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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    24.07.22
    Ouverture du forum et début du jeu. Bienvenue sur Cendres !
    28.06.22
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    Thylie Wildfire
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  • Lun 8 Aoû - 19:59
    L’elfe en face de moi ouvre une nouvelle page de son énorme registre, laissant glisser son doigt sur les caractères écrits en lettres minuscules. Je sens une pointe d’agacement dans sa voix alors qu’il s’adresse à moi sans même daigner me regarder.

    - Vous avez dit Shayla’Heidi c’est bien ça ?

    Je me retiens de ne pas taper du poing sur son bureau alors que cela fait quoi… une dizaine de fois que je répète le nom de la croyance la plus sacrée de mon peuple. Ma voix se fait légèrement grinçante.

    - Non, c’est la Faya’Edei, la voie du feu.

    Pourtant mon séjour à Melorn avait si bien commencé…

    ********************

    J’avais besoin de réponses après avoir mené une opération suicidaire dans les ruines de Sancta. Je n’étais pas morte, épargnée par une archiliche plurimillénaire car, selon elle, j’avais un rôle à jouer en tant que Flamme Éternelle, dernière de mon clan et le titan X’o m’avait apparemment laissé en vie pour une bonne raison. Cette idée m’était insupportable, pouvoir penser qu’un être divin puisse décider pour moi de ma destinée allait à l’encontre de tout ce que je croyais.

    Mais une chose était sure, j’étais la gardienne de la mémoire de mon clan et mourir ne ferait que les plonger tous dans l’oubli de limbes éternelles.

    Alors il fallait que je sache réellement ce que j’étais. Ma mère m’appelait la Flamme Éternelle et je lui ai souvent demandé pourquoi elle m’affublait de ce surnom. Elle éludait ma question, répondant que c’était car je serai toujours présente dans son cœur. Mais aujourd’hui je sais que c’était faux, elle avait lu dans les flammes, elle avait prévu que le titan massacrerait les miens, faisant de moi une survivante. Mon père m’avait appris à me battre et à survivre, ma mère m’avait enseigné les bases de la Faya’Edei, les anciens du clan m’avaient transmis leur savoir et cela ne pouvait être le fruit du hasard.

    J’ai essayé moi aussi de lire dans le feu, mais je ne suis pas arrivé à percevoir les motifs me permettant de déterminer ce que je devais faire.

    Je suis perdue, moi la jeune chasseresse devant aujourd’hui porter sur mes épaules des millénaires de traditions et de coutumes ancestrales sans plus personne pour me guider.

    Gerda m’avait parlé de Melorn, de sa beauté sans pareille, mais surtout de l’érudition de ses habitants. Elle me disait parfois en souriant que leur bibliothèque contenait toutes les réponses possibles et imaginables. Cela était incompréhensible pour moi, mon peuple ne connaissant pas l’écriture et pratiquant la tradition orale. La naine avait bien essayé de m’apprendre, mais essayer de décrypter ses pattes de mouche jetées sur du vélin me donnait mal à la tête.

    Ce qui est sûr c’est que Melorn est un joyau perdu au milieu d’un environnement hostile. Un endroit où semble vivre l’harmonie qui manque aux cités des hommes, un endroit où on ne combat pas contre la nature et j’ai compris pourquoi Gerda m’en parlait avec des étoiles dans les yeux.

    ********************

    Le bruit de l’épais grimoire que l’on referme me sort de ma rêverie. Je me suis rendue à la grande bibliothèque car c’est là que l’on conserve toutes les connaissances. Mais mes espoirs sont visiblement en train d’être douchés.

    - Ecoutez mademoiselle, il n’y aucune référence à ce que vous cherchez dans mes registres et des gens attendant.

    Je me retourne, voyant la file, des étudiants pour la plupart, qui s’est constituée peu à peu derrière moi.

    - Je suis désolé, mais je ne peux pas vous aider.

    Je sens la colère monter en moi, née de la déception bien sûr, mais aussi de la désagréable impression que l’on ne veut pas vraiment m’assister. D’ailleurs, j’entends bien les murmures étouffés dans mon dos se moquant de mon accoutrement et de mon aspect sauvage.

    Je me penche vers lui, posant mes poings serrés sur son bureau, faisant saillir les muscles puissants de mes bras. Il a un léger mouvement de recul. Il faut dire que je suis impressionnante du haut de mes deux mètres et je dégage une impression de puissance physique qui impose souvent une forme de respect teinté de crainte. L’elfe semble s’écraser dans son siège, ajoutant d’une voix blanche.

    - Mais vous pouvez vous rendre à la section 22B au deuxième étage. C’est là que sont regroupés les ouvrages concernant la magie du feu, vous y trouverez sans nul doute votre bonheur.

    Je regarde dans la direction qu’il pointe d’un index tremblant, avant de répondre, dépitée.

    - Je ne sais pas lire.

    Aveu d’impuissance alors que des gloussements nerveux résonnent dans mon dos, accompagnés d’autres remarques désobligeantes sur ma personne.

