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  • Sam 22 Oct - 21:49
    An I, octobre

    Quelle idée stupide, ce pèlerinage vers ses terres d'origine entre deux missions pour le Reike. Enfin, au moins, le temps était plus mauvais par ici et le soleil était moins complexe à gérer. Elle n'était pas contrainte de se promener couverte de voiles en permanence.
    Elle ne fut pas particulièrement surprise en découvrant Sancta dévastée et livrée aux morts-vivants. Elle n'y était plus vraiment attachée et ne s'y sentait liée que par une vague nostalgie. Elle avait appris depuis longtemps que, les décennies passant, les lieux mutent pour ne plus ressembler à ce qu'elle avait connu. La plupart des lieux n'existaient plus que dans sa mémoire.

    Un court passage de quelques jours lui avait suffit pour constater la dévastation de Sancta, et elle se remit en route pour Ikusa. Dans une forêt profonde, en suivant un sentier plutôt destiné aux animaux, la faim la tenaillait. La rareté des vivants, dans le coin, devenait problématique pour se nourrir. Ce n'était pas le sang de quelques rats et lapins qui allaient la faire tenir longtemps, et si elle faisait encore des mauvaises rencontres en étant affaiblie, elle risquait de ne plus s'en sortir. Il lui fallait du sang humanoïde, chaud, pulsant dans des veines vigoureuses.

    Elle pensait avoir trouvé ce qu'il lui fallait sous la forme d'un jeune homme se reposant sous un grand chêne. En s'approchant de lui à pas de chats pour venir lui crever la jugulaire d'une morsure goulue, elle fut frappée par la déception, s'arrêtant net avant de conclure son geste. Pas de pouls, froid, mort.
    Alors qu'elle était penchée sur lui, le jeune homme ouvrit pourtant les yeux.

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  • Mar 25 Oct - 10:47
    Pelerinage de sang


    C’était une bonne journée pour moi, le soleil ne se montre pas et cela m’arranges bien. Cela doit faire trois mois que j’erre dans les parages d’une Sancta en ruine, peuplé seulement de mort et de moins mort, j’hésitais à rejoindre Maël. J’ai pris la route il y a quelques jours m’enfonçant dans la forêt dans n’importe quelle direction, le voyage était plus important que la destination, le plus important était de m’isoler. Je pensais qu’être loin de tout m’aiderait à faire le point sur ma condition.

    Cela faisait trois mois que j’avais changé d’identité, de vie. Trois mois que j’étais devenus une créature de la nuit et que je ne savais pas de quoi serait fait le lendemain, mais je ne comprenais pas ce que cela impliquait. La grande différence entre savoir et comprendre.

    Bien sur l’idée de s’isoler n’était pas bonne, je ne trouvais pas grand-chose à me mettre sous la dent, quelques lapins ou autres petites bêtes. Mais aujourd’hui cela changerait, j’en étais presque sûr, j’avançais sur le chemin dans mes pensées jusqu’à ce qu’une odeur me sorte de ma concentration, une odeur qui réveillait la chose présente dans ma gorge et mon esprit et qui me poussait souvent à la sauvagerie. Pas une odeur de viande grillée qui m’ouvrirait l’appétit, mais une odeur d’humain, d’elfe et peut être même un orc. Bien sûr, j’avais faim, je ne m’étais toujours pas fait au fait que certains de mes sens se développaient de façon inattendue avec mon appétit.

    J’avais pris la décision de m’éloigner pour attendre la nuit de m’éloigner pour attendre la nuit, le moment où les hommes seraient moins attentifs. Quelque chose me dérangeait et j’avais mis un moment à comprendre ce qui était si pesant dans mon esprit, le silence, voilà ce qui me dérangeait. Les animaux était si silencieux que je me demandais si j’étais encore au milieu des bois, est-ce que c’était à cause du camp d’homme ou était-ce ma présence ? Je n’aurais sûrement pas la réponse sur la nature du prédateur qui apeurait les pauvres bêtes sauvages.

