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    Rêve
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    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t1076-reve-le-voyageur-termine
  • Mer 3 Avr - 14:23
    La lune était haute et semblait river son œil bienveillant sur une terre où résonnaient les rires guillerets d'un peuple qui, même face à l'innommable, refusait catégoriquement de ployer le genou. Bercé par une douce brise, les quartiers commerciaux de Courage étaient animés au delà du crépuscule et malgré l'horreur des récents évènements de Liberty, la vie avait déjà repris son court en dépit du tumulte et des retombées du cataclysme. Les Hommes de la Nation-Bleue, bien loin de ce que pouvaient penser leurs voisins belliqueux, tenaient à conserver leur fierté et à ne jamais se laisser abattre. Pour rire au nez des monstres façonneurs, vivre restait la seule bonne réponse.

    Courage, un nom qui portait en ces temps d'égarement des valeurs qu'il était bon de chérir.

    Marchands, voyageurs et taverniers s'affairaient ci et là, arpentant les rues pour s'adonner à ces tâches dont dépendait l'entièreté du pays mais au beau milieu de cet océan splendide, une observatrice silhouette se détachait du tableau telle une tâche d'encre versée par mégarde en plein centre d'une aquarelle. Vêtu d'un épais manteau noir dont le col s'étendait en une couronne de plumes d'ébène, l'être mystérieux avait emprunté l'apparence d'un jeune homme au teint de porcelaine, affublé d'une coupe brune en bataille et de quelques bijoux argentés témoignant d'un certain statut. Partiellement masqués par la fébrile lueur du soir, ses yeux intégralement noirs trahissaient sa nature chimérique.

    L'étranger s'avançait dans la foule avec une arrogante lenteur. Curieux et distrait, il accordait parfois à un vieux militaire un regard prolongé ou s'attardait en souriant aimablement sur le passage d'une mère sermonnant un fils qui n'avait pas respecté l'ordre d'un retour avant le coucher du soleil. Eternel explorateur, la bête accoutrée comme un Homme redécouvrait avec un plaisir toujours plus grand ce dont étaient capables les Républicains malgré la grandeur inqualifiable de ce à quoi ils étaient confrontés. D'abord Kaizoku, aujourd'hui l'atrocité de ce retour attendu de l'abominable régent des confins océaniques et pourtant, les chants et les rires ne s'étaient pas entièrement tus.

    Les bottes impeccablement lustrées de la créature métamorphosée cessèrent de fouler les pavés humides et, dans une élégante rotation, l'être diabolique riva ses iris charbonneux sur une planche de bois tenues par deux chaînettes et sur laquelle avait été inscrit le nom de l'établissement où son entrevue nocturne avait été prévue.

    "Le Chant du Large"

    Un joli choix de mots, se dit la créature avant de repousser d'une main l'épaisse plaque de bois faisant office de porte. La chaleur et les parfums de victuaille remplacèrent le vent glacial de l'extérieur et Rêve, après avoir silencieusement balayé les lieux d'un regard empli d'espoir, étira un grand sourire lorsqu'il aperçut à la lueur d'une bougie la silhouette de celui qu'il avait tant voulu revoir. Contournant d'abord une serveuse dont les bras étaient chargés de divers plateaux, l'habile illusionniste glissa ensuite en biais contre le dos d'un marin particulièrement imposant puis vint finalement se poster non de loin de l'individu attablé dans le coin de la pièce. Une faible lumière violacée s'empara l'espace d'un instant des iris obscurs du Démon et, avec une voix d'homme empruntée à un autre, il entama la conversation :

    "Je n'étais pas sûr que tu viendrais. Tu dois être particulièrement occupé, en ce moment."

