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  • Dim 21 Jan - 17:54
    Zéphyr avait été surpris quand il avait entendu à nouveau parler de Kassandra Whype. Cette femme, c’était lui-même qui l’avait libérée avec l’aide des Sentinelles et d'autres cellules d'espionnage. Son réseau avait eu vent des activités illégales de ces médecins radiés au Reike, au point de retrouver l’institution qu’ils avaient créés au fin fond du désert. Il s’agissait d’une école, mais le mot plus juste aurait été de dire qu’il s’agissait d’un laboratoire. Sous leur gouverne, des jeunes pupilles de l’Empire devaient lutter entre eux afin de devenir toujours plus forts, et bien sûr, leurs protégés subissaient également toute sorte d’expériences. Il était évident que la méthode des « enseignants » étaient plus que répréhensible, et que les expériences sur leurs sujets allait à l’encontre de l’éthique impériale. Après s’être renseigné au sein des Forces Médicales Reikoises, l’Oreille avait eu toute latitude pour agir : on ne voulait pas de ces dégénérés qui se prenaient pour des scientifiques. Dès lors, un projet d’extermination avait été mis en place. Les élèves devaient être récupérés vivants pour qu’ils puissent être rendus à leurs familles. Leurs « professeurs » devaient idéalement être arrêtés pour être jugés à l’avenir. Il n’était pas interdit, néanmoins, de les tuer s’ils avaient une attitude hostile. Quant à leur institution, leur école dont ils étaient si fiers, l’établissement serait tout simplement réduit en cendres. Il n’en resterait strictement rien.

    Afin de maximiser leur chances de réussite, les espions spécialisés dans les missions de sauvetage et de démantèlement avaient été sélectionnés par le Feu et le maître-espion. Quoique le temps pressait, ils avaient néanmoins pris le temps de connaître les entrées et les sorties de cette soi-disant académie, de comprendre les va-et-vient de leurs gardiens ainsi que leur mode de fonctionnement. Les renégats, trop imbus d’eux-mêmes, n’avaient jamais compris que des métamorphes les avaient infiltrés pour connaître les plans de l’établissement, les zones inaccessibles et les endroits où vivaient les élèves. Le piège se refermait doucement sur eux, et les prétendus médecins n’y avaient vus que du feu.

    Les agents de l’Oreille n’avaient cependant pas prévu qu’une élève fasse exploser son potentiel en manipulant le métal autour d’elle. Cet événement aussi soudain qu’inattendu avaient précipité l’opération de quelques heures, et l’extermination du groupuscule avait ainsi commencé alors que le soleil était à son zénith. Etonnamment, la responsable de tout ce chaos était encore en vie, et même, elle avait causé un petit massacre autour d’elle. Manifestement, elle n’avait aucune pitié, et surtout, elle savait bien se défendre toute seule. Le lionceau était devenu une lionne qui avait compris que ses géôliers étaient ses véritables ennemis.

    Les espions auraient pu l’arrêter. Il n’en avait été rien. D’abord parce que la priorité passait au sauvetage de tous les élèves et pas d’une seule. Ensuite, parce que l’objectif était d’arrêter un maximum du personnel avant qu’ils ne prennent la poudre d’escampette. Le temps que tout se calme, que l’opération se soit soldée par un succès, Kassandra Whype était partie. Elle avait pris ses affaires et s’était évanouie dans le désert. Etant une inconnue comme une autre, l’Oreille avait simplement commandé qu’on suive sa trace pour voir si elle n’était pas blessée et pour vérifier qu’elle saurait s’en sortir par elle-même. On lui avait finalement répondu par l’affirmative, et on lui avait même appris que la belle était arrivée jusqu’à Ikusa. Un endroit parfait pour rebondir, pour commencer une nouvelle vie, puisque ses parents avaient eux-mêmes vendus leur fille.

