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  • Lun 9 Oct - 21:13
    L'éveil de la défunte
    La nuit commençait à tomber sur la ville de Kyouji. La lune était pleine, elle rayonnait des lueurs argentées. Destra arriva devant le cimetière, là où Isolde et lui s’étaient donnés rendez-vous. L’ambiance était macabre, le vent soufflait en son sein, de quoi faire craquer les branches des arbres morts. Le guerrier était vêtu d’une tunique noire avec de légers reflets bleus, d’une ceinture en cuir noir elle aussi, à laquelle étaient équipés plusieurs dagues et poignard. Il portait un pantalon noir qui suivait parfaitement ses jambes et des bottes noires et grises. Le borgne avait pris la lance de son père, il pensait que cela pourrait lui être utile durant sa longue soirée.

    Destra entra dans le cimetière, sans prendre la peine d’attendre la jeune Malkyn. Il était un peu gêné de la revoir après la dernière soirée qu’ils avaient passée ensemble. Les multiples sorts qu’Isolde avait employés sur le guerrier lui avaient laissé quelques séquelles. A vrai dire, il n’avait pas envie qu’elle lui refît le coup, il était certes, très puissant en combat rapproché, mais il n’avait aucun moyen de se défendre contre la magie noire de l’étudiante. À peine il mit un pied dans le cimetière, que la voix de la petite Aiel résonnait dans sa tête.

    « Te voilà mon cher frère. Je ne pensais pas que tu viendrais réellement. » dit-elle en se moquant.
    « Alors, tu as emmené la jeune fille avec toi ? Je ne la vois pas ! Où est-elle ? » demanda-t-elle, d’une voix légèrement agacée.

    « Elle arrive, elle va m’aider à te revoir. » répliqua-t-il à sa sœur. « Dis-moi Aiel, tu vois tout ce que je vois et tu entends tout ce que j’entends depuis tout ce temps ? » demanda-t-il à la jeune Hanet.

    « Oh oui, ça ne fait pas si longtemps que ça, deux ans peut-être. J’imagine que tu n’as aucun souvenir de tes crises ? En même temps la seule qui a été vu en public est celle que tu avais faite à l’auberge avec la belle brune. Tu n’as jamais pensé à aller plus loin avec elle ? Je trouve que vous allez si bien ensemble. » dit-elle en riant, un ton légèrement provocateur.

    « Je n’ai effectivement aucun souvenir de mes crises. » dit-il « Ne dit pas de sotises Aiel, nous ne sommes que de vieux amis. Et après ce qu’il s’est passé pour nos retrouvailles, je n’ai pas très envie de lui demander quoi que ce soit du genre. » affirma-t-il d’un ton plus qu’agacé.

    « Mmmmmh…. » La petite Aiel soufflait, elle avait l’air agacé. Puis elle arrêta de parler. Destra se dirigea vers la tombe de la défunte. Il ne prit pas la peine d’attendre son amie d’enfance. Il commençait à avoir la tête qui tourne.  Il partit rapidement en direction de la tombe. Une fois arrivé devant cette dernière, il s’assit, la jambe droite en équerre avec le bras posé dessus.

    « Alors nous y revoilà Aiel. C’est ici que tu reposes depuis quatre ans maintenant »

    « Ah, c’est glauque. » dit-elle « Ici repose Aiel Hanet, née en l’an -14 et décédée en l’an 0. »

    « Je ne suis jamais revenu depuis tout ce temps… »

    « Je ne t’en veux pas. Peux-tu dégager l’épitaphe que je puisse la lire s’il te plaît ? De toute façon tu n’as pas le choix, fais le ou je prends le contrôle »

    Destra s’exécuta, n’ayant pas réellement le choix. Sa petite sœur pouvait à tout moment prendre le contrôle du corps si elle le souhaitait. Elle l’avait déjà fait par le passé. Destra vit une lueur à l’entrée du cimetière, il se dirigea tout naturellement vers elle, espérant que c’était son amie d’enfance qui arrivait. Il ne laissa pas le temps à sa petite sœur de lire la phrase commémorative qu’on lui avait gravé sur sa tombe.


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    Isolde Malkyn
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  • Mar 10 Oct - 18:30
    L'éveil de la défunte
    Feat Destra Hanet
    Le crépuscule avançait, tuant avec lui peu à peu, les dernières lueurs du jour. Isolde se préparait, elle se vêtait d’une longue robe noire, comme presque chaque jour. L’étudiante portait mal les autres couleurs, enfin c’était ce qu’elle croyait. Le noir lui allait à ravir. Elle orna ses cheveux de bijoux argentés et émeraudes. Le temps demeurait maussade, rien pour inquiéter la jeune femme, il ne pleuvait pas, tout juste menaçant. Elle sortit rapidement de chez ses parents, elle ne devait pas leur rendre des comptes, toutefois, elle préférait garder ses affaires loin d’eux. Ainsi, les écarter de tout ce qui touchait à la magie noire qu’elle pratiquait. Et ce soir, il s’agissait de la branche la plus obscure. Cela faisait maintenant des mois que la mage se préparait à cette sinistre soirée.

    Isolde sortit alors doucement, traversant une partie de la ville de Kyouji, sans traîner. Ses pas la conduisirent au cimetière, à l’arrière de la ville, surplombant légèrement les alentours. Elle pénétra dans l’enceinte du cimetière, s’attardant sur les pierres tombales près d’elle. La nuit se faisait à présent bien noire et brumeuse, elle n’entendait aucun bruit, même pas celui d’une chauve-souris au loin. L’atmosphère était funeste, inspirante pour les poètes à l’âme morose. L’ambiance offrait des pensées sinistres, des questionnements sur la mort, sur le côté fataliste des choses.
    Il y avait un côté rassurant, dans les cimetières. Les morts ne parlaient pas, ne venaient pas juger les vivants et les importuner. Le silence, le calme environnant pouvait avoir quelque chose de charmant.

    Si la mage déambulait dans les allées de cet endroit lugubre, en pleine nuit, ce n’était pas tant pour la quiétude de l’endroit, mais bien pour retrouver un ancien ami. En effet, Destra et Isolde avaient conclu un pacte. La jeune femme devait lui permettre d’entrer en contact avec sa petite sœur décédée, par le biais de la nécromancie. Hélas pour lui, elle avait simplement omis de lui préciser, que la pauvre défunte ne serait qu’un pantin désarticulé, sous les ordres de la mage noire. Elle ne pourrait, de ce fait, ni lui parler, ni le comprendre, simplement chercher à lui grignoter un membre ou au bout de cervelle, si elle en recevait l’ordre.

    Isolde s’avança alors doucement, elle avait aperçu Destra de loin, il restait de dos, contemplant la sépulture de sa cadette. Elle soupira, pensant à son ancien ami et aux chemins contraires qu’ils empruntaient. Elle se servait de lui, est-ce qu’il le méritait, peut-être pas. Sans doute aurait-il mieux valu pour lui de ne jamais avoir recroisé la route de la mage. Pourtant, c’était ainsi. Inutile de faire marche arrière. Isolde restait convaincue que sa réussite personnelle demeurait au-dessus de tout. Elle voulait aller au bout des choses et ferait tout pour y arriver. La nature humaine semblait si fragile dans ce monde, peuplé de monstres. Pourtant, certains individus se comportaient comme tels, ou bien, étaient-ils simplement humains, trop humains. L’étudiante comptait bien explorer toutes les facettes de sa propre nature, de la plus douce à la plus sombre. Elle ne ressentait pas le besoin de se limiter, par la morale ou l’ordre établi. Elle détenait sa propre morale, son propre code de conduite.

    - « Bonsoir Destra ! Ravie de constater que tu es ponctuel ! » Dit-elle, alors qu’elle-même était en retard. Le ton paraissait beaucoup trop enjoué, au vu des circonstances, mais elle faisait fi des convenances. « J’ai bien reçu ta lettre, qui stipulait qu’Aiel est décédée il y a quatre ans. Tu as également précisé que son corps avait été embaumé, en es-tu bien certain ? Et suivant quel procédé ? » ajouta-t-elle.

    Évidemment, si le processus d’embaumement n’avait pas été scrupuleusement effectué, Destra allait se retrouver avec un tas d’os devant lui, en guise de petite sœur.

    - « J’espère que tu as prévu de quoi creuser ! » ponctua Isolde, d’un sourire charmeur.

    CENDRES


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    La berceuse d'Isolde
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  • Mer 11 Oct - 18:39
    L'éveil de la défunte
    La personne qui arrivait était évidemment Isolde. Destra la trouvait toujours aussi séduisante, il ne manqua pas de lui faire la remarque. « Bonsoir Isolde ! Toujours aussi ravissante à ce que je vois. » Dit-il, avant de continuer « Toi en revanche, tu es en retard. » dit-il en riant, ce qui pouvait sembler étrange au vu de la situation et des circonstances de cette rencontre.

