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    Kieran Ryven
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    qui suis-je ?:
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  • Mar 21 Mai 2024 - 16:09
    A peine retrouvé, et nous voilà déjà dans un jeu qui incombe une correction dans les règles - ou plutôt ses règles. Comme si les dix dernières années n'avaient rien changé à nos tempéraments, quelque chose de bien différent comparé à Isolde, maintenant que j'y réfléchis. Vany a gardé sa fougue, ses provocations, son courage à s'attaquer à plus gros sans la moindre crainte.

    Mais, est-ce qu'elle a gardé toutes ses ressources de l'époque ? Ha.

    Vanay Vyldrithe, c'était une soldate vouée à de grandes choses, tout le monde le savait. Les Drakyns sont doués pour ces choses là et c'est exactement pour ça qu'on fait régulièrement de nous des combattants ou des mages puissants. Quoi qu'il arrive, c'est pour attaquer. A la différence de nos ancêtres, nous gardons pas des montagnes en volant en cercle, carbonisant tout sur notre passage au premier intrus. Nous mettons nos compétences au service des nations, même si des fois je me demande si on devrait d'abord nous rendre service à nous même. Mon rugissement continuant de faire vibrer les fenêtres, mon coup de talon qui a fait tomber les verres de la table, je me tiens prêt.

    Évidemment, parti pour cogner une amie, et pas une ennemie.

    Le cliquetis commence à se distinguer, et c'est en face de moi que le voile d'invisibilité tombe. Ma bouche, s'ouvre à moitié, tanguant la tête de côté.

    « Euh, je...
    - Rappelle-moi, la prochaine fois, de piquer quelque chose qui fasse moins de bruit ! Un vrai bordel ! Et je ne te parle même pas de l’état de mes pauvres oreilles !
    - Hein, quoi ? Désolé, je n'ai pas écouté. »

    Une histoire avec mon médaillon, probablement. Alors qu'elle tient les poings sur ses hanches, ma garde s'abaisse doucement contre ma volonté. J'avais oublié qu'elle était jolie à regarder. Quand on cogne une soeur d'arme pendant des lustres, on oublie en général qu'elle est aussi une femme. Corps de danseuse, ses formes gracieuses et délicates témoignent d'une élégance innée. Ces cheveux rougeoyants soulignent la lueur ardente de ses yeux, une lueur qui trahit à la fois ses tourments passés, comme le plaisir d'être là. Une toile parfaite, contrastant délicieusement avec les écailles éparses qui ornent son corps. Ses longues jambes, fuselées et sculptées, lui confèrent une allure majestueuse. Sa queue serpentine, élégante et gracieuse, qui s'enroule et se déploie avec une fluidité hypnotisante.

    Mais, je vais hausser un sourcil, en utilisant ma vue augmentée sur... Ces cicatrices. A peine le temps de m'y attarder, elle s'élance dans ma direction. Sa jambe part dans un mouvement fouetté sur le genou, qui accueille le rebond de l'os comme un arbre difficile à déranger, dans un bruit sourd et plein. Je redresse doucement le visage, en essayant de reprendre mes traits amusés, tandis que j'essaie d'arrêter d'imaginer ce qu'on a pu lui faire. Contemplant son visage qui hurlait à quel point elle est dans la bouse, jusqu'à la noyade.

    « Dix ans. Ça fait loin, hein. »

    Regardant sa posture défensive, je sers le poing, calleux et abîmé, dans une cacophonie de craquements sinistres. Rotation rapide du bassin, l'épaule catapulte mon bras dans un crochet du droit appuyé, matraquant sa garde. Le coup transfère mon corps dans un nouvel élan, et c'est un crochet du gauche qui vient marquer ses bras d'une trace rouge vif. La collision de poings pour la déséquilibrer, je fais partir mes 235 kilos dans sa direction par un écrasant coup d'épaule pour l'envoyer valser au sol dans un rouler-bouler.

    Une table sur mon passage, je la décale pour avoir enfin une arène de fortune qui me permettra de la manipuler comme une poupée de chiffon.

    « On s'arrête quand tu le décides. »

    J'aurais pu parler de ces cicatrices, mais je ne veux pour rien au monde briser ce moment d'amusement, un moment qui nous rassemble et isole nos passés de clébards battus pour se concentrer sur le présent. Un moment où mes deux pieds décollent du sol pour une descente du coude qui va soit lui écraser la poitrine, soit rebondir contre le parquet.

