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    Altarus Aearon
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  • Dim 20 Aoû - 11:13
    Moins d'une dizaine de jours après l'éruption de l'Héphais

    Une légère brume flottait à la surface des eaux paisibles. Tout était calme. Trop calme peut-être… Hormis le clapotis léger de la surface perturbé par le passage de l'étrave d'une corvette qui naviguait lentement dans cet environnement grisé, mais le lever du soleil qui illuminait un peu plus le jour. D'ordinaire, des mouettes accueillaient les navires en approche de l'île en braillant leurs cris rauques, cherchant plus des restes de nourritures jetées par-dessus bord que de chercher à saluer les équipages des bestioles en bois ventrues inertes qui les transportaient. 

    Par moment, ce petit brouillard matinal s'étiolait pour laisser des trouées de visibilités. Mais ce n'était pas suffisant pour le Capitaine, qui se trouvait en proue du navire pour essayer de percevoir les côtes de l'île. À ses côtés se trouvait un marin qui envoyait régulièrement une sonde pour mesurer la profondeur. Après l'éruption de l'Hephais et le déploiement élémentaire extraordinaire qui avait été déployée durant les combats, le demi-elfe ne voulait pas prendre de risque sur comment les fonds marins avaient pu bouger. Ils n'avaient pas pu rester comme avant, ça, il en était certain. La corvette qu'il occupait depuis la fuite avançait à vitesse très lente, pour pouvoir éviter un possible échouage contre un banc de sable. 

    N'arrivant pas à percevoir ce qui restait de Kaizoku, Altarus donna l'ordre de jeter l'ancre. Il préférait attendre d'avoir de meilleures conditions de navigation que de continuer à avancer en aveugle dans un air saturé en brumaille. Et puis, s'il y avait des rescapés, ces derniers ne verraient pas le navire... 

    Les marins embarqués sur la petite corvette étaient silencieux, patientant comme le borgne que la visibilité soit plus claire. Tous étaient silencieux, se préparant déjà mentalement à voir Kaizoku sous un aspect différent et surtout défiguré. Les hommes et femmes présents à bord s'étaient joints volontairement à cette petite expédition, gardant espoir de voir peut-être un membre de leurs familles, ou un ami, parmi les rares survivants qui déambuleraient dans les ruines de leur ancien chez soi... Un espoir à la flamme vacillante... l'éruption avait été d'une telle violence que ce serait un miracle de trouver encore un être vivant sur ces terres dévastées. 

    Quand, enfin, la brume se retira, ce fut un spectacle sans nom qui se dévoila aux yeux de chacun. L'île, jadis verdoyante et vibrante de vie, était méconnaissable. Les vestiges de ce qui fut autrefois des maisons et des bâtiments étaient à peine visibles, effacés par la force destructrice volcanique, ou recouverts par de la cendre. Le sommet de l'Hephais fumait encore d'une épaisse fumée, que le vent de plus haute altitude repoussait plus lui. On entendait par moment quelques sourds grondement. Là où la lave avait coulé le long de ses flancs brûlés, avant de se durcir en noircissant, quelques émanations s'échappaient des craquelures de cette ténébreuse croûte. Le sol devait être encore brûlant et instable. Du port, il ne restait rien, si ce n'étaient des épaves à moitié émergées et carbonisées. Et des quais ? Des restes de fondations noircies et des pierres marquées par la furie des éléments...

    Cette vision apocalyptique était saisissante... effrayante... Comme si c'était une fenêtre sur une fin du monde. On entendit quelques sanglots parmi les marins, un autre qui vomissait. Altarus regardait lui aussi ce qui avait été une belle ville portuaire... Il détourna le regard, ne pouvait s'empêcher de trembler. Il réussit à ne pas se faire envahir par les souvenirs liés d'avant et après cette catastrophique. 

    Inspirant un bon coup, il reporta son attention sur les ruines. Ce n'était pas dans ce lieu détruit qu'il trouvera des survivants. 

    Il donna l'ordre de lever l'ancre et de déployer une voile de plus. L'objectif ? Faire le tour de l'île, pour espérer trouver des lieux épargnés par les dévastations éruptives. Si un brin de nature venait à se dévoiler à eux, alors peut-être qu'il y trouverait quelques personnes sauves. La vigie fut renforcée, et Altarus se trouvait sur le bastingage, pour guetter le moindre signe d'appel, des gestes d'une silhouette sur la place, ou la trace de vie humaine, comme de la fumée d'un campement de fortune. Et il n'avait pas omis de marquer les intentions réelles de sa venue... Une longue bannière blanche battait dans la douce brise marine, à la place de toute autre bannière.
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  • Lun 21 Aoû - 1:37
    Derniers Survivants ?
    Feat Altarus


    Patiente...

    Posée là, sur les côtes embrasés d'une île qui avait reprit ses droits sur la civilisation. Le corps en contact avec le sol brûlant, tu profitais de cette chaleur, de ce contact. Cela n'allait pas durer très longtemps. Tôt ou tard, Mère allait finir par se replonger dans un paisible sommeil et tu allais devoir continuer à vivre, à exister, sans elle. Pourtant, cela ne te faisait plus peur. Elle t'avait beaucoup apprit depuis sa réapparition. Elle t'avait offert sa force, son savoir, sa sagesse. L'élément manquant à ton évolution qui s'était entamé durant ces derniers jours.

    Tu n'avais d'ailleurs pas cherché à exterminer les derniers survivants. Pourquoi faire... ? Ils étaient incapable de réparer les dommages que tu avais commis en laissant Héphais s'exprimer. Tu n'avais plus besoin de te défouler, plus besoin de te soulager d'une quelconque forme de pression. Évidemment, tu n'étais pas totalement libérée de la rage qui te prenait par moment, mais désormais tu pouvais la canaliser. T'en servir à ton profit plutôt qu'à tes dépends.

    Contemplative, tu observais donc l'horizon s'étant assombrit depuis plusieurs jours maintenant.

    Parfois quelques rayons de soleils arrivaient à percer la scène pour mettre en avant les ravages fumant de Kaizoku. L’île ne ressemblait à plus rien que la civilisation avait pu connaître mais pour toi, elle avait revêtu sa véritable apparence. Ton héritage était là, et tu en profitais tant que tu le pouvais. Tôt ou tard, la cupidité des mortels finiraient par reprendre le dessus pour exploiter à nouveau Kaizoku. Mais tu laissais cette problématique à plus tard.

    Plissant alors les yeux, interrompue dans tes réflexions, tu pouvais voir émerger de l'horizon un navire. Il tentait de faire le tour de l'île en quête sans doute de quelques trésors que les républicains auraient laissé derrière eux pendant l'évacuation d'urgence. Ou bien cherchait-il des survivants derrière ce drapeau blanc qu'il brandissait ? Intéressant... Dans les deux cas, la simple vision de ce navire ne te plaisait guère. Tu voulais encore te satisfaire de cette solitude et de ce royaume ardent.

    Tu n'étais que rarement d'humeur à partager.

    T'approchant alors des côtes, d'un pas lent et assuré, tu foulais ces terres sans rien craindre de celle-ci. Levant alors la main droite vers les airs, tu venais à canaliser ton essence pour y relâcher un trait de lave à peine différenciable d'une lueur flamboyante. De quoi alerter le navire. Si évidemment, tu pouvais t'en prendre à lui sans aucune forme de procès, tu préférais rencontrer son équipage en face à face. Une qualité qu'Héphais t'avait permit de développer ces derniers jours. Et puis... Ce n'était pas comme si tu avais à craindre des éventuels envahisseurs.

    Kaizoku enrageait encore et il t'était facile de canaliser cette colère sur tes ennemis si tu le désirais. Là était l'avantage d'être l'unique héritière légitime de ces terres.

