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  • Sam 27 Mai - 8:35
    La soirée de Monsieur Poulailler
    Mise en contexte

    CHALLENGE : INSOLITE / FACTION
    PARTICIPANTS :
    @Soren Goldheart @Azura Aiwenor @Zelevas E. Fraternitas



    La ville de Justice, fière représentante de la République, était sur le point de devenir le théâtre d'un grandiose événement. Les rues larges et lumineuses de cette cité accueillaient, ce soir-là, une soirée-bénéfice organisée par nul autre que Monsieur Poulailler, un hybride poulet ayant réalisé fortune dans l'agroalimentaire. Ancien citoyen de Shoumei, il avait fui le conflit contre les titans afin de se réfugier en République, endroit où il put profiter de tous les outils nécessaires à la continuation de ses entreprises.

    Cette soirée-bénéfice se distinguait des autres de ce genre par une idée plutôt insolite qui justifiait son existence. Les gens racontaient que le multimillionnaire avait eu une illumination des plus loufoques et qu'ensuite il décida d'organiser cet événement visant à récolter des fonds pour une noble cause : la recherche sur la "Poulethérapie". Selon lui, les poules, avec leur allure burlesque et leurs caquètements contagieux, possédaient le pouvoir de guérir les esprits tourmentés et de répandre la joie autour d'elles.

    Et ce fut donc ainsi qu'on vous convia à ce rassemblement extravagant où se côtoieraient politiques, entrepreneurs et personnages influents de la République. Jouissant d'une réputation fort bien singulière, l'excentrique hybride parvint malgré tout à mobiliser un impressionnant panel de convives, tous curieux de découvrir cet incroyable univers... Mais surtout de réseauter entre personnalités d'affaires.

    En somme, il s'agissait d'un contexte idéal pour les conversations et les rencontres de qualité. De plus, l'événement serait clôturé par une discussion animée concernant le projet de M. Poulailler. Un débat où les invités devront échanger leurs opinions à propos de la poulethérapie, ses inconvénients ainsi que ses bénéfices.


    Note:

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    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t1873-zelevas-d-elusie-fraternitas-la-poigne-de-mithril-terminehttps://www.rp-cendres.com/t3139-liens-de-zelevas-e-fraternitas#27228
  • Sam 27 Mai - 18:25
    La voiture s’arrête devant le pas des marches de la Maison Poulailler. La portière s’ouvre, et un homme en descend. S’il arrive après les débuts des festivités, c’est parce que les journées ne comptent que vingt-quatre heures, et qu’en tant que Sénateur de Justice, Directeur de la Societas Septum Gardianorum et fondateur du parti Front Réformateur National, son agenda ne lui permettait pas toujours d’arriver à l’heure aux rassemblements mondains. Posant le pieds à terre, son secrétaire de cabinet dévale les marches pour l’accueillir. Celui ci est déjà présent sur place depuis le début et vient le retrouver en lui partageant son repérage de la soirée:

    ”M.Fraternitas, la liste des invités ici, j’ai les rapports de fonds que vous m’aviez demandé sur moi et au dos, là, vous trouverez les résumés des opérations recensées par la SSG de l’entreprise de M.Poulailler.” Le pauvre Himir s’empressait de donner le maximum d’informations, normalement ils auraient eu une conversation plus calme dans la voiture sur le chemin jusqu’ici, mais par manque de temps ils avaient dû procéder autrement.

    ”Merci Himir.”

    Les mains gantées de cotton de Zelevas attrapent la fiche que lui tends son assistant et ses yeux bleus aciers s’empressent de la survoler à la va-vite. Il réajuste son lourd manteau en fourrure anthracite sur ses épaules, rééquilibre ses épaulières et avance vers les marches pour les gravir jusqu’à atteindre l’entrée. Pendant ce temps il mémorise les informations qu’il vient de regarder avec grand intérêt, tournant les mots-clés dans sa tête pour les retenir par moyen psycho-technique. Son pantalon rouge en tissus soyeux s’arrête devant le perron et il attends qu’un domestique lui ouvre la porte pour la passer, frappant le sol de marbre quadrillé noir et blanc de ses solides talons. Passant une main dans ses cheveux pour s’assurer qu’aucune de ses mèches vieillissantes n’a osé se rebeller, il pénètre à l’intérieur de l’imposante demeure Poulailler avec une démarche franche et soutenue, son regard ne prends pas la peine de se perdre sur les décorations successivement excentriques ou de mauvais goûts qui trônent dans les couloirs. S’il est ici ce soir, ce n’est pas pour s’amuser ni pour faire ami ami avec l’hybride farfelu qui organise l’évènement, ni même pour soutenir le projet farfelu présenté aux convives. C’est pour aborder une liste de contacts très importants au sein de la sphère politique de Justice.


    Arrivant enfin au détour d’un des interminables couloirs du château, on lui indique la grande double porte calée afin de rester ouverte et dont la lumière et les éclats de voix lui parviennent déjà. Lorsqu’il passe le cadre de la porte, le jeu commence. Intérieurement, Zelevas sourit, les regards passés en catimini pour voir qui est donc le nouveau venu n’échappent pas à son attention, les invités déjà présents sont répartis en groupes de discussion à travers l’immense salle de réception. Une gallerie dont le mur intérieur est orné d’une suite de glaces, de tableaux et de tapisseries assorties dans un esthétisme discutable. En face, un balcon prolonge le sentier de promenade et permet aux convives d’aller prendre l’air et de marcher dans les grands jardins du domaine. L’hybride saugrenu est un des multi-millionaires de la République et un tel étalage de richesses le fait savoir à quiconque pose les yeux sur cette panoplie. Par contre, il est également apparent que le maître des lieux ne possède pas le bon goût, mais ça, Zelevas le savait déjà avant même de pénétrer dans ces lieux. Au fond de la gallerie, des marches en coin convergent vers une porte surélevée qui semble mener à un étage, de là d’autres lumières émanent ostensiblement, indiquant que l’immense soirée continuait plus haut dans la demeure. Automatiquement, le Sénateur parcours les groupes des yeux à la recherche des personnes d’intérêt, lui aussi, il souhaite savoir à qui parler en premier. Le monde réceptionné est fou et ferait pâlir les soirées courtisanes de la haute de Liberty, en balayant rapidement la foule des yeux il reconnaît un bon nombre de figures familières et résidentes de Justice, le fondateur de la Maison Prâvot, le maître des clés de la ville, là bas il y a le couple d‘écrivains Ironsoul et Ledocien qui boivent du champagne en compagnie de Gustave Kram, un artiste peintre et ferru d’histoire. Les trois là possèdent un certains poids dans le paysage électoral mais ce ne sont pas eux qui intéressent le plus Zelevas, toujours plantés devant l’entrée il se repasse sa liste mentale.

    Hanratty Willodir. 54 ans, Patron du Syndicat des Artisans, représentant de la masse populaire et gros atout du parti dans la ville pour la famille réformatrice Ironsoul. Son soutien a permis à la Famille et au Parti d’amasser énormément de voix des travailleurs moyens qui se seraient autrement dirigées vers les Fraternitas, même si Zelevas ne soutient pas son parti familial, son propre nom est tout de même un engagement politique à respecter et il est toujours bon de brosser les Grandes Familles dans le sens du poil. Willodir est le genre de type qui relève de l’électron libre sur le paysage politique, très terre à terre il est toujours difficile de pouvoir lui adresser la parole, c’est la personne qu’on ne peut tout simplement pas persuader de venir à un rendez-vous s’il n’a pas lui même de base envie de vous voir. Le Sénateur Zelevas le savait également légèrement réfractaire aux rassemblements donc il avait été difficile de le croiser jusque là. Il souhaitait profiter de cette soirée pour lui mettre le grappin dessus dans un contexte où il ne pourrait pas s’éclipser et le forcer à écouter son propos. Récupérer les artisans dans la poche des Fraternitas serait une énorme opération pour renforcer sa place à Justice, pour l’instant il n’était nul part à portée de vue, mais Himir son secrétaire l’avait noté comme présent donc c’est qu’il devait être là quelque part.

    ”Petits fours monsieur le Sénateur?”

    ”Avec plaisir.”

    Amy Seelman. 28 ans, directrice des hôpitaux de la Croix Bleue. Son âge incroyablement jeune pour déjà être aussi importante est la preuve de son génie de gestion, une femme aux nerfs de mithril qui sait ce qu’elle veut et comment l’obtenir. Ses hôpitaux sont la preuve de son succès, sans Grande Famille derrière elle, sans montant faramineux d’argent pour l’épauler, elle a réussi à grimper l’échelle sociale d’elle même et est terriblement populaire parmis les citoyens de Justice. Facile de s’attirer l’amour de l’opinion publique quand on gère si bien ses établissements que les coûts des soins y ont été divisés par plus que deux depuis qu’elle les supervise. Son non-alignement politique en fait une personne extrêmement demandée par toutes les Grandes Familles de la République, encore plus cette année avec l’approche des élections. Naturellement c’est une femme qui se livre à très peu d’apparitions publiques pour échapper le plus possible aux demandes incessantes des petits partis et des profiteurs, mais ce soir le sujet à tendance médicale a permi de la tirer de son terrier. Tout comme Hanratty cependant, Zelevas ne la voit pas depuis l’entrée de la gallerie.

    ”Sénateur d’Élusie, je ne vous savais pas ce soir parmi nous! Venez donc, je parlais justement à Hector de certains de vos collègues! Hahaha! C’est une vraie coïncidence n’est-ce pas? On parle de Sénateur, et il y a un qui apparaît devant nous, n’est-ce pas amusant Hector?”

    Le Sénateur roule intérieurement des yeux, mais son visage ridé affiche un sourire radieux par soucis d’étiquette. La propriétaire foncière qui vient le saluer en l’embrassant de part et d’autre est une véritable source infinie de paroles, il reconduit poliment la femme vers son conjoint et s’excuse

    ”Navré de ne pouvoir me joindre à vous tout de suite Madame d’Orélia mais il y a justement certains de nos camarades citoyens que je tiens à saluer avant de m’engager avec vous.”

    Un domestique vient le débarrasser de son manteau et un deuxième lui propose une boisson, il accepte volontier un verre de vin.

    Mawënn Sanctus-Azol. Elfe suprémaciste discret sur son âge comme sur ses réelles activités. Le jour il participe aux commerce avec la Cité-État Melornoise, la nuit il facilite les trafics de marchandises illicites et non-taxées en provenance de l’extérieur. Il échange drogues potentes récréatives ou médicales, tissus précieux, pierres rares et quelques denrées périssables exotiques et possède une certaine influence dans les milieux partagés des officiers de Justice, des juges de la ville et d’un bon nombre de contacts dans les réfugiés shoumeïens. Zelevas ne souhaitait pas tant lui parler que surtout le surveiller, il connaissait tout naturellement l’énergumène pour l’avoir plusieurs fois fait passé à la barre pendant sa carrière de juge sans jamais avoir eu de procuration suffisamment fournie entre ses mains pour l’envoyer derrière les barreaux, enfin ça c’est ce que les journaux racontaient. Il se pouvait bien que des services mutuels avaient eut pour résultat la disparition de quelques documents incriminant pendant les mises en examen. Ce qui l’intriguait ce soir à son propos était sa présence ici. Le type ne marchait guère dans les règles de la haute et s’il était venu, c’était qu’il y avait du mouvement de son côté. Pour le Sénateur, il devait savoir quoi, et il devait savoir s’il pouvait compter sur lui dans les temps forts à venir. Leur collaboration datait et c’était un contact dont il n’était désormais plus sûr de la loyauté.

    ”Môssieur le Garde des Sceaux! Vous voilà EN-FIN! Kokokoko! C’est un honneur de vous voir parmis nous. Vous prendrez bien un coque-t’aile de rafraîchissement? Kokokokoko!”

    Le rire caquetant de l’hybride qui lui présenta une main à la peau râpeuse le tira pour de bon de ses pensées. Zelevas tourna la tête et serra la poigne tendue par M.Poulailler.

    ”Je vous en prie, l’honneur est tout à moi M.Poulailler, et je ne suis plus Garde des Sceaux depuis longtemps, simplement Sénateur.”

    L’hybride effervescent tourna un de ses bras dans les airs, donnant un drôle de gigotement
    au morceau de chair rougeâtre qui oscillait sous son menton.

    ”Allons bon, nous ne sommes jamais retenus que par ce que nous avons accompli de mieux monsieur d’Élusie. Et je compte bien ce soir ne jamais me faire oublier grâce à la Poulethérapie!”

    ”À votre éternelle mémoire alors.” dit le vieil homme avec un sourire. Zelevas se montre obligeant, levant son verre de vin avant de le porter à ses lèvres pour en prendre une gorgée. La Poulethérapie, quelle connerie.

    ”Mais j’y pense vous n’êtes pas le seul Sénateur à nous faire le cadeau de votre présence ce soir!” Puis se tournant vers un de ses domestiques, il demande ”Sénatrice Aiwenor est-elle déjà là?”

    Intrigué, Zelevas lève un sourcil. Cela fait un peu plus d’un an que la Sénatrice Aiwenor occupe son poste, mais elle ne se présente qu’aux assemblées mandataires et en dehors des votes, et il est tout aussi rare de la croiser dans les couloirs du Sénat à Liberty. Mis à part les échanges très impersonnels qu’ils ont pu avoir pendant les débats législatifs, le vieil homme n’avait jamais vraiment adressé la parole à la Lumina, pourtant de ce qu’il en avait entendu, cette femme avait des opinions qui la plaçaient bien plus proche de la Famille Fraternitas qu’il ne l’était lui-même.
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    Azura Aiwenor
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  • Sam 27 Mai - 22:34
    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler 97527b61cf0b0ed3161c792b9aff4e40






    Victor Florento, conseiller à la mairie de Liberty :

    - Laissez-moi vous conter une histoire qui résumera parfaitement ce qu'un parti pourrai signifier pour votre carrière, commença Victor Florento en s'adressant à la Lumina, Un cheval, qui avait pour ennemi un loup aussi puissant que dangereux, vivait constamment dans la hantise de périr sous les crocs du féroce animal. Poussé par le désespoir, l'idée lui vint de s'attirer les faveurs d'un puissant allié. Il alla donc trouver un homme et lui proposa de faire un pacte avec lui, arguant que le loup était également l'ennemi de l'homme. L'homme accepta aussitôt et proposa de tuer le loup sans tarder, à la condition que le cheval mit sa vélocité, qui était considérable, au service de son nouvel allié. Le cheval y consentit volontiers et permit à l'homme de lui passer une bride au cou et de mettre une selle sur son dos. L'homme enfourcha le cheval, partit aussitôt en chasse, retrouva le loup et le tua. Le cheval, tout à la joie d'être débarrassé de son ennemi, remercia l'homme en ces termes : « Maintenant que notre ennemi commun est mort, retire cette bride de sur mon cou, ôte cette selle de mon dos, et rends-moi ma liberté. » Ce à quoi l'homme répondit en éclatant de rire : « N'y compte pas ! » Et il l'éperonna derechef. Il termina d'une gorgée de vin.

