en essayant suffisamment fort. Une fois que le vieillard finit de poser ses questions, le silence qui nappe la conversation semble ramener le don de parole à leur victime. Insultante. Récalcitrante. Normal, l’entrée en matière n’avait pas été des plus douces, et pour Zelevas il était important de justement corriger le tir, de montrer à l’espionne qu’il n’était pas là pour simplement lui tirer les vers du nez mais plutôt pour mener une véritable discussion. Enfin, ça restait à voir avec la principale concernée. Quand le crachat atterrit sur le sol devant ses pieds, Zelevas tourne lentement sa tête en direction de Mortifère. Ses yeux parcourent le Cerbère du regard avec un rictus navré collé sur le visage, regardant les pinces en alliage d’acier et de laiton avec ses appendices acérés, il est vrai qu’il manque peut-être encore un peu de glamour à la présentation, surtout pour quelqu’un qui se serait tantôt retrouvé de l’autre côté de cette redoutable paire de prothèses. Il reporte ensuite ses yeux dans ceux de la mercenaire. Le Sénateur se penche légèrement en avant en tirant sur sa pipe, l’incandescence des braises ravivées par l’appel d’air éclaire brièvement les iris pâles du vieil homme en faisant tirer la couleur bleu sur celle du métal.

    ”Je crois.” il souffle sa fumée entre elle et lui. ”Que vous pourriez user de quelques secondes de plus pour réfléchir à la situation. Parce qu’en réalité…” il tourne sa tête comme pour prendre Mortifère à partie dans la discussion. ”...qu’importe, n’est-ce pas, le genre de mercenaire que vous êtes. L’important c’est que pour une raison quelconque ma collègue Aiwenor a décidé de me faire suivre et… ” Il retrousse ses lèvres dans une exagération de consternation et pointe la demi-ange du bout de sa pipe. ”...que moi, j’ai tout mon temps pour le découvrir. Ouvrez grand vos oreilles ma petite, les gens n’ont aucune idée d’à quel point la République est actuellement précaire, et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour pouvoir la protéger. Les Titans, le Reike, l’Assemblée, la Pègre, la Corruption, les Goldhearts, les Cultistes, les Pirates et j’en passe, tous en ont après nous, et rien ne les arrêtera pour nous détruire, alors moi de même rien, absolument rien mmh, ne m’arrêtera pour défendre ce pays.” Il marque une courte pause pour se redresser debout devant la mercenaire couchée au sol à ses pieds. ”Je ne vous ai pas coincé pour simplement vous cuisiner, vous avez des compétences et des qualités qui pourraient être mises à profit pour servir la République.” Il a marqué ses mots d’un moulinet de la main comme pour amener physiquement son propos. ”Mais je souhaite fortement que cet échange demeure courtois. Alors je vous repose la question, croyez-vous réellement que j’hésiterai un seul instant avant de manquer à mon tour de courtoisie? Quelle est la raison pour laquelle Azura vir GBJA vous a envoyé après moi? Qu'est-ce que vous êtes sensé chercher? Comment la Consule vous a-t'elle trouvé?”
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  • Jeu 18 Jan - 0:39

    Les cisailles s'agitèrent doucement lorsque les injures fusèrent. N'accordant à la captive qu'un regard appuyé en guise de réponse, il tâcha de ne pas se montrer plus cruel que nécessaire et laissa le Sénateur prendre le contrôle de la conversation. L'œillade presque amusée que jeta le politicien à sa bête fauve interloqua tout de même le concerné, ce dernier étant persuadé que l'esthétique conférée à ses implants par les soins des ingénieurs républicains était absolument impeccable. Levant un sourcil suite à cette atteinte à son égo, le cerbère haussa légèrement les épaules et s'inspecta un peu par réflexe tout en jouant avec ses articulations mécaniques. Ce n'était pas tout à fait attrayant mais "abominable", tout de même, voilà qui était blessant... Se pinçant le coin de la lèvre inférieure, il réfrénait son envie de rétorquer et de pointer du doigt la situation peu avantageuse de la combattante trempée, recouverte de poussière mais tout de même défiante. Même s'il avait du mal à l'admettre, son instant de faiblesse lors de l'interpellation l'avait désarçonné et de cette fébrilité momentanée était née une frustration qu'il avait dans l'idée d'écarter en tranchant la gorge de l'imprudente, mais il n'en fit rien. Il était l'épée, le véritable combattant se trouvait à ses côtés et les décisions lui revenaient.

