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  • Sam 15 Avr - 23:12
    Le temps etait long. Ca faisait combien de temps. Plusieurs minutes ? Quelques heures ? Ils etaient arrivés en milieu d'aprés midi. Il avait beau eu dire lors du départ que ca irait sans manger pour lui, il devait bien avouer qu'il commençait a avoir besoin de se substanter. Ils avaient simplement été amenés ici sans un mot, puis quelqu'un etait venu pour leur dire qu'ils allaient etre questionnés.

    Il etait toujours dans son accoutrement assez sommaire, composé d'un pantalon et de ses bottes. Il avait relâché sa consommation de mana, et quand elle était partie seule, en suivant un soldat lui ayant indiqué qu'on allait la recevoir. Seule. Il avait immédiatement commencé a la suivre, avant qu'on lui dise qu'une seule personne serait nécessaire évoquer leur cas. Naturellement, c'etait la Republicaine qui avait été désignée.

    Alors il s’était assit dans un coin, et avait attendu. C’était un bâtiment carré qui semblait magiquement sécurisé, a tel point que même l'elfe qui n’était pas adepte de son utilisation, avait cette impression qu'il valait mieux ne pas forcer quoi que ce soit sans être totalement sur de ce dans quoi il s'embarquait. Autant attendre. Il y avait une fenêtre sur la rue, au moins. C’était la qu'il avait tiré sa chaise, sous le regard des deux hommes chargés de surveiller les prisonniers.

    Il passa un moment a observer les passant dans la rue, sans parvenir a dissimuler totalement sa curiosité. Le style vestimentaire, et les gens en eux même, n'avaient vraiment rien a voir avec Ikusa. C’était peut être psychologique, lui qui était mal a l'aise au Reike, mais les gens dégageait plus de bienveillance et de cœur, pour ce qu'il pouvait voir actuellement.

    Il redressa la tete quand la porte s'ouvrit, laissant un homme dont l'odeur agressa directement l'elfe rentrer, les mains attachés dans le dos, et violemment assit sur une chaise a l'opposé de Shan. Il saignait du front et baignait dans sa propre sueur, sortant visiblement d'une intense course poursuite. Les soldats qui venaient de le déposer n’étaient pas en meilleure forme que lui.

    Il a essayé de violer une gamine, j’espère qu'ils vont lui couper la queue, le lachez pas du regard.

    L'autre eu un rictus un peu fou sans un mot et le silence revint, avec trois gardes désormais. L'attente, encore. Shan se leva, suivi des yeux par les deux soldats, et alla simplement s'appuyer contre le mur avant de fermer les yeux, les sens tendu vers le couloir.

    On ouvrit la porte a nouveau, et quatre jeunes femmes dont deux elfes qui étaient au bord des larmes. Elles furent mit assise entre Shan et l'homme et resterent silencieuses, la tete basse. Une troisième soldate resta, cette fois, pour faire le nombre. Il commençait a faire chaud a l'intérieur, et le semi elfe n'allait pas rester serein bien longtemps dans cet environnement.

    Deux des filles commenceront a se balancer des injures dans un langage que Shan ne comprenait pas, sans pour autant avoir le moindre doute sur la nature des paroles échangeaient. L'une d'elle semblait passablement éméchée et ca commençait a le fatiguer sévèrement. La soldate vint gifler sèchement celle qui était la plus véhémente. Elle s'effondra sur elle même, en larmes, comme si la baffe l'avait fait directement dégrisée.

    L'homme jusque la totalement silencieux se mit a chanter, quelque chose d'une voix aigue qui faisait mal aux oreilles et qui ressemblait a un chant mortuaire. Il avait des yeux de rapaces posés sur l'une des filles, le sourire aux levres, comme sur une proie, et cette derniere sembla ne vraiment pas etre rassuré. Le soldat lui mit une petite taloche en constatant son petit manege.

    - Tu ressortira pas dans les rues alors ne perd pas ton temps a imaginer des dégueulasseries.

    Shan essaya de changer son fil de pensée en songeant a ce qu'ils allaient faire ensuite. Commencer par s'installer, peut etre découvrir la ville, suivre les premieres pistes qu'ils avaient. Plus que tout, il avait de la prendre dans ses bras. Tres fort depuis l'irruption des hommes dans la chambre, sans définir totalement la raison. Il avait eu...peur ? Pas exactement. Mais il avait l'impression de ne pas lui avoir dit assez a quel point il l'aimait. Lui montrer a quel point il la voulait. Aprés ça, il voulait lui dire d'avantage.

    Il se redressa soudainement d'un bon, en entendant la démarche caractéristique dans le couloir. Pas de doute. Et quand la porte commença a s'ouvrir, il avait déjà fait la distance les séparant, pour l'accueillir.
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  • Dim 16 Avr - 1:37
    Dans le couloir qui la ramenait à la salle où Shan l'attendait, Rowena n'avait pas trainer. Pour l'heure, elle avait avant tout hâte de sortir de là. Il n'avaient perdu que trop de temps et elle ne doutait pas qu'ils auraient des problèmes pour trouver la moindre boutique décente qui accepterait de les aider sans le concours de quelqu'un du coin. S'ils ne trouvaient pas quelqu'un pour leur offrir le gite et le couvert, il y avait fort à parier qu'ils peines à trouver une auberge, encore plus une auberge qui serait abordable.

    Et pourtant...

    Elle ne comptait pas se précipiter pour trouver une solution à leur problème pour le moment. Elle voulait voir cette ville dont elle avait caresser les contours à leur arrivée. Les bâtiments scintillants, saturés de magie. La beauté élancée des courbes architecturales. Le verre et les veines arcaniques qui pulsaient en un immense cœur dans les rues et les murs de cette cité qu'elle aurait préféré détester. Au moment d'entrer dans la ville, elle n'avait pas eu assez d'yeux pour tout voir et Shan'ael avait du s'en apercevoir sans mal. Malgré la situation et les aprioris négatifs qu'elle avait sur Melorn, Rowena n'avait pas pu s'empêcher d'être touchée au cœur. Après Justice, c'était potentiellement la plus belle ville qu'elle ait vu de sa vie. La plus atypique aussi sûrement. Il y avait tant de choses à admirer...

    En poussant la porte, la présence de quatre menaces, autant de gardes, se superposèrent instantanément à celle de Shan qui l'attendait jusque là. Elle avait noté la fenêtre, la porte de l'autre côté, sans dire un mot et s'approcha plutôt de son compagnon pour le serrer rapidement dans ses bras.

