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    qui suis-je ?:
  • Mer 24 Mai - 5:05
    La malédiction du Rire Éternel
    Mise en contexte

    CHALLENGE : INSOLITE
    PARTICIPANTS :
    @Eliëndir @Neera Storm @Dahlia


    Au sein de la magnifique cité elfique de Melorn, un événement inattendu frappe soudainement de nombreux ensorceleurs de la ville plurimillénaire. Une malédiction magique, connue sous le nom de "Rire Éternel", les plonge dans un état constant de rires incontrôlables lorsque certains d'entre eux tentent d’employer leur pouvoir. Ces pauvres magiciens, totalement incapables de dissiper ce mal accablant par eux-mêmes, font appel à vous afin de les aider à résoudre cette fâcheuse et humiliante problématique...

    Votre mission est bien simple : débusquer l'auteur de cette stupide machination et le présenter devant l'inexorable tribunal de Melorn, histoire qu'il endure les répercussions de ses actes délictueux.

    Au cours de votre périple, vous serez, vous aussi, victimes de la malédiction du Rire Éternel, rendant ainsi plus difficile l'utilisation de votre magie.
    La malédiction est certes soignable par un guérisseur, mais il est important de mettre la main sur le responsable pour que justice soit faite !

    Vous aurez deux défis majeurs à relever pour que cette quête soit une réussite :

    Premier défi : Le Labyrinthe des Éclats de Rire
    Vous découvrez que le potentiel responsable de ce vilain tour s'est caché dans un labyrinthe enchanté situé au sein de l'un des riches jardins de la cité. Mais attention; il ne s'agit pas d'un labyrinthe ordinaire ! À chaque tournant, vous serez confrontés à des éclats de rire magiques qui vous désorienteront et vous feront ricaner à votre tour. Vous devrez résoudre des énigmes loufoques et esquiver des pièges comiques lancés par des forces obscures, tout en vous frayant un chemin vers le cœur du labyrinthe. Si vous essayez de tricher, comme en utilisant un sort de vol, vous serez pris d'un fou rire qui vous donnera de violentes crampes d'estomac !

    Deuxième défi : Le Duel de Blagues
    Une fois au centre du mystérieux labyrinthe, vous êtes maintenant face au responsable de la malédiction la plus drôle de l'histoire du Sekai. Celui-ci vous accueille d'un sourire espiègle et vous annonce que vous devrez vous confronter à lui dans un duel de blagues. Chaque membre de votre groupe devra préparer et raconter une plaisanterie qui amusera le sorcier plus que les siennes.
    Il est important de noter que le mage du rire possède un sens de l'humour très particulier, et que ses rictus vous seront contagieux. Remporter le match sans être vous-mêmes pris par un fou rire ne sera pas chose aisée !

    Lorsque ces deux épreuves seront terminées, le Sorcier - qui est plus fort que vous - acceptera de se rendre aux autorités, sans utiliser la violence.

    Note:
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    Anonymous
  • Dim 28 Mai - 0:19
    La malédiction du rire éternel
    Feat Dahlia et Neera Storm
    « Inspecteur ! »

    ...

    « Inspecteur ! »

    La petite voix fluette d'un gaillard maigrichon aux grandes oreilles pointues et complètement imberbe résonne entre les murs qui composent le manoir du mage noir, tout en se faisant plus distincte à chaque appel comme si elle se rapprochait rapidement. Le garçon porte un costume clair et une cravate sombre très mal nouée autour de son cou. Il se presse à toute vitesse dans le couloir, l'air paniqué en manquant de bousculer le personnel à plusieurs reprises dans la précipitation. Il tourne et emprunte les escaliers qui mènent à l'étage en montant les marches deux par deux et soudain, un virage. Que faire ? Angle à quatre-vingt-dix degrés, il pivote sèchement sur ses talons qui glissent sur le sol en bois poli. Il reprend sa course comme si sa vie en dépendait et enfin, au bout du couloir, il arrive à destination. Une double porte fermée en bois massif lui barre la route alors il puise dans ses dernières ressources pour essayer d'ouvrir la porte avec les deux baguettes qui lui servent de bras.

    « Inspecteur Eliëndir ! L'heure est grave ! » Dit-il en hurlant dans la pièce, le front perlant de sueur et la respiration haletante.

    Une vaste pièce luxueuse bordée de chaque côté par des étagères remplies de livres et de souvenirs de ses nombreux voyages à travers le Sekai. Un grand lustre sur le plafond qui fonctionne avec des pierres magiques et sur le sol, reliant l'entrée et à un grand bureau, un grand tapis rouge aux motifs dorés. Eliëndir est là, assis derrière son bureau en remplissant quelques documents administratifs de la plus haute importance : il remplit les cases de son loto de la semaine. Le bellâtre au visage d'ivoire et aux cheveux immaculées toujours très propre sur lui a opté aujourd'hui pour un style bien plus Républicain. Un costume trois pièces gris et à la cravate couleur bordeau.

    « Hm. Plait-il ? » Répond le mage noir reconverti en inspecteur de police par on ne sait quel procédé farfelu.

    Une pipe en bois habilement calé entre les lèvres, l'Elfe fait mine de crapoter du tabac totalement inexistant alors que son assistant peut très bien voir que la chambre de l'outil est complètement vide et qu'il n'y a absolument aucune fumée nocive à l'horizon.

    « Mais... Inspecteur ! Votre pipe est vide voyons ! »

    Les sourcils froncés, Eliëndir vient se saisir du tuyau pour jeter un coup d'œil à l'appareil, constatant que la chambre est effectivement totalement vide.

    « Hm... C'était donc pour ça qu'il n'y avait pas de goût... Bien joué, Watson. C'est finement observé, je testais simplement ton sens de l'observation. » Fit-il en jetant la pipe par-dessus son épaule. Eliëndir ne fume pas et son haleine est toujours irréprochable, même le matin au réveil c'est pour dire.

    « Inspecteur ! Melorn est contaminé par la maladie du rire ! Tout le monde rigole et semble si heureux, c'est une catastrophe ! Que pouvons-nous faire ?! » Watson s'écroule sur le sol, l'air dépité comme s'il n'y avait plus d'espoir et que le monde était condamné.

    « Hm. Je ne sais pas moi... Qu'ils arrêtent de rire, par exemple ? »

    Un long silence s'ensuit. Cette déclaration fait l'effet d'un électrochoc dans l'esprit de son assistant comme s'il venait de voir la lumière.

    « Inspecteur... Vous êtes un génie ! » S'exclame-t-il, très enthousiaste d'un seul coup.

    « Bien sûr que j'en suis un, tu ne m'apprends rien là. »

    « Mais ce n'est pas tout ! Nous avons réussi à dénicher l'auteur malfaisant de cette triste malédiction. Il se cache comme un couard dans l'un des jardins de la ville où il y a élu domicile pour préparer ses prochaines blagues...  »

    « Mais c'est absolument scandaleux ! » Réagit-il en frappant du poing sur le bureau et en se relevant de son siège, l'air complètement horrifié par la nouvelle.

    « Nous devons l'arrêter le plus vite possible ! Seul un héros de votre étoffe en est capable ! »

    « Tu as raison, Watson. Après tout, j'ai déjà sauvé le monde une fois lors de la dernière grande guerre. Rappelle-moi qui a vaincu un Titan de ses propres mains ? »

    Watson plisse les yeux, l'air dubitatif pendant un instant.

    « Euh... L'Empereur Tensai ? »

    « Hm... Ah oui, effectivement c'est bien ça. Faut dire qu'avec mon physique d'apollon, on nous confond souvent. »

    « Sauf votre respect... Absolument personne ne vous conf...- »

    « Watson ! Assez bavardé ! Convoque mes deux fidèles associées, je vais avoir besoin d'elles pour venir à bout de cette terrible menace. Et plus important encore... va me faire un café et plus vite que ça ! »

    Balayant le vide d'un geste ample de la main comme s'il cherchait à remettre sa cape imaginaire de super-héros en place dans son dos. Il récupère son chapeau melon qu'il dépose sur le sommet de son crâne. Eliëndir traverse la pièce avec une démarche triomphante et un air déterminé sur le visage. Encore une mission pour l'inspecteur Eliëndir, l'autoproclamé plus grand détective au monde et son équipe composée de la fine fleur des détectives.


    Plus tard, les trois protagonistes dont Watson ne fait pas partie – peut-être parce qu'il n'est que le fruit de l'imagination d'Eliëndir – arrivent face aux jardins du centre-ville de Melorn. L'entrée du labyrinthe enchanté est juste devant eux et le mage noir observe très attentivement les lieux, une main dans la poche de son pantalon et l'autre tenant une tasse à café tiède qu'il sirote bruyamment et sur laquelle on peut y lire les inscriptions suivantes : «I Love Melorn» avec un petit coeur rouge.

    « Bien. Mesdames, il est temps de sauver le monde. »

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Dim 28 Mai - 21:14
    « Qu’est-… Qu’est-ce que tu en penses ?
    - Tu es charmante Dahlia. Mais ça manque de quelque chose… Un peu de… d’extravagance. »



    Les yeux rivés dans ceux de Lamya, l’assistante du couturier, Dahlia faisait la moue. Cela faisait déjà plus d’un mois qu’elle s’était installée à Melorn mais rien à faire, les Elfes n’étaient jamais satisfaits de la simplicité qu’elle aimait tant. Elle qui désirait s’intégrer par tous les moyens éprouvait bien des difficultés à se faire aux mœurs et aux coutumes elfiques, d’autant plus qu’elle était la future femme d’un des plus coquets d’entre eux. De quoi lui mettre une pression considérable. Passant ses doigts sur les pans de la robe qui dansaient sur ses jambes nues, distraite, la jeune femme haussa les épaules, acquiesçant à la proposition de l’assistante qui partit en se frottant les mains, passant les grandes portes de l’atelier. « Fais donc, si ça peut te faire plaisir, que j’essaie. Je ne te promets pas d’aimer. ». La Fae se laissa tomber dans le premier fauteuil venu, croisant ses mains devant son bassin nerveusement, jetant un regard vers le miroir en pied qui lui renvoyait un reflet qui ne lui plaisait guère. Elle vint poser son menton dans le creux de sa main, attendant avec impatience que son amie du jour refasse surface pour se saisir de la nouvelle tenue qu’elle lui tendait. Une véritable poupée, autant au sens propre qu’au sens figuré.


    En la voyant surgir par l’embrasure de la porte, elle se redressa maladroitement sur ses talons. Lamya, elle, arrivait fièrement, dans ses bras, une gigantesque robe à la longue traîne qu’elle peinait à tenir afin qu’elle ne touche pas le sol. Un sourcil relevé, Dahlia s’engouffra dans la cabine dont elle referma rapidement le rideau, commençant à se défaire d’une tenue pour en mettre une autre. Tandis qu’elle s’arrachait la tête sur les coutures qui ne faisaient ni queue ni tête, elle entendit à nouveau la porte se refermer sans que cela n’attire son attention. Sans doute l’Elfe était-elle partie quérir l’avis du couturier, ou rapporter des rafraichissements. Après quelques minutes de silence seulement interrompues par les râles d’exaspération de la Fae qui gigotait dans ses vêtements plus complexes que de raison à enfiler, elle passa enfin la tête en dehors de la cabine. « Lamya ? J’aurais besoin d’aide, je n’arrive pas passer cette manche avec toute cette dentelle, c'est vraiment plus dur que ça en a l’air… Lamya ? ». Pas de réponse. Pas un bruit, pas un son. Sa voix résonnait, tapant inlassablement contre les murs de l’immense salle dans laquelle elle se changeait. Perplexe, la jeune femme mit un pied en dehors de la cabine, puis l’autre, allant poser une oreille contre la porte de l’atelier dont plus aucune musique ne sortait. Un comble pour Elmondo qui ne travaillait que dans des symphonies élaborées. Quelque chose clochait.


    Et soudainement, le silence fut interrompu par une voix. Puis deux, qui s’élevèrent ensemble pour créer un capharnaüm qui fit sursauter la Fae. Un véritable fou rire venait de se déclencher dans la pièce adjacente. Lamya s’esclaffait, enroulant ses bras autour de son ventre qui la faisait souffrir. Le couturier quant à lui se roulait par terre, hilare. Quand elle passa enfin la porte pour les rejoindre et que leurs yeux se posèrent sur elle, complètement débraillée, une épaule dans sa robe gigantesque et l’autre non, la chevelure en bataille et son air sorti du lit, ils se mirent à rire encore plus fort. Penchant la tête sur le côté sous la confusion, Dahlia restait interdite, cherchant dans le décor un indice sur ce qui pouvait les mettre dans cet état. Son regard se posa sur une lettre qui gisait sur le comptoir, ouverte. La saisissant entre ses mains, elle en parcourut le contenu et se retourna pour trouver le couturier à ses pieds, s’accrochant à ses jambes, les joues trempées par les larmes qui y coulaient.