    Et pourtant, alors que mon corps et mes cheveux flottent dans les airs, que mon bras gonfle, plié, le coude en avant, pour éperonner sa cible...

    ... Je souris. Franchement.
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    Vanay Vyldrithe
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  • Mer 29 Mai 2024 - 20:55
    D’une certaine manière, j’ai l’impression de remonter le temps. Un jeu de bagarre qui nous ferait passer pour deux brutes à l’intelligence bien basse. C’est pourtant de cette manière que j’ai appris à connaître nos camarades de l’époque… Et je n’échangerais en rien cette façon de faire. Nous pousser dans nos limites, taquiner pour chercher la bagarre et voir si nous avions progressé… Ils étaient plus que des camarades, ils étaient devenus des frères.

    Un mugissement digne m’a appelé au jeu, faisant vibrer non seulement les vitres de l’auberge mais aussi ces souvenirs d’antan. On est, finalement, peut-être plus proche de nos ancêtres qu’on ne le pense. Ces créatures à la fois majestueuses et féroces inspirant autant l’admiration que la crainte. Brûlant des villages entiers d’un souffle, parcourant des centaines de mètres d’un battement d’aile et tout autant capables de donner l’impression de dormir paisiblement… Ou alors nous assumons plus facilement notre côté animal.

    Si ma queue fouette l’air à cet appel au jeu, je ne peux que constater que je ne laisse pas indifférent ce pauvre Tokage. La bouche pendante et une incapacité d’écoute totale pendant quelques secondes, il a au moins l’honnêteté de m’avouer qu’il ne m’a pas écouté. Mais, si je me pensais plus maligne, je déchante très vite de ma bêtise.

    Dans quel monde et à quel moment ai-je pu croire que ce simple coup de pied pouvait fonctionner ? Lui qui fait dix fois ma taille, autant en largeur qu’en hauteur, n’allait pas bouger et n’a pas bougé. Des années à suivre un cursus militaire et voilà que le simple fait de n’avoir eu que des ivrognes et des lourdingues sur qui taper me fait perdre mes bonnes manières. Sans compter que mon ego en prend un coup… Je suis pourtant encore loin d’être une vieille grand-mère.

    Un premier poing de géant me fait déjà reculer, puis un second finit de me déséquilibrer avant que son troisième ne finisse par défaire ma défense faite à la va-vite et m’apprenne à voler avant que je n’atterrisse en roulant plus loin, comme si je n’étais rien d’autre qu’une vieille marionnette aux ficelles coupées.

    Je ne sais pas ce qui est le plus agréable entre la sensation de se prendre un buffle et rouler dans le sable, ou bien se prendre le même buffle dix années plus tard et rouler sur du bois. Dans tous les cas, je vais en ressortir avec des bleus plus ou moins visibles et douloureux.

    Le temps qu’il me rejoigne et déplace cette table, je dresse mes bras pour observer les marques que m’ont laissées les premiers coups. Visibles et d’un rouge vif, je me vois déjà obligée de trouver une explication pour la petite Molly et de faire en sorte qu’elle n’essaie pas de lui envoyer tout le vaisselier dans la figure s’il repasse un jour dans l’auberge.

    Je n’ai pas le temps de pousser ma réflexion plus loin que je vois ses pieds décoller du sol dans un saut prêt à atterrir sur moi, le coude en avant comme un poignard prêt à se planter… ou plutôt, dans son cas, un marteau prêt à m’aplatir la cage thoracique. Je pourrais m’amuser à essayer d’encaisser le coup en espérant ne pas être trop sonnée et pouvoir répondre d’une manière ou d’une autre, mais ce sont les plus de deux cents kilos m’arrivant dessus qui m’obligent à esquiver en roulant, encore, sur le côté.

    Le bruit sourd qu’il provoque en atterrissant sur le plancher ne fait que me convaincre que j’aurais fini comme une crêpe, le souffle coupé. Autant dire que ça n’aurait pas été plaisant. Je profite de son atterrissage pour lui monter sur le dos et passer mes bras autour de son cou, verrouillant mes poignets pour appliquer une pression ferme sur sa trachée. Ma queue vient s’enrouler autour de la sienne, l’empêchant de s’en servir pour me décrocher.

