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    Cyradil Ariesvyra
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  • Mar 27 Juin - 15:00
    Cyradil se reposait donc tranquillement dans sa chambre. Son bras avait été immobilisé par une attelle afin de ne pas le faire bouger. Sa blessure avait été assez profonde au point d’avoir fracturé une partie de son os. Bien qu’ayant arrêté l’hémorragie avec sa magie, la jeune blonde était encore bien incapable de guérir véritablement les blessures en profondeur. De plus, même avec un mage très expérimenté, il n’y avait rien qui substituait un véritable repos quant à la guérison complète de ses blessures. De son bras valide, Cyradil avait manifesté une petite boule d’ombre tangible et s’amusait à la lancer et à la récupérer dans le but de faire passer le temps. En réalité, Cyradil ne s’attendait pas à voir son amie débarquer dans sa chambre et sa personnalité ainsi que les pouvoirs qu’elle maitrisait suggéraient qu’Elia étaient de ces personnes qui apparaissaient puis disparaissaient en un coup de vent.

    Pourtant, les paroles de Martha avaient semblé avoir un certain effet sur la jeune humaine puisqu’elle la vit débarquer discrètement sur le bas de la porte. Bien que les deux femmes se connaissaient depuis quelques semaines et qu’elles avaient eu des moments de proximité, Cyradil avait encore du mal à cerner entièrement son amie. La plupart du temps, Elia était enjouée et heureuse d’être avec la liche mais parfois, la jeune femme semblait être en proie à certains doutes sans que la forgeronne ne puisse en saisir les raisons. Quoiqu’il en soit, Cyradil était évidemment heureuse de voir que son amie n’était pas partie bien que certains indices laissaient penser que l’idée lui avait traversé la tête. D’un geste boudeur, Cyradil lui lança la balle d’ombre. Pas trop fort pour ne pas rouvrir ses blessures mais plutôt en signe de contestation.

    « Alors ? On essayait encore de se défiler sans même me dire au revoir ? »

    Son ton laissait penser que Cyradil était plutôt d’humeur joueuse et qu’elle n’en voulait absolument pas à son amie. Elle savait que Elia finirait par revenir la voir ou du moins, elle l’espérait. En fait, la jeune blonde aurait surtout aimé profité du congé de son amie pour faire quelque chose de plus convivial et…moins sanglant. Comme d’habitude, Elia s’inquiétait beaucoup et c’était presque adorable de la voir lui donner l’ordre de rester au lit. Cyradil croirait presque entendre Martha et elle se serait éclipsée de son lit à la moindre occasion. Cependant, cette fois-ci, la jeune blonde avait docilement accepté de se reposer et de respecter les conseils de son amie. Oui, Elia avait ce pouvoir sur elle et la liche ignorait pourquoi.

    « Mmh…non j’allais pas forcément dire cela…je voulais juste te remercier mais puisque tu as décidé de me sermonner, je ne vais pas le faire, voilà. »

    Elle lui tourna le dos, faussement fâchée et attendit que Elia vienne lui embrasser le front pour venir l’attraper de son bras valide et l’entrainer dans le lit à ses côtés. C’est pour cela que la jeune humaine était unique. Jamais Cyradil ne montrerait cette facette décontractée à qui que ce soit…ok peut-être à Rizka mais c’est tout. Tout de même, la jeune blonde évita de faire trop de mouvements brusques et relâcha bien vite Elia. De toute façon, à ce jeu, son amie était la plus forte alors elle n’aurait aucun mal à se dégager de l’étreinte, surtout avec un bras dans les bandages.

    « Et quoi d’autre du coup ? Tu veux que je mange à des heures fixes et que j’aille me coucher tôt aussi ? »

    Elle continuait de rire, heureuse de passer ce petit moment de détente avec son amie. Ses cheveux étaient détachés et il n’était pas exclu que dans leur chamaillerie amicale, Elia en recevoir quelques-uns sur son visage. D’ailleurs certains s’étaient coincés dans la veste d’Elia et Cyradil dut vite arrêter pour éviter d’en laisser quelques-uns dans la bataille.

    « Peut-être que j’y réfléchirais si tu restes encore un jour ou deux. »

    Oui parce que, mine de rien, une semaine sans sortir c’était vraiment long pour quelqu’un qui était toujours affairée. Se reposer était un concept que Cyradil maitrisait encore mal surtout depuis qu’elle était devenue une liche et qu’elle n’avait plus besoin de dormir. Et puis, elle s’inquiétait elle aussi pour Elia et voulait lui offrir un peu de détente avant qu’elle ne replonge dans ses missions. A cause de son bras invalide, Cyradil avait opté pour une robe légère dont l’une des bretelles était abaissée afin qu’elle ne fasse pas pression sur son bras malade. Son bandage était assez conséquent et recouvrait sa clavicule, son épaule et tout son bras jusqu’au coude. Les différents pansements pouvaient être aperçus en relief. C’est tout juste si la jeune femme avait pu porté un sous-vêtement approprié pour couvrir sa poitrine, une des armatures du soutien pendant aussi du côté de son bras blessé. La jeune femme portait également un collier auquel était suspendus deux chaines dorées. Ces dernières descendaient le long de son cou et s’infiltraient en-dessous du sous-vêtement de la jeune liche. Il ne faudrait sans doute pas longtemps à Elia pour comprendre à quoi leurs extrémités étaient fixées. Était-ce là juste la passion des bijoux de la forgeronne ou juste un énième moyen d’embarrasser encore son amie ? Une chose était sûre, c’était que Cyradil aimait beaucoup taquiner Elia et ses réactions lui amenaient toujours beaucoup de baume au cœur. Malgré l’ambiance joviale, Cyradil était tout de même intriguée par la décision soudaine de son amie de vouloir la quitter sans demander son reste. La jeune blonde voulait être sûre que tout allait bien.

    « Dis-moi Elia, pourquoi as-tu essayé de fuir aujourd’hui ? Je comprends que tu t’inquiètes pour moi et tout le reste mais tu peux venir m’en parler tu sais ? J’ai parfois l’impression que tu as peur de trop attacher. Comme si j’allais soudainement disparaitre… »

    Ce n’était peut-être pas le bon moment à employer vu ce qui était arrivé à sa mère mais sur le moment, Cyradil n’avait rien de mieux pour décrire la situation.

    « Tu as peur que je meurs et que ça te fasse de la peine et du coup, par réflexe, tu essaies d’imposer une certaine distance ? Ou alors, c’est du à des réminiscences de ton passé ? »

    Elle se rappela de ces horribles cicatrices mais avait promis de ne pas la forcer à se dévoiler si Elia ne le voulait pas.