    - On peut y aller. " avait-elle souffler à son oreille, avant de suivre le garde qui les guida vers la sortie, leurs remettants les affaires et armes qui leurs avaient été prises. Elle n'évoqua rien d'autre avant qu'ils ne se retrouvent dehors, du côté de l'écurie de belle taille qui desservait le quartier général et dans laquelle leurs chevaux avaient été mis en attendant les conclusions des vérifications nécessaires. Elle n'avait même pas évoquer la possibilité de s'en remettre à Neera pour que leur implantation soit plus simple. Elle n'avait pas envie de se remettre une fois de plus entre les mains de Magic. C'était assez épidermique, bien plus que logique ou encore moins raisonnable.

    Ce ne fut que lorsqu'on leur eu ramener leurs deux chevaux, attachés par la longe à une balustrade pour qu'ils puissent tout deux rattacher leurs affaires et vérifier le harnachement, qu'elle s'arrêta une seconde pour soufflée. Appuyant le dos contre la barre de bois, entre les deux montures. Une main sur le chanfrein de Blédur, elle respira, sans rien faire, avant de proposer finalement.

    - On pourrait peut-être les laisser là ? Marcher un peu.  ... ça va toi ?

    D'une main distraite, elle commençait à dénouer la corde qui maintenait fermer la veste qu'il lui avait prêté, pour la lui rendre. Dans l'atmosphère printanière, elle n'en avait plus besoin et il préfèrerait certainement ne pas trop attirer l'attention.
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  • Dim 16 Avr - 2:10
    Il fit une demi foulée, une seconde, et s’arrêta pile devant elle. Elle allait bien, tant mieux. Il n'avait pas trop eu de crainte pour elle, mais préférait quand même toujours vérifier ce qu'il en était avant d’être totalement serein. Il avait apprit qu'une professeur Républicaine avait interféré en leur faveur et Rowena devait potentiellement la connaître. Alors il n'avait trop rien dit quand elle avait du s'éloigner.

    Il accepta son étreinte de façon moyenne. Il voulait partir aussi, et comme elle venait de lui dire au creux de l'oreille, alors il hocha la tete et se dirigea vers l’extérieur en la suivant, les yeux posés sur le bas de son dos, afin de calquer sa vitesse sur les mouvements de son bassin, histoire de ne pas lui marcher sur les pieds.

    Le soleil et l'air frais l'accueillit et il prit une grand respiration soulagé. L'odeur ici etait agréable, faite de plantes, de fleurs, et diverses odeurs de cuisine plus habituelle des grandes villes qu'il connaissait. Il n'y avait pas cette odeur de pourritures qu'il avait pu sentir au loin a Liberty. Pas cette odeur ensanglanté qui imprégnait chaque pavé d'Ikusa. Cetait un endroit ou il avait l'impression qu'il aurait une chance d'etre...bien.

    Il tenta d'ouvrir la bouche sans parvenir a parler. Elle avait prit les choses en main aujourd'hui, depuis le matin et elle semblait fatiguée. Rien d'étonnant, ils enchaînaient les émotions fortes. Et ici, ils n'avaient aucun allié, aucun endroit ou allé et ils seraient sans doute vu en paria. Lui avait l'habitude, mais il n’était pas sur que cela ne l'impact pas elle extrêmement fortement.

    Alors qu'ils finissaient de préparer les chevaux et qu'elle se retourna vers lui, il se figea en la regardant. Elle lui fit sa proposition, mais il ne l'entendit pas réellement. Il la dévisagea et soudainement, s'avança.

    - Rowena.

    Il passa les bras autour d'elle et lui agrippa fermement les fesses pour la soulever soudainement du sol dans ses bras. Il fit un arc de cercle sur lui même pour échanger leur place, et il se retrouva avec la palissade dans son dos. Il laissa son dos s'y couler et lentement descendit le long pour se retrouver assit entre les cheveux, avec elle sur ses genoux, assise sur ses mains qu'il n'avait pas retiré.

    - Je suis désolé, j'aurais voulu être plus utile aujourd'hui. Tu as encore du faire en sorte que je ne provoque pas d’ennuis. J'ai étais nul.

    Il approcha son visage du sien. Il y avait beaucoup de choses qu'il avait envie de dire mais encore et toujours il etait incapable de dérouler tout aussi facilement. Il laissa son souffle ce méler au sien, sans l'embrasser.

    - J'avais...j'ai toujours une crainte envers cet endroit. Je suis content que ce soit avec toi que j'y mette les pieds pour la première fois. Je vais essayer de ne pas être un fardeau pour la suite. Je ne suis pas doué pour toute ces...discussions.

    Si il avait été tout seul, il aurait fui, perdu la trace des gardes, puis attendu un moment propice pour entrer en ville sans se faire remarquer. Il remonta ses mains dans le dos de la sirène et colla sa joue contre la sienne en la serrant contre lui.

    - Je...je veux te prouver a quel point je t'aime. Même physiquement.

    Le sous entendu était clair, il avait encore les « evenements » récent en tete. Il avait beaucoup réfléchis, beaucoup travaillé sur lui meme. Pour que la prochaine fois cela ce passe différemment. Il n'ajouta rien pendant un moment, la laissant parler si elle voulait, avant de murmurer finalement :

    - ...Il nous faut des vetements.
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  • Dim 16 Avr - 12:18
    Surprise, elle se laissa aller contre lui, s'accrochant à son cou alors qu'il la maintenait fermement. Elle avait sa réponse visiblement... Non ça n'allait pas si bien. La journée avait été tendue et le fait d'attendre sans pouvoir ni fuir, ni attaquer était certainement la chose la plus usante qu'elle connaissait, alors pour quelqu'un qui n'y était pas habitué, ça devait être encore pire.

    - Tu peux souffler. On est en sécurité maintenant. " souffla-t-elle en caressant sa gorge du bout des doigts.

    Entre les deux cheveux et la palissade, ils étaient un peu coupés du monde. Il y avait bien un peu de mouvement à distance, mais personne ne faisait attention à eux et personne ne devait sans doute les voir. Elle le serra plus étroitement alorsqu'il vint caresser la joue de la sirène de la sienne. Il avait eu peur... Et comme cela commençait à être une habitude, cela le jetait en avant plus surement qu'un coup de pied aux fesses.

    - Tu aurais du me dire que les uniformes te donnerait des envies, j'en ai quelques uns, au pays. " rit-elle doucement, habituée à le taquiner gentiment.

    Peut-être aussi était-ce parce qu'elle ne savait trop comment réagir à une telle déclaration de sa part. Comme souvent, il était si intense dans sa façon de parler, de communiquer qu'il était parfois difficile d'assumer de répondre de façon tout à fait franche. A chaque fois, il la touchait en plein cœur et pourtant. Elle le lui avait dit en un sens, essayait de lui montrer à sa façon, mais ce n'était pas toujours simple.

    Elle laissa filer quelques secondes, juste pour se serrer contre lui, avant d'ajouter.