    « Par pitié. J’ai besoin d’aide. Je ne peux plus m’arrêter de rire. Ha.. hahaha… Je n’arrive plus utiliser mes pouvoirhahahaha ! Aidez-moi, je vous en supplie DahliHAHAHAHAHA !! ».
    - Mais… Mais lâchez-moi ! Vous avez perdu l’esprit ! Qu’est-ce qui vous prend ? Lamya, dis-lui quelque chose toi !
    - Hahaha j’aimerais bien mais hahahahaha ! HAHA ! Oh j’ai mal, oh mon ventre ! HAHAHA ! »



    Clignant des yeux d’incompréhension face à cette scène surréaliste, Dahlia se concentra à nouveau sur la lettre. Un charabia sans nom, une invitation à se rendre au labyrinthe d’un des jardins non loin de la boutique et surtout une petite note en fin de page : « si vous ne riez pas, je vous tire mon chapeau, mais vous rirez, tous autant que vous êtes ! ». Chiffonnant le parchemin avant de l’envoyer dans une poubelle, la Fae souleva sa robe et s’éclipsa de l’atelier, un air renfrogné sur le visage, fonçant au point de rendez-vous après avoir quémandé l’attention d’Eliëndir et Neera par télépathie pour qu’ils s’y retrouvent. Au pas de course, sur ses talons qui se figeaient dans les pavés au fur et à mesure de son avancée, elle s’arrêta exténuée devant les immenses arches d’entrée du labyrinthe, y retrouvant son bien-aimé et son amie de toujours qu’elle gratifia d’une étreinte. Les bras croisés sous sa poitrine, complètement débraillée dans une énorme robe de mariée, passablement agacée et touchée dans son égo, Dahlia bougonnait. « Il faut toujours que ça arrive au moment le moins opportun. Qu’on en finisse, et vite. ». Si ce sorcier pensait pouvoir rendre tout le monde hilare, il se trompait lourdement. Attrapant la tasse des mains d’Eliëndir pour en avaler une gorgée, elle secoua la tête et planta ses pieds dans le sol.


    Qu’il tente de faire rire celle qu'on surnommait la Dépressive du Sekai. Il allait mordre la poussière.
    Noble de La République
    Noble de La République
    Neera Storm
    Neera Storm
    Messages : 534
    crédits : 1461

    Info personnage
    Race: Demi-titan
    Vocation: Mage élémentaliste
    Alignement: Chaotique bon
    Rang: B
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t832-neera-storm-termineehttps://www.rp-cendres.com/t837-neera-liens#5839https://www.rp-cendres.com/t836-neera-storm-chronologie#5836
  • Dim 18 Juin - 21:18
    Avez-vous imaginé une classe entière rire devant vous ? Alors que vous accueillez une professeure émérite venu de l’autre bout du continent ? C’est un poil embarrassant, vous en conviendrez sans doute. Et peut-être bien qu’Aerith souhaiterait mourir de honte à cet instant précis. Spécialiste des arcanes en magie noire, la jolie elfe aux cheveux châtains, aux yeux émeraudes, et à la peau presqu’aussi blanche que la neige ne sait pas où se mettre alors que ses élèves sont pliés en deux. La surprise, puis la colère passent fugitivement sur ses traits, ensuite, c’est l’agacement quand ses étudiants ne reprennent pas leur sérieux. L’inquiétude prend seulement le pas quand elle voit une de ses ouailles tomber par terre en se tenant le ventre, et si l’érudite est une spécialiste des malédictions, elle est heureusement douée aussi pour les guérisons. Neera aussi est un peu interloquée, à dire vrai, car les jeunes elfes étaient assez attentifs jusqu’à présent, et ça les a pris… d’un coup ? Comme ça ? L’élémentaliste ne comprend pas. Déjà qu’elle a du mal à comprendre l’humour des autres, alors si une classe entière est prise dans une crise de rire, on n’est pas sorti de l’auberge.

    Les deux enseignantes en arrivent cependant vite à une conclusion, assez simple somme toute : il se passe quelque chose. Au mieux, dans l’Académie, au pire, dans toute la cité elfique. Aerith lui demande alors d’aller chercher le Professeur Yirveth pour demander son avis, et quand Neera part dans les couloirs de l’Université, elle croit halluciner. Tantôt elle voit des académiciens se faire des blagues, comme s’ils ne pouvaient en aucun cas s’arrêter de faire des plaisanteries les unes après les autres, tantôt il y a d’autres étudiants qui rient à s’en tordre les côtes pour tout et n’importe quoi – le pet déplacé d’un novice, par exemple, ou les grimaces d’un professeur connu habituellement pour son sérieux à tout épreuve. Certains imitent même le bruit des animaux et Neera sent vite la moutarde lui monter au nez. Par les Divins, ils sont dans un cirque ici ?! Elle n’a limite plus besoin d’aller interroger Yirveth, le mal est trop profond et il ne peut s’agir que d’une malédiction. Mais à dire qui est le responsable, c’est une autre histoire. Heureusement, quelques sommités de l’école s’appliquent, et trouvent bientôt un labyrinthe enchanté, créé comme par magie dans les riches jardins de la cité. Il ne reste « qu’à » aller dedans, mais – ahah, c’est trop drôle – il faut – hihi, j’ai mal aux côtes – trouver des volontaires – qu’est-ce qu’on se marre quand même – et parvenir à trouver le responsable de la situation.

    Des volontaires, heureusement, la demi-titan sait en trouver. D’ailleurs, elle quitte de ce pas le campus pour se rendre à une maison qu’elle connaît bien, faute de loger là-bas sur invitation des propriétaires. Au fond, s’il y en a deux sur qui elle pourra compter, c’est bien Eliëndir et Dahlia. Le premier n’hésitera pas à s’immiscer dans les affaires qui concernent sa ville. Et la seconde… sera probablement agacée, comme la Républicaine, de cet humour décapant qui règne en ville. Pour autant, quand la magicienne arrive à la demeure du jeune couple, un des domestiques lui indique entre deux fous-rires que le fils d’Aradhel est déjà parti vers ledit labyrinthe, et que le maître de maison a prié son assistante de les rejoindre. Son assistante ? Depuis quand elle est son assistante ? Neera hausse un sourcil, mais ne cherche pas à comprendre. Si ça tombe, elle va se réveiller et se dire que son subconscient a des lubies bien particulières de temps en temps. Mais malheureusement, se pincer n’a pas beaucoup d’effet, au mieux cela lui permet d’arrêter un début de fou-rire quand elle voit des elfes jouer à la marelle alors qu’ils n’ont clairement plus l’âge pour ce genre de choses. Le pire a lieu peut-être quand elle arrive réellement devant le dédale, alors que le mage noir est déjà présent sur les lieux. Avec son attitude décontractée et sa tasse de café qu’il boit bruyamment, il ne manquerait presque plus des lunettes de soleil pour qu’Eliëndir paraisse avoir du beau temps, loin de la cacophonie melornoise. Cette fois, la magicienne est parcourue par un éclat de rire – peut-être pas issu de la magie cette fois – et elle doit prendre sur elle pour redevenir sérieuse et saluer comme il se doit son ami. Bientôt, c’est Dahlia elle-même qui arrive dans… une robe de mariée alors que la jolie Fae est à moitié débraillée. Cela pourrait être drôle, sauf que ce qui importe pour Neera, c’est tout le sous-entendu que cette robe implique : ils vont définitivement se mettre ensemble au vu et su de tous, et bon sang, qu’est-ce qu’ils ont mis du temps pour en arriver là.

    Rendant l’étreinte de l’ancienne directrice d’orphelinat, Neera glousse en voyant son air courroucé : « Si même comme ça tu es charmante, qu’est-ce que ça donnera le jour J ? » lui glisse-t-elle d’un air espiègle. Mais Eliëndir est déterminé à avancer, à sauver le monde, Melorn, ici en conséquence, et la demi-titan hoche bientôt la tête. « Ce rigolo va voir ce qu’il en coûte de nous provoquer. » Surtout des femmes comme celles-là. Motivée, peut-être aussi contente au fond d’elle-même d’avoir le duo comme partenaires, c’est l’élémentaliste qui entre la première dans le labyrinthe. Et le premier tournant crée déjà son lot de… problèmes.

    Car à peine Neera a pivoté qu’elle est soudainement prise d’un fou-rire incontrôlable. Pourquoi, comment, elle ne comprend pas, et c’est entre deux gloussements qu’elle réussit à créer une boule d’eau dans sa paume, qu’elle se lance en plein visage pour se calmer. C’est un érudit de Melorn qui lui a donné ce conseil avant de quitter le campus – c’est apparemment utile pour calmer les crises de rire –, et ma foi, cela s’avère plutôt efficace. Même si, du coup, elle a l’air un peu barge avec sa tête et ses cheveux mouillés.

    « Je vais l’atomiser, » déclare-t-elle à ses deux comparses. « Si c’est comme ça à chaque tournant, » fait-elle en avisant une allée qui part à droite et à gauche un peu plus loin, « je vais… » Un second fou-rire ne l’interrompt alors qu’en dépit de cause, elle se lance une seconde boule d’eau en pleine figure. « finir mouillée de la tête au pied… »

    L’intéressée souffle, fait la moue, regarde ses deux compagnons qui doivent peut-être eux aussi être pris d’un gloussement incontrôlable en la voyant ainsi.

    « Je vais tenter la manière forte », prévient-elle.

    Et sur cette déclaration, elle tend brusquement la main vers une voie sans issue, avant qu’un éclair puissant ne sorte de sa paume. Mais, si pendant une courte seconde, un joli trou ne vient entamer la haie, cette dernière semble se reconstruire comme par magie. Dépitée, Neera en viendrait à pester, et elle se tourne vers les deux tourtereaux.

    « Je pense qu’on va devoir avancer de manière conventionnelle… »
    Invité
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  • Jeu 22 Juin - 22:18
    La malédiction du rire éternel
    Feat Dahlia et Neera Storm
    Que de tumulte au sein de la Cité-État de Melorn. Elle qui d'ordinaire est pourtant si calme et si prospère. Finalement, un peu d'agitation ne lui fait pas forcément du mal même si les protagonistes doivent quand même se résoudre à trouver une solution à cette puissante malédiction. Sur la route qui l'a mené à l'entrée du gigantesque labyrinthe, Eliëndir n'a pu que réaliser l'ampleur des dégâts causés par cette impressionnante magie. Les citoyens qui sont victimes du maléfice sont incapables de s'arrêter de rire jusqu'à ce que le souffle vienne à manquer ce qui est, qu'on se le dise, une manière bien stupide de rendre son dernier souffle. Mourir de rire, au sens propre. Quand on y pense, c'est tout de suite beaucoup moins drôle et c'est bien pour cette raison qu'il faut absolument arrêter l'auteur de ce désastre ! Force est de constater qu'il faut être particulièrement doué pour créer une malédiction de la portée de toute une ville. De plus, Melorn n'est pas la plus petite du continent. La simple présence d'un sorcier aussi puissant dans la ville éveille naturellement l'intérêt d'Eliëndir qui soit dit en passant, semble prendre cette affaire avec beaucoup plus de légèreté que ses deux associées malgré son air faussement sérieux.

    Alors qu'il attend devant le labyrinthe, c'est un énième rire qui attire son attention. Un rire qu'il connaît bien puisqu'il appartient à son amie la plus proche qui loge chez lui en ce moment. Est-il surpris de voir Neera là où les problèmes apparaissent ? Évidemment que non. En fait, c'est plutôt le fait de ne pas la voir débarquer qui aurait été surprenant mais comme d'habitude, il peut toujours compter sur elle et il est content de l'avoir avec lui dans cette nouvelle épreuve. Naturellement, il peut aussi compter sur le soutien de l'élue de son cœur dont la vue fait immédiatement apparaître un franc sourire sur le visage de l'Elfe. Radieuse comme toujours et malgré un accoutrement... discutable.

    « Mon amour. Tu es... »

    Le regard tourné vers Dahlia, prenant le temps d'observer sa bien-aimée de haut en bas. Les cheveux dans un désordre total, passablement irritée comme un lundi matin, une épaule qu'elle n'a visiblement pas réussi à glisser dans sa très belle robe de ... mariée ? Comme l'impression que quelqu'un veut lui faire passer un message. Bon, on verra plus tard. Quoi qu'il en soit, le constat est aussi explicite que déroutant et Eliëndir en arrive à la conclusion qu'il n'y a qu'une solution pour se sortir de ce pétrin : il faut mentir. Le mensonge, oui mais pas n'importe lequel. Il ne faut surtout pas énerver cette Fae plus qu'elle ne l'est déjà au risque de devoir passer la nuit sur le canapé ce soir. Il doit être ni trop évident, ni trop sobre. Assez convaincant sans être dérisoire. Parfaitement équilibré comme tout chose devrait l'être. C'est dans les cordes d'un homme aussi éloquent que lui, un exercice d'une facilité déconcertante.