    Le guerrier avait envoyé une lettre à son amie d’enfance, portant des instructions et des renseignements sur le sort de sa petite sœur. Il avait pris soin de l’écrire de ses propres mains, malheureusement, ces dernières étaient tellement amochées par les bagarres du bougre que l’écriture fût très peu lisible. Il aurait eu meilleur temps de la faire écrire par quelqu’un d’autre, mais, la lettre portait sur des sujets trop sensibles pour en parler à une personne autre qu’Isolde. Personne ne devait être au courant du plan prévu par les deux protagonistes durant la soirée.



    « Comme je te l’ai précisé dans ma lettre, j’ai demandé à ma mère des indications. Apparemment ce serait elle qui a fait le produit pour embaumer le corps. Il était fait à base de plante. D’après elle, le produit devrait conserver le corps encore une dizaine d’années, j’espère juste que cela va fonctionner. » Rétorqua-t-il à la demande d’Isolde.

    Il n’avait cependant pas apprécié la petite moquerie d’Isolde suite à sa réponse. Comment pouvait-elle rire dans un moment pareil ? Les deux étudiants s’apprêtaient à déterrer un corps, celui de la petite sœur de Destra en plus. Et Isolde ne trouva rien de mieux à faire que demander à Destra s’il avait pensé à prendre une pelle. Il savait qu’elle aimait le piquer, et dans ces cas-là, Destra aimait tenter de faire peur à la mage.

    « Et moi j’espère que tu sais ce que tu fais Isolde. Je m’attends à pouvoir parler avec ma petite sœur, si je n’y parviens pas je risque d’être très en colère. Et là ta magie ne suffira pas à me calmer. » dit-il en riant.

    Il riait de manière prononcée. Il savait qu’il ne fallait pas menacer Isolde, il connaissait ses pouvoirs et ce qu’elle était capable de faire si elle se sentait menacée. Il en avait déjà fait les frais après tout. Et il n’avait aucun moyen de se défendre contre la mage noire. Alors autant ne pas la froisser, surtout que Destra l’appréciait beaucoup, il serait incapable de lui faire du mal. Destra se baissa pour regarder la tombe, il entendit Aiel lire l’épitaphe de sa propre tombe.

    « À ma fille. À notre sœur. Qu’elle repose en paix dans le royaume des âmes. Nous t’aimons. Vous êtes mignon, qui a eu l’idée d’écrire ça sur ma tombe ? J’espère que ce n’est pas toi Destra, ça ne te ressemble pas. » dit-elle en riant.

    « Arrête, ce sont les choix de mère et Sael, je ne suis pas aussi tendre qu’eux tu le sais. Même si tu le sais, je t’aimais énormément ma petite sœur. Je ne serais pas là aujourd’hui sinon. » s’écria-t-il

    Destra se retourna, en regardant Isolde. « Alors, tu es prête Isolde ? Nous le sommes elle et moi. » demanda-t-il en regardant l’étudiante dans ses belles prunelles émeraudes avec son œil d’un bleu azur, possédant un léger fond orange, se mélangeant comme des vagues au bleu. Laissant penser qu’Aiel est présente.

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    Isolde Malkyn
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  • Ven 13 Oct - 13:21
    L'éveil de la défunte
    Feat Destra Hanet
    Isolde rendit un sourire tout sauf sincère, de manière totalement délibérée, au compliment du guerrier. Leur relation paraissait tellement étrange et toxique, elle n’avait pas la moindre envie de progresser en ce sens. Elle le contemplait rire, tranchant complètement avec le Destra désemparé qu’elle rencontra en arrivant dans cette allée du cimetière. Hanté par l’esprit de sa petite sœur défunte, il semblait ne plus réagir convenablement depuis un moment, errant maladroitement dans la confusion mentale. Cela en ressortait de manière désordonnée pour quiconque tentait d’établir un contact avec lui. Il n’était plus que le fantôme de l’adolescent qu’elle connut jadis.
    L’étudiante attendait alors les explications quant à l’embaument et la conservation du corps, qui manquaient cruellement dans la lettre précédemment reçue.

    - « Eh bien, c’est parfait, merci pour ces précieux détails. » Dit-elle, réfléchissant déjà à l’état du corps qui s’élèverait devant eux. « Après tout, ta mère exerce comme médecin dans les forces médicales Reikoises, elle devait bien savoir ce qu’elle faisait. Ce n’est pas une pratique anodine. » ajouta-t-elle.

    La conservation du corps avait été réalisée dans les règles de l’art, a priori, le corps devait être en assez bon état. Ainsi, il n’aurait pas un simple squelette devant les yeux.

    - « Et oui, cela va fonctionner, crois en mon expérience. » assura-t-elle.

    Elle tenta d’ignorer l’intervention suivante de Destra, mais il fallait bien reconnaître que sa manière de menacer, tout en riant, restait absolument énigmatique. Elle ne savait pas si elle devait se montrer méfiante, ou tout simplement dépassée par la folie qui guettait de plus en plus le guerrier. Elle ne répondit donc pas, préférant laisser cette intimidation en suspens. Elle se contenta de réfléchir au bon déroulé des opérations.
    La mage fut néanmoins troublée, lorsque son ancien ami reprit la parole. En effet, il semblait une nouvelle fois s’adresser à sa petite sœur, toujours bien morte et enterrée. Tout cela restait insensé, elle avait hâte de mettre fin à cette collaboration. Bien que l’exploration de la psychologie humaine faisait poindre une curiosité malsaine chez la mage. Et en elle, subsistait cette fascination sur le basculement mental, se demandant jusqu’où il était capable d’aller avant de sombrer corps et âme dans la démence. Quelle sorte de torture de l’esprit un simple humain pouvait endurer avant de n’être que prisonnier de sa folie. En tant que mage noire, expérimentant le contrôle de l’esprit par la torture mentale, c’était évidemment fascinant.  

    - « Alors, si vous êtes prêt... » Dit-elle en insistant sur le vous, levant les yeux au ciel. « Ne perdons pas plus de temps et allons chercher de quoi creuser, dans la cabane du fossoyeur. »

    Elle passa alors devant, guidant son camarade vers ladite cabane. Elle évitait les morceaux de pierres tombales brisées, qui parsemaient l’allée. Les arbres possédaient encore des feuilles, le mois d’Octobre n’ayant pas encore fait tomber en ronde les couleurs automnales. Plusieurs feuilles ornaient l’allée, faisant retentir les craquements sur leur passage. La brume se faisait plus épaisse, bien que les nuages se fussent dissipés autour de la lune, offrant ainsi au cimetière, les douces lueurs de l’astre d’argent. Baignés par cette divine lumière, les deux étudiants arrivèrent devant la cabane.

    - « Je te laisse entrer en premier Destra, à moins que tu ne craignes les fantômes ? » Piqua-t-elle. En effet, le guerrier connaissait bien la sensation d’être hanté par un défunt…

    La petite cabane ne payait pas de mine, elle était toute en bois sombre, non éclairée et envahie par les toiles d’araignée. La porte semblait vacillante, la poignée à moitié cassée, pas de difficulté pour y pénétrer.

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  • Mar 17 Oct - 20:38
    L'éveil de la défunte

    Isolde et Destra arrivèrent devant la cabane du fossoyeur, une petite cabane, enfin, assez grande pour contenir tout un attirail de divers outils. Étaient-ils tous utiles ? Certainement pas, le cabanon était empli de miroirs brisés et tout autre type d’objets qui n’avaient rien à faire ici. Destra réagit à la pique d’Isolde de manière sinistre et malsaine, montrant bien là qu’il n’en avait que faire des petites blagues d’Isolde. « Très drôle Isolde, mais ce n’est pas des fantômes dont nous devrions avoir peur, enfin, toi plutôt. » annonça le borgne, avant de prendre les devants et de pénétrer dans la cabane angoissante. Il tint la porte grinçante à Isolde, voulant paraître galant devant la ténébreuse aux yeux d’émeraude. « Après toi, ma belle. » ajouta-t-il, d’une voix inquiétante.

    Une fois la belle brune à l’intérieur de la cabane, le guerrier rabattit lentement la sinistre porte grinçante, voulant apeurer la fille Malkyn. Les ténèbres envahirent petit à petit l’unique pièce du petit cagibi utilisé par l’ensevelisseur. La petite pièce de la cabane était ravagée par l’humidité omniprésente. Les murs, autrefois de bois et chaleureux, étaient maintenant envahis par des traces de moisissure noire et l’eau stagnante. L’odeur était infecte, on pouvait y distinguer l’odeur cadavérique du cimetière pénétré la pièce par l’unique fenêtre. Cette dernière n’apportait pas la luminosité nécessaire permettant d’éclairer la pièce. Seul des sillages de faible lumière de lune éclairait le mur gauche de la pièce. Destra pu aisément effrayer la jeune mage, se cachant dans les recoins sombres de la pièce, usant de son pouvoir de rapidité pour aller d’un bout à l’autre du petit cabanon, telle une ombre furtive.