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    Altarus Aearon
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  • Mer 23 Aoû - 14:40
    Un tourbillon d'émotions envahissait l'esprit du borgne, pendant qu'il regardait ce qui restait de Kaizoku ; c'était à dire que terres brûlées et cendreuses, avec des émanations de fumerolles volcaniques par endroit. Lui qui d'ordinaire n'exprimait guère ses sentiments ne luttait pas contre eux, cette fois. Pourquoi se battre contre, après toute cette catastrophe sans nom ? Lentement, il commençait à saisir les conséquences de cette éruption annihilante. L'attaque des pirates n'était plus sur le devant de ses songes. Le choc primaire avait été tel qu'il en avait fait d'abord le déni, se démenant pour ramener sains et saufs ses amis et autres survivants embarqués sur cette même corvette, des jours auparavant. Maintenant qu'il était face à ce qui restait de son île natale, la réalité le rattrapait. 

    Son cœur s'était mis à battre plus rapidement, au fur et à mesure que son seul œil se fixait sur l'île détruite. Une profondeur tristesse l'envahissait, dominant toutes les autres émotions qui le torturaient. Tant de souvenirs, tant d'anecdotes... de passion et de quelques trahisons, d'aventures et de dangers, de négociations et de quelques rixes. Tant de choses menées durant ses trois cent quarante-quatre années d'existences... réduites à néant, perdues à jamais. Le tout balayé avec la violence et la toute puissance de la nature en même pas quelques heures...

    Sa paupière se ferma sans vraiment le désirer.  Les images du passé dansaient dans son esprit, comme des ombres fugaces. Il avait l'impression d'entendre les chants des enivrés des tavernes portuaires, résonnaient de là-bas, des ruines du port. L'odeur de l'eau du port, de poisson en manque totale de fraîcheur.. Des épices du continent… Tant de choses qui lui revinrent là, comme pour s'accrocher à une réalité qui n'était plus. Tout cela fut repoussé violemment, comme une nuée ardente de désespoir et d'effroi, emportant tout sur son passage, pour ne laisser que mort, ténèbres, cris et pleurs. Altarus grimaça et chassa cette sordide image qui cherchait à se supplanter aux vestiges plus joyeux et plus enivrants de son île. Il ne se laissera pas emporter par l'affliction de cette destruction !

    Il soupira et rouvrit sa paupière. Un fugace instant, il se demandait si quelque chose n'aurait pas pu être tenté pour endiguer la fureur de l'Héphaïs. S'il n'y avait pas eu l'attaque des pirates, est-ce que les Républicains présents ce jour-là auraient réussi à faire quelque chose ? À protéger Kaizoku et ses habitants ? C'était là une question qui n'aura jamais de réponse.

    Toujours son attention braquée sur les berges cendreuses, il put qu'affirmer à sa propre conscience, qu'un chapitre de sa vie se refermait définitivement. Mais un autre avait été ouvert, et il y avait tant à écrire en son sein, avec de nouvelles épreuves, de nouveaux défis... de nouveaux chemins à emprunter.

    Sa réflexion cessa quand une lueur enflammée étrange s'éleva dans les cieux. Perplexe, Altarus étendit sa vision. D'abord, il avait songé, non sans frémir un peu apeuré, bien malgré lui, à un regain d'activité du volcan. Quand il aperçut le point d'origine de cet envol ardent, il n'en crut pas ses yeux — enfin, son oeil : il y avait une personne vivante... et qui marchait sur le sol encore échauffé de l'éruption. Il fronça des sourcils… Une pratiquante du pouvoir du feu ? Cela expliquerait pourquoi elle était encore en vie et qu'elle se déplaçait sans crainte dans pareil environnement. 

    La corvette prit le cap de la côte de laquelle se trouvait cette inconnue. Lentement, mais sûrement, elle se rapprochait, avec la surveillance constante du niveau des fonds par des lancers de sonde, comme tantôt.

    Toujours dans la perplexité, Altarus essayait de discerner d'autres vivants. Pour l'instant, il n'y avait qu'elle. Une fois à bonne distance, sans risque de s'échouer, il ordonna que le navire se mette en parallèle de la plage la plus proche... par les Abysses, on la croirait vitrifiée par endroit. 

    Il héla la rescapée, en amplifiant sa voix. 

    "Vous là-bas... Êtes-vous la seule survivante ? Êtes-vous blessée ? Nous sommes revenus pour espérer trouver des gens de Kaizoku encore en vie et les secourir. "

    Il veilla à ne pas la harceler de questions. Elle était peut-être encore en état de choc... mais physiquement, elle n'avait pas l'air blessée..  ou hagarde. Étrange que cela... 

    ''Nous ne pouvons vous envoyer une chaloupe pour vous amener à mon bord, cette part de la côte est trop instable. Si vous connaissez un lieu plus sûr pour vous embarquer en toute sécurité, indiquez-le-nous et nous arriverons. "



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  • Sam 2 Sep - 8:51
    Derniers Survivants ?
    Feat Altarus


    Intriguée...

    Un léger sourire se perdait sur ton visage... C'était inhabituel, effrayant même pour quelqu'un ayant eu le désarrois de se retrouver au moins une fois en face de toi. Tu ne souriais pas, ce n'était pas ton genre, ce n'était pas dans ta routine. Normalement, la simple vue de ces gens aurait réussi à t'enrager et tu les aurais attaqué dès la première occasion. Mais pas là... Non... Tu voulais en savoir plus, les connaître, apprendre de leurs désarrois. Ils n'étaient pas revenus simplement pour trouver quelques trésors enfouis dans les entrailles de Kaizoku. Non... Ils t'auraient déjà attaqué sinon, ou du moins, ils ne t'auraient pas proposé de les rejoindre.

    Ils cherchaient des survivants. Tu pouvais le sentir. La parole pleine d'espoir de l'homme qui t'avait interpellé. Il semblait excité de croiser une survivante. Si seulement il savait...

    Tu venais donc à t'approcher, à grimper dans cette chaloupe proposée, te mouillant au passage. Le contact de l'eau salée ne t'était plus désagréable depuis longtemps maintenant. La mer qui entourait l'île faisait parti intégrante de son paysage, de son écosystème, avec les décennies tu avais appris à taire ta nature profonde pour tolérer ce contact aqueux.

    Il ne te fallait que d'un peu d'effort pour traîner la chaloupe jusqu'au véritable navire. L'on te tendit la main pour t'aider à monter, chose que tu acceptes, étonnement. Tu n'agissais pas comme d'habitude, quiconque te connaissant un minima pouvait le deviner. Par ailleurs tandis que tu venais à poser les premiers pas sur l'embarcation, tu pouvais entendre le marin s'étant proposé pour t'aider pester derrière toi. Sa main était rougissante tandis qu'il cherchait désespérément un peu d'eau pour tremper celle-ci.

    Avais-tu laissé volontairement la chaleur émaner de ta main ? Peut-être. L'odeur du volcan était agréable mais celle-ci camouflait tout le reste. Cela fait plusieurs jours maintenant que tu n'avais pas pu sentir l'odeur de chair brûlé, et bien que tu n'éprouvais plus le besoin de répandre la destruction et de satisfaire des ravages que tu causais, tu n'en restais pas moins amusée.

    Tu avais évolué, mais il était sans doute trop tôt pour prétendre à une quelconque rédemption. Tu prêchais toujours ton partie, ton camp, à l'exception que désormais tu n'étais plus ta pire ennemie.

    Tournant ton regard, dans une attente volontaire, tu fixais l'ensemble de l'équipage, cherchant la source de l'inconsidéré t'ayant ouvert les accès à son navire. Malgré les quelques râles incompréhensibles du marin précédent, rien ne laissait présager de ta nature terrifiante. Et pourtant, le simple fait que tu tenais là, dans la plus grande quiétude possible, aucunement choquée des évènements que tu étais censée avoir vécu, laissait planer une étrange sensation sur ce bateau. Une sensation d'inconnue, d'incompréhension.

