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    PA République - Il n’y a pas de cauchemars, il n’y a que de mauvais rêves. [PV] - Page 2 EFZvhIHe_o
    Gazette des cendres
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  • Mar 20 Déc - 2:54
    - "Forêt" ? "Maison" ? "Loup" ?

    Ces trois mots ne provoquèrent rien de plus que l’hilarité du visage squelettique.

    - Rien n'être vrai ici, Eveillés. Je bien connaître vous ... Yeux ouverts, esprits fermés. Comment êtres si intelligents peuvent ne pas comprendre ? La réponse à vos questions est simple.

    Il allait pour leur dévoiler ce qu’ils étaient venus chercher, mais avant qu'une seule autre phrase ne sorte de sa bouche décatie et décharnée, il pousse un puissant cri de douleur, tandis que son corps était secoué d'innombrables spasmes. Ses bras anormalement long se balancèrent dans tout les sens, menaçants à de nombreuses reprises de heurter les deux académiciens. Plus le temps passait et plus le gémissement se faisait aigu, tant et si bien que les tympans des deux aventuriers ne furent pas épargnés.

    Soudainement, le corps humanoïde de la créature tomba en arrière, inconscient, uniquement stoppé dans sa chute pour le fait d’être rattaché au corps chevalin. Cependant, ce n'était pas fini. La tête équine s'éveilla d'une lueur malsaine, alors que son cou s'étirait pour arriver juste aux côtés de la professeur, un petit ricanement accompagnant sa course.


    - Neera Storm, Enfant des Titans. Belle, intelligente et puissante Enfant des Titans : l’incarnation même de la perfection divine et des cauchemars au goût exquis. Quelle surprise ce fut pour moi lorsque j’ai découvert la peur viscérale qui te rabaisse au rang des simples mortels : la claustrophobie.

    Tel un serpent sinueux, le cou s’étire et rétrécit, contournant lentement et docilement Neera, semblable à quelques vautours s’amusant avec leur proie.

    - Du haut de ton savoir et de ta force, tu as peur d’être limité. Toute une symbolique, n’est-ce pas ? Je me demandes bien ce que cela veux réellement dire … Aurais-tu peur que tes dons divins soient ton unique frontière ? Ou alors … Craindrais-tu de t’abaisser aux niveaux de ses mortels impotents ? Craindrais-tu de perdre ton statut ?

    Une question qui n’en était pas réellement une car, aux yeux du monstre, c’était là la vérité absolue et, par conséquent, indiscutable. Attendait-il par ailleurs une réponse ? Rien n’était moins sûre, tant la perfidie que l’on devinait dans son regard ou dans sa voix était tangible. Il ne parlait même pas pour engager un dialogue, mais bien pour jouer avec les deux étrangers en son domaine.

    Une fraction de seconde suffirent pour qu’il se détourne de la femme pour s’intéresser à la liche, son visage chevalin se collant presque à celui de l’ancien humain.


    - Dérangeant, j'ai peut-être oublié ton nom, mais je me souviens du goût de tes cauchemars lorsque tu respirais encore. Tu rêvais de l'immortalité et pourtant tu l'a craignais. Tu n'es pas ici que par devoir, n'est-ce pas ? Tu cherches surtout à te prouver que tu peux encore vivre pour quelqu'un d'autre en une vaine quête d'une humanité à présent perdue. Est-ce pour cela que tu tiens à ce point à eux ?

    Les poings du torse inactif se levèrent lentement, puis les paumes s'ouvrirent, dévoilant alors au regard du Non-Mort les corps endormis de Lucy et d'Asmodeus.

    Si petits.
    Si calmes.
    Si attendrissants.

    Si vulnérables ...


    - Dérangeant, Neera... La vérité ne s'obtient pas sans sacrifice. Serez-vous prêts à y consentir dans le seul bût d’obtenir des réponses probablement décevantes ?

    Ces sacrifices, était-il nécessaire de les nommer? Bien entendu.

    Pour la première, ce n’était rien de moins que ses pouvoirs.
    Pour le second, la vie de ses deux diablotins chéris, à qui il avait pourtant donné l’ordre de ne surtout pas dormir. D’ailleurs, s’ils avaient désobéis, était-ce de leur plein gré ou bien les avait-on forcé ?
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  • Lun 9 Jan - 21:25
    Le Dérangeant ferma les yeux. Le bruit était assourdissant. La douleur réelle. C’était quelque peu inconfortable. Mais il refusait de montrer de la faiblesse. Il se cura les oreilles comme si c’était à peine gênant. La douleur était présente, c’était un fait, mais rien de plus. Dans un silence complet et appuyé, il observa la scène, le visage particulièrement inexpressif. Quand la tête du cheval s’approcha de lui, il ne cilla pas se contentant d’observer la créature.

    Les deux petits êtres étaient maintenus devant lui. Ces deux compagnons de longue route. Une menace à peine voilée.

    « Et bla bla bla. Vraiment ? Autant de mise en scène pour ça ? Alors, autant la forme, je met un bon 7 sur 10. Parce que oui, le cheval sans peau, avec son cavalier. J’admets, ça a un certain cachet. Mais la taille géante, vraiment ? Allons, allons. Pourquoi toujours grand ! Vous manquez de confiance en vous pour prendre un corps aussi peu pratique ? Ou alors c’est votre véritable apparence ? Vous m’envoyez navrer. »

    Le Dérangeant était un excentrique. Les mises en scènes, c’était son domaine. Enfin un de ses domaines. Disons que malgré son air calme, la menace l’avait rendu incisif.

    « Mais le font… Ma foi, je ne vois pas comment vous donnez la moyenne. Pensez-vous réellement pouvoir m’émouvoir avec mes peurs ? Sérieusement ? On est venu enquêter sur des cauchemars et vous pensez qu’on allait être déstabilisé que vous le sachiez ?Ce qui me surprend le plus, c’est que vous ne vous souvenez même plus de mon ancien prénom. Il faut croire que ma folle jeunesse ne vous a pas suffisamment marqué. Et puis bon, c’est bien marrant de me montrer mes deux disciples, mais vous espérez quoi exactement ? »

    Il marchait tranquillement dans la pièce les mains dans le dos, observant l’endroit comme si tout était parfaitement normal, comme si il exprimait ses critiques au travail d’un élève.

    « Votre incroyable marché consiste donc à supprimer les points d’humanité empêchant mon nihilisme de s’exprimer ? Vraiment ? Vous voulez dire… Que vous voulez supprimer ma moralité et donc mes propres limites d’actions tout en vous attirant ma colère. C’est quelques peu contre-productif. Vous voulez juste un ennemi en plus en renforçant sa dangerosité. C’est particulier. Et puis bon, bien amusant de jouer sur cette peur. Hélas, vous avez oublié que je connais une personne ayant vécu bien des vies et qui n’a pas fini comme cette crainte. Et vous espérez me faire flancher à cause de ça alors que j’ai son model ? »

    Il partit d’un rire amusé.

    « Et encore… Le meilleur ? Tout ça pour des informations dont nous n’avons aucune certitude. Mais bon sang… Je connais deux, trois personnes qui pourraient vous donner de meilleurs conseils pour faire de meilleures contrats. »

    Son visage prit rapidement une allure particulièrement blasée.

    « Donc, allons bon. Comptez vous encore nous faire perdre plus de temps avec de telles absurdités. A défaut de bonnes connaissances, je serais en mesure de prendre des solutions plus radicales que pour empêcher un quelconque danger à mes protégés. C’est dans votre intérêt de coopérer, vraiment »
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  • Mer 11 Jan - 22:46
    Les choses se présentaient bien, pourtant. Si la créature avait raison en disant que rien n’était vrai, elle semblait toutefois disposée à leur parler et à leur révéler des choses sur ce qu’il se passait ici. Apparemment, la réponse était évidente, mais ils n’avaient pas des yeux pour « voir » : est-ce que les deux professeurs se reposaient trop sur leurs acquis ? Neera n’eut pas le temps de répondre réellement à cette question. Des spasmes semblèrent en effet secouer l’humanoïde, un cri de douleur s’échappa de sa bouche, et ses bras anormalement longs se balançaient de manière désordonnée dans la pièce. Interdite, mais pas moins alerte, la Tornade prit soin de ne pas se faire frapper de manière inattendue, et elle ne put retenir une grimace face aux gémissements qui blessaient leurs tympans. Décidément, ils n’étaient pas sortis de l’auberge – ou de ce cauchemar. L’enseignante aurait bien voulu essayer de comprendre ce qui tourmentait cette sorte de centaure, sauf qu’il sembla tomber dans l’inconscience, au profit de la tête équestre.

    Qui s’étira rapidement pour se diriger vers elle, non sans laisser échapper un ricanement.

    Difficile de reprocher à Neera d’adopter la plus grande méfiance. Mais son visage se fit perplexe quand il commença à lui déclarer qu’elle était une enfant des Titans, avec une « perfection divine » et une « peur qui la rabaissait au rang des mortels ». A son tour, un rictus s’échappa de sa bouche. Il était né d’où, celui-là, à la prendre pour une sorte de semi-déesse ?  Depuis quand était-elle parfaite ? Elle était humaine – en tout cas, il était certain qu’elle avait du sang humain dans les veines –, le reste était laissé au bon savoir des Titans, en tout cas pour le moment.

