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    Le crabe, le bellâtre et la sirène (pv. Gunnar) EFZvhIHe_o
    Gazette des cendres
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    #1
    RP coup de coeurCoeur

    RP coup de coeur

    Titre du rp
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    Citoyen du monde
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    Jaina Frostvandrer
    Jaina Frostvandrer
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    qui suis-je ?:
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  • Dim 27 Nov - 22:05
    Le crabe, le bellâtre et la sirène
    You can run, but you can't hide...

    Les distances : il s'agissait toujours d'un soucis de distances pour celle qui jamais auparavant, n'avait eu la présence d'esprit d'apprendre la téléportation ou à défaut, de s'entourer de personnes qui elles l'avaient apprise...
    Jaina, étant propriétaire de trois maisons de jeux aux localisations espacées, devait fréquemment se déplacer afin de s'assurer de leurs bons fonctionnements, mais surtout de leurs recettes. Après Melorn, où elle séjournait la plupart du temps du fait de sa proximité avec le clan de la Lune D'Acier, elle s'était rendue à Kyouji. Elle devait à présent se rendre à Liberty, à la République. Néanmoins, après un tel périple à travers le désert, l'appel de l'océan était devenu insupportable pour elle. La sirène avait besoin d'eau salée, d'une vaste étendue d'eau salée où elle pourrait retrouver sa forme originelle et récupérer ses forces. C'est pour cette unique raison, qu'elle prit la décision qu'un détour s'imposait... Elle allait descendre à dos de monture jusqu'à la pointe Sud du Reike, puis elle prendrait le premier bateau jusqu'aux îles paradisiaques, où elle séjournerait quelques jours avant de remonter à terre pour se rendre à sa destination finale. Elle avait besoin de se ressourcer, d'oublier le temps qu'elle se le permettrait, toutes les difficultés qu'elle rencontrait actuellement concernant ses commerces. Depuis ses dernières altercations avec un groupe de criminels des terres du Nord, et qu'elle avait dû demander de l'aide à son oncle, ce dernier semblait vouloir reprendre la main. Cependant, la têtutesse de Jaina concernant son business, lui avait fait refuser la "proposition" de ce dernier. Il était, somme toute, hors de question que Rionor vienne mettre son nez dans ses affaires. Elle n'avait guère plus besoin d'un tuteur et ce depuis de nombreuses années...

    La fille aux loups était sujette aux mêmes appels que sa famille lycanthrope, mais ne provenant pas de la même source. Si les loups-garous possédaient une affinité avec le pouvoir hypnotique de la lune, elle, c'était avec l'eau. Au fil de son apprentissage avec sa grande sœur, Lysandre, elle s'était rendue compte d'à quel point elle lui était vitale, à plus que quelconque autre race du Sekai. Elle avait été habituée depuis très jeune, à rester la majorité du temps sous forme humaine, bipède aurait-elle dit. Se baigner dans un cours d'eau non salée ou prendre un bain, n'étaient pas propices à ce qu'elle se métamorphose et donc, ne contribuaient pas à lui faire regagner des forces. C'est pourquoi mers et/ou océans étaient non seulement nécessaires, mais aussi ses meilleurs alliés. [...]

    À bord du bateau de passage, Jaina n'était plus qu'à deux nœuds des îles paradisiaques. Elle avait profité de l'air marin à bord et avait rapidement trouvé le sommeil au gré des vagues qui berçaient la coque. Il faisait nuit, aucun autre bruit que celui des voix de l'équipage ne venait perturber sa quiétude. Elle avait tant eu besoin de repos et elle avait enfin pu et su échapper à son quotidien.


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    Citoyen de La République
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    Gunnar Bremer
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    qui suis-je ?:
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  • Lun 28 Nov - 16:36
    La rame fend l’eau dans un bruit qui semble résonner alors qu’en réalité, pas du tout.

    -La prochaine fois que tu refais ça, je te balance à la mer.

    Le coupable baisse la tête, ses mains fermement accroché à sa rame pour mieux maîtriser son mouvement. Je lui jette un regard haineux pour soutenir la menace de mon voisin. La discrétion est primordiale. Et la nouvelle recrue a failli nous mettre dans la mouise. Je me permets un commentaire.

    -C’est tout ce que t’as pour ce genre de mission ?
    -Les temps sont durs.

    je coule un regard à mon voisin. Alan Brock. Pirate de son état. Mon cousin au deuxième degré. Ou troisième. J’sais plus. C’est pas important. Si lui a l’habitude du roulis des vagues depuis qu’il est sorti du ventre de sa mère, c’est pas le cas de notre équipage de six marins, avançant rapidement sur la mer calme vers notre destination. Un bateau progressant dans l’autre sens, paisiblement, au rythme d’un équipage réduit pour la nuit. On progresse à la seule lumière de la lune qu’est en partie cachée par une couverture nuageuse dense. C’était pas prévu. Heureusement, j’ai une plutôt bonne vision dans la nuit et c’est pareil pour la majorité des marins. C’est un peu une obligation quand on fait de la piraterie, la nuit est un manteau vitale quand il s’agit de frapper vite par surprise.