    J’avais retiré mon épée de son fourreau dorsal pour la poser sur le tronc que j’avais choisi pour me reposer, mon épée d’un côté du tronc moi de l’autre. Comme ça, elle restait à portée de main, mais si quelqu’un arrivait, il ne verrait pas les deux en même temps, soit l’épée soit moi. Je n’avais gardé que ma paire de Couteau dao dans leur fourreau unique et le stylet dans la tige de ma botte droite.
    Je m’étais adossé sur ce chêne qui devait être là depuis plus de temps que la majorité des personnes du Sekai. Mon esprit commençait à s’échapper, je fermais les yeux essayant de trouver une paix que je ne connaissais plus depuis un trimestre ou une éternité, la chose attendant toujours sa ration de sang et de sauvagerie ne me quittant jamais. Comme d’habitude, je n’avais pas trouvé le sommeil, pas que j’en avais réellement besoin, mais cela m’aurait permis au moins d’arrêter de penser, d’arrêter de revenir sans cesse sur cette chose que je n’arrivais même pas à comprendre plus qu’en surface.

    La forêt était toujours aussi calme, il n’y avait presque aucun bruit mise à part celui du léger vent dans les feuilles d’automne. Une sensation étrange se mit à grandir, envahissant mon esprit pour finir par m’obséder. Mon instinct se divisa d’un côté, il me disait d’attraper mon épée pendant que la chose me soufflait de rester calme. Ma position laissait penser que je dormais adosser à mon arbre.

    Un étranger s’approchait de moi, j’étais tenaillé entre l’envi d’engager un combat sans même voir ce qui me faisait face ou encore attendre. A chaque pas, je faisais tout pour paraitre encore endormi. J’essayais de me concentrer sur mon odorat, mais je ne sentais rien comme si cette présence n’était que la matérialisation de la chose. Mais le souffle que je sens sur ma gorge déclenche l’action de mon instinct, ma main glisse sur le manche de ma paire de dao, mais je bloque au moment de tirer la lame du fourreau pour entailler l’étranger.

    La chose me murmure que la position de l’étranger devrait m’être familier, le souffle dans mon cou, tout s’éclairci.


    [Est-ce un vampire ? Est-ce que je peux sentir un vampire est ce que je peux me nourrir d’un vampire ? ]

    Quand j’ai ouvert les yeux, j’ai aperçu une jeune femme mais ses yeux verts trahissaient l’expérience, son teint pâle avait tendance à confirmer ma première pensée. Je sentais une lueur d‘espoir naître en moi, j’imagine que cette lueur était visible dans mes yeux jaunes.

    J’avais saisi sa main, espérant vraiment que mon intuition soit la bonne.




    « Dites-moi que vous êtes une vampire. »

    Ma voix a eu du mal à prendre son timbre habituel, il était à la limite du plaintif. A mon oreille, ce ton de voix me fit reprendre mes esprits. Je me suis redressé, je ne pouvais pas passer pour un gamin pleurnicheur. J’ajustai ma cape, vérifiant au passage la position de mon médaillon à la tête de loup et repris d’un ton plus assuré.

    « Excusez-moi j’oublie les bonnes manières. Je suis le Baron Anno Eskiath et sur l’honneur, j’aurais surement besoin de vous. »

    Tout en m’adressant à la jeune femme, je m’inclinai dans une révérence exagérée comme l’aurait fait le véritable Anno Eskiath.


    CENDRES
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  • Mer 26 Oct - 4:23
    Je frémis lorsqu'il me saisit la main. C'est si simple, comme geste, et d'un naturel déconcertant chez ce garçon. Cela fait des années que l'on ne m'a pas touchée peau à peau, c'est moi qui touche l'autre d'ordinaire, et souvent pour tuer. Ce contact surprise, ajouté à la frustration de la soif, me fait reculer d'un coup.

    — Vous faites bien d'oublier les bonnes manières. Nous somme loin de la cour, et l'étiquette ne nous nourrira point.

    Je le fixe de mes yeux verts comme des émeraudes mortes et figées.

    — J'imagine que nous ne pouvons nous masquer l'un à l'autre. Aurilia Steren, vampire assoiffée.

