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  • Jeu 9 Mai - 18:19


    Un cerf se meurt.

    Porté jusqu'aux abords du bois qui l'a vu naître par la force de son instinct, l'animal autrefois si majestueux est vieux, maladif, se décomposant avant même que la faux du Titanide mortuaire ne vienne l'emporter. Des mouches, funestes messagères mais aussi annonciatrices du renouveau par la pourriture, s'accumulent au coin de ses yeux vitreux tandis qu'il boite le long d'un sentier érigé par les Hommes.

    L'animal pousse une longue rumination alors qu'il exhale difficilement et, après avoir tenté pour la dernière fois de porter son museau à l'eau claire qui s'écoule non loin du chemin qu'il arpente à grande peine. Sa langue n'a pas le temps de toucher le liquide porteur de vie qu'il tombe lourdement sur son flanc, abandonnant sa carcasse déconfite pour renaître ailleurs.

    Les charognardes volantes pullulent, déposant sur la peau de la bête déchue leurs sucs caustiques afin de venir attendrir une viande déjà trop rongée par le temps pour être convoitée par les plus fiers prédateurs. Il n'y a dans ce festin de chair flétrie que des bourdonnements légers en guise de salutations mortuaires.

    Une vibration vient perturber les invitées grouillantes qui, l'espace d'un instant, s'écartent de leur dîner par réflexe lorsqu'elles sentent l'air se perturber autour d'elles. Cette frayeur passagère n'est pas assez pour épargner à la dépouille la gloutonnerie des brachycères qui, aussitôt l'ouragan passé, retournent à leurs festivités avec un gourmand empressement.

    Un bipède aux grands sabots vient poser sur le corps boursouflé du défunt une main gantée d'acier, lui même crotté de rouille. Prenant appui sur une épée aussi démentiellement grande que terrifiante, la silhouette encapuchonnée paraît offrir un moment de reccueillement à la créature emportée par les aléas du temps puis, avec une voracité bestiale, elle abat sur le cou velu du mort deux rangées de dents pourtant taillées pour brouter.

    D'épais filets de bave s'écoulent des interstices tracés entre les crocs inégaux et, dans un sifflement discret mais bel et bien audible, la victuaille pourrissante commence lentement mais sûrement à se faire pâteuse, se ramolissant pour devenir plus propice à la consommation par le ruminant carnassier.

    Porteuse de maladies pour beaucoup, offrande des Dieux pour d'autres; la pitance semble être au goût de celui qui la consomme et les sons de féroces mastications s'ajoutent alors à la symphonie orchestrée par les dyptères. Certaines des invitées se risquent parfois à glisser de leur proie jusqu'à l'intrus, s'introduisant dans une oreille pointue qui les chasse d'un mouvement instinctif ou dans la narine d'un museau dégoulinant de morve.

    Celui qui porte en lui le poids du péché de luxure animale expie ses fautes en s'infligeant sciemment les tourments d'infinies souffrances. Hôte de fièvres si poignantes qu'elles enverraient au tapis le plus solide destrier et de pathogènes revanchards dont l'expansion semble être inarrêtable, il est un fléau que l'Homme souhaite annihiler par les flammes et pourtant; il a franchi les frontières impériales.

    Il retire ses mâchoires ensanglantées de la carcasse aux tripailles exhibées honteusement, baragouine quelques mots dans une langue qui s'est perdue avec les âges puis, avec un calme trompeur en vue de l'horreur de ce qu'il s'apprête à faire, il trace en l'air un symbole représentant le Père de tous les maux avant de rejeter, dans un sordide gargouillement; le contenu de son tout jeune repas droit dans la paisible rivière où tant d'êtres épanchent leur soif.

    "Que le Monstre vous accorde son offrande."

    La lame d'exécuteur quitte le sol boueux et retourne se loger dans l'enchevêtrement de cordages faisant office de fourreau de fortune. Le paladin à la démoniaque vigueur se remet en marche, mirant d'un oeil mauvais une bourgade voisine depuis laquelle s'élèvent d'épais nuages nés de feux de cheminée.


    _


    "Halte là, manant. Déclinez votre identité et communiquez nous vos intentions."

    Ce sont là les premiers mots prononcés par Ulric le soldat à l'égard de cet étrange inconnu par dessus lequel parade une foule de parasites volants. Sans même apercevoir clairement le visage de l'infortuné guerrier qui se dresse face à lui, le militaire a d'office le déplaisir de pouvoir renifler les remugles sauvages qui accompagnent l'étranger. S'il envisage de se boucher le nez lorsqu'un léger mouvement de tête de l'hybride occasionne par la poussée du vent une remontée de parfums indescriptiblement odieux; Urlic conserve tout de même un semblant de contenance et prend la décision hâtive de respirer par la bouche.

    "Mon... identité ?"

    La voix est rauque, presque sifflante et constellée surtout de raclements glaireux. Elle semble passer d'abord par des couches de ronces et d'eau marécageuse avant de s'élever en un gargarisme rauque qui glace le sang de ceux qui l'entendent. Le crâne du pestiféré oscille en diagonale et, aussitôt, chacun des gardes de la patrouille esquisse un mouvement de recul. La peur s'est déjà installée dans les rangs, ce qui ne présage rien de bon pour les combattants ainsi que pour ceux qu'ils sont censé protéger.