    - Tu n'es pas un fardeau. Tu as dis ce que je n'avais pas le cran de dire et c'était très bien comme ça. Si tu savais comme j'ai envie de tout envoyer balader parfois... Prendre les gens frontalement jusqu'à ce qu'ils cèdent. Ne plus avoir à composer et à sourire quand j'ai affaire à de gros cons...
    " Elle soupira et se redressa juste assez pour le regarder à nouveau. " Et je suis contente de découvrir cette ville avec toi. Je ne pensais pas qu'elle serait aussi belle.

    Puis, elle se releva sans soucis, lui tendant la main pour l'aider à se remettre sur pied à son tour. Il fallait seulement rester un peu à l'affût des problèmes qui pouvaient exister à cause de cette magie complexe et globale... Comme des démons et des trahisons mortelles. C'était compliqué d'être aussi partagée sur un endroit qu'on découvrait à peine.

    - Tu as raison. A ton avis, on a des chances de trouver quelqu'un pour nous indiquer une boutique qui prendrait de l'argent républicain ou on va devoir convaincre un local de nous troquer des vêtements contre je ne sais quel service ?
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  • Dim 16 Avr - 13:45
    - Je m'en doute un peu.

    Il la connaissait maintenant, il voyait bien dans sa façon de faire quand elle se forçait. Il parvenait a percer le masque. Si il pouvait etre un soutien émotionnel, c'etait déjà pas mal dans ce genre de situation. Il hocha doucement le menton, provoquant une caresse de sa joue contre la sienne. Il comprenait.

    - Merci.

    Elle commença a se relever, sans cesser de le regarder, de lui lacher la main, et lui proposant de le tirer pour l'aider a se remettre debout. Il resta immobile un instant, avant d'accepter l'aide et de se retrouver debout avec elle, juste en face. L'avantage de faire la meme taille, c'est qu'ainsi, il pouvait toujours garder ses yeux braqués dans les siens.

    - Mais tu as raison sur un point.

    Il l'enlaça encore une fois, comme n'ayant pas envie encore de rompre totalement le contact. Si ca partait comme ça, il allait devenir une vraie sangsue. Il avait son regard extrêmement sérieux en se penchant et en l'embrassant doucement, d'un baisé assez chaste dont il avait encore un peu trop le secret. Il la relâcha et s'écarta.

    - Je t'ai pris dans mes bras pour m'excuser, mais aussi parce que j'aime beaucoup sentir ton poids contre moi et tes fesses dans mes mains.

    Il ne la regardait plus en disant ça, sinon il aurait rougit. Il essaya de se concentrer sur la question qu'elle lui avait posé. Il n'avait pas pensé a cette histoire d'argent. Elle n'avait que de la monnaie Républicaine. Il se tourna vers sa jument, vers ses sacs.

    - J'ai de l'argent du Reike moi. Ça ne suffira pas tu crois ?

    Il avait aussi pensé qu'a défaut d'avoir une mauvaise monnaie, n'allaient ils pas tout simplement se faire arnaquer, ou bien se voir imposer une taxe de faciès. Les étrangers n’étaient vraiment pas appréciés par ici, surtout depuis les différentes annexions.

    - Si c'est un service a rendre, on peut le faire, mais ce serait quand même plus pratique si l'argent était reçu. Se déplacer avec des vêtements en lambeaux n'aide pas a donner de la confiance.

    Il siffla et les deux animaux restèrent bien docilement la ou ils étaient. Au moins le temps de faire un premier tour des différentes rues. De trouver la zone ou il y avait le plus de boutique. Et Shan devait avouer que l'idée de demander le gite a quelqu'un ne l'enchantait pas du tout. Mais si leur argent n’était pas acceptés, ils n'auraient pas le choix, c’était ça ou dormir dehors.

    - Tu ne trouve pas que l'air d'ici est....pure ?

    Il renifla a nouveau, un peu fortement, s'emplissant les poumons presque avec une avidité incontrôlable, comme si il recommençait a respirer aprés avoir été un long moment en apnée. C’était peut être juste son imagination. C’était peut être ça, la signification de « rentrer chez soi ». Il avait longtemps voulu savoir ce que ça faisait, d'avoir quelque part ou retourner en baissant totalement sa garde.

    - Tu voudrais changer toute ta tenue ? Ce serait peut etre plus simple pour se fondre dans le décors. Pour avoir moins cette affiche d'étranger placardée dans notre dos.

    Il lui présenta son bras, la paume vers le ciel. Pour qu'elle puisse y passer le sien. Pour qu'elle puisse entrelacer ses doigts, si elle le voulait.
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  • Dim 16 Avr - 16:50
    Elle eut un rire bas lorsqu'il prononça quelques paroles tout sauf innocentes contre ses lèvres.

    - Tu ne cesseras jamais de me surprendre...

    Soit il avait vraiment eu un déclic, soit elle devrait se méfier davantage de sa capacité d'apprentissage... Et lui donner quelques conseils sur les contextes où il devrait éviter de telles incartades avant qu'il ne s'enhardisse de trop et la mette au supplice à un moment inopportun. ... En même temps elle était curieuse de voir ce que ça donnerait si ça finissait par arriver.

    - Tes fesses ne sont pas mal non plus.

    Les bras lâchement posés sur ses épaules, elle ne semblait pas non plus pressée de se séparer du jeune homme. Ils avaient le temps maintenant et si certaines affaires plutôt urgente les gardaient à l'affût, ils finiraient bien par trouver une solution à leurs problèmes. Elle l'embrassa à l'angle de la mâchoire, juste sous l'oreille, et recula cette fois d'un pas pour se tirer de ce guet-apens... Non sans en avoir profiter pour caresser les courtes mèches qui balayaient sa tempe. Elle vérifia plutôt que rien ne manquait dans sa sacoche de ceinture, pinçant sans y penser les lèvres qui frémissaient encore du contact de celles du jeune elfe.

    - Le problème c'est pas que l'argent soit du Reike ou de la République. Le problème c'est qu'ici, il n'y a pas de monnaie. Gerda, la femme que j'ai demandé à voir quand ils nous ont arrêté, est une artisane qui m'en a un peu parlé. Ils troquent. Une des nombreuses raisons pour lesquelles les étrangers ont des problèmes dans le coin. Les boutiques qui acceptent l'argent sont rares car après l'argent ne sert à rien dans le reste de la ville... Et je doute que les savoirs magiques que j'ai a échanger intéresseraient un tailleur.

    Ou qui que ce soit d'autre qu'un érudit de l'Académie. Malheureusement, il était hors de question de les voir dans cet état et encore une fois, passer par Magic n'était pas à l'ordre du jour. Ils risquaient d'avoir un peu de mal avec leurs débuts, mais au moins, elle ne serait pas toute seule à se geler dans une arrière cours s'ils finissaient par dormir dehors... Et l’atmosphère était douce. La température nocturne serait fraiche mais loin d'être dangereuse.

    - Pure ?

