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  • Lun 31 Oct - 23:45
    Le Drakyn se tenait agenouillé devant le petit autel de fortune qu’il avait confectionné de ses mains. Sur celui-ci étaient soigneusement disposés deux cierges allumés, accompagnés de deux petites statuettes. Les deux effigies n’étaient pas finement ouvragées, l’on pouvait distinguer deux silhouettes humanoïdes dotées de cornes. Elles avaient été taillées grossièrement dans une essence de bois tendre. Une fine entaille réalisée avec un certain soin permettait aux deux petites sculptures se s'emboiter, l'assemblage n'était pas parfait, mais il permettait de comprendre que la plus grande pouvait porter la plus petite. Une petite ouverture dans le toit permettait à un petit rayon de soleil d’illuminer faiblement l’autel. Ses yeux clos, le Drakyn se redressa finalement au bout de longues minutes, son regard mélancolique se posa sur les deux statuettes.

    - Vous me manquez terriblement…

    Furent les seuls mots qui quittèrent sa bouche. Le passé se révélait parfois être aussi une force qu’une faiblesse et ça le Drakyn le savait sans doute mieux que personne. Malgré lui son regard se posa ensuite sur un vieux coffre poussiéreux qu’il avait laissé dans un coin dans la pièce principale. Le passé avait beau être enfermé à double tour, il était tout compte fait toujours présent dans un coin de son esprit. Le coffre ne contenait pas que son passé, mais aussi une partie de lui-même, celle du soldat qui avait toujours combattu pour défendre son foyer, celui qui avait vu et tué plus que quiconque.

    Le charpentier quitta son humble demeure en baissant la tête pour ne pas se cogner contre l’embrasure de la porte, ce problème était assez récurrent dès qu’il s’agissait de pénétrer dans une habitation. Rares étaient les endroits où il pouvait progresser sans craindre de nettoyer les toiles d’araignées avec le sommet de sa tête. Le Drakyn remonta la grande rue, aujourd’hui il avait un rendez-vous à honorer concernant de possible réparation sur la toiture d’une forge située à quelques rues de son habitation. De ce qu’il savait, il était le ce travail, il lui arrivait parfois de devoir faire front commun avec différents corps de métier, mais il n’avait jamais été un grand sociable et cela ne c’était pas vraiment arrangé avec le temps. Il préférait travailler seul et à son rythme plutôt que de devoir rendre des comptes à un contremaître plus préoccupé par l’argent que par le travail bien fait.

    Une dizaine de minutes de marche lui suffire pour atteindre la forge. De l’extérieur, le bâtiment semblait relativement en bon état, à première vue il ne distingua pas de défaut dans la toiture, pas d’affaissement ni de gondolement. Il allait bien sûr falloir vérifier tout cela depuis les combles, mais c’était au moins une bonne nouvelle. Le Drakyn se posta devant de la porte principale et toqua trois fois de suite, peut-être un peu plus fort qu’il ne l’aurait souhaité, mais au moins si quelqu'un se trouvait à l'intérieur il l'aurait forcément entendu.
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    Cyradil Ariesvyra
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  • Jeu 3 Nov - 11:45
    Les affaires allaient de bon train au sein de la forge familiale. Cyradil avait réussi à trouver une routine agréable entre son travail ici et celui dans les forces médicales reikoises. Les gens étaient compétents et pouvaient même gérer l’établissement pendant ses expéditions. Certains d’entre eux avaient bien connu son père, le fondateur de ses lieux dont la jeune femme faisait passer pour son grand-père en raison de l’écart générationnel. En effet, sa transformation en liche l’avait dépourvue de la faculté de pouvoir vieillir et elle se devait, pour son propre bien, cacher sa véritable nature. Elle craignait qu’une exposition publique ne déclenche de fâcheux évènements et elle ne possédait plus ses connaissances d’antan pour pouvoir se défendre efficacement.

    Quoi qu’il en fut, aujourd’hui, la jeune blonde avait fait appel à un artisan afin de réaliser une révision de sa forge. En effet, cette dernière devait avoir autour des cent cinquante ans et bien que son père y ait mis tout son cœur à l’ouvrage, il n’était pas exclus que l’établissement ait souffert des affres du temps. De prime abord, il n’y avait pas de signe d’affaissement ou de fissures mais elle n’était pas spécialiste du domaine et la prudence lui recommandait de faire appel à un expert. Lorsque celui-ci se présenta, il fut conduit à l’intérieur de la forge où régnait une forte chaleur. Son guide, un vieux nain d’une bonne soixantaine d’années le conduisit jusqu’à l’étage avant de s’arrêter à une porte où il lui demanda d’attendre. Quelques minutes plus tard, le nain revint puis s’écarter pour laisser le charpentier pénétrer dans la pièce.