    « Ne t’inquiète pas, tu n’es pas obligée de me raconter. » Dit-elle d’une voix rassurante.

    Elle lui caressait les cheveux, faisant rouler quelques mèches entre ses doigts. Cyradil n’avait aucun mal à s’avouer qu’elle avait besoin de la présence d’Elia de temps à autre. Mais c’était peut-être le cas de son amie aussi. Peut-être que les deux femmes avaient besoin l’une de l’autre.

    « En réalité, ce n’était pas que pour moi que je disais de rester. Mais pour toi aussi. Je doute que tu sois vraiment pressée de retourner à ton travail. Du coup, ne serait-ce que pour aujourd’hui, prenons le temps de nous reposer. Je te promets d’être sage pour le reste de la semaine après. »

    Elle lui tira la langue d’un air joueur et lui fit un chaleureux câlin pour faire taire ses soucis. Finalement, c’était peut-être bien de se reposer de temps en temps. Sans doute encore plus avec Elia à ses côtés.


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  • Ven 30 Juin - 13:50
    En entrant dans la chambre, Elia avait fait une petite esquive souple, et avait attrapé la boule sur le coté d'une main. La sensation etait étrange, mais pas désagréable. Elle le fit un poil trop rapidement et lâcha une grimace incontrôlable. Elle avait du voir...tant pis. Si elle finissait par savoir qu'Elia etait restée blessée durant toute la durée du retour, et des soins apportés aux gens la bas, elle allait se mettre en colere. Mais peut importait a présent, vu qu'elle etait revenue.

    - Et bien je vais pas te sermonner d'etre agacée de te faire sermonner ! Pas de merci, et en bonne santé, c'est tout aussi bien !

    Elle lui relança la boule, pas très rapidement, aisément, pour qu'elle puisse l'attraper avec sa main libre sans trop de soucis. Et hocha la tete a plusieurs reprises. Oui, manger convenablement, ou se coucher tot, oui se brosser les dents.

    - Pour ne pas avoir une haleine de morte !

    Elle se retint de rigoler au sous entendu, bien que cela pouvait etre un peu sombre dans un certain point de vu. Bah, elle avait l'habitude désormais, sans doute, de son etat. Elle malgré le fait qu'elle etait...morte, littéralement, et que c’était un peu triste, et bien elle s'en sortait finalement plutôt bien et avait l'air en bonne santé. En dehors de son bras a moitié en charpie.

    Son sourire disparut a la condition. Rester un ou deux jours. Elle avait déjà quitté Ikusa une semaine. Elle ne pouvait sans doute pas s'accorder beaucoup plus. Elle avait sans doute un bon paquet de courriers, et de missives l'attendant sur son bureau, et peut être même que Zephyr avait déjà fait appelle a elle a nouveau. Elle n’était pas trop inquiète de l'énerver, mais c’était important qu'elle continue a bien faire son travail, a s'occuper de ses nouvelles responsabilités.

    - Je...je ne sais pas trop si je peux...

    Le poids des responsabilités se faisait lourd sur ses petites épaules. Elle avait l'air forte, souvent, mais dans le fond, elle restait une femme a peine entrée dans l'age adulte, qui en plus, n'avait pas du tout été préparée a ce qui était en train de se produire en terme de besoin. En terme d'attente. Mais plutôt mourir que de laisser la gestion a quelqu'un d'autre, et encore plus a Zephyr ! C’était elle la fille d'Aurilia, personne d'autre !

    - Je n’étais pas vraiment en train de fuir. Tu as besoin de repos, c'est tout.

    Et puis elle n'avait pas tord sur le fait que se lier n’était pas facile. Elle avait passé les trois jours précédents a se demander si elle avait la moindre légitimité a être la. Si elle était vraiment une amie pour Cyradil. Si ce qu'elles avaient fait était juste ou non. Un bon paquet de questions toujours sans réponse qu'elle avait beaucoup trop de mal à vraiment déterminer.

    - Et généralement il ne se passe rien de vraiment bien pour les gens qui sont avec moi. Encore plus au vu de mon boulot. C'est mieux si je reste de mon coté, je pense.

    Ça, elle en etait venue a y penser après sa première mission en République, ou la quasi totalité des gens avec qui elle avait passé du temps avaient eu des soucis. Elle en avait vite conclut que c'etait sa faute. Conjuguer travail et vie privé, dans son corps de métier, c’était sans doute un peu trop compliqué.

    - Je peux rester un peu si tu veux. Mais je dois absolument rentrer demain. Au plus tard. Je dois déjà avoir des missions qui m'ont été attribués. Si ca continu, je vais finir la tete sous la botte de l'empereur, ahah.

    Elle rit un peu jaune, et accepta l'etreinte sans grande conviction, caressant negligemment les cheveux de Cyradil du bout du doigt, en etant contre elle. Sa fraicheur etait toujours agréable. En se redressant, elle grimaça encore une fraction de seconde et détourna la tete.

    - Tu veux...Que j'aille chercher un truc a manger ? Ca pourrait te faire du bien.
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    Cyradil Ariesvyra
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  • Sam 1 Juil - 15:35
    C’était presque attristant d’entendre Elia vouloir s’isoler de la sorte. Qu’à cela ne tienne, Cyradil était sans doute presque aussi têtue que la jeune humaine, ou du moins vis-à-vis d’elle. La jeune blonde reprit la balle d’ombre dans sa main et la dématérialisa sans effort. La magicienne continua à l’étreindre pendant un moment. Martha avait sans doute raison, le lien qui unissait les deux femmes était sans doute ce que Cyradil avait tissé de plus précieux. C’était sans doute pour cela qu’elle ne voulait pas voir Elia partir ou qu’elle s’inquiétait de la voir se mettre en danger. Ironiquement, son amie nourrissaient les mêmes appréhensions à son égard, ce qui la fit sourire.

    « Un jour, c’est bien. Ne t’inquiète pas, je ne tiens pas à te créer de problèmes…même si j’avoue que c’est pour te garder un peu plus pour moi. » Dit-elle sur une boutade.

    En réalité, il s’agissait surtout d’un geste qu’elle faisait sur Elia. En la laissant penser que Cyradil agissait avec une touche de possessivité (ce qui était peut-être un peu vrai), elle permettrait à sa jeune amie de se laisser souffler une journée supplémentaire. De toute façon, si la liche ne la forçait pas, Elia aurait pu être capable de retourner travailler alors qu’elle revenait d’une expédition particulièrement dangereuse. De sa main valide, Cyradil lui saisit la joue et tira de manière enfantine dessus.