    Quant à sa claustrophobie, c’était un de ses démons, certes ; une peur qu’elle n’avait jamais réussi à totalement dompter parce que tout simplement irationnelle. Mais d’autre part, ce n’était pas comme si elle s’en voulait. Cela l’embêtait royalement quand il lui arrivait de devoir entrer dans des espaces clos, ou des petites maisons, oui. Mais en cinq siècles, on a le temps d’accepter ses faiblesses, sans en faire forcément un fromage. Alors elle ricane, elle dévisage la créature, son attitude même montre qu’elle ne prend pas à cœur les propos de ce nouvel intrus. Et elle répond d’une voix calme et posée, quand bien même cet individu n’attend pas de réponse.

    - Ne me faites pas perdre mon temps. Ma claustrophobie m’entrave peut-être bien. Mais à tout problème sa solution. Supporter d’être enfermé quand c’est nécessaire, même si le corps tressaille, même si l’esprit étouffe, c’est difficile, c’est parfois atroce, mais ce n’est jamais irréalisable si on s’accroche et qu’on trouve des astuces pour le supporter. Et au pire, il suffit de se créer soi-même une sortie.

    Neera n’a jamais été portée sur la violence et la destruction, elle est quand même civilisée. Mais ici, on est dans un monde différent, et quand bien même on voudrait lui retirer sa liberté, elle ne se laisserait certainement pas faire, que ce soit dans cette réalité ou dans l’autre. Quitte à détruire un mu, une pièce, ou n’importe quoi d’autres pour se retrouver à l’air à l’air libre.

    - Je dois aussi reconnaître que vous me surestimer de trop. Une pause, alors qu’un sourire presque nonchalant apparaît sur le visage de la magicienne. J’ai la beauté ? La puissance ? Un certain statut ? Et alors ? Elle ne se rend pas compte, évidemment, de sa véritable origine, et si elle se reconnaît bien comme une enfant des Titans, elle se joint naïvement à toute cette assemblée de croyants qui sont eux aussi les fils et les filles des Divins. Cinq siècles d’existence m’ont appris une chose. Tout passe, en ce monde. Et moi aussi, je redeviendrai poussière. Que cela dure un peu plus longtemps que la moyenne, c’est une aubaine mais quand on est de mortels, on est toujours voué à périr. Ma puissance passera. Ma beauté s’évanouira. Mon… statut passera également. Mais qu’importe, est-ce que la vie n’est pas une incroyable aventure ?

    Cette fois, son ton est nettement sarcastique, et quand la créature finit par s’intéresser au Dérangeant, elle acquiesce aux propos de la Pléiade. Ses propos lui semblent justes et dotés de bons sens. Elle n’oublie pas l’avertissement de l’autre centaure, évidemment, qui disait qu’ils ne comprenaient rien, que la réponse était toute simple, mais le développement de son collègue lui semble adéquat et pertinent. Quand il finit de prendre la parole, la demi-titan renchérit à son tour.

    - Nous sommes venus aider Hava et l’Académie de Magic. Faire un contrat sans garantie ni confiance… C’est soit être stupide, soit être totalement téméraire, mais ce n’est pas toujours une véritable qualité, j’en ai peur.

    Le ton est donné. Est-ce que ça plaira à la créature ? Probablement que non. Le mieux serait que l’autre entité se réveille. Peut-être n’est-ce qu’une question de temps ? En tous les cas, quelle que soit la réaction de l’humanoïde, Neera est prête à les défendre et à utiliser ses pouvoirs élémentaires.

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  • Jeu 12 Jan - 0:44

    Il n’y a pas de cauchemars, il n’y a que de mauvais rêves.

    @"Le Dérangeant - Neera Storm"

    Alors c'était ainsi qu'ils le prenait ? Très bien.

    • Ainsi vous avez faits votre choix ... Murmura le visage chevalin d'un ton mêlant la menace, la déception et la colère.


    Les lueurs verdatres qui brillaient fébrilement dans ses orbites vides s'excitèrent tandis que le cou revenait à sa place initiale et que le torse humain qui occupait le dos de la créature ne se redresse de nouveau. La tête humaine s'agita, poussant à nouveau un cri strident. Cependant, celui-ci n'avait aucune mesure avec ce qu'avaient déjà pus endurer les deux académiciens. Cette fois-ci, le hurlement inhumain était si puissant qu'ils furent tout deux plongés au sol, les mains posées sur les tempes et ne pouvant qu'espérer que ce supplice ne s'arrête vite, ou bien qu'ils ne meurent plus vite encore. Des ondes de choc pulsèrent à intervalle régulier. Chaque fois qu'une nouvelle vague projetée atteignait les limites à présent visible de la pièce, celles-ci se craquelaient.


    Ce ne fut peut-être qu'une impression, mais les deux mortels crurent alors entendre une voix féminine surgir du néant, sans être capable de définir exactement ce qu'elle disait.


    Dès lors, la pièce entière vola en éclat et le cri s'arrêta, au moment même où la professeur et la Pléiades pensaient que leur cerveau allait éclater. Au nouveau en possession de tout leurs moyens, ils purent dès lors constater que l'environnement avait changé. Où se trouvaient-ils à présent ?


    A la lisière de la forêt de corps empalés.


    Et devant eux, un château.


    Il n'était cependant en rien comparable à ceux en grès et aux courbes élégantes du Reike, ni des pompeux et symétriques de la République, ni même des vastes et en ruine de Shoumeï, car il n'avait ni cohérence physique, ni même de logique. Ce n'était tout simplement qu'un château de conte de fée tel qu'aurait put l'imaginer n'importe quel enfant à qui l'on contait de telles histoires. Si la forêt qui s'étendait derrière les aventuriers semblait encore menaçante, la vision qu'ils avaient en face d'eux, si elle était à la fois enchanteresse et un brin candide, restait toutefois tout aussi lourde que ce qu'ils avaient déjà rencontré. La prudence était de mise.


    PA République - Il n’y a pas de cauchemars, il n’y a que de mauvais rêves. [PV] - Page 2 0qk6


    Qu'elle ne fut pas leur surprise lorsqu'une petite cohorte bigarrée vint à leur rencontre, constituée de poupées, de pantins, de peluche et de créatures humanoïdes qui ressemblaient à des bonbons.


    • La Maitresse veux vous voir ! Scandaient-ils joyeusement une partie.
    • Oui, la reine. Oui, la reine ! Reprenaient les autres.
    • Ne la faites pas attendre, les amis, venez !


    Il ne faisait aucun doute que le Dérangeant et Neera n'auraient nul besoin de leur sorcellerie pour écraser ses petits êtres si d'aventures ils se montraient hostiles, mais il se dégageaient d'eux une telle allégresse et une telle innocence qu'ils ne purent qu'accepter. Ils furent ainsi escortés jusqu'à l'intérieur de la forteresse enfantine, jusqu'à la salle du trône. En son sein gesticulaient et pialaient une multitude de petits êtres semblables à la troupe qui accompagnait les deux adultes et qui semblaient constituer la cour de ce château. Dans un joyeux et agréable chaos, ils chantaient, dansaient et s'amusaient à leur bon vouloir, sans prêter attention aucune aux immenses êtres qui venaient de pénétrer l'espace.


    Un soleil éblouissant illuminait la pièce à travers les imposants vitraux latéraux, tous représentant des scènes champêtres dans lesquelles le personnage principal n'était autre qu'une jeune femme, souriante et heureuse.


    Sur les murs et les piliers grimpaient d'immense roserais qui embaumaient l'espace d'une douce et agréable odeur de rose, serpentant au dessus d'imposantes tables débordants de merveilles culinaires et qui jamais ne se tarissaient de victuailles.


    En fait, un constat devait être fait, à ce stade : ici ne régnaient que la paix et la joie.


    Et surplombant ce paradis, au fond de la salle, se tenait sur un trône recouvert de coussin délicat la même jeune femme que sur les vitraux. A sa droite, lové dans un immense panier, se tenait le Loup. A sa gauche, servant le thé dans de charmante petite tasse, se trouvait la créature chevaline. Tout deux semblaient veiller sur elle avec une attention toute particulière.


    Et cette jeune femme, sans surprise aucune, c'était Hava.


    Elle tissait, tout en chantonnant paisiblement, le sourire aux lèvres et le visage illuminée d'une douce et innocente candeur.

    PA République - Il n’y a pas de cauchemars, il n’y a que de mauvais rêves. [PV] - Page 2 Urt6
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  • Lun 16 Jan - 20:20
    Quelle douleur. Ce n’était pas le genre de moment que le Dérangeant allait apprécier. C’était un peu violent tout de même. Les cris ne devenaient que plus violents au fur et à mesure. Aucune réponse ne venait cependant. Evidemment. Non, il voulait les faire souffrir, jouer avec eux. Une nouvelle voix féminine s’élevait du néant, les appelant. Impossible d’en savoir la teneur. La douleur restait vive. Le Dérangeant ferma les yeux. L’information coulait, s’écoulait. Une idée venait, germait dans son esprit. Si c’était le cas… Si cette option était envisagable. Si il avait pu mettre en danger ses protégés par compassion…

    Si le paysage changea du tout au tout, du Dérangeant émanait autre chose. Son air insouciant était comme parti. Ses traits avaient durci. Son regard se posa sur le château. Il ne dit mot. Il baissa son regard assassin sur les piètres êtres qui venaient à lui. La reine, la maitresse. Le cavalier avait voulu jouer avec sa peur, réveiller en lui la cruauté, la froideur enfouies en lui. Il espérait jouer de ses émotions.

