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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    24.07.22
    Ouverture du forum et début du jeu. Bienvenue sur Cendres !
    28.06.22
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    Myriem de Boktor
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  • Jeu 28 Juil - 11:31
    Kyouji, 9 mai de l'An 3

    Cela faisait maintenant 3 jours que nous étions sur Kyouji avec Ruyven, le but était de passer le plus discrètement possible bien entendu car nous n'avions nulle autorisation et encore moins le moindre tatouage Reikois, nous étions des parias fuyant Mael et l'oppresseur Reikois. Nous avions établi notre havre de paix dans un Oasis protégé mais nous manquions de certains ressources et de liquidités pour les obtenir. J'avais encore nombre de parures de bijoux en ma possession, leur valeur était réelle mais je ne pouvais aller dans une bijouterie, chez un joaillier ayant pignon sur rue car je ne pouvais justifier qui j'étais et pourquoi j'avais ses bijoux en ma possession et je n'avais nulle confiance en personne ici.

    Ruyven était parti chercher des artisans pour obtenir ce dont nous avions besoin et moi je devais obtenir les fonds pour ces commandes, une affaire simple en théorie. Je me renseignais depuis la veille un peu partout sur les joailliers, vendeurs itinérants, les gens sans attache réelle avec Kyouji, je pensais que c'était ma meilleure chance en réalité.

    Plusieurs noms m'avaient été donné et j'en avais déjà rencontré deux mais je n'avais pas senti le coup, mon empathie m'avait fait percevoir beaucoup d'avidité et peu de générosité, de gentillesse chez ses gens et je doutais de pouvoir expliquer et plaider ma cause. Je savais qu'un vendeur itinérant ne pourrait jamais me payer la parure emportée à sa juste valeur et ce n'était pas le but, j'escomptais récupérer une jolie somme et à eux ensuite de faire de lourds bénéfices soit en revendant les pierres seules soit en trouvant acquéreur chez un maitre bijoutier qui reconnaîtrait sa facture.

    Depuis l'aube j'arpentais le marché, cachée sous un voile qui dissimulait mon épaisse et opulente chevelure, ma tenue était simple, de facture modeste, mais malgré cela mon port, ma façon de marcher, tout me trahissait, j'étais noble jusqu'au bout des ongles et nul mensonge ou travestissement ne m'était familier. Je cherchais juste à diminuer l'attention qu'on pourrait me porter.  Le seul bijou visible sur moi était celui de Wan, mon lien avec cet élémentaire millénaire et protecteur de ma famille.

    Allure de Myriem:

    Enfin je vis s'installer celle dont on m'avait parlé, une jeune naine déjà renommée et dont la jovialité semblait être reconnue, elle était peut-être ma chance. Je m'avançais doucement vers son étal, l'observant alors qu'elle installait ses productions, diverses et variées mais de qualité à n'en pas douter, cela se voyait. J'avais acheté un fruit, parlant le moins possible car mon accent aussi était signe de ma naissance en Shoumei, à Mael. J'ai mangé ce fruit assise sur le rebord de la fontaine de cette grande place qui commençait à regorger de vie.

    Quand j'estimais que le flot des passants était assez important, j'inspirais profondément et adressais par réflexe une prière aux titans, diviniste toujours que voulez vous, puis je me levais. J'époussetais ma tenue par réflexe, incongru pour mes vêtements mais je n'y pouvais rien, je me sentais toujours sale et mal habillée depuis des mois que j'avais quitté Mael.

    J'avançais vers l'étal et avisais la naine travailleuse. Mon visage de soucieux redevint naturellement avenant, je devais tenter ma chance, advienne que pourra.

    - Dame Grisepierre? Puis-je vous interrompre quelques minutes?

    Mon phrasé ne collait en rien avec ma tenue mais je ne savais parler autrement.

    Message 1
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    Gerda
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  • Jeu 28 Juil - 17:52
    Doucement le matin. Pas trop vite l'après midi. C'est un rythme qui me va. Au milieu du brouhaha du bazar et de ses affaires menées à cent à l'heure, moi je prend le temps. Il faut dire qu'il est rare de voir les gens courir à Melorn. Les elfes estiment qu'ils ont le temps de mener leurs affaires. Peu de choses sont vraiment urgentes quand on vit des siècles.

    Alors je prend plaisir à regarder l'industrieuse cité en pleine effervescence. L'air est bon en ce milieu de printemps, loin des chaleurs accablantes qui toucheront le reste du pays d'ici quelques mois. Le lac apporte une fraicheur bienvenue et la luxuriance de la végétation attire des perruches dont les pépiements joyeux m'emplit de joie. Plus haut dans la rue, une fontaine doit être bouchée. Son eau déborde et forme un torrent qui cascade le long de la voie légèrement en pente. L'évènement fait le bonheur des mômes qui y font voguer des rafiots faits de bouts de ficelles et tentent de construire des barrages avec ce qui leur tombe sous la main. Je soupçonne en vérité qu'une poignée d'entre eux soit responsable de cette joyeuse inondation.

    Je dresse mon étal sans me presser. Des petits arbres métalliques débordent de pendentifs communs, parfois affublés de petites runes brillantes. Les bijoux les plus précieux sont sous vitrine, exposés à ka vue mais loin de toute main baladeuse. Le reste de l'étal est composé de babioles que je me plais à enchanter et ventre. Petits éventails décorés de runes de vent, tasses chauffantes, verres incrustés de petits éclats de carbonite, foulards colorés ondulant dans le vent. Des babioles plaisantes, précieuses mais sans excès. Les prix restent abordables pour le commun des mortels.

    J'en suis à disposer autour de ma roulotte des petits moulins enchantés qui devraient faire la joie de bambins curieux quand je vois une silhouette approcher. Juchée depuis mon comptoir, je la salue avec chaleur.

    - B'jour à vous ! Bienv'nue au comptoir Grisepierre !

    Habillée légèrement d'une simple tunique lacée et d'un pantalon large, je m'accoude sur le comptoir et me penche en avant pour la détailler avec une bienveillante curiosité. La jeune femme parait à la fois douce et fragile malgré sa taille immense à mes yeux de naine. Une grande poupée en porcelaine tout droit sortie d'un coffre à jouet. Elle me fait penser aux elfes de Melorn par son phrasé et son maintiens. L'arrogance en moins. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle dénote avec le reste du paysage. Le capuchon qu'elle porte en imaginant qu'il la rende moins curieuse et les coups d'œil qu'elle jette occasionnellement par dessus son épaule suffisent à me convaincre qu'elle n'a pas envie d'être remarquée. Et elle ne s'y prend pas pour le mieux.