    -« Sais-tu pourquoi cette situation m’excite Isolde ? » demanda le borgne. « Nous sommes seuls, tous les deux, dans les ténèbres. Les ténèbres reflétant parfaitement mon âme, depuis ce jour tragique sans lequel nous ne serions pas là aujourd’hui. Il t’est parfaitement impossible de me voir, et, si tu ne me vois pas, tu es totalement incapable d’utiliser ta magie sur moi. Me méprendrais-je Isolde Malkyn ? » questionna l’espion, en perpétuel mouvement autour de la pauvre femme. « Comment penses-tu que toutes ses pauvres âmes remplissant le cimetière sont mortes Isolde ? Moi j’ai déjà quelques idées. L’un d’entre eux s’est sûrement fait arracher les yeux, couper la langue, peut-être même arracher les dents, tout cela en étant conscient bien sûr. Enfin, s’il arrivait à tenir le choc. L’une d’entre elle s’est peut-être faite violer par des dizaines de barbare avant de ne trouver le repos éternel. Toutes ces personnes étaient comme toi et moi avant de mourir, de simple pion. Aimerais-tu savoir la manière dont tu mourras Isolde ? Arriveras-tu à tenir jusqu’à une mort paisible, ayant accompli tout ce que tu veux ? Ou succomberas-tu assassiner par un déchet, dans ce monde immoral et dépourvu de sens ? C’est intéressant de le savoir. Pour ma part, j’aimerais mourir en combat, en ayant vengé les morts, c’est tout ce qui compte pour moi Isolde. » dit-il, d’une voix tout ce qu’il y a de plus calme et inquiétante, inspirant la peur et la rancœur.

    Destra se plaça devant Isolde, saisissant sa magnifique lance de ses deux mains, qui commença aussi tôt à briller, d’une lueur rougeâtre sanguine. Cette dernière éclaira la pièce de son éclat, donnant un air sinistre au borgne. Ce dernier fixa Isolde, et projeta la lance de toutes ses forces en direction de la mage. Le projectile frôla Isolde, causant une violente bourrasque. La lance traversa la sinistre porte du cabanon, la pulvérisant, libérant des débris de bois moisis et à l’odeur désagréable dans la pièce. « Tu vois Isolde, ta vie peut se terminer à n’importe quel moment, dans des conditions atroces. Il faut profiter de la vie qui nous est offerte, car la mort nous tend les bras, à chaque instant, en tous lieux. » dit-il, posant sa main sur la douce épaule d’Isolde.

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  • Jeu 19 Oct - 22:11
    L'éveil de la défunte
    Feat Destra Hanet


    À peine eut-elle franchi le pas de la porte, qu’Isolde fut saisie par l’odeur effroyable émanant de cette sinistre cabane. En effet, cette dernière sentait le renfermé, ce n’était rien de le dire. Le cimetière en lui-même ne laissait pas flotter ce parfum de mort. Au contraire, les allées sentaient incroyablement bon l’automne, les marrons, les champignons et les feuilles tombées au sol. Une période fantastique, la saison préférée de la jeune femme, depuis toujours. Mais ici, il y avait une odeur nauséabonde, plus qu’un simple manque d’aération, une odeur cadavérique, comme si un macchabée avait été emmuré à l’intérieur. Cette pensée faisait froid dans le dos. Toutefois, la brune y trouvait une certaine excitation. Il subsistait dans son esprit, une fascination morbide pour tout ce qui touchait à la mort. Pourtant, elle n’était pas du genre suicidaire ou obsédée par la vie dans le Royaume des âmes. Bien au contraire, elle voulait rester dans le monde des vivants et ce, le plus longtemps possible. L’immortalité lui apparaissait toujours comme une idée plutôt séduisante.

    L’étudiante s’engouffra un peu plus dans la cabane, tentant de vaincre l’obscurité. Les murs semblaient moisis, étonnant que cette vieille cabane ne tînt encore debout. Les outils étaient plus ou moins rouillés. L’occupant des lieux ne paraissait pas comme un individu soigneux, avec un goût pour l’esthétisme proche du néant. De la poussière, des toiles d’araignée, de la moisissure, de la crasse… Et tout un tas d’autres choses, qu’elle n’osait à peine imaginer.

    - « Bon, Destra prends une pelle et sortons d’ici, cet endroit me donne la nausée. » Dit-elle, en se retournant vers Destra… Qui n’était visiblement pas dans le coin. « Destra ? Je sais bien que nous sommes dans un cimetière la nuit… Mais vu ce que je m’apprête à réaliser, je pense qu’on peut oublier le passage où tu essaies de me faire peur. » lança-t-elle, passablement agacée.

    Il ne répondit pas. Toutefois, elle sentit une présence, un léger craquement, aussi un petit vent passer non loin d’elle.

    - « Destra ? Arrête, c’est bon, ce n’est pas drôle ! » dit-elle, sur un ton plus féroce.

    Cependant, le guerrier n’avait pas l’air d’avoir envie d’arrêter son petit jeu. La rusée entendait les paroles du blond s’élever dans la pièce, tout autour d’elle. Il utilisait son pouvoir de rapidité surhumaine, il cherchait à lui faire peur.

    - « Tu es vraiment un enfant, il s’agirait de mûrir un peu... » Lui lança-t-elle, sa patience commençant à s’amenuiser. « Je ne suis pas ici pour te lancer un sort à toi, tu le sais bien de toute façon. » ajouta-t-elle.

    La mage était venue dans ce cimetière pour déterrer son idiote de petite sœur et tenter de la ramener d’entre les morts. Oui, Isolde perdait réellement patience. Elle avait hâte de voir son ancien ami achever son jeu sordide. Mais eu lieu de cela, le voilà qui tournait de plus en plus vite autour d’elle, divagant sur les éventuelles causes possibles ayant entraîné la mort de leurs voisins. Chers voisins putrides, dont les dépouilles pourrissaient dans la terre sale, dévorés par les vers. Les asticots acharnés sur cette chair déjà meurtrie, recrachant une tourbe véreuse. C’était d’ailleurs amusant qu’il lui demandât de quelle manière elle pensait mourir. Alors que les pensées de la ténébreuse semblaient déjà tourner justement vers la non-mort. Elle ne répondit pas, restant quelques instants troublée par ses propres pensées.

    Puis, Destra vint enfin se planter devant elle. Isolde s’apprêtait à ouvrir la bouche, lorsqu’elle le vit s’emparer de sa lance et la brandir instantanément vers elle. Elle n’eut guère le temps de protester, simplement elle put sentir le vent dans ses cheveux, provenant de l’arme qui venait de lui frôler la tête. Désorientée par ce qu’il venait de se produire, elle mit un temps avant de sentir la main du guerrier sur son épaule. Elle tourna alors très lentement la tête vers cette main, avant de reporter toute son attention vers le blond.

    - « Espèce de malade, j’espère au moins que tu savais ce que tu faisais, tu aurais pu me tuer. » dit-elle, d’une voix froide et menaçante. Puis, elle l’attrapa par le col de sa chemise. « En tout cas, toi tu vas vite savoir comment tu vas mourir, si tu n’arrêtes pas tes conneries ! » cracha-t-elle.

    Isolde paraissait furieuse. Elle qui gardait la plupart du temps son calme et usait d’un vocabulaire raffiné, voici qu’elle s’emportait et employait un langage grossier. Il n’y avait que lui pour la mettre dans pareil état… Elle le lâcha alors, prit une profonde respiration et s’écarta de Destra.

    - « Pourrais-tu, maintenant, prendre une pelle s’il te plaît, afin que nous retournions près de cette chère Aiel. » Demanda-t-elle, d’une voix faussement courtoise, battant exagérément des cils.

    La mage prit ensuite les devants, en sortant de cette maudite cabane, accélérant le pas dans l’allée, pour retourner devant la pierre tombale d’Aiel. Lorsque Destra daigna arriver à sa hauteur, elle lui adressa un geste de la main en direction de la tombe, accompagné d’un regard ordonnateur, qui signifiait : creuse !