    Cela dit, oui, Zéphyr avait été surpris.
    Car pour oser aborder l’Impératrice, il fallait avoir une bonne dose d’audace et de témérité.
    Ayshara avait néanmoins été fidèle à elle-même – un point qui avait quand même fait sourire l’Oreille. La Vosdraak avait en effet inviter la demoiselle à manger, et comble pour le domestique qui avait dirigé le repas, elle s’était empiffrée en ne respectant en aucun cas les bonnes manières. Devant la reine du Royaume, non, mais vous imaginez ? Zéphyr avait supporté patiemment les doléances du serviteur royal, en restant essentiellement silencieux, car toute défense envers la jeune Reikoise aurait été mal reçue. Puis, quand l’homme aux yeux dorés avait pris congé, il était simplement sorti du palais alors que l’après-midi était déjà bien avancé.

    Le sort de la guerrière n’était pas pour lui une priorité en soi, mais il n’était pas question que la combattante tout feu tout flamme ne cause plus de problèmes en voulant par exemple faire entendre sa cause à n’importe qui. Elle pourrait également être tentée de trouver des représentants du FMR. Si certaines personnes, comme Usha pourraient lui tenir tête, la plupart n’étaient cependant pas des combattants aguerris et ne comprendraient rien aux blessures intérieures de la jeune femme. De plus, voir les médecins ne pouvaient que raviver sa rage, sa frustration, et même si la sœur de Varenys avait réellement su la calmer, elle était encore trop instable pour pouvoir pleinement la laisser se promener en toute impunité. D’autant que Kassandra n’avait rien. Elle n’était rien. Tout au plus était-elle une citoyenne qui avait tout perdu à cause de l’avidité et la perfidie de quelques-uns.

    Un électron libre pouvait se redresser tout seul s’il avait les ressources adéquates pour commencer une nouvelle existence. Il n’était toutefois pas dit que l’ancienne cobaye militaire saurait le faire avec ses maigres moyens et c’était donc dans cet état d’esprit que Zéphyr avait retracé le chemin de la demoiselle.

    On ne s’approchait jamais de l’Impératrice sans que cela n’attire l’attention du réseau de l’Oreille. Les espions du palais n’avaient pas eu besoin de l’aval de leur chef pour filer l’élémentaliste une fois partie de la demeure impériale. La localiser fut donc facile, et il la trouva de facto dans une place reikoise, où s’était tenu un marché organisé par des petits commerçants. A présent que l’après-midi baissait, les marchands commençaient à remballer au fur et à mesure leurs affaires, si bien que l’endroit serait rapidement désert.

    Indifférent aux Reikois alentours, Zéphyr s’approcha par derrière, et il aborda la demoiselle d’un ton relativement serein :

    - Je ne m’attendais pas à rencontrer une manieuse du métal si loin dans le désert du Reike.

    Kassandra comprendrait bien sûr directement qu’il parlait d’elle. Imperturbable face à ses yeux méfiants, le maître-espion lui adressa un sourire bienveillant, tout en soutenant son regard légitimement en proie à la colère et à la révolte.

    - Je suis un des hommes qui ait participé à l’éradication du… groupuscule dont vous faisiez partie. Vous êtes une des rares qui est partie sans que nous puissions vous soigner et vous assister après que nous ayons arrêtés tous les médecins renégats. Un silence. Je m’appelle Zéphyr. Mais mon nom importe peu. Avez-vous quelque part où aller, Kassandra ?
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  • Jeu 25 Jan - 17:03
    Les lourdes et imposantes portes du palais se refermaient lentement derrière moi dans un grincement grave et interminable. Je récupérais mes équipements laissés aux gardes et je me retrouvais à nouveau, accablée par la chaleur, la poussière et les odeurs si caractéristiques de la capitale comme si j’avais été dans une bulle durant tout ce temps, isolée du reste du monde. En comparaison de la demeure impériale, les rues et les gens me parurent soudainement très sales et pauvres. Mes propres effluves de sueur me firent toutefois relativiser ma situation et je redescendis immédiatement sur terre.