    "Quelle est la nature de votre mission et en quoi légitime-t-elle le port d'une arme aussi... aberrante ?"

    "Diable, qu'il empeste !"


    La question est ignorée mais la remarque de l'un des hommes d'arme qui se tient en retrait, elle, ne passe pas inaperçue. Ulric jette à la recrue un poil trop causante un regard assassin car s'il ne doute pas une seconde des mauvaises intentions du mystérieux personnage et qu'il s'accorde à dire que l'odeur est si puissante qu'elle le prend à la gorge, il a le mérite au moins de comprendre que plaisanter constitue en cette situation une bien mauvaise ouverture. Toujours tourné vers son compagnon, il crache :

    "Taisez vous, soldat."

    Quelle originalité, pour un trio d'ultimes mots. Ulric sent une douleur cinglante le prendre au cou et se voit voler, balotté dans toutes les directions l'espace d'une fraction de seconde. Sans comprendre ce qu'il lui arrive, il s'éteint pour de bon lorsque sa tête, dissociée du reste de son corps; vient rouler dans la fange.

    Par cette conclusion rapide et brutale, il trouve au moins la gratification d'une mort si abrupte qu'elle en devient plus clémente que celle des autres infortunés.

    Le bras tendu dans une posture improbable, l'épéiste dément aux cornes rabotées achève son mouvement circulaire en une rotation dénuée de grâce. L'arme couverte de liquide carmin se repose sur son épaule et sa main libre, qui pend le long de son corps bestial, vient quant à elle tracer à nouveau des symboles profanes dans le vide.

    Les survivants, médusés par la déchéance barbare de leur capitaine, se remettent tant bien que mal de leurs émotions et pointent leurs armes en direction du terrifiant individu pour entreprendre une charge mais ils sont stoppés net dans leur mouvement par un spectacle si improbable que la rage se change en choc. Une formule diabolique résonne, se muant parfois en grognements de ruminants évocateurs de la fiévreuse folie qui habite l'hôte du mal :

    "Nous porterons à vos chaumières le cadeau du Père de tous les vices. Que le fléau se répande, tel un sombre déluge, provoquant la souffrance, détruisant tout refuge."

    La gueule du monstre s'ouvre comme un vieux clapet et il porte à cette dernière le fil de sa lame avant de pousser un bèlement profond lors duquel il vomit à profusion une substance nauséabonde. La masse pateuse et verdâtre vient recouvrir l'entièreté de son épée, l'embaumant alors sous une couche épaisse de suc mortellement dangereux.
    Le contraste de température fait jaillir de l'acier éprouvé une brume légère qui se dilate en volutes purrulentes puis le dévôt, enfin; adopte une posture martiale avant de marmonner entre deux quintes de toux :

    "Par les flaques d'excréments et les pus gangrenés,
    Je t'appelle, ô divinité des plaies enracinées."


    La lame viciée s'abat sur un premier assaillant, rabotant un bras dont la plaie s'infecte instantanément. L'hybride infame administre un coup d'épaule à l'adversaire déboussolé puis vient fermer ses crocs à la salive caustique sur la nuque du malheureux. Ce dernier lâche face au supplice un hurlement de pure souffrance, glaçant par la même occasion le sang de ses compères. Les dents maculées de pourpre, le paladin gronde :

    "Que tes ulcères béants s'ouvrent sur le monde,
    que ton venin infecte toutes ces bêtes immondes."


    Interrompant sa prière par un gargarisme involontaire, le géant cornu éructe à nouveau une salve de liquide poisseux et ses opposants bondissent en arrière pour éviter tout contact avec le produit atroce. L'épée du guerrier tourmenté frappé par toutes les fièvres tournoye, se lançant dans un ballet aérien aussi imprécis que sauvage pour arracher à son passage une oreille trop exposée ainsi qu'un quartier de viande mal protégée. L'un des hommes, délesté de la partie inférieure de sa mâchoire, abandonne son arme et mugit avant de s'écrouler dans une marre pourpre quelques mètres plus loin.

    "Par des incantations nauséabondes et des gestes vils,
    Je te conjure, Titan des pandémies hostiles."


    La voix rauque s'imprègne d'un enjouement macabre et se ponctue désormais de ricanements sordides. Les survivants comprennent que la prétendue sainteté de la créature s'illustre dans cette ode à l'être le plus horrifiant de tout le Royaume Divin. Une lame plus vorace que les autres s'enfonce dans le dos de celui qui psalmodie encore ses sinistres incantations et lorsque l'assaillant est repoussé par un coup de coude bien senti, la blessure trop peu profonde se met aussitôt à fumer en émettant un grésillement aux échos spongieux.