    Je suis une vilaine tique et en plus, je mords. Je viens enfouir mon nez sous sa chevelure noire, approchant dangereusement mes lèvres de son oreille.

    — Je ne compte pas abandonner si facilement, mon chou.

    Que Je susurre avant de venir planter mes crocs sur la dite oreille, un grand sourire aux lèvres.

    Le plaisir d’être accompagné d’un frère, voilà tout.


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    Kieran Ryven
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  • Dim 2 Juin 2024 - 13:41


    Se casser la gueule dans la joie et la bonne humeur. Je ne dis pas que les Républicains soient plus raffinés, mais force est d'admettre que la bagarre brute et sans une once de tactique intelligente reste de manufacture Reikoise. Les standards de sociétés en ont fait un idéal de force, une reconnaissance noble et puissante, mais aussi un outil de jeu, même si le jeu en question fait perdre des chicots, multiplie les commotions, et nous rend si boursouflé qu'on peut être confondu avec un clafoutis aux fruits rouges.

    Mais, c'est comme ça, et malheureusement inscrit en nous. Comme une chagrinée d'amour adorant le chocolat, j'embrasse la même gourmandise en grossissant la tronche de Vany uniquement qu'avec des beignes.

    Ma carcasse rebondit contre le parquet, non sans avoir laissé un impact léger sur le bois, voyant bien que je venais de louper ma cible. J'en étais presque sûr, puisque ni elle comme moi nous partons bille en tête de se battre sérieusement. Ça fait partie du bagage des retrouvailles Reikoises. Etalé comme un gros lézard qui s'est bien viandé, je vais sentir rapidement la peau nue de mon adversaire sur mon dos, avant que des mimines vicieuses viennent fermer une clé autour de mon cou, l'air devenant rapidement aussi rare que l'intelligence dans la pièce. Elle me connaît très bien, anticipant le mouvement de ma queue en l'entravant avec la sienne, ce qui m'arrache un grognement de plainte. Ses jambes fermées autour de ma taille, elle était accrochée sur moi comme un fardeau de plus en plus piquant, aussi bien pour les poumons que pour mon oreille.

    Sa morsure douloureuse, qui suit ses mots doux, m'arrachent un râle, puis un sourire déterminé.

    « Content de... Savoir... Qu'il t'en reste... Encore... En... Réserve... » Que je bafouille, le souffle coupé.

    Je pourrais utiliser ma force pour écarter ses bras et la projeter contre l'un des murs de la taverne, mais ça serait prouver à Vany que je suis encore moins futé que sa technique. Me faire tomber par soumission était la meilleure idée de l'échange, et va falloir que j'y réponde, et vite, avant qu'elle ne m'endorme, et que je passe la prochaine heure dans un roupillon rythmé par les rires d'une Drakyn fière d'elle. Je me redresse, doucement, difficilement, toussant de plus en plus, le regard embrumé par des débuts de vertige, et plonge vers l'avant, tournant sur moi-même pour m'écraser à l'impact. Profitant du choc, je laisse passer mon majeur et mon index sous la clé pour récupérer mon air, et de mon autre bras libre, délivre de puissants coups de coudes dans les côtes. Me trémoussant au sol, tandis qu'elle est prise en sandwich entre le sol dur et mon dos râblé qui l'écrase de plus en plus.

    La seule attention bienveillante est d'éviter de lui crever un oeil avec mes cornes. J'ondule, décollant le bassin pour mieux la percuter dans un choc sourd. Ma queue s'emmêle davantage à la sienne, usant et abusant de ma force pour l'étrangler dans une torsion désagréable. Sa cage thoracique comprimée, j'étire un demi-sourire carnassier.

    « Tu me voles de l'air, je vole le tiens, ma mignonne. »

    Mon bras décolle une nouvelle fois pour lui plomber les côtes, bien parti pour lui dessiner de nouvelles ecchymoses sur sa peau de porcelaine, étrangement cicatrisée. Oui, ces cicatrices...

    Qu'est-ce qu'on lui a fait ? Parce que, je n'ai pas l'impression que ça soit les vilaines marques d'une bagarre adorable comme celle-ci.
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    Vanay Vyldrithe
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  • Jeu 6 Juin 2024 - 2:04
    Il gigote, s’agite et râle sous mon emprise que je resserre pour rester solidement accroché à son dos comme une vilaine sangsue, le sang en moins.