    - Vous tentez de me faire comprendre, par des moyens détournés, que m'affilier à un parti reviendrai à me passer la bride au du cou ? Questionna d'emblée la sénatrice.

    - Précisément ma chère. Vous devrez aussitôt vous conformer à un programme, à un code et à des séminaires sur des stratégies politiques à n'en pas finir. Vous seriez dénaturée, toute authenticité est balayée par les partis, vous feriez mieux de rester non-alignée, de la sorte vous pouvez voter à votre convenance, soutenir les projets de votre choix et rédiger vos propres textes de loi sans aucun carcan.

    - Et si je souhaite accéder aux sphères étatiques les plus élevées, admettons. Sans parti, cela ne peux être sainement envisagé. Contre-argumenta Azura.

    - Je parle de votre indépendance politique uniquement durant les mandats, mais en période d'élections gouvernementales, il vous sera bien évidemment nécessaire de vous rattacher à un parti pour ne serait-ce que vous octroyer un certain poids politique mais permettant surtout d'aspirer à une position au gouvernement. Vous servez votre pays, le gouvernement se sert de vous et servez-vous des partis, ce ne serai qu'un juste retour des choses. Et puis, me semble-t-il, le parti de la famille Fraternitas vous fait de l'œil, sans parler de celui des Rockraven. Mais si je puis me permettre ce questionnement, à vous de choisir de me répondre ou non, avez-vous déjà été contacté par l'un de ces partis au sujet des présidentielles ?

    - Rien d'officiel, je le crains, mais quelques paroles officieuses ont été échangées en ce sens. Pour l'instant je ne me suis pas prononcée et je compte bien suivre ma ligne politique autonome jusqu'à ce qu'une telle demande soit explicitement formulée par l'un de ces partis. Et comme vous le dites si bien, les élections approchent, ce qui va considérablement accélérer le processus, j'en suis certaine. Vous savez tout comme moi que les politiciens sont sujets à l'excitation uniquement en période électorales... Azura partagea son rire avec Victor Florento.

    La robe portée par Azura :

    Azura laissa alors le conseiller Florento, afin de faire d'autres rencontres. La Lumina n'avait pas l'habitude de ce genre d'évènements, elle n'aimait guère la superficialité de ceux-ci, préférant largement une soirée dansante dans une auberge ou une salle de spectacle. Les quelques personnes avec qui elle avait parlée - mis à part Victor Florento qu'elle connaissait de son temps passé à la mairie - s'étaient montrés mielleux dans leurs propos, les aristocrates ayant la fâcheuse tendance à faire des sous-entendus qui sonnaient comme des menaces aux oreilles de la Sénatrice. Mais elle ne se laissait pas décontenancée dans ce repère de requins, tentant de se remémorer les noms de chaque convives, par chance elle avait une bonne mémoire de ce côté là et en avait reconnue quelques uns.

    Mais aucun qu'elle avait vraiment envie de rencontrer à vrai dire, et elle avait déjà fait le tour de la dizaine de dignitaires qu'elle connaissait déjà. Le fait était qu'elle voulait surtout profiter de cette soirée pour faire de nouvelles rencontres et ne pas s'attarder avec les gens qu'elle fréquentait déjà au quotidien qui étaient présents. Azura eue alors la fameuse idée de trouver l'hôte des lieux, un personnage qu'elle ne connaissait point mais qu'elle anticipait comme étant quelqu'un de tout à fait captivant.

    Descendant les escaliers, elle l'aperçue, au milieu du hall, entouré de nombreuses personnes. Au moins M.Poulailler était facile à identifier dans la foule. Elle remarqua alors à qui il parlait, un certain sénateur portant le nom des Fraternitas moins point affilié au parti éponyme, de ce qu'elle avait compris depuis qu'elle faisait partie de l'assemblée sénatoriale. Zelevas était son prénom. Elle reconnu qu'il possédait un certain charisme, mais n'avait-il pas chaud avec son long manteau ? Même en soirée, les températures pré-estivales de Liberty étaient tout à fait confortables. La Sénatrice se fraya un chemin jusqu'à l'hybride, jusqu'à arriver à son niveau, par derrière et entendit alors :

    - Sénatrice Aiwenor est-elle déjà là ?

    Le regard du domestique se posa sur elle, il entrouvrit la bouche pour le signaler à son maitre, mais Azura le devanaça.

    - Je suis ici, Monsieur Poulailler. L'hôte se tourna vers elle, affichant ce qui devait être un sourire. J'ai tout comme l'impression que votre réception est une vive réussite, sachez que j'ai sincèrement hâte de découvrir les détails de la poulethérapie, nombreux de mes pairs en auront surement bien besoins, la politique a tendance à stresser les gens qui s'y frottent.

    - Je n'en doute pas kokokokoko ! Mais ne subissez-vous pas ce stress dû à vos fonctions vous aussi ? S'étonna l'hybride.

    - J'y suis immunisée de naissance ! Plaisanta à demi la Lumina.

    - Kokokoko, vous avez bien de la chance ma petite ! Elle commençait à aimer l'extravagance du personnage. Mais vous devez assurément connaitre monsieur d'Élusie, n'est-ce pas ?

    - Nous nous sommes jamais vraiment parlés, mais sachez, monsieur le sénateur que j'avais hâte de pouvoir mieux vous connaitre tant le prestige vous ceint. Elle afficha un sourire à l'attention de son collègue.

    Lorsqu'elle parlait de la sorte, prononçant des paroles qui seraient prises pour de la flagornerie chez n'importe qui, on saisissait immédiatement dans sa gestuelle, sa façon de parler et ses sourires, mais surtout dans son regard, que c'était des paroles mesurées et authentiques, dénuées d'arrière-pensées.

    La Lumina était tout bonnement incapable de faire preuve d'hypocrisie.




    Les inspirations d'Azura
    • Giselle (Enchanted)
    • Amelie Poulain (Le Fabuleux Destin)
    • Margaery Tyrell (Game of Thrones)
    • Mantis (Guardians of the Galaxy)
    • Sam Gamgee (Lord of the Rings)
    • Jaskier (The Witcher)
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  • Dim 28 Mai - 12:35
    La soirée de Monsieur Poulailler
    feat. Zelevas, Azura

    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler Separa13

    L'alchimie, la biologie, la phytothérapie, la psyché des êtres conscients, les maladies telles que la peste et le choléra... Il y avait pourtant de quoi faire, en terme de recherche à vocation médicale à mener. Pourtant, Soren se tenait là, au beau milieu d'une soirée-bénéfice d'un ridicule astronomique partant d'une intention aberrante d'aider le peuple. Enfin, corrigeons-nous: ce n'était pas l'intention qui était aberrante, mais la proposition et l'application de celle-ci. Un délire bourgeois parmi tant d'autres, mais ce qui en faisait un fait remarquable était l'être à l'origine de celui-ci: un hybride à la tronche de poulet, laid, très animal. J'ai toujours su les hybrides différents, de toute façon. Sous-race issue de la zoophilie. Le scientifique se rappelait encore ces corps qu'il avait décortiqués dans le but pur et simple d'étudier leur formation, comprendre la génétique à l'origine d'un tel non-sens.

    Sans prêter trop attention à son environnement, le demi-ange s'assit en soupirant longuement, laissant sa tête se reposer contre l'appui-tête du dossier. Il laissa quelques instants ses sombres pensées divaguer au gré des songes qui l'habitaient en permanence; parmi eux, son emploi du temps surchargé lui faisant se demander comment il parvenait encore à en mener large vu le niveau d'épuisement qui demeurait en lui, l'éducation de ses jumeaux caractériels, les problèmes de famille, le vide effroyable laissé par la disparition de son épouse, et bien d'autres choses plus funestes encore. Son attention se perdit quelques instants et le regard dans le vide, il contempla son ascension au pouvoir qui avait indirectement impliqué sa déchéance personnelle.

    "Sénateur Goldheart ! Vous avez besoin de quelque chose ?"

    Sénateur... Il était vrai, il avait pris la place de sénateur récemment en remplacement d'un curieux personnage évincé pour d'obscures raisons. Un nouveau statut s'accompagnant de nouvelles responsabilités. Du travail, encore. Pourtant, c'était ce qui le maintenait sûrement en vie. Quelle déception pour Mirelda devait-il à nouveau être en soutenant les Réformateurs de la sorte, sans trop se mouiller pour autant. Une déception, il avait pris l'habitude d'en être une depuis sa naissance pour à peu près tout le monde. Il n'y avait certainement que pour Linael et Avenn qu'il n'en serait jamais une, plutôt même perçu comme le pilier central de leur vie et le seul à pourvoir à tous leurs besoins. Deux petits êtres dont la vie dépend de vous, tout le temps. Vertigineux.

    "Un verre de vin, sûrement. Du rouge, et le meilleur qui soit."

    Félicitée, l'assistante qu'il avait amené ce soir, était d'une gentillesse aveugle et agissait, par nature, toujours de manière désintéressée. Une idiote, aurait pensé l'ancien Soren, qui aurait certainement abusé de cette gentillesse jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une seule goutte et qu'elle ne soit plus qu'un calice vide. Mais aujourd'hui, cette serviabilité était bienvenue et justement récompensée, ce qui semblait motivée ladite Félicitée à donner encore plus de cœur à servir son employeur. L'argent achète tout, la preuve avec cette soirée et la décoration grotesque du lieu.
    Félicitée revint avec le verre de vin. Le demi-ange s'empressa de sortir une petite bourse en cuir de sa poche pour y récupérer une minuscule fiole de liquide translucide, qu'il déversa dans le vin. Il ne fallut qu'une gorgée pour que le remède fasse déjà effet et calme la douleur lancinante de sa hanche. C'est comme si j'avais déjà 500 ans. Il espérait être déjà mort lorsqu'il atteindra les 500. Qui voudrait vivre un millénaire dans ces conditions?

    Une deuxième petite fiole sortit de sa bourse. Celle-ci contenait un liquide bleuté, reconnaissable entre mille. De la Lacrimosa. Une petite dose ne serait certainement pas de trop; l'effet antalgique et euphorisant de la drogue le rendrait plus sociable au cours de cette soirée où il n'avait qu'une envie, c'était de se laisser tomber dans un lit pour y dormir le siècle prochain. Ainsi, le vin fut à nouveau souillé d'un autre liquide qui, quelques gorgées plus tard, furent tous les deux ingérés suivis d'un soupir. De soulagement, presque.

    Il y eut un petit blackout, puisque Soren se trouvait maintenant sur une terrasse en train de discuter de manière animée avec une très belle femme dans la quarantaine sûrement et un homme plutôt jeune à la coiffure loufoque. Ils étaient tous les deux des politiciens, mais l'ange ne se souvenait ni de leur prénom, ni de leur fonction. Quelques instants plus tard, le cœur battant tellement fort qu'il sentait son sang pulser dans ses tempes, le sénateur était adossé à un cadrant de fenêtre, un nouveau verre de vin - ou de champagne ? liqueur ? aucune idée - dans la main à observer le Poulailler discuter avec deux sénateurs. Il ne sut trop comment, mais Soren saisissant des bribes de conversation, sûrement en lisant sur les lèvres des politiciens et sur le bec - c'était difficile - de l'hôte de la soirée. Sénateur d’Élusie et sénatrice Aiwenor. L'un était un sacré personnage, à cumuler les titres et les fonctions qui n'étaient autres que directeur de la trésorerie de la plus grande compagnie commerciale de la République et sénateur Réformateur lui aussi, via son propre parti, l'autre, un peu plus méconnue aux yeux de l'ange, qui était une sénatrice humaniste... il n'en savait guère plus, mais il allait falloir le savoir puisqu'il était bon de distinguer les alliés des gêneurs au sein de la sphère politique.

    Tandis que les deux sénateurs s'adressaient la parole suite à l'introduction de Mr. Poulailler, celui-ci croisa les yeux jaunes et félins de Soren et émit un gloussement ridicule, sinon effrayant avant de se dandiner pour s'approcher de lui.

    "Kokokoko, je ne m'attendais pas à vous voir parmi nous ce soir, sénateur Goldheart !" Le demi-ange se redressa pour constater que l'homme-poulet le dominait bien de deux têtes, ce qui rendait le personnage d'autant plus... spécial. "De belles ailes que vous avez là, c'est pour se pavaner ? Il est vrai que les miennes font pâle figure, kokoko !"

    Soren écarquilla les yeux avant de constater qu'il avait fait apparaître ses ailes, terriblement grandes et larges, derrière lui. Depuis combien de temps? Il ne s'en souvenait guère, mais elles renvoyaient des éclats dorés exquis via l'éclairage environnant qui se reflétant sur les plumes nacrées.

    "C'est parfois plus confortable de les libérer de leur sortilège de discrétion, Mr. Poulailler. Nulle intention de vous faire de l'ombre, vous êtes un novateur après tout: votre nouvelle forme de thérapie est assez... intéressante." En haussant un sourcil sur son ton presque moqueur, Soren adressa un sourire poli à l'hôte. "Les animaux peuvent en effet avoir un effet positif sur le moral des personnes en proie à d'intenses émotions négatives. C'est démontré scientifiquement."
    "Oh, c'est vrai que vous êtes connu dans le domaine de la santé, Mr. Goldheart. Cela me touche que quelqu'un comme vous reconnaisse la pertinence de ma proposition !"

    Mon cul, ouais. Son sourire, factice, ses yeux, plein d'aversion. L'hybride créait en lui une forme de répulsion assez forte, et cela se voyait pour quiconque étudiait les traits angéliques du sénateur avec un peu plus d'attention.