    Le monstre est lent, imprudent et pourtant mortellement précis. Il apparaît aux yeux de ses adversaires aussi inexorable que le vent et la pluie, se présentant face à eux comme une menace issue d'un autre monde. Les flèches rebondissent sur sa carapace de poil et d'acier, les coutelas ne pénètrent son cuir qu'à grande peine et les quelques éraflures viennent se clore d'elles mêmes quelques instants seulement après avoir été creusées.
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  • Jeu 9 Mai - 20:39
    En cette belle journée pour la saison, Xera vaque à ses occupations habituelles quand elle séjourne dans son cher village de Nareim au bord de la grande forêt de l’esprit Sylvestre. Le fermier de l’une des fermes du village était venu la chercher quelques heures avant l’aube, l’une de ses vaches avait des difficultés avec la mise à bât de son veau. La rousse avait passé le reste de la nuit auprès du bovidé pour l’aider et le soulager. Le veau avait eu la mauvaise idée de présenter dans le mauvais sens, elle avait tenté de le retourner, mais elle s'était rendu compte rapidement que cela ne serait pas possible. Et pour cause, il n'y avait pas un veau, mais deux. Elle avait dû opérer une césarienne, sans quoi les trois risquaient de mourir. Heureusement pour tout le monde, Xera pouvait compter sur sa magie en plus de son savoir-faire.

    La demi-fae regagna sa demeure et échoppe en début de matinée, il faisait beau pour la saison, et c’est avec délectation, que la jeune femme retrouva son fauteuil dans l’arrière-boutique, le tout accompagner d’une bonne tasse de thé. C’est après le repas du midi que l’herboriste décida de rejoindre la grande forêt afin de récolter des champignons étoilés et des millefeuilles. La forêt était calme, Xera fit le tour des coins habituels où elle savait pouvoir trouver ce qu’elle cherchait, un étranger se serait perdu mais elle connaissait cette partie de de la forêt depuis son enfance, soit quasiment deux générations d’être humain. Sa récolte était bonne, aussi elle se permit un arrêt dans son bassin d’eau fraîche et claire préféré. Comme d’habitude, sa baignade la revigora et effaça la fatigue dans son corps. Elle avait toujours senti une certaine connexion dans cet endroit de la forêt, un lieu où elle se sentait connectée avec les forces telluriques, hydrauliques, et depuis maintenant plusieurs mois, végétales de la forêt.

    Xera était là dans l’eau limpide et fraîche quand elle ressentit une très légère dissonance dans l’harmonie de la grande forêt. Elle se concentra sur cette sensation pour tenter d’en apprendre plus, de comprendre d'où venait cette perturbation. Elle avait l'impression que l’origine du phénomène se trouvait de l’autre côté de la grande forêt, c’était très loin de Nareim aussi elle pourrait décider de l’ignorer. Mais depuis les actes de l’assemblé, et le siège de Liberty, Xera ne voulait plus rester inactive face à ce qui pouvait menacer la république en général et la grande forêt en particulier. Elle regagna la rive pour récupérer ses affaires et contacta mentalement tous les prédateurs volant de la forêt qu’elle connaît pendant qu’elle s'évertue à enfiler ses vêtements. Elle fit donc jouer son réseau de contact animal pour se renseigner sur les événements se déroulant aux abords de la grande forêt.

    La rousse savait qu’elle n’aurait pas de réponse immédiatement, aussi elle regagna sa maison en passant au-dessus des arbres pour ne pas perdre de temps. Elle y dépose sa récolte, remplit sa besace de ration de voyage pour une journée, de bandage propre et complète le tout avec un large éventail de simples. Ceci fait, elle prend la direction de l’unique auberge du village afin de prévenir le bourgmestre de son départ imminent pour les limites de la grande forêt ou quelque chose perturbe l’ordre naturel. Elle lui conseille de passer le mot au reste du village de rester vigilant et qu’elle le contacte par télépathie dès qu’elle en saura plus. La demi-fae repéra une buse qui tournait au-dessus de la place du village et s’envola pour la rejoindre dans les airs afin de communiquer avec elle. Le rapace lui apprit qu’une rumeur enflait parmi les animaux loin au nord, un être vil répandait mort et maladie autour de lui.

    La servante de l’esprit sylvestre remercia l’oiseau, et prit la direction du nord, même en volant cela lui allait lui prendre une bonne journée enfin le reste de la journée en bien une bonne moitié de la nuit. Mais le temps comptait, il fallait circonscrire au plus vite tout début de possible épidémie. Comme promis, elle informa le chef du village de ce qui se passait lui demandant de prévenir les autorités compétentes et MAGIC en particulier.

    Et c’est donc au milieu de la nuit, sous la lumière blafarde de la lune que Xera aperçut les abords du village, par précaution et malgré la fatigue elle resta en vol pour s'approcher, afin d’observer plus en détails ce qui se passait en bas.
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  • Jeu 9 Mai - 22:44


    "Repli, repli !"

    Les militaires encore présents et bienportants prennent la fuite, s'échappant en martelant de projectiles le colosse zombifié qui ne paraît reculer devant aucune forme de violence. Les civils alertés comprennent alors que le maigre détachement de gardes impériaux ne peut rien contre l'aliénation incarnée par le dévôt solitaire qui, inlassablement, referme ses crocs sur les os des leurs.