    Mais déjà il repartait sur leur sujet du moment.

    - Tu passe du coq à l'âne, tu sais ? " sourit-elle. " Si on en a l'occasion, oui, autant en profiter pour renouveler deux ou trois tenues locales. Tu devrais en faire de même. Je suis sûre qu'on trouveras des coupes qui t'iront très bien.

    Tout en répondant, elle avait fini de dénouer sa corde de soie et commencer à l'enrouler autour de son avant-bras pour la suspendre à sa ceinture.

    - Du vert, du bleu, de l'argent. Tu as déjà porté du cuir ? "
    demanda-t-elle sans pouvoir s'empêcher de profiter de son pas d''éloignement pour admirer son buste. Une fois les mains libres, elle retira la veste de son compagnon et la lui posa sur les épaules, le laissant l'enfiler s'il le désirait, avant de prendre son bras, glissant ses doigts entre les siens. Elle serra sa main un instant.

    - Qu'es-ce que tu entendais pas pure ? ... ça sent les fleurs mais j'ai comme l'impression que ce n'était pas ce que tu voulais dire.
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  • Dim 16 Avr - 18:05
    Cette fois il avait bien rougit. Mais avait légèrement sourit du compliment. Il soupira intérieurement. Et fronça les sourcils en écoutant l'explication. Il n'avait jamais réfléchit a tout ça, étudier les concepts économiques qui pouvaient être utiles a Melorn. Il n'avait absolument aucune idée du fonctionnement de l'endroit.

    - J'avoue que je n'y avais jamais réfléchis. Je ne trouve pas ce systeme très pratique. Ca encourage l'isolation de la ville vis a vis du monde. Mais je suppose que c'est un peu pour ça qu'ils ont décidés de le faire.

    Si les gens ne pouvaient rien acheter ici, aucune raison de rester, et c'etait sans doute pour cette raison que même après l'annexion du Reike, Melorn etait toujours peuplée d'une façon identique. Il serra la main dans la sienne et secoua la tete.

    - Le cuir est difficile a travailler sans avoir le bon matériel...dont je ne dispose pas vraiment. J'ai toujours porté du tissu. C'est plus léger...même si moins pratique pour voyager. J'avais une tenue de cuir que j'avais acheté, une petite armure....que j'ai du vendre il y a longtemps de ça, pour diverses raisons.

    Il s’arrêta de marcher, l'air de réfléchir. Elle ne pourrait rien échanger, elle ? Peut etre que lui, avait des choses qu'il pouvait partager. Il pouvait chasser. Il pouvait aider quelqu'un pour des travaux physiques le temps de quelques heures. Il pouvait dessiner, meme si l'idée de le faire pour quelqu'un ne le mettait vraiment pas a l'aise.

    - On...on va bien trouver quelque chose. Déja, pouvons nous entrer et sortir de la ville a notre guise ? Autrement ca risque d'etre compliqué.

    Il recommença a marcher. Il n'avait pas directement répondu quand elle lui avait demandé de préciser sa pensée sur l'odeur. Il ne s’arrêta pas cette fois, alors qu'il avait cette habitude de s'immobiliser a chaque fois pour rassembler ses esprits. Ils étaient dans un quartier calme, sans doute a cause du fait que le baraquement ou ils avaient eux mêmes passés la journée etait juste derrière.

    - Il n'y a pas cette odeur de sang dont est imprégné Ikusa. Le reike est forgé dans la guerre et le combat. Dans la destruction. L'air y est acerbe.

    Ils ne croisaient pas grand monde, sans doute car la journée était déjà bien avancée. D'ailleurs, si ils ne se hâtaient pas, ils n'auraient rien avant le lendemain matin, sans doute. Ni pour s'habiller, ni pour manger, ni pour dormir. Et Shan avait l'estomac totalement vide, n'ayant pas mangé depuis la veille au soir.

    En République, il y a une odeur de pourrie. De lutte, de jeu de pouvoir terrible, dont les petites personnes ne peuvent se défaire et dans laquelle ils finissent par étouffer et se noyer. Je ne parle même pas de Liberty. Qui est a peine coloré des quelques touches de lumières, comme ce jardin que tu m'as fais visiter.

    Il tourna la tête dans plusieurs direction, comme pour analyser les alentours, et il renifla encore. Au delà de la ville, de la vie, il y avait une espèce d'odeur de naïveté, de gens qui ne connaissaient pas totalement le monde, reclus sur eux même. Un peu ce que lui était, sans doute. Dissimulé dans la nature, loin des sociétés humaines.

    - Je n'ai pas cette sensation ici. Mais je suppose que c'est aussi parce que je ne suis pas la depuis longtemps...peut être... ?

    L'esprit faisait beaucoup dans la perception des sens. Il ne savait rien de cet endroit alors qu'il avait une bonne idée de comment ca ce passait ailleurs. Alors il s'influençait lui même peut être.

    - Tu aimes les fleurs, toi ?

    Il rougit de nouveau un peu aprés cette derniere question, sans donner d'explication précise.
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  • Lun 17 Avr - 17:56
    - C'est bien l'idée. " acquiesça-t-elle. " Melorn n'est pas vraiment connue pour accueillir les touristes à bras ouverts.

    C'était même tout le contraire. A moins d'une visite officielle, Gerda l'avait prévenu, c'était la croix et la bannière pour trouver comment se débrouiller... Et en quittant la République, elle n'avait pas pensé à prendre un paquet de verroteries à échanter avec les autochtones. Dommage...

    - Oui. On peut aller et venir sans soucis normalement. Les gens d'ici sont isolationnistes mais ce sont aussi des gens cultivés. Ils ne peuvent pas produire tous les produits de luxe qu'ils affectionnent localement alors il y a quand même un léger trafic.

    Et des ambassadeurs, mais ça c'était un autre sujets.

    - J'aurais cru que les villes républicaine sentiraient plus l'alcool et la drogue que le moisi, mais je comprends ce que tu veux dire.

    Les explications de Shan concernant ce qu'il sentait de chaque endroit étaient parlantes. Elle n'avait pas son odorat mais elle avait appris à être sensible aux ambiances. Elle s'ennuyait vite et avait besoin de nouveauté mais elle savait lire les lieux et les personnes. Ikuza était brutale. Liberty perfide. Maël détruite. Courage putride. Justice sous acide. Quant à Kyouji, étrangement, elle la trouvait plutôt placide. Une sorte d'îlot belliqueux mais en paix au carfour d'un océan de sable et une mer d'eau. Et ici ... ?