    Je me redresse, abandonnant ma colère car le pauvre elfe en face de moi ne semble rien pouvoir faire pour moi. Je suis venue dans l’espoir de trouver des réponses, mais il semblerait qu’il n’y en ait aucune qui me soit accessible en ce lieu…
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    Aëlwenn Eléiréa
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  • Jeu 11 Aoû - 22:24
    Ah, enfin ! Cette grande femme qui n’en finissait pas de questionner le pauvre guichetier finit par quitter la file, et à laisser leur tour aux autres à commencer par moi. Je crois que c’est une malédiction qui me poursuit, et qui me condamne à toujours choisir la plus longue des files d’attente ! Je me demande si ça a un rapport avec ces menaces que m’avait proféré ce sorcier tribal lors de ma dernière expédition sur les îles paradisiaques ? Peut-être qu’il faudrait que je prenne cette histoire au sérieux un jour. Ou bien mieux encore, il faudrait que je remette sur le tapis ma proposition de donner des passe coupe file aux professeurs de l’université…

    Gratifiant l’employé si patient d’un de mes sourires rayonnants, je lui annonce :

    « - Bonjour Falafel ! Dure journée à ce que je vois ? Je suis venue rendre les livres que j’ai empruntés. »

    J’échange quelques mots polis avec l’elfe qui commence à bien me connaître depuis les décennies que je viens ici, tout en déposant sur son comptoir un traité sur Melorn intitulé Voyage au centre de l’univers, puis Mes Vacances à Liberty, un roman semi-autobiographique aussi fantaisiste que riche en informations sur la culture cosmopolite de la capitale de la république, et Traité des Confitures Tome 2, mon livre de chevet de ces derniers jours.

    Ayant rendu mes ouvrages avec une rapidité exemplaire dont certaines devraient prendre exemple, je quitte le guichet et m’apprête à me plonger entre les rayonnages de la bibliothèque à la recherche de ma prochaine lecture, lorsque je remarque la présence de l’onie. Elle se démarque sans mal, dans sa tenue tribale, au milieu de cette bibliothèque merveilleuse et magique, fruit du plus grand savoir-faire elfique, concentration et centaines de milliers d’ouvrages recueillant la sagesse millénaire de notre peuple. Un calme surnaturel règne ici, à peine troublé par les pas feutrés des usagers et les murmures provenant des guichets. Une lumière chaude et apaisante se répand à grands flots par les nombreuses fenêtres, se diffusant entre les rayonnages de bois blanc, illuminant le sol en marbre et les tapis épais, les meubles à l’ouvrage délicat et les tapisseries d’une grande beauté qui ornent les quelques rares espaces dans les murs qui ne sont pas recouverts soit d’étagères garnies de livres, soit de fenêtres. On y retrouve également quelques statues de marbre clair représentant de grands et sage elfes d’un autre temps, figés dans une posture érudite, le visage neutre et, de mon point de vue, à la fois ennuyeux et ennuyés, comme si ils auraient rêvé mieux pour passer l’éternité que de rester là à contempler des gens qui souvent ne daignent même pas leur adresse un regard, ou de servir d’objet de défi à des étudiantes qui, la nuit venue, jouent à “qui mettra ses doigts dans le nez de Golgondor le sage”.

    Je suis prise de sympathie pour cette pauvre étrangère perdue au milieu de tout ça. Le fait qu’elle puisse se sentir perdue et rejetée dans un lieu qui m’est si familier et que j’affectionne tant me peine un peu. Et puis ayant parfois moi aussi, au cours de mes voyages, eu à subir ce choc des cultures et cette méfiance instinctive envers ceux qui ne maîtrisent pas les bons codes (encore qu’un sourire étincelant brise souvent les barrières ! Et puis moi je sais lire !), je ne peux qu’éprouver de l’empathie pour sa situation et pour la détresse qu’elle peut ressentir. Je viens donc à sa rencontre, lui adresse une salutation de la tête et la gratifie d’un sourire aussi rayonnant qu’au guichetier. Puis, avec un chuchotement (on est dans une bibliothèque !) qui contraste avec mes gestes très démonstratifs qui vont virevolter autour de moi les pans de ma longue et élégante robe constituée de bandes de tissu vert et de mousseline transparente, je lui dis :

    « - Ma pauvre, vos espoirs ont l’air d’avoir été déçus. »

    Ayant pu échanger avec elle un regard de sympathie sincère (et également de m’assurer que sa colère s’était suffisamment atténuée pour qu’elle ne risque pas de la décharger sur moi), j’ajoute :

    « - J’ai bien peur que les gens d’ici ne vous soient pas d’un grand secours. Les gens d’ici disent que la sagesse doit se mériter, pas se donner, et ils sont trop élitistes pour faciliter le travail d’une étrangère qui n’aura pas fait ses preuves. Encore moins si c’est une étrangère, d’ailleurs... »

    Je ne suis pas en désaccord avec ce principe, mais il y a selon moi une différence entre protéger les secrets qui le méritent et laisser une pauvre personne dans l’ignorance alors qu’elle a soif de connaissances ! Mon sourire revient aussi vite qu’il s’était effacé, pour rayonner plus que jamais :

    « - Mais vous avez de la chance, je suis une héroïne ! »

    Je remarque le regard légèrement courroucé de la professeure doyenne Sylyra qui passe à côté de nous dans un bruissement de cape, et m’empresse de contrôler l’enthousiasme de ma voix et de la  ramener à un volume sonore plus discret :

    « - Je me nomme Aëlwenn Eléiréa, héroïne, aventurière devant l’éternel, mais également professeure entre ces murs. Enchantée ! Je peux certainement vous aider à chercher ce que vous voulez ? Et en échange, si ça vous intéresse, vous pourrez me raconter ce qui a poussé une femme telle que vous à venir braver la torture de la bureaucratie ? »