    « Dame Ariesvyra vous attend. »

    Le bureau de la jeune femme dégageait une tout autre ambiance. La chaleur ardente avait disparu et était remplacée par des températures bien plus clémentes, presque surnaturelles. L’on pouvait distinguer l’emblème de sa famille qui consistait en un blason sur lequel était cousu un bouclier derrière lequel était disposé une enclume. Une façon de représenter les deux seules véritables fonctions que son père n’ait jamais exercé dans sa vie : celui d’un soldat puis d’un forgeron émérite. La jeune femme qui était assise était penchée sur des complexes parchemins et releva la tête une fois que son invité pénétra dans la pièce.

    « Je vous souhaite le bonjour, noble artisan. Tout d’abord, je vous remercie d’avoir accédé à ma demande. Je vous en prie, prenez place. » Dit-elle en indiquant une chaise devant elle.

    Même si elle ne pouvait le voir directement, la jeune blonde semblait savoir où se situait le charpentier puisqu’elle le suivait du regard sans vraiment hésiter sur la direction.

    « Je m’appelle Cyradil Ariesvyra, la propriétaire de cet établissement. Si j’ai fait appel à vos services, c’est parce que j’ai besoin d’une révision concernant ma forge. Si j’en crois les entrées que mon grand-père et mon père m’ont laissées, les dernières remontraient à une vingtaine d’années environ. J’aurais besoin de votre expertise pour savoir si ma bâtisse aurait besoin de quelques travaux voire même d’en renforcer la toiture afin que le feu de la forge ne l’abime pas trop à l’usure. »

    L’explication du travail semblait relativement simple mais cela démontrait une certaine méticulosité dans l’esprit de la jeune liche. Elle voulait bien faire et pour cela elle faisait appel à des gens compétents, d’autant plus que la générosité des Ariesvyra n’était plus à prouver.

    « Je m’engage à vous payer le double de votre solde habituelle si vous mettez le cœur à l’ouvrage. »

    La jeune femme pesait ses mots. L’argent n’avait jamais été un problème pour elle grâce aux investissements de son père et elle était prête à récompenser généreusement ceux qui accomplissaient leur travail. Malgré son statut de noblesse, Cyradil n’avait jamais regardé les gens de haut et elle comprenait à quel point les artisans pouvaient parfois avoir la vie dure et n’étaient pas payés à hauteur de leur talent.

    « Cette proposition vous convient-elle ? Souhaitez-vous commencer tout de suite ou préférez-vous vous restaurer d’abord ? »
    Appuya-t-elle d’un sourire encourageant.
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  • Ven 4 Nov - 13:52
    Alors qu’il patientait sereinement devant l’entrée de la forge, Maraad réalisa que c’était peut-être une des rares fois où il pourrait pénétrer dans un bâtiment sans avoir à se baisser, c’était un détail assez rare qui méritait d’être souligné. Au bout de quelques secondes, le Drakyn put entendre le verrou de la porte être retiré et celle-ci s’ouvrit, laissant apparaître la silhouette d’un nain. Le charpentier se présenta sous le regard méfiant de celui-ci, le nain hocha finalement la tête et l’invita à le suivre à l’intérieur.

    La chaleur à l’intérieur était étouffante, le Drakyn avait beaucoup de respect pour les personnes travaillant dans ce genre de condition. Il imaginait que tout n’était qu’une question d’habitude. Son guide qui travaillait sans doute là depuis plusieurs années devait avoir plus de facilité à supporter son environnement que le Drakyn qui venait tout juste d’y pénétrer. Maraad suivit son guide jusqu’à l’étage où il eut l’impression que la chaleur se faisait encore plus intense. Heureusement pour lui, le plafond était suffisamment haut pour qu’il puisse passer sans problème, en revanche, la porte devant laquelle il attendait… pour celle-ci il allait devoir courber l’échine. Il profita de cette courte attente pour examiner son environnement. De là où il se tenait, la charpente n’était pas tout à fait visible, mais cela permettrait au moins d’évaluer l’état du toit depuis l’intérieur. A premier vu, ici aussi tout semblait en ordre.
    Maraad ne connaissait pas l’âge exact du bâtiment, il en avait une vague idée puisque la forge existait déjà lorsqu’il avait rejoint l’armée, l’endroit était donc au moins aussi vieux que lui. Son métier lui avait appris qu’une bonne charpente pouvait durer une centaine d’années, mais que des contrôles et des rénovations étaient à prévoir tous les trente ans environ. Bien entendu il ne s’agissait là que de moyenne, car de nombreuses choses pouvaient influer sur ces chiffres, qualité des matériaux d’origine, entretiens, climat ou encore insecte.