    Finalement ton regard d'un rouge profond se posa sur le borgne. Penchant la tête légèrement le côté, tu venais à te perdre en observant. Dessinant chacun de ces traits dans sa tête, tu avais comme une impression de déjà vu. Difficile de mettre un nom ou un historique sur sa tête, mais tu étais persuadée d'au moins déjà avoir posé le regard une fois sur lui. Un pirate ? Peut-être. Aurait-il pu aussi aisément échapper à la République ? Peut-être. Qu'importe, tu ne te perdrais pas en conjectures inutiles, tu n'avais jamais été douée pour cela.

    - Je suis...

    Tu marquais une pause. Ton nom était connu des habitants de Kaizoku. Tu étais une furie élémentaire qui avait marqué pendant un temps l'île en affrontant par toi même tes tortionnaires et en rependant la destruction et la mort par simple volonté de vengeance. Puis, ton nom avait fini par se perdre chez les plus anciens, les plus vétérans et afin par n'être que des histoires. Désormais, il ne devait plus y avoir beaucoup de survivant de la vieille époque, mais nul doute que tu avais ravivé cette réputation en faisant éclater Héphais au grand jour.

    Qu'importe. S'il ne te connaissait pas, tant mieux. S'il te connaissait, tant mieux.

    - Je suis Rulka.

    Tu tendais ta main, la même main qui avait provoqué une aussi grande douleur au marin tantôt. Cette fois-ci, aucune chaleur ne s'en dégageait bien qu'il était difficile de le constater sans serrer cette même main. Tu affichais ce même sourire, satisfait de ta situation. Tu étais seule entourée de tout ces hommes et femmes, pourtant tu n'étais nullement en danger.

    - Je vais plutôt bien. Je n'ai pas croisé de survivant, ils sont certainement morts

    Tu venais à perdre ton sourire pour afficher une certaine moue ennuyée. Tu disais vraie, tu n'avais pas menti une seule seconde. Mais tu aurais pour autant bien aimé voir de tes propres yeux ceux ayant réussi à survivre à Héphais. D'une certaine manière, ceux ayant échappé à son courroux était des élus. Tu étais certes l'héritière, mais tu ne pourrais pas rebâtir Kaizoku seule dans un avenir lointain. Il te faudrait sans doute t'entourer de gens à même de craindre et respecter la véritable impératrice de ces lieux.

    Qu'importe qu'ils soient pirates ou républicains, face à la mort ardente d'Héphais, ils n'étaient plus que des rescapés à qui on avait tout prit. Pas comme ceux ayant fuit en bateau, ayant évacué avant d'affronter leur destin. Finalement, tu haussais les épaules, tu avais un navire désormais, grâce à lui tu pourrais sans doute longer les abords de l'île bien plus rapidement. Pas la peine de le prendre de force, ses intérêts semblaient converger avec les tiens pour le moment.

    - J'ai cependant quelques idées de vers où fouiller.

    Tu ne cherchais pas à en apprendre davantage sur lui, peut-être était-ce judicieux qu'il fasse de même avec toi. Enfin... On ne devenait pas pirate, encore moins corsaire en étant judicieux.

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    Altarus Aearon
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  • Ven 8 Sep - 10:43
    Une chaloupe fut envoyée vers la rescapée. Un seul marin aurait suffi à la manœuvrer.  Parmi les marins qui s'étaient portés volontaires pour composer l'équipage de la corvette de "secours", d'aucun ne s'était présenté pour mener la chaloupe à terre. Être proche d'une île au volcan encore fumant, à la terre insulaire encore chaude, n'était pas pour être rassurant. Le courage dont les hommes avaient fait preuve, avec une sincère volonté de secourir leurs prochains, s'étaient étiolé en peu de temps. Altarus ne leur en voulait pas. Bon nombre d'entre eux avaient vu avec horreur la puissance volcanique en action. Leur esprit était encore marqué de cette horrible journée. Ce fut avec l'aide de l'air qu'il poussa donc la petite embarcation vers la rive, où se trouvait la survivante

    Il avait fixé l'étrange jeune femme, quand elle monta à bord de la chaloupe, avant de ramer vers la corvette. Là, un marin tendit la main pour permettre à l'inconnue de monter à bord, pendant qu'un autre retenant la petite embarcation avec une gaffe. Une fois à bord, Altarus jeta son attention sur le "courtois" humain, qui serrait sa main devenue rouge, comme s'il l'avait plongé dans un seau d'eau trop chaude pour sa peau. Il pesta de la douleur qui l'avait saisi soudainement, sans explication logique. Un de ses camarades l'aida à trouver de l'eau pour soulager rapidement cette brûlure. 

    Le Capitaine porta son attention sur la nouvelle embarquée, qui observait son nouvel environnement. On était loin d'avoir une jeune femme qui avait vécu l'enfer de la déferlante éruptive, et qui s'était retrouvée seule à errer dans les restes calcinés de cette partie de l'île. Elle était même... trop indemne... Comme si elle avait débarqué sur Kaizoku plusieurs jours après le désastre. Altarus ne tira pas de conclusion hâtive. Tout avait une explication. Puis, son unique œil bleu croisa le regard presque... flamboyant de l'inconnue. Elle l'observait, non sans une certaine intensité. Etait-ce une brève lueur d'interrogation qu'il crut percevoir à la surface de ses yeux ? 

    Elle en vint à se présenter, avant de stopper à peine commencer. Craignait-elle d'énoncer son nom ? Il serait normal d'être effrayée, même si cela ne se percevait pas directement.  Après tout ce qu'elle avait pu vivre depuis que l'Hephais avait libéré son impitoyable colère, un rien pouvait représenter un danger. Son hésitation fut de courte durée, donnant une identité à l'être qu'elle était. 

    Les sourcils du Capitaine se froncèrent en l'entendant. Peut-être un marin ou deux se gratterait la tête, ou alors un index posé en parallèle d'une lèvre, cherchant à se rappeler une brève histoire entendue dans une taverne. Un seul pouvait vraiment parler de souvenirs plus vivaces. Le demi-elfe tendit sa main pour serrer celle que lui tendait Rulka, sans une once de crainte de sentir la morsure du feu intérieur qui palpitant patiemment en elle. Aucune chaleur ne vint mordre le cuir de sa main gantée. 

    ''Bienvenue à bord. Je suis le Capitaine Altarus Aearon. Vous me voyez soulagé de voir que vous êtes indemne. "

    Rulka... il l'avait à son bord. Il comprenait désormais pourquoi elle était intègre, entière. Bien que son cœur battait un peu plus sourdement dans sa poitrine, elle n'en demeurait pas moins une survivante, même si sa nature l'avait préservée des effets dévastateurs du volcan… Quelques hypothèses commençaient à poindre dans son esprit... et si...... Il se fit violence. Qui était-il pour la juger ? Peu importait les raisons véritables de sa présence sur Kaizoku. Elle était un être vivant. Et il avait navigué jusqu'ici pour ramener les derniers vivants de l'île hors de ces lieux de désolation. Rien que de penser comme ça lui serra le coeur. 

    Quand elle lui confirma qu'elle n'avait pas croisé d'autres miraculés, sa mine ridée fut marquée de plusieurs traits de désespérance. Il espérait encore que d'autres tentaient de demeurer en vie quelque part, sur un recoin épargné de l'île. Quand Rulka émit quelques idées possibles d'où en potentiellement en trouver, il sentit l'espoir envahir à nouveau son être. Même s'il en trouvait un, ne serait qu'un, ce sera toujours une victoire. 

    ''Très bien. Si vous savez à quels endroits de Kaizoku, nous sommes susceptibles d'en trouver, alors nous allons faire voile de ce pas. N'hésitez pas à me donner le nom, même les plus anodins de ces lieux. Je suis natif de l'île, tous les noms me parleront..."

    Tous les noms qu'on donnait à de simples repères géographiques, ou de petites plages sans importance ? Ou bien soulignait-il qu'il connaissait le nom de Rulka. En tout cas, il n'y avait aucune animosité dans sa voix ou son attitude, même quand il donna des ordres pour préparer le navire en vue de procéder au tour des lieux insulaires. C'était plus une fébrile espérance de trouver encore du monde en vie qui se lisait en lui. 