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  • Dim 22 Oct - 11:29
    L'éveil de la défunte
    La brune n’avait pas l’air de joyeusement prendre le petit jeu de Destra, ayant même craint que Destra ne rate son lancer. L’étudiante prit Destra par le col, l’air furieuse, essayant de lui faire peur, mais le guerrier était d’une humeur joueuse ce jour-là. Cela devait être dû à l’évènement qui l’attendait, ce n’est pas tous les jours qu’il déterrait sa petite sœur après tout. « Tu me prends par le col Isolde ? Cette promiscuité que tu installes entre nous ne peux que me plaire. Je ne cesse d’imaginer ce que tu pourrais me faire avec tes petites mains. Peut-être souhaites-tu me lancer une autre attaque mentale ? Espérant que je vois la misérable façon dont je vais mourir ? De toute façon, je n’en ai que faire de la mort, je n’ai rien qui puisse me retenir dans ce monde. Très peu d’ami, ma mère, mon frère, puis ça s’arrête là. Alors vas-y, montre-moi Isolde, fais-moi imaginer la mort lamentable à laquelle j’aurai droit, je n’en ai strictement rien à foutre. Tu n’as qu’à mettre fin à mes jours, ici et maintenant ! Après tout, je suis qu’un guerrier sans cervelle, bon qu’à me battre et non pas à réfléchir, je ne suis d’aucune utilité dans un monde pacifique. » dit-il à Isolde, qui lui tournait le dos. Destra se retourna, regardant la pelle. « Je vais la prendre ta fichu pelle Isolde, elle est dégueulasse en plus. Tu imagines le nombre de trous à cadavre qu’elle s’est vu creuser, c’est fou quand on y pense. Peut-être qu’elle a servi à enterrer nos ancêtres, ou même ma petite sœur, morte prématurément. Peut-être même qu’elle servira à nous enterrer. Pfff, c’est déprimant n’est-ce pas Isolde. » dit-il à la belle brune, s’avançant et saisissant la pelle du fossoyeur. Cette dernière était dans un état pitoyable, il était probable qu’elle casse à n’importe quel moment.

    Isolde prit les devants, s’avançant d’un pas pressé, se dirigeant vers l’édifice dédié à la petite Aiel. La brune n’avait, de toute évidence, pas apprécié le petit jeu de Destra, ce qui pouvait se comprendre. « Isolde, attends-moi s’il te plait, je dois quand même récupérer ma lance. Je ne peux pas laisser un héritage familial moisir dans un cimetière. Surtout que cette arme est bien plus spéciale qu’on ne puisse le penser. » dit-il, prenant une direction différente de celle d’Isolde, afin de retrouver son arme. Destra marchait, au milieu de toutes ces tombes, se demandant quand est-ce qu’il rejoindrait tous les morts qui sommeillent en ce lieu morbide et nauséabond.

    Il finit par retrouver sa lance, cette dernière était plantée dans le sol, mais, pas de la manière dont elle devait l’être.- Si j’ai lancé la lance depuis la cabane, elle n’aurait pas dû finir dans le sol à la verticale, comment se fait-il qu’elle soit comme ça ? Nous ne sommes certainement pas seul dans ce cimetière ce soir. - pensa-t-il, avant de se retourner, surpris par le bruit de léger pas derrière lui. Il se retourna, et vit une ombre disparaitre lentement dans les ténèbres de la nuit. – C’était certainement mon imagination, je dois avouer que la situation me stresse un peu, j’ai hâte de la retrouver. - Destra saisit sa lance, puis la remit dans son dos, avant de retourner vers Isolde. « J’arrive Isolde ! Excuse-moi pour le contretemps. » dit-il au loin à la jeune Malkyn.

    Destra arriva rapidement vers Isolde, lorsqu’il atteignit la brune, elle lui fit un geste de la main, l’ordonnant de creuser. « Tu sais Isolde, je te fais réellement confiance là-dessus. J’ai réellement envie de revoir ma petite sœur, et tu es la seule capable de m’aider » dit-il, posant une main dans le dos d’Isolde, la regardant avec tendresse. Évidemment, ce dernier ne lui faisait aucunement confiance, avec la récente rencontre qu’il avait vécue avec l’étudiante, ce dernier préférait mieux se méfier de la fille. Et tout ce charme, c’était une tentative de l’attendrir et de la rassurer, pour qu’elle réussît au mieux sa magie. « Bon, prépare toi Isolde, je vais creuser. » Annonça-t-il à Isolde, d’une voix douce. Destra se mit à creuser, tout en réfléchissant au but de la manœuvre. Pourquoi creusait-il, pourquoi voulait-il la revoir. Était-ce vraiment la solution pour faire une croix sur son passé et sur le fantôme qui le hante ? Tant de question dont il espérait trouver la réponse ce soit.

    Destra arriva enfin au corps de sa petite sœur, découvrant un corps encore bien conservé. « Ma mère savait donc ce qu’elle faisait. Tu as vu ? Le corps est encore en très bon état. Enfin bon, Mis-à-part quelque morceau de chair rongé, ou les traces que le barbare avait laissées. Je la laisse là où je la remonte vers toi ? » Questionna Destra, regardant le corps de sa petite sœur. Cette dernière portait les cicatrices d’une mort extrêmement violente. Le barbare y avait été très fort ce jour-là. Destra en était même perturbé. – Tout ceci est ma faute, pourquoi je n’ai pas été assez puissant. – pensa-t-il, commençant à avoir des larmes à l’œil.

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  • Mar 24 Oct - 15:08
    L'éveil de la défunte
    Feat Destra Hanet


    Isolde ne se sentait pas forcément à l’aise avec Destra. Elle avait eu cette sombre idée, de ramener la petite sœur du guerrier d’entre les morts, pour s’exercer à la nécromancie. Et dans un même temps, lui infliger d’atroces souffrances, lorsqu’il se rendrait compte que sa petite sœur cadavérique ne serait qu’un simple pantin désarticulé, entre les doigts mesquins de la mage noire. Elle allait loin, très loin. Cet acte était cruel, mais fondamental pour sa propre réussite, pour son avenir. Et Destra, pauvre bougre, cela reposait en partie sur lui. Certes, elle aurait pu choisir n’importe quel cadavre du cimetière, mais le faire avec lui, cela apportait à l’étudiante un défi supplémentaire. Puis, il était loin d’être innocent. En effet, cela semblait plaire au borgne d’instaurer un climat tendu, afin qu’elle ne se sentît pas en sécurité à ses côtés. Il voulait lui faire peur, pour tenter peut-être de la contrôler, de jouer avec ses émotions. Elle ne pouvait nier ses talents en la matière. Même si son comparse de la nuit n’arrivait pas totalement à son but, Isolde ressentait cette atmosphère trouble.

    Les deux étudiants semblaient pourtant à l’opposé. Pour Destra, mourir n’apparaissait pas comme une chose à retarder à tout prix, il voyait même sa mort arriver, comme une délivrance. Lui arrivait-il de penser au suicide ? Possible. Ses agissements reflétaient, de toute façon, un profond mal-être. Dans le cas d’Isolde, les choses étaient bien différentes, comme souligné précédemment, elle demeurait accrochée à la vie, aussi sinistre pût-elle apparaître.

    La brune ne réagit pas aux demandes de son acolyte, elle, qui avait avancé déjà vers la pierre tombale et attendait l’arrivée du guerrier. Il pouvait bien faire ce qu’il voulait pour retrouver sa lance, tant que cela ne prenait pas trop de temps. De plus, personne ne l’avait forcé à la balancer, comme une furie, à travers la nuit. Arrivé enfin à sa hauteur, elle espérait que son signe de tête fût assez significatif, et qu’il allait se mettre à creuser sans tarder. Mais, bien évidemment, il s’agissait de Destra. Rien ne se faisait comme prévu. Le voici alors qui reprenait la parole. Isolde tenta de rester impassible, bien qu’elle fût agacée, lorsqu’il évoqua la confiance qu’il lui portait. Cela sonnait faux, il ne prenait même pas les formes pour lui mentir avec respect. Ou bien, était-elle trop remontée contre lui, pour réussir à en faire abstraction… Enfin, elle préféra ne rien répondre, fermant l’espace d’un instant les yeux, lorsqu’il osa, une nouvelle fois, poser sa main sur elle.

    La mage fut soulagée lorsqu’elle le vit se mettre à creuser. Elle avait hâte de débuter sa ténébreuse magie. Elle observait alors avec intérêt, profitant de la quiétude de l’endroit et pour une fois, d’un Destra parfaitement silencieux. Lorsque sa pelle buta enfin sur le corps, Isolde écarquilla ses prunelles émeraudes.

    - « Sors le corps de la terre et pose le au sol. » Ordonna-t-elle.

    Isolde s’approcha alors doucement du cadavre, avec un empressement qu’elle peinait à maîtriser.

    - « C’est vrai, ta mère a l’air d’avoir fait du bon travail. » Confia-t-elle à Destra.

    Isolde sortit ensuite des gants fins de sa sacoche en toile. Les gants étaient en cuir, mais un cuir très fin, agréable à porter. Elle les enfila délicatement, elle restait libre de ses mouvements. Elle protégeait simplement sa peau, évitant les salissures. Elle épousseta alors brièvement le corps de la défunte.