    Le nain fit son retour et l’invita à entrer dans le bureau, Maraad baissa la tête et pénétra dans cette nouvelle pièce, son guide referma la porte juste derrière lui pour le laisser seul avec la maîtresse des lieux. La température de la pièce était bien plus clémente, peut-être même un peu trop, c’était à se demander comment une simple porte permettait de protéger l’endroit de la chaleur.

    - Bonjour, merci.

    Le Drakyn fut légèrement surpris de voir que le regard de son interlocutrice était caché par un diadème. Cela ne semblait cependant pas l’empêcher d’être capable de lui suivre du regard, même lorsqu’il faisait un pas sur le côté pour « tester ». Cette sensation d’être suivi par un regard invisible était pour le moins étrange, mais il ne s’en formalisa pas, après tout il avait vécu maintes guerres, il lui en faudrait plus pour être déstabilisé.

    Maraad écouta attentivement la jeune femme qui lui faisait face, l’endroit était donc entretenu régulièrement, ce qui était encore une fois une bonne nouvelle. La proposition d’être payé plus que nécessaire lui fit hausser un sourcil, c’était bien la première fois qu’on lui faisait une telle proposition.

    - Votre proposition m’honore, mais je ne voudrais que vous pensiez que la qualité de mon travail va de pair avec le prix. Je mets toujours du cœur à l’ouvrage, que la solde soit simple ou double.

    Bien sûr, personne ne serait assez pour refuser d’être payé plus et lui non plus. La proposition était des plus intéressantes, mais il ne voulait pas passer pour artisan de pacotille ne travaillant que se faire de l’argent sur le dos des honnêtes citoyens. Le travail lui permettait de se vider l’esprit, si bien qu’il aurait été capable de travailler gratuitement simplement pour avoir quelque chose à faire de ses journées pour s’occuper. C’était aussi la première fois qu’on lui proposer de manger avec de travailler, la question fut si inattendue qu’elle le déstabilisa dans un premier temps.

    - Loin de moi l’envie de refuser votre hospitalité, mais je préférais d’abord faire quelques vérifications. De ce que j’ai déjà pu observer, le tout semble être en bon état, mais j’aimerais tout de même jeter un coup d’œil aux combles pour éviter toute mauvaise surprise.

    Le Drakyn se redressa de toute sa hauteur, pendant quelques instants il se demande si son interlocutrice était véritablement capable de le voir, ou si elle usait d'une quelconque forme de magie pour le localiser. Cette sensation d’être suivi du regard ne l’avait pas quitté.

    - Existe-t-il un accès spécifique pour les combles ? Je ne crois pas en avoir vu en traversant votre forge.
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    Cyradil Ariesvyra
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  • Lun 7 Nov - 16:58
    L’homme devant elle semblait très compétent et très professionnel. Il refusa poliment sa demande mais Cyradil ne s’en trouva pas offusquée. La jeune femme voulait simplement lui faire part de sa sympathie. Il lui fit d’ailleurs bien comprendre que ce dernier ne travaillait pas que pour l’argent, ce qui était plutôt un bon signe. Au moins, la jeune liche pouvait avoir une certaine garantie d’un travail bien fait.

    « Loin de moi l’idée de douter de votre expertise dans ce domaine, c’est juste ma manière de récompenser les gens qui travaillent dans cette noble tâche. Mais soit, nous réglerons les détails de votre paie plus tard et comme vous le dites, il vaudrait mieux que je vous montre les combles. Si vous voulez bien me suivre. »

    Ils retournèrent dans le couloir dont ils traversèrent l’étendue jusqu’à une porte sombre plus lourde que celles qui refermèrent les différentes salles qui se situaient à l’étage de la forge. Il fallait dire que la configuration de l’établissement avait été bien pensé par son père que certains aimaient surnommer « Le vieux bâtisseur ». Derrière la porte, se situait un escalier qui donnait sur l’extérieur et qui permettait de monter ou de descendre afin d’accéder ou de sortir (depuis l’extérieur justement) à tous les étages. Lorsque la forge était en fonction, toutes ces sorties étaient déverrouillées pour permettre un accès rapide à l’extérieur en cas d’incident.

    « Mon grand-père a bâti cet escalier afin de faire évacuer tout l’établissement. Même si les différents compartiments de la forge sont assez bien séparés, on n’est jamais à l’abri d’un incendie ou d’un quelconque autre incident. C’est pourquoi il a eu l’idée de ces travaux. »

    La jeune blonde ne semblait pas perturbée par la chaleur malgré les nombreuses couches de vêtements qu’elle portait. C’est comme si les éléments ne l’affectaient pas, ce qui pouvait paraitre plutôt étrange lorsqu’on vivait au Reike. Quoi qu’il en fut, le couple finirent pas graver les dernières marches qui menaient au toit. Là-encore, une porte permettait d’avoir accès aux combles et donc de voir l’ensemble de la toiture intérieure. A partir de là, elle laissa son employé faire part de son rapport d’expertise. Pour l’aider dans sa tâche, la jeune blonde lui livra quelques informations supplémentaires.