    - Interrompez, interrompez. J'aime êt'interrompue !

    C'est la pure vérité. Pour le simple plaisir de la papote ou de la découverte. Je jette un regard alentour et baisse le regard vers la jeune fille. La première chose que j'imagine en la voyant est que j'ai affaire à une jeune fille en fugue. Une aristocrate ayant quitté précipitamment le foyer familial pour échapper à un mariage arrangé et qui se retrouverait brutalement démunie au milieu de la rue. Ayant moi même littéralement fait un doigt d'honneur aux barbus bien intentionnés qui ont voulu me proposer un mariage raisonnable pour "sortir de ma condition" et "arranger mes affaires" par le passé, je ne peux que compatir. Et puisque c'est un souhait que je soupçonne chez cette jeune personne j'anticipe en lui proposant directement.

    - Envie qu'on discute en privé à l'intérieur ? Un bon thé chaud vous ferait peut-être plaisir. Ou autre.

    Parler de "lieu privé" en évoquant l'intérieur de la roulotte est sans doutes exagéré car tout un chacun prêtant particulièrement attention pourra distinguer au moins nos silhouettes installées à l'intérieur. Mais ca parait tout de même plus discret que rester plantée au milieu de la rue avec des airs de coupable.
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    Myriem de Boktor
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  • Sam 30 Juil - 22:15
    Je suis accueillie avec chaleur et bonhommie, on ne m'avait pas menti sur cette joiaillère, c'était engageant.

    - Bien le bonjour et merci pour votre accueil.

    J'étais naturellement avenante aussi mais je savais me calquer sur les humeurs de mes interlocuteurs. Par chance il semblait qu'elle soit aussi lumineuse que le soleil du Reike.
    Je n'avais croisé que peu de nains et encore moins de naines durant ma vie mais elle me semblait bien moins rude que ceux croisés par le passé.

    Son regard était vif et je sentais qu'elle n'était pas dupe mais cela ne changea pas son regard, son accueil ou son sourire. Puis elle prononce des mots qui enchantent mon coeur anxieux dans cette ville, lit-elle les pensées? Je n'en sais rien mais je lui suis déjà reconnaissante.

    - Et bien je serai en effet ravie et honorée de discuter dans un endroit moins passant.

    La tension sur mes épaules se dénoue un peu, je reste inquiète de ma propre présence dans cette grande ville. Je ne sais pas sentir la vérité, le mensonge ni lire les pensées des gens mais depuis toujours je suis empathe et j'agis en fonction de ce que je ressens de mes interlocuteurs, leurs émotions qui affleurent, leur gestuelle, je suis observatrice.

    Je remercie Dame Grisepierre d'un signe de tête profonde et respectueux. j'ajoute alors.

    - Je suis Myriem, et je suis ravie de vous interrompre Dame Grisepierre.

    Cela étant dit je la suis à l'intérieur de sa roulotte, un monde empli de mille merveilles pour les yeux, d'autres odorantes, un lieu de vie chaleureux qui semble ressembler en tout point à sa propriétaire. Une fois à l'intérieur je baisse ma capuche, libérant ma chevelure et je pousse un soupir de soulagement, ce cocon me rassure.

    Je prends place sur un petit tabouret au côté d'une table basse sur laquelle trône un plateau, des verres et une théière fumante. Elle apprécie son confort, c'est simple mais agréable. Je défait mon sac que je portais en bandoulière et je le prends sur mes genoux. Mes mains trahissent mon anxiété malgré moi.

    - Je vous remercie de votre accueil, et de votre... perspicacité aussi. J'apprécie votre discrétion vraiment. Je peux vous rassurer, je ne suis pas une criminelle d'aucune sorte, je n'ai commis nul... crime mais... je ne possède ni tatouage ni autorisation. Je...

    Qu'il est dur de se livrer à une inconnue, même si je ne perçois aucune malignité.

    - J'ai besoin d'aide je l'avoue et en m'ouvrant à vous je suis votre débitrice quoi qu'il arrive, vous avez le choix de me dénoncer directement, je ne vous en voudrais même pas, je comprendrais, ou vous pouvez peut-être m'aider. M'aider moi et les gens qui attendent mon retour.

    Mon regard se posa sur mon interlocutrice, je la regardais droit dans les yeux, avec franchise et sans honte aucune. Je n'avais pas à me reprocher ma fuite et le sauvetage de mes gens, nous étions des gens fiers, loin de chez nous mais nous y retournerons un jour !

    Message 2
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  • Sam 30 Juil - 23:12
    Sans surprise, la jeune femme parait soulagée par ma proposition et accepte sans trainer. Satisfaite d'avoir vu juste (au moins en partie), je l'invite à prendre place derrière l'étal, sur un petit tabouret qui rend sa silhouette encore moins visible depuis l'extérieur.

    - Un thé au millefeuille ? Ca requinque.

    J'avais désigné la petite théière en chantée qui maintient quasiment en permanence ma préparation fétiche au chaud. Qu'elle accepte ou non, ca ne m'empêche pas de m'en servir un godet que je compte siroter au cours de la conversation qui s'annonce. Nous échangeons à voix basse et j'ai la désagréable surprise de constater que mes suppositions étaient loin de la vérité en fait. La situation de la demoiselle est bien plus mauvaise que je l'avais imaginée ! Ce n'est pas une fugueuse mais bel et bien une fugitive à qui j'ai affaire. Une femme qui vient probablement du Shoumei. L'accent. L'air perdu. Tout colle malheureusement. Et le pire c'est qu'elle est pas seule. Une moue compassée apparait sur mon visage.

    - Je vois ... j'suis désolée par ce qui vous arrive.

    Je lâche un soupir et fait un geste de la main que j'espère apaisant.

    - J'vais dénoncer personne vous en faites pas. C'est pas l'genre de la maison. Moi c'est Gerda. Pas besoin de "madame".