    ''Une fois que nous aurons fait le maximum, nous referons voile vers le continent... Avez vous déjà une idée d'où débarquer ? "

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  • Mar 12 Sep - 8:13
    Derniers Survivants ?
    Feat Altarus


    Silencieuse...

    Tu écoutais le pirate... Altarus Aeron... Si ta mémoire n'était pas de nature à être défaillante, tu aurais sans doute pu subtiliser dans les méandres quelques récits à son sujet. Naturellement, il avait été présent à la grande bataille de Kaizoku, sinon pourquoi se tiendrait-il ici, l'air grave, presque coupable, comme s'il n'avait pas pu empêcher de lui même l'inévitable courroux de Mère. Cependant, tu n'étais pas idiote, du moins, tu ne l'étais plus. Tu avais remarqué à son faciès, à la légère tension qui palpitait dans ses veines que celui-ci t'avait reconnu. Même si ce n'était que de surface, il ne semblait plus être étonnée par ta présence sur ce bateau, par ta survie, par tes prouesses magiques de tantôt.

    Intéressant... Préférait-il penser que tout ceci n'était qu'un concours de circonstance ? Ou voulait-il simplement ignorer l'évidence afin de se préserver lui et son équipage ? Dans les deux cas, tu te contentais de l'écouter une nouvelle fois. Il était intéressé par ton aide, et c'était tout ce dont il avait besoin sur le moment.

    - La Crique du Pendu... La colère de Mère aurait eu du mal à atteindre cet endroit je pense.

    Un nom bateaux pour une île de pirate mais en même temps... C'était ce qui faisait d'elle une île de forban. Du moins... Par le passé. Dans tout les cas, celle-ci était complexe à accéder depuis la terre ferme. Bien que l'entrée s'offrait aux visiteurs venant de la Mer, il fallait ensuite passer par des galeries souterraines pour espérer ressortir par la surface. Malheureusement pour toi, ces galeries avaient été bouchées par la lave et il t'était devenu complexe d'y accéder à pied.

    Désormais que tu avais un navire d'emprunt, ce n'était plus un problème.

    - Je ne sais pas. Désormais que j'ai rendu Kaizoku à Mère, celle-ci n'a plus besoin de moi pour protéger l'île pour les mois à venir.

    Un sourire à peine voilé, tandis que tu plongeais tes yeux ardents dans celui d'Altarus. Tu ne le criais pas,  mais tu ne le cachais pas non plus. Tu avais été la Calamité ayant frappé cet endroit, celle qui avait provoqué tant de morts et de tragédie. Sans ton intervention, Kaizoku serait assujettie sous la bannière pirate ou républicaine. Désormais, il n'y avait que toi et Héphais. Et les quelques survivants qui avaient vu par eux même l'impuissance des mortels face à mère nature. Même les Titans ne pouvaient pas l'ignorer indéfiniment.

    - J'ai encore beaucoup à faire. Mais je doute que ma présence soit appréciée ailleurs qu'ici désormais.


    T'approchant de l'homme à peine plus grand que toi, c'était presque comme si tu posais le front contre le sien. Un espace intime que tu brisais par ta présence anxiogène. L'Elfe avait beau vouloir se faire passer pour un sauveur, il n'en restait pas moins un pirate. L'appât du gain, c'était sans doute là sa plus grande faiblesse. Du moins tu le présumais. Tu avais cohabité avec des gens de son acabit durant toute ton existence après tout. Parfois, ils avaient été tes tortionnaires, d'autre fois tes victimes.

    - Je t'aime bien Altarus. Faisons en sorte que cela reste ainsi.  


    Cette confiance, tu la tenais d'Héphais. Cette sagesse, tu la tenais de l'île. Il y avait désormais un monde entre la Rulka précédent l'attaque et celle qui se tenait en face du Capitaine. Tu avais besoin de son navire, de son équipage, de ses talents pour accomplir tes ambitions du moment. Mais tu ne te priverais pas de déclencher une nouvelle calamité s'il se montrait bien trop présomptueux sur ses capacités. Dans ce monde, il fallait manger ou être mangé, et le Capitaine représentait lui aussi une menace que tu ne pouvais pas ignorer par suffisance, ne serait-ce car ta tête devait valoir une sacrée somme désormais.

    - Je suppose que nous pouvons chercher aussi sur les quais du port de l'Est. Le vent allait vers l'Ouest lors de l'explosion de Mère, sans doute que certaines choses ont su s'épargner les retombées volcaniques.

    Tu lui avais tourné le dos tandis que tu portais tes mains à l'arrière, joignant celle-ci en bougeant d'une démarche qui n'allait clairement pas avec la gravité de la situation. Pour eux c'était une scène macabre mais pour toi... C'était l’œuvre de toute une vie. Comment ne pas être admirative.

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    Altarus Aearon
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  • Sam 16 Sep - 18:20
    Le Capitaine se préparait à donner des ordres pour faire voile vers la Crique, qu'il connaissait, quand il se figea quand la jeune femme évoquait le Volcan dans un terme très maternel. Bien que quelques pensées juste avant, il ne cherchait à la voir comme une simple survivante, l'entendre parler aussi librement... trop librement peut-être, il lui était difficile de pas la voir autrement comme l'être qui avait réveillé l'HephaÏs. Le volcan, pendant bien des décennies, s'était montré guère coléreux à l'égard de l'île entière qu'il avait toujours dominé de son imposante majesté de pierre et de magma figés depuis de la dernière éruption.  Hormis quelques secousses, quelques grondements, quelques fumerolles cendreuses à son sommet, il n'avait jamais été un réel danger... Jusqu'à l'assaut de la flotte pirate...

    L'assaut pirate... Son esprit était en ébullition. Il se fit mentalement violence pour ne pas se laisser envahir par les récents souvenirs traumatisants de l'éruption et de la destruction de Kaizoku, lieu qui l'avait vu naître et qui l'avait accueilli quand il délaissait la mer le temps de ses affaires personnelles ou commerciales. L'heure n'était pas à la défaillance, Rulka le fixait avec son regard de braise, un léger sourire à ses lèvres. Les hypothèses... ces soupçons qu'il avait eus dans le cœur de son esprit... elles étaient véritables !  Rulka avait provoqué le réveil du géant insulaire, pour que sa furie emporte tout, qu'il répond à son appel. Pour protéger l'île qu'elle affirmait. Mais à quel prix ! 

    Les muscles de ses mâchoires se crispèrent quelque peu quand elle se rapprocha de lui, confiante de la personne qu'elle était, de ce qu'elle représentait. De ce qu'elle avait fait ! Silencieux, son seul œil bleu ne quittait pas sa silhouette féminine, pendant qu'elle se rapprochait de lui. Quand elle s'arrêta pour lui faire face, il n'y avait que son visage qui envahissait son champ de vision. Si proche qu'il pouvait observer le moindre détail des traits de son visage serein, des contours de son nez et de ses lèvres, de la profondeur rougeoyante de ses yeux...... Elle paraissait apaisée, d'apparence. Pourtant, la force du feu souterrain de l'Hephais coulait dans ses veines, injectée à chaque pulsation d'un cœur brûlant. La chaleur irradiait même d'elle. Altarus pouvait la sentir, embrasser la surface de sa peau burinée par le temps, le vent et la mer. Elle était ardente, mais pas au point de le brûler. Par contre, ses anciennes brûlures le démangeaient à ce contact.  Son corps se remémorait des morsures du feu qui avait manqué de l'emporter lors l'attaque républicaine. 

