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    Les Emmerdes, douanier de Courage, mais agent de la paix avant tout [Pancrace] EFZvhIHe_o
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    Althéa Néphériane
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  • Jeu 15 Déc - 22:01
    Un coup sec, et le nœud coulissa pour se refermer solidement, sécurisant la Belladona dans le port de Courage. S’asseyant tranquillement sur le bastingage, Althéa fouilla un court instant dans ses affaires, sortant son briquet à amadou et une cigarette. Laissant le silex et l’acier du briquet s’entrechoquer, et tirant sur la cigarette, elle ne tarda pas à s’allumer. Après tout, il n’y avait pas particulièrement d’urgence, puisqu’elle était même en avance.

    Certainement que d’autres auraient déjà mis pied à terre après ces quelques jours en mer, auraient cherché un peu de stabilité, mais pas Althéa. Après tout, l’océan était sa maison, s’aventurer sur terre, c’était s’en éloigner. S’éloigner de sa zone de confort. La sirène observait calmement les activités du port marchand, jambes croisées, profitant de sa cigarette, laissant la fumée se dissiper dans l’air frais de la mer. Ici, des gamins en haillons couraient l’un après l’autre en riant. Là, un pêcheur essayait de rameuter les rares passants à acheter sa pêche de la mâtinée qui n’était déjà plus toute fraîche malgré le soleil frisquet réchauffant le port. Encore plus loin, un galion se déchargeait de toutes ses précieuses marchandises. Althéa releva la tête vers le ciel bleu, laissant le clapotis de l’eau la bercer un court instant avant de reporter son attention sur le port.

    Son attention fut attirée par un homme, brun, assez jeune, non pas par ses courbes et son physique mais par l’insigne de la République - petite mais bien visible pour son œil acéré - et sa trajectoire se dirigeant très clairement droit vers le ponton où seul son frêle esquif était pour l’instant amarré. Elle décida donc, faute de connaître son nom, de le surnommer “Les Emmerdes”, car clairement les emmerdes étaient en train d’arriver droit vers elle. Pas plus inquiète que ça, elle continua de tirer tranquillement sur sa clope, détournant le regard à nouveau le temps de le laisser approcher. Avec de la chance, c’était juste que le ponton était réservé pour des conneries. Mais Althéa savait parfaitement que dans son métier la chance était la dernière chose à laquelle on avait envie de se fier.

    Tirant une dernière bouffée de sa clope - un des avantages de la surface, ça fonctionnait moins bien sous l’eau - elle laissa échapper un dernier nuage de fumée dans un petit soupir avant de rejeter le mégot droit dans l’océan d’une pichenette. Se retournant ensuite vers Les Emmerdes qui n’était plus qu’à quelques mètres de son sloop, elle lui offrit un sourire affable.

    « Bien le bonjour m’sieur. J'peux faire quelque chose pour vous? »

    Ne quittant pas son bastingage, du côté du ponton, elle n’invita pas Les Emmerdes pour autant à mettre les pieds sur son navire pour le moment. Elle avait cette certitude qu’il saurait très bien s’imposer tout seul de tout de façon s’il le désirait. Restait à espérer que s’il venait fouiller, il le fasse comme un véritable fonctionnaire en fin de journée. Si Althéa avait des faux papiers, et une fausse cargaison, la véritable cargaison cachée dans un double fond des caisses qu’elle transportait était bien moins légale. Mais après tout, il fallait bien amener au brave peuple de la République de quoi un peu rêver et s’échapper de leur quotidien morose, non? N’était-ce pas, au final, une livraison pour le bien du peuple?
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    Pancrace Dosian
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  • Dim 18 Déc - 11:37

    Y'a les bons jours et les mauvais. Là, c'est un bon jour : je me balade du côté du port, personne cherche à me tuer, il fait beau et si ça daube un peu les entrailles de poisson, c'est rien que de très habituel pour Courage. Bref, ce sera une journée tranquille, comme les patrouilles tendent à l'être, si ce n'est que j'dois quand même inspecter des trucs à droite à gauche pour faire mine que l'Office Républicain s'intéresse à ce que font les habitants de la République afin d'assurer au mieux leur protection.

    Quand le commissaire m'a dit ça avec un large sourire, j'ai compris que c'était l'heure de faire la tournée, et qu'il avait besoin d'un de ses meilleurs éléments sur le coup.