    « C’est bien de me faire la leçon sur le fait de me reposer mais ce n’est pas très crédible si tu ne respectes pas toi-même tes conseils. »

    Tandis qu’Elia lui caressait les cheveux, Cyradil en profita pour la retourner afin qu’elle se retrouve à califourchon sur son amie, ce qui fit bouger légèrement les chaines qu’elles portaient. Il ne fallait surtout pas se rater car si Elia se débattait, elle pourrait être capable de se prendre les mains dedans et de tirer dessus par inadvertance, ce qui ne serait pas très agréable au vu des extrémités auxquelles elles étaient attachées ! Puis, d’un geste très professionnel, la jeune blonde parcourut le haut d’Elia en pointant la zone blessée sur laquelle elle appuya légèrement, l’air légèrement agacé.

    « Sinon, tu comptais me cacher cela encore longtemps ? J’ai près de quatre-vingt années de carrière dans les FMR je te rappelle. Allez montre moi cela, je vais m’en occuper. »

    Tout comme Elia avait un certain pouvoir sur elle quant au fait de la raisonner, Cyradil espérait en avoir tout autant envers son amie. Son ton, presque autoritaire, ne laisserait sans doute aucune place à de la protestation même si elle avait un bras blessé. De toute façon, dans sa position, la jeune liche avait une certaine domination bien que son amie puisse à tout moment s’en dégager. Cependant, elle la savait suffisamment raisonnable pour avoir toujours accepter l’aide la jeune magicienne, même si c’était parfois avec gêne ou railleries. Elle lui laissa suffisamment de manœuvre pour s’exécuter tandis qu’avec son bras valide, Cyradil ouvrit un tiroir pour en extraire un onguent de sa propre confection.

    « Moi qui l’ai fait. Initialement c’était un projet sur lequel je travaillais aux FMR et je voulais m’en servir de levier pour essayer de me faire un peu remarquer. Mais je pense que ça n’intéresse pas grand monde ici alors cela a été un peu oublié. Aussitôt que tu seras partie d’ici, je sais que tu vas reprendre tes missions alors ça t’aidera au moins à apaiser un peu la douleur en attendant que tu guérisses complètement. C’est une brûlure magique, sans doute atténuée par un bouclier élémentaire si je ne me trompe pas. Cela un peu froissé les muscles mais rien de bien grave. Je t'offre l'échantillon. Tu appliques ça le soir avant de dormir et ça devrait aller dans quelques jours.»

    Son agacement étant retombé, Cyradil retrouva son ton doux et rassurant. D’un geste expérimenté, elle appliqua l’onguent dans lequel elle avait réussi à intégrer sa magie de givre. Elle insuffla un peu de sa magie de guérison mais pas trop au risque d’énerver Elia qui allait encore lui dire qu’elle ne se ménageait pas assez. Dans le silence, la jeune liche prit du temps à traiter la brûlure de son amie avant de se retirer et de s’allonger à ses côtés. Avec un sourire, elle s’approcha d’Elia et l’embrassa sur la joue, en la complimentant.

    « Tu t’es bien défendue, je suis fière de toi. Mais…la prochaine fois, si tu es blessée, il faut que tu m’en parles. Il ne faut pas avoir peur de me montrer tes faiblesses. Je ne t’apprécierais pas moins s’il arrive que tu flanches à un moment ou un autre. Tout comme je me repose sur toi, il ne faut pas hésiter à te reposer sur moi également. Je suis très heureuse que tu veuilles me protéger, mais je le suis tout autant quand je peux te le rendre aussi. »

    Elle l’enlaça à nouveau tandis que sa femme de chambre avait discrètement posé un plat non sans avoir longuement sourit face au spectacle que les deux amies lui avaient offert. Martha ne la dérangerait pas plus. Elle avait fait son travail, à sa maitresse de faire le reste du chemin. De retour dans la chambre, il était encore assez tôt dans l’après-midi. Cyradil voulait un peu sortir profiter d’une petite promenade avec son amie.

    « Si j’avais pu, je t’aurais emmenée à l’Oasis. Je m’y suis baladée avec ma protégée un jour et c’est particulièrement chaleureux comme endroit. D’habitude, j’y étais souvent pour affaire mais nager dans les eaux à l’abri des palmiers c’est…plutôt relaxant. Et les escapades dans les dunes de sables ! Certains disent qu’il y aurait des trésors oubliés ! »

    Cyradil parlait avec passion, un peu comme une enfant qui racontait les rêves qu’elle voulait accomplir…sauf qu’elle ne pouvait pas agiter ses deux bras. Elle se rappelait encore de la soirée qu’elle avait passée avec Elia et au fond, la jeune liche aurait bien voulu en passer encore d’autres.

    « Bref, tout ça pour dire qu’il ne faut pas que tu t’inquiètes trop pour moi. Je ne mourrais pas avant d’avoir pu écrire un livre avec toi je te rappelle ! » Ajouta-t-elle ironiquement.

    Cyradil remarqua alors le plateau. Puisque Elia voulait se rendre serviable, elle le lui indiqua pour qu’elle puisse aller le chercher. Effectivement, cela lui faisait bien de manger un peu mais c’était surtout de le partager avec son amie qui était vraiment apaisant.

    « Si un jour j’accède aux hautes sphères du Reike, je suis contente de savoir que j’aurais au moins une personne sur qui compter. Je n’ai jamais aimé avoir un garde du corps ou toute fonction qui pourrait s’en approcher. Mais si c’est toi. Et uniquement toi. Peut-être que je pourrais le supporter. »

    C’était là toute la confiance que pouvait accorder Cyradil à Elia. Presque aveugle. Toute forme de méfiance semblait la quitter en la présence de la jeune humaine à qui elle pourrait donner sa vie…ou sa non-vie. En tout cas, une chose était sûre, c’est que la jeune liche l’aimait beaucoup.


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  • Dim 2 Juil - 3:30
    Elle poussa un petit cri de surprise quand elle se retrouva changée de position par le mouvement de la liche. Elle grogna sans bougée, et la laissa redresser son haut jusqu'au niveau de sa poitrine. Son ventre etait noir, stigmate du violent choc qu'elle avait encaissé, malgré le bouclier. Clairement, si elle l'avait prit de plein fouet, elle aurait eu les organes broyés. Sortant du bain et sans aucune lotion, Cyradil avait tous loisir de pouvoir regarder les abdos dessinés de la sportive.

    - Je suis une combattante, j'ai l'habitude, c'est mon travail Ce n'est pas ton cas, tu es une forgeronne, et super douée en plus. Tu ne devrais pas te bagarrer, même si tu es forte avec ta magie. Ca ne te vas pas de faire ça.