    Je jette un rapide coup d'oeil dehors. Les mômes continuent de rire autour de la déferlante qui déborde du caniveau. Personne ne fait vraiment attention à mes produits et encore moins à nous. Je me penche pour venir chuchoter à celle qui s'est présentée comme "Myriem".

    - Corne de bouc,  qu'est-ce que vous fichez ici ? Pourquoi vous êtes pas partie vers la République ?

    J'ai aidé par le passé des réfugiés du Shoumei. C'est vrai. Est-ce que ca s'est su et que cette jeune femme est venue vers moi pour ça ? Ca serait surprenant ! C'est vrai que j'ai distribué de l'argent, de la nourriture. Partagé autant que j'ai pu sans me mettre moi même en danger de survie. J'ai aidé autant que j'aurais aimé qu'on le fasse pour moi si j'avais été à leur place. Autant que Melorn avait contribué collectivement à ma survie après l'accident qui avait coûté la vie à mon père. C'est une question de décence humaine. Mais ce que j'ai fait, des milliers de gens l'ont fait. Dont des gens bien plus fortunés ou influents que moi.

    C'est la première fois que cette prend la forme d'un acte que j'imagine être illégal au vu des précautions fournie par mon interlocutrice. Les Reikois se montreraient donc si cruels envers les victimes de la colère des titans ? Le petit peuple n'est pour rien dans tout ce qui est arrivé ... je doute même que quiconque chez eux continue à accorder leur foi à leurs protecteurs qui se sont avérés être leurs bourreaux.

    - Comment est-ce que je peux vous aider ?
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  • Mer 3 Aoû - 11:18
    Je me sens rassurée, protégée de l'extérieur dans ce petit cocon convivial. Cette roulotte est charmante en bien des points. Assise sur ce tabouret mes épaules se détendent un instant et avec un franc sourire je réponds.

    - Avec grand plaisir, j'apprécie sa saveur. Et si jamais... Cette plante peut aussi vous servir dans de nombreux domaines. Un bain de siège au millefeuille aide à apaiser les douleurs menstruelles. Et sur la route si vous vous blessez en cataplasme c'est un bon cicatrisant. Mais attention pas sur une plaie ouverte en contact direct...

    Je m'arrêtais en soupirant après moi même.

    - Désolée, un vieux réflexe, cela n'intéresse pas forcément tout le monde les plantes et leur utilisation.

    Je savoure ce moment de calme, sorti du temps et du bruit de la ville. J'entends des pas cadencés et mon souffle se coupe, comme si bloquer ma respiration pouvait me rendre invisible. J'ai peur, c'est un fait avéré, je me sens mal dans cette ville ennemie. Quand mon interlocutrice m'avoue être désolée pour moi je hausse les épaules, ainsi va la vie, et tant que je possède la mienne, ce n'est pas "grave" tout le reste non?

    - Je vous remercie Gerda. C'est noté.

    Elle se penche vers moi sur le ton de la confidence et je me sens un instant fière de moi, non je n'ai pas fui vers la République.

    - Je ne suis pas une combattante mais je ne fuis pas devant l'adversité. Mon ennemi ce n'est pas l'arrivée des titans, mais les Reikois qui ont annexé et pris le Protectorat de Mael sous leur coupe. Mes terres étaient les premières, je vivais près du Port et elles s'étendaient dans l'est et le sud de la belle cité blanche. Je vais vous passer les détails mais les avoirs de ma compagnie marchande sont placés dans une banque Républicaine, au moins ils sont bons dans cela avouons le *sourire* ainsi que tous les originaux de mes titres de propriétés mais malgré cela pour l'effort de guerre disent-ils, l'état Major Reikois a pris des décisions, des terres et je vous en passe. J'ai aidé de mon mieux des semaines, de mois mais je ne pouvais renier ce que j'étais alors je suis partie avec mes gens loin de ce combat qui n'est pas le nôtre. Nous avons trouvé un havre de paix ou nous nous sommes établis mais j'ai besoin de marchandises pour réparer les bateaux, construire... Et je ne peux utiliser mes avoirs alors il me reste ce genre de choses.

    Je pose mon sac sur mes genoux et j'en sors une boite de cuir que j'ouvre pour révéler une parure splendide, centenaire vraisemblablement, de grande valeur rien que par les métaux, les pierres, et l'ouvrage.

    Parure de Bijou:

    - Je ne peux le vendre a un bijoutier, mais vous... vous pouvez fondre le métal et l'utiliser, récupérer les pierres. J'ai besoin de quoi négocier du bois et de la quincaillerie. En valeur pure je sais avoir largement de quoi faire rien qu'avec le médaillon mais... je ne peux rien en faire moi même. Alors... j'ai besoin de monnaie d'échange, ce que vous pouvez, vous vous retrouverez ce ne sont pas des faux croyez le bien. Je peux aussi vous confier la parure et marque de mon sceau un acte de don en votre nom, vous pourriez le vendre vous même... En somme je ferai ce qui peut vous arranger mais je ne peux rester longtemps en ville, chaque seconde qui passe me met en danger ainsi que mon ami Ruyven qui négocie les matériaux ce matin.

    Mais dans l'urgence, il fallait faire au mieux non?

    Message 3
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  • Mer 3 Aoû - 14:07
    Ah ! L'image de la personne en face de moi se précise. Une noble dépossédée et en fuite, incapable de faire face à ses dépenses et trop fière pour aller se réfugier dans le giron de la République ? Quel dommage ... La fierté pousse les gens à faire des choix manquant singulièrement de bon sens. Il arrive même que certaines personnes choisissent de mourir pour des idées plutôt que d'accepter d'aller dans une direction qui leur permettrait de s'épargner à eux et leurs proches beaucoup de peine ... Il est évident qu'à sa place j'aurais mis les voiles vers une destination où je me serai sentie en sécurité. Quitte à repartir de zéro, comme je l'ai déjà fait. Nomade de nature, je n'ai pas cet attachement à la terre. Peut être parce que mon foyer à été détruit depuis longtemps, je ne me sens plus dotée de racines très profondes.

    J'écoute ce qu'elle me dit tout en lui servant une tasse de thé chaude et sucrée. Je la rassure d'un sourire bienveillant quand elle m'expose les bienfaits du millefeuille et fais un geste de la main quand elle s'en excuse.