    Ce n’est pas comme si j’étais pressée de toute manière ! Mon prochain cours est dans au moins… oh, dix minutes déjà ? Evidemment, je n’avais pas prévu de passer plus de vingt minutes dans la file d’attente… Mais peu importe ! Après tout, je n'imagine pas que ce que recherche cette guerrière soit si compliqué que je ne puisse pas le trouver avec elle, le lui expliquer rapidement, et arriver malgré tout à l’heure pour accueillir mes élèves ! A quelques minutes près. Comme d’habitude !
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    Thylie Wildfire
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  • Sam 13 Aoû - 23:26
    Le lieu est absolument magnifique, la lumière jouant subtilement avec les formes et les matériaux du mobilier et des tapisseries chatoyantes pour les mettre en valeur. Mais je ne suis pas dans l’état émotionnel adéquat pour réellement en profiter. Je me sens perdue au milieu de cet endroit si différent des espaces naturels dans lesquels j’ai grandi, l’impression de ne pas être à ma place. A vrai dire cela fait un moment que ce sentiment me hante, plus précisément depuis que ma tribu a été massacrée par le titan X’o, depuis qu’il m’a privé du lieu où je suis née, qu’il m’a ôté les gens que j’aimais et qu’il m’a jeté sur les routes… seule…

    Je soupire bruyamment, trop à priori et je perçois le souffle réprobateur d’un elfe qui passe à côté de moi en accélérant. L’avantage est que personne n’ose vraiment me dire en face ce qu’il pense de moi. D’ailleurs c’est assez étrange, mais j’ai l’impression qu’une clairière d’indifférence m’entoure alors que tout le monde dévie sa route en approchant de moi pour faire un détour et ne pas approcher trop près de « cette sauvage qui n’a rien à faire ici ». Il faut dire que je suis impressionnante en comparaison de la constitution fragile des elfes qui m’entourent et je pense qu’aucun d’eux ne tient à savoir ce qui se passerait si je m’énervais vraiment…

    Cela ne résout cependant pas mon problème. Je ne sais pas lire et par la même je suis incapable de profiter des éventuelles connaissances archivées dans cet endroit. Et vu l’enthousiasme dont fait preuve la faune locale à mon égard… Je soupire de dépit, prête à repartir bredouille de cette quête plus difficile que je ne l’aurai imaginé, lorsque je perçois une présence qui vient d’entrer dans la zone d’indifférence qui s’est créé autour de moi.

    Je me retourne, posant un regard curieux sur l’intruse qui vient d’oser franchir la limite établie par les siens. L’apparition est absolument charmante, longs cheveux blonds, regards verts et rieurs, haute taille supérieure à la moyenne des siens, silhouette sculptée par un maître artiste et surtout un sourire à même de faire fondre la banquise elle-même. Une véritable héroïne en chair et en os.

    Je reste un instant interdite, surprise qu’une telle créature puisse s’adresser à moi, me retenant de me retourner craignant de voir un farfadet taquin qui me joue un bien mauvais tour. Mais non, il semblerait que cet ange tombé du ciel s’adresse bel et bien à moi. D’ailleurs, peut-être qu’il serait judicieux que je ferme la bouche…

    Un silence gênant s’installe lorsqu’elle stoppe sa longue tirade et il faut quelques longues secondes à mon cerveau pour se rendre compte que, oui, c’est bien à moi de répondre.


    - Je…

    Tu quoi ? J’essaie de mettre de l’ordre dans mes idées et lâche d’un trait.

    - ..mappellethylie.

    Je bredouille deux trois mots, avant de prendre une profonde respiration.

    - Wildfire !

    Voilà, çà c’est fait, je me suis présentée, reste maintenant à expliciter le pourquoi de ma visite. Brusquement je retrouve la capacité de parler normalement, un peu plus vite que d’habitude cependant. Surtout je compte bien saisir ma chance car c’est la seule et unique personne de cet endroit qui semble porter un minimum d’attention pour moi.

    Cependant, je dois vous avouer que j’ai déjà oublier les trois-quarts de ce qu’elle m’a dit.

    Bref…


    - Il faut que j’aille à la section 22B.

    Mon index qui pointe les escaliers à droite.

    - Par là.

    Avant d’opérer un brusque demi-tour à gauche manquant d’assommer la pauvre elfe.

    - Non par là.

    En fait, je ne sais plus trop, perdue dans ma déception j’en ai même oublié ce que l’elfe archiviste m’avait dit.

    Je soupire en levant les yeux au ciel.

    - Je ne sais plus trop mais c’est au deuxième étage.

    Une lueur s’allume dans mon regard charbonneux.

    - Je recherche des renseignements concernant le Faya’Edei, la voie du feu.

    Je parle de plus en plus fort, emportée par mon enthousiasme ce qui ne manque pas d’attirer l’attention des personnes alentours sur nos deux personnes risquant par la même de plonger ma pauvre interlocutrice dans l’embarras.

    - Maman était la Faya’Shaïla et elle m’a dit un jour que j’étais la Flamme Éternelle.

    Ma voix se teinte de tristesse et se fait presque suppliante.

    - Je dois vraiment découvrir ce que cela signifie, c’est très important pour moi.

    Je m’approche légèrement d’elle. Elle sent vraiment très bon, un mélange subtil de senteurs florales délicates qui s’épanouit au milieu de l’odeur fraîche de la mousse baignée par la rosée du matin. Je chuchote presque, comme si j’avais honte.

    - Mais je ne sais pas lire.