    Les villageois n'envisagent même pas une tentative de rébellion face au diable qui fend la foule et se contentent tous de déserter les lieux, agrippant leurs bambins aussi vite que possible pour se jeter par delà les frontières du hameau. Coutumiers des conflits autant que de la venue de bêtes infernales sur leurs terres, ils savent qu'il vaut mieux abandonner leur domicile plutôt que de s'évertuer à le protéger contre cette chose qui, de toute évidence, ne s'arrêtera que lorsque rien ne sera plus à même de se mouvoir.

    Le sabot droit posé sur le dos d'un innocent qui s'évertue tant bien que mal à trouver sur le sol boueux une quelconque arme pour se défendre, Sublime laisse échapper une grasse jubilation tout en levant sa gueule de carnassier au ciel. Le jeune paysan implore, hurle à s'en décrocher les cordes vocales le nom d'un père qui ne vient pas. Dans un gargarisme abject suivi de spasmes gastriques, le satyre diabolique lâche un rot guttural et dégobille en une salve verdâtre une épaisse couche de liquide rendu toxique par l'action de la plus infame des magies.

    Instantanément brûlé par le contact entre sa peau et la substance corrosive, le garçon laisse ses cris vaguement rageurs se changer en pleurs enfantins. Ses suppliques, loin d'apaiser les mœurs du paladin enragé, ne font qu'attiser cette haine qu'il entretient pour chaque chose. Sans prendre la peine d'essuyer ses lèvres tâchées de sucs empoisonnés, Sublime éternue pour expulser de son museau irrité une gerbe de morve sanguinolente et s'esclaffe de plus belle tandis que sa dernière victime en date, lentement mais sûrement, se fait dévorer de l'intérieur par la neurotoxine qui pénètre les pores de sa peau.

    "Un jeune hôte, un vaisseau adéquat pour la progéniture du Maître."

    Se félicitant d'avoir accompli l'innommable, le monstre aux cornes recourbées dresse son épée meurtrière au dessus de sa tête, s'apprêtant à abattre cette dernière sur l'un des bras de sa proie hurlante mais lorsqu'enfin la lame d'exécuteur atteint le paroxysme de sa hauteur, le tueur aliéné est interrompu dans son œuvre par une déplaisante sensation qui le prend au bas du dos. Poussant un grognement lourd tout en tournant lentement la tête, il découvre non sans stupeur qu'il vient d'être sauvagement poignardé par un râteau porté par un vieux barbu au visage rougi par le soleil. Les yeux injectés de sang, l'homme rugit avec la colère d'un monde tout entier :

    "NE TOUCHE PAS A MON FILS !"

    Le cri déchirant du père voyant sa propre chair être salie par la main d'un Dieu revanchard alimente l'esprit belliqueux du fauve ensauvagé. Son agresseur tente avec force d'enfoncer plus profondément son arme de fortune dans la viande pourrissante de l'hybride qui lui offre, avec toute l'arrogance dont il est pourvu, un sourire singulier traduisant sa plus pure folie. Les aiguilles de fer ancien s'enlisent un peu plus dans le corps de Sublime puis se bloquent curieusement à mi-parcours. Nourries par la sorcellerie du héraut zélé, les tripailles s'agitent, se déforment et se densifient pour se prémunir de toute pénétration extérieure. Au prix d'un effort certain, l'être abject repousse les corps étrangers de son enveloppe, projetant le râteau hors de lui-même alors que les plaies, déjà, commencent à se refermer à vue d'œil.

    Relâchant son emprise sur le garçon qui sombre dans l'inconscience, Sublime s'en détourne et fait face au pauvre ouvrier dont l'héroïsme va inévitablement engendrer la perte. La démente gourmandise se lit dans les yeux de l'homme-chèvre et après avoir poussé un bêlement chimérique, ce dernier applique sa langue écailleuse et fendue contre le plat de sa lame tout en recrachant sur le fil de cette dernière une pate aussi épaisse que virulente. Le poison à peine liquide s'écoule, traçant des sillons dans les multiples fissures qui ornent l'épée du guerrier diviniste. Nul ici n'est de taille pour faire face à une telle allégorie de la folie des Titanides.

    "Ton... fils ? Ton "fils" m'appartient déjà, petit être. Ma maladie le prendra au foie, à l'estomac, au cœur puis à la tête. D'ici deux lunes, il sera incapable de te reconnaître et mourra sans même pouvoir comprendre que son impotent de géniteur n'a pas su le protéger face à l'invincible pouvoir du façonneur de tous les maux."

    L'homme au râteau fait fi du danger et tente à nouveau une estoc qui, cette fois-ci, n'a même pas l'avantage de la surprise pour pallier à sa maladresse. S'esclaffant de plus belle, Sublime vient passer ses doigts crocus entre les pics de l'outil de paysannerie et agrippe la base métallique pour la plier sur elle-même, démolissant le manche de bois instantanément. Attiré en avant par la force écrasante de l'hybride, le vieillard lâche un râle d'effroi seulement pour être ensuite empoigné à la gorge par le colosse qui, sans pitié aucune, le décolle du sol.

    "Vois ce que te coûte ta trahison envers les Titans, misérable infidèle."