    « Actuellement, la forge se rapproche doucement du siècle et demi d’existence. Les rénovations se faisaient de manière plutôt régulières et mes aïeuls ont toujours respecté la périodicité de rénovation. J’assume donc qu’il n’y a jamais eu de dégâts majeurs qui a eu pour répercussion la nécessité de devoir recourir à de grands moyens de remplacement. Ils avaient également l’habitude de recourir à certains traitements afin de prévenir une infestation de termites. Avec la chaleur que dégage la forge, il n’était pas étonnant de penser que ces insectes puissent y trouver un terreau fertile pour y pondre leurs œufs. C’est assez onéreux comme traitement mais je crois qu’ils n’étaient pas très regardants sur l’argent à dépenser si cela pouvait entretenir la forge. »

    En effet, une fois la forge établie, sa famille avait fait fortune et s’était creusée une formidable réputation dans le Reike, devenant même un fournisseur plus que récurrent des armées impériales. Même après la fin de la guerre, Cyradil fut plutôt surprise du nombre de client qui étaient restés fidèles aux forges Ariesvyra longtemps après la disparition de son paternel. Une chose était sûre, il avait laissé une sacrée emprunte avant de s’en aller.

    « Je vous laisse gérer votre temps de travail comme il vous convient. Les forges ouvrent généralement à l’aube et ferment au coucher du soleil. Je ne serais malheureusement pas toujours présente ici car d’autres obligations me tiendront éloignées mais n’hésitez pas à demander au contremaitre nain si vous avez besoin de quelque chose, il viendra me quérir. »
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  • Lun 7 Nov - 22:00
    Le Drakyn et la jeune femme se comprenaient sur la notion de travail bien fait, et c’était tant mieux. Maraad appréciait le fait de rencontrer des gens capables d’avoir la même vision des choses que lui. En vérité il n’avait pas besoin de travailler pour vivre, sa pension d’ancien combattant aurait suffi à vivre modestement, mais il voulait rendre service autrement qu'en brandissant une arme au milieu de champ de bataille. Aider les gens lui permettait d’oublier tout ce qu’il avait pu voir ou faire durant les années passées. Combien de femmes étaient devenues veuves par sa faute ? Combien d'enfants n’avaient jamais revu leur père ? Bien sûr, il avait toujours agi dans le seul et unique but de protéger les siens et d’accomplir Sa volonté, mais… malgré tout, il espérait aider plus et mieux en jouant le rôle d’un artisan.

    Il suivit la jeune femme à travers le couloir tout en se demandant comment celle-ci faisait pour supporter la chaleur de l’endroit. Sans vouloir paraître effrontée, elle semblait pour le moins plutôt bien habillée, dans le sens où il avait l’impression qu’elle avait revêtu plusieurs couches de vêtements. Lui portait simplement une chemise en lin fendue au niveau du col, et la sensation de chaleur qu’il ressentait était étouffante. Doté d’un esprit plutôt rationnel, il imagina naturellement que si l’endroit était une affaire de famille, la jeune femme avait sans doute été habituée à cet environnement très jeune. À l’instar du guide nain, cela pouvait expliquer une certaine tolérance que le Drakyn aurait aimé avoir aussi.

    - Votre grand-père était aussi bon bâtisseur que forgeron.

    La forge était bien mieux construite que certains bâtiments soi-disant gérer par des architectes et des contremaîtres de talents, ici rien ne semblait être dû au hasard, chaque porte, chaque escalier, tout semblait avoir été placé d’une manière très précise.

    - Les bonnes charpentes peuvent durer un siècle, bien sûr cela dépend de la qualité des matériaux et de l'entretien. Si l’ensemble tient encore debout après plus d’un siècle, c’est que votre famille a fait confiance aux bonnes personnes lorsqu’il a fallu concevoir et entretenir tout ça.

    Le Drakyn passa l’encadrement de la porte sans trop de difficulté. L’endroit était principalement éclairé de manière naturelle par plusieurs petites ouvertures qui permettaient l’aération de la charpente, mais aussi par deux jacobines laissant passer les rayons du soleil. Maraad progressa lentement, car il savait que son poids était un désavantage dans ce genre de situation, il fallait marcher sur les entraits ou sur les liaisons assurant la stabilité de tout l’assemblage. Il progressa un peu plus dans les combles et commença son examen.

    - Les poinçons sont en bon état, les contrefiches aussi. Un arbalétrier a déjà été renforcé par le passé visiblement, tout comme certains points clés de l’assemblage, cela rend la structure bien plus solide, mais ça compliquera le démontage si des pièces doivent être remplacées. L’ensemble n’a pas l’air d’avoir été la cible des insectes, qu’importe son prix, le traitement a été efficace. Il faut bien avouer que le tout a bien été réalisé, c’est du chêne de qualité que nous avons là, et il a su prouver sa résistance face au temps.