    - Alors ? On a du mal à reprendre son souffle ?

    Je glousse comme une gamine alors qu’il commence, doucement mais sûrement, à se redresser. Il est coriace, mais je suis persuadée qu’il ne tiendra pas longtemps, du moins pas sans m’envoyer valser pour libérer ses poumons. Dans une logique brute, c’est ce qui aurait dû se passer… Mais mes yeux s’écarquillent quand il commence à tituber dangereusement et volontairement. Et entrevoir ce que je vais me prendre dans la figure ne fait qu’agrandir mes mirettes déjà bien ouvertes.

    - Non, non, non, non ! Enflu… !

    Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase qu’il chute de tout son poids. Dos au sol, me plaquant entre lui et le plancher de l’auberge, comprimant mes poumons sous l’impact et me faisant cracher l’air qu’ils contenaient. Au final, j’aurais bel et bien fini écrasée par une armoire, à la différence que celle-là est faite de chair et non de bois et qu’elle a de quoi rendre les coups. Ce qui, en soi, est bien plus douloureux.

    Je râle, gémis de douleur à mon tour, la respiration coupée sous les chocs de son corps massif se matraquant contre le mien, avant que son coude vienne s’incruster au repas de famille de mes côtes et qu’en bas de mon dos ma pauvre queue proclame son innocence sous la torture que lui inflige mon tortionnaire.

    Mon emprise autour de son cou n’est plus et a été vite défait. Je gigote tant bien que mal pour essayer de m’enfuir de sous son dos. J’ai l’impression de ressembler à cette tranche de tomate qui déborde à chaque fois du sandwich et qui est vite ramenée à son triste sort.

    Un autre coup de coude tombe et finira de m’achever avant que je ne rende les armes en grimaçant et en lâchant un juron. Je tape sur ses épaules en signe d’abandon, le souffle court, avant de poser une main sur mes côtes.

    - C’est bon ! C’est bon, je me rends !

    Quand une bagarre s’arrête, il y a toujours ce court instant de flottement assez étrange, comme si le temps s’arrêtait après la brutalité, qu’elle soit amicale ou non. J’en profite pour glisser les doigts de ma main libre dans sa chevelure noire, une douce caresse amicale, presque un réflexe.

    J’ai la sensation d’être devenue une princesse à force de vivre en république. Les joues gonflées, la mine boudeuse et les yeux plissés, ma main sur les côtes me fait à nouveau grimacer. Dix ans et j’ai perdu toute résistance à la douleur. Je suis même devenue capricieuse ! Quelle honte…

    Je m’extirpe tant bien que mal de sous sa carrure avant qu’il ne se redresse pour me laisser sortir.

    - Brute ! Et comment je vais expliquer ça à Molly, moi ?

    Toujours au sol, je dresse une nouvelle fois les bras devant moi, observant les marques des précédents coups qui me laissent imaginer les ecchymoses que j’ai gagnées. Puis, d’une main, je suis les cicatrices légères et presque invisibles sur mes bras, provenant d’un passé douloureux. Elles couvrent tout mon corps, me faisant ressembler à une fiche technique de dissection que l'on pourrait trouver chez un boucher. À la seule différence qu’elles sont parfois agrémentées de quelques enluminures qui détonnent avec le côté affreux… Ou qui l’accentuent. J’ai tendance à les oublier tant elles font partie de moi, mais force est de constater qu’elles ne disparaîtront pas, même si je les efface de ma mémoire.

    Je lâche malgré tout un soupir de satisfaction et finis par laisser mollement retomber mes bras sur ma poitrine, regrettant ce geste au passage, puisqu’ils atterrissent sur le pendentif à l’origine de toute cette chamaillerie amicale.

    - De toute façon, je ne pouvais pas faire le poids… Je passe pour une crevette avec des dents à côté de toi !

    Je finis par m’allonger sur mon côté qui n’a pas été abîmé par les coups, mon dos faisant face à Kieran, la tête posée sur ma main et un visage boudeur tandis que ma queue fouette l’air comme un chat mécontent.

    - J’aurais mieux fait de te laisser planté au milieu de la salle comme un bêta et partir avec le collier !

    Je suis une mauvaise perdante.


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