    - Une passion qui épargne des maux aux gens. Comment en vouloir à ceux qui brûlent de la partager ?

    J'ai eu l'image étrange de moi en train d'essayer de me faire un bain de siège avec mon thé lorsqu'elle a parlé d'une des utilisations possibles de la plante. Ca me fait avoir un sourire plein d'autodérision. J'ai trop d'imagination pour mon bien.

    Vient le moment où nous entrons dans le coeur du sujet. Je ne rebondit sur aucun des détails pratiques et politiques qu'elle m'expose. J'imagine dans quelle situation globale elle est. Chaque détail qu'elle me donnerait en plus ne pourrait que lui nuire alors je n'en demande pas plus. L'essentiel à mes yeux est qu'elle propose de détruire ou acquérir une parure de bijou très reconnaissable. Une moue me vient aux lèvres après un rapide examen de l'objet.

    - Quelle tristesse de devoir défaire quelque chose de joli ...

    Je soupire. Les temps sont durs pour tout le monde. Le "beau" devient trivial quand on le met en balance avec la survie. En toute franchise, si la jeune femme avait parlé d'acheter des armes, je crois que j'aurais fait beaucoup plus de difficultés pour trouver un accord. Mais au vu de sa situation, ma proposition ne souffre d'aucune hésitation.

    - Je peux vous déconstruire ce bijou. Rapidement s'il le faut, grâce à la magie du métal que je maîtrise. Vous repartez avec dans votre bourse. De l'argent, des gemmes, ca ne laissera pas de traces et sera facilement échangeable pour vous. Je peux aussi vous racheter les éléments qui le composent au prix des matières premières. Au prix véritable, sans faire la moindre marge dessus.

    Et peut être même en y perdant secrètement un peu sans doutes. Tant pis ca n'a pas d'importance.

    - Dites moi juste ce que vous préférez, je m'y mettrais immédiatement.
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  • Jeu 4 Aoû - 17:17
    Je sens son amusement quand j'ai parlé des diverses utilisations de l'Achillée Millefeuille, ce qui est normal après tout et me fait sourire aussi. D'un signe de tête je la remercie pour sa gentillesse, sa simple présence me fait du bien, un peu comme mon mentor Wan, les gens bons de ce monde sont trop rares et donc précieux.

    Elle me laisse parler, vider mon sac serait plus honnête, les mots coulent et pleuvent, et si je suis une bavarde d'ordinaire, j'ai l'impression d'être atteinte de logorrhée ce jour, c'est horrible en un sens de ne pouvoir se retenir mais j'ai l'envie et le besoin de me livrer... Je peux me tromper totalement, mais je me sens bien.

    Elle observe la parure et semble déçue à l'idée de devoir détruire quelque chose de joli.

    - Ce ne sont que des bijoux, ils ont une histoire certes mais les souvenirs suffisent. Moi je vois en eux l'opportunité de construire mieux l'avenir de mes gens, de nous permettre de continuer d'aller de l'avant tout simplement.

    Bien sûr que je mens un peu dans le fond, ces bijoux appartenaient à ma famille depuis plusieurs générations et sont notre héritage, une partie de mon nom, mais avec cette guerre j'ai réalisé que ce qui est le plus précieux n'est pas matériel : la vie. Rien n'a plus de valeur à mes yeux que cette dernière, celle de mes gens, leur bien-être, alors ce n'est que peu cher payé que d'offrir en échange de leur confort une partie de l'héritage de ma famille. Etre noble c'est être au service des siens, c'est ce que l'on m'a enseigné et je reste une diviniste convaincue et une vie d'ascète ne me fait pas peur.

    J'écoute ensuite sa proposition et j'acquiesce à mesure qu'elle s'exprime, elle peut donc déconstruire cet ouvrage, mais ce qui me surprend c'est la fin. Dans un geste spontané, ma main enserre la sienne avec douceur.

    - Vous êtes une âme généreuse Gerda, quelqu'un de bien, je le sens et vos mots le confirment. Mais je ne saurais accepter ce marché. Je tiens à ce que vous soyez payée à votre juste rétribution dans cette échange. Vous pouvez déconstruire le bijou, ce que je ne peux faire et en extraire, métaux et pierres. Mais vous devez être payée, vous garderez certaines pierres, celles de votre choix.

    Je réfléchis quelques instants à la suite, sa proposition et je finis par dire.

    - Je peux aussi vous offrir mes services quand vous le souhaiterez. Je vous aiderai vous ou quelqu'un de votre choix, je... je possède des compétences de soins qui sortent de l'ordinaire, je peux soigner pratiquement tout je crois, je vous offre cela en plus de votre travail. Une promesse d'aide inconditionnelle.

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  • Ven 5 Aoû - 9:49
    Un paiement ? Oui c'est vrai que ces choses là se font. Je lève la main, l'air de dire "boah".

    - Ecoutez, j'viens d'Melorn. L'argent ca m'sert pas. J'ai d'quoi manger et travailler, ca m'suffit. La promesse que vous m'revaudrez ça si jamais on s'recroise un jour ca m'suffit.

    Et je dis en conclusion avec un sourire.

    - Vous m'inviterez à manger !

    Une perspective bien plus plaisante que lui prendre le peu de monnaie qu'elle a. Et puis si on se revoit dans pareilles circonstances, c'est qu'elle aura sans doutes plein de choses passionnantes à raconter. Maintenant que c'est dit j'imagine les choses comme actées. De toutes façons j'ai décidé que c'était ainsi et ... vous connaissez les préjugés sur ma race, n'est-ce pas ?

    Je m'empare du bijou. Je jette un coup d'oeil dans la rue. Des gens passent. Un bambin parmi les plus jeunes est tombé dans la flaque et une mère en colère est venue le récupérer en le tirant par la manche. Elle le houspille, lui et toute la petite bande qui s'est aussitôt dispersée comme une volée de moineaux. Une scène de vie comme il s'en déroule partout ... Le genre de paix à laquelle aspire la femme en fuite devant moi.
    Je lâche un discret soupir.

    - J'vais avoir besoin d'un peu de temps et de concentration, j'vous nomme assistante le temps que je m'occupe d'votre bijou ! Suffit de surveiller que ca chipe pas, prendre les sous si quelqu'un veut un objet dont l'prix et afficher et faire attendre si ils veulent plus d'informations ! J'suis juste là d'toutes façons.