    Elle avait une douceur naturelle qui ne lui sied pas avec le fait de faire mal aux gens. Elle etait sans doute une stratége, une chercheuse, une bonne décisionnaire. Mais Elia etait incapable de l'imaginer attaquer des gens pour tuer. Ca ne se superposait pas avec l'image qu'elle s'etait fait de la blonde au fil de leurs rencontre.

    - Je...je dois etre la meilleure.

    Elle avait dit ça avec un air buté, en fermant les yeux, tandis qu'elle sentait la creme faire effet sur la brulure, provoquant une sensation très désagréable, sans pour autant arracher la moindre grimace a la Reikoise. Elle n'etait pas n'importe qui. Elle se devait d'etre meilleure, irréprochable. Elle aurait du faire mieux, dans cette affaire. Elle s'etait trop reposé sur la blonde. Quand cette derniere lui avait murmuré son soucis, elle aurait du prendre les choses en mains, et faire en sorte que Cyradil n'ai meme pas a bouger de chez elle.

    - L'oasis, ça pourrait être cool...

    Elle fit ça évasivement, en laissant son haut retombé par dessus son ventre tracé, et passa les bras autour de la blonde avant de tomber sur le coté, pour qu'elles soient ainsi allongées l'une face a l'autre, et elle resta la a la fixer en silence un long moment, semblant ignorer même l'invitation a aller chercher le plateau. Elle leva sa main gauche, et passa doucement le doigt sous une mèche blonde pour venir la ramener derrière son oreille, avant de lui sourire. Elle ne savait même pas pourquoi, elle avait cette sensation étrange dans la poitrine. Comme un rendez-vous raté.

    - Tu dis ça, mais si tu montes haut dans la hiérarchie, tu abandonnera une partie de toi même. On ne se verra peut etre plus beaucoup. Peut être même plus du tout.

    Quand a elle, elle avait des projets qui nécessitaient de beaucoup voyager, et elle n'avait pas envie de rester a un seul endroit une grande partie de l'année. Pas pour l'instant en tout cas. Mais pour Cyradil, la vie de l'humaine n’était désormais qu'un souffle dans son éternité. C’était peut être ça qui l'a rendait un peu morose. Comme l'impression qu'il y avait une barrière avec elle, qu'elle n'avait pas imaginée a la base, et qui désormais était fortement présente. La réalité sans doute, c’était qu'elle tait presque un amour perdu. Une jeune femme qu'elle aurait pu vouloir a elle. Vouloir plus. Mais elle avait vite comprit que ce ne serait jamais possible.

    - Je vais etre partie un long moment cette fois. J'ai normalement plusieurs missions consécutives a plusieurs endroit du Sekai. Liberty, Melorn, entre autre. Plusieurs semaines, plusieurs mois peut etre, meme.

    Elle avait presque envie de dire qu'il valait mieux que la blonde chercher a trouver quelqu'un d'autre, de plus proche, de présente. Avec elle tous les jours, pour la soutenir, la faire rire. L'aimer.
    Elle roula sur le dos et se redressa, pour déscendre du lit et aller jusqu'au plateau. Elle l'attrapa et revint vers le lit, le posant entre elles et retombant assit. Elle prit un fruit et un couteau, qu'elle commença a utiliser avec son expertise martiale facile a deviner, a couper une pomme et l'éplucher pour son amie.

    - Je suis sur que tu n'aurais aucun soucis a trouver quelqu'un de plus cool que moi. Je fais ma dépressive, c'est ridicule.

    Elle sourit un peu, en accélérant les mouvements de ses doigts, elle ricana même un peu plus en ajoutant.

    - Si on était dans un roman un peu olé olé, un peu coquin, peut être que je devrais même disparaître par la fenêtre, en te laissant juste une culotte comme souvenir de nos journées suantes passées ensemble. Mais généralement, dans les livres, c'est pas deux filles a qui ca arrive, plutot le grande general un peu gauche avec les femmes qui tombe amoureux de la fille de joie. Enfin, remarque. Tu étais dans l'armée et j'etais...

    Elle s'arreta, sans que ses doigts ne trahissent quoi que ce soit, et quand elle eu terminée, elle prit un quartier de pomme et l'approcha des levres de la blonde pour la faire manger.

    - Fais aaaah.

    Puis comme si c'etait la suite direct de leur conversation, elle demanda avec une légére curiosité :

    - ...C'est qui ça, ta protégée ?
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    Cyradil Ariesvyra
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  • Dim 2 Juil - 14:29
    Cyradil s’efforça d’être la plus douce possible avec son amie. Il était vrai que, Elia, en matière de combat, était bien plus forte qu’elle. Cependant, la jeune blonde la surpassait de loin de par son expérience de vie. Quelque part, elle se revoyait au même âge, avec les mêmes doutes et les mêmes appréhensions lorsqu’elle n’était alors qu’une apprentie magicienne. La jeune forgeronne se vit alors rembobiner sa vie antérieure et à se rappeler de tous les obstacles qu’elle avait du franchir et de tout ce qu’elle avait du sacrifier pour arriver à ce qui avait été l’apogée de sa puissance mais aussi de sa sagesse et de son érudition. Ses ennemis avaient appris à la craindre tandis qu’elle avait insufflé le respect dans d’autres. Elle se rappelait d’épopées épiques, de tournois magiques impressionnants, de combats où elle avait frôlé la mort et c’était tant d’histoires qu’elle aurait aimé raconté à son amie.

    Mais elle comprenait maintenant. Le fossé qui l’a séparait d’Elia. Si elle avait cru que le vrai prix de l’immortalité était la perte de ses pouvoirs, Cyradil se rendit compte au fur et à mesure qu’elle s’accoutumait à sa non-vie, qu’il n’en était rien. C’était...difficile à admettre et bien que cela semblait être l’évidence, Elia était mortelle et tôt ou tard, sa vie expirerait. Cyradil avait vécu une bonne centaine d’années dans la solitude, sans n’avoir jamais eu de personne avec qui partager des moments similaires à ceux qu’elle passait avec Elia. La jeune blonde se liait assez difficilement, au même titre que son amie bien que cela ne soit pas pour les mêmes raisons. La jeune liche ne pensait pas que multiplier cette durée de vie par un facteur infini ne change quoi que ce soit à cette constatation. Le Sekai était grand, certes, mais il n’offrait sans doute pas la garantie de pouvoir retrouver une personne comme Elia. La jeune forgeronne comprenait alors pourquoi les entités dotées du pouvoir d’immortalité se complaisaient dans le plaisir éphémère. Sans doute pour oublier que la plupart des gens ne leur survivraient jamais…à moins que ces entités ne finissent par se lier entre elles.