    Le cri avait été interprété comme douleur car il pensait que la jeune femme était innocente. Mais si elle se protégeait d’eux. Un mécanisme de défense de la femme. Le cavalier voulait protéger l’hôte et l’enfant visiblement. L’hypothèse pouvait être faussé de base. Est-ce qu’Hava était la victime ? Alors qu’ils s’avançaient, le Dérangeant parla d’une voix froide.

    « Il existe des personnes dont la psyché est suffisamment brisée pour qu’elle soit incapable de discerner bien ou mal. Des êtres à la vision folle et déformée. Ce sont des gens en souffrance. Mais la souffrance ne justifie pas tout. Il y a des êtres qu’on ne peut sauver. »

    Il sortit cela avec une distance profonde. Pléiade des pratiques interdites, liche naviguant entre la vie et la mort, il avait souvent utilisé ses connaissances pour pencher vers la vie. Souvent… Peut-être que ce soir, il allait devoir tacher de nouveau ses mains dans le sang. Peut-être que le pire n’étant pas qu’il pourrait se salir les mains, mais la désinvolture avec laquelle il pourrait le faire.

    Toujours aussi froid, il continua son chemin, jetant un regard ennuyé sur ce qu’il entourait avant d’arriver au spectacle. S’il en ressentait encore un besoin, il aurait lâché un soupire. Peut-être que ce n'était qu’une illusion, mais cela pouvait être aussi un piège bien tendu. Mais cela serait osé. Il commença à applaudir sarcastiquement.

    « Félicitation. A qui doit-on applaudir la décoration ? La même personne qui a décidé d’empaller toute l’Académie dehors ? Oh, vous m’excuserez du manque de politesse, mais je n’ai jamais été guère du genre à me soumettre aux bonnes politesses et petites courbettes. »
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  • Mar 17 Jan - 22:17

    Déception, colère, vibraient dans la voix de la tête chevaline. Qu’importe. Neera préférait qu’il soit enragé, plutôt que de vendre son âme au diable pour pas grand-chose en définitive. Il aurait été trop dangereux de prêter attention à ses paroles, et il aurait été encore plus stupide de lui faire confiance. Si ça avait été le centaure… Peut-être qu’un dialogue plus poussé aurait été possible, peut-être que cela aurait donc pu convaincre les deux académiciens. Mais là, non. Cette créature, ou cette entité, n’inspirait rien à l’enseignante, si ce n'était une méfiance instinctive. Elle ne regretta donc pas qu’il reprenne sa place initiale. Par contre, la diviniste regretta momentanément le « réveil » de l’autre humanoïde, qui n’eut d’autres idées que de pousser des cris stridents, si stridents qu’ils projetèrent les deux professeurs au sol. Le pire restait la douleur qui les parcourait, car même en se bouchant les oreilles, aucun d’eux ne parvenait à enrayer la puissance sonore de la créature. Prenant sur elle pour bouger son bras, la demi-titan décida de créer un dôme d’eau autour d’elle et de la Pléiade pour essayer d’atténuer les ondes de choc et par conséquent le pouvoir du son sur eux. Mais c’était une protection somme toute relative, faute de manquer d’expertise dans cet élément.

    La Républicaine eut la sensation malgré tout d’entendre une voix féminine mais elle n’eut pas le temps de s’y attarder. Pour cause : la pièce vola en éclat, l’environnement changea, et ils se trouvèrent de nouveau devant la forêt empalée.

    Difficile de dire l’état d’esprit de Neera, alors qu’elle recouvrait seulement ses moyens et faisait disparaître le dôme aquatique.
    La seule chose dont elle était sûre, c’est que si le Loup se pointait à nouveau pour les prendre en chasse, ou si l’humanoïde voulait de nouveau leur faire un concert, elle allait les carboniser sur place.

    Mais ce ne fut pas le prédateur qui vint leur dire bonjour, non, et l’autre créature ne pointa pas non plus le bout de son nez. Ce fut plutôt un somptueux château qui leur faisait face, somptueux par sa bizarrerie et par sa logique. L’ambiance avait un caractère presque candide et innocent, mais il se dégageait toujours un sentiment menaçant dans les environs. Peut-être à cause de la forêt derrière eux ? Ca n’avait guère d’importance au fond. Ils commençaient juste une autre partie de ce « rêve », et c’est avec un scepticisme profond que la Tornade vit approcher un petit cortège de peluche, de poupées et de pantins. Elle se retint de leur dire bonjour avec un éclair et à défaut, croisa les bras d’un air circonspect. Elle était grande, avec sa longue taille, mieux que personne, elle aurait pu les écraser. Mais elle les laissa parler, et contre tout-attente, la reine voulait les voir. Ainsi, il y avait une souveraine en ces lieux ? A leur connaissance, il n’y avait qu’une seule femme liée à ce rêve, et Neera s’apprêtait à parler quand le Dérangeant la prit de vitesse.

    Son regard se posa alors sur son collègue et ami, et l’enseignante l’observa de ses prunelles translucides. Elle le connaissait bien, puisqu’il avait d’abord été son élève, et elle avait continué à le fréquenter quand il était entré dans le corps enseignant, jusqu’à devenir une Pléiade. Malgré que son cursus ne soit pas son domaine de prédilection, la belle appréciait la liche et son caractère habituellement joyeux. D’habitude, d’ailleurs, c’était toujours cet aspect optimiste que l’homme montrait à autrui. Il était donc très étonnant de le voir d’un coup si sombre, et plus encore qu’il déclarât que des êtres ne pouvaient être sauvés. Ne désirait-il justement prêter main-forte à Hava ? N’était-ce pas ce qu’il avait déclaré, dans le bureau de la Dame ?

    - Le Dérangeant, fait-elle d’une voix étonnamment douce. Attendons de voir si on peut la rencontrer. Et ensuite, voyons d’abord si son esprit est manipulé par les créatures que nous avons rencontrées.

    Peut-être qu’Hava pouvait bien ne plus discerner le bien et le mal, et peut-être que son seul objectif avait été de repousser les deux académiciens. Mais pouvait-on lui imputer les menaces, les tentations de la tête chevaline ? Ce n’était pas certain, et Neera ne voulait pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Les deux collègues suivirent donc leur étrange cortège, jusqu’à ce qu’ils arrivent à la salle du trône. Des vitraux illuminés par un soleil inconnu, qu’ils n’avaient pas vu dehors, montraient une jeune femme souriante, heureuse, paisible. Les rosiers, la lumière, la joie des petits êtres devant eux semblait cadrer parfaitement avec une ambiance féérique. Mais difficile d’oublier le loup, ainsi que la cabane dans la forêt. Difficile, donc, de ne pas guetter le piège, et quand le regard de la magicienne se pose sur les deux « gardiens » de la reine, elle ne peut s’empêcher de leur lancer un air suspect et méfiant.

    Pour l’heure, cependant, ils sont redoutablement sages, et les académiciens peuvent donc se concentrer sur la maîtresse des lieux. Hava. Une belle jeune femme dans la fleur de l’âge, avec des cheveux d’or et des prunelles émeraudes. Elle a un regard vivant, serein, presque comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes.

    Mais non, Hava, tout ne va pas bien.
    Car dans la réalité, tu as été victime des nagas et dans ton sein grandit un être que tu n’as probablement jamais désiré.

    Avait-elle seulement remarqué leur présence ? La demoiselle tissait et chantonnait avec un regard plein de candeur. Mais l’enseignante et la Pléiade n’allaient pas se contenter d’être des gentils spectateurs, et d’ailleurs, le Dérangeant ouvrit les hostilités.

    Neera le laissa applaudir sarcastiquement alors qu’il demandait qui était le responsable de la décoration. Et une idée jaillit succinctement dans son esprit, qu’elle se permit de partager avec son camarade.

    - Peut-être que chacun a le contrôle de son propre espace. Le Loup a la forêt. Le centaure humanoïde, la cabane. Et Hava, le château. Mais là n’est pas l’important.

    Avec assurance et avec calme, Neera s’avance vers Hava. Elle surveille du coin de l’œil toute réaction hostile des deux créatures, prête à s’arrêter si ces dernières manifestent le moindre sentiment d’hostilité trop flagrante. La Tornade s’arrête finalement à deux-trois mètres du trône, suffisamment pour que la princesse aux cheveux dorés ne puisse l’ignorer. Il va de soi que, si le Loup lui saute dessus ou si la tête chevaline refait surface, elle créera aussitôt une solide protection électrique autour d’elle, sans crier gare. Mais pour l’heure, la diviniste paraît détendue, presque heureuse d’être là. La noblesse de la République a du bon, parfois, et permet facilement de mettre un masque à certaines occasions. C’est donc d’une voix chaleureuse que l’élémentaliste aux cheveux d’argent parle à la reine du château.

    - Toute ta cour nous a dit que tu voulais nous voir, Hava.

    La demi-titan parle d’une voix dégagée, comme s’il n’y avait aucun danger à l’horizon.

    - Je vois que tu tisses quelque chose. Peux-tu me montrer ce que tu fais ?

    S’approcher de la maîtresse des lieux trop vite pourrait être dangereux avec ses deux gardiens. Mais si c’était Hava qui se rapprochait, qui suscitait le contact, qui acceptait de leur parler ou de leur montrer son tissage, les deux créatures auraient-elles leur mot à dire ? Etaient-elles soumises à la belle ou totalement indépendantes ? N’étaient-elles, en définitive, que des mécanismes de défense ?