    Je désigne le petit établi au fond de la cariole. C'est effectivement à portée de voix et de vue de la personne derrière le comptoir, peu de chances que la fille se sente perdue. Je confierai ce genre de travail à une môme de 12 ans les yeux fermés. Je prend quand même le temps de m'assurer que la dame ait bien compris et ne panique pas à l'idée de tenir mon rôle pendant quelques minutes. Et puis j'emporte la parure sur mon établi où je commence à œuvrer. Je fais appel à ma magie, auréolant le fond de la boutique d'une aura blanc pâle. Le métal se plie à ma volonté. Je suis en train de détruire une création. Ca me fait au mal au coeur mais c'est nécessaire. Le bijou cesse d'exister, déconstruit pour revenir à l'état d'une pile de matières premières ...

    Et pendant ce temps, la grande s'occupe de mon étal. Rien de fâcheux ne devrait se produire. Ce serait quand même pas de chance ...
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  • Ven 12 Aoû - 14:35
    Pour ma part je venais d’un monde ou tout s’achète et rien n’est jamais gratuit, pas même le compliment qu’on adresse à notre interlocuteur, je venais d’un monde d’apparence et de jugement. Je restais un instant silencieuse, la renommée Melorn, cité presque associée aux légendes dans mon esprit car je n’avais jamais eu l’a chance de m’y rendre ou de croiser quelqu’un venant de là-bas. On en contait des histoires sur leur mode de vie et certains se moquaient souvent d’eux.

    - Melorn.

    Comme un rêve, un mythe sorti de l’imaginaire, cela me fit sourire.

    - Vous êtes la première voyageuse que je croise venant de Melorn, on dit qu’il est inutile aux gens de là-bas de parcourir le monde car ils y trouvent tout, bonheur compris, que votre mode de vie atypique est source de votre bonheur.

    En un sens c’était amusant je trouvais du moins. Néanmoins je fus soulagée de voir qu’elle acceptait tout de même un paiement, je me sentais l’âme d’une voleuse pour le coup, d’une profiteuse peut-être même.

    - Eh bien va pour un repas, où bon vous semblera un jour prochain.

    J’étais femme de parole de toutes les façons et je trouverai un jour le moyen de payer ma dette. J’écoutais le suite de ses instructions et hochais la tête.

    - Je devrais pouvoir réussir dans cette tâche, soyez sans crainte Gerda.

    Cela étant dit, je la laisse rejoindre son établi pour travailler et user de son art magique si particulier. Pour ma part je ressors de la carriole pour m’installer derrière l’étal, en un sens, je suis à mon aise, je n’ai pas l’air suspecte ainsi installée, à attendre des clients. Curieuse, je regarde ce qui est en vente, détaille des objets, réponds avec mon amabilité coutumière aux questions relativement simples posées, par chance.

    Les minutes s’égrènent, le temps coule et je me sens dans une bulle, au calme, emplie de sérénité, quel régal. Je suis en train de servir une femme d'âge mûr, elle voulait un des médaillons proposés à la vente, j'ai fait le tour de l'étal avec elle pour l'essayer sur elle, le tenir le temps qu'elle observe son reflet dans le miroir quand...

    J'aperçois au fond de la place du marché de l'agitation. Mon regard n'a de cesse que de chercher à comprendre ce qu'il se passe. Il y a une sorte de bagarre, mais je ne distingue rien d'où je suis. Par chance peut-être la cliente veut observer et se tourne, je fais donc comme elle et mon coeur manque un battement. Au loin je reconnais la silhouette massive et haute comme la mienne, son opulente chevelure, sa posture martiale, il tente de discuter avec des gardes mais un petit homme, fluet semble le montrer du doigt... Que se disent-ils? Je n'en sais rien mais le reste n'a plus de sens ou d'intérêt pour moi, mon ami a des ennuis.

    Il évite les gardes tant bien que mal et je reconnais sa droiture, il ne leur donne aucun coup direct, il tente juste de fuir sans causer le moindre dommage. Et il finit par y parvenir, renversant un étal, ses poursuivants sont bloqués et le voilà qu'il se met à courir. Il ne m'a pas vu je ne pense pas, mais le destin le pousse dans ma direction. Sa course folle pour fuir les gardes du Reike m'empêche de respirer mais j'ai l'impression qu'il va les distancer, ils n'ont pas bougé et... J'entends un sifflement suivi d'un cri de douleur.

    Je lâche le médaillon que j'avais en main, un cri de peur sort de mes lèvres, ma main se pose sur ma bouche. Ruyven vient de choir, arrêté dans sa course par une flèche plantée dans son mollet. Il a mal, peur, je ressens, chaque pore de mon corps tremble pour lui. Et les gardes lui fondent dessus, je dois l'aider, quoi qu'il en coûte non? Jambes écartées, je n'ai cure des autres, la femme ne me regarde pas, elle est occupée par la scène devant ses yeux. Ma mains s'ouvrent, paumes vers le ciel, je commence à concentrer ma mana, je vais déverser une tempête d'eau sur ces gardes et ensuite j'irai chercher mon compagnon... Une odeur marine s'élève, mes yeux changent de couleur, les gouttes d'eau glissent le long de mes bras et bientôt je vais libérer la magie.

    A ce moment Ruyven me voit, dans son regard, de la peur, pas pour lui, pour moi. Il cesse de bouger et fait "non" de la tête... Je ne l'écoute pas, je dois l'aider non?

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  • Ven 12 Aoû - 16:59
    Si vous posez la question à mes amis et leur demandez quelles sont mes qualités, vous aurez (j'espère) pas mal de réponses. (Ou alors c'est qu'il faut que définitivement je revois sérieusement comment je constitue mon tissu social). Mais parmi tous les adjectifs que j'espère être flatteurs, il y a une réponse qu'il y aurait assez peu de chances d'entendre de leur bouche : L'intelligence. Oh j'espère quand même être ne pas être une idiote complète attention mais je suis réaliste. Je n'ai pas la prétention de faire partie des couteaux les plus aiguisés du tiroir, et je le vis très bien. C'est comme ça.