    J'imite sa révérence, avec un brin de méchanceté. J'ai si soif. Je le détaille encore : il semble intelligent, vigoureux, il ferait un compagnon de route appréciable en ces tristes contrées.

    — Qu'est-ce qui vous amène ici, jeune baron ? Où sont vos bannerets, votre cheval, votre escorte ? Pourquoi cherchez-vous une vampire avec tant d'espoir ?

    Tandis que nous parlons, je me laisse envahir par les effluves de la forêt en quête d'une proie. Un survivant, un vagabond, n'importe qui ferait l'affaire. Le silence omniprésent révèle la terreur des êtres vivants qui survivent encore à proximité. Lentement, les restes fugaces d'une piste humaine se dessinent via mes narines, et j'entrevois la possibilité de traquer le pouls de cette proie fugitive.
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  • Ven 28 Oct - 15:21
    Pelerinage de

    Je ne pouvais me défaire de mon habituel sourire aimable qui à ce moment avait bien plus de sens que les autres fois. Elle m’avait confirmé qu’elle était bien une vampire. Jamais je n’aurais imaginé pouvoir être aussi heureux de croisée un vampire, il y a encore quelques mois jamais je n’aurais pensé pouvoir discuter avec un immortel.

    Je ne savais pas par où commencer, ce que je pouvais dire et surtout ne pas dire. L’époque où je me cachais derrière l’ombre du Baron me paraissait si loin et en même temps si proche, mais j’étais devenu cette ombre. À ce moment, j’avais besoin d’aide donc j’avais décidé d’adopter l’honnêteté avec la femme qui lui faisait face.


    - Elle ne nous nourrira pas, mais elle nous différencie des animaux.

    Cette phrase me faisait rire, je m’étais toujours considéré comme un animal en costume.

    - Je ne sais pas par où commencer cela fait trop longtemps. Vous êtes la première vampire que je rencontre et la première personne que je n’ai pas envie de tuer au premier coup d’œil.

    Je m’interrompis, réfléchissant un instant comment formuler ma réponse, mais au final les mots s’enchaînèrent tout seul.

    - Justement, je suis ici, car je n’arrive plus à côtoyer d’autre vivant. Tout ce qui faisait de moi un Baron n’est plus, hormis mon titre et mes armoiries, depuis que mon domaine a été pris d’assaut par un groupe de vampire. C’était le jour suivant la destruction de Sancta. Je suis le seul survivant et surtout, je suis devenu un… Vampire

    Ce dernier mot fut si dur à prononcer, j’avais beau le penser tous les jours depuis trois mois, mais c’était la première fois que je me l’avouais, que je l’avouais à quelqu'un d’autre à voix haute comme si cela était une honte ou comme si j’annonçais que j’allais mourir alors que techniquement je ne pouvais plus mourir.


    - Depuis je… ne sais pas quoi faire, dès que je m’approche d’un humain, je peine à me contrôler. Quelque chose me pousse à vouloir absolument me nourrir d'eux, mais une partie de moi bloque. Pour l’instant, je me nourris surtout d’animaux, mais je n’ai pas l’impression que mon corps ne s’en contente pas. N’avons-nous pas le choix de notre régime alimentaire ?

    Je n’arrivais pas à expliquer pourquoi j’étais à la limite de perdre tout contrôle, mais je sentais que mon corps se bridait dans son potentiel, était-ce le fait que je n’acceptais toujours pas ma nature. Je m’étais déjà nourri d’humanoïdes, mais seulement quand j’étais en crise de « faim. »


    - Je n’arrive pas à comprendre ce que nous sommes, comment gérer ses besoins, savoir si nous avons moyen de nous intégrer dans ce monde ou nos voisins devrait être notre garde mangé.

    Mes pensées s’emballaient, s’embrouillaient. Je ne savais pas réellement si je voulais ses réponses si au final, elle avait une réelle importance. Juste avant de rencontrer Aurilia, j’avais pour la première fois décidé d’aller me nourrir sur d’autres humanoïdes, peut-être était ce que je commençais à accepter la chose qui habitait ma gorge et une partie de mon esprit.