    « Ce n’est pas très grave, ne t’inquiète pas. Je suis habituée à rester seule pendant de longues périodes. Je ne cache pas que tu me manqueras beaucoup mais tant que tu me donnes de tes nouvelles de temps à autre, je pense que je pourrais m’en satisfaire. Mais tu n’es pas obligée si tu trouves que notre relation affecte ta vie de façon négative. Je ne t’en voudrais pas. Et je ne pense pas que je voudrais de quelqu’un d’autre. C’est toi que je veux. »

    Cyradil se blottit un peu contre son amie tandis qu’elle se faisait réceptive à ses caresses dans les cheveux. Ce que disait Elia était très positif mais la jeune liche ne pensait pas pouvoir se lier de la sorte à quelqu’un d’autre ou du moins, pas aussi facilement. Mine de rien, Cyradil avait investi pas mal de sa personne et elle ne savait pas si elle se sentait le courage de recommencer à tisser un lien aussi profond. Cependant, si c’était ce que Elia souhaitait, et si ses paroles étaient un moyen plus doux d’avouer vouloir se dérober, la jeune forgeronne respecterait son choix.

    « Quelqu’un de plus cool que toi ? Peut-être dans cinq cents années…Les romans sont en partie issus de l’imagination de leur auteur alors rien ne nous empêche d’en créer une qui nous conviendrait. Cela dit, si tu tiens tant à me laisser une culotte en partant, cela aura le mérite de faire office de souvenir et de me faire rire quand j’y repenserai. Et sache que j’aurais toujours du temps pour toi-même si j’occupe une place importante. »

    Cyradil manifesta un rire sincère qui réveilla un peu sa douleur à son épaule. Voilà à quel point ces moments étaient précieux pour la jeune blonde. Au point où ceux-ci étaient suffisants pour lui faire oublier qu’elle en était blessée. Elle était un peu intriguée par la phrase inachevée d’Elia mais elle n’insista pas davantage. Ce serait dommage de briser ce petit moment de douceur. Sur un tout autre sujet, elles vinrent à parler de Siriane qui, il était vrai, vivait sous son toit désormais.

    « C’est une jeune fille rousse que j’ai trouvé à l’Oasis. Elle faisait partie d’une troupe d’artiste mais son employeur profitait clairement de ses talents. C’était son tuteur mais il ne voyait en elle que le profit. Son ascendance de sirène lui permettait d’exceller en chant mais, ne me maitrisant pas ses pouvoirs, elle provoquait souvent du grabuge dans le public à cause de sa capacité de charme. J’étais en escale pour retourner à Ikusa quand j’ai assisté à l’un des spectacles et ensuite je l’ai suivi jusqu’à la roulotte. J’ai appris que le rôle de Siriane n’était pas seulement de chanter mais également de satisfaire les clients. »

    Cyradil savait que ce sujet était un point sensible pour son amie mais c’était loin d’être aussi grave que ce qu’elle pensait, ou du moins sur le point des plaisirs charnels.

    « D’après elle, elle le faisait de plein gré. Je sais que c’est difficile à croire mais c’est ce qui se dégageait après en avoir parlé et elle n'est pas du genre à mentir. En fait, Siriane…possède un très gros appétit et pas qu’en matière de nourriture. J’ai failli me faire dévorer quand je l’ai rencontrée et qu’elle s’st transformée en sirène alors qu’on avait décidé de manger près d’un point d’eau mais j’ai réussi à la calmer. Ensuite, j’ai confronté son patron et je lui ai foutu une belle frousse. »

    Ce fut un épisode riche en rebondissement et elle se rappelait encore de la tête de Mr Meizer lorsqu’elle avait gelé la table sur laquelle il était accoudé.

    « Je lui ai laissé le choix entre régler le montant de sa libération qui s’élevait à vingt-mille pièces d’or ou de finir sa ville dans un cercueil de glace que j'aurais taillé pour lui sur mesure. Depuis, j’ai ramené Siriane au Reike et j’essaie de régulariser sa situation pour que je devienne sa tutrice et que je lui apprennes à vivre avec ses pouvoirs. Je lui ai trouvé un travail honnête dans une auberge où elle gagne bien sa vie et j’ai menacé le tenant de l’établissement que je rachèterai son auberge et que je m’assurerais qu’il se retrouve à la rue si j’apprenais que Siriane réalisait des heures supplémentaires, si tu vois ce que je veux dire… »

    Elle passa le détail des meurtres que la jeune fille avait commis contre son gré à cause de ses pouvoirs. Elia était quelqu’un de confiance mais Cyradil ne voulait pas non plus trahir Siriane en exposant l’intégralité des détails de sa vie qu’elle ne voulait pas forcément révéler. Cependant, la jeune liche nourrissait bien quelques appréhensions. Vu que cela ne la concernait qu’elle-même directement, elle décida d’en faire part à son amie.

    « D’ailleurs, en parlant de ses instincts primaires, il y a quelques fois où Siriane est assez…poussive. Plusieurs fois, elle m’a fait des avances tacites mais je lui ai bien fait comprendre que je n’en avais pas envie et que les rapports charnels ne m’intéressaient pas. Pourtant, j’ai toujours l’impression que la petite sirène essaie de trouver s’il n’y a pas une brèche par laquelle s’engouffrer et…c’est…assez perturbant parfois. »

    Cyradil resta pensive, hâte d’écouter ce que la jeune humaine en pensait. La jeune liche savait par exemple qu’elle ne pourrait jamais partager les mêmes moments qu’elle avait avec Elia car sa protégée pourrait s’enflammer à n’importe quel moment. Tout en écoutant elle saisit le quartier de pomme que son amie lui tendait. Comme toujours, Cyradil n’était pas contre un peu de chouchoutage mais uniquement si cela venait d’Elia. Tout en continuant leur conversation, la jeune forgeronne ouvrait la bouche à intervalles réguliers pour signifier qu’elle en voulait encore. La discussion relativement sérieuse couplée à ces gestes enfantins donnaient lieu à une situation certes très saugrenue mais que la liche appréciait tout de même.


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  • Lun 3 Juil - 20:57
    - Non, bien sur que non....cela n'a rien a voir avec toi. C'est juste...moi. Moi qui est bizarre.

    Bien sur que non, ce n’était pas difficile dans sa vie que d'avoir une bonne amie sur qui compter. Elle avait juste commencer a réaliser des différences qu'elle n'avait pas totalement prit en compte quand elle etait enfermée dans sa tour d'ivoire. Elle devint un peu rouge cependant quand sa blague sur les sous vetements prit un peu d'epaisseur, et elle détourna le visage en continuant d'éplucher le fruit.