    « ... Absolument sublime. Fraîche comme la rosée du matin et resplendissante comme un rayon de soleil. »

    Ok. Il en a peut-être un peu trop fait. Il est mort.

    Il déglutit en gardant son sourire innocent de façade. Tétanisé, il ne réagit même pas quand elle lui prend la tasse des mains. Qui sait, avec un peu de chance ça va passer ? Il dépose un baiser sur sa joue en l'aidant à glisser sa deuxième épaule dans sa robe, espérant que cela aide à faire passer la pilule avant de rapidement rejoindre Neera, l'air de rien. La Républicaine a pris l'initiative en entrant la première dans le labyrinthe et Eliëndir suivra son amie de près sans oser se retourner. Surpris, il s'arrête lorsque l'élémentaliste éclate de rire devant lui en se demandant même si ce n'était pas de sa faute ? Il est encore plus surpris par ce qui va suivre quand Neera se balance de l'eau sur le visage pour se remettre les idées en place. En voyant la tête mouillée de Neera, l'Elfe est soudainement pris d'un rire qu'il tente difficilement d'étouffer au fond de sa gorge, la main devant la bouche. Est-il sous le coup de la malédiction ? Pas sûr. En tout cas, il s'amuse bien.

    Au moins jusqu'à ce que Neera fasse un joli trou dans un buisson, de quoi lui rappeler qu'il est préférable de ne pas trop énerver la Tornade de Magic. Malgré tout, la violence ne semble pas être une option viable puisque la haie se referme aussitôt. Toute cette aventure est véritablement fascinante. Outre la malédiction, le labyrinthe tout entier pulse de mana et semble réagir dès que quelqu'un interagit avec son environnement. Si même Neera n'arrive pas à leur fabriquer un raccourci, alors Eliëndir ne s'embête même pas à essayer. Il se gratte la gorge pour reprendre son sérieux.

    « Hm Hm. Oui, tu as raison. Faîtes-moi confiance, je suis un expert et aucun criminel ne m'échappe. Nous aurons le fin mot de cette histoire ! »

    C'est sur ces mots qu'Eliëndir prend la tête du groupe en s'engouffrant un peu plus loin dans le labyrinthe parce qu'il faut bien que quelqu'un s'y colle s'ils veulent avancer jusqu'à la source du problème. En réalité, il n'a absolument aucune idée d'où il faut aller, il avance donc complètement au hasard en se disant qu'il finira bien par trouver le bon chemin tôt ou tard. Il passe une bonne dizaine de minutes à se perdre entre les éclats de rire magiques et les nombreux pièges du labyrinthe qui étrangement, ont plutôt l'air de vouloir faire rire plus que de vraiment blesser les protagonistes. Eliëndir rigole assez régulièrement d'ailleurs, commençant à être clairement sous l'effet du maléfice et cela risque de s'empirer avec le temps. Ce qui est très troublant, c'est ce sentiment qu'il a d'avoir l'impression que les murs changent dès qu'il a le dos tourné. À moins que ce soit simplement son sens de l'orientation qui soit réellement catastrophique. C'est une théorie qui se tient.

    « Vous voulez une blague ? Je crois que nous sommes perdus. »

    Bien vu l'artiste, on avait pas remarqué. Au détour d'un couloir, le groupe tombe dans un énième cul-de-sac à la différence que cette fois, ils trouvent une petite boîte rouge en forme de cube posée sur le sol au bout du couloir. Les protagonistes connaissent suffisamment bien le labyrinthe maintenant pour savoir que c'est clairement un piège alors autant l'ignorer et ne pas s'en approcher n'est-ce pas ?

    « Je m'en occupe. »

    Bon. Eliëndir n'est visiblement pas de cet avis et semble assez confiant pour s'en approcher. Lentement, un pas après l'autre comme un prédateur dans la savane. Il finit par arriver près du petit cube et rien ne se passe pour le moment. Le mage noir tourne autour et le touche du bout du pied mais toujours rien. Prenant son courage à deux mains, il se penche et récupère la petite boîte qu'il tourne dans tous les sens en cherchant ce qu'il faut faire avec. Soudain, la boite s'ouvre et un petit clown en jouet en sort d'un seul coup en lui ricanant au visage. Le sourcils froncés devant cette blague de mauvais goût, le mage noir ne remarque pas la bulle magique translucide, comme une bulle de savon, qui apparaît quelques mètres au-dessus de sa tête. Puis... La bulle éclate et libère une certaine quantité de peinture rose qui recouvre et éclabousse Eliëndir et son costume sur-mesure hors de prix.

    Il y a un long moment de silence alors que le mage noir est complètement figé sur place, prenant une très longue inspirant pour essayer de rester le plus calme possible. Visiblement très en colère et au lieu de l'exprimer très clairement, l'Elfe éclate nerveusement de rire.

    « Je vais lui arracher la tête. »

    Dit-il entre deux fous rires incontrôlables.

    CENDRES
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    Anonymous
  • Mer 28 Juin - 20:14
    Un sourcil légèrement plus froncé que l'autre, une moue renfrognée sur le visage, Dahlia apparaît sous des traits qu'elle ne porte que très rarement. La Fae tapait du pied nerveusement sur le sol, soulevant de petits nuages de poussière à chaque mouvement, les bras croisés devant sa poitrine avec un air sévère. Si les compliments de son amie la touchent, elle ne peut s'empêcher de se regarder de haut en bas et de réaliser que son accoutrement fait sans doute plus rire les passants que la malédiction qui les frappe. Elle roula des yeux, passablement énervée autant par la situation que par les tentatives vaines de ses compagnons de la rassurer, d'autant plus devant Eliëndir qui lui ment ouvertement en tentant de se couvrir. Elle plongea son regard dans le sien, sentant de légers picotements lui travailler le bout des doigts alors qu'il s'enfonçait de plus en plus dans son propre mensonge, incapable de se dépétrer de son propre pétrin. Elle le toisait, ponctuant ses compliments de « hm… hm… hm hm… » bien trop calmes pour l'état dans lequel elle se trouvait, la vérité étant qu'elle ne désirait pas s'énerver sur ce joli minois qu'elle chérissait tant. « Je me serais bien changée avant de vous rejoindre, mais le couturier et son assistante ont perdu la raison face à la malédiction. Et toute seule, inutile de vous dire qu'il est impossible de retirer cette robe… Enfin, maintenant je la porte correctement au moins. Merci mon amour. ». Peut-être n'osait-elle pas tout simplement admettre qu'elle appréciait de ressembler à une princesse après tant d'années dans la peau d'une citoyenne. Une princesse débraillée, mais une princesse tout de même.


    Des sursauts de rire la parcourant ponctuellement, Dahlia suivit sans un mot l'essai de l'élémentaliste de faire un énorme trou dans le labyrinthe, voyant la haie se reformer quasi instantanément après que la foudre l'ait annihilée. Le sorcier qu'ils allaient affronter semblait être d'une puissance colossale et il avait décidé d'user de sa magie pour… ça ? Elle ne riait pas tant du maléfice qui planait au-dessus de leurs têtes telle une épée de Damoclès mais plus de l'allure de chien mouillé de la Tornade même si de façon surprenante, elle n'en perdait aucune prestance. La Fae s'approcha de son amie, sortant de sa sacoche un tissu utilisé pour essuyer les lunettes et s'affaira à médiocrement tapoter son visage et plus particulièrement l'arête de son nez pour qu'il arrête de goutter. Malgré la colère qui faisait bouillir ses veines, Dahlia n'en restait pas moins elle-même et pensait aux autres avant de penser à sa petite personne. Paradoxalement elle s'inquiétait que Neera ne tombe malade en se mouillant de la sorte, même si le temps était clément et que le soleil rayonnait, la diviniste ne tiendrait pas longtemps en étant mouillée jusqu'aux os. Elle en oublia presque que passer du temps à ses côtés représentait un plus grand risque de maladie que de s'envoyer de l'eau en pleine tête toute une après-midi. La beauté d'une mémoire sélective. « Compte sur moi pour l'atomiser avec toi. ». Et il aurait été mal connaître la Fae que de penser qu'il s'agissait de paroles en l'air.


    Elle suivit lentement son bien-aimé sans questionner sa légitimité à les guider, s'arrêtant parfois pour observer le paysage entre deux rires nerveux. Chaque fois qu'elle s'esclaffait, sa colère montait en flèche et bientôt elle fut une cocotte minute prête à exploser à chaque instant. Et c'est à ce moment précis qu'Eliëndir choisit d'affirmer qu'ils étaient perdus, recevant un regard meurtrier de sa future femme qui commençait à prendre patience. « Inspire… Expire… Nous ne sommes pas perdus, juste momentanément… en attente d'un chemin qui nous guiderait vers la sort… ». Dahlia fut interrompue par une explosion de peinture rose, une gerbe lui atterrissant sur la joue alors que l'Elfe profanait des menaces entre deux éclats de rire. Dahlia usa de toute sa force pour s'empêcher de rire à son tour et s'approcha de Neera, passant son bras au-dessus de son épaule, puis faisant de même dans le dos d'Eliëndir pour les approcher dans une réunion secrète, où personne ne pourrait les entendre… Si tant est que quelqu'un voulait les écouter déblatérer ce genre d'âneries.


    « Mon amour, ma chère Neera… Nous devons nous en sortir. A ce titre, j'aimerais vous rappeler l'essentiel, ce dont nous avons besoin pour aller au bout de nos ambitions. Ce que je vais vous dire va vous apparaître comme une évidence mais au vu du mal dont nous souffrons, il me paraît important de le souligner et de nous rappeler des bases. Faites confiance à une professionnelle. ». Radieuse, un large sourire sur le visage, elle acquiesça lentement, prête à partager sa sagesse d'une Fae de plus de quatre cent ans ayant géré des enfants pendant plus de la moitié de sa vie. Un témoignage de la plus haute importance, une véritable leçon. « La joie est une illusion, la vie n'est qu'un long chemin tortueux et au bout nous attend la douce délivrance de la mort. ». Un silence pesant s'installa, le croassement d'un corbeau venant le rompre avant qu'elle ne poursuive. « Si vous avez envie de rire, vous n'avez qu'à penser aux malheurs de ce monde. Les orphelins, les blessés de guerre, les petits chatons qui meurent de faim dans les ruelles de Liberty ou de Melorn dans l'ignorance la plus totale, attendre l'amour qui n'arrivera jamais… Je vais vous montrer, observez. ». Elle s'éloigna doucement, marchant fièrement vers un des tournants du labyrinthe avant de s'arrêter en plaçant ses mains sur sa taille devant un autel où elle trouva une boîte cylindrique qu'elle vint saisir entre ses doigts. Elle en analysa visuellement le contenu, une sorte de pâte de couleur rose bonbon, sans doute une mixture qu'elle se devait de goûter pour arriver à ses fins… Dahlia ouvrit le contenant et plongea ses doigts dans cette texture étrange, provoquant un bruit de pet assourdissant. S'en suivit un esclaffement tout aussi puissant, suivi d'une démonstration de sa technique imparable. « HA… HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA MAIS ! MES PARENTS SONT MORTS ! ». Et d'un coup d'un seul elle s'arrêta de rire. La Fae se retourna, des larmes coulant sur ses joues rosies autant par les sanglots que par la douleur qui commençait à s'en emparer à force de rire. « Vous voyez c'est… snif… c'est… c'est facile… snif… »
    Noble de La République
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    Neera Storm
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    Info personnage
    Race: Demi-titan
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    qui suis-je ?:
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  • Ven 7 Juil - 17:24

    Le rire, le rire, le rire… Franchement, est-ce que vous avez déjà vu la Tornade rigoler à pleine-dent, vous ? Oh, bien sûr, Neera est humaine sur bien des côtés, et elle n’est pas étrangère à quelques pointes de malice et d’espièglerie. Mais s’esclaffer à plein poumon, non, ce n’est pas son style. Voir Eliëndir chercher ses mots pour ne pas se faire tuer dans d’étranges circonstances, par contre, c’est quand même amusant, elle doit le reconnaître. Bon, elle ne sortira pas le pop-corn non plus – sinon, c’est elle aussi qui va se faire tuer par la future mariée – mais la professeure doit étouffer les quelques fou-rires qui sont sur le point de franchir ses lèvres. Dahlia, en comparaison, accueille les compliments de son cher et tendre avec un calme déconcertant, et pour le coup, son instinct féminin lui souffle que son amie n’est absolument pas pas convaincue par l’elfe. Il faudra qu’il se rattrape, le bougre, mais à un autre moment. La Républicaine est sûre qu’il en aura de multiples occasions…

    Quoi qu’il en soit, il faudra bien entrer dans ce labyrinthe et c’est Neera qui entame leur « dangereux » périple. Et la première épreuve, c’est manifestement de ne pas se plier de rire à chaque tournant… Ni de devenir un motif de moquerie pour les autres. Assurément, ça, c’est plus compliqué, surtout quand Neera s’envoie une boule d’eau dans la figure pour stopper son hilarité soudaine. Elle lance un regard indigné à Eliëndir lorsque ce dernier cache son rire derrière sa bouche : d’accord, elle a bel air avec ses cheveux mouillés, et son visage qui ruisselle de gouttelettes d’eau, mais quand même ! … Au moins ça marche pour stopper ses ricanements !... Non ? Mais si le mage noir s’amuse et semble prendre du bon temps, Dahlia, elle, est pragmatique, et s’approche avec un tissu pour lui permettre de s’éponger un peu. Neera lui envoie un sourire destinée à la remercier pour cette délicatesse. Cela dit, la belle Fae ne semble pas prendre son pied du tout face à cette situation et la demi-titan se demande si le  responsable de tout ce chaos est prêt à accueillir cette dragonne qui va certainement lui régler son compte.