    Le Drakyn continua son examen sans savoir si la jeune femme se trouvait toujours à l’entrée des combles ou si celle-ci était déjà repartie, après tout elle avait un commerce à faire tourner et écouter les élucubrations d’un charpentier n’était sans doute pas une chose des plus passionnantes. L’endroit était assez poussiéreux, chose plutôt normale si personne n’était venu depuis les vingt dernières années. Le Drakyn continua lentement sa progression en direction des jacobines qui au fil du temps pouvaient être des sources de fuites par temps de pluie, il valait mieux éviter que l’eau ne s’infiltre sous peine de causer quelques dégâts. C’est en s’approchant que le Drakyn aperçut des traces de pas sur le sol, mais aussi une trace de main sur la traverse droite maintenant les empannons. Naturellement il s’arrêta, se questionnant sur l’origine de ses traces.

    - Quelqu’un est-il venu dans les combles récemment ? Un autre artisan peut-être ?

    Chose qui n’était pas possible, car il n’y avait eu aucune trace à l’entrée des combles, il était le premier depuis longtemps à franchir la porte que la jeune femme lui avait ouverte. D'ailleurs, était-elle encore présente pour répondre à sa question ?
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  • Sam 12 Nov - 13:19
    Le charpentier ne venta pas son talent. Il s’agissait là d’un véritable expert. Un rapide tour des combles semblait confirmer que son paternel avait fait les choses correctement en sauvegardant le patrimoine familial. Habituellement, la confiance de la jeune blonde était particulièrement difficile à gagner mais une fois acquise, Cyradil demeurait très fidèle à ceux qui l’avaient méritée. En l’occurrence, si le Drakyn se montrait particulièrement compétent, elle pourrait sans doute lui obtenir un contrat durable avec sa famille. Il ne s’agissait pas du seul établissement que son père possédait bien que celui-ci soit particulièrement florissant comparé à d’autres en raison de son emplacement. Une fois que la jeune liche sera bien installée, elle comptait bien relancer les autres filiales avec l’aide du charpentier. Cyradil le laissa donc explorer à sa guise jusqu’à ce qu’il attire son attention sur des traces inhabituelles.

    « Non, je ne pense pas. Ils n’ont pas grand-chose à y faire de toute façon et la majeure partie du travail se réalise surtout au rez-de-chaussée ou dans les caves où se situent les bains servant à faire fondre les métaux. Donc à priori, personne n’est censé passer par ici à part moi. »

    La jeune femme commençait doucement à redouter que quelqu’un eut l’idée de s’introduire dans les combles à son insu. En effet, il y avait, ça et là quelques caisses entreposées. Des marchandises brutes qu’elle récoltait parfois en expédition ou qu’elle faisait acheminer par des marchands. Certaines de ces caisses contenaient des matériaux rares et onéreux nécessaires à certaines commandes visant à fabriquer des armes aux propriétés spéciales. Sa popularité commençait sans doute à lui attirer quelques ennuis. Elle hésita quelques instants avant d’en faire part au charpentier.

    « j’aimerais penser qu’il s’agisse là que d’un hasard mais j’oserai peut-être envisager le pire. Depuis que j’ai repris la forge et perpétuer sa popularité, je me suis rendu compte que je me suis probablement fait des ennemis. A la mort de mon défunt grand-père, n’ayant pas d’héritier apparent puisque je vécus avec ma mère pendant longtemps, beaucoup pensaient voir approcher le déclin de la famille Ariesvyra ainsi que de tous leurs partenariats commerciaux. Il fallait dire que nous avions envoyé pas mal de commerces par le fond, les clients trouvant meilleure qualité chez nous souvent à des tarifs plus avantageux. Quand je suis venue clamer mon héritage, cela a sans doute éveiller des désirs vengeurs dans certains esprits et j’ai été victime d’un vol de marchandises d’un convoi plutôt conséquent il y a quelques semaines. Rien qui puisse nuire à ma fortune, je vous rassure mais c’est surtout ma réputation qui est en jeu. Depuis toujours, nous nous efforçons de respecter les délais que nous fixons avec nos clients mais un retard de matériaux entraine forcément un retard de livraison du produit au client et donc son insatisfaction. »

    La jeune blonde avait parfois recours à des mercenaires pour poursuivre les voleurs mais cela lui demandait parfois du temps et de l’investissement qu’elle aurait aimé consacré à d’autres activités. Elle n’avait malheureusement plus sa puissance arcanique d’antan sans quoi elle aurait déjà inspiré la peur à quiconque voudrait nuire à son activité marchande.