    "Mais venez donc, Mr. Goldheart ! Je suis ravi de pouvoir réunir d'importantes figures politiques au sein de ma soirée et il ne me ferait plus grand plaisir que de vous présenter, kokokooôôt !"

    Le demi-ange s'approcha des deux individus, les pupilles dilatées et un verre à la main, suivi de Mr. Poulailler.

    "Monsieur. Madame." Hochement de tête. "Si l'on ne s'est pas encore croisés, Soren Goldheart. Sénateur réformateur de Liberty. Je dirige aussi Good Omens, la compagnie pharmaceutique, si vous la connaissez. Entre autres."



    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler C6ROr9z
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  • Lun 29 Mai - 0:18


    Sénatrice Aiwenor. Zelevas constate la sobriété et le naturel avec laquelle celle ci a décidé de se présenter à cette soirée, et ce en toute connaissance de cause sans doute. Il ne l’avait jamais vu éprise de coquetterie au Sénat et ce fait était toujours d’actualité ici: une robe noire simple mais à la taille élégante, une ceinture large en tissu doré et doublée d’une deuxième ceinture en cuir et une chemise blanche pour compléter le tout. Ce ne sont certainement pas non plus les broderies dorées mais à la teinte terne qui la fait ressortir de la foule, ni l’absence totale de bijoux, en somme, son apparence est simple, peut-être simpliste, mais d’Élusie sait ne pas juger les gens qu’uniquement sur l’extravagance de leur style vestimentaire. Alors que la femme aux yeux bruns tirant sur le vert s’approche de lui à la mention de son nom par Poulailler, le vieil homme verrouille son regard dans le sien.

    Premier contact.

    Chaque détail compte, l’ancien Juge, actuel Directeur, Chef de Parti et Sénateur le sait, désormais c’est un langage différent avec lequel ils s’adressent la parole, une langue dont les mots ne font aucun bruits, son alphabet est tout autre, ses lettres sont de subtils gestes faciaux, des mouvements des yeux, des micro-décisions qui échappent peut-être à l’oeil néophyte mais qui construisent pourtant un tout: un langage corporel qui transmet une intention. La nature de cette même intention dépendant entièrement de celui ou celle qu’il avait en face de lui, Zelevas sait se détends. Bien qu’il n’ait encore jamais eu l’occasion de lui parler proprement en pur face à face extra-sénatorial, cette femme représente peut-être une opportunité pour le paria de sa Famille, elle semble franche, bien intentionnée et elle paraît avoir la tête sur les épaules et surtout surtout, elle est non-alignée au sein du courant Humaniste. Une porte entrouverte que le vieux d’Élusie se démange d’épier. C’est maintenant à lui d’agir de manière amicale pour établir un climat détendu entre les deux, ensuite il pourra entamer une discussion avec elle et découvrir un peu plus ce qui se cache derrière le nom le plus long pouvant siéger à l’assemblée républicaine. Lorsque l’hybride folklorique introduit Zelevas à Azura, celui-ci prend la parole en premier, prouvant ainsi son intérêt pour la rencontre qu’on lui impose, mais il laisse ensuite l’initiative à son interlocutrice, il ne cherche pas à donner l’impression de vouloir éclipser celle ci, ni de vouloir s’imposer à elle.

    ”Ha ha, pour le stress, j’y travaille.” Dit-il en faisant passer son verre de vin de la main droite à la gauche.

    Une blague pour démontrer sa non-hostilité.

    Deuxième contact.

    Elle le complimente, vantant son prestige et manifestant également son désir de converser. Ses paroles élogieuses auraient pu dans une autre bouche sonner comme des phrases génériques de présentation, mais le ton sincère et le visage parfaitement droit de la Lumina ne laisse transparaître nulle once d’hypocrisie. Un excellent signe pour entamer une discussion favorable. En réponse, le Sénateur se permet de se montrer enjoué, déployant un large sourir sans dessouder ses lèvres, il reste amical, mais sans exagération. Il accompagne alors une main droite tendue et gantée, en même temps qu’un bref mouvement de sourcils pour appuyer ses paroles. Son bras est complètement tendu et détaché de son tronc, donnant l’impression d’ouverture qu’il souhaite manifester ainsi que celle d’aller au devant de la personne, d’avoir hâte de la saluer, cependant son épaule est affaissée vers le bas, afin de ne pas forcer son interlocutrice plus petite à devoir trop lever le sien, il s’abaisse littéralement à son niveau, d’égale à égale. Il dit:

    ”Mes plus plates excuses Sénatrice Aiwenor, de ne pas avoir su trouver le temps de vous rencontrer avant.”

    Et alors qu’elle saisit la main pour la serrer, c’est toute la subtilité de la technique qui entre en jeu en ce bref moment. Il la domine d’une vingtaine de centimètres alors il n’est pas évident d’éviter de se montrer subrepticement condescendant sans le vouloir, penchant la tête sur le côté, il évite ainsi de la regarder de haut ou de la déconsidérer en inclinant encore plus son menton. Sa poigne est franche et vigoureuse, appliquant tout juste ce qu’il faut de pression pour ne pas paraître agressif mais signifier son entrain à son égale. D’autres auront préféré le baise-main, mais c’est un geste qu’il réserve aux élues conservatrices, lui a un penchant pour la poignée, montrant qu’il considère pareillement hommes et femmes, une des valeurs qui font d’eux de fiers républicains et non des reikois. Pendant qu’il font aller et venir leurs dextres entrelacées ainsi, il reprend:

    ”Permettez moi d’user de cette soirée pour réparer ce méfait. Mes différentes casquettes s’arrachent mes vingt-quatre heures chaque jour mais ce soir, je n’ai que mes cheveux pour couvrir mon ch-he-he-ef. Huh hu…” Un geste du verre pour désigner son crâne nu, un petit rire et une blague de plus pour solidifier l'ambiance décontractée avant de faire un peu plus connaissance, et inévitablement, de parler de travail.

    Pourtant, si jusque là tout semblait aller dans le sens du Fraternitas, cette saloperie de coq sur patte prononce de son bec difforme une histoire d’horreur tenant en une phrase, qui ne manque pas de trouver son public dans l’oreille de Zelevas:

    ”Kokokoko, je ne m'attendais pas à vous voir parmi nous ce soir, sénateur Goldheart !”

    La physionomie faciale du vieil homme change alors complètement, pour la première fois son regard quitte les prunelles d’Azura et sa tête pivote pour chercher le nouvel arrivant. Ses sourcils se froncent très légèrement, faisant apparaître une fine ombre en haut de ses yeux qui soulignent ses rides du front, son sourire lui, disparaît totalement et ses lèvres s’entrouvrent pour laisser s’échapper d’entre ses dents serrées un presque inaudible:

    ”Gold…heart?” Lequel?

    La poignée de main qu’il donne à Azura se ressert à peine, mais de façon perceptible, gêné, il rouvre ses doigts et la libère. Replongeant les bleus dans les bruns, avec une moue apologique et bienveillante, il lève son verre de sa main gauche, et dit à la Lumina avant de le porter à ses lèvres:

    ”Vous avez raison, cette soirée est une vraie réussite.”

    Zelevas regarde ensuite l’hybride, ce porteur de funestes nouvelles, s’éloigner pour aller accueillir Soren Goldheart qui était visiblement déjà présent mais qui avait dû échapper aux formalité hospitalières de leur hôte à tous. Tandis qu’il boit sa gorgée de vin le regard consterné, il fixe le demi-ange qui discute brièvement avec le maître des lieux. Soren. Soren Goldheart.

    Merde.

    Qu’est-ce qu’il foutait là lui? Il ne figurait pas sur la liste des invités qu’on avait fait parvenir à Zelevas et son assistant ne l’avait pas alerté de la présence du type, pourtant il n’était pas difficile à louper avec ses ailes dorées qui donnaient un spectacle de lumière partout où il se rendait. Si le nom de Goldheart pouvait alerter le Sénateur Réformateur, au moins le fait qu’il s’agisse de Soren était peut-être le meilleur cas de figure pour lui. Il avait autant à voir avec le Parti Goldheart que lui avec le Parti Fraternitas, donc en l’occurence il était plutôt bien tombé, mais s’il avait d’abord cru pouvoir utiliser cette soirée pour parler affaires avec la sénatrice Humaniste, la présence d’un deuxième Réformateur changeait complètement la donne. Soren était encore trop nouveau sur le paysage politique pour que Zelevas sache exactement sur quel pieds le jeune homme dansait, pourtant, son nom il le connaissait pour d’autres raisons, bien moins mélioratives que celles de bienfaiteur des malades qui l’adulent.

    Le jeune mi-homme s’approche d’eux avec un simple mais solennel hochement de tête tout en se présentant. Depuis combien de temps siège-t’il au Sénat? Plusieurs semaines? Mois? Zelevas ne se souvient pas avoir eu l’occasion de le voir briller depuis son ajout à l’assemblée. Le problème avec le fait d’être surpris par sa présence est multiple, de un, même s’il est jeune, et donc avec peu de chances de remporter les présidentielles cette année, il reste tout à fait capable de le battre aux primaires réformatrices, surtout avec la recrudescence que le nom de Goldheart a généré ces dernières années. Certes le Parti en lui même tombe en morceau au sein des Conservateurs, mais un Goldheart Réformiste avait un bon potentiel de rallier les masses sous une même bannières, et d’annihiler le travail que Zelevas avait difficilement construit jusqu’ici. L’autre problème était ses informations. Justice n’était pas et n’a jamais été un bastion des Goldheart, c’était la ville des Fraternitas et des Ironsouls, il ne s’était donc jamais attendu à l’éventualité de croiser Soren ici et n’avait donc pas effectué de préparations à son sujet.

    Merde. Enfin bref, il laisserait parler l’expérience et ferait comme à son habitude.

    Premier contact.

    Main tendue mais les doigts recroquevillés et moins invitant, bras le long du corps plus réservé, avant-bras à hauteur de nombril pour laisser place au regard et trop bas pour forcer son interlocuteur à s’approcher de lui en acceptant la poigne, il possède une expression faciale neutre mais ses yeux disent tout. L’immobilisme de ses iris bleues-acier, scrutant férocement celles ambrées de l’être ailé, trahissent sa prudence et son questionnement vis-à-vis de la position de celui qui lui fait maintenant face. Une fois la poignée de main engagée, il dit:

    ”Good Omens, j’ai lu ce nom plus d’une fois par semaine pendant ces trois ou quatre dernières années. C’est une entreprise qui connait un franc succès dans ses activités...” Zelevas tord son poignet, apportant le visage du demi-ange à portée de susurrement. ”...Quelle qu’elles soient. Je suis curieux de suivre votre carrière, bienvenue en politique Monsieur Goldheart.”

    Directeur de la Comptabilité de la Societas, il avait plusieurs fois relevé les irrégularités qui semblaient converger vers la compagnie, Good Omens était donc un nom qui avait attiré son attention à plusieurs reprises, même s’il n’était pas non plus si inhabituel que ça de trouver des transactions suspicieuses dans les comptes des entreprises travaillant avec la SSG, c’était la façon dont c’était fait qui avait retenu l’attention de Zelevas. En réalité, il n’avait jamais identifié la moindre preuve tangible d’un détournement de fond, mais à de multiples reprises il avait aperçu de gros clients de la SSG sustenter des trous abyssaux de fonds avant de les recouvrer rapidement, et ce peu de temps après avoir également traité avec GO. Une stratégie de rodage que Zelevas connaissait mais qui était fortuitement improuvable lorsque bien exécutée.
    Juge de Justice et Garde des Sceaux, il avait plusieurs fois relevé le nom de Soren Goldheart sur des rapports de trafic de stupéfiant, et de mémoire toutes les enquêtes s’étaient soldées par des non-lieux. L’inventeur de la Lacrimosa n’avait en politique que son nom de Famille et son succès financier pour se faire connaître, mais le Sénateur Fraternitas voyait d’autres facettes de son histoire. Une fois les présentations formelles effectuées, le maître des lieux dont le cycle d'attention tendait vers le négatif s'éclipsa pour faire irruption dans un autre groupe de convive avec toujours plus de tonitruance, laissant les trois sénateurs ensemble dans une atmosphère étrange. En tant que sénior tant en mandat qu'en politiquen Zelevas prit les devants, pointant de son verre les grandes portes-fenêtres qui donnaient sur les jardins:

    ”Nous serons sans doute plus au calme dehors pour discuter et faire plus ample connaissance, si tant est que vous m'obligeriez?”

    À vrai dire Zelevas était toujours méfiant des petits salons de discussions dans lesquels on pouvait facilement user de magie de transe pour espionner rétroactivement les conversations, et le brouhaha ambiant de la gallerie était aussi propice à les couvrir qu'à permettre aux oreilles indiscrètes d'écouter sans se faire prendre. Commençant déjà à se diriger vers l'extérieur, il brisa la glace en commençant avec des mondanités à l'adresse de Soren:

    ”Goldheart, comment va votre...”
    Merde. Préparation.
    Sa femme était morte, quel con! Mais il pouvait rattraper le coup, vite, il avait un enfant mais est-ce qu'il avait une fille? Ou c'était un garçon? Ce n'était pas plutôt les deux? Mince, il n'arrivait plus à se souvenir de ça, il ne l'avait ni retenu ni fait attention lorsqu'il avait entendu l'information.
    ”...vooootre...”
    Il fit mine d'être prit d'une quinte de toux pour gagner du temps.
    ”...progéniture?”
    Ça manquait un peu de classe mais tant pis, au moins il ne risquait pas le faux pas.
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  • Lun 29 Mai - 12:40
    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler Igor-kirdeika-igorkirdeika-miskatonicuniversity




    L'ancien juge se montra tout à fait aimable et attentionné, se laissant même aller à la plaisanterie, surement motivée par la mine enjouée et souriante et de demoiselle. La poignée entre les deux Sénateurs était tout aussi amicale, qui plus est Azura s'étonna de la douceur de la paume de Zelevas, s'attendant à une main rugueuse comme nombre de personnages de son âge. Qui plus est le Sénateur réformateur se montra particulièrement affable, enchainant les plaisanteries, allant totalement à contre-courant de son aspect austère et sa réputation rigide et pragmatique. Après tout c'était l'un des dons de la Lumina que de mettre facilement à l'aise les gens avec qui elle parlait, elle ri donc de bon coeur à l'humour déployé par Zelevas. Elle avait comme l'intuition qu'ils pourraient bien s'entendre.