    A nouveau, de profonds gargarismes annonciateurs d'un funeste destin. Le combattant maudit s'apprête à délivrer à son nouvel adversaire une sentence plus terrible encore que celle qu'il a réservé à son enfant.


    _




    La nuit tombe.

    Les villageois, durant de trop longues heures de supplices, ont imploré en vain tous les noms qu'ils étaient capables d'invoquer. Tout le monde y est passé, des Titans à l'Empereur en passant par les rares héros locaux ainsi que certaines légendes du folklore reikois. La venue du héraut du Puantrus n'a pourtant rien d'un conte de fées et nulle âme n'est venue se heurter à la folie sanguinaire de la bête malade. Assise sur le rebord du puits central, le tortionnaire s'est immobilisé. Paupières mi-closes et souffle profond, il semble méditer, pris dans une prière faite en l'honneur du Dieu porteur de pestes.

    La décrépitude a tout gagné et les rares survivants du massacre s'enfuient à toute allure lorsqu'ils croient saisir dans le calme momentané de l'hybride une occasion rêvée de se libérer de son joug tordu. Distraitement, le paladin les laisse partir en savourant intérieurement le plaisir de savoir son œuvre accomplie. Ayant pris soin de répandre ses dons aux quatre coins de la bourgade, il détient l'intime conviction qu'il a réservé aux morts le sort le plus clément et que ceux qui se pensent tirés d'affaire vont vivre, dans les plus brefs délais, un tourment à la hauteur de la laideur d'âme de celui qui l'a causé.

    Il n'y a rien de plus grisant, en cette nuitée naissante, que de savoir que les fuyards vont répandre ici comme ailleurs une maladie offerte par les mains aimantes d'un être divin. Suivant des yeux une jeune femme dont le bras a été grignoté par une traînée d'acide projetée lors d'une précédente lutte, Sublime entrevoit déjà le funeste destin qu'elle accordera aux bonnes âmes ayant la bêtise de lui porter secours. N'aura t-elle la force que d'atteindre un village voisin ? Mourra t-elle au beau milieu d'un bosquet fleuri, disséminant les germes du mal dans les tripailles d'humbles charognards nocturnes ? Mieux encore, aura t-elle la volonté de se rendre jusqu'à une cité impériale telle qu'Ikusa ou encore Kyouji ? Que de perspectives savoureuses, que de délicieuses fantaisies.

    "Pour...pourquoi vous faites ça ?"

    Mollement, la tête de l'hybride pivote, bifurquant en direction de ce son parasite qui l'arrache au bonheur de ses réflexions secrètes. Mirant d'un œil dégoulinant de sucs jaunâtres le perturbateur, il aperçoit un homme allongé; ou plutôt ce qu'il en reste. Luttant pour une vie qu'il sait pourtant perdue, le jeune militaire ayant eu l'outrecuidance de s'adresser frontalement au lunatique pèlerin rampe en se cramponnant du mieux qu'il peut à une dague tenue par sa seule main valide. S'amusant avec vanité de cette implacable volonté dont est pourvu le défenseur reikois, Sublime a la décence de quitter son perchoir et vient poser ses sabots à terre tout en empoignant le manche de son épée. Après avoir léché un filet de morve corrosive qui s'écoule de ses propres naseaux, il s'avance lentement vers celui qui tient tant à l'occire dans une ultime tentative de donner un sens à son existence et vient s'accroupir auprès de lui :

    "Pourquoi ? Car telle est la volonté du Monstre. Je ne suis que sa main."

    Joignant à la parole une énième insulte à la vie, Sublime vient paisiblement apposer le dos de sa dextre contre le sol, ouvrant sa paume sans angoisse tandis que le survivant s'efforce de s'approcher encore. Fiévreux, affaibli, mortellement blessé au foie, il exhale du garçon un déplaisant parfum mêlant déjection sanguinolentes et fécales. La peur s'est emparée de lui deux heures plus tôt lorsque son autre bras a été arraché par un coup du fauve mais maintenant qu'il se sait destiné à la poigne du Grand Faucheur, il ne craint plus l'assassin porteur de mille venins.

    "Ce n'est pas... Puantrus... qui a fait ça. C'est toi, sale... enflure."

    La dague s'abat sur la paume tendue par Sublime, juste assez pour légèrement perforer le cuir velu de son enveloppe que la douleur n'atteint pas. Indifférent à la creusée de cet infime stigmate, il laisse le guerrier esseulé s'évertuer tant bien que mal à trouer sa chair par des assauts fébriles et sans même s'interrompre lorsque l'acier dévore sa peau, il reprend :

    "Moi ? Il n'y a pas de "moi", mon jeune ami. Tu crois me voir, tu crois me vouer une haine qui traversera les époques par delà ton propre trépas. Tu me maudis, tu espères pouvoir me hanter. Je n'existe pas. Je ne suis qu'un mirage, un messager. Je suis un symptôme, une quinte de toux qui s'étire en murmure perdu dans le vent. Je ne suis que la somme des tâches que m'ont accordé les porteurs de la divine parole."