    - Ici l'air est pur. C'est la magique qui a le goût de sang. " souffla-t-elle avec un sourire faussé. Elle n'avait pas le coeur de faire semblant à ce propos, pas alors qu'elle y repensait encore et encore face à toute cette débauche de magie. Elle parlaient à mi-voix alors qu'ils approchaient des rues les plus passantes, les plus commerçantes, et que les rares regards qui acceptaient de se poser sur eux étaient particulièrement hautains et accusateurs. " Les rares Melornois auxquels j'ai parlé étaient en exiles ou en voyages, donc pas des habitants typiques. Alors je vois surement les choses plus sombres qu'elles ne le sont. Mais disons que le rejet de l'autre et la trahison semblent être des sports nationnaux...

    Tout en parlant, elle regardait alentour, pour trouver un tailleur, mais également pour s'en mettre plein les yeux avec un émerveillement qu'elle ne pouvait pas cacher.

    - ça m'agace d'ailleurs... parce que tout ici me parait... magnifique. Si seulement tu pouvais sentir cette magie... C'est comme... Comme un coeur qui bat. Comme si la cité entière vivait au rythme de ceux qui la composent, accrochée au ciel, plongeant ses racines dans les profondeurs de la terre. Et à chaque battement, c'est... une note... une sensation légèrement différente et douce. Douce un peu comme... la caresse de la soie sur la peau.

    Peu à peu, elle s'était mis à sourire doucement et tout son corps s'était détendu, oublieuse des regards méprisants, autant par leur accoutrement que par leur simple étrangeté. Elle fini pourtant par se détourner ses yeux légèrement lumineux des façades élancées aux tracés délicas pour revenir à Shan, étrangement appaisée par rapport à l'enthousiasme énergique qu'elle avait encore quelques minutes plus tôt.  Elle serra un peu plus son bras alors qu'ils arrivaient devant la boutique d'un tailleur. Elle ralenti le pas, faisant un mouvement du menton dans la direction de la vitrine élaborrée. Interrogeant silencieusement son compagnon du bout des yeux.
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  • Mar 18 Avr - 0:11
    Il s'arreta devant la boutique, sans la regarder, les yeux rivés vers le ciel, puis le sol. Il trouvait ça fascinant, dans un sens. Elle pouvait sentir des choses qui etaient totalement invisible pour lui. Et visiblement, l'inverse etait également exact. Elle n'avait aucun sens de l'odorat comme le sien, ne parvenant qu'a renifler la surface. Si elle avait eu son nez, elle aurait peut etre mieux compris les raisons qui l'avaient fait reculés plusieurs fois lors de la semaine a l'auberge.

    - Je pense que j'arrive a comprendre ce que tu veux dire, un petit peu. Mais ce sont deux sensations totalement différentes. Comme la terre et la mer, un peu. Je les imagines sans parvenir a façonner l'expression de leur forme.

    Il fit un vague geste de la main, une Louisette dans l'imaginaire, comme pour modeler la forme en question. Mais il n'y avait rien, forcément. Rien d'autre que ses gestes. Il sourit doucement, et se retourna vers la vitrine qu'elle lui indiqua.

    - Les arbres.

    Il tapota le sol du talon, en observant les tuniques présentés dans la vitrine en exposition, sans doute parmi les belles pièces de l'endroit afin de donner envie a tout un chacun de pénétrer a l'intérieur. Il reprit une bouffée d'air, et tapa le sol a nouveau, pour illustrer son propos qui n'avait pas encore franchis ses lèvres.

    - Je sens ce que tu veux dire. Le rythme cardiaque de la ville. Le pouls du monde. Il est la. Je le sens différemment. Sous le sol, les racines passent, comme un grand réseau invisible, permettant au sang de se déplacer, de s'écouler. Et ainsi de pénétrer l'air. C'est ça que je sentais, je n'arrivais pas a mettre le doigt dessus avant que tu ne fasse la remarque. La ville est vivante.

    C’était ça, cette impression qu'il avait de pureté. C’était la nature omniprésente autour d'eux. La ou la Républicaine l'avait modernisé, la ou le Reike l'avait transformé, ici, il l'avait utilisé sans la brusquer, pour en faire ressortir ses plus forts atouts. La ville était forgé a l'intérieur. Elle était plus puissante que jamais. Rien d'étonnant pour la cité des elfes.

    - Ce...ce sont des belles tenues. Mais je n'ai aucune idée de ce que je devrais prendre. Quelque chose de pratique non ?

    Ils ne savaient même pas si on allait leur vendre quoi que ce soit de toute maniere, mais ils n'avaient rien a perdre a au moins entrer a l'intérieur. Il resta la a contempler la ligne des différents tissus, du cuir jusqu'au velours en tenue d'apparat. Ils n’étaient pas tombés sur la plus grande boutique de la ville, mais elle n'avait pas a rougir devant la moyenne haute des commerçants de Melorn ou de Ikusa.

    - Commençons peut etre plutôt par voir a l'intérieur ?

    Mais il resta immobile, comme souvent. C’était bien elle qui devait prendre les devant. Elle était habituée maintenant. Au meme moment, la porte s'ouvrit dans le dingue caractéristique d'une petite cloche, annonçant les entrées et les sorties, et un elfe manqua de les bousculer. Il ne fit pas trop de commentaire et s'éloigna, suivi sur le pas de la porte d'un homme d'une cinquantaine d'années.

    - Foutu pointu, ca vient, ça touche a tout, et ça se barre sans rien rajouter.

    Il posa les yeux sur Shan, sur ses oreilles, sur Rowena, et resta silencieux, braqués sur eux deux. Une seconde. Trois secondes. Avant qu'elle ai pu dire quoi que ce soit, en sachant que lui n'allait littéralement pas ouvrir les lèvres, il s'exclama.

    - Vous allez rentrer ou vous allez geler sur place ? Magnez vous le train.

    Un homme. Un nain, plutôt, vu que le haut de ses cheveux pointus arrivaient a peine a la hauteur de la poitrine du semi elfe ou de la sirène. Il tapa du pied deux fois et rebroussa chemin dans sa boutique. Ils n'avaient trop le choix autre que de pénétrer a l'intérieur, si ils voulaient profiter du premier local leur adressant la parole. Si on pouvait appeler ça adresser la parole.
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  • Mer 19 Avr - 0:31
    - Les arbres ?

    Alors là, il l'avait perdue. Elle se tourna avec une plus grande attention vers lui, voyant bien qu'il cherchait quelque chose, qu'il tentait de percevoir, sans doute, ce dont elle parlait, mais elle ne comprenait pas ce que les arbres avaient à voir là dedans. Elle sentait la pierre pulser, mais la végétation ne lui avait pas l'air plus étrange ou magique qu'ailleurs. Elle tenta bien d'étendre ses sens mais rien à faire... C'étaient des arbres.

    - Oh ? ...