    S'il tolérait certes que l'on se montre peu clément avec son apparence et que l'on défie son autorité, il avait en revanche une patience bien moindre lorsque les grossièretés touchaient à son mentor. Abandonnant son observation de ses appendices lorsqu'il entendit Zelevas se faire traiter de cloporte, il avança sans y être invité d'un pas et déplia ses serres en signe de menace non verbale. Sachant toutefois qu'il n'était pas autorisé à torturer la prisonnière en vue de la nature de l'interrogatoire, le chien de garde se contenta de montrer les crocs sans agir par impulsivité. Ses yeux rivés sur la demoiselle ligotée, il retourna se nicher dans les ombres puis; sous son masque, il se contenta de maugréer de sa voix métallique :

    "Lorsqu'il vous fait l'insigne honneur de vous adresser la parole, ayez la décence de garder votre langue dans votre poche, si vous ne souhaitez pas qu'elle finisse dans la mienne."

    A la surprise de Mortifère, le Sénateur concéda lors de son explication que la précarité politique de la République était un point qui l'inquiétait. Surpris de voir le fier et digne Fraternitas offrir à une gueuse d'espionne de telles révélations, le géant d'acier demeura néanmoins muet. Si le politicien avait estimé qu'il pouvait communiquer un tel état d'âme à cette étrangère, qui était Mortifère pour remettre en question sa stratégie. Malgré son infini respect pour celui qui parlait en son nom, le soldat ne parvint à contenir son étonnement qu'avec difficulté lorsque la conversation se réorienta pour devenir une véritable tentative de recrutement. Masquant son ressenti par une plaisanterie, Mortifère passa ses griffes contre la plaie à peine bandée qui ornait son torse et ajouta furtivement :

    "Des compétences indéniables, je l'admets."

    Indéniables, mais insuffisantes au demeurant pour venir à bout du monstre mis au service de la Nation Bleue. Comme pour rappeler à la captive le danger qui planait sur elle, Mortifère releva ses doigts crochus et fit apparaître entre son pouce et son index un minuscule arc électrique qui crépita quelques secondes avant de s'éteindre. Il savait mieux que n'importe qui que l'expérience qu'avait vécu la mercenaire était plus que déplaisante et que l'idée d'en recevoir une seconde couche aurait tendance à la pousser à un échange cordial. Avec cruauté, il glissa enfin :

    "Choisissez vos mots avec soin, très chère."
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    Sixte V. Amala
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  • Dim 21 Jan - 14:51
    Sixte fixait les deux hommes sans jamais se défaire de la fureur qui masquait la peur sur son visage. Elle se savait en mauvaise posture, la pire dans laquelle elle s’était retrouvée depuis bien longtemps. Elle savait également que la mort pouvait venir la faucher plus vite qu’elle ne s’y attendait car aux yeux de Zelevas, elle n’était qu’une mercenaire. Seul Azura regretterait probablement sa mort ; parce qu’elle n’aurait obtenu les réponses qu’elle l’avait envoyé chercher. Il fallait donc qu’elle réponde intelligemment. Du moins, le bon sens l’aurait souhaité. De l’autre il y avait cette fierté mal placée et cette soif de libre arbitre qui ne ménageait pas ses états d’âmes et était plus maître d’elle qu’elle ne l’était d’elle-même. Et il y avait cette peur, indicible, mordante qu’elle tenait en laisse par l’unique force de ses longues années d’existence. Ainsi, elle paraissait ne craindre rien ni personne.