    Mais comme l’a dit Alan, les temps sont durs. Depuis l’annexion de l'île de Kaizoku par la République, les affaires vont moins bien. De bons pirates ont tenté de se ranger. D’autres ont fini par servir d’offrandes à Kaiyo, coulant avec leur navire. Alors, on remplace les pertes par de la tête brûlée qui pense qu’on devient pirate en deux semaines. J’ai passé des mois sur un bateau pirate avec les cousins et jamais je prétendais en être un. Alors ces petits jeunes ? Sûrement pas. Mais même sans un brin de jugeote, une paire de bras reste une paire de bras et pour faire avancer une chaloupe, on fait mieux avec des paires de bras qu’avec de la jugeote.

    Rapidement, on fond sur le bateau de transport. En douceur, l’homme à la proue prend contact avec la cible à l’aide de son bout de rame enroulé dans du tissu pour couvrir le bruit. A taton, deux hommes à tribord retiennent la chaloupe à des sabords pour les rames, donc totalement déserté à cette heure de la nuit. On noue une corde autour d’un panneau de bois pour amarrer l’embarcation au navire qui l’emporte doucement dans son sillage. Une fois que notre chaloupe est bien amarrée, le groupe d’intervention se réunit. quatre gars. Moi, Alan et deux de ces meilleurs hommes. Aussi silencieux que des assassins et tout aussi efficace. Ils ont les gueules tellement marquées par les abordages qu’ils semblent fait pour ce boulot. Alan, toujours chuchotant, rappelle les instructions.

    -L’objectif est une sirène du nom Jaina Frostvandrer. Vous pourrez pas vous tromper. Il doit pas avoir beaucoup de donzelles sur ce rafiot. Normalement, elle est sur le deuxième pont, mais nos informations sont peut-être fausses.

    Cette fois, c’est lui qui coule un regard dans ma direction. Les infos, c’est ma partie. J’ai pas tous les tenants et aboutissants de cette opération, mais les Brock ont tout intérêt de kidnapper cette sirène et pour ça, ils ont eu besoin de mon aide. Je suis pas regardant sur la marchandise, je bosse pour aider la famille. C’est tout. Il a fallu choper des informations, graisser des pattes et organiser de quoi garder la prisonnière une fois l'enlèvement réussi. La partie terrestre, c’est mon rayon. Alors, je les accompagne, parce qu’on finira au sol après ça.

    -Oubliez pas vos bouchons d’oreilles.

    Failli oublier. Les sirènes, ça vous chante un air entraînant qui vous fait perdre tous vos moyens. Tous les marins savent ça et les légendes de pauvres gars morts noyés à cause de fabuleuses sirènes lascivement allongées sur des récifs ne manquent pas. C’est que c’est bas de taper là où se concentre toute la frustration des mecs en mer. Pour ça que les vrais pirates sont vraiment durs, faut pas croire.

    Prestement, les deux premiers pirates grimpent à la coque du navire, profitant de minuscules prises pour s’élever. Une fois en haut, ils accrochent une corde permettant à Alan et moi de grimper ce qui se fait sans trop de mal, malgré le roulis. Une fois en haut, profitant des ombres et des tonneaux sur le pont, les gars assomment discrètement le service de quart tandis que moi et Alan, on commence à s’enfoncer dans les entrailles du navire, à pas feutré, espérant que la cible est bien là où elle est.

    On a quand même le droit d’espérer que tout se passera bien, non ?
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    Jaina Frostvandrer
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  • Dim 4 Déc - 16:55
    Le crabe, le bellâtre et la sirène
    You can run, but you can't hide...