    - « Aide-moi à retirer le maximum de terre » Ordonna-t-elle, une nouvelle fois. « S’il te plaît. » Ajouta-t-elle, lorsqu’elle aperçut des larmes dans le coin de l’œil de Destra. Elle reconnaissait son manque de tact, lié à une absence fondamentale d’empathie.

    À peu près nettoyé, il est vrai que le cadavre semblait plutôt bien conservé. L’étudiante avait également prit le soin de déposer un bout de tissu sur son nez, de manière à camoufler quelque peu l’odeur nauséabonde de la chair qui commençait à entrer en décomposition. Cela aurait pu être largement pire. Les vers avaient, toutefois, rongé un bout de sa joue droite, laissant apparaître quelques dents ternies, cela lui conférait un aspect plus effroyable et repoussant. Cela n’était rien comparé au trou béant, qui s’était logé en plein milieu du thorax de la jeune fille.

    - « Il n’est plus l’heure de reculer, Destra. J’espère que tu seras à la hauteur, pour rendre un dernier hommage à ta petite sœur. » affirma-t-elle, en baissant la tête vers le cadavre. « Aiel mérite ce dernier hommage. » insista-t-elle.

    La mage ne voulait pas revenir en arrière, il fallait aller jusqu’au bout, ici et maintenant. Elle sentait la force de la magie noire monter en elle, cela lui offrait du pouvoir, de la confiance, le désir de montrer de quoi elle était capable, de réaliser l’impossible et de défier la mort elle-même.

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  • Jeu 2 Nov - 22:46
    L'éveil de la défunte
    Destra était perdu dans ses pensées, il regrettait amèrement ce funeste jour, celui où Aiel perdit la vie. Il n’avait pas été suffisamment fort pour défendre sa sœur, c’était certainement la plus grande défaite de sa vie. Et revoir le cadavre de feu la petite Aiel n’arrangeait pas les choses. Il s’imaginait la voir jouer avec les autres enfants dans les rues de Kyouji, elle était le petit rayon de soleil qui éclaircissait la sombre vie de Destra. Il était excité à l’idée de la voir revivre, il allait enfin pouvoir lui dire à quel point il était désolé pour ce qui lui était arrivé ce jour-là. Les larmes qui coulaient de l’unique œil de Destra étaient sans doute des larmes de tristesse, mais elles étaient mélangées à la joie, la joie de revoir sa sœur.

    Destra s’avança vers Isolde, suite à ses insistantes remarques. « Reculer, Isolde ? Pourquoi aurais-je envie de reculer maintenant ? Peut-être que c’est toi qui veux reculer. Aurais-tu peur Isolde ? Peur de ne pas réussir ta magie. » demanda-t-il à Isolde, d’un ton légèrement provocateur. « Je serai à la hauteur Isolde, ne t’en fais pas pour ça. Tâche de l’être toi aussi, tu as le rôle le plus important ce soir. J’espère que tu y arriveras, et que je pourrais enfin reparler à ma petite sœur. » lança-t-il à Isolde, esquissant un léger sourire sincère.

    Destra n’avait aucunement envie de faire confiance à Isolde, après leur dernière rencontre en ville. Mais ce soir, il n’avait guère le choix. Elle était la seule connaissance de l’étudiant qui était suffisamment malsaine d’esprit pour bien vouloir réaliser cela avec lui. Le borgne n’était pas non plus très sain d’esprit, accepter que l’on lançât un sortilège de nécromancie sur sa défunte sœur, et encore pire, la déterrer lui-même, c’était vraiment une situation très atypique. Finalement, ce genre d’expérience menée en compagnie de la belle brune ne choquait nullement l’étudiant, il était même heureux d’être accompagné par son amie d’enfance. Malgré ce manque crucial de confiance, le borgne était convaincu qu’Isolde savait ce qu’elle faisait, qu’elle allait ramener sa petite sœur à la vie à l’aide de sa magie noire. Il avait tellement besoin de revoir sa petite sœur qu’il aurait fait n’importe quoi pour y parvenir, même payer un nécromancien expert, ou même la pègre. Mais par chance, il connaissait justement une personne capable de le faire.

    Le corps d’Aiel était étalé devant les deux étudiants, attendant gentiment que la mage noire usa de sa nécromancie sur elle. Destra fixa Isolde dans les yeux, cherchant à percer son regard « Alors Isolde, comment comptes-tu faire ? Déjà quelles sont les précautions à prendre ? Puis-je rester suffisamment proche pour observer le corps revivre ? » questionna Destra, regardant Isolde avec joie. « J’ai tellement hâte de pouvoir lui reparler, la serrer dans mes bras ! Me faire pardonner surtout. Et après je pourrai la laisser partir en paix, et être moi-même en paix ! » affirma-t-il en souriant. Il s’agenouilla devant le cadavre de sa sœur, le regardant avec un sourire léger, des larmes de joies coulaient le long de sa joue. Il caressa doucement la tête du cadavre, replaçant les cheveux d’or de la petite Aiel derrière son oreille, afin de dégager son magnifique visage. Il lui chuchota doucement qu’il l’aime et que s’il le pouvait, il remonterait le temps pour tuer ce barbare avant que ce dernier ne la tue. Il se leva ensuite, s’éloignant de quelques pas, regarda Isolde dans les yeux, puis lui fit comprendre d’un geste de la tête qu’il était prêt à voir sa petite sœur revenir à la vie.

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  • Dim 5 Nov - 13:45
    L'éveil de la défunte
    Feat Destra Hanet


    Destra affirmait son désir de continuer, provoquant la brune, qui restait impassible. Elle n’avait pas peur, elle était prête. Même si certaines voix dans sa tête semblaient vouloir la faire arrêter, mais elle les faisait taire. Elle avait trop envie d’aller loin, de poursuivre dans cette voie. La nécromancie s’ouvrait à elle et avec elle, une forme de magie ancienne et extrêmement puissante. Après ce soir, elle ne serait plus la même. Après ce soir, la machine serait enclenchée et impossible de faire marche arrière.

    - « Je n’ai pas peur Destra, je suis prête. » affirma-t-elle.

    Il ne semblait pas sûr d’elle et pourtant, il n’avait guère d’autres choix. Isolde avait réussi à l’embobiner suffisamment et il lui faisait à peu près confiance.

    - « Tu ne pourras rester trop proche, tu dois te reculer, afin de ne pas interférer dans ma magie. » répondit-elle, à l’une des interrogations du blond. « Recule de plusieurs mètres, reste à distance s’il te plaît. J’ai besoin de calme et de concentration. » ajouta-t-elle.

    La nécromancie n’était évidemment pas à prendre la légère. Elle débutait sa préparation, avec toute l’application dont elle était capable. Elle chassa une nouvelle fois la petite voix dans sa tête, lorsqu’elle entendit Destra évoquer une marque potentielle d’affection entre lui et sa petite sœur. Il ignorait à quel point cela était insensé de le penser. Il ne pourrait pas lui faire d’accolade, ni même lui parler. C’était mal, ce qu’elle faisait. Elle en avait conscience. Pourtant, cela ne l’arrêtait pas. L’étudiante chassait ses idées manichéennes de conception de bien et de mal. Il n’y avait que le pouvoir, ceux qui étaient assez forts pour s’en emparer. Et les faibles, ceux qui avaient peur de tout et restaient cloisonnés dans une morale liberticide.

    La mage laissa Destra faire ses adieux, puis le regarda s’éloigner, selon ses directives, avant de commencer. Cette magie sombre reposait sur des pratiques ancestrales complexes, il ne fallait pas se louper. Isolde avait potassé de nombreux ouvrages, en plus des larges connaissances qu’elle avait acquises en cours, à l’Université. Elle avait eu besoin d’avoir recours à d’anciens grimoires rares, elle avait passé de nombreuses heures à la bibliothèque. Toutes les formes de magie, les plus obscures, elle les avait survolées. Elle sortit alors quelques préparations de sa sacoche. Le corps ayant déjà été embaumé, cela facilitait son premier travail. Cela dit, elle sortit tout de même une préparation d’embaumement, pour rester fidèle au rituel. Elle le versa sur le corps inerte, étalant à l’aide de ses gants, forçant sur les parties les plus décharnées. La brune disposa ensuite des bougies sombres, autour du cadavre. Elles formaient ainsi un cercle autour d’Aiel. Elle les alluma une à une et resta à l’intérieur du cercle, avec le cadavre. Elle sortit de sa sacoche une nouvelle petite fiole, avec laquelle elle parsema le corps de la défunte. Puis, en se faisant, elle récita quelques mots. Ces derniers étaient presque inaudibles pour Destra, et même incompréhensibles. Il s’agissait d’une langue ancienne, dont Isolde avait appris les incantations par cœur, pour pratiquer la nécromancie. L’étudiante disposa ensuite des pierres magiques, à des endroits stratégiques, il ne lui restait qu’une dernière pierre, la plus grosse, qu’elle garda quelques instants dans la main.