    Pourtant, alors que je sors de la caravane avec un sourire satisfait et le sac contenant les matières premières posé sur mon établi à l'intérieur, mes neurones font pour une fois un travail de déduction remarquable. En voyant l'inconnu se faire tomber dessus par la maréchaussée, ma protégée se figer et se mettre en position d'incanter, toute notre petite conversation me revient en mémoire. Ma cervelle fait les liens qu'il faut et je comprend dans l'instant ce qui se passe. Et j'ai la conviction immédiate qu'il faut que je l'arrête avant qu'elle ne fasse une bêtise. Elle se positionne, prête à user de magie à tout moment. Alors ni une ni deux, je n'hésite pas, me précipite sur elle et la ceinture pour l'empêcher d'utiliser ses mains pour un quelconque appel à la magie.

    - Allez ma grande, toi tu rentres.

    Et face à la cliente surprise par mon intervention "musclée", j'arbore un sourire poli et lance d'un ton d'excuse.

    - Désolée, mon assistante est simplette. Elle a peur de la violence ! Elle en a trop vu vous voyez.

    J'agite l'index près de ma tempe, l'air de dire "elle est folle" puis hausse les épaules. Malheureusement, la guerre a laissé nombre de traumatisés et mon explication est du coups plus que plausible. J'ignore les protestations et l'air sans doutes outré de la noble qui est à la fois physiquement violentée et traitée d'idiote par dessus le marché. Je la pousse en direction de la caravane où j'aimerais qu'elle trouve refuge. Je lui intime, à voix basse mais d'un ton qui se veut autoritaire et sans appel.

    - Tu peux rien pour lui ma grande, tu rentres là-dedans.

    Oui je la tutoie. Oui je lui donne des ordres. Parce que tudju je suis persuadée que c'est pour son bien. Elle m'en voudra peut-être mais tant pis, je peux vivre avec ce poids là sur ma conscience.
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  • Lun 15 Aoû - 11:24
    J’étais focalisée par la scène qui se déroulait sous mes yeux, c’était la synthétisation de mes pires cauchemars. Mon ami était en train d’être arrêté et molesté par les gardes, cela ne pouvait être le fruit du hasard, et ce petit homme fluet qui persiste à hurler sur lui doit être celui qui l’a dénoncé. Il est difficile de savoir à qui faire confiance en réalité, je suis aidée par mon empathie qui depuis toujours m’a permit de rester à l’écoute de tous, de leurs émotions et d’y répondre. Je ne manipule pas les gens, même si j’ai compris que j’en avais le pouvoir, cela me semble tellement honteux et contre nature. Une fois ma vie durant j’ai usé de cette influence, mais c’était face à un sale pourceau d’esclavagiste, j’ai intensifié la peur qu’il avait de Zaïn et il a fini roulé en boule à pleurer, sans blessure supplémentaires mais sans la moindre envie de recommencer à nous intimider.

    J’en voulais à ce petit homme, d’être la cause de cette scène et j’avais pratiquement réuni la mana que je souhaitais déverser sur la place, beaucoup pour tout dire, je n’allais pas faire dans la demi mesure.

    Et c’est la que j’ai senti qu’on m’enserrait, sans violence aucune non, cela a coupé ma concentration et je me suis sentie vidée, étonnée. Les bras étaient forts et vigoureux bien que leur possesseur fut bien plus petit que moi. Ma tête ahurie fut cependant ma porte de sortie. Les paroles de Gerda prenaient tout leur sens pour quiconque était étranger à la scène.

    Je ne résistais pas, car mon impulsivité n’était pas un trait de caractère, et la raison me guidant au naturel, je la suis sans rien dire, bras ballants, je n’ai pas de comédie à jouer, je suis désespérée. Je croise le regard de Ruyven, il esquisse un sourire, il est rassuré, je le sais, je ne me ferai pas arrêtée moi aussi, mais mon coeur saigne et ma respiration ne reprend pas. J’ai l’impression d’étouffer, que je ne peux pas expulser d’air, que tout est bloqué.

    Je suis dans la roulotte, sortie du regard de la cliente et je manque d’air. Cela dure à mes yeux une éternité avant qu’une goulée salvatrice ne puisse me ramener à la réalité.

    Je me laisse tomber au sol, comme une poupée de chiffon désincarnée, genoux pliés, mes bras enserrent et je pleure en silence. Les soubresauts de mon corps montrent ce qu’il se passe mais le silence est pesant, lourd, j’aimerais pouvoir étouffer mes propres émotions mais je n’en suis pas capable alors que je laisse ma peine inonder mes vêtements, je ne peux parler pour l’heure.

    Les pleurs de l'âme:

    Combien de temps avant que je ne reprenne pied? Je ne le sais mais les gardes sont loins et Ruyven disparu avec eux.

    Message 6
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  • Dim 28 Aoû - 13:31
    Ca pour un coup dur ... J'enferme "la simplette" dans la caravane sans lui poser de questions. Je me réjouis intérieurement qu'elle paraisse si apathique et n'ai pas cherché à faire de scandale. (Je m'occuperai de son cas plus tard). Je refais face à la cliente qui était en affaire pendant que l'arrestation est encore en cours dans son dos. Si je me dépêche, peut-être que j'ai une mince chance de ...

    - Désolée pour cette interruption ma chère dame, nous disions combien ? Quatre pièces d'argent pour cette broche ? Ah laissez moi vous la céder pour trois pièces.

    Vite vite. La cliente semble étonnée mais ravie. J'enchaine immédiatement.

    - Je vous offre en prime la gravure de votre prénom dessus. Vous vous appelez comment ? Ne bougez pas.

    Je suis insistante, pressée. Ca ne me ressemble pas. En arrière plan, l'homme est en train de se faire entrainer, tenu entre deux gardes. Il va bientôt être trop loin.

    - Aisha murmure t'elle et un sourire lumineux éclaire mon visage.

    Dans l'instant, je rassemble mon mana et fais appel à ma magie. Je fais mine de me concentrer sur le petit bijou que je tiens entre mes pattes, nez baissé sur ce que je tiens en main. Mais en réalité, c'est le dos de l'homme prisonnier que je regarde. Graver le nom de la personne en face de moi sur la broche ne demande qu'une infime concentration de ma part.  En revanche, rendre l'acier des menottes friables à l'extrême portée de mon pouvoir m'épuise. L'usage de magie n'est pas discret pour qui sait le repérer. Mon sortilège fait se retourner un des gardes dans ma direction. Sûrement quelqu'un entrainé à sentir et reconnaître la magie. Il fronce les sourcils un instant en me regardant mais ne voit rien d'anormal. Une enchanteuse travaillant un bijou. Ca semble lui suffire, il se détourne et accompagne le cortège. Je soupire de soulagement intérieurement. Ai-je offert à l'homme une porte de sortie qu'il saura saisir ? Je ne sais pas.