    Tout simplement car l’écriture n’a jamais été un besoin pour mon peuple. Nous transmettons notre savoir par les contes et nous tatouons sur nos corps les grandes étapes de notre histoire personnelle, faisant de nos corps un livre ouvert qui ne se referme qu’au crépuscule de notre vie. Mais dans ce lieu, cela ne me sert à rien et il m’est impossible d’exploiter ces connaissances seule.

    Alors peut-être que…
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  • Mer 17 Aoû - 22:29
    La voie du feu, la flamme éternelle, la dernière survivante de son clan et une belle femme troublante et troublée aux allures de guerrière tribale ? Je ne sais rien de tout ça mais je peux garantir une chose : ça sent le parfum de l’aventure !! J’oriente ma recherche sur deux thèmes principaux : les ouvrages traitant de la magie des flammes d’une part, et ceux évoquant les légendes, l’histoire et le folklore des régions de Shoumeï, d’où ma nouvelle amie est originaire, d’autre part. Malgré mon efficacité due à une certaine expertise dans l’art de me plonger dans les recherches littéraires, la tâche est vaste car nous partons de presque rien, et ce n’est pas la pauvre Mappellethylie Wildfire qui peut beaucoup m’aider. Je gagnerais peut être du temps en prenant d’abord un moment pour lui apprendre à lire ? Au moins les bases…

    « - Mon cours ! »

    Cette pensée m’a échappé tout haut, alors que mon cerveau défilait naturellement de lire à apprendre, d’apprendre à élève, et d’élève à ceux qui doivent m’attendre depuis longtemps déjà !
    Je rosis légèrement :

    « - J’étais censée donner un cours et… je crois que je me suis légèrement laissée dépasser par le temps. »

    Je ramasse ma pile de livre, range précieusement mes notes et lui propose :

    « - Vous… tu n’as qu’à venir avec moi ! Comme ça on reprendra nos recherches sitôt le cours expé… terminé. Et puis ça nous fera une pause. »

    Je retrouve ma douzaine d’étudiants sagement assis dans la salle de classe, sous la direction d’une surveillante (une doctorante en fin de cursus qui  justifie qu’on la laisse encore étudier sans lui demander de faire un vrai travail en contrepartie de ce service, qui consiste à jouer occasionnellement  la larbine pour ses aînés ; oui c’est un peu injuste mais on est tous passés par là !). Je ne constate pas la moindre surprise de la part de mes élèves, tranquillement installés sur leurs fauteuils de travail et leurs coussins, qui semblent habitués à mon respect tout relatif des horaires. De mon côté, je ne manifeste pas non plus le moindre signe de gêne qui pourrait laisser entendre que je me crois en retard !

    La classe a de quoi surprendre un peu en comparaison de ce que l’on peut trouver au Reike ou en République, en ce qu’elle ne ressemble pas du tout à une salle dédiée aux cours magistraux. C’est une petite pièce confortablement aménagée, d’où il se dégage une atmosphère intime et apaisante. Le mobilier et les décors typiquement elfiques se mêlent aux accessoires de travail, schémas, outils de calculs et d’entraînement, mais surtout, mon élément préféré, un plafond peint représentant avec exactitude la voie lactée.

    En voyant toutes ces mines studieuses et ces érudits en herbe qui ne demandent qu’à apprendre de nouvelles choses, une idée me vient :

    « - Mes chers enfants » (certains ont à peine quarante ou cinquante ans de moins que moi, mais j’avoue beaucoup m’amuser à les appeler ainsi !) « changement de programme pour aujourd’hui, notre cours se fera à la bibliothèque ! »

    Je vois les regards s’illuminer. Je n’ai certainement pas la réputation d’une professeure ponctuelle ni assidue à sa tâche, mais j’ai ce don de retenir l’attention par les sujets de mes cours et ma manière ludique de les mener, par ma propension à innover, et à aller dans des directions où l’on ne m’attend pas.

    « - Je vous présente la très honorable Mappellethylie Wildfire » (je me rends compte de ma bêtise en prononçant le nom à voix haute, mais pas question de me mettre à bafouiller, à me reprendre où à assumer d’avoir bêtement mal compris son prénom ! ) « c’est une aventurière qui nous vient de loin » (le mot vagabonde est bien trop connoté, et celui de mercenaire fait moins rêver !) «  pour nous soumettre un problème : qu’est-ce que le Faya’Edei, la voie du feu ? »

    Ma voix et mon sourire enthousiaste sont très vite communicatifs. C’est pour ça que j’aime mes élèves : ils ne sont pas du genre à refuser un défi ! Avec une petite larme de fierté et d’amour, je les vois s’empresser de ramasser leurs affaires et de prendre le chemin de la bibliothèque. Une fois sur place, se répandant telle une colonie de souris à l’assaut d’un garde-manger, ils se lancent à l’ouvrage ! Avec le sérieux et la méthode que je leur ai transmis, les voilà qui s’organisent en petits groupes efficaces pour ratisser tout ce qui peut être susceptible de nous aider.
    Les regardant faire, gonflée de fierté, j’adresse un clin d’œil à Thylie :

    « - Voilà les cerveaux qui nous manquaient. Si il y a un indice à dénicher dans cette bibliothèque, ils le trouveront ! »

    Et vive la main d’œuvre gratuite et corvéable à merci, hihihi !

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  • Dim 21 Aoû - 16:32
    Autant vous dire que je suis ravie lorsque la jolie elfe me propose son aide. Finalement, elle a raison, c’est une véritable héroïne, le genre à vous sauver d’une bibliothèque effrayante pour une illettrée telle que moi et à vous tirer des griffes d’elfes retords et condescendants !