    La mort n’était qu’une étape, un obstacle à franchir. Mais rien d’immuable. La mage noire allait le prouver ce soir. Cependant, elle n’allait pas recréer une vie, avec sa propre volonté. Elle n’en avait pas les capacités. Mais elle allait relever un cadavre, qu’elle saurait contrôler, réanimer la chair et les os et les articuler au gré de ses envies.

    Isolde observait la pierre dans sa main, rouge comme un rubis. Elle luisait dans l’obscurité du cimetière, éclairée par la seule lumière des bougies, ainsi que l’éclat de la lune, voilée par quelques nuages sombres. La brune jeta un dernier regard à Destra, puis se concentra de nouveau sur sa cible, posant la dernière pierre magique sur le cœur de la défunte. Elle récita encore quelques mots dans cette langue inconnue et ancienne, puis l’éveil de la défunte débuta. Les pierres magiques semblaient s’enfoncer dans le cadavre, luire, fondre et étendre leur magie dans la chair putréfiée, afin de la raviver. La lumière se fit plus intense, La mage avait les bras tendus vers le corps qui s’animait peu à peu, paumes face à lui. Autour des yeux de la jeune femme, se formaient des vaguelettes noires, ses yeux s’obscurcissaient dans un même temps. Son visage changeait, formant une grimace presque de douleur. Il fallait beaucoup de magie et de puissance pour parvenir à cet exploit, c’était difficile. Mais Isolde tenait, elle ne lâcherait pas. Pas maintenant. Elle allait y arriver. Encore quelques efforts, elle puisa dans ses ressources, la lumière jaillit, tandis que le cadavre s’élevait devant elle, avant de retomber sur ses pieds. Plus de lumière. Plus de bougies. Plus aucun bruit. Isolde était sonnée. Abasourdie. Aiel se tenait devant elle, l’air hagard. Sans bouger. Elle attendait des ordres, n’importe lesquels. Mais ils ne venaient pas. La mage restait là, immobile, contemplant ce qu’elle venait de réaliser.

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  • Lun 6 Nov - 19:43
    L'éveil de la défunte

    Le borgne suivit les instructions de la belle brune et recula, il avait un angle de vision parfait sur la scène qui allait suivre. Il se questionna énormément sur la pratique d’Isolde, surtout lorsqu’il vit tout son attirail de mage noire. Une préparation d’embaument ? Des bougies ? Noires en plus, qu’elle disposa en cercle autour de la défunte. Toute cette scène fascinait Destra, du moins, cela le rendait curieux. Elle récita ensuite des mots venant d’une langue inconnue à Destra, tout ceci le perturbait grandement. Comment connaissait-elle tout cela ? On apprenait réellement cela à l’université ? Probablement oui, mais certainement pas à Kyouji. Elle disposa par la suite des pierres qui semblaient magique, enfin, pour Destra, ce n’étaient que de simples cailloux, il n’en voyait que des projectiles.

    Tout ce qui se déroulait devant les yeux de Destra était incompréhensible, ce n’était pour lui qu’une folle qui récitait des syllabes au hasard, entourée de bougies et jouant avec des cailloux. Pourtant, il prenait cela réellement au sérieux, à vrai dire, Isolde savait y faire. Même pour un rustre comme Destra, cela pouvait paraitre apeurant, l’aura que dégageait la mage noire était terrifiante. Le borgne était même inquiet pour son amie d’enfance, lorsqu’il vit son visage radicalement changé. Il hésita même à l’arrêter, par peur d’avoir un autre cadavre sur la conscience, une autre personne à qui il tenait et qu’il n’avait pas su sauver. Mais non, il ne fit rien, après tout, il savait qu’Isolde ne se mettrait pas en danger inutilement, certainement pas pour lui en tout cas.

    La petite fille s’éleva, se posant sur ses pieds, puis, tout s’éteignit, seule la lumière de la lune demeurait, éclairant les deux protagonistes et le cadavre ambulant. « Isolde ? » demanda-t-il, se rapprochant de la brune. « Oh, Isolde, tu vas me répondre oui ? » insista-t-il, mais elle restait immobile, contemplant son œuvre. Destra détourna son regard pour le poser sur sa petite sœur. Elle se tenait devant lui, debout, Destra fondit en larme, tombant à genoux devant elle. « Aiel… Aiel c’est toi… » dit-il, déboussolé. Il n’en revenait pas, tellement d’émotions traversaient son cœur et son esprit. Sa petite sœur se tenait devant lui, debout, alors qu’elle avait été enterrée quatre ans en arrière. Il voulait se faire pardonner, implorer son pardon, faire taire la voix dans sa tête. Il n’en pouvait plus de cette situation qui le rongeait. Seule la rédemption venant de sa sœur pouvait apaiser ses souffrances.

    « Aiel, je te le demande, non, je t’implore devant l’astre de la Lune, rayonnant ici-même aujourd’hui. Pardonne-moi, mets fin à mes souffrances je t’en supplie. Quatre ans ont passé depuis ce tragique jour, je n’ai pas réussi à te venger. Je n’ai pas retrouvé ce fils de… » dit-il, haussant le ton, s’arrêtant avant de reprendre. « À quoi bon l’insulter, ce n’est pas ça qui le tuera. Il est sûrement déjà mort de toute façon. » dit-il, avant de s’arrêter de parler, il soupira puis reprit quelques courtes secondes plus tard. « Si seulement j’avais pu te sauver ce jour-là, tu serais à mes côtés à la maison en ce moment. Aux côtés de mère et de Sael aussi. Je ne vois que très rarement mère, elle passe tout son temps je ne sais où. Et pour Sael, je ne l’ai pas revu depuis plus de trois ans. Il est parti à Ikusa et il refuse de me voir. » dit-il, avec un léger rictus, montrant son indifférence à l’égard de son frère aîné. « Il me remet sans cesse la faute dessus, mais ça ne m’atteint pas. C’est un faible, c’est lui qui aurait dû crever ce jour-là. Il ne mérite pas la vie qu’il a aujourd’hui. » annonça-t-il en riant. « Tu n’as cessé de me hanter depuis ce jour, comme si tu me possédais. Ce pouvoir que tu déclenches en moi, cette puissance, cette rage. Ah, ces sensations de supériorité, l’impression de pouvoir détruire tout sur mon passage, c’est tellement plaisant. » s’écria-t-il en levant la tête d’un geste brusque, fixant la lune, son œil s’emplissant du légère lueur orange, disparaissant petit à petit.

    Il baissa la tête, puis, regarda Aiel dans les yeux « Tu sais, pas un jour n’est passé sans que… Attends voir. » Destra commença à grandement s’interroger. Son visage se décomposa petit à petit, voyant le visage de sa petite sœur meurtrie, ses yeux était complètement blanc. Aucune expression ne se dessinait sur son visage, elle ressemblait à un pantin, attendant l’ordre de sa maîtresse. Destra sut en cette instant qu’Isolde avait menti, Aiel était incapable de parler, ni même de penser.

    Destra tourna la tête en direction d’Isolde, sans pour autant lui faire face. La tête baissée, le visage caché par sa chevelure d’or. « Isolde, qu’est-ce que cela veut dire ? » dit-il, en prenant une voix terrifiante. Serrant ses poings de toutes ses forces, allant même planter ses courts ongles dans la paume de sa main. Le sang commençait à couler entre ses doigts, alors que la rage devenait de plus en plus intense. Il se leva, se tourna vers Isolde, puis, saisit sa lance. Cette dernière commençait à briller d’une magnifique lueur orangée, tout comme son œil, perçant les ténèbres de la nuit. Sa voix commençait à devenir de plus en plus grave, montrant bien la rage qui le contrôlait. Le plus étonnant était qu’il parlait calmement. « Isolde, tu as osé me tromper. Tu n’es qu’une vilaine garce. » dit-il, avançant doucement vers la jeune femme. « Je ne vais pas te tuer, ce serait bien trop facile. » annonça-t-il, pointant sa lance devant le nez de la mage noire. « Je vais commencer par t’arracher les yeux. Tu ne pourras plus utiliser ta magie de fourbe sur moi. Ensuite, je passerai aux mains, tu n’en auras pas besoin là où je t’emmènerai. D’ailleurs, tes jambes ne te serviront à rien non plus. » dit-il, toujours plus terrorisant. Il leva sa lance, et se prépara à frapper Isolde.

    lancer de dé:

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  • Sam 11 Nov - 16:11
    L'éveil de la défunte
    Feat Destra Hanet


    Elle avait réussi, son œuvre se trouvait là, devant elle. Isolde paraissait ravie, en côtoyant de si près la mort, en la trompant, en jouant avec elle. Plus le jeu paraissait dangereux, plus elle y plongeait. Elle imaginait une danse macabre avec les cadavres animés, une sensation agréable parcourait tout son corps, laissant quelques légers frissons. C’était un sentiment indescriptible, comme une charge d’adrénaline, une excitation l’envahissait. Par ailleurs, le pouvoir de la nécromancie était puissant, la mage comprenait qu’elle avait perdu en magie et qu’il lui fallait se reposer un peu. Pourtant, son effervescence interne restait palpable.