    L’enseignante laisse Eliendir reprendre les devants, et, bien naïve, elle croit malheureusement que le fils d’Aradhel sait ce qu’il fait. C’est vrai quoi, il a pris le lead, donc il doit bien avoir une astuce pour avancer, non ? Mais... mais non. C’est trop demander que de compter sur les hommes, enfin. Neera doit se reprendre au bout d’un énième fou-rire, alors qu’il leur avoue qu’ils sont perdus : c’est ennuyeux, mais bon, elle a vécu bien pire depuis qu’elle a mis les pieds dans la ville. C’est à ce moment-là que l’ambassadeur remarque une petite boîte qui – ils le savent tous, désormais – est assurément un piège pour les faire rire et l’élémentaliste ne peut s’empêcher de l’interpeler alors qu’il s’approche du petit coffret. « Eliëndir, je ne pense pas que… ». Mais trop tard, il est déjà devant, et Neera entend d’une oreille distraite son amie relativiser à ses côtés. Elle ne peut néanmoins finir sa phrase car une bulle magique recouvre de peinture rose le diplomate, et c’est un spectacle tellement drôle, tellement atypique, que cette fois, la Tornade n’y tient plus : elle éclate de rire. Tant pis si elle s’attire son courroux, surtout qu’elle le croit sur parole quand il déclare qu’il va lui arracher la tête. Au moins, l’elfe comme la fille de Lothab peuvent compter sur Dahlia, qui ne perd pas le nord : tel un capitaine qui guide leur navire, elle lance une sorte de réunion secrète, bras au-dessus des épaules de l’autre. Au moins n’y va-t-elle pas par quatre chemins : le meilleur moyen de lutter contre leur mal, c’est… la tristesse. Neera ne peut s’empêcher d’arquer un sourcil, manifestement peu convaincue par cet état de fait, même si les exemples sont bien choisis. Les petits chatons qui meurent, les petits orphelins abandonnés, il y a de multiples exemples qui peuvent fonctionner sauf que… sauf que… Eh bien, on sera tous d’accord pour dire que l’enseignante vit dans un milieu privilégié, et que les événements tristes… Elle n’en a pas beaucoup eu récemment. S’il en est, elle a plutôt eu des mésaventures. Alors la tristesse… C’est bien mais elle préfère opter pour une option plus radicale. Venant tapoter l’épaule de Dahlia, elle se permet de lui adresser la parole :

    - Tu viens de me donner une idée pour une autre méthode.

    Cette fois, c’est elle qui tourne vers un tournant du labyrinthe, et la jeune femme n’a pas le temps de chercher une petite boîte dans un coin qu’un projectile vint se ficher sur son visage. Une tarte meringuée à la groseille. En soi, ce serait délicieux, mais… mais elle en est sacrément recouverte là et… Par les Divins, elle va commettre un meurtre.

    Aussi, les premiers éclats de rire qui tremblent dans sa gorge sont aussitôt interrompu par un juron notoire de la Tornade.

    - HAHAHAHA. Je vais t’exploser la gueule et même le sort de cet arbre parlant ou de ce vieux savant-fou ne sera RIEN en comparaison du tien !

    Quel meilleur moyen que de lutter contre le rire par la colère ? C’est un sentiment aussi primal que la tristesse, et il peut être sacrément efficace. Avec l’affaire liée à Nineveh, l’histoire d’assassinat et la disparition de la Dame, Neera a toutes les raisons d’être plus frustrée que triste en ce moment. Mais est-ce il y a du bruit par là-bas, ou bien est-ce que c’est elle qui se fait des illusions ? Retirant les morceaux de la pâtisserie qui colle à son visage – elle ne doit ressembler à rien de rien, encore pire que Dahlia –, la demi-titan ne cherche pas à apaiser sa colère, mais elle est intriguée, oui, et elle s’avance dans l’allée, qui s’ouvre bientôt sur un carrefour un peu plus large, au centre de laquelle il y a une jolie fontaine à l’eau très cristalline. Des créatures du Sekai ont même été sculpté sur ce joli marbre blanc, et c’est de leur bouche que s’échappe des filets d’eau. Certainement que le responsable de ce fiasco a dû faire avec en créant sa prison végétale et qu’il n’a pas voulu abimer cette source d’eau. En tout cas, elle va pouvoir se rincer le visage alors… Mais elle remarque un  bouton, comme des buzzers sur lequel peut appuyer. Plus interpelant encore, une sorte de chansonnette s'élève de nulle part, sans doute par quelques enchantements du mage :

    - Je suis celui qu’on ne peut attraper,
    Et celui qu’on ne peut jamais détruire,
    Car si tôt que je m’arrête,
    Je m’évapore sans un bruit.

    Je suis l’ennemi des aigris,
    Et le désespoir des gens sérieux,
    Je rayonne dans la plus sombre des nuits,
    Et auprès des gens amoureux,

    L’ivresse est ma compagne,
    Les jeunes m’adorent et m’admirent,
    C’est facilement qu’on me gagne,
    Et qu’on arrive à me séduire
    Qui suis-je ? »


    Neera souffle, fronce des sourcils, désigne le buzzer :

    - Je suppose qu’on doit appuyer là-dessus pour dire notre réponse ?

    Et sûrement que si on donne une mauvaise (ou une bonne) réponse, on aura droit à une bonne farce censé bien nous faire rire…
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    Anonymous
  • Lun 10 Juil - 22:07
    La malédiction du rire éternel
    Feat Dahlia et Neera Storm
    Complètement dépité. Lui qui s'amusait secrètement de cette nouvelle aventure rocambolesque, est en proie à une très forte désillusion. Faut dire que cette histoire a de quoi amuser la galerie mais ça, c'était avant de perdre définitivement son beau costume en se trimballant avec la peinture rose dans les cheveux. On pourrait sûrement l'entendre grincer des dents s'il n'était pas forcé de rire de son propre malheur. D'ailleurs, il n'est pas le seul à s'esclaffer car ses deux partenaires ne trouvent rien de mieux à faire que de se moquer de lui. Et elles ont bien raison, un juste retour des choses. Honnêtement, il l'a un peu cherché. C'est en tirant la gueule qu'il prend part à la réunion secrète du trio des bras cassés. Il y en a au moins une qui reste lucide peu importe la situation. Heureusement que Dahlia est là pour ressouder l'équipe et la faire avancer dans la bonne direction. Eliëndir hoche bêtement la tête à chacun des mots que prononce la Fae, visiblement très d'accord avec tout ce que dit sa future femme. Au début en tout cas. Il leur faut de la cohésion, un vrai esprit d'équipe et un plan infaillible pour... Comment ça les petits chatons qui meurent de faim ?

    Le mage noir plisse rapidement les yeux et détourne discrètement son regard vers Neera comme pour s'assurer qu'il a bien entendu et qu'il n'est pas victime d'une illusion auditive. Eliëndir se montre particulièrement dubitatif face à cette théorie farfelue et visiblement Neera n'est pas plus convaincue que lui puisqu'elle part vérifier sa propre méthode. Dans son cas, il n'a pas beaucoup de considération pour les pauvres malheureux de ce monde cruel. Cela fait bien longtemps qu'il n'a plus d'empathie pour le reste du monde alors penser aux orphelins ou aux blessés de guerre ? Ça lui passe très largement au-dessus de la tête. Bon. Pas les chatons quand même, on touche pas aux chatons c'est important. Mais le reste peut cordialement aller se faire foutre. Eliëndir se retrouve bientôt entre les deux femmes qui partent dans des directions différentes. Tournant un coup le regard vers Neera, puis vérifiant la seconde d'après ce que fait Dahlia. Il finit par rejoindre la Fae quand elle trouve à son tour une petite boîte piégée qui émet un bruit très explicite quand elle trifouille à l'intérieur avec ses doigts. L'Elfe tente d'abord d'étouffer un rire puis se ravise rapidement à son exclamation sur ses parents. Le mage noir fait les gros yeux et passe sa main devant sa bouche pour s'empêcher physiquement de bouger les lèvres et d'emettre le moindre son alors qu'il était à deux doigts de rire au visage de sa bien-aimée. La catastrophe. Elle ne doit surtout pas le remarquer, ce n'est vraiment pas le moment. La main devant la bouche et les doigts fermement enfoncés dans ses joues, c'est une lutte de tous les instants pour Eliëndir qui finit par s'approcher timidement de la Fae avant de venir la serrer contre lui avec son seul bras libre pour la réconforter comme il peut. Mettant malencontreusement un peu de peinture rose sur sa robe.

    Un petit moment de tendresse, très court, qui est vite interrompu par le bruit d'un projectile catapulté dans la direction dans laquelle est partie Neera un peu plus tôt. Puis, c'est une menace de mort qui est proférée par la Tornade dans la seconde qui suit. Décidément, il y en a une qui en prend plein la gueule aujourd'hui. Eliëndir prend une seconde pour sécher les larmes de la Fae du bout de son pouce avant de lui prendre la main et de chercher à rejoindre Neera le plus vite possible. Cette fois, il ne peut tout simplement pas s'empêcher de pouffer de rire comme un imbécile en voyant la tête recouverte de crème pâtissière de la professeure de Magic. Ils ont l'air fin ces trois-là, les "experts" de Melorn. La Fae dépressive, la demi-Titan à la crème et l'Elfe tout rose. Une équipe de choc. C'est donc sur eux que reposent les espoirs de tout un peuple ? On est pas dans la merde. Ils finissent donc par arriver à un nouvel embranchement qui se découvre devant eux et où se trouve une fontaine qui appartenait déjà au parc de la ville avant le déclenchement du maléfice du terroriste du rire. Quand l'énigme retentit dans les airs, Eliëndir lève légèrement la tête et écoute attentivement en essayant de se souvenir des passages les plus importants. Il soupire et rejoint Neera près de la fontaine et du buzzer magique qu'il observe un moment, l'air songeur.

    « On dirait bien. C'est stupide. »

    J'en connais un qui commence à perdre patience. Sans attendre plus longtemps, Eliëndir presse en premier le buzzer qui émet un petit bruit de pet quand il actionne le bouton. Vraiment très mature ça et Eliëndir laisse s'échapper malgré lui un petit rire plus discret. Pourtant il n'est plus d'humeur et il a surtout très envie de rentrer chez lui pour prendre un bain.

    « Je n'ai pas l'intention de jouer plus longtemps à ton petit jeu alors rends-toi sans faire d'histoire avant que je vienne moi-même te traîner dans la boue. Tu vas sentir ta douleur. »

    Ça a le mérite d'être clair mais c'est peut-être un peu trop long pour être la réponse de l'énigme. S'ensuit un silence pesant après l'intervention du mage noir et finalement, la même voix qui chantonnait l'énigme un peu plus tôt refait son apparition.