    Du coup, ma bourse est bien remplie alors que j'arrive en fin de ronde et que tout le monde était ravi de me voir. C'est que j'suis définitivement un philanthrope : y'a rien qui me fait autant plaisir que de m'entendre avec mon prochain et qu'on entretienne des rapports profitables et sympathiques. Puis c'est l'occasion de demander les nouvelles, savoir ce que devient le p'tit Clam, où la fille Gertha est passée, quelles sont les rumeurs qui courent entre les tavernes moisies du port.

    Bref, le peuple, c'est le sang de la nation, comme disait les politicards qui nous gouvernent du haut de leurs manoirs et de leurs tours. Et personne aime voir du sang là où il devrait pas être, donc ils ont bien raison de rester au chaud.

    A voir la tronche du soleil, il me reste encore un peu de temps à tuer avant de devoir rentrer, et j'ai pas spécialement envie qu'on me colle une nouvelle tâche à la con, surtout si ça me fait finir en retard, donc quand j'vois un dernier rafiot entrer dans le port et se coller à quai un tas de marchandise à son bord, j'me dis que c'est le moment de faire du zèle et de s'assurer que la République n'est pas en danger.

    « Officier Républicain Pancrace Dosian. J'peux monter pour inspecter le navire ? »

    Evidemment, j'attends pas la permission. Il manquerait plus que ça.

    « Vous venez d'où et vous transportez quoi de beau, Cap'taine ? Moyen de voir les papiers du navire ? »

    Un marin est toujours capitaine chez lui, après tout, et ça vaut pas le coup d'être malpoli et de se prendre la tête pour rien alors que la nana est polie, le genre faussement détendu pour faire comme si elle avait rien à se reprocher. Comme s'il existait des gens parfaitement innocents. C'est juste qu'on les a pas choppés, à dessein ou non. C'est sûr qu'on fait pas d'inspections fouillées pour les pontes qu'ont des amis des deux côtés de la barrière, hein. On descend juste boire un coup dans la cale, et on repart avec une inclinaison polie du buste et en disant "M'sieur".

    Comme tout républicain, j'm'y connais vite fait, surtout qu'à l'armée, avec la nouvelle politique, il a fallu se coltiner les régates par moins dix dans le vent, les embruns et la pluie, et si le navire a l'air en bon état, il a pas l'air neuf pour autant. J'me demande si elle passait souvent dans le coin, mais suffit que j'aie pas été en patrouille à ce moment-là et on n'aurait pu ne jamais se croiser.

    « Quelles sont les nouvelles, sinon ? Des p'tites rumeurs toutes neuves, p'tet ? »

    Toujours sympa, d'avoir des trucs à raconter aux copains, qui sont pas encore sur toutes les lèvres, après tout.
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    Althéa Néphériane
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  • Mer 21 Déc - 13:00
    Officier Républicain hein? C’était bien sa veine, son contact lui avait dit de se garer au port et à cet endroit, comme quoi en général la flicaille n’y passait jamais. Et voilà qu’elle se faisait aborder par cet imprévu. Bon, elle s’attendait à ce qu’il monte sur son navire sans même s’embêter à attendre sa réponse. De tout de façon, elle allait répondre quoi? Non? Comment avoir l’air particulièrement louche, ou d’être une petite blagueuse pas sérieuse pour un sou. D’un côté, ça aurait pu être une stratégie. D’un autre, elle était aussi habituée à la jouer relax.

    Heureusement, il n’avait pas l’air d’être particulièrement un parangon de vertu républicaine. En général les flics les plus chiants avaient tous l’air d’avoir un balai dans le cul, et lui semblait assez décontracté. Ca ne voulait pas dire qu’il n’était pas chiant et gage de problèmes. Après, s’il devait malencontreusement disparaître de la surface et rejoindre les poissons, Althéa ne le pleurera certainement pas.

    « J’viens de Kaizoku. »

    Alors, ouais, forcément, ça pouvait sembler louche, comme ça, de prime abord. Mais bon, Kaizoku maintenant, c’était la République, alors ce n’était au final qu’un trajet interne. Elle fouilla rapidement dans une poche de son manteau, en sortant un petit rouleau de papier qu’elle tendit à l’officier. Le sceau officiel du port de Kaizoku se trouvait sur le papier - pas comme si celui-ci en particulier était difficile à acquérir illégalement. A moins qu’il ne vienne tout juste de changer mais elle aurait dû avoir l’information bien avant.