    - Oh mais c'est entièrement de ma faute, en dehors des assemblée sénatoriales je ne m'attarde pas au sénat... Mais si j'avais su plus tôt que je me privais de telles rencontres, on se serait croisé là-bas à coup sûr. Cette dernière phrase sous-entendait un compliment qu'elle espérait avait été descellé par son interlocuteur.

    Mais quelques chose - ou quelqu'un - sembla perturber un bref instant le Sénateur Fraternitas, Azura suivit le regard du vieil homme pour écarquiller les yeux devant l'homme (l'ange !) à qui parlait leur hôte qui s'était absenté un bref instant. Elle n'avait jamais vue de caractéristique physique si sublime que les ailes du Sénateur Goldheart, c'était certe encombrant mais d'une beauté digne des plus grand tableau. Des étoiles dans les yeux, elle se rendit compte qu'elle connaissait le porteur de ces ailes d'ange. Il portait ne nom de Goldheart et le prénom de Soren, et bien qu'ils officiaient tout deux au même poste, elle n'avait - tout comme Zelevas - pas eue l'occasion d'échanger personnellement avec lui. Décidemment cette soirée était l'occasion parfaite de rattraper ce retard.

    Soren Goldheart s'approcha de ses collègues pour les saluer de manière concise mais plutôt aimable, ce qui réjouit Azura. Cependant elle remarqua comme quelque chose d'étrange chez le Sénateur réformateur, il avait de drôle de yeux... Mais peut-être était-ce une caractéristique physique, là aussi, des anges, après tout elle n'en avait encore jamais rencontrée, même en deux-cent ans d'existence. Comme quoi une aussi longue vie débordait toujours de richesses à découvrir même après deux siècles !

    Ce qu'il se passa par la suite, Azura l'interpréta d'une manière tout à fait fausse, ne pouvant se tromper plus platement sur la gestuelle de Zelevas lorsqu'il serra la main à son collègue. Elle observa cette poignée de main ferme qui cherchait par là à signifier la froideur du Sénateur Zelevas à l'encontre de Soren Goldheart, mais Azura n'y vit que de l'estime mêlée à du respect, il accordait une poignée virile et ferme à Soren pour lui signifier l'intérêt qu'il lui portait et la déférence qu'il avait pour lui. C'était si beau ! Et pourtant la Lumina se trompait vertement là dessus. Et lorsque Zelevas se rapprocha de son homologue, elle y vit une sorte de complicité, comme si les deux hommes étaient proches tant physiquement que professionnellement, elle sourit en voyant à quel point l'estime, le respect et l'amicalité habitait les Sénateurs. En cet instant précis, elle ne se doutait pas qu'il y avait une rivalité et une méfiance entre les deux hommes, et pourtant elle souriait en pensant assister à une connivence entre deux alliés.

    Vint alors le tour à Azura de saluer Soren Goldheart, et c'était avec une immense sourire qu'elle lui pris alors la main sans serrer de trop, posant sa seconde main sur le dos de celle de Soren, l'enveloppant pour compenser la petitesse de ses doigts comparés à ceux du Sénateur. Elle signifiait surtout par là l'estime qu'elle avait pour lui et l'importance qu'elle accordait à cette rencontre. Lui aussi avait la peau particulièrement douce, c'était agréable.

    - Ça me fait sincèrement plaisir de vous rencontrer, Monsieur Goldheart, vraiment. Signifia-t-elle avec emphase avant qu'il n'hôte sa main des siennes.

    Zelevas les invita ensuite à passer dehors, sur la terrasse, surement afin de prendre l'air, il doit avoir chaud avec les épaisseurs qu'il porte, el pauvre, s'inquiéta Azura avant de le suivre volontiers. De son côté elle n'avait que le fin tissus de sa robe bon marché, n'étant pas allée chez un grand tailleur, elle avait demandé l'avis d'un ami fileur pour se trouver une tenue plus... officielle. Mais en voyant les multiples apparats des femmes en présence, elle se demandait s'il l'avait justement conseillé. Ce fileur de lin de son village avait fait de son mieux avec un tissus de qualité tout de même, et cela allait parfaitement à la Sénatrice - de plus, les broderies imparfaites lui plaisaient quand même - peu importe si les aristocrates l'observait avec étonnement, les toilettes à décolleté et aux multiples bijoux n'allaient pas à Azura de toute façon.

    Il faisait en effet bien meilleur dehors en cette douce soirée. Elle observa un instant les jardins plus bas, la dépendance de M.Poulailler était vraiment magnifique, quoique ce n'était pas le style champêtre qu'Azura affectionnait, elle devait reconnaitre que c'était bien beau, même dans le noir. Des lampions leur apportait un brin de vision afin de mener leur discussion. Ce fut le plus âgé des trois qui la repris, en entamant les mondanités en demandant comment allait la... "progéniture" de Soren. Azura posa une main bienveillante sur le coude du vieux Sénateur lorsqu'une quinte de toux le pris. Oh non... il est souffrant... heureusement qu'il parle à un grand médecin ! Positiva la Lumina en oubliant sa première inquiétude. Mais elle ne put s'empêcher que de rebondir avec engouement sur la question de Zelevas.

    - Oh vous avez un enfant ! Comme vous avez de la chance, c'est merveilleux... Elle s'arrêta là, ne voulant pas éclipser la question du vieil homme, ce serait impoli et irrévérencieux.

    Comment avait-elle pu passer à côté de si sympathiques personnages, ils avaient tout d'eux le chic !




    Les inspirations d'Azura
    • Giselle (Enchanted)
    • Amelie Poulain (Le Fabuleux Destin)
    • Margaery Tyrell (Game of Thrones)
    • Mantis (Guardians of the Galaxy)
    • Sam Gamgee (Lord of the Rings)
    • Jaskier (The Witcher)
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  • Mar 30 Mai - 17:42
    La soirée de Monsieur Poulailler
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    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler Separa13

    L'horrible poulet s'était déjà sauvé, non content d'avoir réuni trois figures politiques avant de se joindre aux commérages d'un groupe de dames richement sapées, cachant leurs petites bouches pleines de rouge-à-lèvre derrière des éventails de tissu fin. Soren eut l'impression que le sire Poulailler avait légèrement interrompu un début de discussion entre les deux sénateurs déjà réunis au moment où l'ange avait posé les yeux sur eux, mais si tant était le cas, il ne démontra rien et accueillit la poigne de Zelevas avec la même fermeté qu'il put ressentir. Les yeux de chats scrutèrent ceux de glace de l'humain, sentant une genre de froideur et de prudence - ou serait-ce une forme légère de répulsion ? - se dégager envers lui, et l'ange y répondit par un sourire impeccable, d'une blancheur éclatante dessinant deux fossettes au creux de ses joues. Son instinct le trahissait rarement quand au ressenti des gens à son égard. Puis le dénommé Zelevas lui tordit quelque peu le poignet, d'une manière fort désagréable, avant de presque susurrer d'un ton empli d'une méfiance - justifiée, certes - la fin de sa phrase aux oreilles de l'ange. Le sourire disparut, les sourcils de levèrent et une expression presque moqueuse gagna le sénateur Goldheart.

    "Un franc succès, en effet" répondit-il de sa voix douce et agréable, "je ne m'attendais moi-même pas à celui-ci. C'est ce qui arrive, je suppose, quand on se préoccupe réellement des républicains et de leur santé." Il but un verre de sa liqueur. "Dans tous les cas, je vous remercie pour votre accueil, monsieur le sénateur. La République a bien besoin de changements et j'espère que nous seront là pour les lui apporter."

    Oh, il n'avait nul doute que ce dénommé Zelevas d'Élusie Fraternitas ne soit au courant du passé tumultueux de l'ange, de même qu'il a pu trouver des transactions suspectes chez Good Omens en tant que Directeur de la Comptabilité de la Societas, ancien Limier et et Juge. Tout ce qu'aurait détesté le jeune Soren, qui, il y a six ou sept ans encore, faisait fortune sur son trafic de stupéfiants en tout genre et grandissait de jour en jour dans l'ombre de la République. Peut-être même avait-t-il déjà eu son dossier en main, peut-être se rappelait-il d'un Soren Kai, souvent accusé, jamais démontré coupable, souvent sous les feux d'une enquête, toujours finalement oublié par la Loi. Qui sait ? Celui qui a passé sa vie à lutter contre le crime et celui qui par le crime, a réussi à se faire une place dans ce monde. Cette pensée fit d'autant plus sourire Soren, alors qu'il faisait face à un grand homme dans tous les sens du terme et que lui-même siégeait désormais à ses côtés. Tous les deux des êtres brillants, absolument pas de la même manière. Seul comptait le présent désormais.

    Puis il se tourna vers la jeune femme. Enfin, jeune, elle le paraissait. En l'étudiant de la tête aux pieds, la sobriété de sa tenue frappa le demi-ange, habitué désormais à toutes ces dames aux robes extravagantes, aux bijoux riches et voyants et aux coiffures montant jusqu'au ciel. Mais il crut percevoir aussi une lueur, cette espèce d'aura lumineuse qu'il avait déjà vu quelque part. Serait-elle une ange également ? Ou serait-ce un effet magique ? Une Lumina, peut-être ? Ils sont si rares... Voilà là un sujet de discussion qui attisait déjà le bio-alchimiste en lui. Lumina et Ombra étaient des êtres mystérieux que la Science ni la Magie n'avaient jamais su expliquer.

    "Un plaisir partagé, sénatrice Aiwenor", répondit-il avec un sourire miroir à celui, très sincère, de son interlocutrice. "Je crois que nous n'avons jamais eu l'occasion d'échanger, n'est-ce pas ? Il faudra y remédier. Appelez-moi Soren, je vous en prie. Vous aussi, sieur d'Élusie."

    Du parti des humanistes, elle lui avait l'air sincèrement gentille. Un mot un peu grotesque. Le genre d'individus que Soren avait passé sa vie entière à manipuler, allant dans leur sens pour qu'ils aillent ensuite dans le sien. Cependant, ceux qui possédaient agréabilité et intelligence interpersonnelle étaient redoutables. Les premiers en général à voir clair dans son jeu et à s'imposer contre lui pour le faire faillir. Qui serait-elle pour lui ? Une partenaire de conversation agréable, un pion malléable, une épine dans le pied ? Il ne saurait le dire à cet instant précis.

    Ils prirent l'air sous la direction du doyen parmi eux, et Soren inspira une grande bouffée, comme pour s'éclaircir les idées. Pendant quelques instants, sa vision se brouilla et il regretta de ne pas avoir amené ses lunettes, mais très vite, ses yeux se réadaptèrent à l'ambiance plus sombre, les sources lumineuses se situant surtout dans les jardins en contrebas, joliment entretenus. Les lampions ajoutaient quelque chose de plus intimiste à l'ambiance.

    Le sénateur d'Élusie tenta une approche polie envers l'ange, en s’enquérant de ses petits descendants. Une quinte de toux gênante coupa sa question, suivi de l'air sincèrement inquiet de la sénatrice humaniste. Soren haussa un sourcil. Ne voyait-elle pas qu'il le faisait exprès ? Elle rebondit sur Zelevas avec une seconde question très enthousiaste.

    "Linael et Avenn vont bien, monsieur le sénateur, merci de demander", dit-il en prenant un verre de champagne depuis le plateau du serveur qui passait à côté d'eux. "J'ai des jumeaux dizygotes", reprit-il en se tournant vers Azura, "c'est ainsi qu'on appelle un garçon et une fille nés ensemble. Ils sont adorables, mais je dois me préparer à quelques siècles d'éducation encore. Mi-anges mi-elfes, comprenez qu'ils ne deviendront adultes qu'à leur deux-centième année. Je ne suis pas prêt de me reposer !"

    Finissant sa réplique sur un ton plus léger, il prit une gorgée avant de reprendre :

    "Je suis heureux, mais aussi surpris je l'avoue, de vous retrouver en cette soirée. En tant qu'homme de sciences, la poulethérapie pour moi n'est qu'un délire du cacochyme hôte que nous avons là. Laissez-moi penser que vous êtes assez éclairés pour partager mon avis."

    Il remua son verre, son sourire narquois collé au visage en zieutant à tour de rôle les deux sénateurs.

    "Je présume que vous êtes ici pour quelques raisons personnelles plus profondes que simplement vous distraire comme moi, n'est-ce pas ?"

    Orienter la discussion sur leurs intentions allait permettre d'entrer dans de plus vifs sujets, et surtout de parler un peu plus ouvertement. Il savait danser la mélopée des conversations platoniques et non-informatives, mais c'est l'honnêteté des braves qui intéressait Soren. Pourvu qu'ils jouent le même jeu.



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  • Mer 31 Mai - 0:41


    Marchant tout les trois au pas de la promenade, les Sénateurs partent se perdre dans les méandres des jardins symétriques de la demeure Poulailler. Quelques parterres de jasmin et de lavandes en fleur noient langoureusement les allées végétales de leurs senteurs enivrantes et attisent les sens. Moins éclairé que le festival de luminaires de la gallerie de glace, le jardin est tout de même baigné par la lueur dansante des lanternes, résidentes à l’année dans le domaine, et des lampions, décoratrices passagères de cette fête qui viennent égayer l’harmonie boisée. Malgré l’heure il fait tout de même bon et ainsi, les trois collègues se baladent ensemble, Soren ses ailes reflétant les rares raies de lumière, Azura de qui la fleur dans ses cheveux se mariait avec les bouquets, et Zelevas les mains jointes dans le dos, l’air pensif. Pour une fois, cette expression là n’était pas feinte de sa part, il se demandait effectivement comment abattre les prochaines cartes, après avoir abordé férocement Soren tout à l’heure celui-ci n’avait pas perdu la face et ne s’était pas laissé décontenancé, répondant sans sous-entendu au Sénateur. Bien joué Goldhear, très bien joué. Faites l’erreur de répondre au fiel par le fiel et c’est celui le plus expérimenté qui l’emportera, même si le demi-ange avait l’avantage d’avoir réellement trempé dans le monde impitoyable du crime de rue, Zelevas comptait littéralement plus que deux fois son nombre d’années sur Sekaï et il corrigeait les prisonniers retors du Razkaal à une époque où le type n’était même pas né. Ce bref échange lui avait donné quelques informations sur la contenance dont pouvait faire preuve le neveu de la Présidente, être un patron d’une grande entreprise comme Good Omens ne disait pas nécessairement être soit même solide, l’esprit d’entrepreneur pouvait venir des séides ambitieux en dessous dans la hiérarchie, le directeur aurait pu être un inventeur, un créatif, quelqu’un avec une vision. Pourtant ici c’était bel et bien Soren le fer de lance de cette entreprise, et Zelevas s’était simplement contenté d’un ”Bien sûr.” et d’un hochement de tête approbateur.