    « Biiiip. Mauvaise réponse. Dommage ! »

    Les quelques statuettes de marbre représentant des créatures du Sekai notamment des Hypos ou des Tokages et qui ornent la fontaine se mettent soudainement à pivoter sur leurs socles pour se retourner dans la direction des trois protagonistes et plus précisément vers Eliëndir. Ce qui évidemment, n'annonce rien de bon pour lui. Sans prévenir, ce sont de nombreux jets d'eaux anormalement puissants qui sont expulsés de la bouche des animaux de pierre et qui viennent frapper le mage noir de plein fouet si fort qu'il est projeté en arrière et même dans les airs puisqu'il passe par-dessus la haie du labyrinthe en tombant lourdement de l'autre côté. Disparaissant quelques instants du paysage, on peut entendre l'Elfe avoir un rire nerveux très involontaire de sa part. Il doit faire le tour et fort heureusement, il trouve rapidement un accès pour revenir. La minute suivante, Eliëndir est de retour auprès des deux femmes, le visage à mi-chemin entre l'amusement et la colère. Va savoir comment c'est possible. En tout cas, après être devenu rose, il est maintenant trempé de la tête aux pieds. C'est à son tour d'avoir l'air minable et de ne ressembler à rien. Quelques feuilles et brindilles trainent ici et là sur son costume et il n'a pas pris le temps de se refaire une beauté alors qu'il retourne immédiatement vers le buzzer pour taper dessus du poing.

    « Un rire. C'est ça la réponse. »

    À nouveau, il y a un petit silence avant que la voix ne donne son verdict.

    « Biiiip. Bonne réponse. Bravo ! »

    Le mage noir souffle bruyamment du nez. Il aurait pu faire ça depuis le début, ça lui aurait évité bien des problèmes. Mais ça aurait été beaucoup moins drôle. Que voulez-vous, il n'en fait qu'à sa tête. Les animaux de pierre se mettent à nouveau à tirer quelques jets d'eau, dans les airs cette fois-ci et de manière totalement inoffensive. Un peu plus loin en face d'eux, une autre haie du labyrinthe se sépare en deux et dévoile un nouveau chemin secret qu'ils viennent tout juste de débloquer. Le trio peut donc continuer d'avancer sur un sentier un peu plus large que les précédents et celui-ci, au contraire des autres, va en ligne droite sans jamais s'arrêter. Pas de croisements ou de virages, ils ne peuvent qu'aller tout droit et alors qu'ils se dirigeaient vers un cul de sac, la haie au bout du chemin disparaît dans le sol pour ouvrir la voie. Ils débarquent dans un grand espace libre où se trouve quelques petits jardins, arbres et bancs qui étaient déjà là avant l'apparition du labyrinthe. Aux premiers abords, rien ne sort vraiment de l'ordinaire si ce n'est peut-être le Nain joufflu qui se balance joyeusement comme un enfant sur une balançoire en bois accrochée à un gros arbre en plein milieu de "l'arène". Il a une longue chevelure blonde soyeuse qui flotte au vent et une délicate moustache d'aristocrate qui trône fièrement sous son imposant nez rouge.

    « YOUPIIIIIIIIIIIIIIII ♫ AHAHAHAHA ♫ J'ADORE LA VIE ♫ »

    Sa voix aigue et ses rires enfantins dénotent complètement de son apparence un peu bourru. Oui, c'est un sacré phénomène. Il n'a évidemment pas la lumière à tous les étages mais au moins il n'a pas spécialement l'air méchant ni agressif. En fait, c'est à se demander si c'est vraiment cet imbécile qui est à l'origine de tout ce bordel dans la ville ? En tout cas, il finit par remarquer la présence des protagonistes qui, sans s'en rendre compte, venaient d'atteindre le centre du labyrinthe et donc l'épicentre de la malédiction. Le Nain donc, tout content d'avoir des amis avec qui jouer, glisse de sa balançoire pour lever le bras et saluer de loin les trois arrivants avec un grand sourire aux lèvres.

    « OH DE NOUVEAUX AMIS !!! SOYEZ LES BIENVENUES JE SUIS SI CONTENT DE...- »

    Parce que même s'il est descendu de la balançoire, celle-ci n'a pas arrêtée de se balancer et après avoir pris un dernier élan meurtrier, elle finit par revenir taper dans le dos du Nain qui tombe comme une feuille sur le sol en se mettant à rouler sur le côté comme un tonneau de bière. La scène est aussi absurde qu'elle est hilarante en réalité et même Eliëndir qui n'a plus du tout envie de rire, ne peut s'empêcher de pouffer un bon coup.

    « AIE ! YIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIH ! AIDEZ-MOIIIIIIIIIIIIIIIIII ! JE VAIIIIIIIIIIIIIIIS MOURRRRRRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIR ! »

    Personne ne viendra l'aider et l'étrange personnage finit par cogner sa tête contre un arbre sur son chemin en s'arrêtant par la même occasion. Eliëndir n'en croit pas ses yeux et tourne la tête vers Neera et Dahlia, incapable de savoir comment il doit réagir.

    « Ah non. Je passe mon tour. Vous vous démerdez avec lui. »

    Il laisse bien volontiers ses deux partenaires s'occuper de l'autre énergumène parce que là, il est à deux doigts de faire une bêtise.

    CENDRES
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    Invité
    Anonymous
  • Dim 30 Juil - 16:14
    Son corps sursautant sous ses sanglots qui n'en finissaient pas, la Fae peinait à retrouver sa composition. Si son idée lui semblait merveilleuse et avait, malgré l'air dubitatif de ses compagnons, fonctionné, elle ne restait pas sans risques. Dahlia ne jouait que très rarement avec ses propres sentiments, bien consciente que ses démons pouvaient venir la cueillir d'un moment à l'autre. Aucune malédiction n'aurait pu endiguer son profond mal être, elle le savait pour avoir déjà essayé. Se maudire afin de ne plus jamais ressentir la moindre tristesse n'avait rendu sa joie que moindre, toutes ses émotions se retrouvant entravées d'une magie impossible à équilibrer. Aussi elle sut qu'avancer à tâtons en se persuadant qu'une épée de Damoclès pouvait tomber à chaque instant sur ses épaules lui permettrait d'arrêter de rire pour se concentrer, ne serait-ce que quelques instants. Tout du moins, si ses alliés décidaient d'obtempérer et de suivre ses méthodes, car la Fae n'imaginait guère que le monde puisse être aussi beau pour Neera, et que la vie ait rendu l'Elfe complètement apathique aux misères de l'univers. Dans son petit cocon de désespoir, la jeune femme ne voyait sa solution que comme LA solution à tous leurs problèmes.


    Elle sentit la tape amicale de l'élémentaliste sur son épaule et arrêta lentement de trembler. Puis quand Eliëndir vint la prendre sous son bras libre, elle alla se blottir contre son cou, sa fragrance réconfortante apaisant ses maux. Prenant de longues et lentes respirations, Dahlia retrouva son calme avec difficulté, ignorant la peinture rose qui maculait sa robe qu'elle n'avait, après tout, pas payée. La Fae se retourna lentement, observant sa vieille amie se diriger dans la direction opposée à la sienne et se faire interrompre par une pâtisserie qui lui arriva droit dans la face. Encore secouée par ses souvenirs qui l'assaillaient, elle sut se retenir de rire, donnant un petit coup de coude dans les côtes de l'Elfe qui ne parvenait pas à en faire autant. « Ce n'est pas gentil de… de se moquer… ». Elle renifla un bon coup, essuyant la dernière larme qui coulait sur sa joue tout en sortant à nouveau son mouchoir de sa sacoche, hésitant à tenter de retirer la crème patissière qui ornait le visage de Neera. Elle se ravisa rapidement en la voyant continuer à avancer, son regard s'arrêtant sur un buzzer rouge ainsi qu'une énigme. Elle tendit la main pour arrêter le bras d'Eliëndir qui se dirigeait tout droit vers ce dernier, sans y parvenir, n'ayant le temps que de formuler son opposition, sans grand espoir que l'Elfe en tienne compte. « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de le menac… » Les yeux écarquillés, grands ouverts, Dahlia ne peut que constater que son futur mari a été expulsé du labyrinthe à grands coups de jets d'eau, virevoltant dans les airs. Son premier réflexe fut de sauter à son tour, poussant sur ses ailes pour voler à son secours. « Eliëndir j'arrive, ne t'inquiète paAAAHHAHAHAHAHA CA FAIT MAAAAAAAAAAAALLL ». Incapable de maîtriser ce fou rire qui l'envahissait, la Fae tomba directement sur ses fesses, au sol, son estomac la tiraillant de tous les côtés, des larmes de douleur apparaissant cette fois au bord de ses yeux. Complètement essoufflée, salissant sa robe blanche avec toute la terre qui s'était amassée sur le tissu à force de se retourner dans l'espoir saugrenu que bouger résoudrait son problème, la Fae eut à peine le temps de se redresser avant que l'Elfe ne revienne sur les lieux.


    Dahlia se racla la gorge, tournant la tête vers son amie le cupcake ambulant. « Je… On… On ne lui dit rien d'accord ? Il ne s'est rien passé et… et on ne peut pas voler, on va juste retenir ça… ». Avait-elle honte? Sans doute plus qu'elle ne voudrait l'admettre. Restant parfaitement silencieuse, rouge de honte, les mains croisées devant son bassin, la Fae avançait timidement aux côtés de l'élémentaliste, légèrement en retrait du groupe. Les yeux rivés sur le sol, elle marmonnait dans son coin, entre la tristesse profonde et la colère de se retrouver dans un bourbier pareil. N'était-elle pas venue à Melorn pour débuter une nouvelle vie merveilleuse aux côtés de son bien-aimé ? Ses pensées ne sont interrompues que par la voix stridente et désagréable d'un nain qui… se balance ? Dahlia hausse un sourcil, observant l'énergumène qui hurle sa joie d'avoir enfin de la compagnie. Elle commença à s'approcher, n'ayant pas le temps de prononcer un mot avant que la balançoire ne tape dans le dos du nain, l'envoyant rouler jusqu'à s'éclater contre un arbre. La jeune femme pouffa de rire avant de s'arrêter net, constatant que l'Elfe n'était pas prêt de les aider cette fois-ci. Elle roula des yeux avant de pousser un long soupir d'exaspération. Evidemment, l'ancienne directrice d'orphelinat allait devoir se coltiner l'enfant turbulent qui avait plongé la cité elfique dans une euphorie constante. Cela ne pouvait pas être un sorcier maléfique habillé tout de noir avec des canines luisantes de sang. Non, forcément, un nain avec un comportement typique de bébé pourri gâté. « J'ai compris, je m'en occupe… ».


    Elle souleva les pans de sa robe, s'approchant du nain en faisant claquer ses talons sur le sol, tentant manifestement de masquer cette colère qui s'emparait un peu plus d'elle à chaque pas. Une fois à son niveau, elle vint s'accroupir. « Tu ne t'es pas fait trop mal ? ». Le nain se retourna, le visage complètement rouge et gonflé, une énorme bosse sur le front. « S… SIIII !! JE VAIS MOUUUUURRRIIIIIIIR !!! ». La Fae posa une main affectueuse sur son épaule, invitant l'inconnu à se redresser, époussetant ses vêtements. « Personne ne va mourir. Regarde, tu es encore tout entier, et… oh ! ». Ses doigts vinrent pincer le nez rouge vissé sur le visage du nain, dans un petit "pouet". « J'aurais bien aimé avoir un nez comme ça, ou est-ce que tu l'as trouvé ? ». Pris au dépourvu par sa question et son soudain intérêt, il commença à sécher ses larmes, trépignant sur ses petits pieds. « C'est vrai ?! Oh tu sais, tu sais, ça fait longtemps que je l'ai maintenant, mais c'était ma mamie qui me l'avait donné ! ». Un doux sourire naquit sur le visage de la Fae. « Ta mamie ? Elle est près d'ici, ta mamie ? Nous pourrions aller la voir, je suis sûre qu'elle te manque. ». Il acquiesça de plus belle. « Oui, ma mamie ! Elle est belle, elle est gentille ! C'est elle qui m'a demandé de venir ici, elle a dit que j'allais rencontrer des méchants et… mais… mais c'est vous les méchants ? ». Dahlia pencha la tête sur le côté, ses doigts s'aventurant naturellement dans la chevelure blonde du nain pour les tresser. « Allons allons, nous ne sommes pas méchants. Nous ne te ferons aucun mal. Et si tu es sage, peut-être que mon amie te laissera une petite part de tarte. Allons chez ta mamie, la prévenir de l'arrivée de ces méchants, ensemble. Et si on chantait une chanson, pour fêter notre rencontre, et pour nous occuper pendant la route ? ». Le nain sembla hésiter avant que son regard ne se dirige sur les ailes de Faes multicolores qui dansaient dans le dos de Dahlia, ses yeux s'illuminant. « Woooooooooooaaaaahhhhhhhhhh ! Mamie m'avait dit que ça existait mais j'en avais jamais vu en vrai ! Elle va être trop contente ! ». La jeune femme se redressa, prenant la main du nain dans la sienne, se mettant à chanter une petite comptine alors qu'il commençait à les guider vers une cabane qui apparut soudainement dans les bois. Ils n'étaient même plus en ville, tout le paysage venait de changer brusquement pour devenir une forêt sauvage. « Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chats… ». Un sourire radieux sur le visage, complètement dans son élément, Dahlia rayonnait. Tout du moins c'est ce qu'elle laissait transparaître, car bientôt sa voix résonna dans l'esprit de ses compagnons. « Je ne vais pas tenir longtemps avant de l'étriper. ».
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    Neera Storm
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    qui suis-je ?:
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  • Dim 27 Aoû - 22:40
    Et donc, chers amis, vous avez là une demi-titan à la crème, un elfe tout rose, et une belle Fae bien dépressive. Une équipe qui saura affronter les pires épreuves – et surtout ce labyrinthe maudit – pour mettre un terme à cette malédiction du rire éternel, qui, ma foi, pourrait faire du bien à certains rabougris. Mais Neera n’est pas vraiment d’humeur à trouver quelque chose de bénéfique à leur situation, surtout après avoir reçu une tarte en pleine figure. Elle adresse d’ailleurs un regard noir à Eliëndir lorsqu’il ose rire à côté d’elle. Au moins, Dahlia, sa chère amie, a la décence de se retenir, elle. Mais passons, il faut bien qu’ils avancent non ? Alors le trio se dirigent vers une fontaine qui a la merveilleuse idée de leur fournir une énigme. Evidemment, le mage noir n’est pas d’humeur, et il appuie sur le bouton, qui émet aussitôt un pet peu discret. Bon, cette fois, elle ne peut lui en vouloir s’il rigole, c’est tellement insolite que… Bref. En tous les cas, les menaces de l’ambassadeur sont bientôt réduites à néant, puisqu’après un petit silence, les statuettes se tournent vers l’intéressé, et… déclenchent un tel jet d’eau qu’il est projeté dans les airs, pour passer de l’autre côté de la haie. Cette fois, Neera est tellement surprise qu’elle ne peut s’empêcher d’avoir un fou-rire, qui s’interrompt  uniquement lorsqu’elle voit l’ancienne directrice se prendre les côtes alors qu’elle est dans les airs. Elle tombe aussitôt sur les fesses, et Neera accoure aussitôt près d’elle pour l’aider à la relever. Le vol ne leurest pas permis ? Mais qui a permis cette infamie ?