    - Comme tu le sais certainement, je suis Neera, lui, c’est le Dérangeant. Nous sommes venus… protéger le faisceau. Je suppose que tu vois ce que je veux dire ?

    Essayer d’avoir des réponses par la bouche même de la demoiselle, c’était une tactique comme une autre.

    Toujours d’un ton nonchalant, Neera pose une dernière question.

    - T’amuses-tu bien ici ? Qu’est-ce que tu y fais ?

    Parle, parle, Hava, et révèle les secrets qui se cachent en ce lieu mystérieux.  

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  • Jeu 19 Jan - 1:05

    @"Le Dérangeant - Neera Storm"

    Hava hocha la tête dans un sourire aimable une fois que Neera eut terminée, apparemment complètement insensible à l’agressivité précédente du Dérangeant. Insensibilité qui n’était pas l’apanage des autres créatures présentent dans la pièce, car à peine la liche eut-elle achevée ses accusations que toutes les poupées et les peluches se turent et immobilisèrent, dardant sur lui un regard aussi lourd que menaçant.

    - Oui, je sais qui vous êtes, dit-elle en regardant en direction de la créature chevaline. Semblerait-il qu’il lui ait déjà tout dit de ce que lui même savait sur les deux académiciens. Se levant de son trône sans pour autant lâcher son tissage, elle s'inclina légèrement devant eux en un geste respectueux et poli. Mr Dérangeant, je ne vous demande pas de vous incliner devant moi, mais je ne comprend pas ce que vous voulez dire. Il n’y a pas de forêt, ici. Regardez par vous même.


    En effet, si les professeurs daignaient jeter un regard en direction des fenêtres, ils constateraient que de la forêt terrifiante qu’ils avaient traversés, il ne restait aucun signe. A la place s’étendaient jardins d’agréments, vergers florissants et prairies bucoliques à perte de vue, baignant dans radieuse et paisible lumière. Etait-ce là une mystification de la part de la jeune fille, destinée à berner la Pléïades accusatrice ? A en juger par la sincérité de son regard, elle semblait plus probable de croire que la forêt n’avait en réalité jamais existé.


    Du moins, dans l’esprit d’Hava.


    - Je vous prie de m’excuser, poursuivit alors la jeune femme, je me suis montrée maladroite. Je vous ai invité ici pour discuter, il y’ à tant de temps que je n’ai eu le plaisir de parler à des humains, mais je vois bien que vous en quête de quelque chose. Je crains d’être bien incapable de vous aider à trouver ce « faisceau » dont vous parler. Peut-être Sire Lancelot et Sire Boule-de-Poil pourraient vous aider ?

    

    Oui, elle parlait sans équivoque du monstre équin et du loup démoniaque. Il devenait peu à peu évident qu’elle ne les voyait pas de la même façon que le Dérangeant et Neera, les voyant comme un chevalier en armure resplendissante pour le premier et comme un chien de garde pour le second. Etait-ce possible que deux réalités puissent exister en même temps, mais pas aux mêmes regards ? Voilà une question philosophique qui mériterait plus amples réflexions.


    Imperturbable, le monstre chevalin tendit un thé en direction de la reine de ces lieux, avant d’en servir également aux deux intrus qu’il avait pourtant, peu de temps auparavant, cherché à tuer autant qu’à aider. Quant au loup, il se leva de son panier, commencer à tourner en cercle autour des professeurs émérites, sans toutefois manifester de quelconque animosité. Il semblait simplement les surveiller.


    - Messire Boule-de-Poil semble vous apprécier, s’amusa à commenter Hava. Il était d’ailleurs étonnant de voir que dans ses yeux ne régnait rien d’autre qu’une paisible candeur. Comment pourrait-elle agir autrement ? Elle se sentait si bien au sein de ce château, loin de la douleur et de la mort qui avait infesté son village. S’en rappelait-elle ? Si la réponse était positive, alors elle faisait montre d’une incroyable capacité à faire croire le contraire, car elle n'a jamais été aussi heureuse. La sérénité qui régnait en ce royaume de couleurs et de joies diverses vint presque à lui faire croire qu'en réalité, elle n'avait jamais connu le bonheur ailleurs qu’ici.


    - Pour tout vous dire, continua t-elle, Messire Boule-de-Poil à été le premier à m’accueillir quand je suis arrivée ici. C’est un compagnon fidèle et aimable qui m’a mené jusqu’à ce château. Quand à Sire Lancelot, c’est lui qui m’a assis sur le trône. Sans eux, je ne serais rien. J’ignore comment je suis arrivée dans ce pays, mais je le quitterais pour rien au monde. Pour rien au monde. Pour rien au monde …


    Elle continua ainsi quelques temps à répéter inlassablement cette dernière phrase, en une litanie destinée à éloignée d’elle des pensées auxquelles elle ne voulait avoir affaire. Elle se souvenait donc très clairement de sa vie d’avant, mais luttait de toutes ses forces pour l’oublier.


    En réponse à son mantra et à l’état dans lequel elle se mettait, le jour fit place à la nuit, aussi prestement que si une éclipse venait de se s’immiscer dans les cieux. Pourtant, il n’y avait ni soleil, ni lune.


    Le tissage qu’elle tenait jusqu’alors dans sa main chétive lui glissa d’entre les doigts, avant de rouler aux pieds du Dérangeant et Neraa. Ils purent alors en voir le dessin : celui d’une femme qui n’était ni Hava, ni la Dame, ni aucune de leur connaissances. Pourtant, elle était représentée surplombant le château, l’entourant de ses mains, tandis qu’un fil noir reliait le bâtiment à une figure en arrière plan, se dissimulant derrière l’étrange femme. Et cette figure en arrière-plan, elle, était connue de beaucoup, car elle représentait un être éternel et intemporel, un être qui avait jadis été banni de ce monde et qui, à présent, occupait une prison toute spéciale au Reike.

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  • Dim 22 Jan - 16:52
    Le Dérangeant leva les épaules. Manipulée ou non, il fallait trouver une solution à tout cela. Bien sûr, si elle était manipulée, l’idéal serait de l’aider à se libérer de l’influence de l’être derrière tout cela. Mais ce serait loin d’être aisé. Quoiqu’il en soit, Hava semblait plus ou moins dans son propre monde.

    Sa vision des choses étaient inévitablement déformée d’après les premières données récoltées. Le regard doré de la liche se posa sur l’extérieur. Le monde avait changé. Une simple pensée de sa part pouvait altérer l’ensemble de la réalité ? A vrai dire, c’était envisageable. Ils voulaient la maintenir dans une prison dorée. C’était une stratégie payante. Ils pouvaient la manipuler comme un pantin, lui offrant tout ce dont elle désirait.

    Le dérangeant adressa un regard empli d’un dédain certain sur le fameux Sire Lancelot. Il semblait être un être bien perfide. Il ne faisait aucun doute qu’il n’avait aucunement donné toutes les informations importantes les concernant.

    Mais une chose se confirmait, Hava avait un contrôle sur toute cette réalité. Les laisser s’approchait d’elle était relativement dangereux. Cela comportait des risques inutiles. Mais Lancelot n’avait pu rejeter sa demande. Ou alors, il était extrêmement confiant sur son influence. Beaucoup d’idées traversaient l’esprit du Dérangeant.

    De son regard d’or, la liche observa avec attention le dessin qui venait choir devant lui. Il observa avec silence. Le dessin était équivoque, mais il y avait un être qui dominait ce château. Peut-être n’avait-elle pas un contrôle absolu ou la véritable cheffe était quelque part d’autre. Très attentif, il retenait les traits exacts de la femme.

    « L’Académie a des risques d’être inflitré »

    Il ne l’avait pas relevé, mais ses protégés avaient du être mis en sommeil. Quelqu’un avait voulu les mettre en sommeil. Quelqu’un voulait entraver ses projets. Il se pouvait qu’elle agisse en dehors du rêve.

    Concernant les titans, bon, c’était assez évident qu’ils étaient liés à tout cela. Après tout, elle était là à cause du culte des titans, Lancelot semblait en être un adorateur. Il restait à se débarrasser de ce cauchemar en premier lieu.

    « Dites-moi, Hava ? Est-ce plaisant ? Je veux dire. Cela doit vous émouvoir et vous réchauffer le cœur de voir ce monde autour de vous, vous adorer. Je suis convaincu que la sensation de pouvoir être libre est bien réjouissante. Tout le monde la cherche. Donc, dites-moi ? Allez-vous vous contenter de cette demeure ? N’avez-vous pas envie de plus ? De voir le monde depuis les montagnes de la République ? Profitez du reflet de la lune sur le lac du Sekai ? Admirez un coucher de soleil depuis les iles paradisiaques ? Goutez au plaisir sucré d’une pomme juteuse ? Ecoutez la cohorte d’oiseaux à l’arriver du printemps ? Sentir les effluves des fleurs ? A vivre une vie éprouvante, je crois que vous méritez de vivre un peu plus de réconforts et qu’on vous traite comme une personne, pas comme un outil. Qu’on ne moque plus de vous. Cette fois-ci, vous avez le pouvoir de décider. Vous avez le pouvoir d’empêcher autrui de vivre milles souffrances. »

    Il ferma les yeux un moment. Ne pas laisser le nihilisme l’envahir. Ne pas laisser la colère le dominer.