    Je l’accompagne jusqu’à la section 22B et je suis impressionnée par sa capacité à trouver des informations dans cette masse intimidante de documents écrits, allant du simple feuillet de parchemin à l’épais grimoire ! Mais apparemment les choses ne sont pas si simples, et les références directes à la Faya’Edei inexistantes, ce qui vient confirmer l’échec précédent de l’elfe archiviste.

    « - Mon cours ! »

    Je sursaute à cette exclamation. A priori l’elfe est une sorte de professeure, mais cela me semble étrange car elle paraît bien jeune pour assumer le rôle d’ancien et transmettre son savoir !

    Je la suis à son invitation, sans trop savoir quoi penser, mais de toute manière je n’ai pas vraiment le choix vu que je ne sais toujours pas lire. Je pénètre dans la petite pièce légèrement gênée par la situation. Je ne me sens pas du tout dans mon élément, le lieu est intimiste, rempli d’objets divers et variés dont je ne connais même pas la fonction et les regards des étudiants se posent invariablement sur moi. Cependant j’y vois plus de curiosité qu’autre chose, signe surement que leur enseignante est suffisamment ouverte d’esprit pour leur permettre de ne pas cataloguer directement un individu dans une case en se basant uniquement sur son apparence. A vrai dire cela me fait penser à la salle commune de mon clan, là où nous nous réunissions étant jeunes pour écouter les anciens nous parler de nos ancêtres, de nos coutumes et de nos croyances. Des moments que j’ai toujours appréciés, moi, Thylie la petite curieuse toujours avide d’histoires, de contes et de légendes qui m’aidaient à m’évader lorsque je fermais les yeux. Une période révolue, et aujourd’hui je suis la seule à être capable de transmettre la mémoire des miens car je suis la dernière de mon clan…

    Mais je n’ai pas vraiment le temps de broyer du noir que l’enseignante change brusquement le programme de son cours et de nouveau l’attention se porte sur moi, catapultée aventurière qui vient de loin ! Je n’ai pas le temps de répondre, emportée par l’enthousiasme communicatif de l’elfe et surtout par ses étudiants qui se ruent en direction de la bibliothèque brisant un peu la monotonie sérieuse du lieu.

    Aëlwenn leur expose rapidement les axes de recherche et je vois, émerveillée, les étudiants s’organiser en groupe de travail pour ratisser le plus efficacement possible la documentation disponible. Je ne reste cependant pas bien longtemps les bras croisés, car l’enseignante me présente les pistes qui semblent les plus encourageantes pour trier entre celles à approfondir et celles à ignorer. Mine de rien c’est une tâche bien inhabituelle pour moi et véritablement épuisante alors que je dois me concentrer pour faire appel à mes souvenirs et trouver des liens éventuels avec mes propres croyances. Et autant dire que les cultes dédiés aux flammes sont légion à travers les âges ce qui montre l’importance de l’élément feu pour de nombreuses cultures primitives.

    Nous écartons rapidement toutes les références aux croyances considérant le feu comme une force purement destructrice pour nous concentrer sur des aspects plus positifs car le feu permet de réchauffer, d’éclairer mais aussi de purifier. L’importance de la permanence de l’âme est un autre marqueur fort de ma culture, l’âme rejoignant le royaume du feu après la mort et nos cultes funéraires étant intimement lié à l’incinération du corps pour le purifier.

    Malgré tout la somme de documentation qui s’accumule est véritablement effrayante et je sens le découragement s’emparer de moi devant l’ampleur de la tâche.

    Je baille à m’en décrocher la mâchoire alors que l’elfe me montre un énième document apparemment vieux de plusieurs siècles. Je regarde distraitement les signes qui défilent sous son doigt alors qu’elle lit l’histoire d’un obscur barbare devenu roi grâce à la puissance des flammes il y a de cela des milliers d’années. Un parmi tant d’autres, mais mon attention est attirée par la reproduction d’une gravure sur la page suivante. Un homme à l’aspect sauvage et puissant brandissant une épée enflammée au-dessus de sa tête.

    Je sors brusquement de ma torpeur en pointant l’épée du doigt.

    - Là !

    Je me lève en criant.

    - C’est l’épée de papa !

    Attirant par la même le regard courroucé des personnes présentes déjà dérangées par la présence de tout ce petit monde dans cette section.
    Mais cela ne semble pas affecter outre mesure mon enthousiasme et je pose mon regard brillant sur la jolie elfe.

    - Attends !

    Je pars alors à grandes enjambées vers le hall d’accueil, dévalant les escaliers quatre à quatre en bousculant au passage un pauvre archiviste portant une pile trop grande de parchemins anciens qui roulent jusqu’en bas. Je balbutie une espèce d’excuse avant de reprendre ma course jusqu’au vestiaire où j’ai dû laisser mes armes et ma cape avant de pouvoir pénétrer dans ce lieu de savoir.

    - Je viens récupérer mes affaires.

    L’elfe au comptoir me regarde de travers après m’avoir vu accourir jusque-là en brisant la solennité sacrée de ce lieu. Mais finalement elle se dépêche de rassembler mon épée, mon sceptre et ma cape, visiblement ravie de me voir enfin quitter cet endroit.

    Mais contre toute attente je repars en sens inverse provoquant sa stupeur alors qu’elle hurle.

    - Non ! Vous ne pouvez pas entrer avec des armes !