    - Tu n'aura qu'a la porter. Si en plus elle est pas a la bonne taille, tu seras pas a l'aise et tu pensera a moi toute la journée.

    Elle éclata de rire en enfonçant un dernier bout de pomme dans la bouche de Cyradil avant d'en attraper une autre et de croquer dedans. Puis elle coinça le fruit entre ses dents, et commença a tartiner du beurre sur deux tranches de pains frais, et légèrement grillé dans une poile, sur un feu. Pendant ce temps, Cyradil répondait a sa question suivante. Voila qu'elle avait une nouvelle jeune femme qui habitait ici.

    - Gnom gnom...tu peux pas t''empêcher de prendre quelqu'un chez toi, quand il a des soucis ? C'est dangereux a force, tu sais ? Tu vas finir par te faire avoir, un jour.

    Mais la jeune femme en question, une sirène, semblait s’être retrouvée un peu perdue au milieu d'une situation qu'elle ne semblait pas comprendre elle même. Une prostituée hein. Visiblement, Cyradil avait le don pour en trouver. Terrible pour une ingénue comme elle. Presque ironique.

    - Qu'est ce qu'elle va faire ici, alors ? Tu vas lui donner du travail, quand même ? Ça m'a l'air compliqué cette histoire quand même.

    Elle ne pouvait s'empecher de trouver ça un peu difficile comme façon de faire, de faire pénétrer dans sa demeure des etre dangereux, instables. Vouloir aider les gens etait une chose, se mettre en danger pour, une totalement différente. Il acheva les tartines et se mit dans une position ou elle pouvait continuer a faire manger la blonde.

    - Je me demandais...puisqu'on parle de ça. Pourquoi tu es seule ? Tu n'as jamais eu d'amour, tu me l'as dis. Mais tu semble en être...réfractaire. Personne ne te plait ?

    C’était vrai que le constat était étrange. Une fille si jolie, qui en plus avait clairement des tonnes de prétendant. La dernière sortie le lui avait confirmé, ou un homme avait carrément voulu jouer son union avec elle dans une partie d’échec. Elle etait persuadée qu'elle n'aurait eu aucun soucis a trouver des gens tombant vite amoureux d'elle. Et pourtant elle restait cette jeune femme a l'éternité fleurissante qui n'avait pas l'air d'avoir envie de se lier a qui que ce soit.

    - Je ne te parle pas de sexe. Je te parle d'amour. Pas forcément cette fille mais...quelqu'un. Quelqu'un qui serait proche de toi. Un minimum. Chaque jour. Qui partagerais tes joies et tes peines. Qui s'endormirait dans tes bras le soir. Qui....

    Elle se rendit compte en parlant qu'elle avait finalement plutot la bonne description de la chose. C'etait etre un sujet compliqué en fait. Elle baissa la tete et mordit dans la tartine a son tour.

    - Désolée, ce n'etait peut etre pas correct de te parler de ça.
    Noble du Reike
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    Cyradil Ariesvyra
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    qui suis-je ?:
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  • Jeu 6 Juil - 14:34
    « Disons que j’ai l’œil pour déceler les gens qui sont dans le besoin. Je veux dire, quand on a déjà vécu toute une vie, c’est difficile de se faire avoir par les gens même en faisant preuve de toute la gentillesse qui me caractérise. Je ne me serais jamais pardonnée de la laisser à son sort en faisant semblant de n’avoir rien vu et de rentrer à Ikusa comme si de rien n’était. On ne peut certes pas aider tout le monde mais si on se dit tous cela, alors personne ne le fera. »

    Son domaine était immensément grand et elle avait déjà accueilli des dizaines de personnes auparavant, dont certaines qui étaient dans le même cas que Siriane. Cyradil leur offrait un nouveau cadre de vie qui était souvent très loin de ce qu’elles avaient pu vivre auparavant. Aucune n’était retenue dans le domaine et tout le monde était libre de s’en aller quand il le voulait à la condition de prévenir Cyradil afin que cette dernière puisse les remplacer au poste qu’ils occupaient. Souvent, la jeune blonde essayait de leur pourvoir une éducation minimale afin qu’ils puissent se débrouiller en société et de devenir des citoyens à part entière.

    « Mmh…non pas vraiment. Siriane travaille déjà dans une taverne où elle donne des prestations de chant. Pour être honnête avec toi, j’aurais aimé l’envoyer en République pour qu’elle puisse étudier à l’université Magic et l’éloigner du Reike. Là-bas, ils auraient pu lui apprendre à maitriser ses pouvoirs et les lois sont moins…liberticides qu’ici disons. Sans compter qu’elle aurait pu avoir un diplôme dans l’une des multitudes disciplines magiques que l’université propose et avoir une carrière dans un environnement moins…guerrier disons. A Drakstrang, disons que les études sont vraiment tournées vers le militaire et donc sans grand intérêt pour quelqu’un comme Siriane. Mais rien y fait, elle ne voulait pas me quitter et rester éloignée de moi aussi longtemps donc elle a fini par rester ici. »

    Et l’alternative n’était pas aussi bonne que la première solution qu’elle avait envisagée. Ne pouvant pas rester apatride, la jeune blonde avait du entreprendre les démarches administratives afin que Siriane puisse adopter la nationalité reikoise au plus vite. En fait, c’était surtout pour que Cyradil puisse se constituer tutrice de la sirène et que cette dernière n’ait pas de problème en cas de contrôle par les autorités qui auraient alors pu la sommer de quitter le territoire.

    « Du coup, elle est devenue reikoise avec tout ce que ça implique, y compris le tatouage de citoyenneté. Honnêtement, cela ne me ravit pas vraiment mais je respecte son choix même si je voudrais qu’elle puisse s’émanciper un peu plus et qu’elle dépende un peu moins de moi à l’avenir. Je m’en voudrais si Siriane se voyait obligée de se montrer éternellement reconnaissante envers moi et que cela la freine à aller de l’avant. Pour l’heure, je lui ai donné accès à différents livres qui pourront l’aider à mieux comprendre notre système. Il y a également la question de ses origines. Un jour, nous devrons nous rendre à Aquaria pour voir si l’on ne peut pas y dénicher des informations concernant ses parents biologiques. Mais enfin, c’est encore loin tout cela. Pour l’instant, il lui faut surtout du temps pour s’habituer à son nouveau mode de vie et j’essaie de faire tout mon possible pour l’aider. »

    La blonde ouvrit de nouveau la bouche pour accueillir un morceau de la tartine qu’Elia lui tendait. Cyradil avait toujours vu l’amour comme quelque chose qui pouvait tomber dessus à n’importe quel moment. Ses parents lui disaient toujours qu’il ne fallait jamais le forcer et qu’il finissait toujours par arriver à un moment où on ne s’y attendait pas vraiment. Son père avait rencontré sa mère dans un moment tout à fait fortuit et les deux étaient tombés amoureux et ne s’étaient plus jamais quitté depuis. C’est donc en ce sens que Cyradil l’avait conçu et pourtant, dans sa vie d’humaine, elle n’avait jamais ressenti ce que ses parents lui avaient décrit.