    Passant devant une sorte de kiosk aménagé, le vieil homme ne s’arrête pas. Il compte bien discuter avec ses collègues, mais uniquement dans un endroit plus dénué d’intérêt pour semer d’éventuels enquêteurs indiscrets ou des mages un peu trop curieux. Les yeux ambrés de l’ange dardent ensuite l’homme en rouge, apportant une réponse à la question banale. Zelevas pince son pouce et son index gauche subrepticement tout en marchant, décrivant de ses doigts joints de petits mouvements comme s’il écrivait à la plume les noms de Linael et Avenn afin de s’aider à les mémoriser. Autre fait intéressant, “dizigoth” ou dizigothe? Comment ça s’écrit? Zelevas n’est pas un fin connaisseur dans tout ce qui touche les sciences plus rigoureuses comme la physique, la chimie ou la biologie, ses domaines de prédilections sont plus sociaux comme le droit, la politique et l’économie, mais il est toujours bon d’enrichir son vocabulaire. À la mention des deux cents ans de dur paternité qui guettent encore le demi-ange, le Sénateur se contente simplement de hocher la tête avec empathie, même s’il n’a pas d’enfants il peut tout de même éprouver de l’admiration pour le dévouement de sa personne dont Soren fait preuve.

    Il parviennent ensuite à un croisement au sein du labyrinthe de haies, une fontaine d’eau coule doucement pour rafraîchir l’atmosphère et donner un caractère paisible à ce petit cocon au milieu nul part. Allant voler plusieurs chaises dans une aire aménagée non loin, Zelevas revient les bras chargés avant de lui-même s’asseoir sur le rebord de la fontaine. Son épais manteau protégeant son séant du froid de la roche, là il écoute Soren passer à la vitesse supérieure, prenant les devants pour la première fois dans cette conversation mais surtout, le faisant à un moment fatidique. En attaquant la matière politique en premier il montre son franc-parlé mais aussi sa propre détermination. Intéressant le gamin. Il a l’air de savoir ce qu’il veut, j’aime ça. Zelevas dépose le verre de vin sur le rebord de la décoration aquatique, cale une main sur son genou et se penche en avant, laissant son autre coude se repose sur sa cuisse. Il semble donner l’avantage à Soren en se rabaissant physiquement par rapport à lui, mais ce n’est que pour appuyer son accord avec celui ci sur le premier point de leur discussion.

    ”Si je peux admettre qu’un chat ou un chien peut remonter le moral d’un individu, je préfère que les poulets restent dans mon assiette.”

    Par contre, la tournure de la question de Soren laisse sous-entendre qu’il ne perçoit pas le problème majeur soulevé par la “poulethérapie”, Zelevas réserve ce sujet pour plus tard, pour l’instant, il y a des choses d’un plus grand intérêt qui viennent sur la table. Soren ne perd pas plus de temps que ça, il met directement les pieds dans le plat et attaque la raison de la présence de ses deux collègues. Le vieil homme se redresse de tout son long, le dos droit, les épaules en arrières et les mains posées sur ses hanches, il reprend la parole, il reprend le pouvoir.

    ”Très juste, Soren. ” L’appeler par son prénom sonne étrange dans la bouche du Sénateur, habitué aux us et coutumes des cours de justice et des hautes sphères politiques. ”En toute franchise, j’ai été surpris d’apprendre votre présence ici, mais cette occasion heureuse qui nous rassemble va effectivement nous permettre d’échanger sur nos visions respectives n’est-ce pas?” Il ne marqua qu’une courte pause avant de reprendre: ”Vous avez parlé de changement Goldheart.” L’emploi du nom de Famille n’était ici pas anodin, en rapprochant Soren de sa famille conservatrice il le confrontait pour l’inciter à étaler ses disparités avec la lignée présidentielle. ”Je partage cet avis, la République est une nation pluri-millénaire mais les temps ont changé. Les règles que nous avons suivi ces cinq milles dernières années ne sont plus de pertinentes aujourd’hui et il est impératif que nous nous adaptions à ces mutations du Sekaï. Ce sont nous, les Sénateurs, à qui incombe la responsabilité de mener ces amendements, nous ne pouvons nous permettre de nous laisser emportés par des intérêts personnels, c’est pour cela que je vous demande, à vous qui arrivez tout juste à votre siège…” Il se tourna ensuite vers Azura, qui devait avoir l’impression d’être passée jusqu’ici au second plan de ce trio. ”ainsi qu’à vous qui n’y êtes que depuis un an. Où est votre coeur? En quoi croyez-vous? Quels sont vos ambitions? Qu’êtes vous prêts à sacrifier pour les réaliser?” Répondre à sa propre question les mettrait peut-être plus à l’aise d’en faire de même, il commence donc par une version courte, comptant terminer ce tour de table improvisé pour bénéficier d’une position de force dans la discussion et embrayer sur les informations qu’il cherchait à obtenir. C’était une technique simple, d’aborder en premier le sujet qui l’intéressait le moins lorsque son adversaire lui demandait de jouer carte sur table, il extrayait une petite information triviale pour diminuer l’importance de celle qui suivrait et ainsi, l'obtenir plus facilement. ”Dans mon cas, je crois en une République plus forte, qui protège ses citoyens. Nous avons été corrompus par la couleur du gain à en oublier le sens du gain, aujourd’hui, notre gouvernement est fantoche et impuissant et par son irresponsabilité, le peuple en souffre désormais les répercutions. Il est temps de redresser la barre, économiquement, militairement et socialement. Je souhaite restaurer le pouvoir dans les mains où il aurait toujours dû être, celles des citoyens, et non des oligarches.”

    Il ne se mouillait clairement pas, son discours pourrait peut-être paraître un peu hypocrite, condamnant le monopole ploutocrate qui régnait dans sa nation en étant lui même Directeur de la SSG sur une branche plus que directement impliquée dans les maux qu’il décrivait, mais son passé et sa réputation inspirait à une autre interprétation. Il avait quitté sa place de Garde des Sceaux sous Falconi parce qu’il estimait justement qu’il n’était pas encore assez libre des carcans traditionnels qui l’enserraient pour affirmer ses visions sur l’organisation politique du pays. Avec la SSG il en était de même, le conseil du Directorat était intransigeant et ils délibéraient ensemble des décisions à prendre, restreignant la main des nouveaux venus et assurant la pérennité du status quo. Il souhaitait ardemment faire triompher les valeurs républicaines, mais avant de les faire rayonner à l’étranger, il avait déjà l’impression que celles ci échouaient à domicile. Concluant donc son propos, il interjecta directement les deux autres sénateurs posés à ses côtés, tournant la tête pour les regarder dans les yeux d’un regard soutenu et avec une mine attentive. Se faisant, il se pencha également en avant, joignant les deux mains en entrelaçant ses doigts, les coudes sur les genoux comme s’il réfléchissait, il démontrait ainsi son intérêt pour les réponses qu’il quémandait:

    ”Je veux écouter de leur bouche, les convictions qui animent celle qui brille comme le phare dans la nuit, et celui dont les ailes dorées subliment celles du caducée.”

    Après ça, viendrait la question de la présidence… et la fameuse épine des primaires Réformatrices.
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    Azura Aiwenor
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  • Mer 31 Mai - 8:55
    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler 112




    La Lumina brillait subrepticement lorsqu'elle passait dans les ombres des haies et des cyprès, pas au point de constituer une source lumineuse équivalente à un lampion, mais suffisamment pour que son visage ne soit jamais dans l'ombre. De la sorte, ses interlocuteurs ne perdaient aucune de ses micro-expressions. Cela aurait été un handicap pour quelqu'un chargé d'arrière-pensées malicieuses, mais pas Azura qui n'avait rien à cacher et était incapable de comploter dans l'ombre.

    Azura était aussi la seule des trois à ne pas avoir de verre, Zelevas et Soren ayant leur vin, la Lumina ne buvait pas d'alcool et vu que les serveurs ne proposaient que du champagne ou du vin, elle n'avait rien à boire pour rythmer ses paroles de gorgées mesurées. Mais cela ne la dérangeait pas le moins du monde, préférant s'abreuver des paroles de ses deux homologues plutôt que d'une quelconque boisson. Lorsque Soren Goldheart émit son avis sur la pouléthérapie, il les invita à délivrer le leurs. C'était quelque peu gênant dans la mesure où Azura avait une réelle curiosité pour cette méthode proposée par M.Poulailler, bien qu'elle en était amusée - point moqueuse - elle était curieuse de savoir si cela pouvait réellement fonctionner. Tandis que les deux hommes ne semblaient pas y croire une seule seconde. Enfin, elle fut bien contente que Zelevas prenait la parole le premier pour s'accorder avec Soren. Azura, ne voulant pas être prise pour une idiote, ne fit que hocher la tête plutôt que d'émettre son intérêt pour la poulethérapie. Tant pis.

    Cependant, si elle était curieuse de voir de quoi il en retournait au sujet de cette fameuse thérapie, elle devait bien avouer qu'elle n'était pas venue uniquement pour cela. Là encore elle fut devancée par le vieil homme qu'elle laissait parler en premier par égard pour son état de doyen. La Lumina était aussi présente en ces lieux pour faire des rencontres, discuter librement avec de nouvelles personnes était l'une de ses activités préférées, avide de nouvelles rencontres. En la matière, cette soirée était un franc succès. Mais Azura mis de côté un instant ses motivations personnelles pour mieux se concentrer sur celles portées par le papi.

    Ce dernier entama une discussion à l'importance inédite, comportant un poids politique conséquent. Lorsqu'Azura avait appréciée la légèreté de leurs premiers échanges, la voilà quelque peu décontenancée par cette conversation qui vrillait un peu trop dans le sérieux. Mais elle surmonta plutôt facilement cette gêne en pensant voir clair - pour une fois - dans le jeu de Zelevas : Il voulait voir à qui il avait affaire. C'était normal et ce n'était pas la première fois que des politiciens cherchaient à jauger la Lumina. Elle comprenait parfaitement la démarche, bien qu'elle ne la pratique jamais, préférant jauger les gens à partir de leur personnalité, de leur humour, de leurs passions, plutôt que par leurs ambitions et leurs convictions. Mais la Sénatrice se plierait docilement à l'exercice après avoir écouté le plaidoyer de celui qu'elle voudrait considérer comme un ami et un allié à l'avenir...

    Tout ce qu'il asséna était très juste, il parlait avec pertinence et mesure. On ressentait parfaitement qu'il pensait ce qu'il disait, c'était louable et authentique. Azura pouvait facilement s'accorder sur son point de vue réprouvant l'appât du gain et l'incompétence du gouvernement actuel, mais s'il s'en sortait à merveille dans sa première phrase, Azura tiqua à "militairement". Comment avait-elle pu se faire surprendre de la sorte ? Le bonhomme avait officié en tant que limier et au vu de son accoutrement martial, il ne pouvait qu'être un belliciste dans l'âme. Comment avait-elle pu passer à côté d'une telle évidence ? C'était si dommage, ce seul terme prouvait à la Lumina qu'elle allait devoir s'opposer à lui dans le domaine militaire. Elle espéra d'emblée que ce n'était pas l'une des convictions centrales du Sénateur. Par chance, il termina sur une note parfaitement en accord avec les pensées d'Azura : La démocratie devait être absolue.

    Comment devait-elle passer après ça ? Le regard de Zelevas se posa sur elle, l'invitant à son tour à dévoiler où se trouvait son coeur, en quoi croyait-elle, quelles étaient ses ambitions et surtout qu’était-elle prête à sacrifier pour les réaliser. C'était une question difficile, mais la dernière assertion, tenant du compliment poétique, la résolue à prendre la parole à la suite de son homologue.

    - Permettez que je trouve vos convictions, quelles qu'elles soient, tout à fait louables, recevables et compréhensibles, j'ai pour credo d'accepter toutes les opinions qui se présentent à moi. Sans quoi, il est impossible pour une personne fermée de la sorte à l'adversité de vivre sereinement en société. Peu importe ce que pensent les autres, il est nécessaire que tous ne soient pas en accord avec moi, sans quoi nous ne serions pas là et le Sénat ne serait d'aucune utilité. C'est bel et bien le désaccord qui nous permet d'avancer. Enfin, je stopperait là mon préambule en vous signifiant que je suis en accord avec vous dans la quasi-totalité de ce que vous avancez, bien qu'un différent s'annonce. Toujours debout, elle ne pouvait pas s'assoir en parlant avec tant d'emphase. Enfin bref, pour répondre à votre question, où est mon coeur ? Il est, je le crois, tout comme vous, dans le peuple républicain, celui-là même que nous représentons, dont nous avons prêtés serment de porter leur parole, leurs envies, leurs besoins et d'y répondre par les moyens mis à notre disposition. Quelques sénateurs travaillent pour eux même, d'autres travaillent pour le gouvernement, pour ma part je travaille pour le peuple, je suis à son plein service et ne vit que pour lui. Je met ma longue existence au service du plus grand nombre, du bien commun. Et si cela doit me prendre des centaines d'années, je n'abandonnerai pas cet idéal d'authenticité, d'équité et de paix. Elle inspira profondément. Ce que je suis prêt à sacrifier ? Mon existence.

    Azura espérait avoir été à la hauteur. Et si le vieillard répliquait que, lui, était prêt à sacrifier son existence pour ses convictions militaristes, la Lumina le battrait à plate couture dans le domaine.




    Les inspirations d'Azura
    • Giselle (Enchanted)
    • Amelie Poulain (Le Fabuleux Destin)
    • Margaery Tyrell (Game of Thrones)
    • Mantis (Guardians of the Galaxy)
    • Sam Gamgee (Lord of the Rings)
    • Jaskier (The Witcher)
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  • Jeu 1 Juin - 14:57
    La soirée de Monsieur Poulailler
    feat. Zelevas, Azura

    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler Separa13

    Au moins Zelevas semblait partager l'avis de Soren, ce qui rassura celui-ci quelque peu. En effet, il fallait être ignare pour croire aux effets des thérapies absurdes qui se créaient toutes en ce moment dans un phénomène de mode sans aucunes études scientifiques derrière pour comprendre les causes et effets. La médecine, magique et physique, avaient encore de beaux jours devant elle.