    « Bien que cela ne soit pas ce pourquoi je vous ai embauché, je vous prierai de bien vouloir surveiller si un tel évènement se produit. Si quelqu’un essaie d’escalader la façade et de vouloir s’introduire par je ne sais quel moyen. Peut-être pourriez-vous…passer quelques nuits ici afin de surprendre de potentiels voleurs ? A priori, personne ne sait que vous travaillez chez moi ni même pour combien de temps puisque j’avais fixé un rendez-vous en envoyant un de mes employés vous quérir après que j’ai trouvé votre nom dans le registre des artisans. Naturellement, cette tâche s’accompagnera d’une rémunération supplémentaire en plus de votre travail habituel. Rien ne vous oblige à accepter mais si vous le faites, je vous prierai de bien vouloir me notifier le moindre fait suspect que vous auriez remarqué. Auquel cas, je prendrais de mon temps pour me libérer et faire en sorte de vous épauler dans cette affaire. Qu’en dites-vous ? »
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  • Lun 14 Nov - 9:58
    Le Drakyn continua d’examiner l’endroit tout en écoutant attentivement les propos de la jeune femme qui devait toujours se tenir à l’extérieur des combles. Son instinct refit naturellement surface alors qu’il s’attendait presque à croiser le regard de l’intrus. Il fallait bien se rendre à l’évidence que l’origine de ses traces n’avait rien d’un hasard, quelqu’un était bel et bien passé par là. Les traces continuaient leur progression le long de la structure jusqu’à s’arrêter au niveau de quelques caisses entreposées çà et là.

    - Et j’imagine que vous n’êtes pas du genre balade nocturne sur les toits ?

    La question était plus une forme d’humour qu’une véritable interrogation concernant les passe-temps de la jeune femme, Maraad se doutait qu’au vu de sa position au sein de cette entreprise, elle ne devait certainement pas avoir beaucoup de temps pour elle. Lui-même ne gérer pas un établissement d’une telle importance, lui n’était qu’un petit artisan solitaire comme il en existait tant à travers toute la cité. Malgré ce simple petit rôle d’artisan sans grand prestige, il n’avait pas l’occasion d’avoir beaucoup de temps pour lui, alors il devinait facilement qu’être gérante d’un établissement aussi prestigieux que celui-ci ne devait pas être de tout repos.

    - La concurrence n’est pas toujours bien vue.

    Finit-il par déclarer en suivant les traces jusqu’à se tenir face aux caisses empilées. Grâce à sa pension d’ancien combattant, le charpentier pouvait pratiquer des tarifs moins importants que d’autres artisans, plus le fait de toujours mettre du cœur à l’ouvrage afin d’être toujours satisfait du travail effectué… disons qu’il avait plus ou moins une idée de ce que la concurrence pouvait penser de lui. Il pouvait comprendre que chacun avait besoin de travailler pour gagner sa vie, mais il avait du mal à tolérer que l’on puisse se livrer à ce genre de coup fourré à l’encontre de quelqu’un. Jusqu’à présent il était toujours parvenu à régler ses différends de manière pacifique, il préférait laisser ses vieux démons enfermés dans un coffre et se comporter comme le plus lambda des citoyens.
    Il ne regrettait pas sa vie passée, du moins pas directement… certaines choses lui manquaient terriblement, sa famille lui manquait terriblement. Mais que pouvait-il faire ? Rien, le passé ne pouvait pas être modifié et jamais personne n’était parvenu à remonter le temps pour changer les choses. Il vivrait toute sa vie avec cette cicatrice invisible enfouie au plus profond de son être, la seule chose qu’il pouvait faire était de ne pas oublier.

    Le Drakyn examina les caisses de matières premières, visiblement quelqu’un avait tenté de forcer celle du dessus sans pour autant y parvenir.

    - Il y a des marques sur l’une de vos caisses, mais le voleur n’a pas réussi à forcer l’ouverture, il reviendra sûrement tenter sa chance.
    La proposition de la jeune femme lui fit tourner la tête vers l’entrée des combles. Devait-il accepter ? Il avait largement les compétences pour jouer le rôle du gardien de nuit, mais n’était-il pas qu’un simple charpentier venu vérifier l’état du toit ? Même s’il aurait dû refuser, il se contenta d’hocher la tête, voilant quelque la vérité au passage.

    - Je pourrais garder un œil ouvert, mais… rien qui irait au-delà de mes humbles compétences…

    En vérité le Drakyn avait peur, peut de ce qu’il pourrait se passer s’il tombait nez à nez avec un voleur en pleine nuit. Comment aurait-il dû agir ? Il n’avait pas la légitimité du botter le derrière du hors-la-loi, tout comme il n’était pas sensé savoir se battre, ni même faire appelle à la lumière. Maraad prenez toujours soin de s’habiller avec des vêtements suffisamment épais et long pour dissimuler les marques runiques qui parcourait son torse, son dos et ses bras. Cela aussi faisait partie du passé, mais il ne pouvait malheureusement pas y effacer…

    - Je pourrais peut-être installer une paillasse directement ici ? Ma présence le surprendra peut-être suffisamment pour ne plus jamais revenir.