    La stupéfaction semble s’emparer de tout le monde avant que des employés tentent de me barrer la route, s’accrochant à mon corps puissant pour tenter de me stopper alors que je brandis l’épée en criant à tue-tête en direction de l’étage.

    - Regarde, c’est la même !

    Effectivement, mon arme est véritablement spéciale car la lame est courte, crénelée et véritablement unique avec sa garde en pointe comme celle que porte l’homme sur la gravure. Et pour bien marquer la ressemblance j’en appelle au pouvoir du feu pour enflammer la lame sous le regard effaré et effrayé de toutes les personnes présentes.

    Visiblement, introduire du feu dans ce lieu n’est pas vraiment une bonne idée aux vues des parchemins et autres ouvrages extrêmement inflammables qu’il contient.

    Encore un travail pour une véritable héroïne…
    Je sais pas lire et alors ? Cà pose un problème ? | Ft Aëlwenn T7v9
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    Aëlwenn Eléiréa
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  • Mar 30 Aoû - 19:53
    L’illustration est affligeante par son contenu : un homme exagérément musculeux aux cheveux longs et noirs, dont la nudité seulement dissimulée par un simple slip en fourrure laisse apparaître des cuisses épaisses et dessinées, un torse glabre, viril et pourvu d’au moins quatre abdominaux de trop ; il bombe une poitrine volontaire, plus généreuse que celles que peuvent arborer la plupart des femmes, et ses bras puissants brandissent le véritable intérêt de cette gravure de barbare toute fantaisiste : son épée.
    Ah oui effectivement, il a un visage aussi. Je crois que le qualificatif qui lui correspondrait le mieux serait « homme de Tautavel ».
    Bref, l’épée donc ! Elle est le fruit d’un artisanat tout à fait singulier comme on a pas l’habitude d’en voir ici ! Tout l’aspect de sa lame semble avoir été étudié pour infliger les blessures les plus horribles à ses victimes ! Elle est à l’opposé de la finesse et du raffinement que l’on peut trouver en ces lieux : rien à voir, par exemple, avec les épées des deux gardes qui s’approchent de Thylie avec un air sévère…

    « - Madame, vous perturbez la sérénité de ces lieux. Veuillez nous remettre cette arme et nous suivre. »

    Hé ho, n’embarquez pas ma précieuse oni !

    Ne laissant rien paraître de ma panique intérieure, je gratifie les deux gardes, un homme et une femme, d’un de ces sourires dont j’ai le secret. L’homme je ne le connais pas. La femme en revanche…
    Nos regards se croisent, et je me perds un instant dans ses iris noisette encadrés par de magnifiques yeux en amandes. Je vois ses lèvres s’étirer, me rappelant le souvenir de rires aux éclats, et conversations enthousiastes prononcées en chuchotant, et d’un échange de baisers tendres et timides. Je vois à son regard qu’elle pense à ça elle aussi, et c’est à elle que je choisis de m’adresser :

    « - Amariaë ? »

    Je me lève et m’avance vers elle. Je sens plusieurs paires d’yeux suivre mon mouvement et fais mine de les ignorer alors que saisis délicatement sa main entre les doigts tout en la dévorant du regard.

    « - Je suis heureuse de te revoir. Ta chaleur m’avait manqué tu sais ?
    - Aëlwenn… ce n’est… »

    Elle rosit, tandis que par-dessus son épaule je capte le regard légèrement réprobateur de son comparse. J’échange avec lui un regard taquin avant de revenir vers ma jolie garde :

    « - Tu me présentes ton compagnon ?
    - C’est… euh… Galeon. Il est…
    - “Il” est ici à la demande de la bibliothécaire en chef pour faire sortir une perturbatrice. D’ailleurs Amariaë est également ici pour ça, madame … ?
    - Aëlwenn, enchantée mon cher Galeon. »

    Je relâche mon étreinte sur Amariaë pour saisir du bout des doigts la main de ce garde aux cheveux blonds très clairs, presque argentés, et pour l'hameçonner avec mes yeux verts et perçants, et mon sourire Colgate plein de joie et de saveur.
    Je fais sciemment virevolter mes cheveux en mode poseuse tout en me retournant vers la ‘’fauteuse de troubles’’ et en indiquant aux deux autres :

    « - C’est mon amie, Thylie, une collaboratrice  indispensable pour mes recherches. Grâce à elle, nous sommes sur le point de faire une découverte majeure ! »

    Je vous mes deux interlocuteurs partagés entre l’incrédulité, la perplexité, une grosse dose d’abandon des réflexions superflues. J’ajoute à l’intention d’Amariaë:

    « - Tu sais comment je suis pendant mes recherches. Lorsque la passion m’emporte, et que plus rien n’a d’importance si ce n’est la folie du moment… »

    Le regard rêveur (et toujours aussi adorable !) de la garde s’illumine d’une lueur pétillante, du genre qui me fait craquer ; elle secoue la tête et me répond :

    « - Aëlwenn, tu n’as pas changé ! » Elle glousse, et tente de reprendre un brin de sérieux. « Mais ton amie a causé beaucoup de remue-ménage aujourd’hui. La bibliothécaire nous a demandé de la faire sortir et de lui prendre son arme.