    Qui sait combien de temps, exactement, s'était écoulé entre le moment où elle s'était assoupie et celui où elle se réveilla. La soif avait eue raison de sa paresse, de celle qui l'avait faite dormir sur le flanc, tel un animal crevé. Le confort approximatif de son... lit de fortune, n'était guère un paramètre à prendre en compte lorsqu'elle avait autant été sur les rotules, depuis des semaines. Jaina se redressa péniblement sur ses mains, sa bouche était pâteuse, ses jambes la faisaient souffrir et ses cheveux en bataille, en plus de l'obscurité, ne lui permettaient guère d'y voir à un mètre... D'un mouvement de tête, elle écarta son rideau capillaire, puis elle s'assit au bord de ce qui lui servait de couche sur le bateau. Ce dernier avait toujours l'air en mouvement, avançant à un rythme soutenu vers les îles paradisiaques. Elle se leva, presque trop lentement, avant d'invoquer un minuscule orbe de lumière flottant, pour éclairer la cabine. La pièce était petite et encombrée de caisses de tailles diverses et variées, d'une grande malle et de sacs en jute. Lorsqu'elle y était entrée pour la première fois, la vision de ces sacs lui avait donnée la nausée, et l'acidité de son estomac lui était montée à la gorge. Elle s'était rappelée de son enfance et du fait qu'elle en avait été vêtu avec sa sœur, avant qu'elles ne soient débarquées sur les terres du Nord. Elle avait même senti sur sa peau, le tissus rêche qui, à l'époque, l'avait démangée jusqu'à ce qu'elle ait l'envie de se gratter à sang.

    La sirène, habillée d'une chemise de nuit de couleur blanc cassé, porta sur ses épaules sa grande cape écarlate à capuche. Elle n'était guère pudique, pas après avoir vécu plus de la moitié de sa vie avec des lycanthropes, mais elle ne se trouvait actuellement pas parmi les siens. Elle jugea, malgré son état second, plus intelligent de se couvrir en la présence de marins. Elle sortit de sa cabine et se dirigea immédiatement vers les deux barriques d'eau, dont l'un des membres d'équipage lui avait indiqué le contenu lors de son embarcation. Là, elle se servit d'un godet pour aller chercher le liquide à mi-hauteur dans le tonneau. Elle but un verre, puis un second pour étancher entièrement sa soif. Elle reposa le récipient et se dirigea ensuite vers l'extérieur. Rien de tel qu'un grand bol d'air frais pour s'oxygéner, avant de retourner dormir. Sur le pont, elle s'accouda sur le bastingage et observa l'horizon à bâbord. Au loin, se dessinaient vaguement les terres de la République. Quelques instants plus tard, les paupières lourdes, la sirène retourna à l'intérieur. Devant sa cabine, elle remarqua que la porte était entrouverte. Méfiante, elle la poussa d'abord du bout des doigts. À cet instant, son instinct s'éveilla et son rythme cardiaque s’accéléra. N'y avait-il guère eu quelque chose de fort étrange depuis qu'elle s'était réveillée ? Pourquoi n'y avait-il plus eu un seul bruit sur le bateau ? Où étaient passés les marins ?
    L'orbe de lumière qui l'avait suivi, à hauteur de jambes, s'éleva. Sa cabine était vide, personne ne semblait s'y être introduit. Elle lâcha un soupir de soulagement. "Que suis-je bête", se dit-elle en pensant que son épuisement lui avait joué un tour. Elle s'apprêta à entrer, lorsque quelque chose de chaud heurta son dos. Jaina se raidit, le duvet sur sa nuque s'hérissa en même temps qu'elle fut parcourue d'une sueur froide. Elle se retourna, lentement, très lentement et observa le sol. Le bout d'une paire de grosses bottes sales, touchait les bouts de ses pieds nus. Une fois encore, l'orbe lévita à sa droite, à hauteur de poitrine. Jaina leva en même temps son regard sur un pantalon à rayures, souillé par la crasse, une ceinture à boucle à tête de mort, une vieille chemise, une barbe noire, ...


    Le crabe, le bellâtre et la sirène (pv. Gunnar) Tumblr_noscd2MePW1usvbrzo3_500
    tee-hee

    Et lorsqu'elle arriva à la tête, au sourire et aux dents moisies, au regard mauvais, elle poussa un hurlement qui aurait pu réveiller tous les morts du continent.

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    Gunnar Bremer
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    qui suis-je ?:
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  • Dim 11 Déc - 16:49
    -Putain William t’es CON !

    En d’autres circonstance, j’aurais compris William. Il y a un certain plaisir à ne bouger quand sa proie a senti que quelque chose n’allait pas et de la voir se retourner lentement avant de découvrir un faciès des moins rassurants sur lequel un sourire s’étire de secondes en secondes au fur et à mesure que la scène se déroule. Il y a quelque chose de jouissif là-dedans, à identifier la terreur grandissante chez sa victime. On se sent puissant. Maître du monde. Pas au point de se mettre à la proue du bâteau et de se prendre les embruns dans la gueule, mais surtout Maître de son petit monde de deux mètres carrés à cet instant précis. Sauf que William, il a oublié qu’on a un boulot à faire, que même si les copains s’occupent des marins, on est jamais à l’abri d’une merde et c’est dans les moments où l’on se sent intouchable que le karma vient imprimer ses phalanges dans ta figure plus vite que tu ne le vois venir. Alors, c’est bien pour ça que Alan gueule. Et aussi parce que la sirène a lâché un cri suffisamment fort pour réveiller tout l’équipage.