    J’avais de toute façon autre chose à penser. En vérité, j’étais complètement bouleversée par ma toute récente “altercation” avec l’impératrice du Reilke, Ayshara. J’avais en partie obtenu ce que je désirais et pourtant je n’en étais pas particulièrement satisfaite pour autant. Ce qui avait été dit et conclu au cours du repas changeait drastiquement la façon que j’avais de percevoir et d'interagir avec le reste du monde, comme si les dernières années de mon existence n’avaient servi à rien. Pourtant les choses progressaient, mais peut-être pas tout à fait de la façon dont mon “ancienne moi” l’aurait voulu.

    Pour le moment, dans tous les cas, j’avais besoin de me changer les idées sans quoi je me sentais aussi bien prête d’imploser que de fondre en larmes en plein milieu de la rue. De l’alcool. Il me fallait de l’alcool. Je me ruais dans la première taverne se présentant à ma portée avant de me poser au comptoir. J’ignorais encore que des yeux attentifs avaient toute leur attention rivée sur moi.

    “ Donne-moi à boire. Quelque chose de fort. ”

    Je jetais sur le bar mes maigres économies tandis que le tavernier se retournait pour attraper une bouteille en hauteur.

    “ Z’avez le visage et l’attitude de quelqu’un de troublé… ou qui veut oublier. ”

    Déjà suffisamment sur les nerfs et impatiente, je lui arrachais la bouteille des mains, ne lui laissant pas le temps de se saisir d’un verre.

    “ Ta gueule. ”

    Non. Je n’étais pas d’humeur à faire de la psychologie de comptoir. Je portais le goulot à mes lèvres et le liquide translucide qui s’en écoulait vint rapidement me brûler le fond de la gorge.

    “ ‘Veux pas en parler… ”

    Sentant qu’une peine profonde montait en moi et qu’une larme timide pointait à la commissure de mes lèvres, je tournais les talons en direction de la sortie, biberonnant ma réconfortante amie.

    “ Garde la monnaie. ”

    Le temps que le tenancier n’ait eu le temps de faire le compte des piécettes étalées devant lui pour se rendre compte qu’il n’y avait clairement pas assez pour la bouteille entière, j’étais déjà retournée à la poussière de la rue. De nouveau dehors, et sans doute sous l’effet de la boisson, le soleil me parut encore plus mordant et moqueur qu’il y a quelques instants et je cherchais alors refuge dans une ruelle ombragée, me laissant guider par le flot de la foule.

    J’eus tôt fait de venir à bout du contenu de la flasque en verre et, constatant que je ne me sentais pas vraiment mieux, loin de là, je m’en débarrassais sur le côté de la chaussée, manquant d’éborgner un mendiant qui se trouvait là et dont les insultes ne parvinrent pas à atteindre l’orée de ma pensée. Malgré mon esprit embrumé, je ne cessais de tourner et retourner dans ma tête les paroles échangées avec la reine. Avais-je fait le bon choix ? Était-ce vraiment ce que je voulais ? Cela en valait-il finalement la peine ?

    En proie à mes songes comme un revenant ne pouvant trouver le repos, j'errais sans but dans les boyaux de la ville, laissant mes pas me guider là où ils le désiraient, prenant tantôt à droite, tantôt à gauche, mais en m’assurant toutefois de toujours m’éloigner du palais. Les heures se succédèrent ainsi sans que mes humeurs ne parviennent toutefois à s'apaiser et je franchissais finalement l’enceinte de la ville et m’enfonçais dans le désert, suivant à demi-consciemment une piste laissée dans le désert. J’avais toutefois eu le temps de digérer tout l’alcool ingéré et une migraine commença doucement à s’installer. Le comble.