    Elle observa plus attentivement Shan qui observait lui la vitrine. Un long moment. Tout semblait à ce point normal et facile pour lui. C'était la première fois qu'elle se faisait cette réflexion lui semblait-il. Il lui suffisait de tendre l'oreille pour sentir chaque détail de la vie qui l'entourait. C'était tellement improbable. La nature n'avait jamais eu grand chose à lui dire, à elle, même si elle l'avait domptée et contrôlée de bien des façons. Et comme si tout cela était d'une trivialité totale, il se questionnait sur les vêtements qu'ils pourraient bien choisir. Quelques pas après ses émotions fortes et il était de nouveau serein, attentif... Et elle le trouvait... remarquable.

    Doucement, se glissant derrière lui, elle passa ses bras autour de son buste et posa son menton sur son épaule pour regarder avec lui. Une déclaration d'amour toute simple lui brûlait les lèvres, mais elle ne l'articula pas, appuyant inconsciemment sa tête contre celle du semi-elfe.

    - S'ils acceptent de nous vendre quoi que ce soit, tu pourrais te faire tailler une tenue de voyage, purement pratique, et une ou deux autres qui te mettent un peu plus à ton avantage. Qu'est-ce que tu pense de cette coupe ? " ajouta-t-elle en désignant l'un des modèles en vitrine avec un drapé asymétrique. Puis un autre un peu plus loin, au contraste saisissant. " Ou celle-ci ? "

    Il y en avait de nettement plus osées qui dévoilaient à peine plus de peau ou qui portaient des détails plus élaborés, mais elle ne voulait pas non plus qu'il se sente déguisé. Déjà, avoir une première réaction serait pas mal. Elle était en train de le lâcher pour se diriger vers la porte lorsque celle-ci s'ouvrit toute grande, pour recracher un élégant elfe poursuivit par des ronchonnements qui n'avaient rien de commerciaux. Si un républicain s'était avisé de parlé comme ça à sa clientelle, il aurait fermé boutique en moins d'une semaine. Le respect tacite entre vendeur et client régissait tant d’interactions sociales qu'il aurait été particulièrement révoltant de le brisé ! Mais visiblement, elle n'était pas en Républiique... Une fois de plus.

    Heureusement, en plus de la faire se raidir un peu et froncer les sourcils, le nain qui venait d'apparaitre était également une aubaine. Ce n'était pas un elfe ! Ils avaient peut-être une chance que leur argent vaille quelque chose à ses yeux ? Où au moins qu'il en ait suffisamment soupé du côté hautain de ses concitoyens pour se montrer un minimum aimable. Ok, on oublie l'amabilité. Se montrer serviable peut-être au moins ?

    Elle adressa un regard à Shan avant de se diriger vers la porte. Elle la poussa, déclenchant un petit carillon, et tint le battant ouvert pour permettre à Shan d'entrer avant de refermer derrière eux. L'endroit était vraiment de belle facture. Lumineux. Spacieux. Mais également aménagé de façon à créer des coins invisibles depuis la porte d'entrée, sûrement l'atelier, à moins que ce ne soit une alcôve pour prendre les mesures ?

    - Bonsoir... Merci de nous avoir inviter à enter c'était très aimable de votre part. Vous avez des créations splendides.

    Un langage aussi doux et châtié que le bonhomme avait été charretier.

    - Vous prenez l'argent ?
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  • Mer 19 Avr - 19:03
    Il l'a sentit bouger sur le coté, puis dans son dos, sans la regarder, la laissant occuper l'espace comme elle le souhaitait. Il posa les yeux sur la premiere tenue. Et essaya de s'imaginer avec. Difficile, ca semblait presque trop bien découpé pour lui. Il s'imagina dans la rue avec le bras ainsi découvert alors que l'autre etait bleuté de tissu.

    - Tu...tu m'imagines avec ce genres de tenue, toi ?

    En vérité, si elle lui disait qu'elle aimait bien, il le prendrait quasiment aveuglément. Il avait tellement peu d'avis sur la question, ses seuls critères physiques pour lui meme etait la praticité et la propreté. Le reste, il préférait encore qu'elle, elle soit contente.

    Il leva les yeux vers le nain après qu'elle l'ai vu en première. L'autre elfe disparu rapidement au bout de la rue, l'air agacé par l'accueil. Le nain aussi. Tous le monde semblaient échaudés. Sauf Rowena qui lui adressa ses salutations de maniere fluide et avenante. Elle, elle gardait toujours la tête froide dans des situations sociales pareilles. Lui aurait juste quitté les lieux.

    Il la suivit et laissa la porte se refermer derrière eux, au rythme du carillon qui avait indiqué leur entrée. L'intérieur était parfaitement rangé. Ca changeait pas mal du style plus brut des boutiques de Ikusa. Il y avait clairement deux parties, une pour chaque sexe, découpé en haut, en bas, en sous vêtements, et en tenue une pièce, de chaque coté.

    - Et qu'est ce que j'en foutrais de votre argent ? Si vous pouvez pas le dépenser ici, moi non plus, c'est logique non ?

    Il semblait de forte méchante humeur. Ou bien il était toujours comme ça. La vérité c’était que le nain haïssait cette ville. Plus que quiconque. Alors qu'il y était né et avait passé la totalité de sa vie sur ces terres, entre ces murs, dans cette boutique. Les préjugés étaient forts ici, et le travail du tissu et le bon goût était un art qu'on plaçait surtout dans les mains des elfes, si bien que la quasi totalité de ses clients fronçaient les sourcils en constatant le véritable artiste des lieux.

    - Mais commencez pas a me fracasser les roubignoles avec vos histoires de paiements. D'abord, vous devez savoir si vous voulez un truc, oui ou non.

    La vérité c'est que depuis tout petit, Balik de son nom, etait un artiste dans l'ame. La roche, les métaux et autre forges, ce n'etait pas son truc, malgré ses traits raciaux qui le prédisposaient naturellement a ce type d'art.

    Lui, il aimait la beauté et la matérialiser sur les gens. Inventer de nouveaux concepts pour mettre en valeur le tissu, ou a l'inverse, la peau qui le portait. Et avant de penser a un dédommagement, il ne vendrait jamais rien si lui meme jugeait que l'achat etait une erreur. Il avait trop d'orgueil pour vendre une tenue pas adapté a quelqu'un et rendre la beauté individuel de chacune des moitiés moins importantes.

    - Vous, la femme. Vous avez une bonne ligne d'épaules. Par ici c'est rare. Vous voulez quoi exactement ?

    Il monta sur un genre de tabouret comme pour se mettre a la hauteur de ses clients, et s'adossa au mur juste derrière. Shan, lui, restait un epu en retrait, comme toujours mais encore moins a l'aise devant le franc parler du nain. Il n'aimait pas les conversations de face, après tout.

    - Si vous voulez mon avis, c'est sur cette paire de hanches qu'il faut travailler. Ca va forger le tissu ca, pour sur. Lui donner de la forme, du tonus.

    Il avait posé un œil clairement expert sur elle, qu'il dévia sur l'elfe.