    « - Cet objet ? Certainement pas n’est pas une arme, c’est un artefact ancien ! Et également un outil d’étude très précieux ! »

    Mon regard se fait mi penaud mi espiègle :

    « - Amariaë, autant m’arracher le cœur directement ! »

    Elle semble sur le point d’abandonner mais son compagnon, visiblement désireux d’arrêter de me voir échanger des regards intenses avec sa collègue, prend le relai :

    « - Allons bon… dans ce cas madame, admettons qu’elle est sous votre responsabilité. Veuillez s’il vous plaît demander à votre amie de cesser de perturber la tranquillité de ces lieux, et d’emmener avec elle son ‘’artefact magique’’.
    - Evidemment… »

    Je hausse la voix :

    « - De toute manière le cours est fini : allez les enfants » (certains ont l’air de se faire arracher à une étrange rêverie, et d’autres prennent un air exagérément outrés en m’entendant les qualifier ainsi ;  mais ils savent très bien que ça ne fait que décupler mon amusement !) « vous pouvez me remettre vos notes et rentrer chez vous. Nous ferons un bilan du travail d’aujourd’hui lors de notre prochain cours. »

    Je récupère papiers, livres intéressants, artefact magique et barbare mystérieuse, et nous quittons la bibliothèque sous les regards suspicieux mais un brin soulagés des autres usagers. J’échange également un dernier coup d’œil un peu appuyé avec Amariaë, puis Thylie et moi nous nous retrouvons dehors.

    « - Hé bien, quelle histoire ! »

    Je me retourne vers la robuste oni :

    « - Je crois qu’ils ne sont pas près de vous oublier ! »

    Je me laisse aller à rire joyeusement avant de proposer :

    « - J’imagine que tu dois en avoir plus qu’assez des livres et des recherches. Que dirais-tu d'un bon repas ? Et ensuite, si tu en as l’énergie, tu pourrais me montrer ce que fait cette épée quand tu la manipules… loin de toute bibliothèque et autre réserve d’objets précieux et inflammables ? »

    Je la prends par la main et l’entraine, toute joyeuse :

    « - Allez c’est décidé, je t’invite à la maison ! »

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  • Sam 3 Sep - 22:42
    Mes exploits pyrotechniques semblent mettre un sacré bazar dans le calme habituellement feutré de l’endroit et je me retrouve bientôt bloquée dans ma progression par l’apparition de deux gardes vindicatifs qui m’ordonnent de leur remettre l’arme de papa. Mon regard charbonneux se pose sur eux et rien dans mon attitude ne laisse paraître que je compte accéder à leur demande. Cependant, je calme les flammes qui ont embrasé ma lame, au grand soulagement de ceux qui imaginait déjà voir partir en fumée ce précieux lieu de la connaissance. Comme si j’étais incapable de maîtriser mes pouvoirs.

    J’évalue rapidement la situation. Ils sont deux, je suis seule, mais que comptent-ils vraiment faire avec leur cure-dents ? Mon épée est bien plus lourde, plus massive, le genre d’arme qui brise les crânes et les os en provoquant des hémorragies internes bien plus graves que les quelques petites coupures qu’ils pourraient m’infliger. A vrai dire, elle est à mon image, brutale et sans subtilités lorsque le temps du combat est venu.

    Heureusement l’elfe virevoltante arrive à la rescousse, telle une flamboyante héroïne de cape et d’épée débarquant toujours au bon moment pour éviter que les choses tournent mal. Elle s’interpose, offrant à l’agressivité latente un sourire désarmant et une grâce enchanteresse. Il semble qu’elle connaisse intimement l’une des gardes et que cette dernière en garde un souvenir… ému. Même moi, pourtant prête à me battre pour défendre ma possession, je me détends imperceptiblement, bercée par le son de sa voix et rassurée par son regard malicieux.

    Enfin, après un long moment partagé entre négociations et œillades appuyées, les deux gardes semblent se satisfaire de l’explication d’Aëlwenn concernant le fait que mon arme soit… un artefact ancien. Le dénommé Galeon en profite cependant pour me placer sous la responsabilité de la jolie elfe ! Alors oui, elle est mignonne et charmante, mais je suis la Flamme Éternelle. Je n’ai besoin de personne pour prendre soin de moi et encore moins pour me surveiller. Je me retiens de ne pas faire ravaler ses paroles à l’outrecuidant personnage à coup d’artefact ancien, mais cela risque de ne pas arranger nos affaires. Je m’abstiens donc, ruminant une vengeance ignoble si un jour je me retrouve de nouveau nez à nez avec ce Galeon.

    Quoiqu’il en soit nous voilà de nouveau seules, surtout que la professeure vient de congédier ses élèves. J’essaie vainement d’en placer une, mais le moulin à paroles devant moi ne m’en laisse pas le temps et voilà que je me retrouve avec une main douce et fine calée dans la mienne.

    « - Allez c’est décidé, je t’invite à la maison ! »

    Pour être franche je ne m’attendais vraiment pas à ça, surtout pas dit avec une spontanéité aussi désarmante de fraîcheur. J’essaie de balbutier une excuse…

    - Mais on ne devrait pas plutôt…

    Avant que mon estomac se réveille pour donner son avis, à savoir un gargouillement peu élégant signifiant que l’invitation à dîner lui convient parfaitement et que les recherches encyclopédiques n’ont jamais rempli un ventre vide.

    Malheur à la pauvre elfe d’ailleurs qui ne se doute surement pas de ce qu’une onie affamée est capable d’engloutir…

    Je me laisse donc conduire à travers les rues de la cité des elfes. Mon regard se perd souvent sur les bâtiments gracieux, les places verdoyantes et les rues animées. Les architectes ont fait preuve d’une ingéniosité remarquable pour amplifier les jeux de lumière d’un soleil déclinant et laisser à la nature le droit de s’épanouir malgré les constructions. Moi qui n’aime pas les villes et les cités, je dois dire que je suis séduite par ce que je vois, l’air ébahi parfois devant tant de grâce.