    L’odeur de la fumée la fit grimacer mais pas autant que de l'entendre la désigner comme “sa petite”. Cet idiot devait probablement oublié qu’elle avait vécu au moins trois vies tandis qu’il était encore rendu aux couilles de son père qui lui même était dans celles du siens. Il n’y avait que les humains pour être aussi orgueilleux. Quelques mots de plus et Zelevas devenait le défenseur de la république, son arrogance n’avait-elle donc aucune limite ? Cet Homme ne tarderait pas à se prendre pour un dieu, si ce n’était pas déjà le cas et cela le rendait plus dangereux encore. Alors qu’il terminait son interminable monologue, le cliquetis du métal fit dévier son regard vers la créature. Elle plissa légèrement les yeux. Qui était-il ou plutôt qu’était cette chose ? Etait-ce Zelevas qui l’avait créé ? Ou le Sekaï l’avait-il façonné ainsi ? A son image ; laid et cruel.  Sa mâchoire se contracta quand il lui parla de cette voix grinçante comme des rouages mal huilés et elle cilla devant l’arc électrique qui lui broya les entrailles de terreur, ce fut les seuls signes de crainte qu’elle leur laissa percevoir

    - Fais attention à ce que je n’ai pas ta tête avant que tu n’aies ma langue. Siffla Sixte les dents serrées. Ses yeux lançaient des éclairs et même si elle se savait impuissante, elle n’était pas d’une nature à se laisser docilement remettre en place. Pas à trois cent ans passés et encore moins par une créature qui n’aurait jamais dû voir le jour. Dans son dos, Sixte commença à doucement tortiller ses poignets dans l’espoir de détendre les cordes. Son attention revint à Zelevas dans le même temps.

    - Vous avez la sensation de protéger la république ? Railla-t-elle avant de désigner l’endroit où ils se trouvaient d’un coup de nez. - Vous avez un humour bien particulier. Obligeant les muscles de son visage à se détendre, elle sourit à nouveau et releva le nez d’un air de défis. - Vous êtes comme tous les autres : un menteur. La corde sciait ses poignets endoloris mais elle refusait de laisser la moindre parcelle de douleur poindre sur son visage et elle poursuivit : - Vous manquez déjà de courtoisie. Si vous recevez tous vos invités dans les entrailles d’un barrage en décrépitudes en les attachants comme des bêtes et que votre comité d’accueil se résume à votre chien trop bavard, je comprend que la république se défie de vous. D’ailleurs, cette chose est votre création ? Peut-être ne ressortirait-elle pas vivante de cet échange, mais elle pouvait toujours essayer de glaner quelques informations dans le cas où elle s’en sortirait -si les titans le voulaient et ce n’était probablement pas le cas. - Maintenant posez-vous les bonnes questions, mon petit, elle appuya particulièrement ces deux mots. - Pourquoi Aiwenor aurait-elle envoyé quelqu’un à vos trousses ? Je suis sûre que malgré la fragilité des humains face aux années vos neurones sont encore fonctionnels.

    Enfin, elle se tut et laissa retomber sa tête contre le mur humide derrière elle. Ses poignets lui faisaient un mal de chien, sa tête et la plaie sur son bras aussi, mais le pire était son corps dont elle avait l’impression qu’il avait été secoué de l’intérieur. Ses yeux bleus ne lâchaient pas le corps métallique et menaçant a quelques pas d'elle, sauf à quelques rares instants pour observer les expressions de Zelevas. Mais ce n’était pas lui qui la terrifiait.

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    Mortifère
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  • Dim 21 Jan - 18:23
    Lorsque les dédaigneux jurons furent proférés par la mercenaire, un court silence s'installa puis le Sénateur poussa ensuite un long et profond soupir de lassitude avant d'accorder à son fauve mécanique un regard en biais tout en tapotant du doigt son propre torse à un point bien précis. Mortifère reconnaissant sans mal une telle directive hocha la tête sans mot dire, puis se redressa pour venir lentement s'approcher de la demoiselle. Zelevas s'écarta pour laisser la place au gigantesque bourreau qu'avait engendré sa folie des grandeurs et le soldat monstrueux porta à la coriace effrontée un regard d'une froideur tout bonnement inhumaine. Une fois au dessus d'elle, il ferma son poing métallique et des éclairs se mirent une fois encore à craquer autour de la surface luisante. D'un ton plus ou moins neutre dans lequel transparaissait tout de même une pointe d'amusement sadique, il lança de sa voix cauchemardesque :

    "Si cela peut vous remonter le moral, sachez que je ne tire de ces pratiques aucune forme de plaisir."