    - Et vous la, le pointu, hum...quelque chose d'aéré. Vous avez pas l'air d'etre le type a aimer etre engoncé, et ca irait mal a votre profil. Ouaip. Ca c'est clair.

    Il ramena sa petite main sur son menton, se grattouillant une barbe fournie, pilosité naturelle des gens de son etat.

    - J'aime pas travailler sur des gens beaux. Ca rend tout plus difficile.

    Ca pouvait sonner comme un reproche, mais au final, dans le fond, c'etait plutot un compliment.
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  • Mer 19 Avr - 22:48
    Ooooh oui, elle l'imaginait plutôt bien. Avec une chemise simple sous le drapé. Assez longue pour ne pas le gêner et resserré aux poignets... Mais elle était peut-être un peu influencer par le style de sa patrie. C'est aussi la réflexion qu'elle se fit une fois à l'intérieur. Elle n'avait pas l'habitude d'aller chez des tailleurs qui pré-fabriquaient des pièces pour autre chose que garnir leur vitrine... Et elle espérait sincèrement qu'on ne lui demanderait pas de porter un de ces vêtements qu'elle considérait déjà comme des tenues de présentations et que n'importe qui avait pu porter avant son passage... Après elle ne devait pas exclure qu'il lui fasse essayé des pièces de base pour les ajuster à sa taille puisqu'ils n'avaient pas non plus des jours voir des semaines à consacrer à la confection de vêtements réellement sur mesure. Tant pis. Elle ferait avec.

    Dans son fort intérieur, elle trouvait cela parfaitement déplaisant, mais elle n'en dirait rien. Un Limier savait souffrir en silence.

    Bon super... Il avait une dent contre l'argent. Les gens du coin avaient vraiment un problème avec ça... ça faisait un peu barbare quand même, et ça elle ne réussi pas tout à fait à le gommer.

    - Une tenue de voyage. Près du corps mais souple, qui permettre de bouger. Résistante. Confortable. Mais apprêté. De préférence qui me permette de ne pas trop détonner en ville. Et une tenue suffisamment formelle pour pouvoir rencontrer les Erudits et suffisamment sobre pour que je puisse me l'offrir. Robe ou jupe, pas de pantalon. Qui dévoile ma poitrine ou mes jambes mais pas les deux, que ça reste convenable. Et un manteau de voyage qui puisse affronter le froid et l'humidité des steppes du nord quand je repartirai... Avec bien sûr les chemises de corps de rechange, les chaussures qui vont avec et les doubles qui vont bien.

    Elle avait parlé sans accroc, son ton affable percé d'une pointe de sérieux alors qu'elle déambulait dans la boutique avant de se retourner vers le nain qui la jaugeait tout en la regardant marcher. La suite de son monologue était plutôt salé. Elle préféra ne pas se formaliser des commentaires sur leur apparence , en bien comme en mal, et acquiesça lorsqu'il fit quelques propositions pour Shan. Elle doutait que le semi-elfe se prenne en main de ce côté là, elle le devança donc.

    - Pour lui, nous cherchons au moins une tenue de voyage complète, une ou deux tenue de ville et une un peu plus travaillée qu'il puisse mettre dans le grand monde sans trop de chichi. Avec les dessous, le change, les chaussures et le tout plutôt léger, monsieur craint peu le froid.

    Sur sa dernière phrase, elle avait détourné la tête du vendeur pour regarder plus précisément Shan, cherchant son approbation.
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  • Jeu 20 Avr - 0:12
    Shan avait vraiment tout écouté attentivement. Et pourtant il avait du mal a être vraiment investit. D'ailleurs, Rowena devait le savoir, car elle prit la parole a sa place pour lui permettre d'esquiver le moment fatidique ou lui, devrait parler. Le nain avait le regard plus songeur que sévère en les regardant, l'air d’être un peu surpris par la quantité de travaille qu'on lui demandait soudainement.

    - Vous êtes pas du coin hein. D'abord de l'argent, et maintenant une commande. Des voyageurs. Bwah.

    Il agita la main et descendit de son perchoir. Il alla droit vers l’arrière boutique. Shan s'approcha de Rowena, l'air un peu soucieux. Entre ça, son amabilité, et le précédent acheteur qui semblait avoir fuit le lieu comme si il était poursuivi par le diable en personne, il avait surtout envie de disparaître loin.

    - Mon...hum...ma...ma rivière. Je crois que ce n'est pas exactement le meilleur endroit pour...

    Mais déjà le propriétaire etait de retour, avec une montagne de vêtements sur la tête et dans les bras, plus ou moins bien plié pour la plupart. La sirène pu reconnaître des tenues identiques ou assez proche de celles exposés, mais fait en plus pour être vendue, avec des tailles différentes.

    - Je prend plus de commandes, parce que la plupart en font et viennent jamais les chercher. J'peux vous proposer les doublons a ajuster. Pour ce qui est sous vêtements et chemises de peaux a porter en dessous, je peux vous faire un truc d'ici la fin de semaine si vous partez pas trop vite comme des voleurs.

    Il commença a faire le tri, et balança plusieurs tenues sur Rowena sans douceur. D'un coup d’œil, elle pu constater qu'on se trouvait parfaitement dans l'idée qu'elle avait demandé pour toute la partie des tenues de voyages. Il sorti également un long manteau qui allait tombait sous les genoux de Rowena, voir encore plus bas si jamais elle voulait des retouches. Il était triplé en fourrure, et avait même possibilité de dégrafer une partie de l'intérieur pour ne pas qu'il soit trop chaud et porté en mi-saison.

    - Celui la c'est une petite merveille. Et la couleur bleu nuit vas bien a une femme du sud comme vous.

    Il lui déposa aussi dans les mains. Shan pouvait sentir a l'odeur que seul le nain l'avait jamais touché, et avec la douceur de l'artiste. Il n'eut cependant pas le temps de dire quoi que ce soit a voix haute que déjà le nain enchaîna avec plusieurs robes du meme accabit qu'il déposa sur une table au centre de la pièce, de façon bien moins fouillis, avec précaution. Le tissu etait plus fragile.

    - J'ai du chercher dans de la grande taille, les gonz d'ici sont toutes fluettes par rapport a vous. Celle la est ouverte jusqu'à la cuisse. Ici, le décolleté est plus plongeant. Celle la combien les deux, mais si vous ajoutez ce gilet par dessus, cela diminue l'echancrage de la poitrine et ça la rend plus classieuse.

    Il était dans son truc maintenant, et Shan songea qu'il n'avait plus besoin d'essayer de dire quoi que ce soit. L'autre allait simplement continuer sa démonstration, et il essaya plutot de jauger la satisfaction de la sirène.

    - Je vous prend a l’arrière pour des mesures. Et vous la, vous restez la, pas de regard cochon dans mon atelier.