    Pancrace Dosian, l'un des premiers être conscients avec lesquels Rêve avait eu l'occasion de passer du temps après s'être extirpé du voile séparant Songe et réalité. Physiquement, l'officier n'avait pas beaucoup changé et son air de renard malicieux n'avait rien perdu de sa superbe. Intérieurement, les choses devaient en être autrement. Rêve lui avait fait parvenir une lettre sur laquelle n'était indiquée qu'une adresse et à laquelle avait été ajoutée une petite plume aux reflets multicolores lui permettant de signer son message. Visiblement, ces maigres éléments avaient suffi pour permettre à l'enquêteur de trouver son chemin jusqu'ici. Pancrace se leva de sa chaise, sans doute pour offrir à son ancien compagnon d'infortune une poignée de main timide mais Rêve, débordant d'affection, en décida autrement.

    Avec une surprenante entreprise, le diable songeur écourta d'un pas la distance qui le séparait encore de son vis-à-vis et il l'entoura de ses bras, lui offrant une chaleureuse embrassade qui parut surprendre légèrement celui qui vint la recevoir. Après quelques secondes passées ainsi, Rêve s'éloigna de l'officier en posant ses mains sur les bras de ce dernier puis, avec un sourire affable, il lui dit :

    "Comment vas-tu, mon ami ?"

    Sans attendre la réponse, Rêve s'éloigna finalement pour venir s'installer sur le tabouret qui faisait face à celui de son invité. Les yeux rivés sur son interlocuteur, il ignora son environnement et par extension les regards en coin que leur jetaient quelques curieux. Désireux d'indiquer d'office qu'il savait ce que venait de traverser le pays natal de son compagnon, il renchérit immédiatement :

    "Te voir entier me rassure grandement. Je tenais également à t'adresser mes... condoléances, concernant votre dirigeante et sa vice-présidente. Je ne sais pas si le terme est adapté en ces circonstances, mais l'esprit y est, sache-le."

    Une jeune femme les approcha puis, une fois à portée de voix, elle demanda sobrement :

    "Vous désirez quelque chose, messieurs ?"

    Ne lui accordant qu'un bref regard, Rêve répondit aussitôt :

    "La même chose que lui, pour ma part."
    Citoyen de La République
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    Pancrace Dosian
    Pancrace Dosian
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    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t917-pancrace-dosian-terminehttps://www.rp-cendres.com/t945-liens-pancracehttps://www.rp-cendres.com/t946-chronologie-pancrace
  • Dim 7 Avr - 15:40

    J’avoue que quand j’ai reçu la lettre, j’ai hésité à la balancer dans la cheminée et d’y foutre le feu puis de faire comme si les services postaux avaient fait n’importe quoi, comme à leur habitude. Mais j’suis pas persuadé que ça passerait, comme excuse, si le démon vient taper à ma porte pour me demander pourquoi je lui ai posé un lapin. Difficile de lui dire que j’ai pas envie de me faire bouffer l’âme comme les pauvres malheureux qu’on a laissé derrière nous sous forme de brocolis.

    Puis j’ai regardé d’un peu plus près la plume multicolore, et j’ai pas pu m’empêcher de me rappeler, outre l’enquête interrminable, l’instant hors du temps qu’on a partagé sur les toits de Courage, à surplomber les nuages, à picoler, et à discuter. Sans compter le voyage fantastique et fantasmagorique auquel j’ai eu le droit avant de m’endormir comme un bébé. De la magie démoniaque là-dessous, c’est sûr, mais mon âme est encore là, en bon état a priori, et même la lettre anonyme que j’ai lâchée au politicien qui m’avait envoyé en mission est pas revenu me mordre le cul.

    Bref, l’expérience a pas été si mauvaise, si on omet la peur qui me tenaillait tout du long à savoir qu’un démon onirique avait le même objectif que moi. Tout seul, j’aurais salopé la recherche à la première difficulté, et tant pis pour Hortensia... Hortense ? Un nom de fleur, en tout cas. Mais c’était aussi plaisant de se sentir soutenu par un allié de poids pour aller jusqu’au bout, même si ça m’apportait pas grand-chose, et que j’me suis quand même arrêté avant la fin.

    On peut pas lutter contre le système de toute la nation tout seul, surtout quand c’est mon boulot de le maintenir en place.