    - Je dois vous étonner avec mes questions digne d'un enfant. Je pense que vous êtes la seule à pouvoir m’aider à comprendre.

    J’hésitais quelques instants avant de reprendre.

    - Si vous voulez bien m’aider et que vous préférez discuter le ventre plein, il y a un camp un peu plus loin.

    J’espérais qu’avoir une collègue m’aiderait à passer le blocage, m’apporterais des réponses sur ce que j’étais devenus, peut-être même apprécié ce que je pourrais devenir.
    CENDRES
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  • Ven 4 Nov - 16:23
    C'est la première fois que je vois un vampire depuis bien longtemps. Ce n'est jamais plaisant de voir un vague reflet de sa propre condition, même si les affres existentielles où se trouve ce garçon ne sont plus les miennes.
    Aucun mot ne me vient pour exprimer mes condélances à ce jeune homme qui vient de tout perdre. Puis, mes yeux fatigués dans les siens :
    — Nous n'avons pas le choix. Nous sommes morts. Voyez votre condition de vampire comme une réincarnation. Le baron que vous étiez n'est plus. L'humain que vous étiez n'est plus. Mais quelque chose de vous est encore là, sous une nouvelle forme.
    Je m'approche, lui met les mains sur les épaules tout en lui parlant.
    — Puisque vous semblez ne pas vouloir devenir un animal, vous devrez utiliser votre immortalité comme une épuration de ce que vous étiez autrefois. Vous n'êtes plus contraint par le sommeil ni le temps, et le soleil n'est qu'une gêne dont on peut se défaire. Vous avez l'éternité pour sculpter une statue de marbre immaculé à partir de l'argile que vous êtes là, maintenant.
    Je me lèche les babines.
    — Mais pour jouir de cet avenir, il faudra aimer les ombres, et il faudra tuer autre chose que des lapins. D'autres doivent mourir pour que nous puissions vivre, et si cela nous rapproche des animaux, alors faisons de notre vie quelque chose qui vaut tant de sacrifices. Chaque fois que le sang d'autres hommes coulera dans votre bouche, demandez-vous pourquoi. Cela vous rendra fou ou vous poussera à la grandeur, mais dans tous les cas, vous serez fixé sur votre véritable nature.
    Il faut que je me taise. Je n'ai pas été aussi loquace depuis des mois. Rarement l'occasion de parler aussi ouvertement, surtout concernant ma nature. Mais nous risquons de perdre la piste.
    Je hume l'air, soudain. Il me confirme ce que je sens.
    —  Oui, je peux le sentir... Nous reprendrons plus tard, suivez-moi.

    Sans attendre qu'il s'active, je m'élance en foulées légères vers la source des senteurs : un petit campement, des réfugiés, des bandits, quelle importance... Ils sont cinq, armés d'épées de mauvaise facture et équipés de gambisons rapiécés, penchés, la salive au menton, autour d'un feu rôtissant quelques lapins.
    J'ai trop faim pour être subtile. Mon visage n'évoque plus que le faciès contracté d'un loup montrant les crocs. Je pénètre dans la lumière du feu et, faisant danser mes mains, invoque les ombres élémentaires pour trancher en deux, à la verticale, un des bougres les plus dangereux. Les ombres montent depuis chacun de ses pieds et se rejoignent à son entrejambe avant de le découper en un mouvement ascendant qui projette une pluie de sang tout autour. J'envoie les ombres saisir et immobiliser deux autres personnes, celles qui sentent le meilleur, et compte sur le Baron pour s'occuper des deux restant. Il nous faut garder des proies en vie, je me charge de les maintenir.
    Mais alors que je pense avoir la situation en main, le sifflement d'un carreau d'arbalète provenant d'un angle mort précède l'acier qui vient me percer.