    Le feu qui avait consumé son navire, l'avait marqué dans ses chairs... . et maintenant une approche au rayonnement thermique palpable, de par la simple présence de Rulka...Le Destin se jouait du demi-elfe, pour le renvoyer dans l'accablement et la souffrance. Altarus sourcilla à peine, toujours son œil valide plongé dans le regard saisissant de l'Elémentaire. Non, il ne se laissera pas emporter dans tout ce flot d'émotions qui avait manqué de le ravager définitivement. Pas une seule fois, il ne détourna la tête, son attention dardée sur le visage de Rulka. Il lui était hors de question de défaillir comme de remettre en question le but premier de sa venue, ici, à Kaizoku. La tension était présente, quoi qu'il fasse. Tout être vivant lambda finissait toujours par craindre le danger, à demeurer prudent à son approche. La mort pouvait toujours frapper. Et elle ne frapperait pas.  Elle aurait pu leur tomber dessus dès l'approche de la corvette.

    Comme la dame l'affirmait, l'île n'avait plus besoin de protection pour le moment. Elle avait besoin d'un navire pour rejoindre le continent. Dans quel but ? À nouveau, l'esprit du borgne s'agitait dans la réflexion.. L'assaut des pirates... l'éruption et la destruction de Kaizoku... et maintenant l'élémentaire qui souhaitait aller au-delà de la mer pour rejoindre d'autres terres... Quelque chose manquait dans ce chaos d'informations… 

    A son étrange compliment, il était resté silencieux, continuant de suivre sa silhouette qui s'éloignant de lui, pour finalement lui faire dos. Ayant délibérément confirmé qui elle était, pas sa posture, elle accordait comme une étrange confiance au Capitaine. Qui serait de toute façon assez fou pour s'en prendre à elle, elle qui commandait à des puissances dépassant l'imagination ? Altarus comprenait le vent, mais ne pourra jamais prétendre détenir une telle force élémentaire. C'était à s'en donner la migraine ou à en sueur d'un effroi sans nom. En parlant de sueur, cette moiteur froide qu'il percevait entre ses omoplates… sensation désagréable de cette crainte instinctive qui le prenait insidieusement. Il serra les dents. La peur... elle peut aller se faire voir ! Il l'avait déjà affronté et avait su la repousser. Aujourd'hui encore, elle recula face à sa volonté de mener à bien ses objectifs.

    Rulka lui faisait toujours dos, comme si elle fixait quelque chose dans le lointain. C'était une posture de faiblesse, potentiellement dangereuse qui était une ouverture facile pour l'abattre d'un coup de lame dans le dos.  Même si elle était capable de tuer tout le monde d'un seul acte de sa volonté, elle n'était pas immortelle. Ce songe fit frissonner le demi-elfe. Il n'était pas de ce bord ! Commet avait-il pu avoir de telles pensées.  Elle paraissait pensive… Il préféra écouter ses paroles que de broyer de mauvaises idées, qui ne lui ressemblait guère. Certes. Elle avait éveillé le volcan, mais derrière, il y avait quelque chose qui l'y avait possé. Il passa une main gantée sur son visage... cela lui donnait la migraine. Et il ne devait pas se disperser.  Donc... il y aurait donc un autre lieu qui aurait été épargné par le cataclysme... Après avoir cligné plusieurs fois de la paupière, il regarda le volcan, visualisant les cendres et les fumées repoussés par un vent d'ouest… il n'avait pas prêté attention à cela... quand il cherchait à quitter l'île avec ses amis. Les dires de Rulka se tenaient.

    ''Commençons alors les recherches par la Crique du Pendu. Il sera aisé de voir vu la structure géologique de cet endroit si des survivants y auraient trouvé refuge. Après, nous passerons par....'

    Un bruit de pas rapide l'interrompit. Il se retourna, vit son pilote, le visage serré d'une haine silencieuse, se diriger d'une foulée vive et déterminée vers Rulka. Nul besoin de l'interroger sur ses intentions, quand il entraperçut la forme d'un couteau sous sa chemise... et de la droite main se préparant à repousser l'habit pour se saisir du manche de la courte lame. D'un coup, le marin percuta un mur invisible et en revint à en tomber sur son derrière. Il chercha déjà à se relever qu'un coup de poing noir le frappa en pleine figure. Abruti de douleur, il geignit. Altarus attrapa son couteau, le propulsa par-dessus bord et contraignait ce crétin à se redresser pour être en vis-à-vis avec lui

    ''Explique toi !
    "Y a rien à expliquer et...."
    ''Je t'ai donné un ordre, pilote ! le prochain coup que tu recevras, ce sera pour t'exploser la poitrine de l'intérieur ! "Le ton sérieux du vieil homme fut suffisant pour l'effrayer.
    "Vous.... vous n'êtes pas capable d'abattre la responsable de la destruction de Kaizoku...Elle l'a dit elle-même... on l'a tous entendu.. Et vous ! Vous  faites rien ! Comment pouvez-vous accepter ça après tout ça ? Nous...  "

    Altarus le repoussa violemment pour le refaire chuter sur le pont. Tout l'équipage présent contemplait la scène en silence. Certains tremblaient, d'autres serraient les poings.

    ''Écoutez-moi tous ! "Dit-il en amplifiant sa voix pour bien se faire entendre, que tous écoutent ses mots et les comprennent. ''Nous sommes venus chercher des survivants et nous en avons trouvé une. Peu m'importe qui est-elle. Elle est une rescapée et cela s'arrête là. Vous souhaitez vous venger ? Très bien, alors prenez en vous aux vrais responsables ! "Quelques volontaires, qui se trouvaient être des pirates, avaient haussé un sourcil de suspicion. ''L'assaut pirate n'était qu'un leurre, pour faire taire les véritables enjeux pour Kaizoku. L'attaque prend la République par surprise, les combats font fureur, et quelques heures plus tard, le volcan entre en éruption, anéantissant tout ! Le hasard est bien trop gros. Je ne crois pas à cette coincidence !
    ''Elle a réveillé l'Hephaïs ! "Brailla courageusement un des marins qui se trouvait vers la proue de la corvette
    ''Parce qu'un ou plusieurs individus savaient que Rulka était sur l'île"
    "et si on ne vous croit pas ? "
    "Pourquoi avez-vous accepté, vous tous, de monter à bord, pour cette expédition alors ? Malgré les risques, malgré le retour vers un lieu familier dévasté ? Pourquoi si ce n'est pour trouver des survivants ? Pourquoi avoir accepté d'être sous mon commandement pour cette mission ? "

    Quelques têtes se baissèrent. Altarus se retint de soupirer... Par les abysses, comme s'il avait eu besoin de subir ça maintenant.

    " Ni les pirates, ni les républicains n'ont gagné. Kaizoku a été détruite, sans vergogne. Autant la colère et la souffrance broient mes pensées ! Ce n'est pas pour autant que j'en perds mes valeurs, mes convictions ! Il y a eu manigance derrière tout ce conflit ! Alors, facile de rejeter sur la personne la plus apte à provoquer l'éruption alors qu'elle a été manipulée à son insu ! S'il n'y avait pas eu l'assaut, le fracas des armes, les attaques navales, jamais L'Hephais n'aurait été réveillé ! C'est facile à comprendre ça ! "

    Plusieurs marins s'entre-regardèrent, murmurant dans leurs coins. Certains hochaient de la tête... ils paraissaient concéder à cette possibilité, même si c'était trop incroyableEn même temps, demander à des gens simples de comprendre des enjeux de manigance et de magie.

    Le pilote demeurait toujours le derche sur le plancher, préférant ne rien tenter de nouveau. Tant mieux... Altarus en profita pour changer de sujets.

    "Notre rescapée a indiqué deux lieux à voir. Peut-être d'autres auront réussi à y trouer refuge. Direction la crique du Pendu, avant de nous rendre au Port de l'Est ! Des contestataires quant à mes choix et mes décisions ? "

    Personne ne parut remettre en cause ses paroles... très bien, pensa-t-il.

    ''Qu'on me foute ce mutin aux fers. Il se sera libéré une fois revenu sur le continent. Qu'il s'estime heureux que je ne le laisse pas au jugement de la mer...."

    Le Capitaine Aearon avait déjà eu recours à ce genre de châtiments. Quand des hommes se disaient pirates, alors qu'il n'en avait même pas la candeur, le demi-elfe les abandonnait à la mer, dans une chaloupe. La mer décidait elle-seule de leur accorder sa clémence. Il accordait la même chose à des mutins ou des adversaires qui essayaient de s'en prendre à lui, en mer...