    « Je transporte du tissu, soie et coton, pour un p’tit tisserand entrepreneur de Courage. Un m’sieur Lordegon. »

    C’était ce qu’il y avait marqué sur le papelard de tout de façon. Et aussi ce qu’il y avait sur le dessus des caisses. L’avantage de ces ressources c’était bien d’être réutilisables, et que ça dissimulait bien ce qu’on pouvait planquer dessous. Et puis évidemment qu’avec son petit bâteau elle ne pouvait que soutenir des petits commerces. Elle n’avait clairement pas la capacité marchande de la SSG.

    « Au niveau des rumeurs y a pas grand chose dernièrement. J’ai pu croiser un convoi gigantesque de la SSG y a un jour qui naviguait vers le sud. Sinon à Kaizoku y a une bonne guerre des tarifs dans les tavernes du port, les bières sont vraiment pas chères en ce moment. Et la plupart des marins parlent beaucoup d’une certaine “Germaine la Goulue” là bas aussi. J’conviendrais que le nom n’envoie pas vraiment du rêve mais eh, pas mon genre de juger les fétiches. »

    Certes, des rumeurs assez nulles, elle ne pouvait pas le nier, mais après tout c’était assez calme en ce moment sur Kaizoku, si on oubliait la grogne permanente et totalement justifiée de ses habitants. Mais ce n’était pas très différent de d’habitude et Althéa n’était pas au courant des actions de la résistance locale. Et même si elle l’était, elle ne les balancerait certainement pas à un Républicain. Ou peut-être contre une immense somme d’argent. Après tout, les affaires étaient les affaires.

    « J’peux vous servir un p’tit quelque chose, sinon? »

    Après tout, en général, la flicaille, elle aimait bien avoir ses petits privilèges et son petit café quand elle venait aider mamie, se sentir appréciée du peuple qu’ils protègent, ce genre de trucs. Ou peut-être juste picoler, hein. Là encore, on ne juge pas.
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  • Sam 24 Déc - 14:39

    Kaizoku, Kaizoku, l'île des pirates, enfin entrée dans le giron protecteur de la République, qui leur a apporté démocratie et civilisation. Pas le genre de trucs qu'on peut dire partout, et a fortiori pas dès qu'on se rapproche des quais, où les natifs peuvent se cacher un peu partout et ont la réputation d'avoir moyennement le sens de l'humour. Y'en a beaucoup qui l'ont mal digéré, mais faut bien qu'ils l'acceptent, vu que c'est arrivé.

    Puis y'a d'autres endroits où faut étaler fièrement cet avis, histoire de se mêler correctement.

    La politique, à bas niveau, c'est-à-dire au mien, ça se résume à faire plaisir aux gens importants. Eux, ils pensent que le fait que y'ait moins de pirates, et qu'on dispose d'une base aussi proche du Reike, c'est une bonne chose. Au pire, si les bourrins trouvent une coquille de noix pour naviguer, et qu'ils prennent l'île, on perdra pas grand-chose, m'est avis, et ça doit être tout le calcul.

    Par contre, si un navire de Kaizoku transporte pas de contrebande, comme dit la blague, c'est qu'il a déjà tout vendu.

    « Hm, oui, Lordegon, je vois. »

    Je vois pas du tout, j'ai pas la moindre idée de qui c'est, pasque j'ai autre chose à foutre que de connaître tous les petits artisans de la ville. Mais ça, ça n'a pas la moindre importance. L'important, c'est d'instiller le doute, que la capitaine se demande si, par hasard, le pire des hasards, j'connais vraiment un certain Lordegon, auquel cas ça pourrait vite s'avérer gênant.

    « Merci pour les nouvelles, j'note pour Germaine la... Goulue, même si j'pense pas me pointer à Kaizoku de si tôt. Et la SSG... Bah, ils vivent dans leur monde, c'pas le mien. Le nôtre, a priori. »

    Pas que le rafiot soit petit, mais c'est sans commune mesure avec tout ce que la Société des Sept Gardiens peut mobiliser comme navire de commerce. Eux, ils font dans le gros, et les pots-de-vin associés sont de la même catégorie. Evidemment, tout ça est réservé aux chefs, c'est eux qui prennent leur commission là-dessus, quand ils peuvent, et c'est même pas toujours le cas. J'parle pas du capitaine, ça se règle plutôt du côté des commissaires, voire des préfets. Autant dire que j'suis pas prêt de voir la moindre poussière d'or.