    Croiser une silhouette de deux mètres trente en pleine nuit dans les combles d’une forge censée être inoccupée devait en effet être une chose assez surprenante. Avec un peu de chance, ce seul fait suffirait à Maraad à se débarrasser du potentiel coureur des toits.

    - Il doit être agile en tout cas, les toits environnants ne semblent pas facile d’accès, et encore moins conçu pour être praticable.
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    Cyradil Ariesvyra
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  • Mar 15 Nov - 15:31
    Les doutes de Cyradil se confirmèrent lorsque Maraad ajouta quelques précisions sur la marchandise entreposée. Le voleur avait essayé de les forcer mais ces dernières étant solidement attachées, il n’avait sans doute pas eu le temps de faire son œuvre au risque de se faire prendre si son sabotage s’était fait entendre. Après tout, la forge était grande et possédait diverses pièces qui pouvaient être occupées à toute heure de la journée. Il n’était pas rare que la jeune blonde laisse un de ses employés au-delà de l’heure d’ouverture en lui faisant confiance pour refermer l’établissement après son départ. Ces derniers n’avaient aucune raison apparente de la trahir. Elle les payait mieux que n’importe quel autre forgeron qui les auraient embauchés et était plutôt généreuse sur leurs droits à prendre congé. La jeune blonde avait même sorti certains d’entre eux de la rue.

    « Ca m’est déjà arrivé d’observer les étoiles depuis les toits mais vous avez raison. Jamais depuis mon propre toit. »

    Cela dit, le drakyn semblait accepter sa proposition. Son idée lui plaisait bien que Cyradil était soucieuse du fait qu’il pouvait se mettre en danger inutilement. Par altruisme, elle demanda au contremaitre nain de surveiller la forge en laissant le charpentier exécuter son travail et en l’intimant de n’intervenir que si la situation l’exigeait. La dernière chose que Cyradil voulait était de trouver un macchabée dans sa forge. Quoi qu’il en fut, la jeune forgeronne veilla à faire installer un matelas confortable et un nécessaire de literie pour le charpentier ainsi que divers accessoires tels qu’une lampe à huile ou tout ce que le drakyn aurait besoin dans sa veille de nuit.

    « Oui, je le conçois qu’il doit être bien doué pour grimper jusqu’ici. Ne vous inquiétez pas, j’ai simplement besoin de savoir qui c’est. N’allez pas vous mettre en danger inutilement et franchement, même s’il arrive à dérober quelques marchandises, cela ne plomberait en rien mon commerce. » Assura-t-elle d’un sourire avant de disposer.

    Les nuits suivantes se passèrent relativement bien. Le présupposé voleur ne montra pas le bout de son nez et s’assurait probablement de laisser s’écouler suffisamment de temps avant de retenter son effet. Cependant, ce dernier attendit une nuit sans lune pour reprendre de l’activité, Cyradil s’étant toujours assurée depuis de verser ce qui revenait de droit à Maraad pour ces nuits passées dans les combles. Comme soutenu par le drakyn, le voleur était plutôt agile et semblait escalader la façade à même le mur, utilisant l’escalier de secours comme d’un échafaudage. Ses talents de sabotage n’eurent aucun mal à faire sauter les verrous de la fenêtre qui lui permirent de s’introduire dans la bâtisse.

    La trace laissée auparavant s’expliquait par le fait que, lors de sa première tentative, le voleur s’était montré un peu trop téméraire dans sa tentative d’ouverture et s’était légèrement tailladé la main. Pas suffisamment pour laisser des traces évidentes mais suffisamment pour que le sang qui s’écoulait de sa blessure ne puisse laisser une légère empreinte de sa main sur les murs immaculés et bien entretenus des combles. La bâtisse était suffisamment remplie de caisses pour que le Drakyn puisse se cacher derrière elles sans que le malfaiteur puisse le voir directement. De toute manière, ce dernier semblait bien trop préoccupé par sa besogne pour faire attention à son environnement.