    L'équipage se mit en branle pour que le navire face voile vers la Crique des Pendus. Les épaules du vieil homme s'affaissèrent un peu, devant l'alourdissement de sa mission. Après cette scène, il devra se montrer plus vigilant. Une mutinerie était bien la dernière chose qu'il souhaitait. Il regrettait de pas avoir SES hommes à bord. Il soupira avant de tendre son regard vers Rulka, espérant qu'elle était toujours sur la voie de la bienveillante...Rien n'était moins sûr après ce qui venait de se tramer. Il s'était rapproché d'elle de quelques pas pour qu'elle seule puisse entendre ses paroles murmurées

    ''Je veillerai à ce qu'aucun ne retente une action aussi stupide sur votre personne. Ne leur en voulez pas trop.... cela reste des humains... "

    Lui même l'était de moitié, mais doté d'une espérance largement plus longue, qui lui avait appris à voir le monde autrement qu'un homme ou une femme à la vie plus éphèmére.

    ''Je dois prendre la barre. Si vous souhaitez m'e rejoindre, vous y serez la bienvenue"
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  • Ven 6 Oct - 3:36
    Derniers Survivants ?
    Feat Altarus


    Amusée...

    Tu fixais la scène avec une certaine curiosité. Un intérêt maladif qui demandait à ce que tu regardes deux personnes pourtant du même camp s'entre-déchirer à cause de ta simple présence. Tu connaissais ce genre de conflit, ce genre de duel... D'habitude cela se passait dans ta tête, lorsque ta raison tentait de lutter face aux flots des émotions. Tu étais celle en proie à ce genre de bataille, à ce genre de déferlement et pourtant aujourd'hui, tu étais spectatrice. T'appuyant contre le bastingage, un sourire à peine dissimulé, tu les regardais se battre pour savoir qui avait raison. L'elfe croyait-il vraiment à ce qu'il disait ? Pensait-il vraiment que tu avais été manipulé à ton insu et que tu n'étais qu'une simple victime ?

    Peut-être... Ou cherchait-il simplement à raisonner un homme qui allait mourir s'il tentait de t'approcher davantage. Non seulement lui, mais aussi tout son équipage, ses amis et peut-être même ta famille si tu étais d'humeur rancunière. Tu avais certes besoin de ce navire pour retourner sur la terre au delà de Kaizoku mais fondamentalement... Tu n'étais plus pressée. Tu avais obtenu l'art de t'adapter, de faire avec les choses qui venaient à toi. Si le monde n'allait pas dans ton sens alors tu avais le choix de suivre le courant...

    Ou d'utiliser tes pouvoirs pour le faire tourner dans le tiens.

    Assurément, tu venais à toiser du regard le reste de l'équipage, les yeux brûlant d'une chaleur qui ne demander qu'à se relacher sur eux. Et pourtant tu n'en faisais rien. Le Capitaine avait désamorcé la scène par lui même, et même s'il ne pensait pas la moitié de ce qu'il disait, il admettait au moins le danger que tu représentais. S'il te pensait innocente, alors pourquoi pas. S'il te craignait, alors tant mieux. Tu n'avais pas pour projet de te faire amis avec ces gens-là, ces gens qui par leur passivité flagrante avait provoqué la destruction de Kaizoku.

    S'ils avaient prit les armes bien avant, tu n'aurais sans doute pas eu besoin de céder à une telle extrémité. Dans le fond, Altarus avait peut-être raison. Tu n'avais pas été manipulé par l'Assemblée ou Akhos elle même, mais par la causalité des choses. On t'avait poussé à cela, et fondamentalement, tu n'eus pas le choix sur l'instant.

    Affichant une moue plutôt neutre, tu fixais le Capitaine avant d’emboîter son pas. Il t'avait proposé de discuter un peu avec lui alors pourquoi pas. Tu n'étais pas la plus sociable des personnes mais tu savais que quelqu'un d'autre finirait par naïvement te sauter à la gorge. Autant éviter cet état de fait le plus possible. Bien que tu n'hésiterais pas une seule seconde à tous les tuer par simple réciprocité.

    - Vous pensiez ce que vous disiez tantôt ?

    Pourquoi le mettre à nouveau en face de ses propos... ? Car pourquoi pas. Qu'importe sa réponse, il y avait peu de chance que cela change la suite des choses. Il se servait de toi, tu te servais de lui, et cela semblait être une bonne motivation pour que vous vous efforciez de vous supporter l'un l'autre. Tu n'étais pas la plus grande admirative du monde de la piraterie, celui-ci t'ayant exploité pendant des décennies avant que tu ne retrouves ta liberté, mais tu savais faire avec. Tu en connaissais presque tout les codes.

    - Cet homme là-bas. Il avait peut-être raison. Quand j'étais là-haut, je n'ai pas hésité. Pour vous, ce n'est qu'une île, pour moi... Infiniment plus.

    Tu avais détruit leurs maisons ? Et alors quoi ?! Ils s'étaient installés ici en premier lieu sans l'autorisation d'Héphais. Ils l'avaient exploité, forcé à la léthargie pour en exploiter son cœur. Ils t'avaient extraite de force des bras de ta mère. Évidemment, des êtres aussi fugaces que les humains ne pouvaient pas comprendre quelque chose qui remontait bien avant leurs naissances. Mais Héphais, elle... elle n'oubliait pas. Et toi non plus.

    - Pour autant je ne me considère pas comme en tord. J'ai fais la bonne chose. J'aurais pu tous vous tuer sans qu'il n'y ai le moins de survivant après tout. Vous vous n'êtes jamais demandés comment la plupart ont eu le temps d'évacuer une éruption pourtant imminente ? A vrai dire je pense même que si Mère n'avait pas grondé sa colère, vous vous seriez entre-tués jusqu'à l'anéantissement total d'un des deux camps. Et même les traîtres auraient été condamné de la même des manières.

    Tu souriais en coin. Est-ce que cela pouvait dédouaner à leurs yeux tes actes ? Absolument pas. Pourtant tu ne disais pas cela pour te racheter une conscience mais simplement pour établir un fait. Tu avais le contrôle absolu sur cette île, et si tu avais la force de faire en sorte que tout aille dans ton sens malgré les forces de la nature en conflit en parallèle, tu pouvais à nouveau le refaire.

    Ce n'était pas un mutin armé d'une fausse conviction qui pouvait te faire durablement du mal.

    - Et vous, qu'auriez vous fait si vous aviez eu l'opportunité de décider seul ?

    Ton attitude était si différente de la Rulka d'avant que Neera en aurait craché son thé. Le simple fait que tu puisses tenir une conversation de la sorte démontrait de manière flagrante ton évolution. Et pourtant... La fureur d'un volcan n'était jamais très loin.

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  • Lun 16 Oct - 14:30
    Quand le borgne posa ses mains gantées sur les poignées de la barre, il sentit ses doigts se crisper sur le bois dur. La dernière fois qu'il avait mené le cap dans les eaux de Kaizoku, c'était pour fuir, tenant la meilleure des directions possibles pour que la petite corvette emplie de ses amis et des rescapés qui avaient pu embarquer. Chassant ses pensées, il orienta doucement le petit navire vers la Crique des Pendus. En déployant toutes les voiles, il pourrait y arriver en peu de temps. Face à l'incertitude de l'état des fonds, des navires qui avaient sombré et qui pouvaient être des obstacles cachés sous les vagues... possiblement des pièces posées par certains navires de la flotte pirates en cas de départ de ;la flotte républicaine ? Non, là, c'était du délire... La vigilance était prioritaire. Même si un de ses marins notait les profondeurs de manière régulière, personne n'était à l'abri d'une surprise sous les flots. Un instant, Altarus fut dans l'idée de faire noter plus de détails que cela, comme le sens des courants ou encore la puissance du vent, mais cela impliquerait que se consacrer au relevé constant de leur position... et il était à la barre. Rabrouant ses habitudes maritimes pour parfaire ses cartes de navigation, il se concentra sur le cap. Rulka était à ses côtés, après avoir accepté son invitation à le rejoindre. Par les abysses, plongé dans ses pensées, elle attendait à ses côtés depuis longtemps ? Il constata avec soulagement qu'il s'était plongé dans ses songes que durant peu de temps. Ce fut à ce moment-là que l'élémentaire lui posa une question qui paraissait simple, mais qui avait une profonde attente derrière. 