    « Un godet de tord-boyaux. Y'a moyen de regarder dans les caisses pour contrôler la marchandise ? »

    Hé, on va pas voyager à vide non plus, hein. Ca me remontera le moral après cette dure journée de travail.

    Quand le bois laisse la place aux tissu, j'examine de loin, j'soulève un peu pour vérifier que y'a rien planqué entre les lés. Puis j'soulève un autre couvercle, et j'regarde rapidement ce que j'peux y trouver. C'est de la soie, ce coup-ci, autrement plus précieux, doux et délicat. M'faudrait p'tet une couverture dans ce genre pour les chaudes nuits d'été, tiens, ça doit être vachement agréable. Puis l'expression dit "Péter dans la soie" donc doit y avoir un truc.

    J'referme soigneusement les caisses et j'me tourne vers la capitaine, prenant le temps de la jauger en humant mon verre, un dé à coudre de concentré d'alcool pour se tenir chaud pendant les quarts nocturnes en mer.

    « Vous voulez une inspection détaillée ou on peut passer plus vite ? »

    Pas que j'aime pas travailler, mais j'ai beaucoup de respect pour le petit commerce, alors mon message est à peine voilé.
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    Althéa Néphériane
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  • Lun 16 Jan - 13:10
    Le liquide ambré coule dans un petit verre, le remplissant rapidement alors que son côté liquoreux reste un peu accroché au bord du verre transparent. On peut évidemment sentir d’assez loin le degré d’alcool loin d’être négligeable. Même si un seul verre sera certainement pas suffisant pour l’envoyer au pays des rêves. Peut-être que se garder une bouteille avec une petite substance spéciale dedans pour rendre les inspecteurs plus coopératif serait pas de refus, mais là encore, les plus chiants picolent pas en service. Donc ce n’était pas le meilleur des plans.

    Althéa acquiesce tranquillement alors qu’il dit vouloir inspecter les caisses. Elle ne se fait pas plus de soucis que ça, à vrai dire, trouver la contrebande implique de tout retourner et de sortir tous les tissus pour accéder à la planque au fond de la caisse. Elle aura largement le temps d’intervenir s’il commence à balancer la marchandise partout dans la cale. De tout de façon, il a pas l’air particulièrement zélé dans sa recherche. Même si un petit coup d’épée dans son dos quand il était tourné restait une option, elle préférait ne pas s’attirer de soucis dans un des plus grands ports républicains. Mais visiblement, celui-là semble d’humeur à négocier même s’il n’a pas forcément vu quelque chose de louche. Une feinte? Ça n'en a pas l’air. Ou alors il joue très bien son rôle. En tout cas, le deal est assez clair.

    Althéa se retourne un court instant, jetant un rapide coup d'œil aux rayons du soleil déjà bien rasants passant par l’écoutille au-dessus d’eux et allant s’écraser sur le mur de la cale un peu plus loin.

    « Ma foi, ça va sûrement prendre un temps monstrueux, après tout, on est en fin de journée. Faudrait pas que les autorités du port ne surménagent leurs agents. »

    Evidemment, ce n’était pas son seul argument. Faisant coulisser le tiroir d’un bureau assez volumineux dans un coin de la pièce avec une petite clé en bronze, elle y fouilla rapidement, avant d’en sortir une bourse modeste mais bien remplie, la jetant dans un arc de cercle lent vers le douanier avant qu’elle n’atterrisse dans un bruit métallique caractéristique dans sa main. Plutôt chargée comme bourse, Althéa connaissait les tarifs habituels et avait fait en sorte d’en mettre un peu plus, tant pour être certaine que pour partir du bon pied sur les relations avec les autorités locales.

    « C’est surtout l’heure d’aller visiter les tavernes locales, je pense. Une idée des meilleures tavernes pour les petits entrepreneurs indépendants? Du genre celles où l’on peut se relaxer tranquillement ou parler affaires si besoin? Je ne connais pas très bien Courage alors je me disais qu’un local devait forcément avoir des bonnes astuces - et des bonnes adresses. »

    Après tout les relations étaient essentielles pour monter un bon business, même si son contact initial allait l’entendre pour lui avoir fait perdre autant de marge avec son conseil à la con. Peut-être qu’elle lui fera lui rendre une bonne partie de ses pertes avec une dague sous la gorge, plus tard. En attendant, autant essayer d’en tirer le plus possible de la situation, et avoir de quoi poser un pied tranquillement dans le port et connaître les meilleurs coins à affaires. Pas sûr qu’il les connaissait tous, loin de là, mais il avait l’air du style à avoir ses habitudes et à - si pas lui présenter des gens - au moins lui dire par où les trouver.