    Pouvoirs : Ombre élémentaire palier III
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  • Mer 9 Nov - 13:24
    Pelerinage de


    Les premiers mots d'Aurilia me frappent comme un coup à l'estomac. Elle a raison, mais il faut réussir à l'accepter. À ce moment, j'aurais dû être submergé par un torrent d'émotions, mais il ne se passait rien, cela aurait dû me faire peur, mais même cela m'est interdit.

    Je souris légèrement quand elle parle de la réincarnation. Je ne sais pas si elle s'imagine à quel point c'est vrai pour moi. Ma transformation en Vampire, ma transformation en Anno Eskiath, je soupire en imaginant sa réaction et son jugement pour mon moment de faiblesse.

    Je réalise à ses mots que j'ai pris le problème à l'envers. Aurilia me dit qu'être un vampire n'est pas une malédiction, que je dois le prendre comme une bénédiction. Depuis ce jour, j'étais devenu plus rapide, plus fort et c'est justement en n'en tirant pas profit en restant sans autres ambitions que de survivre, de ne pas vouloir vivre que je resterais un animal. Le discours de la femme qui me fait face éveille quelque chose en moi. La chose qui m'habite recule dans ma gorge, diminuant sa pression sur mon esprit au fur et à mesure que les mots imprègnent mon âme. Je sens le blocage s'affaiblir, moins rebuter à l'idée de me nourrir de quelqu'un, confirmant le choix que j'avais fait avant de la rencontrer.

    Sa tirade continue sur le fait que je pourrais réellement me découvrir, j'ai l'impression qu'elle se livre comme jamais. Je commençais à comprendre ce que tout cela impliquait et de quoi je suis fait. Je n'étais pas fait pour côtoyer la grandeur, mais sûrement destiné à rester dans les ombres.

    Elle se concentre sur le repas à venir et se dirige vers l'odeur. J’hésite un instant, ne sachant pas si j’arriverais à me nourrir, j’attrape mon épée pour la recaler dans son fourreau dorsal sous ma cape. Je m’élance à sa suite, la rattrapant en quelques foulées. On ne met pas longtemps avant d’arriver devant un petit campement. L’odeur du lapin m’aurait fait saliver il y a quelques mois, mais aujourd’hui rien ne me fait envie. Il va falloir que je passe mon blocage, mais s'il faut que je mange.

    Aurilia se lance rapidement au combat, je tire ma lame dans un léger sifflement. Je la vois entrer dans la lumière et commencer à bouger les mains, l’ombre qui commence à apparaître créer un frisson qui me parcourt tout le corps, comme si elle entrait en résonnance avec quelque chose en moi.

    Je saute à mon tour dans la lumière, mes pas écrasent les feuilles mortes dans un bruit si léger qu’il est couvert par le crépitement de la graisse du lapin dans le feu. Je vois dans le coin de ma vision les ombres qui découpent un des hommes, immobilisant deux des quatre hommes restants. Dans un mouvement de poignets, ma lame décrit un arc de cercle dans un sifflement sinistre, l’homme qui me fait face à juste le temps de lever son arme sans verrouiller sa position. Je donne toute ma force dans ce coup, nos lames s’entrechoquent dans un grondement métallique, son arme lui percute le visage, explosant son nez et un bout de visage. La mienne est repoussée en arrière et je profite de ce nouvel élan pour faire un tour sur moi-même, place ma deuxième main sur le pommeau de mon arme et dans cet arc de cercle décapite l’homme. Son sang gicle et m’éclabousse le visage, je sens la faim refaire surface, la sauvagerie de la chose qui me pousse, je me passe la langue sur les lèvres, goutant pour la première fois au sang frais de plein grès… Et c’est surprenant, j’aime ce goût, le goût du sang que je n’avais jamais senti avant me réchauffant de l’intérieur tel une lampée réconfortante d’alcool au coin du feu.

    Je me tourne vers le dernier ennemi qui a eu le temps de bander son arc, essayant d’ajuster son tir. La corde claqua et la flèche commence à siffler, la chose refait surface. Je sens ma vision s’assombrir, quand ma main se lève et se contorsionne sans que je ne comprenne ce qu’il m’arrive. Mon pouce se plaque contre le côté de ma paume, pliant la dernière phalange. Mon index s’écarte de mon majeur, qui se serre contre mon annulaire. Mon auriculaire se replie. Une boule d’ombre se forme et vacille devant la flèche qui la traverse, ralentissant légèrement.