    - Dahlia, pense à euh… Un événement triste, un événement triste… C’était bien son astuce, non ? Au jour où tu as amené des orphelins chez moi, et qu’ils ont cru pouvoir imiter mon vol en voulant sauter d’une fenêtre. Bon, ce n’était pas triste, ça avait juste été très effrayant. Quoi qu’il en soit, quand Dahlia arrive à se reprendre, Neera a évidemment un sourire contrit. Je serai aussi muette qu’une tombe… Il y a bien des choses que les hommes ne doivent pas savoir !

    Prenant la main de son amie, Neera découvre en même temps que ses comparse qu’un nouveau chemin s’est ouvert. Le sentier est un peu plus large mais, ô comble du bonheur, il est en ligne droite. Seul fait majeur, le chemin est ponctué de son comique tout le long de leur avancée. Des pets, des blagues à ne plus savoir qu’en faire, ils n’ont pas le temps de s’ennuyer… Jusqu’à ce qu’ils arrivent sur un grand espace libre et un nain joufflu, qui est posé sur une balançoire.

    Hum…
    C’est LUI le responsable de tout ça ?

    Comprenez bien que Neera est patiente, mais à trop chercher la Tornade, on s’y pique. Aussi, quand le petit homme les aperçoit, et est tellement heureux d’avoir de « nouveaux amis », elle a juste envie de lui dire sa façon de penser en lui envoyant un (petit) éclair dans la tronche. Comment ça, c’est trop abrupt ? De toute façon, la semi-titanide n’a pas le temps de le mettre au pas, qu’il dévale tout seul la pente comme un grand en roulant au boule et en ayant le culot de les appeler au secours. Décidément… Cette simple scène leur prouve que le nain n’est pas méchant, mais par les Divins, non, ce n’est pas Eliendir qui va être assez fin pour le convaincre d’arrêter sa fichue malédiction. Il faut… disons… la délicatesse et la manipulation féminines pour arriver à leurs objectifs. Après avoir étranglé du mieux qu’elle pouvait un rire incontrôlable, Neera échange un regard avec la Fae et c’est finalement cette dernière qui prend la main. La rejoignant près de son arbre, près duquel sa course s’est arrêtée, la magicienne suit son amie en étant au départ un peu en retrait. C’est ainsi qu’elle la laisse prendre l’initiative en la voyant s’accroupir et l’enseignante laisse échapper un ricanement quand le nain répète qu’il va mourir. Mais non, n’interviens pas tout de suite, Neera. Laisse ta camarade s’y prendre. D’ailleurs, elle est admirablement diplomate, en déviant le sujet sur la mamie du nain. Aller la voir ? Ce n’est pas comme si la diviniste en avait quelque chose à cirer, mais pourquoi pas, si ça les fait s’arrêter de rire comme des zigotos ? En tout cas, Neera n’a pas le temps de faire quelque chose que les voilà pas loin d’une cabane en bois, et la demoiselle écarquille les yeux. Qu’est-ce que… Ils ne sont même plus dans un labyrinthe, mais dans une forêt sauvage ? Comment ? Et pourquoi ?

    En tout cas, l’avertissement de Dahlia est clair, et la Tornade réagit sans trop réfléchir.

    - Attends !

    L’injonction de Neera, quoique pas agressive, peut surprendre, et d’ailleurs, le nain se retourne vers elle. La sang-mêlée doit alors aller chercher toutes les ressources diplomatiques à sa disposition pour s’efforcer de sourire doucement face à ce fauteur de trouble. Allez. Inspire-toi de Rim. L’ambassadrice républicaine ne laisserait rien paraître, même si elle ne supporterait pas son interlocuteur. Alors l’élémentaliste s’approche et vient affectueusement poser ses mains sur les épaules de l’enchanteur.

    - Tu ne peux te présenter avec une telle bosse chez ta mamie non ? Est-ce qu’elle ne te gronderait pas ?

    Son interlocuteur est momentanément bien embêté et il a un regard presque paniqué.

    - Oh ! Elle m’a toujours dit d’être prudent ! Mais moi, je ne peux pas m’empêcher de faire des galipettes, des jeux et des devinettes ! C’est beaucoup plus amusant vous ne trouvez pas ? Le regard dudit nain devient subitement un peu plus triste. Elle me grondera sûrement pour avoir roulé de la balançoire et m'être blessé mais…
    - Shhhhh. Elle n’a pas besoin de le savoir, c’est tout.

    Et lui faisant un clin d’œil, un sourire plaqué sur le visage, les yeux de la semi-titanide s’illuminent alors qu’une brise enveloppe la tête de leur nouveau compagnon. Bientôt, sa bosse rapetissit jusqu’à n’être plus que de l’histoire ancienne, et c’est amplement suffisant pour susciter son admiration.

    - Wooooooooooooooa ! Je veux trop faire la même chose !! Ma mamie sera trop contente quand elle apprendra que j’ai de super amis !! Et toi, tu sais faire quoi ? demande le nain en direction d’Eliendir, le seul avec qui il n’a pas encore eu de réelles interactions jusqu’à présent. Neera tourne d’ailleurs les yeux dans sa direction en lui faisant un visage éloquent. Se le mettre dans la poche. D’accord ? Ce ne serait pas trop difficile non ?

    D’ailleurs, Neera n’en a pas fini avec le nain, et elle pousse une exclamation embêtée, bien trop simulée pour que ses amis soient dupes sur son état d’esprit.

    - Mais attends ! C’est que tes vêtements sont plein de poussière ! On ne peut te présenter comme ça à ta mamie non ? De quoi on aurait l’air ? Tout en parlant, elle époussiète ses vêtements, et un sourire faussement satisfait nait sur ses lèvres.  Voilà c’est mieux ! Mais je me dis… Est-ce que nous trois, pauvres inconnus, ne ferions pas mauvaise impression à ta mamie ? Oh, on pourrait dire qu’on s’est amusé tous ensemble, mais… Tu sais bien que la première impression est la plus importante et… Eliendir est trempé… Dahlia a une robe détruite… Et moi, je suis un chou à la crème actuellement.

    Elle est un peu dépitée, là, et ce n’est pas un vrai simulacre pour le coup. Mais subitement, Neera claque des mains comme si elle avait une idée lumineuse.

    - Je sais ! Allons à Melorn ! Faisons-nous tout beaux avec euh… De nouveaux vêtements. Et tu pourras aussi voir comment les gens s’amusent ainsi !

    Car au fond, ce qui pourrait motiver le nain à se rendre, c’est de voir comment la cité était sens dessus dessous non ?
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  • Jeu 31 Aoû - 22:05
    La malédiction du rire éternel
    Feat Dahlia et Neera Storm
    Comment ne pas se sentir embarrassé devant cette scène pittoresque. Absolument tout est risible, à commencer par le splendide cadre dans lequel ils viennent de mettre les pieds. Un grand jardin fleuri à la flore prédominante, un magnifique Saule Pleureur en pièce maîtresse d'un cadre parfaitement idyllique et qui n'a pourtant rien à faire en plein milieu de la cité de Melorn. Stupeur et incompréhension se lisent sur le visage des protagonistes quand ils découvrent enfin l'identité de l'odieux trouble-fête. Point d'entité supérieure à la force presque divine, ni de mage millénaire aux connaissances infinies. Simplement un Nain joufflu au nez rouge et un tantinet grassouillet, à la barbe volumineuse et impeccable. Un parfait représentant de sa race dans l'apparence quoi qu'un peu cliché mais c'est parfaitement voulu. Oui, ça n'a absolument aucun sens mais toute cette histoire est déjà absurde depuis le début alors au point où on en est. Tiraillé entre rire et colère, Eliëndir ne sait pas exactement comment réagir face à tout ça. Il a encore du mal à croire que ce pauvre petit bonhomme soit bien le responsable de tout ce vacarme. Il faut des capacités magiques hors du commun pour être capable de modeler son environnement avec autant d'aisance ainsi que pour maudire une ville tout entière, ce n'est pas à la portée de n'importe qui. Pourtant, son comportement reflète celui d'un enfant qui n'a même pas l'air de se rendre compte du chaos qu'il a provoqué, comme si ce n'était qu'un jeu pour lui.

    Un jeu qui n'amuse plus Eliëndir pour être honnête et heureusement qu'il peut compter sur l'aide des deux femmes les plus importantes de sa vie pour prendre le relai avec l'enfant turbulent. Ancienne directrice d'orphelinat pour la première, professeure de renom pour la deuxième, toutes deux sont bien plus qualifiées que lui pour cette tâche. Dahlia prend les devants et arrive à l'amadouer avec une facilité déconcertante, une capacité propre aux Faes. Eliëndir emboîte le pas derrière Neera et ils s'empressent de suivre la Fae qui gère la situation d'une main de maître. Ils apprennent l'existence de la mamie du petit pleurnichard qui semble être à l'origine de toute cette histoire. C'est une découverte importante pour leur enquête mais Eliëndir n'a pas le temps de pousser la réflexion que leur environnement change à nouveau autour d'eux, faisant apparaître une drôle de cabane dans les bois. Cette magie est à la fois prodigieuse et dangereuse par sa nature imprévisible. Cela pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le long terme, s'ils ne mettent pas fin rapidement à cette malédiction. Il mentirait s'il disait que l'idée de tuer le nain sans aucune forme de procès ne lui a pas traversé l'esprit. Il sait aussi que ça risque de ne pas plaire aux deux femmes qui l'accompagnent et surtout, rien ne garantit que la malédiction s'arrêtera à sa mort. C'est un risque important qu'Eliëndir n'a pas très envie de prendre mais il le fera, s'ils ne trouvent pas une issue pacifique.

    Puis, le nain leur sera plus utile en vie s'ils veulent mettre la main sur la "mamie" de ce dernier. Si elle est bien responsable des agissements inconsidérés de son petit-fils, elle devra répondre de ses actes elle aussi. Personne n'échappe éternellement à la justice. Neera finit par interrompre leur petite balade en forêt avant d'atteindre la cabane au bout du chemin. L'élémentaliste semble avoir une idée derrière la tête, en commençant par faire l'usage de ses talents pour faire disparaître la bosse du nain qui s'en réjouit aussitôt. Soudain, toute l'attention se tourne finalement vers l'Elfe qui se fait très silencieux depuis quelques minutes déjà. Entre les ailes de la Fae, les soins de la demi-Titan. Le mage noir ne s'est pas encore présenté de son côté alors c'est assez légitime de s'interroger. Le Nain lui demande ce qu'il en est de ses capacités et la réponse ne tarde pas à arriver.