    ”En toute franchise, j’ai été surpris d’apprendre votre présence ici, mais cette occasion heureuse qui nous rassemble va effectivement nous permettre d’échanger sur nos visions respectives n’est-ce pas?”

    L'ange hocha la tête, attentif. Il le savait: il venait d'allumer-là le flambeau de la passion qui habitait l'homme âgé. Il avait conscience également qu'appartenant tous deux au même courant de pensée, il y avait de fortes chances qu'ils partagent des avis similaires sur de nombreux points. En cela, Soren pourrait certainement trouver en cet individu un allié politique de taille. De par expérience, il était sûr que Zelevas devait être plus expérimenté que lui en politique, aussi l'ange se placerait-il sûrement en position d'apprentissage pour comprendre tous les fils qui tendent la sphère politique républicaine. Il était arrogant, certes, peut-être même dirait-on imbu de sa personne et la suprématie de sa confiance en lui s'était solidifiée avec le temps et les accrocs de la vie, mais il allait falloir mettre de côté cet ego et prendre exemple sur ceux qui naviguent dans ces eaux, troubles pour lui, afin de savoir à quel rythme ramer, et avec quelles rames. Ainsi le sénateur expérimenté introduisit sa position de manière affirmée, soldant sa tyrade d'une floppée de questions ayant pour but de découvrir ses deux partenaires de conversation plus intimement.

    Quant à Zelevas, sa position exprimée demeurait assez... disons, neutre. On sentait qu'il ne se mouillait pas trop. Il dénonçait les grandes puissances économiques, certes, le fait que les plus riches gouvernent certainement les plus pauvres, certes, qu'il fallait redresser la barre sur tous les plans... Soren demeura pensif et perdit même son regard dans son verre, déjà presque vide. Les idées fusaient dans sa tête, mais en même temps, un brouillard intense l'empêchait de saisir correctement ses celles-ci. Un état confusionnel provoqué par la consommation de Lacrimosa, combinée à l'alcool et à l'antidouleur de cheval qu'il avait pris avant.

    Azura, qui ne buvait rien et écoutait attentivement, brillait d'un doux halo quand elle prit elle-même la parole. L'introduction qu'elle leur fit fut longue et là pour mettre l'emphase sur combien tolérante elle était aux opinions. Si le courant Humaniste devait avoir une personnification, cela serait certainement en cette femme-ci. Ils ont des idées intéressantes, les Humanistes. Elle avançait se placer aux côtés du peuple et s'affirma prête à tout pour que le pouvoir revienne aux plus petits. Soit, aucun des deux n'affirmait quoique ce soit avec grand vigueur, leur position respective étaient louables certainement par la majorité.

    "C'est du pur bon sens ce que vous dites là, messieurs dames sénateur et sénatrice, vous ne trouvez pas ?" Soren avait laissé une pensée parler tout haut. Cela le surprit lui-même, mais il n'en laissa rien paraître. "Remettre le pouvoir dans les mains du peuple... c'est là-même l'essence de la démocratie où par définition, la souveraineté appartient au peuple."

    Il fit quelques pas, une main derrière le dos, l'autre avec son verre en main, observant un arbre très joliment décoré à proximité avec des fleurs entrelacées accrochées à ses branches, pendant jusqu'au sol. Elles dégageaient un doux parfum.

    "Il est vrai que notre République n'est pourtant pas démocratique, malgré ce que nous désirerions tous les trois. En tant que professionnel de la santé, il va de soi que je me place également du côté du peuple. Non, notre République est méritocratique et gangrenée. Tout comme vous l'avez dit Zelevas, permettez-moi de vous appeler ainsi, les bourgeois ont la vie douce et le reste du peuple trime pour eux. En tant que chef d'entreprise, que puis-je dire ? Mes employés sont justement rémunérés, et quique ce soit qui cherche à réussir devrait pouvoir accéder à ce genre de condition, qu'importe son point de départ." Son regard doré croisa celui glacé du sénateur. "Je suis parti de bon-à-rien pour être ce que je suis, alors pourquoi pas d'autres ? Tout le monde a le droit à une seconde chance, ou une chance tout court pour les plus infortunés de naissance."

    Le terrain était glissant. Cependant, à quoi bon mentir ?

    "Je ne soutiens pas la méritocratie, car cela implique que tout le monde part du même point de départ, ce qui n'est pas notre cas. Pas encore. Cependant, il faut plus justement récompenser ceux qui font l'effort de vivre, de faire fonctionner notre société, de soutenir le système. Je pense qu'il est nécessaire de protéger les travailleurs par des droits sociaux. Je peux vous assurer que nombreux sont les directeurs à abuser de ceux qu'ils emploient jusqu'à l'os, tandis qu'eux s'assoient sur les richesses amassées. Il me paraît essentiel également, de veiller à la bonne santé de notre peuple de manière générale, qu'ils travaillent ou non. Qui protègera la veuve et ses enfants à élever seule ? Le travailleur qui tombe malade ? L'enfant atteint d'un handicap ? Par quels moyens peuvent-ils se soigner, s'ils ne peuvent travailler pour amasser l'or nécessaire ? Ces gens-là ont besoin d'une couverture leur permettant de se rétablir, de prendre soin d'eux et de se soigner correctement pour réintégrer la société. Les exclure ou les laisser livrés à eux-mêmes, c'est faire du tord au plus grand nombre et pas seulement à eux."

    Il hocha la tête, se retourna et sourit à ses interlocuteurs.

    "Je vise simplement un système plus juste et un peu plus horizontal, quelque soit le niveau de richesse. J'ai été élevé avec la fortune familiale, mais mon statut de soignant m'a permis de côtoyer les populations moins aisées. Il y a des génies partout qui n'ont pas la chance de se révéler, il y a des personnalités qui méritent de se faire voir mais se font actuellement écraser. Voici entre autres, quelques-unes de mes idées."

    Il zieuta Zelevas.

    "En ce qui concerne le côté militaire, cependant, je resterai prudent. Je suis certes, né au Reike et possède la nationalité reikoise également de par ma mère, mais je ne soutiens pas l'empire et ses idéologies arriérées. En revanche, il serait mal avisé de se montrer hostiles envers eux quand ils ont joué un grand rôle contre les titans et quand ils sont aussi féroces qu'ils se montrent, n'est-ce pas ?"



    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler C6ROr9z
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  • Mar 6 Juin - 14:03


    Après que le vieil homme ait finit sa déclaration, il se tait et laisse la parole à ses confrères, l’oreille attentive, les yeux alertes, il observe le langage corporel de ses collègues pendant qu’à leurs tours ils déclament eux aussi leurs principales valeurs. Azura prends le relai et commence par expliquer sa notion du dialogue et des échanges sociaux, lui tenant un discours d’ouverture sur l’importance démocratique du désaccord, de la discussion et du débat. Un très léger sourir s’affiche sur le coin des lèvres du Sénateur Fraternitas, le prenait-elle pour un extrémiste? Ou était-ce simplement une innocente maladresse? Avait-il renvoyé l’image de quelqu’un de fermé? Peut-être, à y réfléchir qu’avait-il fait ou dit qui eusse pu froisser Sénatrice Aiwenor? Cette pensée vient se renforcer lorsqu’elle précise être en quasi accord avec lui, l’emploi du mot quasi est fort, il y a bien quelque chose qui l’a faite tiquer dans son exposé précédent. Zelevas est curieux de savoir quel point aurait fait réagir la Sénatrice, il n’avait pas exposé d’opinion trop forte selon lui. Alors qu’elle conclut son préambule et entame maintenant la présentation de ses convictions, le vieux se concentre, c’est là qu’il est important d’écouter, le choix des mots est crucial.

    Il n’est pas étonnant de la savoir du côté du peuple, l’inverse aurait été surprenant venant d’une affiliée Humaniste, leurs idéaux fallacieux sont souvent l'apanage d’une grande naïveté ou d’une ambition plus grosse que Sekaï. Elle mentionne le serment des élus, il se pourrait qu’elle attache une grande importance aux paroles et aux promesses, et au vue de sa pensée précédente, Zelevas se demande si la Sénatrice Aiwenor ne souffre pas de son manque d’expérience. Faites attention Sénatrice, les promesses que vous ne pouvez pas tenir sont les plus faciles à faire, et ne tiennent parfois pas de votre ressort. Il soutient pourtant son avis suivant, effectivement les représentants du pays devraient officier au service du peuple, et non d’intérêts tiers ou intermédiaires, ce n’est malheureusement pas souvent le cas. Pour le Directeur de la SSG, il lui est déjà arrivé de faciliter les opérations de la Societas en usant de ses leviers de politicien, mais c’était avec un but plus grand derrière la tête, pour lui, la SSG n’est qu’un tremplin pour accéder à quelque chose de plus grand encore. Revenant sur ce que dit sa consoeur, il l’écoute marteler ses propos de mots forts.

    Authenticité, Équité, Paix.

    Lorsqu’elle finit sur une touche forte portant sur la hauteur du sacrifice qu’elle est prête à verser. “Soren” puisque c’est comme ça qu’il voulait être nommé, fit acte d’un élan de franchise qui surprit grandement le Fraternitas. Grossière erreur Goldheart.
    S’il avait remis en cause l’expérience de la Sénatrice Aiwenor, il ne doutait pas une seule seconde que cette phrase sortie peut-être avec une aide avinée trahissait le fond de la pensée de l’ancien criminel, pourtant il commet un faux-pas. En soit, il a raison sur la forme, ce qu’ont déclarés ses deux compagnons sont effectivement des convictions génériques, qui tombent sous le pur bon sens, mais la nuance, la véritable information qu’il fallait extraire se trouvait en filigrane dans le choix des mots. Un discours généraliste ne permet effectivement pas de démontrer l’ensemble des valeurs d’un individu, c’est justement en ça qu’ils sont les plus redoutables à formuler puisque les gens auront inévitablement tendance à mettre l’accent dans leurs formulation, sur les valeurs qui sont les plus importantes à leurs yeux. Authenticité, Équité, Paix. Si n’importe quel Sénateur pourrait désirer ardemment que la République se retrouve dans ces trois valeurs, ce sont celles-ci et aucunes autres que la consoeur Aiwenor a décidé de mettre en avant. Pas l’autonomie, ni la puissance, ni le rayonnement, juste ces trois mots. Zelevas peut en déduire un portrait grotesque de l’alignement politique de cette femme, couplé à son parti, il obtient une toile d’un blanc radieux qui lui indique à quel point la Lumina se berce dans ses espoirs idylliques d’une République. L’authenticité est souvent considéré comme une valeur morale bénéfique, pourtant en politique la situation est bien différente, le devoir des élus est de protéger le peuple et de le faire prospérer, rien de plus, rien de moins. La transparence ne fait ni partie des obligations ou des responsabilités des Sénateurs et du Gouvernement, ni ne permet de protéger la population, bien au contraire il est souvent impératif en situation de crise d’occulter la diffusion de certains évènements pour éviter les paniques générales et l’envenimement de certains problèmes épineux. Ça, Zelevas le savait très bien en tant qu’ancien Garde des Sceaux, une des position les plus tumultueuses dans le Gouvernement à cause de sa relation directe avec la sécurité et le pan judiciaire du pays. L’équité est plus intéressante parce qu’elle aurait pu choisir de promouvoir l’égalité comme beaucoup d’Humanistes se suicident à le faire, pourtant l’équité est bien plus réaliste et raisonnable. C’est également une valeur à laquelle Zelevas se retrouve fortement attaché, de manière certes un peu hypocrite, par son passé de Juge et de Limier. Il n’a pas toujours respecté le Code ni les lois, mais il a toujours prôné ses décisions pour mener à bien sa mission. Quant à la paix… il avait d’autres opinions à ce propos, une conception plus clivante mais qu’il espérait bientôt pouvoir exposer devant l’assemblée sénatoriale avec le Projet Égide, ça ne serait pas pour tout de suite cependant, son petit chérubin législatif n’était pour l’instant qu’à l’état de brouillon dans un tiroir de son bureau.

    Goldheart prends ensuite la parole, et le vieil homme porte le vin à ses lèvres pour en boire une gorgée, dubitatif mais n’en laissant rien paraître. Zelevas n’établit pas le contact visuel avec Goldheart pendant que celui-ci brode, il garde sa tête légèrement baissée, son regard posé sur un point vague au sol devant la fontaine sur laquelle il s’est assit. Seul ses occasionnels hochements de tête confirme qu’il est à l’écoute. Méritocratique, gangrenée. Cocasse pour quelqu’un qui éparpillait ses drogues avant de distribuer ses médicaments. Ensuite viennent les mots bourgeois, chef d’entreprise, infortuné. C’est là que le Fraternitas relève la tête pour observer le visage de son interlocuteur, il est un peu intrigué par la lutte des classes que présente le petit nouveau, il a raison, il ne fait pas partie de la même espèce, il n’est ni né avec une cuillère dans la bouche, ni n’est passé dans le rouage politique, il n’a jamais joué dans les règles, et c’est maintenant avec cette nouvelle position de sénateur qu’il s’y essaie. Si Zelevas n’y voit là qu’une tentative d’un cupide patron de s’enrichir un peu plus, peut-être qu’il y a des ambitions plus nobles qui viendraient possiblement accompagner cette aventure? Répétition de la méritocratie, ce n’est pas anodin, le demi-ange est visiblement en colère contre l’échelle sociale. Lorsqu’il dit que pour l’instant les individus ne partent pas du même point de départ, le vieil homme craint que la suite ne parte sur un idéal gênant d’égalitarisme futile, mais il est rassuré en voyant que ce n’est pas le cas. Les propos de Soren ne prônent pas non plus l’égalité, mais plutôt la justice. Ils sont tout deux plus lucides que ce que je m’imaginais pour des nouveaux. Intéressant. Il est tout de même un peu amusant de constater que Goldheart possède une vision des problématiques de la République terriblement proche de sa propre situation de patron d’entreprise, et qu’il ne tente pas non plus de le cacher, il cite les troubles de droits, les conflits patronaux, les abus de travail, les problèmes de santé.
    Un système plus juste, plus horizontal. Voilà une idée fortement inscrite dans le courant Réformateur, cela doit faire des décennies que les propositions de soutient envers le prolétariat s’enchaînent et sombrent aux oubliettes, il est clair que ce ne sont pas la préoccupation des conservateurs biens attachés à leurs trônes dorés et à leurs classes délimitées. Soren finit ensuite sur un sujet surprenant venant de sa part, l’aspect militaire, mais Zelevas se rends bien vite compte qu’il n’aborde pas le point de manière anodine, il se permet sous couverture de présenter son avis, de répondre à la mention du mot dans le discours même du vieux Sénateur. Hmm, il est vrai que j’ai mentionné l’aspect militaire de la République, c’est sans doute là dessus que la Sénatrice Aiwenor s’est offusqué. La Paix. Ha!