    Quoi qu'il se passe, ca se passera en dehors de ma vue. J'espère que les gardes ne feront pas le lien entre les menottes anormalement brisées et l'humble bijoutière qui s'est trouvée spectatrice de la scène.

    Les piécettes d'argent de la cliente sont collectées. J'échange quelques mots de politesse avec elle avant de retourner à l'intérieur de la roulotte et voir où en est la rescapée.

    ...

    Ca a pas l'air d'aller très fort. Elle a regardé la scène se dérouler dehors avec un air désespéré. Je ne suis même pas certaine qu'elle soit vraiment parmi nous. Je m'approche d'elle, viens lui poser les deux mains sur les bras dans un geste que j'espère rassurant.

    - Ca va bichette ?

    Pourquoi bichette ? Allez savoir. C'est sorti tout seul. C'est affectueux mais un peu ridicule. J'ai un instinct maternel et protecteur déroutant des fois. Je lutte contre lui en permanence. J'veux pas de mômes ni de famille.

    - P'têtre que ton copain va s'en sortir.

    Qui sait ? Ils fabriquent des menottes si fragiles de nos jours.

    - Tu sais ce qu'on va faire ? Je vais remballer mon étal. J'allais le faire de toutes façons.

    C'est un mensonge. On est au plein cœur de la journée. La fraicheur de fin d'après midi va bientôt tomber, apportant son flot de passants dans les rues.

    - ... et puis on va quitter la ville tranquillement à bord de mon chariot. Il fait pas bon pour toi ici. Tu me dis où je t'amène et on y va, d'accord ?

    Et moi ? Boah ... l'avantage d'être nomade c'est que dans le fond, une route en vaut une autre ... l'imprévu. L'inattendu. L'improvisé. Ca me connait. Je retomberai toujours sur mes pattes ici ou ailleurs.
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  • Lun 29 Aoû - 15:20
    Ruyven avait-il senti ce qu’il se passait, le métal qui perdait de sa force? Oui car il se débattait pour donner le change, pour faire mine de fuir mais en réalité il espérait juste quitter cette place pour que Sa Dame ne soit pas en danger, que l’homme qui venait de le dénoncer réalise qu’il l’avait vu elle aussi avec lui la veille. Aucun lien ne devait être fait entre eux.

    ...

    J’étais abasourdie, et sous le choc pour ma part, j’avais eu quelques longues minutes pour me reprendre mais je sentais toujours des larmes silencieuses maintenant qui coulaient le long de mes joues. Les soubresauts s’étaient calmés, je ne faisais plus de bruit, plus de pleurs sonores ou de reniflements incontrôlés, je me reprenais tant bien que mal. Mais la je sentais un poids qui grandissait, un poids dans mon ventre, car je ne savais pas ce qui allait se passer, si Ruyven allait être relâché, fouetté, que savais-je après tout des moeurs barbares des Reikois? Trop peu.

    Je sursaute quand Gerda revient et pose ses mains sur mes bras, je sens qu’elle chercher à être rassurante alors je ne me dérobe pas, nulle autre intention n’anime la gentille metallomancienne. Mais que répondre à sa question? Un vrai gros mensonge, la pure vérité? Non on va arrondir les angles, c’est ce qui se doit d’être fait quand on est bien élevée.

    - Je crois que j’ai connu mieux.

    Oui bon c’est un vrai mensonge en fait, et elle le sait mais tant que je peux encore jouer un tantinet la carte du pseudo paraître alors je le fais.

    La suite par contre me fait relever la tête vers elle.

    - Vous en êtes certaine? Vous connaissez la loi au Reike? Nous n’avons pas d’autorisation pour être ici, nous n’avons pas déclaré notre présence et donc… nous sommes punissables et nous avons le mauvais goût d’être divinistes qui avons refusé de servir l’armée du Reike à Maël, nous sommes donc des déserteurs…

    Je savais qu’elle tentait de me réconforter et je l’en remerciais sincèrement pour cela, quel altruisme, les gens de Melorn étaient vraiment des perles, celles que j’avais eu la chance de rencontrer du moins. Je pris une profonde inspiration et je me suis relevée, d’un revers de la manche, j’ai essuyé mes larmes et esquissé un pauvre sourire.

    - C’est très généreux de votre part Gerda mais non, vous n’allez pas remballer votre étal, vous arrivez juste et vous avez du travail, des choses à vendre, à fabriquer à démonter, une vie à poursuivre. Et vous n’allez pas quitter la ville avec moi dans votre cariole, vous ne prendrez pas ce risque pour moi je ne le permettrai pas.

    Je m’approchais d’elle et pris ses petites mains dans les miennes. Je me suis penchée pour déposer un baiser sur le dessus de chacune de ses mains avant de poursuivre.

    - Je ne quitterai Kyouji que lorsque je saurai ce qu’il va advenir de mon ami, je ne peux partir sans savoir. Comment je ne sais pas encore mais cela me regarde, je ne veux pas que vous ayez des ennuis par ma faute. Vous avez déjà fait beaucoup pour moi vous savez, le collier, me cacher, je vous dois énormément.


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  • Lun 29 Aoû - 21:51
    Je plisse le museau quand elle évoque le mauvais goût d'être diviniste. Je ne peux pas lui donner tort. Après la pilée absolue que leur a mise leurs bien aimés Titans, j'avoue que continuer de les vénérer tient davantage de la pathologie que du mauvais goût à mes yeux. Mais bon les débats théologiques c'est déjà par pour moi d'ordinaire ... alors dans cette situation particulière vous imaginez à quel point je ne souhaite pas aborder le sujet.

    - Ouais, j'ai une p'tite idée d'comment ils vous considèrent et d'ce qu'ils pourraient vous faire s'ils vous attrapaient.