    « Vous pouvez rester à vous cacher. Ou vous pouvez devenir cette main qu’on vous a tendu trop tard. Vous pouvez être plus que ce qu’on souhaite de vous. »




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  • Dim 22 Jan - 18:37
    Quand les poupées et les peluches se taisent subitement pour dévisager le Dérangeant, Neera leur jette un bref coup d’œil pour vérifier qu’elles ne vont pas s’en prendre à la Pléiade des Pratiques interdites. Leur regard est lourd et menaçant. L’attitude de son collègue ne leur a pas plu, non : apparemment, on ne critique pas la maîtresse des lieux, ou bien on ne rappelle pas des choses malséantes en sa présence. Les jouets ne semblent toutefois pas vouloir s’en prendre à la liche, et l’enseignante ramène donc son attention sur Hava. Celle-ci connaît effectivement leur identité, et le regard de la diviniste se pose un instant sur la tête chevaline. Ainsi lui a-t-il fait un compte-rendu ? La Tornade se demande instant ce qu’il lui a raconté, mais elle élabore rapidement ses propres conclusions. Il lui a sans nul doute présenté une version édulcorée de la réalité. Toujours est-il que la reine du château se lève et s’incline légèrement vers les deux professeurs, avant de déclarer qu’il n’y a pas de forêt dans les environs.

    La belle aux cheveux d’argent retient difficilement un rictus, mais elle regarde quand même par l’une des fenêtres de la salle. Et il n’y a rien. Ni agonisants empalés sur des branches, ni une ambiance sombre et menaçante. Au contraire. Des jardins enchanteurs, des prairies illuminées par le soleil, des vergers aux fruits beaux et majestueux se présentent plutôt à eux. Une illusion, peut-être ? A moins qu’Hava ne soit persuadée que ce soit ce qui l’entoure ? Neera continue à penser que le château est son domaine, ou alors, on lui présente tout simplement ce qu’elle veut voir, tel un marionnettiste qui prend soin de raconter à une enfant une belle histoire.

    Mais dans ce cas, qui serait l’illusionniste ? L’un des deux gardiens ? Les deux ensemble… ? Ou y a-t-il une pièce du puzzle qui leur manque ? Il y a tant de questions et si peu de réponses. Dans l’immédiat, l’enseignante se contente de sa première hypothèse : le rêve réagit à Hava, mais ses deux gardes du corps ont un pouvoir certain sur ce dernier quand même.

    En tous les cas, la jeune femme semble sincère : Hava semble croire mot pour mot à ce qu’elle dit. Elle n’est pas dans un cauchemar, mais dans un doux rêve bucolique. Un rêve tellement enchanteur qu’il serait dommage de le terminer trop vite.

    Mais cela n’empêche pas la demoiselle d’avoir des désirs. Parler avec quelqu’un. C’est fou comme ce besoin de vivre en société est tellement prégnant chez les humains et la plupart des races du Sekai. Au moins, cela laisse l'occasion à Neera d’embrayer sur les paroles de la demoiselle.

    - Nous avons clairement dit à… Comment il s’appelle, celui qui se pense musicien, déjà ? Sire Lancelot, fait-elle d’un air passablement ironique, que nous voulions t’aider. L’as-tu toi-même envoyé en reconnaissance pour nous trouver, lui et ce sale c… Je veux dire, lui et Sire Boule-de-Poil ?

    Il n’y a pas de question innocente, dans la bouche de Neera. Elle souhaite savoir si la reine du château a envoyé ses « chevaliers servants » par elle-même – donc si elle fait preuve d’une certaine volonté et d’une certaine prise de décision – ou si ses gardiens ont pris eux-mêmes l’initiative. Dans le premier cas, cela signifie qu’elle sait quand même réfléchir, bien qu’en proie à une somptueuse illusion, et dans le second cas, cela veut tout simplement dire qu’elle se fait guider par le bout du nez depuis le début. Evidemment, les deux sous-fifres ont certainement toujours eu pour but de les tuer, qu’Hava les envoie sur place ou non.

    Plus intéressant, la princesse aux cheveux dorés ne voit pas la même chose que les deux éveillés. Elle doit probablement avoir à sa gauche un chevalier vêtu d’une armure resplendissante, et à sa droite un gentil petit chien-chien prêt à tout pour défendre sa maîtresse. Peut-être leurs visions diffèrent-elles parce que les deux enseignants de Magic sont des intrus, envoyés ici par la Dame, ou peut-être en va-t-il ainsi parce que le loup et la tête chevaline les ont toujours considérés comme une menace. Ce qui est certain, c’est qu’Hava est convaincue qu’ils sont des alliés. Ca risque de leur poser problème, plus tard.

    Quand le monstre qui a l’apparence d’un centaure sert du thé à la reine des lieux, avant d’en présenter à Neera et au Dérangeant, la jeune femme le refuse poliment, mais sûrement. Elle préfère avoir ses deux mains libres pour réagir dès que c’est nécessaire, et dans l’immédiat, il est hors de question de boire quoi que ce soit dans ce songe. Le loup, quant à lui, se met à tournoyer autour d’eux et la Tornade se contente de lui jeter un œil d’avertissement. Elle lui a envoyé un éclair, plus tôt, elle peut bien lui en renvoyer un autre qui lui fera bien plus mal. D’ailleurs, le canidé ne semble pas blessé le moins du monde. Il semble s’être remis de son attaque précédente. A-t-il le pouvoir de régénération ou ce monde onirique l’aide, tout simplement ?

    La préoccupation de Neera est cependant Hava, et la demi-titan se concentre sur cette dernière, qui n’est qu’innocence, pureté, douceur. Un véritable petit bijou, en réalité. Mais au fond d’elle-même, elle doit bien savoir que le monde est corruption et douleur. Une partie du moins. Ce rêve la protège, mais pour combien de temps ? A quoi sert-il de s’enfermer dans cette illusion ? Sait-elle-même qu’un être grandit en son sein à l’heure actuelle ? Ou ignore-t-elle tout de sa grossesse ?

    Un détail l’intrigue, également, et Neera rebondit sur ce dernier.

    - Vous parliez de ce trône, Hava. Y avait-il quelqu’un avant vous ? Vous semblez avoir eu du mal à atteindre cette place, puisque sans votre… ami, vous ne seriez pas ici.

    Retracer le parcours de la belle peut toujours être utile. La sang-mêlée attend que la jeune femme réagisse, mais quelque chose lui souffle que ce ne sera pas si évident d’avoir des réponses. Car la demoiselle semble absorbée par une mantra, par des pensées bien sombres, si sombres qu’elle ne veut pas les affronter, mais rester dans ce monde. Comme un écho aux ténèbres qui semblent traverser le cœur d’Hava, le jour devient subitement nuit. On dirait qu’une éclipse a caché les éclats du soleil. Les vitraux deviennent ternes, la pièce devient obscure, et c’est dans cette sorte d’instant hors du temps que le tissage d’Hava tombe à terre, pour se dévoiler à la Pléiade et à sa comparse. On y trouve un château, surplombé par une femme qui tient l’édifice entre ses mains. Mais ça, c’est encore peu de choses, qu’une femme puisse être la marionnettiste de ce monde. Ce qui surprend Neera, et ce qui lui fait d’ailleurs écarquiller légèrement les yeux alors qu’elle se penche sur le dessin, c’est la présence d’un petit fil et d’une autre figure féminine en arrière-plan, qui semble comme se cacher derrière l’autre protagoniste de la toile. Impossible pour la diviniste de ne pas reconnaître de qui il s’agit. Elle n’est pas pratiquante, mais sa mère se retournerait dans sa tombe si elle oubliait ce qui représente les Divins.

    Dans ce cas-ci, la présence de Zeï rend la Tornade plus perplexe qu’elle ne veut bien l’admettre.
    Elle est totalement d’accord que les Titans sont d’une quelconque manière liés à Hava, ce n’est pas une nouveauté.
    Mais, bon sang, Zeï n’est-elle pas censée être enfermée quelque part par le Reike ?
    Ses pouvoirs ne sont-ils complètement annihilés par sa prison ?
    Ou bien a-t-elle eu le temps de se lier à Hava d’une quelconque manière avant d’être totalement neutralisée par l’Empire ? Non... Non, cela fait trop d’année qu’elle est enfermée et les événements liés à la princesse de ce château sont trop récents.
    Elle n’est probablement pas à l’origine de cette mascarade, ou en tout cas, pas directement, songe Neera alors qu’elle ramasse le tissage d’un air songeur. Elle prend soin de le laisser à la vue du Dérangeant et son attention se dirige sur la grande femme, celle qui enserre le château de ses mains.

    Probablement est-elle une adepte ou une disciple de la déité.
    Si c’est le cas, elle est sans doute aussi responsable de ce songe, de l’illusion d’Hava. Maintenant, dirige-t-elle le loup et le monstre humanoïde ?
    Est-elle présente dans ce rêve ? Pourquoi s’intéresser à la jeune femme aux belles boucles d’or ? Est-elle liée, de près ou de loin, à ce qu’il lui est arrivé avant que le SCAR ne récupère Hava ?
    Et pourquoi attaquer Magic, en réalité ? Parce que la Dame protège Hava ? Au fond,  c’est bien parce que l’Académie a été attaquée que les deux professeurs se sont retrouvés ici.  
    L’hypothèse d’une élève déçue par ses études est facilement envisageable, mais vide de sens. Et il faut voir plus loin, remettre les choses dans leur contexte. Hava est enceinte d’un naga. Elle a été violentée, elle a connu des viols, elle a été malmenée par un prêtre fou. Il doit y avoir un lien avec ce qui se passe en ce moment-même. Peut-être que quelqu’un qui était présent aux violences subies par Hava est lié à ce rêve, mais ce n’est qu’une hypothèse.