    Son œil bleu fit face à Rulka. 

    "Oui... Commença-t-il à répondre. ''Je le pensais, et sincèrement…"

    Quand il se regardait, lui pirate et armateur qu'il était à la fois, pouvait-il accepter qu'il avait été un participant à l'acte de destruction de Kaizoku ? D'avoir rejoint la flotte pirate en pensant bien faire, comme tant d'autres... Si d'aucun n'avait rallié l'Amiral à l'appel, est-ce que l'île aurait été préservée ? Sans nul doute. Mais en si peu de temps, sans savoir réellement ce qui allait se tramer, Altarus n'aurait rien pu faire. Il le savait, mais au profond de son être, il y avait une certaine forme de culpabilité qu'il ne pouvait pas entièrement expliquer pour le moment. Aurait-il pu faire quelque chose de plus quand il avait viré de bord lors de l'attaque ? Aurait-il dû s'y investir avec plus de force ? À cela, il ne pourra jamais y répondre. 

    ''Cet homme n'a réfléchi que par ses émotions, et de ce qu'il a vécu de son côté. Après tout, il est humain, porté en grande partie par ce qu'il ressent et perçoit. Il ne peut pas comprendre comment je perçois les choses... et moi encore moins comprendre les vôtres... de comment vous, vous percevez le monde. Peut-être a-t-il raison, que vous dites... Je pense qu'on ne pourra jamais vraiment trancher ce fait. Kaizoku est une île, c'est un lieu de vie pour lui. Il y avait sa maison, ses affaires... des proches, qui sait quoi d'autres... Pour moi, c'est un endroit qui m'a vu naître, qui m'a forgé, qui a crée bien des souvenirs, le souhait de rendre à Kaizoku ce qu'elle était autrefois... un lien entre la mer et la terre... Et pour vous, c'est.... votre source, votre origine....  "

    Il y avait eu son enfance, sa vie, ses déboires, ses réussites… Tout comme le pilote. Rulka était plus légitime sur Kaizoku que n'importe quel être vivant à deux jambes. Elle était liée au volcan, elle était de l'élément de lave, ce qui pulsait dans le coeur même du volcan, qui était serein quand apaisé et mortel quand il explosait... 

    Il ne put s'empêcher de frémir aux paroles suivantes de sa passagère. À l'entendre, c'est comme si elle avait une once de pitié à l'égard de tous ces êtres qu'elle avait eus en horreur à cause de ce conflit pour reprendre Kaizoku, qui n'appartenait ni aux Pirates, ni à la République à ses yeux. Pour un être puissant comme elle, la notion de propriété était toute relative... elle avait un peu raison, quand on regardait bien... les individus qu'ils étaient, insignifiants, n'avaient été que des locataires...

    ''Les deux camps se seraient autant entretués, qu'un aurait fini par remporter l'affrontement... pour mieux poursuivre encore... Les Pirates auraient remporté la partie, la République aurait envoyé sa flotte de ses ports du Sekai. La république aurait gagné ? Les pirates auraient trouvé des moyens de lutter de l'intérieur, pour saper les forces en présence... encore et encore..."

    Ses mains se serraient sur les poignées de la barre. . Il n'arrivait pas à croire qu'il pensait comme cela… et il avait raison de voir cette situation sous un autre angle... Même si l'action du volcan avait permis de terminer un début de cercle infernal, c'était payé à quel prix ? Et pourquoi ? Qui derrière avait tenu réellement à provoquer tout ce désastre ? Qui avait poussé les pirates à agir de la sorte aussi stupidement ? Il avait cru que l'Amiral aurait eu une stratégie plus précise, plus conséquente une fois le port investi... quelle n'avait pas été sa désillusion ! 

    ''Quand vous dites que les survivants ont eu le temps d'évacuer... parce que tu avais retenu un moment l'instant critique pour nous laisser partir ? L'avertissement avant l'annihilation ? Qu'est-ce qui vous a poussé à nous accorder ce temps ? "

    Était-ce de son propre chef, ou parce que derrière, il y avait eu encore autre chose ? Par contre, la dernière question que lui posa Rulka l'ébranla un peu. 

    ''Qu'est-ce que j'aurais pu faire…"

    Si l'occasion s'était présenté d'agir seul ? Il eut un moment de vide dans son esprit, avant qu'il ne cherche à mieux cerner la question. Qu'est-ce qu'il aurait pu faire ? 

    ''les êtres qui vivaient sur Kaizoku provoquait la dissension, des tensions... des remises en question... trouver quelque chose qui aurait mis à tout cela une bonne fois pour toutes… "

    Il eut quelques secondes de silence. D'un sombre silence même... 

    "Faire partir tout le monde... faire place nette.... "

    Il se retint de fermer sa paupière pour chasser cette réponse de son esprit. La Crique des Pendus était en vue et ce qu'il vit ne lui plaisait guère..... de ce qui restait des souterrains, ce n'était que cascades de laves figées, d'où sortaient encore des fumerolles, car l'intérieur était encore brûlant. La fureur semi-liquide du volcan avait trouvé son chemin dans ces boyaux, pour ensuite emplir la crique....  Si des personnes avaient cherché à rejoindre ces lieux, elles ont été tuées. Il ne restait rien. 

    ''Dirigeons nous vers le Port de l'Est. Nous aurons peut être plus de chance...
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  • Jeu 2 Nov - 6:44
    Derniers Survivants ?
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    Intriguée...

    Curieuse... Comme un serpent qui se resserrait autour du cou de sa proie, ton regard n'avait pas lâché le malheureux capitaine pirate, soumis à ses démons intérieurs. Évidemment, il n'avait pas de réponse précise, évidemment, il ne pouvait se positionner fermement là-dessus. Après tout, combien de gens parmi des millions avaient véritablement la possibilité de changer leurs propres destins et celui d'une nation ? Tu n'étais pas plus méritante que les autres, pas l'être la plus puissante de ce monde, ni même la plus maligne...

    Mais tu avais obtenu ton opportunité, et tu l'avais saisi pour faire ce que tu avais désiré toute ta vie. Tu n'avais pas reculé, tu n'avais pas tremblé. Cette opportunité t'avait été offerte par personne d'autres que toi même et même l'Assemblée ne pourrait pas utiliser ce genre de levier émotionnel sur toi. Autrefois peut-être... Plus maintenant.

    - Ce qui m'a poussé a accorder du temps ?

    Arquant un sourcil, tu venais à t'étirer dans une étrange nonchalance avant de les laisser retomber et de prendre un air pensif. De la culpabilité ? Pas vraiment. Le sort de tout ces gens... Ils t'indifféraient personnellement. Ils t'avaient tous exploité directement ou non, et tu avais fait de même avec eux. Tu n'en dirais rien en cet instant, mais les victimes de l'éruption n'étaient qu'une partie d'une longue liste d'horreur que tu avais déjà commit avant cela.

    - Un marché, avec une... amie. Elle a toujours prétexté avoir l'ascendant morale sur moi mais n'a pas su agir une fois là-haut. Face au sort inévitable de l'île, je lui ai proposé ce marché. Je vous ai menti tout à l'heure en disant que j'étais la seule responsable de ce qu'il s'est passé. Elle y a aussi joué un rôle prédominant.