    Mais des gens restent des gens. Désarmés, innocents, en train d'essayer d'acheter de quoi manger, pas des couteaux pour chercher à se venger d'on ne saurait quoi.

    - C'pour ca que ... même si c'est courageux de refuser mon aide, je vous invite à y réfléchir à deux fois. Je suis une nomade, cet endroit vaut bien un autre à mes yeux.

    Je hausse les épaules.

    - En attendant ... vous allez rester cachée ici autant que vous le voulez. Si ca peut vous donner le temps de réfléchir ...

    Quel malheur pour elle que je ne sois ni passeuse, ni contrebandière. Je ne sais même pas à qui je pourrais la recommander dans cette ville pour l'aider. La couverture que je peux lui offrir est précaire. Dans l'hypothèse saugrenue où quelqu'un chercherait à la contrôler, je pourrais essayer de prétendre que c'est mon assistante qui vient de Melorn aussi et que c'est normal si elle a pas de tatouage non plus ... La bureaucratie Reikoise est en tel bordel que ca passera peut-être. Suffit de voir le bazar à chaque fois que j'essaye de faire renouveller mes autorisations. Un vrai sketch qui se répète à chaque fois que je dois faire tamponner un laisser-passer.

    Je croise les bras et la regarde, pensive. Pendant quelques secondes, j'ai envie de lui proposer de la déguiser mais je réalise qu'en fait, avec son châle et sa capuche, c'est déjà ce qu'elle a tenté de faire. Le problème vient moins de l'accoutrement que de l'air de souris traquée qu'elle affiche en permanence. J'ai beau réfléchir, je n'ai aucun bibelot dans ma manche qui pourrait être utile dans l'immédiat.

    Mes compagnons de race estiment parfois que je ne ressemble pas beaucoup à une naine typique. Pourtant quand elle me prend les mains et me remercie avec une voix vibrante d'émotion, la moue vaguement gênée qui plisse ma frimousse et le haussement d'épaule qui s'ensuit sont typiques des miens. La pudeur émotionnelle face aux compliments ou aux remerciements trop émouvants doit être gravée dans nos gênes. Estimant que l'humour est le moyen de défense social le plus efficace, je répond avec une fausse légèreté.

    - Bhoah vous en faites pas. J'aurais aucun scrupule à prendre deux desserts quand ce repas viendra.

    Je garde un silence méditatif. Avec un peu de chance, la jeune dame va être raisonnable et changer d'avis. Elle va vouloir partir. Etre amenée à l'extérieur de la ville.

    Non ... ?

    ...

    Non ... les minutes passent et je finis par me racler la gorge.

    - Ca serait une mauvaise idée qu'vous alliez prendre vous même de ses nouvelles. Vous devriez rester ici pendant qu'je vais me renseigner.

    Quelque chose me dit que si le copain s'est enfui, ca se saura rapidement.

    - Si vous avez envie d'me le revaloir, gardez un oeil sur la boutique ...

    Je sais ce que je vous vous dites ... je suis folle. Laisser ma boutique, mon chariot, ma caisse à une parfaite inconnue. C'est de la folie. C'est tendre le bâton pour se faire battre. Elle pourrait décider de dévaliser mon stock et piquer la caisse ... C'est vrai. Mais j'ai la vague intuition que la jeune dame a pas le profil d'une voleuse. Toute cette histoire d'arrestation et de fuite, c'est trop crédible. C'est pas du chiqué. On peut pas organiser une fausse arrestation et un faux tabassage de mec sous mes yeux dans le seul but de me piquer des bricoles et vider ma caisse. Oui parce que même si elle me dévalisait, ce serait pas la fin du monde non plus ... Mes stocks les plus précieux et mes vraies richesses sont dans le coffre-fort. La jeune dame serait incapable de faire avancer mon chariot seule si l'envie lui prenait ...
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  • Dim 4 Sep - 13:39
    Je ne cherche pas à ce qu’on ait pitié de moi pour mes croyances qu’on soit clair, je veux juste qu’on comprenne que je sais qu’elles me mettent à part et que dans certains endroits du Sekai, cela en devient même un crime.

    - La même chose qu’à mon ami Ruyven, arrêtée, vendue comme esclave, au mieux dans une mine, pire dans un bordel sordide probablement.

    Je savais ce que nous risquions mais jusqu’à présent cela n’avait été qu’une éventualité et les vents du destin nous avaient été favorables.
    La suite me poussait à réfléchir bien entendu et naturellement j’avais envie de faire confiance à cette femme, cette adorable naine de Melorn mais dans le fond c’est justement parce qu’elle était gentille et généreuse que je ne voulais pas l’impliquer plus que de raison.

    - Je comprends vos intentions et les raisons logiques qui vous poussent à vouloir m’aider, vous êtes généreuse, gentille, altruiste aussi mais justement pour toutes ses raisons je ne peux vous laisser le faire, comprenez moi Gerda, je ne pourrais pas supporter de vous mettre en danger ou en porte à faux par ma faute.

    Cependant j’acceptais une partie de ses propositions. Je me sentais totalement vidée par tout cela et j’avais besoin de quelques minutes à minima pour me remettre d'aplomb et partir ensuite me cacher.

    Elle parvient à m’arracher un sourire en parlant des desserts qu’elle n’hésitera pas à prendre en double en guise de paiement. La suite, par contre quand elle se lève et s’apprête à sortir je la suis et pose ma main sur son bras, sans force, juste pour qu’elle ne sorte pas.

    - Vraiment, je ne peux pas vous laisser faire, j’accepte de rester un moment avec vous ici dans votre étal, à jouer pour la journée, la pauvre niaise qui ne sait pas faire grand chose mais vous n’irez pas vous renseigner sur un prisonnier de Shoumei, ce serait trop visible, vous aussi êtes étrangère même si vous êtes ici en toute légalité pour votre commerce. A la nuit tombée je vous quitterai et j’irai dans notre cache, j’enverrai un pli à un ami de confiance, un Reikois bien placé qui saura me dire comment cela va se passer pour Ruyven sans se mettre en danger. Je ne ferai rien d’inconsidéré croyez-le, cela desservirait la cause et mes gens.

    La main toujours posée sur l’avant bras de Gerda, j’attends qu’elle rentre et ne prenne pas le chemin de l’extérieur, ferme et décidée.

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