    Le furtif plissement de ses traits vint bien évidemment révéler la dimension d'un tel mensonge.

    La lentille et l'oeil organique s'ajustèrent dans un claquement pour se river droit sur l'emplacement où se trouvait le foie de leur prisonnière. Mortifère s'abaissa brusquement pour empoigner sa victime par la gorge, la serrant avec juste assez de force brut pour qu'elle puisse avoir le loisir de sentir le tranchant des griffes, tout en préservant sa peau de vilaines entailles creusées par ses griffes de bête malveillante. Malgré les protestations parfaitement légitimes de l'espionne, Mortifère arma son coup et vint subitement la frapper au flanc tout en relâchant à l'impact un afflux de magie foudroyante qui vint parcourir le corps de sa cible, contractant organes et muscles qui se compressèrent dans une inimaginable douleur.

    S'il avait été soumis lors de leur précédent affrontement à des états d'âme tout à fait inexplicables et inadmissibles, il ne ressentait désormais pour sa proie aucune once de sympathie. Sous le regard inquisiteur de son mentor et absolu modèle, Mortifère sentait ses convictions se renforcer même lorsqu'il se rendait responsable des plus inconcevables atrocités. Les yeux sournois de la créature remontèrent du foie touché jusqu'au faciès crispé de la demoiselle à la recherche d'une amorce de sanglot mais malgré le supplice, la mercenaire paraissait tenir bon. Formidable, extraordinaire même; mais le militaire ne savait que trop bien ce qu'il avait à faire lorsque ceux qu'il tourmentait refusaient de s'avouer vaincus.

    Cessant de chercher à capter le regard de Sixte, l'être infame se releva puis agrippa son jouet du moment par le haut de la cheville droite. Laissant la magie s'insinuer depuis son for intérieur jusqu'à ses prothèses, il l'enserra puis la traîna brusquement vers lui sans la ménager le moins du monde. La tête de la combattante qui avait lutté pour se redresser quelques instants plus tôt heurta le sol dans un choc sec mais, ne lui accordant pas le moindre instant de répit, Mortifère leva la jambe de cette dernière avec une déconcertante aisance pour ensuite plaquer sa dextre libre contre l'avant de la cuisse, menaçant ainsi de faire levier à tout moment pour retourner sur elle-même l'articulation de son genou. Prostrée et verrouillée dans cette inconfortable position, elle sentit la pression sur ses cervicales s'estomper face à la douleur bien plus pressante d'une tension croissante au niveau de sa jambe.

    "Je ne sais pas de quel caniveau vous êtes sortie; mais il serait grand temps d'extirper de vos oreilles les eaux usées qui semblent s'y être insinuées. Faites preuve d'un peu de respect, je vous prie. Vous êtes en présence d'un personnage illustre."

    Après avoir forcé encore davantage sur les os et les muscles pour changer le douloureux en insoutenable, Mortifère tourna la tête avec une élégante lenteur en direction de Zelevas, invitant ainsi son supérieur à reprendre plus posément.
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  • Dim 21 Jan - 21:58
    Ce n’est plus vraiment le Sénateur qui observe la scène se dérouler, l’espace d’un instant Zelevas est projeté en arrière de plus d’une quarantaine d’années dans son temps de Limier, dénué de magie il avait été obligé pour se frayer une place dans ces rangs exigeants de parfaire à la fois sa propre volonté et sa maîtrise martiale des armes plus banales. Le coup au foie, c’est justement un reliquat de cette époque.