    Putain de William oui.

    On a eu l’air un peu con quand on est arrivé dans la cabine de la cible et qu’elle y était pas. Alan et William sont restés. Moi, je suis parti explorer. J’étais pas loin quand la donzelle est revenue et j’attendais que le pirate ait agi pour intervenir à mon tour. J’ai cru qu’il s’était endormi tellement il était long à réagir. mais à l’instant où elle gueule, j’hésite pas. J’ouvre la porte brutalement à temps pour voir le pirate se saisir de ses mains et Alan tenter de les lui lier. La cible se débat. Elle a pas les talents de combattant de pirates aguerris, mais la panique est une force temporaire à ne pas sous-estimer. Si les mouvements sont chaotiques, ils sont violents et suffisamment erratiques pour être imprévisible. Comme ce coup de genou là où il faut pas pour William qui encaisse la larme à l’œil. Mais à deux contre un, la sirène n’a pas beaucoup d’espoir de s’en sortir, surtout que je débarque pour lui apposer un bâillon sur la bouche. Moi, ce que j’ai particulièrement noté dans les instructions initiales, c’est qu’elle peut nous mener à la baguette rien qu’avec sa voix, comme si les femmes n’ont déjà pas assez de moyen de nous contrôler. Un instant, nos regards se croisent, mais difficile d’imprimer une première impression à ça. Je pencherais plus pour de la haine et c’est pas cher payé. Après avoir bien serré le bâillon, je finis par lui donner un précieux conseil.

    -Continue de te débattre et il t’arrivera d’autres problèmes.

    Haine assurée. Phrase qui, il faut se le dire, ne fonctionne que sur les esprits faibles et je doute que ça soit son cas. Mais ça fait partie des règles élémentaires de piraterie. On prend le moindre coup de pouce du destin. Les mains liées, muselés et encadrés par Alan et William, on l'extrait de sa chambre et prenant bien soin de ne pas emporter ses affaires. Madame n’a pas droit au tarif avec supplément bagage. J’ouvre la voix. tandis que dans l’ensemble du navire, tout le monde est réveillé. Une porte s’ouvre devant nous, laissant place à un marin surpris que je taillade sans aucun état d'âme aussi vite qu’il n’est apparu. Le gars s’écroule en arrière dans un cri de douleur. On passe devant sa cabine sans un regard pour le pauvre gars. Je pense qu'il ne meurt pas, mais je vais pas vérifier, hein. Je prends un peu d’avance sans un regard pour le trio derrière moi. Je sais pas si ça se passe bien, si madame est coopératif et s’ils sont en train de devenir ami, mon boulot, c’est de sécuriser. Ca aurait dû être William, mais pas le temps.

    On finit par arriver dehors. Les autres collègues sabotent les cordes histoire de mettre un peu de boxon derrière eux et que le navire ne soit pas manœuvrable. On ne sait jamais. Arrivé au bastingage, on attache le colis qui tente de se débattre à nouveau, mais on a prévu le coup. Une sirène, ça vous file entre les doigts dans l’eau, ça c’est sûr. Alors, on est extrêmement prudent. On la fait descendre fermement et sans douceur jusqu’à l’embarcation, deux pirates la tenant tout le long de la descente. Faut une certaine dextérité pour descendre comme ça à flanc d’un bateau tout en tenant une furie, mais n’est pas pirate qui veut. Je ne m'y risquerais pas. Je suis même plus lent pour revenir qu’eux. C'est dire la différence de niveaux entre les marins et le terrestre que je suis.

    Toujours encadré entre deux gaillards pour qu’elle ait autant de liberté qu’une brique, on s’écarte du navire et on souque ferme. ça nous permet de souffler un peu. Mentalement, je veux dire. A part la facétie de William, tout s’est passé dans un relatif silence de notre part. L’habitude des interventions millimétrées ou la vitesse est le facteur maître. Chacun sait ce qu’il a à faire. Moins moi, mais j’apprends vite. Maintenant, on peut se contenter de détailler davantage notre prise malgré l’obscurité. ça échange des commentaires. De bons goûts, vous vous en doutez bien. Je la regarde avec un sourire en coin. Difficile de croire que quelqu’un qui semble aussi fragile en cet instant soit la cible d’une si grosse opération. Le monde est bizarre, mais j’ai pas à y réfléchir davantage. Mon monde s’arrête à mon intégrité physique et à un godet bien rempli.

    Et ce godet, on y fonce dans la nuit noir.
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