    Dans l’immédiat, le plus inquiétant serait que les cauchemars à l’Université n’aient été qu’un appât pour attirer deux mages puissants dans les filets de cette femme.

    Pendant que Neera réfléchit, le Dérangeant parle, et si elle semble ne pas l’écouter de prime abord, elle acquiesce cependant à ses paroles. Elle ménage un silence, pour laisser la possibilité à la maîtresse des lieux de réagir, puis, c’est à son tour d’intervenir.

    - Hava.

    La voix de Neera n’est pas hostile, mais derrière son ton chaleureux se cache celui de la professeure de Magic, qui cherche avant tout à éclaircir la situation. Elle essaie de croiser les yeux émeraudes de la demoiselle, et de lui accorder une présence rassurante, si elle semble encore prisonnière de ses sombres pensées. Une fois qu’elle a son attention, elle ponctue son regard d’un sourire et déclare :

    - Tu n’as plus rien à craindre, de l’autre côté, Hava. Tu es en sécurité, dans le bureau d’une Dame douce, bienveillante et charmante, qui ne permettra à plus personne de te faire du mal. Nous non plus d’ailleurs, nous le permettrons pas. Je suis sûre que le Dérangeant est d’accord avec moi.

    Elle marque une petite pause, puis lui tend le tissage :

    - Dis-moi, Hava, connais-tu ces deux femmes ? Celle qui enserre ce château ou celle qui se cache ? Les as-tu rencontrées ?

    Il le fallait bien pour qu’Hava les dessine sur son tissage. A moins que ce ne soit son subconscient qu’il parle. Quoi qu’il en soit, la demi-titan ménage un silence, pour laisser le temps à son interlocutrice de répondre. Puis, Neera demande, d’une voix tranquille, mais pas moins sérieuse :

    - Sont-elles présentes dans ce rêve ? Et si oui, où sont-elles ?

    Neera doute très fort que Zeï soit spirituellement présente dans ce songe. Mais en ce qui concerne la femme, la sang-mêlée en est moins certaine. Comment Hava pourrait l’avoir dessinée sinon ? Et puis, si celle-ci vit dans un conte, peut-être il y a-t-il une magicienne dans le château qui sert tranquillement sa reine. Peut-être encore s’agit-il d’une sorcière, ou bien d’une somptueuse marraine qui réalise les vœux de sa protégée. En la plaçant dans une somptueuse illusion. Loin, loin, de souvenirs atroces et terrifiants…

    Une idée traverse subrepticement l’esprit de Neera et elle tourne la tête vers la tête chevaline avant qu’un sourire sarcastique ne naisse sur ses lèvres.

    - A moins que Sire Lancelot ne puisse nous en dire plus ?

    Elle n’a aucune confiance en lui. Mais qui sait ? Peut-être qu’eux-mêmes sont en proie à une illusion et que ladite femme se cache derrière un beau masque de centaure.

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  • Dim 22 Jan - 19:44
    image rp

    "L'Académie à des risques d'être infiltrée".

    Ces mots s'envolèrent de la bouche du Dérangeant, en direction des cieux oniriques, jusqu'à en traverser la frontière est atteindre les oreilles de la Dame. Cette dernière suivaient les aventures et les exploits de ces deux protégés avec attention depuis le début, leurs voyages et leurs combats s'écrivant dans le grimoire qu'elle avait utilisé pour les envoyé dans le Songe à mesure qu'ils les vivaient. Si juste qu'ici, elle était restée inexpressive, les doigts joints devant sa bouche, à peine la Pléïades des Arts Sombres eut-il émis cette hypothèse que les yeux de la Directrice quittèrent le livre, fulminant d'une froide et implacable rage. Oui, à présent c'était une évidence ... Comment avait-elle put ne pas y songer plus tôt ?


    L'extrémité de ses mains se couvrit peu à peu d'une fine couche de glace, alors qu'elle se détournait du volume et qu'elle quittait son bureau. Des volutes de fumée bleues et blanches s'amoncelèrent autour de sa silhouette, tandis que les murs qu'elle croisait se craquelaient à son passage, incapable de supporter l'incroyable pression magique qui l'étreignait. Où allait-elle ? La réponse, c'était le Dérangeant lui-même qui le lui avait donné : dans la chambre de Lucy et d'Asmodéus.


    Dans le château à présent plongé dans les ténèbres, Hava regardait tour à tour les deux académiciens qu'elle avait elle-même invité, sans jamais s'arrêter, comme si le simple mouvement de ses yeux sur l'un et l'autre allait lui apporter les réponses qu'elle recherchait. Pourtant, tout ce qu'ils pouvaient y voir naître, c'était la confusion la plus absolue. Confusion qui, peu à peu, faisait place à la panique. Les paroles acerbes du Dérangeant, complété par celles de la Tornade, semblaient avoir heurtés une corde sensible en son âme.


    Mais était-ce pour le mieux ?


    • Je ... Je ne suis pas un outil ... Tenta t-elle de rétorquer faiblement à l'adresse de la liche, sans y croire réellement. Je ...
    • Elle peut vivre tout ces merveilleux moments ici, à l'abri du besoin et de la douleur, susurra doucereusement le loup, alors que ses yeux viraient au rouge une fois qu'il eu lui-même vu le tissage et ce qui y était représenté.
    • Vous lui proposez une vie de souffrance et de traumatisme, quant nous lui proposons la béatitude éternelle, compléta le centaure monstrueux, sans quitter la Pléiades du regard.
    • Notre Reine nous aime. Nous aimons notre Reine. Scandèrent d'une seule voix les centaines de poupées et de peluches qui encerclaient les deux enseignants.
    • C'est vrai ! Réalisa Hava suite à ces quelques mots. Vous dites vouloir m'aider, alors pourquoi chercher à me faire revenir ? Je suis bien ici. Personne ne me fait de mal.
    • Et tu ne fais de mal à personne en retour, ajouta Sire Lancelot tout en caressant délicatement la joue de la jeune femme. Stromme était peut-être un imbécile, mais il ne voulait que ton bien. Cela valait-il le coup de le tuer ?


    Une larme coula. Non, pensait-elle, le prêtre ne méritait pas de mourir. Personne ne le méritait, que ce soit les habitants de Port-Wessex, les malheureux qui s'en étaient approchés de trop près et même les nagas qui avaient aidés les citadins. Elle était à ce point entouré de morts, tout ça par sa faute. Cela devait cesser.


    Le Dérangeant et Neera voulait la faire revenir dans un monde où sa condition attisait tant d'espoir qu'elle n'entrainait dans son sillage que dévastation et désolation. Ici, elle mettait le monde à l'abri, c'était évident.


    Lentement, elle se détourna des deux adultes, souhaitant se rasseoir sur son trône.


    Son trône ...


    Les paroles de Neera lui revinrent alors. "Y'avait-il quelqu'un avant ?". Non, il n'y avait personne avant elle. Ce trône était le sien, celui que ce monde avait façonné spécialement pour elle. Mais alors, qui était cette femme qu'elle s'évertuait à représenter sur son tissage ? Quelques éclats de souvenirs lui revinrent à l'esprit, si brutalement qu'elle tomba face contre terre, se tenant la tête de ses deux mains.


    • De long cheveux blonds ... Un visage angélique ... Un éclatant sourire... Une voix apaisante ... Elle est ... Elle est venue me voir dans ma chambre en chantant. Elle m'a promis de m'aider. Elle ... Elle voulait juste "que je passe une bonne nuit". Elle disait être ma Marraine, envoyée par les Titans pour me protéger, comme dans les contes.


    A nouveau, elle poussa un cri de douleur, alors qu'une force ultérieure semblait vouloir lui interdire de revoir ses souvenirs. Cette confrontation eut des effets sur le monde, car durant ces quelques instants où Hava n'avait plus la pleine et entière maitrise de son esprit, l'environnement s'altérait. C'était fugace, presque subliminale, mais durant ces quelques points du temps où la jeune femme n'avait plus le contrôle du monde onirique, le château semblait montrer sa vraie nature : celle d'une ruine, humide et sombre, aux murs suintants de ce liquide noirâtre et poisseux.


    S'en était trop pour le monstre chevalin. D'un coup sec, il envoya Hava contre le trône, qu'elle percuta avec tant de violence qu'elle en fut sonnée quelques instants. Avant même qu'elle ne retrouve entièrement ses esprits, des ronces la ligotèrent, la scellant définitivement au siège souverain, qui n'avait plus rien d'enchanteur et de royal. Il était brisé, biscornu et altéré.


    • Notre mission est claire, déclara le chevalier monstrueux, protéger le Faisceau.
    • "Elle" ne nous pardonneras pas l'échec, compléta le loup.
    • Nous devons lui obéir ... Ajouta presqu'à contrecœur la tête chevaline à la place du squelette qui occupait son dos.
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  • Ven 27 Jan - 21:09
    Le Dérangeant scruta les bêtes comme de vulgaires êtres. Il était un homme de connaissance. Vivre dans le mensonge lui était impossible. Certes, la vie qu’on lui proposait était peut-être rempli de traumatismes, mais elle était aussi emplie d’espoirs. Des espoirs que ces êtres abjects refusaient de lui montrer. A tititiler Hava, leurs vraies faces se révélaient, les images s’étiolaient. Un puissant rire sortit de sa bouche alors qu’il claquait des doigts.