    Zelevas a bien envie de répondre et de défendre son point de vue sur la question militariste, mais il prends quelques secondes pour réfléchir pendant lesquelles il se contente simplement de prononcer une formalité. Il compte présenter la Loi Égide à termes, et si le problème de la sécurité est épineux pour la plupart des républicains, il est grand temps que de vraies mesures soient prises sur ce plan pour mettre un terme aux menaces multiples qui planent au dessus de leurs têtes. En parler maintenant à deux personnes possédant un pouvoir directe dans le passage de son Projet de Loi était une action risquée. Il était sans doute préférable de passer cette remarque sous silence et de faire avancer la conversation dans une autre direction. Levant son verre en guise de toast, il échange l’humeur lourde de la discussion pour une ambiance plus légère en parlant avenir.

    ”Que le destin vous permettent de transposer vos ambitions mes amis. Et en parlant d’ambition, à quoi aspirez vous justement? Nous avons les élections cette année et les primaires présidentielles ne sont même plus très loin, pour ma part je ne vais pas tarder à annoncer ma candidature aux Primaires des Réformateurs.” Il adresse un clin d’oeil à Soren. ”Considérez l’information comme une avant-première, même si les rumeurs vont de bon train dans la Chambre Bleue. Et vous mes collègues? Comptez-vous participer ou seulement rester inscrits sur les listes Sénatoriales? Certains convoiteraient-ils peut-être les Mairies?”

    Écoutant la réponse d’Aiwenor et de Goldheart, un mouvement au fond d’un couloir végétal attire l’attention de Zelevas. Il tourne la tête en direction du tournant et voit venir un couple de deux jeunes humains venir lentement vers eux en se promenant, les bribes inaudibles d’un jeu de séduction lui parvenant tout juste. Une femme en robe de soirée svelte et fine, et dont les foulards aux brassières sont d’un tissu si léger qu’ils flottent dans les airs derrière elle, l’homme quant à lui semble être un homme d’affaire dans la fleur de l’âge, aux cheveux gominé et rabattus vers l’arrière, une moustache faisant doublure avec une barbe en collier et des favoris proéminents. Le Sénateur retient un hoquet de surprise en reconnaissant là Hanratty Willodir, le Patron du Syndicat des Artisans de Justice, une figure proéminente dans ce climat électoral approchant. Il n’est pas le seul à s’être aperçu de leur présence d’ailleurs, parce qu’en levant les yeux du petit sentier sur lequel il se promenait avec sa compagne, Willodir remarque les trois personnes installées à côté de la fontaine et en se rendant compte qu’il s’agit de trois Sénateurs, il fait demi-tour et tente de s’éclipser.

    Mince.

    Bafouillant une excuse à ses deux partenaires, Zelevas se relève et emboîte le pas au couple juvénile.

    ”Veuillez m’excusez, je reviens un instant il y a d’autres convives que je me dois également de saluer.”
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  • Mer 7 Juin - 10:00
    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler 311



    Soren Goldheart sembla se lasser des présentations superficielles et générales de ce qu'ils pensaient, pourtant ils n'étaient pas au sein du sénat. L'ange entra alors dans le vif du sujet, avançant des convictions plus détaillées, ce qui révélait un peu mieux le personnage qu'il était aux deux autres. Et il le fit avec une certaine satisfaction d'étaler de la sorte ses pensées, et si plus d'un s'en serait formalisé, Azura apprécia cette transparence dont il faisait preuve, elle qui avait tantôt fait l'apologie de l'authenticité, elle ne pouvait que porter crédit à cet élan.

    Tout naturellement, ce fut le doyen qui rebondit sur le prolégomène de Soren, en lançant au milieu de la discussion qui comptait se lancer à la course aux présidentielles, ce qui était un sacré nouvelle. Immédiatement, Azura afficha un large sourire, contente d'apprendre en avant première une telle nouvelle. D'un côté elle était contente de constater que le vieil homme retentait sa chance malgré son échec d'il y a sept ans, mais ce dernier était justifié par la puissance écrasante de Mirelda Goldheart, point pas son incompétence, loin de là ! D'un autre côté, elle ne connaissait toujours pas les convictions profondes de Zelevas, peut-être que si leurs principes étaient similaires, des nuances pouvaient très bien les éloigner voir les brouiller... Quoiqu'Azura n'était pas du genre à se brouiller, comme elle l'avait expliqué tantôt.

    Ceci-dit, s'il chercha par ses questionnements à lancer une nouvelle discussion, voulant savoir si ses collègues comptaient se placer comme concurrents à sa propre candidature.

    - Je ne souhaite pas candidater au poste de Présidente, ne voulant pas me lancer dans une telle campagne. Tant qu'aux Mairies, j'avoue ne pas y avoir réfléchie, préférant plutôt me concentrer sur mes fonctions de sénatrice, que je compte bien renouveler si cela m'est permis. Fit-elle de manière brève.

    Azura était plus intéressée par la réponse de Soren plutôt que d'exprimer la sienne. Mais son regard suivit celui de Zelevas, attiré par deux autres personnes que la Lumina ne connaissait pas. Le Sénateur réformateur s'excusa avant de les laisser tous les deux, en tête à tête. Azura en profita donc pour parler à Soren de quelque chose qui lui tenait à coeur.

    - Cela fait maintenant plus de sept ans que Mirelda Goldheart a été élue Présidente. Dans quelques mois, les membres du Sénat seront appelés à décider s’ils tolèrent reconduire dans ses fonctions la cheffe de l’État. Étant donné que cette dernière s'acharne encore et toujours de policer son image – à grands renforts d’artifices de communications hors de prix – les Humanistes, accompagnés par les Réformateurs que vous représentez, peuvent très bien travailler de concert, mettant de côté les différents imposés par l'institution Goldheart et lutter côte à côte pour proposer un candidat commun aux deux courants. Une Union, si vous voulez mettre un terme sur ce que je propose. Son regard s'intensifia. Un programme commun aux Humanistes et aux Réformateurs peut être mis sur pied, les quelques différents donneront des compromis bienvenus pour s'allier derrière un candidat fort qui aura toutes ses chances de l'emporter, résultant à un gouvernement mixte, composé de membres des deux courants, une cohabitation qui pourrait très bien fonctionner, avec une pincée de bonne volonté et un peu de consilience. Si nous voulons atteindre la présidence, nous devons nous unir vous ne croyez pas ? Depuis longtemps déjà les partis conservateurs s'efforcent de souligner les avis divergents entre les deux courants que nous représentons, et cela leur convient à merveille, pendant que nous nous mettons des bâtons dans les roues, ils fortifient leurs positions. Elle fit un pas vers Soren. Mais il suffit d'écouter nos préambules de tantôt pour se rendre compte que nous avons les mêmes convictions, et si des divergences viennent à naitre, des compromis les vaincront sans peine.

    Plutôt tactile, Azura eue envie de lui prendre la main pour lui signifier l'authenticité de ses propos et l'importance qu'elle y accordait, mais ne sachant toujours pas sur quel pied danser avec l'ange, elle réfréna son élan d'amicalité. Elle fut quelque peu déçue que le Sénateur Fraternitas ne soit pas présent pour écouter son plaidoyer, mais après tout il venait - juste avant de partir - d'émettre son projet de se lancer dans la course à la Présidentielle. De fait, ils auraient tout le temps d'en parler dans les mois à venir. Si Azura parvenait à modérer le vieil homme sur ses convictions militaristes qu'il avait mentionné, peut-être pourraient-ils faire de fabuleux alliés.

    Pour l'instant si Soren corroborait son idéal d'une union pour les présidentielles, ce qui donnerait un poids considérable aux deux courants sans parler de leur servir la victoire sur un plateau d'argent, Azura se conforterai dans son projet.





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  • Jeu 15 Juin - 20:53
    La soirée de Monsieur Poulailler
    feat. Zelevas, Azura

    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler Separa13

    Avait-il été trop honnête ? Peut-être bien. La politique était un jeu de jambes, une danse habile qu'il fallait mener avec précaution, rigueur et grande prudence sous peine d'y laisser - littéralement en l’occurrence - des plumes.

    Les deux individus écoutèrent attentivement son exposition, aussi longue et sincère soit-elle. Ils ne réagirent pas personnellement sur ses propos, bien qu'ils semblaient tout deux pensifs à son écoute. Sûrement jaugeaient-il Soren et ses convictions, secrètement au sein de leur plan personnel pour agir plus tard en faveur de la République.

    Puis, le sénateur Zelevas aborda ses ambitions personnelles. Et non pas des moindres ! Le voilà qui s'affirmait vouloir être candidat aux prochaines élections présidentielles, qui étaient de toutes manières très proches. Il a le potentiel de faire un bon président. Voilà quelqu'un qui amènera sûrement la République à un meilleur niveau. Si Soren avait passé une longue partie de sa vie à poursuivre le pouvoir, il n'était guère enclin à devenir Président. Il n'avait déjà que trop peu de temps pour sa vie personnelle pour s'imposer tel devoir, quand bien même il était sûr d'avoir les capacités de faire avancer la nation pour le meilleur, selon lui. Car ses idées convenaient-elles vraiment à la majorité des républicains?

    "Sénatrice Aiwenor m'a devancé", répondit l'ange avec un demi-sourire. "Tout comme elle, je souhaite conserver simplement mes fonctions de Sénateur. Je suis trop récent dans la sphère politique, et j'ai une charge de travail déjà bien trop conséquente pour ma jeune vie."

    Puis, l'attention du Sénateur d'Élusie sembla accaparée soudainement par un individu qui devait être fort digne d'intérêt. En plissant les yeux, il crut reconnaître le Patron du Syndicat des Artisans de Justice. Quel était son nom déjà? Willodir, quelque chose du genre ? Nulle surprise que que le sénateur les quitta pour aller alimenter son carnet d'adresses avec de tels individus.

    Puis, la sénatrice Aiwenor exposa un plan d'alliance à l'ange, qui l'écouta avec attention. Bien qu'elle avait l'air trop idéaliste pour une nation telle que la République, elle semblait tout de même avoir la tête sur les épaules, et ce qu'elle avançait là avait  absolument tout sa pertinence dans le climat politique actuel. Soren se permit de poser la main sur l'épaule de la femme à l'accoutrement dépourvu de toute fioriture, et la mena légèrement plus loin, dans une allée joliment décorée et éclairée par des lampions rosés.

    "Je trouve votre initiative pertinente, madame la Sénatrice. Il est vrai que ma tante a su mettre en place des stratégies extrêmement solides pour rester au pouvoir, et bien qu'elle a su certainement mener la République à un point de puissance, je pense qu'elle a fait son temps. Les Réformateurs et les Humanistes amènent un air nouveau bien nécessaire à notre nation." Il leva les yeux pour contempler le papillon de nuit aux ailes pourvues de motifs fantastiques qui venait de se poser au-dessus. Le papillon, symbole du changement pour les plus superstitieux. "Mais pour un programme commun, vous avouerez qu'il faudra beaucoup de compromis de chaque côté car de majeures différences nous séparent tout de même. Personnellement, je suis curieux et ouvert à tout, tout du moins à essayer avant de me prononcer réellement. Il faudra vérifier à quels compromis nous devrons nous soumettre chacun, Réformateurs et Humanistes. Cependant, je suis d'accord avec vous que cela sera certainement le meilleur moyen de renverser le parti des Conservateurs. N'oublions pas également que Mikael Goldheart, mon cher cousin, a des idées Réformatrices, avec son poste actuel."

    Puis il tourna la tête, remettant ses cheveux en place, alors qu'ils étaient initialement déjà bien domptés pour cette soirée, afin de regarder la sénatrice droit dans les yeux.

    "Vous brillez. Vous n'êtes pas humaine non plus, vous, n'est-ce pas?" Il rit avec légèreté. "Pardon, je m'égare. Plus sérieusement, que pensez-vous de la candidature que vient de nous annoncer le sénateur d'Élusie? Avant qu'il ne revienne parmi nous."



    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler C6ROr9z
    #f6efd8

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  • Mar 20 Juin - 17:36


    En s’en allant à la suite de Willodir, Zelevas avait le coeur un peu rassuré, il avait entendu de sa bouche que Soren ne convoitait pas la présidence, ce serait toujours un nom de moins à abattre sur les listes électorales pour lui. La compétition était plus que rude pour les présidentielles et s’il pouvait s’épargner du temps et de l’effort aux primaires c’était déjà ça de gagné. Il n’aurait qu’à se faufiler entre Siegfried Fallensword et quel que soit le champion que la Famille Ironsoul présenterait en lice, pour le moment ce serait déjà bien de remporter les primaires d’un parti majeur comme celui des Réformateurs.

    Hâtant le pas pour rejoindre l’allée dans laquelle Willodir s’est subrepticement enfuit, il voit le dos du syndicaliste accompagner la silhouette de la charmante jeune femme qui lui tient compagnie. Le Sénateur s’approche d’eux et au bruit distinct de ses chaussures sur le sol Hanratty se retourne enfin.

    ”Bonsoir Sénateur!”

    ”Monsieur Willodir, ravi de vous rencontrer.”

    Premier contact.