    « Après tout, il faut bien aider les petits commerçants, c’est le poumon économique de la nation. »
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  • Ven 20 Jan - 18:10

    Ce qui est agréable, quand on travaille à plusieurs, c'est quand tout le monde avance dans la même direction. J'veux dire, si tout le monde essaie de tirer la couverture à lui, on s'en sort plus, et on s'retrouve même à se tirer dans les pattes alors que si on pousse tous dans le même sens, on peut déplacer des montagnes.

    Enfin, uniquement si on a assez investi dans la magie de force titanesque, mais au figuré, c'est les chefs qui le disent.

    Toujours est-il que quand on s'comprend, on perd beaucoup moins de temps. Par exemple, ma capitaine a conscience que j'ai autre chose à foutre que de retourner chaque planche de son foutu rafiot, et que même s'il me restait une journée entière de service, j'ai pas du tout la motivation de m'y consacrer.

    « Puis travailler trop, ça me rend aigri et désagréable, personnellement, sans compter que ça fait perdre du temps à tout le monde, hein... »

    La bourse de pièces a un poids rassurant quand j'la fais sauter dans ma paume, et un regard par l'ouverture entrouverte me confirme que c'est des pièces d'argent, pas de bronze. Les tarifs habituels, quoi, à moins que la pire monnaie soit cachée dessous. Mais ça m'étonnerait, c'est le meilleur moyen d'avoir une mauvaise cote et d'être certain de plus jamais pouvoir accoster paisiblement ici. Autant dire que c'est le genre de trucs qu'on fait pour une cargaison inestimable, et j'ai du mal à croire que ce soit le cas ici.

    Au pire, j'me serais fait avoir, et j'aurais eu qu'une bourse d'argent au lieu de trois bourses d'or : elle m'aura bien eu, mais c'est pas si pire. Ce qui me fait penser que j'crois pas qu'elle se soit présenté, ce qui est bien dommage quand il s'agit de devoir entretenir des rapports profitables. Encore que j'ai retenu le nom de la coquille de noix, pour les prochaines fois. Faudrait pas qu'un honnête petit transporteur soit imposé indûment, après tout.

    On est très à cheval sur une certaine forme de justice et d'équité, nous autres, contre toutes attentes. Payer une fois, c'est normal, deux fois, c'est du vol. Et on n'est pas des voleurs : on les arrête, même. Enfin, la majorité du temps, quoi.

    « Oh, des bonnes adresses, ça se trouve facilement, surtout pour une capitaine marchande aux idées larges. Le souci, c'est de trouver la bonne, et ça, c'est bien difficile à dire, de prime abord. S'il s'agit de vendre du tissu, il faudrait p'tet tenter du côté de la Voile Blanche, une belle auberge de négociants où l'oie fumée est délicieuse. Si on veut plutôt écouler de l'alcool, la Taverne du Rouquin est toute indiquée. Enfin, tu vois le genre. J'y pense, tu t'appelles comment ? Ca sera plus pratique. »

    J'garde mes cartes en main, jusqu'à présent. Si j'arrive à lui indiquer le bon endroit, déjà, ça sera bon pour les affaires, mais en plus, je saurai ce qu'elle trafficote, et ça, ça n'a pas de prix. Enfin, ça en a un, et ça m'aidera à connaître le bon.

    J'opine énergiquement du chef quand elle parle du petit commerce. C'est le tissu de la société, sans mauvais jeu de mot, et sans eux, on serait tous à la merci des corporations de la SSG, la société des sept gardiens truc-muche. Eux, c'est les commissaires et les préfets qui traitent, nous, on fait juste sbire. C'est le cas de la majorité des gens, en l'espèce, d'ailleurs.

    On remonte à la surface, et j'remets pied à quai. J'choppe une pièce dans la bourse que j'ai reçue, et j'la lance au gars qui glande devant la capitainerie.

    « L'est accrochée là, tout est nickel à bord. »

    Il est d'accord, et il va remplir la paperasse.

    En même temps, il aurait tort de pas l'être.
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