    “ Manquait plus que ça. ”

    Les traces en question me menèrent finalement jusqu’à un marché improvisé, petite oasis de sérénité non loin de la fourmilière grouillante de vie. Qu’on ne s’y méprenne pas, l’endroit n’était pas dépourvu de vie mais il n’était pas secoué par la même agitation frénétique qu'à l'intérieur des murs de la capitale. Ici, l’espace était judicieusement partagé entre échoppes et passants et l’on pouvait prendre le temps de flâner parmi les épices, soieries et viennoiseries mielleuses qui embaumaient l’air de fragrances sucrées. Pour la première fois depuis le début de cette journée, j’eus l’impression de pouvoir respirer enfin, comme si l’on m'exorcisait de l’hystérie qui habitait les habitants des grandes villes.

    Je me glissais au milieu des passants, jouant le jeu des maraîchers et vendeurs à la sauvette, me laissant entraîner d’un coin à l’autre du marché selon que l’on m'interpelait pour sentir tel parfum ou goûter tel produit. L’après-midi s’écoula ainsi et bientôt, le soleil entreprit son ultime course avant de se jeter dans la mer pour y disparaître jusqu’au lendemain.

    La place se vidait déjà de son monde et les étals étaient réorganisés et rangés de sorte qu’il ne reste plus rien du marché florissant d’il y a encore une poignée de minutes. Encore quelques instants et l’endroit serait rendu au désert. J’allais prendre une ultime inspiration chargée de senteurs quand on m’interpella. Une voix masculine, provenant de derrière moi dont le propriétaire semblait en savoir plus sur moi que l’inverse. Une ombre s'immisça sur mon visage. Je ne serais donc jamais tranquille.

    De quoi s’agissait-il encore ? Un mercenaire envoyé pour me menacer ? Un pochtron que j’aurais offensé au détour d’un bar ou d’une ruelle ? Quoi qu’il s’agisse, ce n’était pas le bon jour pour me chercher des noises. Ma mauvaise humeur était instantanément revenue et lorsque je me retournais les traits de mon visage étaient déjà déformés par la contrariété, la méfiance et la colère. Mes pupilles ambrées se posèrent sur le gêneur, le détaillant de haut en bas. Il n’avait ni l’air ni la stature d’un garde ou d’un mercenaire et encore moins celle d’un ivrogne. En fait, ses manières, ses habits et cheveux soyeux me hurlaient le contraire.

    “ Et toi, t’es qui pour commencer ? ”

    Lui avais-je lancé d’un ton froid qui tranchait sévèrement avec le ton calme et mielleux de mon interlocuteur. Sur le moment, je n’avais aucune idée de l’identité de la personne qui venait de se présenter à moi. L'on aurait pu croire à un noble mais pourtant, aucun aristocrate viendrait se perdre si loin de sa capitale sans escorte… ou sans une très bonne raison, ce qui renforça encore davantage ma méfiance envers le bellâtre dont je ne pouvais nier la finesse de se traits.

    “ Qu’est-ce que tu me veux d’abord ? ”

    Les explications ne tardèrent pas à venir et mes yeux s’écarquillèrent, le souffle coupé comme si je venais d’encaisser un coup de poing dans l’estomac. Son nom ne me disait rien, évidemment, pas plus que son visage. Mon esprit avait pris grand soin d’occulter la plupart des détails de cette époque si bien que seules quelques bribes me revinrent en mémoire.
    Je me souvint en effet qu’à mon réveil, après son accès de rage, un groupe était intervenu soi-disant pour nous libérer et arrêter les responsables. On fit toutefois le choix de me laisser en pleine détresse pour sauver ceux qui pouvaient encore l’être. Craignant une autre ruse et effrayée par l'enchaînement des événements, j'avais rassemblé le peu de biens qui me restait et j’avais pris la poudre d’escampette à travers le désert, laissant derrière moi les ruines de ce lieu maudit s’embraser, jurant de faire payer au centuple les responsables.