    Il s’est pris bien des coups, il est plié à l’art d’encaisser la douleur tant et si bien qu’à l’époque il pouvait encaisser des frappes à la tête sans sourcilier du moment que sa mâchoire n’était pas touchée. Il s’était déjà fait mettre hors d’état par des coups à la tête, c’est une sensation désorientante mais pas foncièrement douloureuse, du moins sur le moment, le mouvement du cerveau dans la boîte crânienne secoue justement les fameux neurones fonctionnels et l’organe cérébral devient momentanément incapable d’intérprêter des signaux nerveux, y compris la douleur. La sensation d’un crochet à la mâchoire fait plus office d’une extinction des feux qu’autre chose.

    Le foie par contre… Zelevas ne peut que pincer ses lèvres en compatissant légèrement avec la douleur de l’elfe angélique quand le coup part, porté sur le quadrant droit abdominal juste entre sa dixième et onzième côte, avec une trajectoire légèrement relevée, l’investisseur principal de Palladium reconnait là la précision chirurgicale inculquée par le Docteur dont il avait déjà été le témoin dans une démonstration de force au laboratoire des montagnes.
    Le foie est un organe en deux parties interconnectées totalisant huit segments, parsemé de vaisseaux sanguins, placé au centre du système nerveux sympathique et parasympathique, et relié au nerf vagal: le nerf le plus important du système nerveux céphalique. Cet organe vital sécable présente cependant une caractéristique commune dans la nature: l'asymétrie; à cause de cette particularité, un coup dans le foie tel que celui porté par Mortifère fait transvaser subitement des quantités inégales de liquide sanguin et lymphatique d’une poche à l’autre du foie, déconnectant momentanément les deux parties. C’est cette rupture éphémère dans l’organe qui déclenche le Système Nerveux Autonome en envoyant au nerf vagal une sensation de douleur tétanisante. En raison de sa proximité avec le diaphragme la souffrance intolérable se paye même le luxe de s’agrémenter d’une perte de souffle abrupte qui ne dure cependant qu’une demie-douzaine de seconde en général. Un effet secondaire du SNA lorsqu’il est sur-stimulé de la sorte, est qu’il prend les commandes du cerveau, le corps tente fébrilement de protéger le foie pour l’empêcher de subir d’avantage de dégâts en se plaquant au sol sur le flanc droit ou à quatre pattes en décrivant de petits avant-arrières, attendant que l’organe reprenne sa forme originelle avec une lenteur épouvantable tout en provoquant une agonie étirée et sourde. Pendant tout ce processus, les victimes sont conscientes du supplice mais incapables d’y réagir, c’est la principale différence entre une mise hors combat via la tête et via le foie.

    Enfin, tout ces détails Zelevas les aurait sûrement si le Docteur avait été là pour les lui expliquer, lui tout ce qu’il savait c’était qu’un sale uppercut bien placé pouvait vous coucher un adversaire pesant deux à trois fois votre poids, et qu’il s’était lui-même retrouvé de nombreuses fois donneur de ce coup fatal, et de moins nombreuses fois receveur. Maintenant que le Cerbère de la République menace de faire sauter l’articulation du genou de la femme, le Sénateur refait quelques pas en avant et s’agenouille devant l’espionne, sa pipe en bouche. Son visage n’est nullement inquiet, il arbore une expression contrariée presque paternelle d’un parent qui apprend la bêtise d’un enfant. Attendant sagement que la mercenaire ne cesse de se baver dessus, Zelevas frappe le sol à côté d’elle du bout de sa pipe:

    ”Peut-être suis-je un menteur mais vous pouvez me croire sur parole quand je dis que je vais faire quelque chose. Vous voyez assez juste, la raison pour laquelle Aiwenor me ferai surveiller est triviale, mais ce n’est malheureusement pas ce que j’attend. Je vous pose des questions, j’attends des réponses.” Il dépose sa main gantée sur le genou exposé de la jeune femme en caressant du pouce l’excroissance de la patelle. ”Votre nom, prénom, ce qui s’est dit sur cette péniche et comment vous avez rencontré Aiwenor.”
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    Sixte V. Amala
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  • Ven 26 Jan - 22:13
    Sixte suffoquait presque. L’air qui rentrait péniblement dans ses poumons lui donnait l’impression de respirer des bris de verre, elle sentait de la salive s’amonceler à la commissure de ses lèvres alors que son corps s’était arc-bouté de douleur. Par elle ne savait trop quelle magie, elle n’avait pas crié. Peut-être parce qu’elle avait perdue connaissance brièvement ? Même cela, elle était incapable de le dire. Le poing avait heurté son ventre, ses organes s’étaient révulsés dans le tréfonds de ses entrailles et pendant d’horribles secondes elle n’avait été qu’une étendue de douleur qui n’était plus capable de rien d’autre que de ressentir et de se consumer de souffrance. Contre toute attente, elle n’avait pas vomi ni son dernier repas, ni du sang mais elle avait mal, si mal. Seules ses années d'errances ainsi qu’une fierté plus ancienne que ses deux bourreaux réunis l’empêchèrent de supplier. La stupeur également la glaçait ; cette situation était si semblable au passé. Mais elle n’avait pas eut le temps de réfléchir que sa tête avait lourdement heurté le sol.

    Ce n’était qu’à ce moment là qu’elle avait repris conscience de son environnement, de ses cheveux qui trainaient dans la boue et dans l’eau croupie, de la sueur qui maculait son visage et de ses traits tendus qui, malgré elle, révélaient l’étendu de la douleur qui la parcourait. Même ses yeux papillonnaient sans réellement réussir à s’ouvrir. Jusqu’à ce que la froideur du métal ne traverse le tissu de son pantalon et que l’angle anormal que prenait son genou ne l’oblige à s’ancrer férocement dans le monde. Ses yeux allèrent d’abord à Zelevas, Dieux tout puissant qu’elle lui aurait volontiers arraché les couilles avec les dents avant de les lui fourrer dans les profondeurs de sa gorge flétris ! Puis ils revinrent sur celui qui la tenait prisonnière. Tenter de se dégager ne servirait à rien, elle le sentait. Il aurait pu la briser à la manière d’une brindille, une pression et son articulation serait réduite en miette. Sa fierté hurlait une rage sauvage, sanguinaire qui refusait de plier mais la raison lui soufflait que son allégeance à Azura n’en valait pas la peine. Pas pour l’instant.

    L’elfe ne retint pas le hoquet de douleur qui lui échappa lorsque la créature pressa un peu plus son articulation. Elle se tortilla pour tenter d’échapper à la pression mais rien n’y fit et elle resta ainsi clouée au sol, la jambe prisonnière d’un étaux qui pouvait la briser aussi sûrement que du verre. Imitant son bourreau, elle tourna la tête vers le sénateur. Si sa bouche se retint, ses yeux étaient une porte ouverte sur son âme où l’homme pouvait y lire l’absence d’estime qu’elle lui portait. Elle s’imagina également la façon qu’elle choisirait pour l’assassiner et comment elle viendrait vandaliser sa tombe, comment elle souillerait sa mémoire lorsqu’il finirait par crever. Pourtant, son visage se fendit d’un sourire arrogant où perçait la douleur et elle rit. Un rire rauque, amer et un peu délirant mais qui lui permit une fois de plus de retenir le flot de parole qui menaçait de jaillir alors que son contact sur son genou lui donnait la nausée.

    - Sixte. Articula-t-elle en plantant son regard dans le sien. - Aiwenor avait besoin d’une ombre et j’étais toute disposée à être la sienne. Elle paie suffisamment bien et elle est suffisamment maline pour savoir tendre l’oreille aux bonnes personnes. Je ne suis pas difficile à trouver si l’on sait où chercher. Les gouttes de sueur qui parsemaient son front s’étaient mises à rouler le long de ses tempes et dans son cou pourtant l’humidité commençait à s’insinuer dans ses vêtements, à lécher sa peau et elle se surprit à avoir froid. - Quant à ce qui s’est dit… Vous devez vous en douter. Trop susceptible, trop idiot, trop jeune, songea-t-elle sans rêvéler sa pensée car elle savait ce qui lui en couterait. - Vous avez vos réponses. Sa voix était fébrile mais assurée malgré la position caduque dans laquelle elle se trouvait.  
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