    Elle aurait pu te tuer là-bas. Même si elle n'aurait pu arrêter le volcan par elle-même, elle aurait pu mettre fin à la grande criminelle que tu étais. Et pourtant elle n'avait rien fait. Par instinct de survie ou volonté de se servir de toi à nouveau à l'avenir ? Difficile à dire. Dans tout les cas, la grande Neera n'avait su se positionner sur la question et le doute lui avait coûté le choix.

    - Altarus. Tu veux savoir ce que j'ai apprit une fois là-haut ? Alors que le monde prenait des allures de paradis à mes yeux ? Que lorsque l'on désire quelque chose, il faut le prendre. Les considérations morales ne s'appliquent qu'aux faibles.


    Tu t'étais laissée manipuler par les autres, par tes émotions, par les choix de ce monde toute ta vie. Tu ne ressentais la quiétude uniquement après avoir enfin décidé de prendre en main ta propre existence. Tu ne regrettais absolument pas ce que tu avais fait, simplement le fait de ne pas l'avoir fait plus tôt.

    Fixant la scène macabre en face de toi, tu venais à soupirer, déplorant que les tentacules ardentes du volcan aient réussi à se frayer un chemin jusque dans la crique. Après tout, tu étais entrain de t'épuiser à essayer de guider l'homme à tes côtés, et même si tu étais sans doute la seule responsable de la mort de ces gens, tu ne voulais pas perdre ton temps plus que nécessaire.

    - Nous devrions accélérer l'allure de vos recherches. Nous ne sommes pas les seuls à rôder.


    Pointant du regard le navire républicain qui semblait s'extirper du brouillard, celui-ci était aussi sans doute là en quête de quelques survivants. Malheureusement pour le capitaine, tu étais à bord de son navire, et de ce fait, il devenait complice de ta personne, qu'il le veuille ou non. Il lui restait évidemment la possibilité de te livrer, ou du moins d'essayer.

    Évidemment... Il pouvait tenter de saisir l'opportunité de sa vie... Mais c'était vaincre la peur, vaincre les doutes et prendre un choix. Et pour l'aider dans sa prise de décision, il pouvait voir l'eau autour de l'avant du navire commençait à bouillonner alors que la chaleur de la scène venait de grimper de plusieurs dizaines de degrés en l'espace de quelques secondes. Désormais que tu avais un contrôle bien plus prononcé sur ton pouvoir et que celui-ci était en harmonie avec tes émotions et ta volonté première, il t'était plus facile de le canaliser sans t'épuiser ne serait-ce qu'un peu.

    S'il voulait s'opposer à toi pour lécher les bottes des Républicains, il devait s'assurer d'en avoir les moyens. Car pour toi, cette aventure ne faisait que commencer.

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    Altarus Aearon
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  • Ven 17 Nov - 16:22
    L'information que lui révélait l'élémentaire mettait une nouvelle donnée dans la tragédie qu'avait été Kaizoku. Pour le Capitaine, Là où Rulka n'avait été qu'un vecteur manipulé par des forces tierces pour provoquer l'éruption, il demeurait stoïque en apprenant qu'elle avait eu à passer un marché avec une autre personne ? Et voilà qu'elle disait qu'elle avait menti… pouvait-on vraiment définir cela comme un mensonge, quand on ne dévoilait pas toute la vérité ? En retirant quelques éléments, c'était de l'omission voulue. Pourquoi avait-elle omis donc de dire qu'elle n'avait pas été seule dans sa prise de décision finale ? Est-ce que ce nouvel élément, qui se rajoutait à tout un nœud de mystères et d'interrogations, qu'elle disait être son amie, avait permis d'offrir plus de temps pour sauver des vies ? 

    Le vieux demi-elfe demeura silencieux quant à ce qu'elle avait concédé à lui révéler, pour répondre à sa question. Il n'y aurait pas eu cette intervenante, il y aurait donc eu plus de morts. Moins de navires auraient été capables de prendre la mer et de s'éloigner pour éviter les effets du souffle magmatique. Il ne put s'empêcher de frémir au nombre d'âmes qui auraient quitté ce monde. Au moins avait-il réponse pour le temps qui leur avait été accordé. Et malgré ces nouveaux éléments, il demeurait toujours aussi convaincu qu'on avait provoqué le courroux de Rulka pour la pousser à réveiller le volcan. 

    Elle l'interpella par son nom, tout en changeant de sujet. Toujours plongé dans son silence, il écouta le moindre mot qui sortait de ses lèvres. De ce qu'elle avait vu là-haut... Elle partageait ce qu'elle avait ressenti en se trouvant sur le dôme de cendres et de lave durcie, avant de pousser à l'éveil de la montagne de feu. Elle avait émis un souhait intérieur et l'avait eu en agissant dans son seul intérêt... Elle avait souhaité voir l'île se libérer de toute la haine des mortels qui apportaient la mort sur les terres insulaires, répandant le sang et leurs vilénies, en s'affrontant entre deux camps pour des raisons qui étaient hors des considérations de l'élémentaire de lave. La lave était son essence... que de mieux que de la faire remonter à la surface pour s'en imprégner à nouveau, pour n'avoir que ce qui correspondait à ses besoins ? Altarus crut comprendre où les songes de Rulka s'élevaient. Ce qu'elle avait appelé les considérations morales étaient en face de pas se préoccuper des vivants, pendant que l'Héphaïs vomissait toute sa hargne et toute sa colère. Pouvait-on reprocher ce souhait si ardemment voulu par la jeune femme ? Qui était-il réellement pour apporter un jugement là-dessus ? Lui-même, quand il décidait d'une chose, ne lâchait pas prise, pouvait se montrer aussi enragé qu'un requin bouledogue. Il lui était déjà arrivé par le passé de faire fi des moralités et de ses convictions, quand il avait eu la volonté à tout prix d'arracher la vie à un ennemi. 

    Il se préparait à répondre à tout cela quand Rulka lui annonça la présence d'un autre navire, qu'elle observait déjà. Il se retourna, aperçut à son tour la silhouette fantomatique d'un autre venu sur les flots, devenant plus net au fur et à mesure qu'il sortait de la brume épaisse. En même temps, sa vigie signala le nouveau venu, ne faisant que confirmer ce que le capitaine et l'élémentaire contemplaient. 

    "Vigie, surveille ses déplacements et fais l'annonce immédiate s'il vient à se rapprocher dans notre direction ! "

    L'air se mit à se réchauffer, à une vitesse contre-nature. Certains de ses marins s'inquiétèrent de voir l'eau commencer à bouillonner autour de la coque. Altarus sut la raison. Il fixa quelques secondes encore le bateau du camp opposé.

    ''Ils doivent être là pour chercher comme nous d'autres survivants…"

    Lentement, il se tourna vers l'embarquée. Le message qu'elle distillait dans l'eau et l'air était des plus clairs. 

    ''Je ne chercherai pas à les approcher ou encore à discuter avec eux, si c'est cela que vous... "redoutez". Je ne suis pas de la République et cette corvette l'est encore moins, même si elle ne bat aucun pavillon. Soyez donc rassurée. Et je tiens toujours parole. Je vous ramènerai sur le continent... "

    Il abandonna son regard à l'oeil unique de Rulka pour donner des ordres. Leur petite expédition de recherche devait accélérer. Ne connaissant rien des intentions des Républicains, il préféra largement les éviter. 

    La petite corvette déploya deux voiles supplémentaires et accéléra sa course, en direction du Port de l'Est. Même si Altarus se doutait d'avance qu'il n'y trouverait personne, il préférait s'en assurer. Ainsi, il ne pourra pas se sentir coupable d'avoir mal fait les choses. Lentement, le rapide petit navire abandonna derrière lui la crique et le navire de la République qui avait réduit sa voilure, pour s'approcher prudemment des lieux. Nul doute pour le borgne... eux aussi cherchaient des rescapés. Qui sait quelles seront les réactions à son bord... 

    Après tout cela, reviendra-t-il à Kaizoku ? Qu'est-ce que l'avenir lui réservera ? Il se reposera ces questions bien plus tard, une fois Rulka ayant mis les pieds sur le continent... 
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