    Un court moment me fut nécessaire pour reprendre mon aplomb. J’ignorais encore comment ce dénommé ”Zéphyr”, si tant est qu’il s’agisse de son véritable nom, avait retrouvé ma trace et s’il s’agissait d’une menace potentielle. Je restais toujours sur la défensive, le méandre de mes souvenirs s’agitant derrière mes pupilles flamboyantes. Comme à l’époque, l’air se mit à vrombir autour de moi et l’acier de ma lance se tordait au rythme des battements de mon cœur comme si elle semblait vouloir prendre vite. La paranoïa et les émotions accumulées au cours de la journée altéraient mon jugement et, à l’image d’un rat acculé, j’étais prête à lui sauter à la gorge si je venais à me sentir un tant soit peu en danger. J’ignorais d'abord sa question, préférant d’abord m’assurer des intentions du personnage qui se tenait calmement devant moi.

    “ Et… comment tu m’as trouvée ? ”

    La question pouvait sembler un peu naïve. Je ne doutais pas, en mon for intérieur, qu’une guerrière à la crinière platine se promenant avec dans son dos une imposante lance en métal soit particulièrement difficile à repérer et suivre en pleine ville. Ce que je cherchais surtout, sans parvenir à le formuler correctement, c’était de savoir depuis combien de temps j’avais été ainsi observée à mon insu. Une heure ? Une journée ? Un mois ? Plus encore ? La soudaine éventualité d’avoir été surveillée comme une enfant un peu turbulente que l’on voudrait garder à l'œil depuis ma “libération” me fit frissonner de dégoût. Ma vie ne valait-elle donc pas mieux que celle d’un animal de laboratoire ?

    “ Réponds. ”

    Il était évident que je camperai sur mes positions tant que le flou autour de cette rencontre n’aurait pas été levé.
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    Zéphyr Zoldyck
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  • Dim 11 Fév - 21:05
    Indifférent aux marchands qui débarrassent petit à petit leurs étals, Zéphyr regarde la jeune femme qui l’intéresse et il comprend rapidement que celle-ci n’est pas de très bonne humeur. Son regard fermé, ses yeux hostiles, son attitude brusquement sur le qui-vive : tout indique qu’il n’est pas le bienvenue, et pourtant, ce n’est pas ça qui va effrayer le conseiller royal. Bien sûr, la demoiselle le dévisage de haut en bas, et avec un léger sourire sur les lèvres, le maître-espion la laisse faire. Il ne peut lui en vouloir puisqu’il l’a abordée à l’improviste ; et puis, tout indique également qu’ils viennent de mondes différents, puisque le guerrier n’a pas troqué ses vêtements du palais pour des tenues plus passe-partout. Enfin, sa houppelande noire a l’avantage de lui donner quand même un peu de discrétion, en recouvrant entièrement, mais Kassandra est suffisamment proche pour voir ses habits propre à la noblesse reikoise.

    La maîtresse de métal, a contrario, n’a rien d’une femme de la cour. Ses cheveux étincelants sont davantage rebelles que soyeux, sa peau mâte et brunie par le soleil montre qu’elle n’a pas eu une vie de confort, et sa silhouette fine ainsi que ses muscles  noueux indiquent qu’elle sait se battre depuis toujours. Outre son aspect physique, c’est surtout son ton direct et provoquant qui confirme qu’elle n’a rien de bourgeois dans les veines, mais les Astres savent à quel point cela peut être une grande qualité. Zéphyr apprécie d’ailleurs beaucoup plus la franchise que les mots enjoliveurs de quelques aristocrates mielleux et sournois et il n’est donc pas offusqué par l’attitude peu agréable de la Reikoise. C’est néanmoins à lui de se présenter, et voilà que l’intéressée écarquille les yeux quand elle arrive quelque peu à situer le bretteur dans le grand parcours de sa vie. Enfin, grand parcours… C’est peut-être vite dit, en un sens. Car hormis survivre dans son école, Kassandra n’a jamais pu vivre pour elle-même. Et à présent, elle est comme un feu follet capable de tout embraser sur son passage, à cause de son cœur trahi et de son âme blessée par la cupidité de quelques docteurs fous, radiés par les forces médicales du pays. M’enfin, il est toujours temps de rebondir… Le maître-espion veut juste s’assurer qu’elle rebondisse dans la bonne direction.