    « Moi, je punis les enfants pas sages. » Affirme-t-il avec froideur.

    « Ah... Et il y en a beaucoup par ici ? » Demande le nain, l'air curieux.

    « Un peu trop en ce moment. » Ajoute-t-il avec toute sa sympathie.

    Le visage du nain affiche une petite mine triste alors qu'Eliëndir croise enfin le regard de Neera qui le rappelle à l'ordre. C'est vrai qu'il aurait pu se montrer un peu plus chaleureux, il n'a pas fait beaucoup d'efforts. Ce serait plus malin de se le mettre dans la poche plutôt que de chercher le conflit mais visiblement, le coup de la peinture rose qui lui est tombée sur la tête a encore un peu de mal à passer. Il hausse discrètement des épaules en roulant des yeux, Neera accapare à nouveau l'attention du Nain en proposant d'aller faire un tour à Melorn, prétextant d'aller faire les boutiques. C'est une bonne idée et une bonne opportunité pour enfin sortir de ce labyrinthe infernal. Avec un peu de chance, ils pourront livrer le bonhomme à la garde et mettre fin à tout ça sans avoir à perdre plus de temps. Ceci dit, le principal concerné semble hésitant et pas très emballé à l'idée de s'en aller.

    « Mamie a dit que j'allais rencontrer plein de méchants. Mais moi, j''aime pas les méchants ! Parce que... Bah... Ils sont... Euh... Pas gentils ? »

    Le mage noir plisse subitement des yeux, se grattant la tempe avec un doigt comme s'il était face à un problème de math indéchiffrable. Il cherche encore à comprendre s'il s'agit bien d'un enfant ou d'un adulte avec un comportement d'enfant ? Est-ce que les nains ont de la barbe qui pousse dès leur plus jeune âge ? C'est très troublant.

    « Au moins ici, on peut s'amuser tous ensemble ! Vous, vous êtes des gentils hein ? Dîtes, vous voulez bien jouer avec moi ? On va trop s'amuser ! Vous aimez les blagues ? Moi aussi ! Ça nous fait un point commun, on dirait. Au fait, mon nom c'est Gimbal ! »

    Eliëndir n'est pas psychologue mais il peut clairement affirmer que quelque chose ne tourne pas rond là-haut. Disons, qu'il y a quelques étages de sa psyché qui sont plongés dans le noir. Ceci dit, il n'est pas particulièrement agressif et il est peut-être possible de le convaincre d'arrêter tout ça en jouant à son petit jeu. Alors il prend sur lui pour se montrer un peu plus avenant et diplomate dans son approche. Il plie les genoux pour se mettre à la hauteur du petit trouble-fête.

    « Enchanté, Gimbal. Dans ce cas... On joue mais à une seule condition. »

    « Youpi ! J'adore les jeux ! On se fait un concours de blague ?! C'est bien ça ! Vous trois contre moi, ça vous va ? »

    « D'accord mais si on gagne, tu promets de faire disparaître le labyrinthe et d'arrêter de faire rire les habitants de la ville. »

    « Pourquoi ? C'est pas bien de faire ça ? Hmmmm... Bon, j'accepte ! Si vous arrivez à me faire rire, vous avez gagné ! Mais vous avez qu'une chance chacun, attention... »

    Au moins, il n'est pas difficile en affaires. Un concours de blague donc. C'est pas si catastrophique que ça. Cela aurait pu être pire, c'est certain. Eliëndir n'a aucune idée de comment il va se sortir de ce bourbier mais il faudra bien trouver quelque chose. Le faire rire, ça ne devrait pas être si difficile que ça quand même.

    « Alors ? Qui veut commencer ? Personne ? Alors c'est moi qui commence ! »

    Le nain trouve le moyen de glisser sa main sous sa chemise pour coincer sa main contre son aisselle. Il rabat frénétiquement son bras contre sa main pour produire quelques bruits de pets en boucle et si Eliëndir toujours soumis à la malédiction, est incapable de s'empêcher de rire. Il place rapidement sa main devant sa bouche en espérant ne pas avoir été entendu mais c'est déjà trop tard.

    « Hahaha ! Je t'ai eu ! Alors à qui le tour ? » Dit-il avec son air stupidement joyeux sur le visage, les yeux tournés vers les deux femmes puisque l'Elfe semble un peu trop occupé à se tordre de rire pour le moment.

    CENDRES
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  • Sam 14 Oct - 12:01
    Après tant d'années consacrées à l'éducation d'orphelins, il aurait été sage de penser que la Fae n'était plus sensible aux multiples caprices et demandes farfelues d'enfants turbulents. La vérité était pourtant bien différente car si Dahlia affichait en toutes circonstances un visage bienveillant, débordant de douceur, il ne s'agissait que d'une façade. Ses orphelins eux, disposaient du mérite de vivre à ses côtés chaque jour, à ce titre il était bien plus difficile pour la jeune femme de leur en vouloir bien longtemps. Le nain lui, n'avait guère ce privilège. A l'instant où ils en seraient débarrassés, si ce dernier refusait de défaire ses idioties, il ne survivrait pas bien longtemps. Une malheureuse et inattendue vague de maladie s'emparerait de chacun de ses membres, le plongeant dans un désespoir profond face à de maigres espoirs de guérison. Si cette seule pensée suffisait à soulager quelque peu l'esprit engourdi de la Fae par tant de rires forcés, elle devrait encore attendre, gardant l’espoir que tout se règle sans qu’elle n’ait à user de ses pouvoirs. D’ordinaire sa pestilence seule réussissait à le faire paniquer mais dans cette situation grotesque, sa chevelure dorée peinte de rose, sa robe de mariée débrayée, bloquée avec un nain au caractère enfantin, Dahlia ne voyait plus les choses de la même manière.


    Soulagée par le soutien indéfectible de Neera qui eut le mérite de lui arracher un petit sourire, la Fae poursuivit sa route vers la cabane avant d’être interrompue par ses deux camarades qui cherchaient à délayer leur arrivée. Légèrement surprise, elle haussa un sourcil, laissant Neera gagner la confiance du nain avant qu’Eliëndir ne se mette à son niveau, expert dans les menaces furtives qui ne manquaient pas de créer une certaine crainte auprès du dénommé Gimbal. Les bras croisés devant sa poitrine, un petit sourire en coin, Dahlia observait les deux personnes les plus importantes de sa vie se démener avec ce qu’elle vivait tous les jours, faire face aux caprices d’un enfant à l’argumentaire indéfectible, un puissant et retentissant « non », suivi de « je fais ce que je veux », et quelques « c’est pas juste ». Pour une fois que d’autres se retrouvaient dans le pétrin, elle n’allait pas s’en plaindre. Aller à Melorn pour distraire le nain était une idée brillante, néanmoins leur petit génie du mal ne semblait pas réellement enclin à la promenade qui lui était proposée, choisissant simplement d’ignorer cette proposition pour se tourner vers Eliëndir. Evidemment, le petit cherchait l’attention de celui qui l’en privait, un comportement classique qui ne surprit absolument pas l’ancienne directrice d’orphelinat. Dahlia observa sagement les tentatives de négociation de son bien-aimé, prenant en compte sa méthodologie somme toute maladroite et enregistrant dans sa tête ce qui pouvait se passer s’ils venaient eux-mêmes à avoir des enfants. Une perspective réjouissante pour beaucoup, angoissante pour la Fae qui se devrait pourtant de faire preuve de courage.


    Un concours de blagues… L’idée ne l’enchantait pas, mais alors pas du tout. La Fae n’était pas connue pour son sens de l’humour, encore moins pour sa capacité à faire rire autrui. Prise de panique, la demoiselle commença à se triturer nerveusement les doigts, espérant que la tentative d’Eliëndir ferait mouche afin qu’elle n’ait pas à s’y mettre elle-même. Malheureusement pour elle, l’élu de son coeur se tord de rire bien avant qu’elle n’ait le temps de remettre ses idées en place. Stupéfaite, Dahlia se mit à bégayer. « Je… euh… c’est à dire que... ». Le nain la regardait, des étoiles dans les yeux, prêt à mettre à exécution sa prochaine farce. Il ne lui restait plus que quelques secondes pour se décider, elle devait gagner du temps qui lui serait précieux. « J’ai.. J’ai une blague ! Mais ce n’est pas la mienne, Gimbal, est-ce que ça ira quand même ? ». Le mage fit mine d’hésiter, prenant son menton entre son pouce et son index et plissant les yeux. « J’sais paaas…. J'réfléchiiiiiis... ». Il croisa le regard larmoyant de la Fae et son sourire s’élargit. « Oui allez d’accord, mais c’est bien parce que j’ai envie de rigoler, alors vas-y ! ». Cherchant l’approbation dans le regard de ses deux camarades, elle avait enfin trouvé une plaisanterie. Cela n’avait pas été aisé, car elle devait prendre en compte le fait que sa propre blague ne devait pas la faire rire. Une blague assez odieuse pour provoquer en elle une vague de tristesse mais assez drôle pour potentiellement gagner la bataille. Des larmes bordant ses yeux ambrés, elle ouvrit enfin la bouche. « Quel… Quel est le jouet… le jouet préféré des orphelins ?... ». Le nain pencha la tête sur le côté. « Le cheval à bascule ? Parce que moi j’adooore ça ! En avant, en arrière, en avant, en arrière, en avaaaant en arrièèèèère ! ». Une larme solitaire roula sur sa joue rosie. « N..Non... ». Elle renifla bruyamment. « Le boomerang… car lui revient toujours... ». Le visage de Gimbal se tordit doucement d’une grimace. S’il riait, alors tous leurs problèmes n’en étaient plus, si ce n’est l’état mental absolument catastrophique de la Fae. S’il ne riait pas, alors leur dernière chance reposait sur l’élémentaliste.
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    Neera Storm
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  • Sam 28 Oct - 19:55
    Le nain est tellement… tellement… Immature ? Oui, c’est le mot. Neera a beau retourner la situation dans tous les sens, elle ne comprend pas comment  maudire la belle cité de Melorn est amusant. Oh, certes, c’est pour faire rire les gens, et certes, les elfes sont connus pour leur sérieux un peu trop prononcé, mais quand même. La situation n’est drôle que pour le petit bonhomme. Bien loin des considérations d’Eliëndir et de Dahlia, la Tornade n’envisage pas un instant de supprimer la vie de ce rigolo ou de lui infliger une maladie potentiellement mortelle. Bon, il faut bien admettre que le foudroyer est un peu tentant, mais non, non, non, il faut être raisonnable. Le placer sous les barreaux et le confier aux autorités elfiques, c’est plus intelligent, même si… plus le temps le passe, plus le trio a quelques envies de meurtre. Mais tout va bien. Ils ont connu pire. Ils s’en sortiront. N’est-ce pas ?

    Le nain a bien du mal à ne pas deviner qu’ils ont tous des sourires factices, et quand c’est à Eliëndir de présenter ce qu’il sait faire, disons que l’homme n’est pas le plus… inventif. L’enseignante comprend, bien sûr, qu’il veuille punir cet hurluberlu, mais passer pour quelqu’un de sévère ce n’est pas le meilleur moyen de se le mettre dans la poche et bon. On va laisser parler l’adresse féminine, dans ce cas. Car Dahlia saura sûrement reprendre la main, puisque la proposition de la Tornade – pour aller à Melorn – n’a guère porté de fruits. La Républicaine met réellement tous ses espoirs en son amie, surtout lorsque le nain propose un concours de blagues, maintenant. C’est bien un domaine dans lequel la demi-titan peut perdre haut-la main et il ne lui semble pas que le diplomate est plus doué qu’elle, là-dedans . Preuve en est, il rigole à quelques simagrées du nain. Ils ne sont pas sortis de l’auberge, n’est-ce pas ? C’est pourquoi Neera regarde la jolie Fae avec beaucoup d’espoir dans les yeux. Elle, elle va savoir gérer. Et lui épargner de devoir y passer. Non… ?  

    D’ailleurs, le trio a de bonnes chances d’espérer puisqu’une fois la blague dite, une grimace apparaît sur le visage du mage, mais il plaque les mains contre sa bouche en dernière minute, et réussit in extremis à se maîtriser. Il ne faut rien de moins pour que Neera lui lance un regard noir – regard que le rigolo ne peut voir puisqu’il lui tourne dos – et les yeux remplis d’espièglerie, Gimbal reprend la parole.

    « Bien tenté, mais il va falloir encore faire mieux ! »

    Cette fois, la belle regarde ses deux amis avec un regard qui en dit long – aka un « Je vais le tuer » – mais la professeure se racle la gorge alors que le petit être se tourne vers elle avec un air impatient.