    Elle peina à revenir à la réalité, entendant, dans un premier temps, très vaguement la voix de Destra. Elle l’avait presque oublié, accaparée par son euphorie. Joie passagère, alors qu’elle reprenait ses esprits, elle comprit, dans un second temps, l’impatience de son ancien ami. Heureusement, cela ne dura pas bien longtemps et le guerrier s’avançait alors vers sa jeune sœur, visiblement bien heureux de la revoir. S’ensuivit une énième longue tirade du blond, Isolde commençait, regrettablement, à y être habituée. Elle, qui n’était pas toujours très loquace, elle ne comprenait pas comment certaines personnes pouvaient autant apprécier les monologues. Enfin, elle n’écoutait qu’à moitié, les larmoiements qu’elle avait déjà écouté à maintes reprises. Elle évita tout de même de soupirer, le laissant aller jusqu’au bout, sans l’interrompre.

    Toutefois, si elle devait articuler son pantin, de la ressource en magie lui serait profitable. Pour cela, il fallait qu’elle s’infligeât quelques blessures, afin de retrouver de sa puissance. En effet, elle usait d’un sortilège de magie noire puissant et très efficace. Cela ne lui coûtait aucun mana, mais elle devait payer du prix de son sang. Elle profita alors du monologue du blond, pour débuter ce sort. Pour cela, l’étudiante sortit sa fine lame, dissimulée sous ses vêtements. Elle saisit le manche et orienta la lame vers son avant-bras gauche, le métal s’enfonça dans sa chair et le liquide carmin ne tarda pas à perler. Elle remonta ainsi, sur toute la surface de son avant-bras. Inutile d’aller trop profond, elle n’aurait pas besoin d’être recousue. Simplement, il fallait que la blessure fût suffisamment importante, afin de cumuler le plus de mana possible. Les gouttelettes pourpres tentaient de fuir, de glisser sur la terre du cimetière. Isolde les en empêchait, en passant son index sur la plaie fraîche et en le portant jusqu’à sa bouche. Elle appréciait le goût de son propre sang, lorsque le liquide glissait sur sa langue, elle se délectait de ce goût métallique puissant, léchant également ses lèvres.
    Elle se concentra ensuite sur le sort, fixant sa blessure, et récita quelques incantations. Elle sentait peu à peu la magie revenir dans son corps, la sensation paraissait de nouveau très agréable.

    Enfin, Destra ponctua de lui-même son discours, apparemment interloqué. Le moment arriva où il comprenait la supercherie. Il venait de prendre conscience qu’il ne pouvait absolument pas avoir de conversation sensée avec sa petite sœur et qu’elle restait là, figée. Ou du moins, jusqu’à ce que la mage noire décidât de l’animer !
    Alors que la jeune Malkyn voyait le guerrier commencer à s’énerver et se munir de sa lance, Isolde, sa magie récupérée, ordonna psychiquement à sa création d’attaquer ! Voici qu’Aiel s’animait, ses yeux restaient blancs, seuls les traits de son visage se renforçaient, rendant la créature mauvaise et prête à en découdre. Par sa mâchoire ouverte, sa dentition acérée réclamait de la chair fraîche. Le désir d’attaquer, rythmé par l’ordre de la nécromancienne, apparaissait.

    Destra s’approchait d’Isolde, fou de rage, il vociférait des insultes et des menaces. Pris par sa colère, il n’avait sans doute pas eu le temps d’apercevoir le pantin s’articuler, sa petite sœur, avec une soif à étancher, prête à bondir sur lui et se délecter de sa chair. Et, ce fut ce qui arriva. Alors que dans un même temps, une douleur lancinante saisit la jeune femme, tandis que l’arme du guerrier, venait se loger dans son bras droit. Elle n’avait pas eu d’autres choix, elle ne pouvait pas manipuler le cadavre ambulant, et lancer un sort à Destra dans un même temps. Elle avait subi une lourde blessure, l’incapacitant. Mais, rien n’était encore joué. Son zombie rentrait à présent dans le jeu, déterminé, par la volonté de la mage noire, à faire passer un sale moment à son grand-frère adoré. Isolde en profita alors pour s’écarter, puis elle arracha rapidement un bout de tissu de sa tenue, de manière à former un bandage de fortune, autour de son bras. Elle verrait plus tard pour de meilleurs soins, elle devait rester concentrée.

    L'éveil de la défunte [PV Isolde]  7pn0

    Sa créature se rua alors sur le guerrier, de manière à le déséquilibrer, elle le poussa de toutes ses forces, laissant apparaître sa plaie béante sur l’abdomen, et les vers qui avaient doucement commencé le travail de décomposition. Sa création cherchait à faire chuter Destra et ses dents claquaient, elle allait le mordre n’importe où, à la première occasion. Une seule faiblesse, un seul déséquilibre et la mâchoire cadavérique s’enfoncerait dans la chair du blond, elle ne s’arrêterait pas, jusqu’à l’avoir tué, dévoré, répandant ses tripes sur les allées sombres du cimetière…
    Il s’agissait du scénario qui s’apprêtait à se dérouler, si Destra n’avait pas le courage de mettre un terme aux jours d’Aiel une seconde fois. S’il n’avait pas suffisamment de force en lui, pour vaincre sa petite sœur, de ses propres mains.

    - « Alors Destra, tu ne fais pas un petit câlin à ta sœur ? Tu ne vois pas qu’elle en crève d’envie ! » Cria la mage, à l’encontre du guerrier, un sourire sadique aux lèvres. « Elle te plaît ma magie de fourbe ? » hurla-t-elle, la voix teintée d’une frénésie inédite.

    Prenant plaisir à contempler son œuvre macabre, nul doute que la brune empruntait un chemin, sans retour arrière possible. Elle s’enfonçait dans les ténèbres et la perversion. Pour Destra, la torture physique battait son plein et celle mentale, allait continuer de se loger dans son esprit.

    CENDRES


    Entraînée pour l'éternité dans une valse funeste avec la mort, elle dérive entre deux mondes dans une éternelle danse macabre.


    La berceuse d'Isolde
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  • Dim 12 Nov - 19:01
    L'éveil de la défunte
    Destra avait atteint sa cible avec succès, néanmoins, en parallèle, il se trouva pris au dépourvu par des crocs pénétrant sa chair. En conséquence, il laissa échapper l'arme qui était enfoncée dans le bras d'Isolde, dégringolant ainsi jusqu'au sol, produisant un bruit métallique qui résonna dans tout le cimetière. Destra parvint à se défaire avec peine de l'étreinte de la créature qui mordait son bras avec une force réduite. Des lamentations de morts-vivants résonnaient à travers le pesant silence du cimetière. Désorienté, Destra s'agenouilla, essayant de récupérer sa lance, mais fut renversé par une nouvelle attaque surprise.

    Par bonheur pour Destra, il démontra une vitesse suffisante, ou bien sa cible se révéla excessivement lente, lui permettant ainsi d'éviter avec habileté les mouvements prévisibles de l'assaillant. Destra se redressa avec détermination, repoussant en même temps l'entité qui l'attaquait. Faisant volte-face, il tourna le dos à Isolde, découvrant alors la vision de sa jeune sœur. L'esprit de Destra était tellement troublé que, pour lui, sa petite sœur semblait parfaitement normale, arborant son sourire radieux, toujours empli de chaleur et d'affection envers son frère. « Aiel, tu es toujours d'une beauté rayonnante. » articula-t-il en direction du cadavre ambulant qui tentait de l'assassiner.

    Elle persévérait dans ses assauts, se précipitant vers le borgne à une vitesse prodigieuse, faisant résonner ses crocs menaçants et poussant des cris funèbres. Cependant, Destra était plongé dans un tout autre univers, il percevait ses actions comme une interaction ludique, conversant avec elle. « Tu n'es guère assez rapide, Aiel, tu ne parviendras pas à me saisir. » articula-t-il, arborant un sourire qui tranchait avec la brutalité aveugle de la situation. « Bien, peut-être devrais-je te laisser remporter la victoire, approche donc » déclara-t-il en ouvrant ses bras à la créature malveillante dont seul le désir de sa propre mort était manifeste.