    « Regardez-moi ça. C’est le problème des menteurs. Vous êtes incapables de contenir vos masques. Les promesses de belle vie ne cache que ce putride endroit. Vous ne l’aimez pas. Vous n’avez peut-être même pas la conception de l’amour. La seule chose qui est certaine, c’est qu’Hava n’est pas responsable de toutes les morts sur son passage. Seulement les êtres méprisables qui la manipulent. Vous êtes seuls responsables de la mort de cet étudiant. Seuls responsables des cauchemars qui hantent leurs songes. Pourquoi ne pas montrer cette belle forêt. De toute façon, à quoi bon ? Ne venez-vous pas d’avouer que vous n’avez été que mensonge ? »

    Faisant un grand geste, il englobla toute la zone de la main, un large sourire aux lèvres.

    « Vous devez obéir ? Si telle est votre volonté, je crains n’avoir le choix. Mais dites-moi… Qu’espérez vous? Vous êtes déjà condamné vu la voie que vous voulez emprunter. Vous avez vu mes rêves. Vous m’avez vu rêvé d’elle. Que pensez-vous qu’il vous arriva pour avoir attaqué son université ? Je n’ai nul doute qu’elle est une puissance suffisante pour protéger Hava. Vous avez déjà eu du mal à nous arrêter dans votre propre domaine et vous l’avez attaqué dans son territoire. Je dois applaudir l’audace et soupirer de votre stupidité cela dit. Quoiqu’il en soit… »

    Il prit une pause, fixant le trone.

    « On vous a encore menti. Vu votre innocence, nous ne vous ferons aucun mal. Et croyez moi, ce n’est pas avec ces êtres que vous serez heureuse. Mais si vous ne voulez pas sortir de ce beau…rêve, je trouverai tout de même un moyen pour concilier votre décision »

    De’ toute façon, ils avaient bien assez d’informations et Hava ne semblait pas vraiment en état d’en dire plus.

    « Bien, chère Neera, j’espérais ne plus devoir me déhancher, mais on dirait que le risque de conflit a potentiellement augmenté. Mes livres sont quand même moins fatiguant. »
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    Neera Storm
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  • Sam 28 Jan - 22:46
    Hava était perdue. Son regard, qui allait de Neera au Dérangeant, le montrait bien, d’autant que les deux professeurs l’avaient bousculée lors de leur précédente intervention. Si elle n’était pas un outil, au moins se laissait-elle manipuler par ses deux gardiens, qui avaient d’ailleurs de bien douces tentations à proposer à la jolie blonde. Une vie dorée, dans un monde où il n’y avait pas aucune douleur, quoi demander de mieux ? Un rictus s’échappa cependant des lèvres de Neera quand le centaure accusa indirectement Hava d’avoir tué Stromme. Cette fille était une victime, dans cette affaire, et ils osaient lui faire porter le chapeau ? La faire culpabiliser ? Par les Titans, qu’est-ce qu’elle avait envie de les éclater. Heureusement, la Pléiade prit la parole avant elle, et son collègue parla pour eux deux, tant elle rejoignait son point de vue. Il était évident qu’Hava n’était en rien responsable de tout cela, il était clair aussi que les deux individus n’étaient que des pourritures qui qui faisaient semblant de lui accorder une délicate attention.

    Le décor changea lorsqu’Hava parla d’une belle femme, qui avait prétendu être sa marraine, et l’espace d’un instant, la réalité de ce monde apparut tel qu’il était. Ce n’était pas un joli conte, non, c’était un décor digne des plus grands méchants dans les histoires pour enfants. Apparemment, cela ne plut pas au centaure qui renvoya violemment la belle sur son trône, avant de l’emprisonner grâce à des ronces. C’en était trop pour lui. C’en était trop pour Neera également. Alors que le Dérangeant énonçait avec justesse que la Dame n’allait certainement pas les laisser faire, ses pupilles s’illuminèrent comme deux diamants et elle se contenta de lever le bras en direction d’Hava. Presque aussitôt, les liens végétaux d’Hava se cassèrent comme si elles étaient tranchées par une arme tranchante. Sauf qu’à la place du métal, c’était des lames d’air qui les avaient réduites à rien, et qui avait donc rendu la mobilité à la demoiselle aux cheveux dorés.

    Cela étant dit, cette dernière était probablement encore sonnée, peut-être avait-elle à peine entendu les paroles du Dérangeant à son encontre. Peu importe, Neera se concentra sur les deux complices de la femme sur le parchemin.

    - Je pense que mon collègue a tout dit.

    Sa voix est calme et mesurée, pour peu, on ne croirait pas qu’ils sont à un doigt du conflit armé.

    - N’essayez pas de réemprisonner Hava, ça sera totalement inutile. D’ailleurs, la demi-titan lui lance un bref coup d’œil et l’interpelle d’un air sans réplique. Tu as compris qui ils sont maintenant ? Lève-toi, Hava. Ne te laisse pas faire par ces menteurs et par ces hypocrites, tu vaux mieux que ça.

    Certes, la demoiselle a été sonnée, mais elle n’a pas perdu conscience pour autant, elle est donc capable de faire encore quelques mouvements comme rejoindre les deux enseignants. A moins que la jeune femme ne laisse la panique la dominer, elle devrait comprendre aisément qu’elle ne peut pas se fier à ses deux alliés oniriques.

    La Tornade n’a cependant pas fini et elle ramène ses pupilles étincelantes vers les deux êtres qui lui font face. Le loup et le centaure. Il est évident que la situation ne va pas leur plaire, et il est clair aussi que la Républicaine n’a pas l’attention de leur laisser une grande marge de liberté. Soit cela pourrait nuire à la fille, soit cela pourrait carrément les renvoyer dans le monde réel si les deux sbires attaquent les professeurs de front. Il vaut donc mieux ne pas trop les sous-estimer.

    Mais avant d’agir, Neera hausse les sourcils et bute sur l’une des paroles de ses potentiels ennemis.

    - Vous avez peur « d’elle » ? Et quoi, vous ne craignez donc même pas le courroux et la puissance de la Dame ? Vous croyez peut-être qu’elle nous a envoyé ici sans se préoccuper de notre sort ? Ou vous croyez encore que le destin d’Hava lui est indifférent ?

    Un rictus apparaît brièvement sur les lèvres de l'enseignante.

    - Vous êtes des fous qui avez mal estimé leurs adversaires. On ne s’en prend pas à Magic impunément. Et de la même manière, on n’attire pas l’attention de mages émérites qui ont une grande réputation dans la République. Sous peine d’en assumer vite les conséquences.

    Un bref silence, alors que les pupilles de Neera brillent avec plus d’intensité dans la nuit du château.

    - Arrêtez cette folie tant que vous en avez l’occasion.

    C’est un avertissement clair, une possibilité de finir cette escarmouche sans bain de sang. Mais la diviniste ne leur fait pas confiance, et de toute façon, elle n’attend pas spécialement leur réaction. Qu’on soit un mage érudit ou non, le Dérangeant, la tête chevaline et le prédateur aux oreilles pointues doivent tous sentir que l’air s’est chargé en électricité pendant l’intervention de la jolie brune. Les cheveux de Neera semblent d’ailleurs parcourus de quelques arcs électriques, et c’est finalement sans crier gare que les deux interlocuteurs sont brusquement emprisonnés dans une cage électrique. Tant qu’ils ne bougent pas, la foudre ne leur fera pas de mal, mais il en ira bien différemment s’ils tentent le moindre mouvement. Certainement que leurs membres seront au minimum engourdis s'ils tâtent les limites de leur prison élémentaire.

    - Je pense qu’il est temps de cesser de mascarade.

    Neera regarde la reine du château et s'adresse une dernière fois à elle.

    - Hava, il est temps que tu écrives un nouveau chapitre de ta propre main. Qui sera décidé uniquement par toi et pas par l’intervention d’un tiers qui te veut du mal. Tu en as les pouvoirs et la capacité. A toi maintenant de voir ce que tu vas décider.
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  • Dim 29 Jan - 0:57
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    La tempête se levait, alors que les protagonistes de cette sombre fable parlaient les uns après les autres, cherchant à attirer à eux l'objet de toutes leurs convoitises. La tonnerre gronda, la lumière s'effaça au profit des ténèbres et la pluie finie par tomber sur cette scène. Immédiatement, les geoliers de cette prison semblèrent paniquer, scrutant les nuages menaçants.

    • Elle est là ... Déclara le loup, sibyllin.
    • Son jugement dépendra de toi, Hava. Compléta le cheval d'une voix affolée.


    Libérée de ses liens de ronces, la jeune femme se releva difficilement, sa respiration rendue laborieuse et ses gestes laborieux dût aux différentes chocs émotionnels et physiques qu'elle venait de subir. Elle s'accorda un temps où elle porta son regard en direction des divers compagnons qui avaient étés ses camarades ici, voyant parfaitement les espoirs qu'ils lui portait. Ils partageaient tous cette même envie, sincère et véritable, de la voir rester avec eux. Pourtant, son choix était fait : elle se diriga en direction des envoyés de la Dame.