    Evidemment, cela ne veut pas dire que ce sera facile. La preuve : l’air ne semble-t-il pas vombrir et la pointe de sa lance ne semble-elle pas être prête à se mouvoir au moindre désir de sa maîtresse ? L’homme rompt un instant le lien visuel pour jeter un œil à son arme, mais s’il en prend conscience, il ne bronche pas et ne montre pas de signes de frayeur. Au contraire, il ramène son regard sur le visage de la belle et lève légèrement les mains en signe de paix :

    - Je ne viens pas en ennemi. Ni en examinateur. Ou quoi que ce soit d’autres que tu t’imagines. Une légère pause. Je conçois que ton pouvoir est relativement fascinant et même très rare, mais je pense que ce serait une mauvaise idée d’attirer l’attention des marchands, voire même des gardes en patrouille.

    Encore que, elle ne peut mal en sa présence, mais autant ne pas jouer là-dessus dès le début de leur rencontre. Ce qui est certain, par contre, c’est que Kassandra a l’attitude d’un chat sur la défensive, tel un félin qui a le poil hérissé et qui a toute griffe dehors. Peut-être est-ce parce qu’elle n’a pas encore de véritables repères ou d’autres connaissances sur qui compter. Peut-être parce qu’elle a aussi tendance à voir tout le monde avec méfiance depuis ce qu’il lui est arrivé.

    - Je t’ai trouvée grâce aux rumeurs qui se sont répandues ce matin, lâche-t-il de but en blanc. Il paraît que tu as abordé l’Impératrice en personne alors qu’elle était au seuil de sa demeure. C’est d’une audace remarquable, fait-il avec un sourire appréciateur, mais forcément, cela a vocation à attirer les regards et à susciter les mumures. Il faudrait juste veiller à ce que le peuple ne pense pas qu’on puisse avoir une audience gratuite avec sa Majesté en utilisant les mêmes subterfuges. Pour le reste, il n’a pas été difficile de te retrouver quand on sait à qui demander.

    Les marchands alentours qui sont proches du palais par exemple, mais dans leur cas immédiat, ses hommes avaient fait le reste. Puis, il y a un autre point qui justifie qu’elle ait été surveillée, et Zéphyr le précise assez rapidement.

    - Du reste, puisque nous sommes intervenus pour détruire cette école qui vous servait en fait de prison, nous cherchons aussi à voir comment ceux que nous avons tiré de là se réintègre dans l’Empire. D’où ma présence.

    Kassandra ne décèlera pas une pointe de dissimulation dans les propos de Zéphyr et celui-ci lui lancera un regard qui se veut calme et apaisant.

    - Je répète donc ma question. Est-ce que tu as un lieu où aller ? Une bourse pour t’en sortir dans les jours qui viennent ? Un projet – autre ton… amertume pour tes bourreaux – que tu aurais envie de réaliser ?

    Le conseiller a une légère moue méprisante face à ce qu’il va dire et il ajoute :

    - Tous les élèves que nous avons retrouvés ont été vendus par leurs parents. Des ordures, cela va sans dire. Evidemment, certains ont toujours pu être naïfs et de bonne foi, mais cela reste peu probable… Dans le cas de la jeune femme, il doute particulièrement que ce soit le cas. Je présume que tu ne comptes absolument pas renouer avec eux. A moins que tu ne veuilles leur faire une visite ce soir.

    Et dans ce cas-là, il vaut peut-être mieux qu’il l’accompagne, histoire de voir comment la demoiselle règle ça.
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