    Il avait dit ça a Shan, alors qu'il indiquait déjà le passage au fond, dont l’arrière était dissimulé de l'avant de la boutique par des grands rideaux.

    - En même temps on verra pour les vêtements a porter en dessous, si vous voulez que je vous arrange quelque chose.

    Il n'avait absolument pas parlé de paiement depuis le début. Il allait a cent a l'heure, et pour Shan, le rythme émotionnel était désormais un peu difficile a suivre....
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  • Ven 21 Avr - 0:02
    Charmant... Vraiment charmant.

    S'ils n'avaient pas été presque assuré de ne trouvé que pire niveau accueil de la clientèle, elle aurait quitter les lieux sur le champ. On avait pas idée d'être aussi irrespectueux face à des clients... Si c'était leur conception du fait de vivre sans argent alors elle comprenait encore moins les idéalistes qui disaient que le plus gros problème de la République c'était l'amour que ses habitants avaient des espèces sonnantes et trébuchantes, de l'argent, de l'or des diams... Au moins ils savaient dire s'il vous plait et merci.

    L'attitude du vendeur lui montait doucement au nez. Heureusement, son éducation lui avait fait avalé bien des couleuvres... Mais c'était quand même chiant quand on avait risqué sa vie au Front pour défendre l'Humanité contre des figures quasi-divines, de se faire traiter comme le dernier des artichauts à chaque coin de rue ! D'abord les gardes et maintenant ça. ... Il fallait qu'elle reste raisonnable.

    - Très bien pour une semaine, mais pas plus... " Puis elle testa la doublure du manteau. Il serait parfait... Il lui rappelait totalement son travail et elle pourrait presque le mettre sur son uniforme, mais soit... Les sourcils froncés elle acquiesça. " Je vais prendre celle échancrée à la jambe. Quand mes marques s'étendront elle restera mettable. " ajouta-t-elle un ton en dessous.

    Lorsqu'il ordonna à Shan de rester dans son coin comme à un vulgaire laquais lubrique, l'ensemble de son dos était devenu raide. Mais elle se tourna tout de même vers son compagnon avec un sourire affable. Ce n'était pas à lui qu'elle en voulait.

    - J'en ai pas pour très longtemps normalement. Hésite pas à regarder, trouver quelque chose qui te plaise à toi, plus qu'à moi.

    Puis elle suivi le nain, sans desserrer les lèvres, s’exécutant et répondant avec l'amabilité de circonstance sans réussir à réellement se détendre. C'était impressionnant à quel point ce nain réussissait à l'énerver. Pourquoi lui plutôt qu'un autre ? ça ça restait un mystère.

    - Qu'est-ce que les melornoises portent en dessous de ce genre de tenue, du coup ?
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  • Sam 22 Avr - 2:03
    Shan n'avait absolument rien objecté dans la mesure ou c’était normal de son point de vu qu'il n'aille pas derrière pendant qu'elle se faisait mesurer...ou peut importe ce qu'il faisait pour ajuster les vêtements. Lui l'aurait fait a l’œil, de façon un peu désordonné. Même si au final il avait toujours des résultats plus que correct. Il avait le coup d’œil et était autodidacte. Mais crée des pièces entières comme ça, ça lui prenait des semaines. Enfin, des semaines, il en avait.

    Le nain avait déjà disparu et elle n'avait qu'a le suivre. Elle du contourner le petit comptoir, pousser le rideau, traverser un petit passage sombre qu'elle pu voir avec ses capacités comme un genre de couloir, reliant a un atelier a l’arrière, jonché de vêtements et de tissu en tous genre. Shan, lui, ne bougea pas d'un poil.

    - Ça dépend ce que vous voulez faire. Pour allez en soirée, rien de tel que la dentelle. C'est fin, ça souligne la silhouette, ça s'efface sous le tissu, c'est agréable a l’œil. J'sais pas ce que vous foutriez d'autre avec une robe cependant.

    Il était déjà dans la suite, lui cherchant une tenue de voyage. Le manteau, la robe, les sous vêtements. Mais les tenues de voyage c’était plus long a faire car devait tenir sur la durée. Ca devait etre solide, pouvoir etre salit sans forcément s'abimer. Pas comme des tenues qu'on portait quelques heures de temps en temps.

    - La poitrine, c'est la même chose. J'ai des tissus pour remonter le rebond des seins, d'autres plutôt pour effacer les courbes. Certain plus confortable, certain pour séduire. A droite la dedans, vous pouvez jeter un œil. C'est surtout selon vos goûts. Dans les soirées mondaines de Melorn, les femmes n'y vont pas par quatre chemins. Et je parle même pas d'Ikusa.

    Ikusa ou pas mal de soirée mondaine consistait a attirer l'amant le plus riche pour avoir un bon parti. Quand ce n'etait pas participer a des orgies de noble au cœur de sources thermales fumantes. Le nain avait l'air de connaître un peu ce genres d'endroit, malgré son air et sa façon de parler.

    - Ah, celle la est pas mal.

    Un pantalon de cuir qui allait clairement la mouler, mais dont le tissu renforcer allait la maintenir au chaud. Un haut de tunique a bouton qu'elle pouvait laisser a l'air ou bien serrer avec une laniere de cuir entourant son ventre sous sa poitrine. Une veste a passer par dessus, a manche longue, également en cuir, avec des poches sur les cotés et d'autres plus discrete sur le devant, assez fine, clairement prévu pour etre porté sous un manteau.

    - Celle la est chaude, pratique, assez renforcer et solide. Elle va pas s'étioler en deux jours, moi qui vous le dit,  vous pourriez allez au confins du monde et en revenir qu'elle serait encore en bon état. J'ai utilisé du cuir des cerfs des montagnes du nord. C'est du solide. Pas simple a dégraisser et diminuer l’épaisseur, mais une fois fait, on trouve pas beaucoup mieux en terme de praticité. Après ça dépend si vous voulez quelque chose de plus aguicheur visuellement.

    Il tira un genre de tabouret un peu identique a celui qu'elle avait vu dans la pièce principale de la boutique et lui indiqua de venir se placer au centre de l'atelier.

    - Enlevez vos vêtements, gardez le minimum. Sans mesure impossible de faire quoi que ce soit avec un corps pareil.

    Elle était grande, mais aussi large d'épaules, musclée, tout en gardant une féminité débordante. C'est comme ça que l'elfe l'aurait décrite, peut être ? Le nain n'avait pas l'air d'avoir quoi que ce soit de genre en terme de pensée. Il commença a essayer de s'approcher et avant même de commencer, secoua la tete.

    - Eh, le grand dadais, viens par la en fait, j'ai besoin d'aide.

    Shan, qui n'avait pas bougé de l'angle de la boutique, il décida d’obéir et s'approcha, avant de tirer le rideau.

    - Me voilà.
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