    Les assauts se font plus rares, les plaies moins profondes. Après quelques instants de silence entrecoupé seulement par des râles sépulcraux, le jeune soldat meurt en sachant qu'il n'a rien accompli. Sublime ne lui accorde que peu d'égards et inspecte son cadavre chaud avec une attention toute relative avant de se redresser, s'orientant vers le puits par dessus lequel il dresse sa main ensanglantée.

    Une formule profane passe la frontière de ses lèvres asséchées et lorsque la magie obscure se mêle à son sang vicié, il serre le poing de toutes ses forces puis relâche ses muscles afin de laisser s'écouler dans l'eau du village un épais filet noirâtre qui vient fusionner avec le liquide. Tout espoir est perdu.

    Ou presque.
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  • Dim 12 Mai - 16:43
    Plus elle avance, dans les airs, vers le centre du village et plus la demi-fae constate qu’une calamité a frappé les lieux. Il y a des corps mutilés, civils comme soldatesques portant les couleurs de l’Empire du Reike. Xera ne savait pas jusqu’alors, si elle avait déjà traversé la frontière entre la République et la nation voisine. Maintenant, elle pouvait en déduire qu’elle n’était plus “chez elle”, devait-elle réellement intervenir sans risquer un impair diplomatique ? Xera s’en moquait pour l’heure, car force était de constater que le glorieux Empire n’avait pu protéger ses concitoyens. L'herboriste de Nareim n’avait pas encore atteint ce qui devait tenir de place centrale, mais après avoir volé depuis son propre village pour traverser toute la forêt, la fatigue du vol la força à regagner le plancher des vaches.

    Elle avança prudemment, allant de corps en corps pour vérifier leur pouls et ainsi tenter de sauver d'éventuels survivants. La plupart des cadavres dégageaient déjà des fortes odeurs désagréables, ce qui n’était pas normal en si peu de temps. De plus, elle constata la présence de blessures faite par un objet imposant et plus ou moins tranchant, mais surtout elle découvrit des chairs brûlées par de l’acide et d'autres traces de substance nauséabonde. Elle ne voyait pas, encore, quelle force obscure et barbare était derrière ses atrocités. Mais cela ne lui semblait pas naturel, et comprenait un peu mieux la dissonance qu’elle avait ressentit. En approchant d’un nouveau cadavre, celui d’un homme d’un certain âge, dont la gorge avait été littéralement broyée, comme enserrer dans un étau d'atelier, ou bien plus horriblement par la main d’un être d’une force monstrueuse. En s’approchant de ce corps donc, elle entendit une faible respiration non loin. Tournant la tête dans la direction de l’origine de souffle, elle vit le corps d’un enfant au sol non loin. Elle venait de trouver son premier survivant à la calamité qui avait frappé la bourgade.

    L’enfant était inconscient, son pouls était faible, et sa respiration sifflante. Comme si cela ne suffisait pas, il avait une forte fièvre et son haleine sentait bien plus que mauvais. Pour la guérisseuse, l’état de santé de ce premier survivant était des plus inquiétants, elle commençait sérieusement à penser qu’il n’était pas porteur d’une, mais bien de multiples maladies en même temps et cela était des plus inquiétants. La demi-fae plaça ses mains au-dessus du corps de l’enfant qui s’affaiblissait de plus en plus, et concentra sa mana, d’ordinaire elle utilisait cette dernière pour “éveiller” les propriétés magiques des plantes sécher et autre remède qu’elle utilisait. Mais là elle n’avait pas le temps, sinon elle risquait de perdre la vie du jeune garçon. Cette fois, elle se confronte directement aux maux qui rongent son patient tout en murmurant une prière à l’Esprit Sylvestre. Tout acte magique pouvait être perçu par ceux qui savaient écouter, mais elle en avait cure, il était fini le temps ou elle se sous-estimaient.

    Après avoir soulagé le garçon des maladies qui se multipliaient en lui, Xera fit appel à son lien avec l’eau et entreprit de soigner toutes les blessures physiques de son jeune patient. C’est à ce moment que son estomac se rappela à elle dans un bruit caractéristique qu’il n’est nul besoin de décrire. L'herboriste de Nareim s'installa en tailleur a coté de l'enfant et entreprit de se sustenter. Indisposer par les mauvaises odeurs qui envahissaient de plus en plus le village, elle fit pousser tout autour d'elle et de son jeune patient tout un parterre de fleurs sauvages varié et odorantes. Elle en profita pour faire disparaître les cadavres à la portée de sa vue sous terre, c'était comme si le sol s'ouvrait et les gobait en entier avant de se refermer en laissant une dalle de pierre plate brute pour marquer leur emplacement.
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  • Mar 14 Mai - 4:46


    "Que faites vous ?"

    Grasse comme le cri d'un vieux crapaud, la voix du paladin de la pestilence brise le silence nocturne. Héraut de toutes les bassesses, il s'impose en enfonçant brusquement entre deux pavés son épée aux faux airs de scie dans un puissant claquement puis mire d'un regard venimeux les plantes nées des arcanes qui recouvrent l'infamie de sa besogne par des arabesques florales. S'il hait tout et tout le monde, Sublime accorde en cette si particulière occasion une œillade d'une incomparable noirceur à la perturbatrice.