    « J’étais trop occupée dans mes bouquins pour penser à une relation. A un point tel que je ne me suis même pas vu vieillir, je crois. A la fin de ma vie, même si je ne regrettais pas ce que j’avais accompli, il y avait tout de même un petit pincement au cœur me disant que j’aurais pu en profiter un peu plus si je l’avais pu. Concernant l’amour en lui-même, je crois que je n’ai jamais ressenti quelque chose de vraiment profond pour quelqu’un. Sans doute était-ce du au fait que je suis née dans une famille relativement aisée où mon père avait déjà tout bâti lorsque je suis née. Mes prétendants accourraient mais aucun vraiment ne désirait une union avec Cyradil, la jeune fille blonde un peu gentille mais plutôt avec madame Ariesvyra héritière d’une colossale fortune. Je crois que, à force d’éprouver du mépris pour ces gens-là, j’ai fini par m’enfermer un peu sur moi-même et je me suis convaincue que je n’avais pas tellement besoin de cela, surtout si l’on compte ma tendance naturelle à répugner les plaisirs charnels. »

    Il n’y avait d’ailleurs pas de raison particulière à cela. Sans doute que Cyradil avait transcender les limites du savoir au point de se détacher des besoins terrestres ? En y pensant, c’était assez ironique comme métaphore et elle se surprit à sourire en évoquant ses absences de besoin sexuels de la sorte. En tout cas, Elia semblait très émue par le sujet puisqu’elle finit par littéralement se décrire elle-même. C’est vrai que Cyradil partageait des moments inoubliables avec son amie. Ces dernières semaines, la jeune blonde avait été très heureuse à chaque fois qu’elle avait revu Elia et il est vrai que la jeune humaine faisait naitre des sentiments en elle que personne d’autre n’avait réussi auparavant. Elle lui sourit, comprenant la gêne que sa description avait engendrée.

    « Puis, si je dois dire la vérité, je ne pense pas que j’aurais voulu enfermer mon compagnon dans une relation platonique ennuyeuse. Je sais que les gens se laissent irrémédiablement aller à leurs pulsions et c’est sans doute cela qui finit par les attirer, que cela participe sans doute partie de la bonne santé d’un couple mais, ce n’est pas le sentiment que j’en ai. Mais combien partagent-ils vraiment cet avis ? Cette différence fondamentale avec mes anciens pairs humains a peut-être aussi influé sur le fait que j’ai failli finir ma vie toute seule. Outre la recherche de connaissances, je crois aussi que ma recherche de l’immortalité ou à minima, une extension de ma durée de vie, était due également au fait que je cherchais à recommencer à zéro. Je ne suis pas vraiment réfractaire à l’amour, c’est juste que c’est difficile de trouver quelqu’un qui partage mon point de vue là-dessus. En un siècle, j’en ai pas trouvé en tout cas. Pas sûr que j’en trouverais même en multipliant cette durée par dix. »

    Cyradil n’avait jamais tellement creusé la question avec son amie sauf lorsque les deux femmes étaient enlacées dans la tour d’ivoire. La discussion s’était terminée sur une sorte de statu quo et les deux amies avaient rapidement basculé vers un autre sujet. Il était clair que Elia était vraiment très attachée à la liche et réciproquement. Cyradil se laissa penser assez ironiquement, que, dans une autre vie, elle aurait peut-être proposé de vivre une relation amoureuse avec Elia. Mais elle se rappelait encore de sa conversation avec Thylie qui avait dit qu’elle s’était déjà liée à une liche mais son explication avait eu l’air de sous-entendre que l’histoire ne s’était pas terminée de façon heureuse. Valait-il vraiment le coup de la priver de ses jeunes années pour la « garder » rien que pour elle alors qu’elle-même vivrait éternellement ? La forgeronne n’en savait rien mais en tout cas, dans de telles situations, elle ne faisait jamais valoir ses propres envies au-dessus de celles des gens à qui elle tenait.

    « Et toi ? Tu as un avis particulier sur la question ? Je sais que ton boulot peut-être une entrave à la construction d’une relation mais, tout de même ? J’imagine que…tu y as déjà pensé quelques fois aussi non ? »


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  • Sam 8 Juil - 17:20
    - L'amour c'est compliqué. La dessus je ne peux pas dire le contraire. Je trouve ca affreusement compliqué, alors meme que je n'ai encore quasiment pas eu la chance de vivre quoi que ce soit qui s'en rapproche.

    Il y avait eu cette soirée, surprenante et un peu hors du temps, a Liberty. Avec la professeur qui l'avait surprise en pleine entraînement physique, le soir, cachée dans une salle obscure de Magic. Et voilà qu'elles avaient mangées ensemble, et passé une magnifique soirée. Ça ressemblait assez a ce qu'avait dit Cyradil. Cela pouvait arriver a n'importe quel moment. Et pourtant, encore et toujours. Pendant et après ce soir la, aussi bien que durant tous le voyage avec Cyradil dans le desert, il n'y avait qu'une sensation qui restait au cœur de sa poitrine.

    Elle se sentait définitivement et irrémédiablement seule.

    Cela reste une belle action pour cette jeune. Mais fait attention a ne pas te faire débordé. Si ta femme de chambre passe son temps a te dire que tu sembles exténuée, ce n'est très sûrement pas pour t'embeter. Simplement pour que tu restes en bonne santé. Encore plus maintenant que tu as cet etat moins facile a appréhender que la vie.

    Elle avait étudiée les liches, comme bon nombre d'autres créatures magiques diverses. Et la chose que l'on savait le plus sur l’état dans lequel était désormais Cyradil, c'est que justement, on avait peu d'information. Et elle ne comptait pas lui donner des ordres pour sa vie, pour ce qu'elle voulait faire de sa vie. Et de la fatigue dans celle que...

    - Hein, moi ?