    Alors qu'on aurait put s'attendre à ce que le démon-lupin et le démon-chevalin ne réagissent agressivement et tentent de l'arrêter, ils n'en firent rien. Au contraire, ils la laissèrent agir à sa guise. Quelle était la raison de cette passivité ? Pourquoi, eux qui c'étaient montrés si hargneux, si désireux de la maintenir à tout prix dans ce monde, ce montraient-ils à présent si résignés ? La réponse, si tant est qu'elle pouvait être réellement parlante, se révéla sous la forme d'une larme qui coula de l'œil du loup. Abattu, il vint se lover dans les bras du centaure monstrueux, passant à côté du Dérangeant, sans lui accorder aucune importance. Une fois près de son camarade, il ferma les yeux, tandis que son partenaire le serrait aussi puissamment que possible, cherchant à le protéger, tout en sachant pertinemment qu'il n'y avait plus d'espoir. La tête de l'équidé se posa sur le flanc du loup, les yeux clos, tandis que celle humaine posa un dernier regard sur la jeune femme.


    • Adieu, ma douce Hava ... Murmura t-il.


    Enfin, il leva son visage en direction des cieux obscurcis, puis scella ses yeux, une dernière fois.


    Le temps s'arrêta l'espace d'un seul instant, comme si l'univers lui-même cherchait à accorder aux deux créatures oniriques un dernier instant de répit, blottit l'un contre l'autre. Un dernier souffle, une ultime respiration, puis la foudre s'abattis sur eux. Le déferlement était si puissant et si soudain que même les deux académiciens n'avaient put voir tel déchainement magique de leur vie. Les gardiens de la jeune femme hurlèrent de douleur quelques instant, apportant la preuve que même les rêves pouvaient souffrir. Lorsqu'enfin, le flot d'éclair se stoppa, il ne restait d'eux que deux corps calcinés et méconnaissables.


    A son tour, ce fut à Hava de pleurer devant ces nouvelles pertes. Blottit contre le buste de la demie-titan, elle se laissa aller à son chagrin.


    Mais ce n'était pas encore la fin.


    Les cendres encore fumantes des cadavres s'élevèrent en un léger tourbillon, emportant avec lui les restes des créatures. Bientôt, un véritables vortex de braises et de cendres se forma, aspirant tout ce qui restait des dernières illusions de ce monde. Ce dernier se dévoila sous sa véritable forme, celle que le Dérangeant et Neera avaient put apercevoir plus tôt : une version pervertie et en ruine d'un rêve d'enfant.


    Le vortex s'effondra sur lui-même, révélant à sa place une femme que les trois mortels purent immédiatement reconnaitre, car elle était telle qu'Hava l'avait décrite.

    PA République - Il n’y a pas de cauchemars, il n’y a que de mauvais rêves. [PV] - Page 2 G8dw


    • Marraine ? Demanda cette dernière dans un souffle.
    • T.T.T. Lui siffla t-elle en souriant. Aussitôt, le Dérangeant comme Neera purent sentir que cette voix n'était pas normale. Elle débordait d'une magie sombre qui semblait chercher à les charmer. Le simple fait de l'entendre sapait une partie de leur volonté Hava, tu me déçois beaucoup. Moi qui t'avais tout offert dans ce monde idyllique, voila que tu cherches à me trahir pour deux étrangers ? Nous partagions quelque chose de beau, de merveilleux. Tu as tout gâché.


    Une des hautes tours de château s'écroula, sans émouvoir la blonde marraine. Au contraire, son sourire si perturbant s'intensifia davantage, tandis que des étoiles venaient pétiller dans ses yeux.


    • Regarde le résultat de ton choix, Hava. Encore une fois, des êtres à qui tu tiens sont morts car tu as fais le mauvais choix. N'en as-tu pas assez de commettre les mêmes erreurs, encore et encore ?


    Comme pour répondre à ses paroles acerbes et pourtant prononcées de manière si douce, une ample partie de la salle du trône dans laquelle il se trouvait tous céda, emportant avec elle la troupe de peluche et de poupées. Leurs cris de détresse accompagna la chute, sans qu'encore une fois cela n'attire l'attention de la soi-disant bonne fée.


    • Quant à vous, je vous félicite. Vous avez été des adversaires de valeurs, je dois bien l'admettre. C'est pourquoi je vais accepter de répondre à certaines de vos questions.
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  • Mer 1 Fév - 23:48
    La peur de la perdre, la peur de mourir ? Qu’est-ce qui avaient animé ces deux créatures ? Honnêtement, le Dérangeant n’en avait rien à cirer. D’un autre moment, la compassion aurait pu apparaitre, mais en s’en prenant à ses protégés, nulle tolérance n’allait apparaitre en lui. Hava les avait rejoint et ils avaient péri. Grand bien leur fasse. Cette créature chevaline le connaissait, lui et ses valeurs. Si il avait proposé d’aider, il l’aurait fait. Ils ont eux-mêmes précipité leur chute.

    Maintenant qu’ils n’étaient plus, il y avait un nouveau problème sur les bras et pas des moindres. La vraie maitresse des lieux semblaient vouloir reprendre les commandes de l’endroit. Sembler était un bien grand mot. Elle avait, semble-t-il, déjà un excellent contrôle ici. Visiblement, ils arrivaient encore à un nouveau tournant.

    « Nous y voilà. »

    Il fit un mouvement englobant l’ensemble du château en ruines. Bien sûr, il sentait la séduction. C’était un pouvoir plus qu’utiliser parmi les mages noires. Il en était pas insensible, mais on ne pouvait nier que le dérangeant pouvait se montrer particulièrement tétu par moment. Tomber dans le piège de la séduction ? Très peu pour lui.

    « Je vous en prie. Laissez un peu Hava tranquille. Elle est déjà à bout. Si vous avez eu assez de puissances que pour faire trembler le loup et le cavalier, s’acharner avec de tels mensonges sur cette jeune femme… Honnêtement, nous savons fort bien que vous êtes la seule à avoir décidé de les éliminer. »

    Il haussa les épaules.

    « Je ne vais pas nier mon manque de compassion à leur égard. Je ne doute d’une certaine expertise et source de savoir venant de vous. Tellement malheureux que nous soyons voués à devenir ennemis. Enfin, si nous en sommes à vous poser des questions, autant en profiter. Qui et ce que vous êtes ainsi que les raisons qui vous poussent à tant vouloir utiliser Hava pourraient être un bon début. »

    Visiblement, le ton du Dérangeant s’était radouci et il avait repris son ton flegmatique. La colère de la liche était redescendue comme elle était venue. Soudaine et sans préavis.
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  • Dim 5 Fév - 20:47
    Et voilà qu’il y avait désormais une nouvelle protagoniste dans ce sombre cauchemar. Un être qui terrifiait en tout cas les deux gardiens d’Hava. La tempête ne faisait rien à Neera, car elle-même avait appris à développer ses pouvoirs au milieu des orages et des éléments déchainés, mais leurs espoirs, leurs peurs et leurs peines étaient bien visibles. Était-ce des hommes ou des races humanoïdes qui avaient été envoyés eux aussi dans le Rêve primordial ? En tout cas, ils étaient résignés, et l’enseignante les regarda se blottir l’un contre l’autre avant que la foudre ne les frappe avec une violence sans nom.  La semi-titanide était puissante, mais elle n’avait jamais utilisé ses propres pouvoirs pour tuer quelqu’un et les deux corps calcinés lui ôtaient clairement l’envie d’essayer. Pour autant, Neera n’était pas triste, non. Si elle avait refermé ses bras sur Hava, qui pleurait contre sa poitrine, la magicienne ne regrettait pas la perte de ces deux monstres qui avaient tantôt essayé de les tuer, et tantôt essayer de les aider. A dire vrai, elle guettait déjà le prochain danger, prête à réagir s’il prenait l’envie à l’autre magicienne de les attaquer à son tour. Mais apparemment, elle préféra leur apparaître en chair et en os, et la professeure de Magic l’observa avec défiance. Un ricanement s’échappa ensuite de ses lèvres quand cette soit-disant bonne fée fit des reproches à Hava. Et si le Dérangeant avait évidemment raison, la Républicaine souligna un autre point.

    - M’est avis également qu’ils savaient depuis le départ ce qui les attendaient. La réussite ou la mort. Vous leur avez demandé de « veiller » sur Hava – je dirais plutôt « manipuler » même si leur affection semblait sincère – en leur signifiant bien que tout échec serait fatal.

    Neera marque ensuite une pause. La bonne femme leur propose de répondre à quelques questions. Elle a l’air sincère, mais soyons honnête : l’élémentaliste n’a aucune confiance en leur interlocutrice. Pour autant, il serait stupide de ne pas sauter sur l’occasion. La Pléiade soulève des points qu’il leur faut impérativement éclaircir, évidemment. Neera, quant à elle, a d’autres interrogations à poser, et elle reprend.

    - Pourquoi s’en prendre à Magic et quels sont vos objectifs ?

    L’un des autres gardiens avait aussi nommé un certain Stromme. Cela voulait donc dire qu’ils étaient liés à la sordide affaire de Port-Wessex, dans laquelle avait été embrigadée Hava.

    - Vous agissez pour votre propre compte ou pour quelqu’un en particulier ? Si oui, qui ?

    Il y avait eu cette histoire avec le culte de Kaiyo, et sur le parchemin, il y avait eu Zei, la Titanide de la Corruption, mais cette « Marraine » pourrait très bien agir pour son propre compte. Était-elle la cheffe d’une sombre machination ou se cachait-il encore quelqu’un derrière elle ?
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