    Ma vision revient à la normale, quand je replace ma lame pour la prochaine frappe, en quelques enjambées, je réduis la distance entre l’archer et moi, la pointe de ma lame effleure le sol jusqu’au moment où je la relève en grognant. Le bois de l’arc craque puis cède sous la puissance du coup. Le fer dévie à l’impact et déchire l’armure et la poitrine de l’homme.

    Je me retourne en souriant pour faire face à Aurilia, je suis prêt à accepter entièrement ce que je suis. Mon sourire s’efface quand je la vois, main plaquée à l’endroit où la flèche la frapper. Je me dirige vers elle et la chose me souffle une autre position de main, plus simple mais importante. Je tends la main vers nos deux prisonniers, paume vers les bas, doigts tendus et dirige mon majeur vers le sol. Mon ombre se tord et se dirige vers eux enserrant leurs poignets et leurs chevilles.

    Je me place du vampire.


    - Vous allez bien ? Vous pouvez lâcher votre sort, j’ai… Pris le relais, je ne sais pas comment, mais mon... ombre... les as... ligoter.

    Je préfère ne pas trop réfléchir à ce qui vient de se passer, je ne maîtrise pas la magie d’ombre, est ce que j’ai pu utiliser celle d’Aurilia. Est-ce que la transformation m'a aussi donné ce pouvoir ? Je me sens complètement perdu, mais pour l’instant la priorité, il faut que je m’occupe de ma collègue.


    CENDRES message 3
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  • Dim 27 Nov - 21:16
    Il sait se battre, c'est une bonne base.
    D'expérience, il me semble que la flèche qui me perce le bras n'a pas traversé quoi que ce soit de trop important, mais ce bras sera foutu pour un moment ou jusqu'au prochain festin. Je ne suis pas certaine que ces quelques malandrins suffiront. Profitant de l'aide du jeune homme, je brise la flèche et l'extrait, puis m'approche des vagabonds que nous tenons prisonniers dans notre étau d'ombre commune.

    Coulant un regard en arrière vers le nouveau vampire, elle s'apprête à déchirer la gorge de l'homme le plus proche (et le moins laid, elle gardait ses exigences malgré les circonstances), curieuse de voir la réaction de son compagnon de route. Affamée, elle se plonge dans la jugulaire de la victime et, sans aucune forme de manière, le vide en quelques goulées absolument inhumaines. L'homme exsangue s'effondre. Les yeux voilés, la bouche dégoulinante, elle s'assoit, constatant que les tissus de sa plaie commencent déjà à se refermer superficiellement. Elle a encore faim mais ils ont été trop brutaux et il n'y a plus de pouls. Peut-être y en a-t-il qui se cachent à proximité.
    Quoi qu'il en soit, elle fixe le jeune homme, curieuse de ce qu'il va faire, sa victime toujours prise dans les ombres.
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  • Sam 3 Déc - 18:30
    J'essaie d'apporter mon aide comme je peux pour retirer la flèche du bras d’Aurilia, la blessure n’est pas belle, mais elle survivra. Je ne la vois pas s'inquiéter plus que ça avant qu'elle se dirige vers nos prisonniers. Mon sourire renaît, je ne serais pas comment j’aurais réagi si la première personne capable de m’aider ce serait fait trouer la peau. Mon regard se pose sur les ombres, je sens une des parties des ombres résonné avec moi pendant que l’autre ne provoquait rien, c'était bien moi qui avais créer une partie de ses ombres, cet état n’avait pas qu'améliorer mes performances physique.

    La vampire continue de s'avancer, jusqu'à arriver au niveau des hommes qui transpirent la peur. Je ne sais pas ce qui a réellement changé, mais je ne sentais plus l'odeur de la forêt, seulement l'odeur de cette peur qui était hypnotisant, appétissante. Aurilla choisit sa victime avant de me jeter un regard pour vérifier si j'ai encore le blocage que j'avais mentionné un peu plus tôt. La chose est toujours présente dans ma gorge, mais plus rien d'autre.