    Il ralentit le pas pour éviter de paraître trop insistant, tend une main droite et ferme en direction du patron et arbore un sourire réservé en le saluant de manière formelle et distante. Il souhaite ainsi montrer qu’il n’est pas là pour s’imposer à lui mais seulement pour discuter affaires. L’enjeu est de montrer au rat qui se terre dans sa cachette qu’il est libre de mettre le nez dehors, se mouiller n’est pas un gage de mort. Empoignant la main d’Hanratty, il la secoue avec force et exagération, c’est un message contradictoire qui déstabilise un peu Willodir, celui ci dévisage Zelevas pour tenter de comprendre à quel jeu il joue et le vieux prends enfin la parole pour lui donner un semblant de réponse:

    ”Comment allez-vous? Il est bien rare je crois, de vous voir assister à ce genre de soirées.”

    C’est là que les choses sérieuses commencent, Willodir est un homme du peuple un vrai, il est le peuple. La remarque de Zelevas est plus que pertinente puisqu’en tant que proche des artisans, l’ancien ébéniste et aujourd’hui chef de son atelier n’aime pas s’affubler des coquetteries de la haute, en général il préfère contempler ses propres oeuvres depuis chez lui plutôt que chez ses clients. Cette amorce dans la conversation indique à l’homme reclus que la nature de la discussion s’apprête à devenir politique, aussi il se tourne donc vers la femme qui les regarde à côté de lui et il lui lache la main avec un petit sourire bienveillant avant de refaire face à Zelevas, attendant qu’elle s’éloigne un peu avant de continuer.

    ”Je viens simplement pour changer les idées de ma femme Judith. Un de ses collègues proches est mort il y a quelques jours, la perte l’a pas mal affecté.”

    ”Je comprends.” “Vous m’en voyez navré” aurait été un terrible faux pas pour le Sénateur, à n’en pas douter que Willodir méprise la caste politique et n’aurait pas cru en la véracité d’une telle banalité. ”Ces évènements sont toujours difficiles à vivre, heureusement que des extravagants sont là pour nous remonter le moral n’est-ce pas?”

    ”Vous voulez parler de ce bouffon avec sa poulethérapie? Haha-hum, je dis bouffon mais non pas parce que c’est un hybride n’est-ce pas, juste parce que… bon, factuellement il faut dire ce qui est, et là, bah c’est ridicule.”

    ”Il faut de tout pour faire un monde, que ce soient des artisans essentiels au bon fonctionnement d’une société, ou des gens tels que M.Poulailler qui soient aussi fous qu’ils ne sont… entrepreneurs” Il se rappel de la deuxième partie des informations qu’il a mémorisé en début de soirée et durant la semaine passée, l’exposition de la poulethérapie promet d’être un spectacle.

    ”Je n’aime pas trop que vous compariez ce guignol à mes gars. Je vois votre point n’est-ce pas Sénateur, mais si je devais choisir, je pense qu’on fait plus tourner Justice que lui.”

    Comme ce à quoi Zelevas s’attendait, Hanratty serait difficile à convaincre, il doit la jouer fine pour pouvoir le mettre dans sa poche et pour ce faire, il devait rapidement l’emmener sur un terrain où le patron du syndicat lui serait plus favorable.

    ”Enfin, tant que ses lubies hétéroclites sont financées par les dons des riches plutôt que par l’argent du contribuable, ça me convient.”

    Willodir lève un sourcil, ne s’attendant visiblement pas à se trouver d’accord avec un sénateur.

    ”Manquerait plus que ça tient, qu’on trime pour du vent.”

    ”Ou pire, pour des attentats.”

    ”HA HA HA! Oh alors là! Me lancez pas sur Kaizoku parce que j’étais de bonne humeur jusque là mais vous vous entichez à soulever les sujets qui fâchent à ce que je vo-”

    ”Correction M.Willodir, je compte éradiquer les sujets qui fâchent.”

    Coupé net dans son élan, Hanratty questionne lourdement du regard le vieil homme, que voulait-il dire par là? Qu’il souhaitait raser Kaizoku? C’est quel genre de timbré?

    ”La question de l’île aux trésor est complexe à naviguer, tout comme les eaux qui l’entourent à cause des agissements des Goldheart. Je pense qu’il serait temps de prouver que nous ne sommes pas là pour dominer mais plutôt pour coopérer, selon nos termes, il est important que chaque élément de notre société puisse se sentir valorisé et qu’on le veuille ou non, les citoyens de Kaizoku font désormais partie de cette société.”

    ”Ouais, jusque là je vous suis.” Forcément, le parallèle avec les artisans était alléchant.

    ”Appelez ça comme vous le voulez, dites que je souhaiterai les utiliser si ça vous chante, mais les mettre à profit de la République en leur donnant des opportunités nous permettrait de leur montrer que nous savons faire confiance tout en nous donnant le champ libre pour les surveiller de plus près.”

    ”La pilule me paraît compliquée à faire passer.”

    ”Il n’y a pas de solution facile à un problème épineux Willodir. Simplement oublier leur existence ne permettra pas de le résoudre et ne fera qu’envenimer la situation à terme. L’inaction est facile, mais elle est inévitablement fatale dans un monde qui change autant que le nôtre. C’est ce que les Réformateurs défendent, l’adaptation aux nouveaux enjeux de la disparition du Shoumeï, de la politique mouvante, de l’évolution du paysage.”

    Les traits de Willodir se referment un petit peu au fur et à mesure que celui ci comprend de quoi il en retourne, il connaît désormais la raison pour laquelle Zelevas l’a abordé en premier lieux et le patron n'aime visiblement pas ça.

    ”Je sais, je vous connais plutôt bien.”

    ”N’est-ce pas?”

    ”Mais pour moi, vous êtes tous un peu des rats, les non-alignés. Des petits profiteurs du contribuable qui s’échangent les miettes de pain qui tombent de la table des Grandes Familles…”

    ”Je ne suis peut-être pas un Humaniste, mais je reste un Fraternitas Willodir.” Faisant fit de l'insulte qu'il venait de manger, Zelevas se concentre sur le mensonge éhonté qui allait suivre et qui aurait pu être dur à prononcer si seulement il n’en avait pas l’habitude. ”En tant que membre de la Famille, je me dois de la soutenir tant bien que mal, ce que je sais, c’est que le petit peuple ne trouvera pas son bonheur uniquement dans les intérêts des Ironsouls, ils sont en général plutôt orientés vers l'endiguement des gros capitaux. Une bonne partie des artisans de Justice vous font confiance et vous prônez la Famille de fer depuis des années, je vous demande simplement de prendre en considération la topologie du paysage actuel et de comprendre que tout ces laborieux travailleur ne se contenteront pas de taxations sur les grandes fortunes. Ils ont un besoin actif d’aides. Ils nécessitent des allocations, du favoritisme de la part de leur État. Ils ont besoin de représentant Humanistes.”

    Willodir semble légèrement énervé maintenant, mais est-ce qu’il fume intérieurement parce qu’il se retrouve embarqué dans une discussion désagréable, ou parce qu’il écoute Zelevas lui dire quelque chose qu’il n’a pas envie d’entendre mais qu’il sait vrai?

    ”La seule chose que je demande M.Willodir, c’est de le prendre en compte, c’est tout. Et peut-être que vous trouverez en vous le goût de laisser le choix à vos syndiqués de supporter leurs propres intérêts plutôt que de se concentrer sur ceux des autres.” Son interlocuteur ouvrit la bouche pour répliquer avec virulence et ils parlèrent l’un au dessus de l’autre. ”Ça vous arrangerait bien d'esquiver les taxes sur les Grandes Fortunes monsieur le directeur de la Societas hein?” ”Les impôts sur la haute classe font également partie de mon programme alors je ne vois pas de quelle esquive vous parlez.”

    ”Mmh.”

    Zelevas peut voir dans le regard du Patron du Syndicat des Artisans qu’il l’avait touché, il ne le convaincrait pas ce soir, et peut-être même qu’il ne pourrait jamais changer son avis, mais il sait qu’il avait fait de son mieux et planté là une petite graine qui, il l’espérait, germerait à temps pour les élections. Il observe avec satisfaction le regard consterné de l’ex-ébéniste ruminer ses pensées pour que celui ci conclut ensuite la conversation.

    ”Bon, je vais aller rejoindre ma femme je l’ai laissé seule pendant trop longtemps, je vous souhaites une bonne soirée en tout cas Sénateur Fraternitas.”

    ”Et à vous de même M.Willodir. À vous de même.”

    Tandis que le patron fait demi-tour sur ses talons pour partir dans la même direction que sa femme tantôt, Zelevas quant à lui se redirige d’où il venait pour tenter de rejoindre ses deux collègues qu’il avait délaissé intempestivement, il espère qu’ils n’en prennent pas ombrage, mais surtout il espère qu’ils soient encore là, les chances de les recroiser dans ces jardins ou à la soirée avant l’exposition de la poulethérapie seraient maigres s’il les avait perdu dans cette immense propriété.
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  • Ven 23 Juin - 13:35
    [Challenge] La soirée de Monsieur Poulailler Post_c10





    Azura était certaine de la réalisation de son projet, elle était intimement convaincue qu'une alliance Réformateur-Humaniste était parfaitement réalisable. Soren semblait bien plus abordable à ses yeux que Zelevas pour planter son idée chez un Réformateur. Zelevas avait la ferme intention de se présenter aux élections, il devait donc déjà avoir un plan défini et une feuille de route pour sa campagne, peut-être même déjà un programme politique à présenter. Ainsi, Azura se devait d'avoir déjà des soutiens au sein du courant avant de le présenter à un éventuel candidat. De fait, elle passait par Soren, qui lui n'avait aucune prétention à la présidence, pour se créer un passage vers le courant des réformateurs. Peut-être même que cela allait découler sur une éventuelle rencontre avec les pontes du courant en question.

    Quoiqu'il en soit elle voulait un avis qui n'engageait à rien d'un représentant des réformateurs. Soren la personne toute désignée pour exposer son idée et la tester. La Lumina s'appréta à écouter avec la plus grande des attentions la réponse de son homologue. Pourtant, si elle avait réfrénée son envie d'établir un contact physique avec lui, l'ange ne se montra pas aussi restreint et lui posa une main bienveillante sur l'épaule, la conduisant un peu en retrait de la fontaine, comme pour discuter plus tranquillement, pourtant il n'y avait personne pour les écouter. Mais elle compris bien que c'était une image, une marque de confiance.

    Ce que lui dit alors le réformateur la rassura quelque peu, la confortant dans son idée. Il se montrait explicitement favorable à une telle alliance entre les deux courants, bien que pour lui cela présenterait plus de compromis qu'elle ne le pensait. Peut-être avait-il raison, mais ce qui était sûr c'était que ce projet demeurait réalisable et tout à fait pertinent, à la plus grande joie d'Azura qui afficha un large sourire à l'attention de l'ange. Il termina sa réponse en rappelant le bord politique de son cousin, Mikael, qui serait à inclure dans l'équation, la Lumina inclina alors la tête pour acquiescer et le remercier pour sa réponse franche et construite.

    Elle allait donc pouvoir, à présent, présenter son idée à Zelevas, mais pas avant d'avoir mieux échangé avec lui sur son idéologie et la ligne politique qu'il souhaiterai mettre en avant lors de sa campagne, pour mieux jauger les compromis dont parlait Soren et sur lesquels il avait tant mis l'accent. Quoiqu'il en soit, tout cela était très encourageant et l'espoir d'une République unie se renforça un peu plus chez la Lumina au grand coeur.


    Soren Goldheart passa alors à un sujet tout autre, abordant la nature même d'Azura, ayant bien remarqué que du trio il n'y avait que Zelevas qui était Humain. Lorsqu'il rit de bon coeur, Azura afficha un petit sourire en coin qui se voulait mystérieux, répondant par l'affirmative à la question de Soren. Ayant perçu l'acquiescement silencieux de la Lumina, le sénateur enchaina pour revenir sur la déclaration de ce cher Zelevas au sujet de sa candidature, lui demandant son avis sur la question.

    - Je pense sincèrement qu'il a ses chances, il n'est pas à son premier essai et a donc bien rodé sa stratégie. Il suffit de constater comme il est allé à la rencontre de cet homme tout à l'heure, ne manquant aucune occasion d'ajouter un soutien à sa candidature. C'est d'ailleurs la même manœuvre qu'il exerce avec nous, ne nous fourvoyons pas. Il va même chercher des alliés dans les autres courants, ce qui est tout à son honneur, vous en conviendrez. Elle s'humecta les lèvres. Outre cela, même s'il est important pour les républicains d'avoir le choix entre plusieurs candidats diamétralement différents, afin de coller aux différentes idéologies qui font la richesses du peuple républicain, il est nécessaire de se restreindre en candidatures, je pense. Un trop grand nombre de candidats à la présidence ne fait que morceler d'avantage l'électorat, et deux candidats proposant des programmes sensiblement identiques ne feront que saborder le courant qu'ils représentent en créant une concurrence qui aurait dû donner lieu à une alliance, de mon point de vue. Elle posa à son tour une main sur l'épaule de Soren, plus grand qu'elle. C'est pourquoi une alliance de nos courants me parait parfaitement pertinente, et à vous aussi, ce qui prouve que nous sommes du même avis. En se morcelant un même électorat, on ne fait que donner plus de chance aux conservateurs qui demeurent plus soudés. Le Sénateur d'Elusie a toutes ses chances, mais aurait la victoire assurée s'il avait des alliés puissants derrière lui, ce qu'il ne manque pas de faire comme je viens de la constater. Elle s'arrêta là, voyant l'intéressé revenir vers eux.

    Elle avait beaucoup aimé cette brève entracte avec Soren, elle sentait que malgré quelques différents qui n'avaient pas encore été émis, elle sentait bien que les deux humanoïdes pourraient se considérer comme alliés dans les temps à venir. Ils firent quelques pas vers le Z et ce fut Azura qui repris la discussion là où ils l'avaient laissé tantôt.

    - Zelevas, votre discussion avec ce gentilhomme s'est-elle montrée fructueuse ? Et si je puis me permettre, était-ce quelqu'un que je devrais connaitre ? Questionna-t-elle, ne sachant si c'était quelqu'un qu'elle devait de connaitre impérativement ou s'il ne faisait aucun mal qu'elle ne l'ai point reconnu.





    Les inspirations d'Azura
    • Giselle (Enchanted)
    • Amelie Poulain (Le Fabuleux Destin)
    • Margaery Tyrell (Game of Thrones)
    • Mantis (Guardians of the Galaxy)
    • Sam Gamgee (Lord of the Rings)
    • Jaskier (The Witcher)
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