    Aiel, ou du moins ce qu'il en restait, se précipita à une grande vitesse en direction de son frère. Hurlant avec une seule aspiration, s'approprier une part de la chair de l'étudiant. Destra avait exposé toutes ses vulnérabilités, laissant ainsi le choix à la morte-vivante quant à la partie charnue qu'elle désirait arracher au borgne. Destra avait son œil fermé, n'entendant qu'une petite fille poussant des cris de joie et de divertissement, tandis qu'en réalité, c'était un cadavre prêt à répandre les entrailles de l'étudiant dans les allées du cimetière de Kyouji, sous le contrôle de la nécromancienne.

    La créature putride sauta sur le malheureux étudiant, débutant son assaut en ciblant sa jambe. Avec la force équivalente à celle d'une mâchoire de crocodile, elle enfonça ses crocs décomposés par l'écoulement des années dans la jambe droite de Destra, infligeant une morsure assez puissante pour arracher un petit fragment de sa chair. Sous l'égide de la douleur provoquée par cette créature revenante, Destra poussa un cri retentissant. Ses hurlements furent cependant étouffés par une seconde attaque, cette fois-ci dirigée vers son cou. Destra réussit à repousser l'entité juste à temps pour éviter une issue fatale, mais elle parvint néanmoins à lui laisser une marque superficielle, laissant le sang couler le long de son cou.

    Le sang, accompagné de quelques fragments de chair provenant de la jambe de Destra, s'écoulait le long de la poitrine du borgne. La douleur était tout bonnement insoutenable, mais il ne connaissait aucun répit. Aiel tenta une nouvelle offensive, ciblant cette fois son bras. Entre-temps, Destra avait recouvré sa lucidité quant à la situation. Observant la créature morte-vivante se précipiter vers lui, le borgne exécuta une esquive agile sur le côté, saisissant au passage sa lance. Il se servit de son arme pour contrecarrer la prochaine attaque de son assaillante, la repoussant d'un geste aisé et là maintenant à distance devant lui.

    Aiel, penchée en avant, se précipita une fois de plus vers le borgne, agitant ses dents maculées de sang, insatiable. Destra se trouvait dans l'obligation de prendre une mesure radicale s'il souhaitait préserver sa vie. Observant l'assaillante s'approcher dangereusement, le borgne se prépara à exécuter un puissant coup de lance. Aiel se trouvait à la distance idéale, et d'une vitesse exceptionnelle, Destra effectua un mouvement de gauche à droite avec sa lance. Après ce coup de lance, un silence impénétrable régna en maître sur cette scène macabre.

    Le corps meurtri d'Aiel glissa à proximité de Destra, un corps décapité, vidé de toute vie depuis plus de quatre ans. Un sinistre sillage d'entrailles corrompues s'étirait derrière le cadavre, accompagné d'une puanteur nauséabonde insoutenable. Quant à la tête, elle tournoya jusqu'au pied de la nécromancienne, emportant avec elle les derniers espoirs du borgne. Ses rêves de rédemption, son aspiration à alléger le fardeau qu'il portait depuis plus de quatre longues années s'évaporèrent en un instant. Cette douleur qui le consumait à l'intérieur de son être, ne trouverait-elle donc jamais de répit ? Serait-il condamné à porter le poids de la mort de sa sœur sur sa conscience tout au long de sa misérable existence ?

    Dans un état d'épuisement avancé, Destra s'agenouilla péniblement sur le sol, son regard vidé de toute émotion. Son regard se fixa sur Isolde, puis, dans un éclair de rapidité, il lança sa lance en sa direction. Cependant, troublé par l'effervescence de ses émotions, la lance manqua sa cible, s'égarant dans l'immensité du champ de tombes. Il était à présent au bout de ses forces, une main pressant sa gorge, tandis que l'autre touchait le sol. Il sombra dans une folie grandissante, ses mains maculées de son propre sang. « Isolde, pourquoi ? J'ai placé ma confiance en toi, et tu m'as trahi. Je vais te tuer, Isolde. Je te tuerai, toi ainsi que toutes les personnes qui te sont chères. » cria-t-il péniblement, sa respiration devenant de plus en plus laborieuse. « Je t'entraînerai avec moi dans l'abîme du désespoir. Tu ne resteras pas impunie éternellement, Isolde. » poursuivit-il, sa vision commençant à se troubler.

    « Je... Je vais extirper ton cœur et déployer tes entrailles misérables devant l'entrée de ta demeure. Ensuite, je fixerai ta tête sur ma lance, et je l'exhiberai... exposerai sous les regards meurtris d... » articula-t-il péniblement, avant de s'effondrer lamentablement au sol, cherchant le réconfort de l'éternité. En cet instant, c'était tout ce qu'il désirait : trouver la mort, mettre fin à ce cauchemar. Il perdit connaissance en face de la nécromancienne, la laissant seule conscience présente dans cette scène macabre.

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  • Mer 15 Nov - 15:46
    L'éveil de la défunte
    Feat Destra Hanet


    Isolde observait le combat se dérouler devant ses yeux. D’un côté, Aiel, la défunte réanimée par ses soins. De l’autre, Destra, le grand-frère accablé par le chagrin. Mis à mal par la création de la nécromancienne, tiraillé entre ses émotions et son instinct de survie. La bataille entre les deux était acharnée, aucun ne semblait vouloir céder. De toute façon, la créature ne stopperait ses assauts, seulement si elle se trouvait décapitée, ou si les flammes venaient à la consumer entièrement. Pour l’instant, le spectacle ravissait la mage. Pas tant la souffrance physique, même si elle souhaitait le voir payer pour ses actes la concernant. Mais la douleur mentale, qui se faisait plus lente, plus sournoise… C’était là la meilleure plaie, le plus exquis des vices. Il allait en souffrir pour longtemps, elle causait des dommages irréparables dans sa psyché, laissant le guerrier dans une image amoindrie de lui-même.  

    Enfin, s’il survivait. Pour le moment, il semblait en mauvaise posture, sans doute n’arrivait-il pas à puiser suffisamment de force en lui pour vaincre sa sœur. Ou bien, le zombie demeurait simplement plus fort. Pourtant, la situation prit une nouvelle tournure, lorsque la brune vit l’arme du blond s’élever vers la lune. Le métal vint rencontrer le cou de la créature et le trancher, répandant le liquide pourpre coagulé, sur la terre sombre. Les gouttelettes luisaient grâce à l’éclat de l’astre nocturne.

    La mage noire ressentit des picotements dans sa poitrine, sa toute première création venait d’être abattue. Elle en voulait à Destra, elle aurait tant apprécier la garder encore un peu auprès d’elle, tel un trophée à exhiber, ou bien un secret à garder précieusement.

    La lance du guerrier vint une nouvelle fois en sa direction, Isolde eut instinctivement un mouvement de recul. Toutefois, il avait manqué sa cible, par son état pitoyable causé par ses lamentations et la fatigue due à sa lutte féroce.
    Elle écouta les menaces de son ancien ami, qui résonnaient à travers le cimetière. Il paraissait terriblement furieux et il y avait de quoi. Ses menaces étaient fondées, bien qu’elle les trouvât tout de même un peu dures. Elle avait bien tenu sa parole, elle avait ramené sa petite sœur d’entre les morts non ? Bon, pas comme il l’avait espéré. Mais la nécromancie n’était pas toujours une science exacte… Pauvre de lui. Il s’échoua à présent au sol, enterrant dans un même temps ses promesses de vengeance.

    L’étudiante porta alors ses prunelles émeraudes sur la tête de sa création, qui avait roulé jusqu’à ses pieds. Elle la ramassa, observa son regard privé de toute vie, épousseta son crâne. Puis, elle tira sur les quelques cheveux qui restaient sur son cuir chevelu déjà presque dégarni, le laissant parfaitement lisse. La jeune femme ténébreuse vint ensuite s’asseoir, posant la tête sur ses genoux, afin de sortir sa fine lame. Elle débarrassa la tête de la créature des morceaux de peau et de chair qui y demeuraient encore. Elle gratta la surface des os, délicatement, afin de rendre le crâne plus présentable. Le travail n’était pas parfait, mais convenait très bien dans l’instant. Elle se releva ensuite doucement, tenant le crâne dans ses mains ensanglantées.

    L'éveil de la défunte [PV Isolde]  Wxdx

    La nécromancienne avança alors vers le corps inerte du combattant, puis déposa affectueusement, le crâne de sa petite sœur entre ses mains. Il pourrait ainsi le découvrir à son réveil. Ravie de cette perspective, la mage noire quitta alors le cimetière, disparaissant dans l’obscurité. Elle laissa Destra dans les bras de la mort, elle seule juge de sa condition.


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