    Mais mon attention est régulièrement attirée par l’enthousiasme communicatif de l’elfe qui ne cesse pas de parler tout le long du chemin. Il faut dire que sa beauté éclipse toutes les autres et que son sourire charmant est capable de faire fondre même le cœur le plus gelé. D’ailleurs je l’écoute distraitement, plus attiré par le mouvement de ses lèvres que par les mots qui en sortent. Oui je sais, cela n’est pas très poli, surtout avec une future hôtesse, mais que voulez-vous j’ai toujours aimé les belles choses.

    C’est donc un sourire sur les lèvres et l’esprit léger que j’arrive enfin chez elle…
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  • Hier à 20:32
    Je guide ma nouvelle compagne dans un petit quartier résidentiel non loin de l’université. L’endroit ressemble plus à un parc qu’à un quartier citadin, et les maisons aux élégants murs de pierre blanche alternent avec les parterres d’herbe et de fleur, les bancs de pierre ou aiment à venir s’installer les promeneurs (et, à certaines heures, les étudiants oisifs qui fuient pour un moment la charge de l’université), mais également de vastes arbres dont les feuillages, qui s’élèvent en bouquets verts en direction du ciel artificiel de la cité, atténuent quelque peu la lumière éternelle qui l’illumine.

    Je guide Thylie vers un de ces arbres, un chêne épais et si ancien qu’il ferait passer les plus vieux des elfes eux-mêmes pour de jeunes enfants. Un bel escalier blanc aux rambardes en forme de feuilles, modelé à même le tronc, fait grimper ses marches en colimaçon jusqu’au sommet

    « - Ma maison se trouve en haut. Normalement il faut emprunter l’escalier, mais il existe une astuce lorsqu’on est trop chargées ou fatiguées. »

    Ou lorsqu’on a la flemme, mais une héroïne n’a jamais la flemme ! Elle… optimise son temps, et met des étoiles dans les yeux aux petits et aux grands !
    Adoptant une posture aussi superflue qu’élégante, les bras étendus devant moi, paumes vers le sol, je fais appel à ma magie. Un cercle de lumière se forme à nos pieds, que l’on dirait formé de fils d’ors et brillants entrelacés ; je prends le temps de tisser un bouton central, et une vingtaine de pétales qui se matérialisent tout en volume autour de nous. La fleur de lumière ainsi créée nous soulève très légèrement Thylie et moi, et je la prends par la main pour lui éviter de glisser tandis que je lui adresse un sourire rassurant. Je me surprends à être troublée, et à apprécier ce contact improvisé. Je dois avouer que jusqu’ici j’avais surtout aidée l’onie parce que je suis une héroïne, et que c’est ce que font les héroïnes. Mais aurais-je passé autant de temps avec elle, au point de l’inviter chez moi, s’il n’y avait que ça ? Ça aurait pu être innocent, et ça l’était jusqu’à ce que quelques pensées troublées ne bousculent le paisible lac de certitudes qui occupait la place jusque-là.
    Ça se voit que je rosis ? Oh, sûrement que non, on doit pouvoir prendre ça pour les reflets de ma magie !

    Tandis que je me laisse happer par mes pensées, ma création se met doucement à prendre de la hauteur, tandis que sa base pousse à la manière d’une tige. Notons que, alors que je pourrais me contenter d’une forme simple, j’ai pris grand soin de donner à l’ensemble l’allure soignée et élégante d’une marguerite dont la tige, que l’on dirait tissée en fil d’or pour lui donner une consistance, se mettrait à croître en direction de la cime de l’arbre.
    La fleur-ascenseur nous dépose sans effort sur le pas de la porte. Nous prenons pied sur le rebord du large balcon où l’on peut se faire un plaisir de dîner une fois le soir venu, et d’observer le ciel à la nuit tombée. Ravie, je montre à Thylie la vue qui se présente à nous : une marée de toits, d’arbres, de tours, de reflets magiques et de lumières qui scintillent ! Des pierres blanches à ne plus savoir quoi en faire, un océan de tuiles, bref, un panorama sur toute la cité !

    « - En vivant ici, on profite de la ville d’une toute autre façon ! Et ça permet de prendre un peu de distance -physiquement et mentalement- par rapport à la cohue qui y règne parfois »

    Cohue toute relative : on est chez les elfes après tout, pas chez n’importe quelle cité républicaine grouillante !
    La maison, un peu comme l’escalier, est fait de formes harmonieuses et typiquement elfiques (sans aucune modestie encore une fois !) (vivent les elfes, les garants du bon goût !), et a été modelée à même l’arbre. C’est un bâtiment aéré, conçu pour une ville où il règne un printemps éternel.
    J’invite ma -soudainement- charmante compagne à prendre place dans le salon tandis que je me dirige vers la cuisine attenante.

    « - Installe toi, je vais préparer le repas. Qu’aiment manger les guerrières oni aux origines mystérieuses ? »

    J’ai un instant de réflexion, et puis :

    « - Au-delà de la nourriture d’ailleurs : on a beaucoup parlé de ton pays d’origine, de ton épée et du reste. Mais toi, la Thylie du présent, comment vis-tu et que fais-tu quand tu ne mets pas en panique les bibliothécaires ? Hihi ! »
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