    Elle reposa l'assiette vide sur ses genoux, en silence. Elle ne s’était pas attendue a cette question sur elle, alors que c’était la suite logique qui venait dans la discussion. Ce qu'elle voulait ? Pour sa vie future ? Continuer ainsi, masquée, dans l'ombre ? Ou accepter la lumière d'une vie d'amour et de chaleur ? Pour ce qu'elle en savait, sa spécialité, c’était bien de vivre dans le froid...

    - Je n'y ai jamais réfléchis. J'en ai simplement...souvent rêvée, sans croire une seule seconde que j'y aurais le droit un jour ou l'autre.

    Elle se remit sur ses pieds et s'éloigna du lit, posant l'assiette sur la petite table, et se retournant vers le lit, ne s'en approcha cette fois pas. Comme pour alimenter cette barrière qu'elle s'infligeait aussi bien elle même que ce que faisait le monde. Car si elle voulait être ce qu'elle était, elle ne pourrait jamais en faire vraiment partie. Une âme extérieure. Une observatrice. Qui n'avait pas l'autorisation
    d'intégrer le monde des vivants. Ironie, face a la liche. Quand elle essayait de voir le tableau qu'elle formait. Elle avait l'impression d’être celle qui était morte, et qui se laisser réchauffer par la joie de vivre de la vivante.

    - Je suis désolée, Cyradil, je dois vraiment m'en aller. J'ai adorée passer ces quelques jours avec toi. Mais...vraiment, je dois retourner travailler.

    Elle baissa les yeux. Malgré ce qu'elle avait dit, son humeur était encore plus sombre qu'avant. C’était peut être dans cette optique qu'Aurilia l'avait élevé. Pour lui éviter de trop s'attacher aux gens, et de rester souvent en retrait dans les relations. Son entraînement avait fait en sorte qu'elle ai l'habitude d'etre ce fantome insaisissable pour tous. Elle n'aurait jamais la relation de princesse dont elle revait depuis toute petite.

    Elle se dirigea vers la fenêtre, et l'ouvrit doucement. La fraîcheur du désert avait gagné la ville, la nuit étant maintenant totalement tombée. Et elle pouvait entendre dehors le bruit des gens qui travaillaient a finir la journée au service de la blonde, comme chaque jour, pour tout entretenir. Elle, elle ne serait jamais seule. Contrairement a ce qu'elle avait dit juste avant. Sa bonté, sa gentillesse, était un soleil qui alimentait tous le domaine et tous les gens sous son aile. Un jour, elle trouverait ce dont elle avait besoin. Amour, amitié, plaisir charnel. Elle en etait convaincue. Mais peut etre que quand cela arriverait, l'humaine ne serait plus la depuis bien longtemps déjà. Leur vie n'avait pas la meme puissance, la meme signification, la meme longueur.

    - Repose toi bien, petit soleil. Tes gens ont besoins de tes rayons.

    Elle lui sourit, et bascula en arrière dans le vide, disparaissant de la piece. Comme si elle n'avait jamais été la, et que c’était simplement le fruit d'un reve de la blonde. Le silence. Le petit courant d'air.

    Partie comme elle etait arrivée, comme un fantome.
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    Cyradil Ariesvyra
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  • Lun 10 Juil - 15:37
    Ironiquement, Cyradil se sentait un peu triste de voir Elia penser de cette façon. Elle-même n’avait pas su profiter de sa vie pendant sa jeunesse et la jeune forgeronne avait l’impression de voir son amie reproduire les mêmes erreurs qu’elle. Cependant, la jeune liche ne pouvait que respecter le choix de vie de l’humaine, sa propre expérience de vie ne laissait pas vraiment lieu à des réprimandes ou à des conseils. Cyradil avait vécu sa vie pour ses idéaux, laissant délibérément un fossé se creuser entre elle et les gens qui l’entouraient. Comme souvent, l’humeur d’Elia changea plutôt brusquement. Tout d’un coup, elle voulait partir, comme à chaque fois que les deux femmes abordaient un sujet sérieux. C’était assez troublant car Cyradil ne savait pas si Elia fuyait par peur de trop s’attacher ou si c’était la jeune forgeronne elle-même qui l’incitait à se braquer aussi soudainement.

    « Oh ? Tu ne veux pas rester pour la nuit ? C’est dommage mais si ce que tu veux…et bien soit. C’est gentil de m’avoir aidée. Je te revaudrais ça un jour. Sois prudente pendant ton retour.»

    Elia se dirigea alors vers la fenêtre, l’ouvrant et observant la ville qui s’était drapé du voile noir de la nuit. Les gens rentraient chez eux après une dure journée de labeur et les rues commençaient à se calmer. Dans un élan de compassion, la jeune liche lui lança le petit pot de crème qui avait servi à traiter les brûlures d’Elia lors de son combat contre le mage de la tour. Si Cyradil lui avait dit de rester, c’était surtout pour cela. Lui donner un peu de répit mais, non, Elia en avait décidé autrement, comme si cette dernière avait eu hâte de quitter son amie. Comme si cette ambiance chaleureuse l’étouffait en raison de la trop grande disparité qui existait entre son comportement qu’elle adoptait dans son métier et celui qu’elle voulait bien montrer à la liche.

    « Une fois le matin, une fois le soir. D’ici deux ou trois jours, tu ne devrais plus rien avoir. »

    Cyradil agita alors sa main valide en sa direction pour lui faire ses adieux, en espérant qu’elles puissent se rencontrer à nouveau dans des conditions moins dangereuses. Dans l’immédiat, Cyradil avait réglé tous les problèmes qui lui pendaient au nez et avait réussi à rétablir un certain ordre dans ses affaires. Elle s’approcha de la fenêtre, constatant que son amie s’était littéralement évanouie dans la nature. Sans doute son pouvoir d’invisibilité. Tant mieux, la jeune blonde n’avait jamais vraiment aimé les adieux déchirants. Elle préférait se rappeler des bons moments passés avec la jeune humaine.

    Comme promis, Cyradil était restée tranquille le temps de sa convalescence. Cela faisait longtemps qu’elle ne s’était plus pris un tel congé même s’il fallait avouer que ses petits moments de paix n’étaient pas vraiment les mêmes sans Elia à ses côtés. Toutefois, Cyradil en profita pour se recentrer sur elle-même et développer ses pouvoirs. Au fil des jours, sa maitrise se perfectionnait tandis que d’anciennes capacités lui revenaient. Comme mentionné par Elia, ses employés avaient été inquiets pour elle, montrant ainsi à quel point elle était appréciée. Finalement, son amie avait peut-être raison. Elle n’était pas si seule que cela. Quelques jours plus tard, c’est une Cyradil pleinement rétablie qui retournait au travail avec une énergie doublée en attendant que son amie ne lui refasse l’une de ses apparitions dont elle seule avait le secret.


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