    Puis même, j’en ai pas réellement envie.

    C’est comme ça que j’me retrouve assis face à Rêve, dans une taverne de Courage, après qu’il m’ait brièvement enlacé. Son apparence n’a plus rien du démon aviaire ou canin, et c’est un humain un peu étrange, à la sclère aussi noire qu’une nuit sans lune, qui me fait face. Pour avoir envoyé un courrier, par rapport à la créature qui maîtrisait pas les concepts de justice, de loi, ou d’obligation, la société et le monde civilisé ont indéniablement imprimé une trace en lui. J’me demande ce qu’il est devenu après qu’on se soit quitté, une question que j’ai évité de me poser jusque-là. J’ai pas entendu parler de dingueries, mais ça veut rien dire : la plupart des gens savent probablement pas qu’il ait intervenu dans mon enquête.

    Faudrait que j’tire ça au clair aussi, p’tet, quand même.

    Un peu destabilisé par sa familiarité, quand même, j’réponds dans le désordre.

    « Euh, deux pintes de blonde, alors. Pas l’Oie, l’autre.
    - La Bête ?
    - Ouais, celle-là.
    - Très bien ça arrive tout de suite. »

    J’la remercie d’un hochement de tête, avant de reporter mon attention sur Rêve.

    « Ca va, on est occupé mais c’est gérable, à peu près. Merci pour les condoléances, encore que les choses ont déjà l’air de se tasser. Au final, tout continue un peu comme avant, par inertie pure. Pour ce qui est de l’Assemblée et du Titan... On verra, j’dirais qu’on lèche nos blessures pour l’instant. »

    On peut difficilement faire mieux, j’suppose.

    « Moi, ça va bien, en ce moment. J’ai survécu et j’suis bien portant, donc que demander de plus ? »

    Puis y’a les choses avec Sixte qui prennent tournure, et mon regard devient légèrement lointain avec un vague sourire quand j’pense à la petite demie-elfe. Puis j’me recentre sur le démon qui me fait face, alors même que nos bières arrivent. J’pose quelques pièces sur la table, encaissées prestement, avant de revenir à la conversation.

    «Tu avais disparu sans rien dire, au petit matin. Il s’était passé quelque chose, ou t’étais juste attiré ailleurs ? »

    Est-ce qu’il hante des gens fugacement avant de disparaître faire la même chose un peu plus loin ?

    « Je sais même pas si t’es resté à Courage. »

    M’est avis que non, je l’aurais appris, si un démon s’était mis à traîner avec tous les traîne-savates du quartier. Et, en posant mes questions, j’me rends compte d’un truc : j’ai pas peur. Ou, en tout cas, pas la peur que j’avais ressenti initialement, il y a plusieurs mois, quand on avait mené l’enquête. J’essaie de disséquer les raisons en buvant une gorgée. Forte sans être inabordable, blonde tirant sur l’ambrée, ou l’inverse, je sais plus. Il m’était rien arrivé la dernière fois et j’vois pas Rêve me donner rendez-vous pour boire mon âme. Il aurait meilleur temps de passer par la fenêtre de ma piaule et le faire dans mon sommeil.

    Puis, surtout, les bribes de bouquins interdits qui descendent parfois de Magic, mêlés à ma brusque progression dans l’utilisation des arcanes, ça donne un peu confiance : j’ai pas survécu par hasard à Kaizoku et Liberty, ni à toutes les saloperies que j’ai pu avoir entre-temps. Enfin, pas que par hasard. Si, auparavant, avec Gunnar, on sortait vaguement du lot de l’officier républicain classique, j’peux difficilement prétendre que c’est encore le cas, après m’être retrouvé coude à coude avec Mortifère contre l’Avatar de Kaiyo.

    Du coup, la peur est remplacée par une saine méfiance paranoîque : ça reste un démon, je le connais pas si bien, ou plutôt même très peu, et j’sais pas exactement ce qu’il me veut.

    Toi, ça va ? »
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