    Rendu fou de rage par la perspective de cette surnaturelle beauté, il exhale bruyamment en rivant ses pupilles cernées de croutes jaunâtres sur l'étrangère. Ses manœuvres digne à bien des égards de celle d'Aurya, divine Némésis de Puantrus, sont une injure à la contamination que s'évertue à répandre le vil et maudit croyant. Il s'est opposé en bien des occasions à ces faiseurs d'artificielle excellence, à ces impies prônant l'aseptisation d'un monde pourtant conçu corruptible et donc pensé pour être corrompu. La bile fait d'acide véhément remonte dans la gorge du guerrier saint et tout en laissant échapper un gargarisme toxique, il pointe une main décharnée et griffue vers l'infortunée qui se dresse sur sa route et lance :

    "Vous avez du cran, Mains Blanches. J'ai exterminé les vôtres des décennies durant et pourtant, vous continuez à vous opposer avec une démente ferveur à l'implacable volonté du Façonneur de Lèpres. Ne comprenez vous pas que toute vie finit inéluctablement par connaître la décomposition ? Ne percevez vous pas la folie d'une si aveugle entreprise, païenne ?"

    Longeant le puits qu'il a sciemment empoisonné, Sublime vient coincer avec une palpable colère le coin de sa lame sous l'une des dépouilles enchevêtrées dans les plantes magiques, arrachant les racines ornées de somptueuses fleurs dans un froissement végétal. Tout en poussant un râle bestial, il fait levier contre la structure, déchirant la couche d'un vert si pur pour révéler à la vue de la sauveuse ce qui se cache en dessous. Retourné et dévoilé, le corps gagné par la pourriture fongique d'un soldat ayant connu la mort quelques heures plus tôt apparaît, ses yeux vitreux déjà partiellement rongés par des vers rendus voraces par l'appel du Monstre. L'un des sabots fendus frappe brutalement le ventre rendu spongieux de la victime et tout en pointant la carcasse d'un index crochu, l'hybride vilipende la guérisseuse :

    "On ne peut se défaire d'un mal aussi insidieux que celui que je répands, imbécile ! Votre œuvre est aussi vaine que votre blasphème est grand ! Vous tortiller de la sorte en frottant vos baumes impotents contre les plaies que je creuse n'est qu'une insulte émoussée à la toute-puissance de mon divin créateur !"

    La lame viciée se redresse, quittant les fleurs découpées pour retourner se plaquer contre l'épaule de son diabolique porteur. Les paupières mi-closes, il marmonne dans sa barbe crasseuse des mots emplis de fiel et trace à nouveau dans le vide l'un des symboles pervers supposés représenter l'une des nombreuses pathologies composant l'arsenal que Puantrus lui lègue. Dés lors qu'il s'interrompt dans ses mouvements intraduisibles, un spasme secoue son corps massif et il porte instinctivement sa dextre au col de son armure lorsqu'une brûlure intérieure parcourt ses boyaux. Ses mâchoires se déverrouillent comme le ferait le couvercle d'une fosse et entre ses crocs pointus, une infecte déjection de poison visqueux et noirâtre vient recouvrir le fil de son arme profane, s'écoulant par monceaux fumants sur le parterre merveilleux.

    "Votre dépouille pervertie par mes soins fera pour la fange titanesque un excellent terreau. J'exposerai votre tête tranchée et fondue par la rouille organique au sommet des plus hauts pics de Célestia. Faites face, Mains Blanches, au courroux du juste !"

    Son arme gigantesque cogne le sol huit fois et à chaque impact, un nuage de pestilence si concentré qu'il en devient visible à l'œil nu se met à croître, enveloppant l'illuminé aux excroissances biscornues sous une brume grise dont le parfum de déjection animale se distille dans l'air. Imprégné jusqu'à la moelle de cette ardente maladie qu'il accueille lui-même comme un cadeau des cieux, le paladin aux lèvres baveuses s'avance d'une démarche claudicante; engloutissant à pas lourds la distance qui le sépare de sa cible.
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  • Dim 19 Mai - 23:49
    Xera profitait de la viande séchée qu’elle avait emporté avec elle, accompagnée d’un morceau de fromage et d’une bonne poignée de fruits secs quand une voix l'interrompit dans son repas. La rousse leva donc son regard vers l’inconnu qui la fixait d’un regard empli de haine. Enfin cela elle le sentit plus par les ondes de haine que la créature dégageait à son encontre. L’herboriste comprit qu’elle avait face à elle le responsable de ce qui c’était passé dans ce village. La demi-fae se releva en abandonnant son repas dans son sac et en se plaçant entre le paladin de Puantrus et l’enfant toujours inconscient.

    - et bien, je prenais mon repas et une courte pause dans mes recherches, recherche que je n’ai nul besoin de continuer à présent que j’ai trouvé l’origine de ce qui trouble la sylve.

    Le serviteur du Titans aimant répandre la putréfaction et les maladies aimait très clairement entendre le son de sa voix, car au lieu de l’attaquer directement, il se lança dans une diatribe contre les soigneurs et autres guérisseurs en général. C’est du moins ce que la rousse pensait comprendre du discours du fanatique face à elle.