    « C’est à toi ! Tu as une blague à nous proposer ? Cette fois, c’est votre dernière chance, sinon, j’ai gagné ! » lance le bonhomme d’un air guilleret.

    Un peu décontenancée, Neera soupire, réfléchit d’un air ennuyé, cherche, fouille dans ses souvenirs… Puis se souvient d’une anecdote, avec ses pairs à Magic. Est-ce que ça marchera, elle n’en sait rien, mais ils n’ont rien à perdre, n’est-ce pas ?

    « Sais-tu pourquoi nous les professeurs, nous aimons bien le mois d’août ? » Gimbal secoue la tête avec un air un petit peu curieux. «J’aurais plutôt dit que les enseignants n’aiment pas le mois d’août parce que c’est la reprise de l’école. Tu aimes bien aller à l’école ? » La fille de Lothab, qui a trop peur de perdre sa blague dans son esprit si elle se laisse distraire, répond de manière presque mécanique. « Oui. » Puis elle voit les yeux du nain s’écarquiller et elle se corrige. « En fait, non. Mais bref, ce n’est pas le sujet, là, Gimbal. Et donc. Tu sais pourquoi les professeurs aiment le mois d’août ? » Un silence un peu plus consistant s’installe autour des différents protagonistes alors que le petit bonhomme joufflu réfléchit. « Parce qu’ils doivent préparer la rentrée ? » Un sourire naît brièvement sur les lèvres de l’élémentaliste alors qu’elle secoue légèrement la tête, faisant danser ses boucles blanches. « Parce qu’ils ont encore un mois de vacances ? » tente encore le magicien. Une nouvelle dénégation de la tête lui répond. Parce que… parce que… vous savez, vous ? demande le joyeux luron à Eliëndir à sa bien-aimée. Neera croise les bras et attend une réaction de ceux-ci, puis, quand tout le monde a donné sa langue au chat, elle déclare : « Pourquoi les enseignants aiment le mois d’août ? Parce que les professeurs peuvent encore remettre en échec les étudiants qui sont déjà en échec. Ce n’est pas savoureux, ça ? D’accord, c’est mesquin, mais ce n’est pas le genre de réponses en laquelle on s’attend et un silence flotte un instant dans les airs. Puis, enfin, le rire tant attendu sort de la bouche du nain, qui s’esclaffe un instant. « Ahahah ! Ca me donne presque envie de devenir professeur moi aussi ! » Neera le regarde un instant comme pour sonder s’il est sérieux, puis quand il se détourne tout bas, elle murmure : « Essaie et je demande à Eloïse de te pétrifier pour toujours. »

    Bien sûr, le nain se retourne vers elle d’un air curieux. « Tu as dit quelque chose ? » Un sourire presque narquois apparaît sur les lèvres de la diviniste. « Non, non, bien sûr que non. » Peut-être que ses compagnons l’ont bien comprise, par contre. Mais là n’est pas l’important. A la place, Neera tape des mains et a une expres​sion(faussement) enjouée sur son visage. « Mais n’est-ce pas merveilleux, Gimbal ? Tu as perdu. Et tu te souviens de ce que tu as promis ? » Le nain fait mine de réfléchir, puis, il ose, oui, oui, il ose avoir une moue pas convaincue. « Huuuum. Je ne sais pas… Vous ne voulez pas faire un second concours de… » Le « non » qui le coupe est presqu’instantané, et Neera pose son regard sur Eliëndir alors qu’une expression presque machiavélique naît sur son visage. Il faut dire qu’elle va compter sur l’improvisation de son complice. « Dis, Eliëndir. Et si tu racontais pourquoi on m’a surnommée la Tornade à notre cher ami ? N’était-ce pas suite aux blagues un peu trop longue de mes étudiants ? Tu sais que je n’aime jamais raconter cet épisode de moi-même », glousse-t-elle. Neera n’a pas hérité de son titre à cause d’une mauvaise blague, bien sûr,  ça n’a même rien à voir. Mais ça, le nain ne le sait pas, et surtout, Eliëndir est un beau-parleur. Il est capable d’inventer quelque chose pour effrayer leur protéger, et il saura se montrer suffisamment convaincant pour que le lascar se rendent à leur raison et cesse tout cela... non ?
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    Anonymous
  • Lun 30 Oct - 22:18
    La malédiction du rire éternel
    Feat Dahlia et Neera Storm
    Avant même de s'en rendre compte, Eliëndir venait de lamentablement perdre le défi du petit trouble-fête avant même d'avoir eu une chance de répliquer. Satané malédiction, même la blague la plus immature a eu raison de lui et il s'est fait avoir en beauté. Heureusement pour lui, ils sont en comité restreint et également accompagné de deux personnes de confiance car la honte qui le submerge actuellement est indescriptible. L'Elfe a toutes les peines du monde à se remettre de ses émotions, les yeux bordés de larmes tant il a rigolé mais il va bien falloir s'arrêter car pour le moment, c'est Neera et Dahlia qui ont la lourde tâche de réussir là où il a échoué et c'est la Fae qui se lance la première avec un humour disons... bien à elle. Et le pire, c'est que ça a failli marcher car Dahlia a réussi à arracher un sourire au nain malfaiteur et presque un rire. Ce n'est pas Eliëndir qui va émettre un commentaire alors qu'il a rigolé pour moins que ça mais c'est assez rageant puisqu'ils n'étaient pas si loin de la victoire. Tous leurs espoirs reposent maintenant sur la Républicaine et Eliëndir regrette déjà d'avoir accepté le défi de Gimbal. Neera a énormément de qualités et c'est indéniable mais elle a aussi un humour très particulier. En fait, aucun d'entre eux n'est vraiment connu pour son sens de l'humour et il faut se rendre à l'évidence, cette équipe a des lacunes évidentes et très contraignantes face à ce petit blagueur de Gimbal.

    Enfin, ils font ce qu'ils peuvent et c'est déjà pas mal. Il n'y a plus qu'à espérer que Neera s'en sorte un peu mieux que les deux tourtereaux et la Tornade se lance à son tour pendant qu'Eliëndir parvient tout juste à se redresser sur ses deux jambes. S'il prête une oreille attentive à Neera et Gimbal, le mage noir commence déjà à chercher une échappatoire ou une quelconque solution en cas de cuisante défaite, ce qui est assez probable soyons honnête. Pourtant, peut-être devrait-il faire un peu plus confiance à son amie qui tient tout son auditoire en haleine avant la fameuse chute de sa blague. Ça ne coûte rien de vérifier leurs options ? Voyons un peu ce qu'il est possible de faire car Eliëndir commence à sérieusement envisager d'arracher la tête de ce maudit nain pour en finir une bonne fois pour toute avec cette histoire. Certes, ce n'est pas très subtil de sa part mais ça a le mérite d'être efficace. A défaut de lui trancher la tête, Neera pourrait faire tomber la foudre sur Gimbal au point où on le reconnaîtrait même plus. Un pur accident évidemment, cela arrive à tout le monde de se faire frapper par un éclair lors d'un orage. Non ? Bon, peut-être que la Pestilence de la Fae serait plus adaptée pour mettre fin aux jours du petit malfaiteur. Une petite peste, un grand classique de notre temps. Il faudra sûrement endurer encore quelques jours de malédiction avant que la maladie ne vienne à bout de Gimbal mais l'attente en vaudra la peine. Curieux, toutes les solutions qui traversent l'esprit d'Eliëndir finissent inévitablement par la mort de Gimbal et généralement dans d'atroces souffrances. A croire qu'il a véritablement envie de meurtre.

    Remercions Neera car grâce à elle, aucune de ces possibilités ne verra le jour alors que Gimbal se met subitement à rire à la blague de la dernière chance. Et les Divins savent à quel point c'était une tâche difficile pour ce trio de se reconvertir en humoriste le temps d'une journée. Voyons le bon côté des choses, grâce à cette histoire, ils savent qu'ils n'ont vraiment aucun avenir dans le métier. Eliëndir laisse retomber la pression et affiche un petit sourire satisfait en hochant la tête vers Neera, des félicitations sont de mise mais elles attendront d'être de retour à la maison. D'ailleurs, l'ambassadeur manque de rire à nouveau quand la Républicaine fait clairement comprendre à Gimbal que la fête est finie et qu'il n'y aura pas d'autre concours. Ensuite, la Tornade sollicite son aide pour finir de convaincre le nain d'arrêter tout son remue-ménage. C'est amusant de voir à quel point Neera se dépatouille depuis le début pour se mettre Gimbal dans la poche pour finalement opter pour la facilité à savoir une bonne vieille menace à peine dissimulée. Subtilité féminine, mon œil. Eliëndir doit donc inventer une histoire assez crédible pour décourager notre antagoniste du jour, une chance qu'il soit doué pour mentir et improviser.

    « Voyons, je suis sûr que même Gimbal a déjà entendu parler de Neera Storm, la Tornade de Magic. Crois-moi, Gimbal. Cette femme n'a pas volé son surnom et en réalité, ce sont ses élèves qui lui ont d'abord donné. Elle n'était qu'une jeune professeure à l'époque, dans ses premières années de fonction. Vois-tu, un petit groupe d'élèves assez arrogant pour se croire au-dessus de leur enseignante et également très irrespectueux, ont eu la mauvaise idée de la provoquer. La sanction fut absolument terrible... On dit que le ciel s'est immédiatement assombri et qu'une violente tornade s'est levée sur le campus de l'université en balayant tout sur son passage ! Les élèves ? Ils ont été frappés d'une puissante malédiction ! Pendant sept jours et sept nuits, un épais nuage est apparu au-dessus de leurs têtes en faisant s'écouler une pluie diluvienne sur leurs têtes. Aucune magie n'était assez puissante pour les délivrer de l'emprise de Neera... Et miséricordieuse, Neera décida de les libérer après qu'ils aient rampé jusqu'à son bureau pour s'incliner devant elle et s'excuser de leur odieux comportement... »

    Plus c'est gros, plus ça passe. Et Gimbal semble absolument scotché au récit d'Eliëndir avec son air mystifié et sa bouche légèrement entrouverte, sous le choc face à cette histoire complètement absurde. Tellement concentré qu'il avalerait une mouche sans s'en rendre compte. Hésitant et peut-être un peu apeuré, le nain glisse un regard vers Neera en se triturant nerveusement les doigts. Oui, il vient de se rendre compte qu'il n'est pas avec n'importe qui et ses enfantillages ne sauraient être tolérés plus longtemps.

    « ... Depuis ce jour, tout le monde la surnomme la Tornade. Et plus personne n'ose remettre en question son autorité ! »

    Eliëndir doit énormément se retenir de rire et de sourire pour ne pas se trahir. La tête que fait Gimbal en ce moment est assez hilarante et le récit du mage noir a clairement fait son petit effet sur le nain perturbateur. Pas peu fier d'avoir débité autant de connerie à la minute, c'est un domaine qu'Eliëndir maitrise à la perfection. Laissant Gimbal à son intense réflexion, l'Elfe se glisse lentement aux côtés de sa bien-aimée avec un petit air enjoué et satisfait sur le visage. Profitant de cette petite accalmie pour saisir avec tendresse, la main de la Fae à la robe de mariée débrayée en échangeant un regard complice. Enfin, Gimbal finit par se tourner vers nos trois protagonistes victorieux.

    « D'accord, d'accord... Vous avez gagné. Je vais faire disparaître le labyrinthe... »

    « Et ? »

    « Hmmm... Et arrêter de faire rire les gens ? Pff. C'est pas juste... »

    « Bien. C'est une bonne nouvelle. Quand ce sera fait, nous allons gentiment te raccompagner chez ta mamie. »

    Ils ont deux mots à lui dire, à cette vilaine grand-mère qui laisse son petit-fils se balader sans surveillance et lancer une puissante magie sur une ville tout entière. Et si ce n'était pas elle, la véritable criminelle de cette histoire ? Gimbal a fait des erreurs mais il a surtout été manipulé par une personne malveillante qui en avait clairement après la population de Melorn. Bien sûr, il faudra mettre la garde de la ville au courant pour qu'ils puissent se rendre à son domicile et s'assurer que ce drame ne se reproduise plus jamais.

    « D'accord... Dîtes, on pourrait prendre une glace sur le chemin du retour ? Allez ! s'il vous plaît ! Dites oui ! »

    Eliëndir roule discrètement des yeux avant d'interroger son amie et sa bien-aimée du regard. Visiblement pas très euphorique à l'idée de se trimballer la petite terreur dans les rues de Melorn. Toutefois, il ne dit rien et laisse ses deux ravissantes associées décider de la démarche à suivre. Une petite balade, ça ne peut pas faire de mal ? Et puis comme ça, ils pourront définitivement se le mettre dans la poche et n'auront plus à batailler pour qu'il lève enfin sa malédiction du rire.

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