    Les dents du vampire déchirent le cou de l'homme, une grimace de souffrance déforme son visage alors que ses yeux d’injecte de sang et une larme coule le long de sa joue alors que sa vie s'éteint. La chose se répand en moi guidant ma conscience sans prendre réellement le contrôle, le corps s'effondre livide au moment où Aurilia fini se nourrir. Elle se pose au sol, le regard voilé par quelque chose que je ne comprends pas encore, la bouche dégoulinante de ce liquide de vie carmin.
    J'avance d'un pas lent, commençant à me délecter de la peur du survivant, jamais je ne m'étais rendu compte du plaisir que donner ce pouvoir que je pouvais exercer sur les gens « normaux ». J’arrive juste devant l’homme et plante mon regard d'ombre dans le sien, je lève doucement mon épée, la rapprochant de son torse. Le plat de ma lame se pose sur le tissu avant de descendre dessus, maculant la tunique du sang de ses ex-compagnons.
    Une fois ma lame essuyée, j'effectue un moulinet qui effleure l’homme dans ce sifflement sinistré caractéristique, avant d’écarter un pan de ma cape et de la glisser dans son fourreau ouvert.

    Je me glisse pour être quasiment collé à ma futur victime, posant ma main sur sa tempe pour mieux atteindre son cou. Il essaye de bouger, mais il est toujours bloquer par les entraves d’ombre, je commence à m’approcher de sa peau nue. L'homme se débat, se disloque l’épaule dans cet élan de survie, mais rien n'y fait. Quand j'ouvre la bouche, je sens que la chose se retire légèrement pour me laisser entièrement le dernier choix.
    Après un léger instant de flottement, mes dents déchirent la peau de l'homme et son sang afflux dans ma bouche. Le goût est divin, dépassant tout ce que j’imaginai. Au fur et à mesure que je me nourris, je sens la chose se diffuser complètement, emportant avec elle m’a conscience. Tout m’apparaît clairement, il n'y a jamais eu de chose, les sentiments qui me paraissait si creux désormais n'était qu'une machination de mon esprit qui n’acceptait pas ce que j'étais devenu.

    Le fait de me nourrir, pousser par… Mon instinct finalement, m'ouvre l'esprit. Je perds la notion du temps, m'enivrant de ses nouvelles sensations me délectant de ce sang comme d'un très bon millésime. Je laisse tomber ce corps qui n'a plus d’intérêt pour moi.

    Pendant un instant, je ne bouge pas savourant l'instant, oubliant tout ce qui m'entoure. Mon environnement réapparaît autour de moi, je me tourne vers ma professeur du moment, la détaillant du regard, trop enfoncer dans mes plaintes, je ne m'étais même pas rendu compte de la beauté de la dame même avec son air dur. Je me dirige vers elle d'une démarche légèrement avinée avant de lui adresser un sourire aimable et une révérence sincère, je parcours la petite distance qu'il reste avant de me laisser tomber à ses côtés. Mon esprit reste légèrement embrumé, les contours de ma vision est voilé, de couleur chaude. Je ne sais pas par où commencer, je prends une légère inspiration, vestige de mon ancien moi.

    - Merci

    Juste un simple mot, plus proche du soufflé que du parler. Aucun mot ne pourrait réellement représenter ce que je ressens actuellement, je sais juste que grâce à elle, je pourrais enfin avancer.

    - Je ne sais pas quoi dire. Comment vous remercier. Je vous dois ma vie ou ma non-vie, devrais-je dire.

    Une suite d'images s'impose dans mon esprit, je lève ma main et place mes doigts en arc de cercle dans la continuité de ma paume et recule mon majeur en repliant légèrement mes dernières phalanges. Une ombre se forme au centre de ma main avant de se changer en pique avant de prendre la forme d'une lame. Au moins, le doute sur ma maîtrise des ombres est levé.
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