    - La vie et la mort font partie du cycle immuable de la nature, tout organisme vivant une foi mort retourne à la terre pour nourrir les générations futures. Nul besoin de tenter de me convaincre de cela, je n'ai jamais dit ou penser le contraire, ton problème, c'est que tu sembles juger les autres sans prendre la peine de les connaître.

    Pendant qu’elle occupait son adversaire, Xera se préparait de son côté, sa priorité était de protéger l'enfant humain. Ce qu’elle fit en emprisonnant l’enfant dans un sarcophage de pierre non-hermétique, sarcophage qu’elle déplaça 10 mètres en arrière de sa position et qu’elle recouvrir d'un enchevêtrement de végétation pour le dissimuler.

    Maintenant, la fidèle de l’esprit Sylvestre était plus libre de laisser sa colère s'exprimer envers l'abject serviteur de Puantrus. Elle commença par se parer d’une peau d’écorce, son épiderme devint rugueux et fripé désormais, elle faisait penser à une élémentaire de la nature. La lune toujours visible dans le ciel, révélait les ailes translucides de Xera...À moins que cette dernière y infusât de sa mana ?

    - On ne t’a jamais dit qu’il ne fallait pas vendre les ailes de la fae avant de l'avoir attrapée !

    Xera leva sa main droite en direction du paladin, lui présentant la paume de sa main et convertit une portion de mana en de multiples projectiles de pierres qu’elle propulse violemment vers lui. Les projectiles frappent leur cible, mais ne semblent pas le blesser suffisamment pour l’arrêter. Non, pour cela, la rousse avait une autre idée en tête, soudainement le sol sous les pieds de l’hybride disparaît pour laisser apparaître une fosse garnie de pics d'obsidienne.
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  • Ven 24 Mai - 1:25
    Le paladin éructe, geint de rage et de haine lorsque le corps de l'une de ses futures victimes se voit enfermé dans une prison tellurique à même de le protéger des miasmes. Il y a dans la moquerie de la Main Blanche une déplaisante assurance qui ravive les plus bas instincts du croyant à l'inqualifiable démence. Le poing solidement fermé contre le manche de son arme monstrueuse, il tente d'apaiser son propre courroux en redirigeant la violence contre lui-même et c'est par instinct qu'il vient cogner son propre front à l'aide du pommeau de son épée, ce avant de pointer du doigt l'opposante et de maugréer d'une voix tiraillée entre grondement et hilarité :

    "La vie et la mort, le cycle de la décomposition et de la renaissance. Tu cites des préceptes dont tu bafoues pourtant tous les principes, mécréante..."

    Il appose sa langue grisâtre contre le plat de sa lame, léchant la surface décorée de sang frais et d'antique rouille avant d'expulser dans un profond gargouillement une importante quantité de poison pour maculer à nouveau le fil. Laissant sans modération aucune la substance gâchée venir glisser contre son menton hirsute, le paladin éclate d'un rire sardonique, asséché par l'infection qui lui pourrit la gorge; puis décide que l'heure n'est plus aux mots.

    L'ennemie du Divin recouvre sa peau de porcelaine d'une écorce dense et projette sur son opposant une poignée de projectiles jaillissant par magie. Sublime se protège maigrement en orientant son arme gigantesque vers les objets perforants qui approchent à grande vitesse et s'il parvient à en repousser une partie, le reste achève tout de même sa course dans le cuir velu du monstre. Des plaies s'écoulent un sang noir, vicié jusqu'à la racine. Le chevalier pestilentiel exulte, s'amuse de la torture que subit sa propre chair et use lui-même de ses aptitudes profanes. Les picots enfoncés dans son épiderme sont repoussés par des flots d'hémoglobine en ébullition et tombent les uns après les autres tandis que la peau crasseuse se referme, laissant les plaies superficielles disparaître tandis que les plus profondes se resolidarisent dans un chuintement visqueux.

    Avec la lenteur d'un exécuteur s'apprêtant à abattre sa hache sur un animal malade, il lève les bras mais se voit puni dans son hubris par une ouverture subite de la terre située sous ses bottes. Il choit lamentablement, s'écroulant de tout son poids dans le fossé serti d'obsidienne pointue. La roche sculptée pénètre ses pieds, ses grèves et sa tassette rougie mais nulle douleur ne s'empare de lui. Son corps, trop horrible pour mourir et trop blasphématoire pour être convenablement affecté par les maux des mortels, refuse de lui accorder l'once d'humanité que procure naturellement la souffrance. Sublime s'agrippe de sa seule main libre au rebord du précipice creusé par magie et se hisse, toujours en riant aux éclats, jusqu'à ce que son horrible visage ne réapparaisse à la surface.

    Son menton ayant heurté le rebord lors de son ascension, il crache copieusement un filet de sang dû au tranchage partiel de sa langue puis repose ses vilains yeux sur son adversaire tout en se propulsant avec une force ahurissante vers le haut pour enfin retomber droit sur sa paire de sabots fendus. Maniant son épée recouverte de poison comme un véritable forcené, il pousse un bêlement diabolique en effectuant de grands moulinets aériens puis balance finalement sa lame vers sa cible en rugissant de plus belle.
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