    Après tout, il était passé déjà ici quelques fois et n’avait jamais trouvé personne alors pourquoi aujourd’hui ? Côté physique, il s’agissait d’un homme aux cheveux châtains d’une trentaine d’années. Ses muscles et ses mains calleuses renseignaient sur un métier plutôt physique. Tout de même, Maraad devait bien le dépasser de trois ou quatre têtes. D’un pas assuré, il s’avança jusqu’à une caisse déjà entamé par de précédents passages et commença un travail minutieux d’ouverture. Les verrous avaient déjà cédés et il ne lui restait plus qu’à ouvrir le couvercle par-dessus afin de récolter le contenu. Cyradil avait d’ailleurs délibérément laissé cette dernière dans son état afin de ne pas éveillé les soupçons du voleur. C’est que ce dernier avait bien visité les lieux et savait que le toit était très rarement visité par la propriétaire et encore moins par ses employés. Il ne restait plus qu’au drakyn d’agir désormais.
    Petites précisions HRP:
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  • Mer 16 Nov - 22:31
    Se mettre en danger inutilement… Même s’il n’avait aucunement l’idée d’en parler, Maraad ne s’inquiétait pas le moins du monde à ce propos. D’un point de vue extérieur, il paraissait peu sûr de lui, un peu comme s’il avait accepté cette tâche sans trop y réfléchir, un simple « oui » sans en mesurer les conséquences. La vérité était tout autre, le Drakyn ne craignait aucune mauvaise rencontre, il préférait simplement les éviter afin de ne pas avoir à intervenir. Maraad n’avait aucune envie de commettre un drame dans les combles, il comptait simplement filer une bonne frousse au voleur, jouer peut-être un peu des coudes si nécessaire, mais rien de plus. Il n’aurait même pas besoin d’user de ses compétences martiales ou de magie pour l’effrayer, il espérait que son gabarit cumulé à la surprise nocturne soit suffisant pour que le bougre ne tente plus jamais de voler qui que ce soit. Le charpentier se contenta de hocher la tête en réponse à la dernière déclaration de son employeuse, puis celle-ci retourna à ses occupations, terminant l’examen minutieux des lieux.

    ***

    Les jours suivants, Maraad travailla sur la charpente du bâtiment, restaurant les défauts les plus accessibles avant de passer aux tâches plus importantes. À certains moments il allait devoir retirer quelques tuiles, peut-être même démonter deux ou trois choses. Cependant, au vu de son rôle de gardien, il préféra ne pas s’attaquer à des choses trop importantes, car sinon sa présence serait vite remarquée. Le Drakyn avançait à un bon rythme. Durant la journée l’on pouvait le trouver dans les combles et la nuit il restait sur place, guettant la moindre venue ou comportement étrange aux abords de la forge. Comme il ne passait que peu de temps chez lui, Maraad avait pris soin d’emporter avec lui les deux petites statuettes, chaque soir, lorsque le Drakyn était sûr que plus personne ne pouvait l’entendre, il priait pour ceux qu’il avait perdus.

    Les premières nuits s’écoulèrent sans soucis, le charpentier imaginait même que le voleur avait peut-être trouvé une nouvelle cible. Finalement, un soir, alors que celui-ci s'était confortablement installé dans un coin, un léger bruit attira son attention. Malgré son imposante stature, le charpentier était capable de se mouvoir bien plus rapidement et avec une agilité dont personne ne l’aurait cru capable. C’est sans difficulté qu’il se glissa derrière les caisses de marchandises, seul endroit où il pouvait véritablement se cacher.

    La petite fenêtre s’ouvrit dans un léger grincement, une silhouette tout aussi sombre que la nuit se faufila dans les combles, la faible lueur de la lune lui permettait tout juste d'évoluer à tâtons jusqu’aux caisses. Maraad avait pris son rôle très à cœur, si bien qu’il prenait toujours le temps de ranger son matériel, sa présence n’était donc pas facilement détectable, à moins de tomber sur lui directement. La silhouette se dressa finalement près d’une des caisses, le Drakyn pouvait entendre le bois craquer et le couvercle se lever doucement.

    - Je ne ferais pas ça si j’étais toi.

    En un temps record le Drakyn sortit de sa cachette, sa main saisit l’épaule du voleur et il le leva au-dessus du sol sans difficulté, le malheureux eut tout juste le temps de laisser échapper un hoquet de surprise et lâcha aussitôt son outil qui retomba lourdement sur le sol. Arash n’aurait jamais cru croiser quelqu’un dans le toit de la forge, encore moins quelqu’un capable de le porter comme un homme adulte le ferait avec un bambin.

    - Non ! Ne me faites pas de mal… Pitié…

    - Je ne compte pas te faire de mal. Tu n’as rien à faire, voler c’est plutôt mal vu dans cette ville non ?

    Maraad connaissait très bien le fonctionnement de la justice d’Ikusa, le plus souvent expéditive afin de montrer l’exemple. Mieux valait pour le voleur d’être tomber sur Maraad plutôt que sur une patrouille de garde en ronde nocturne, même si le pauvre homme n’en avait certainement pas conscience.

    - Donne-moi une bonne raison de ne pas appeler une patrouille ?

    - Je… S’il vous plaît… Non, je ne peux pas… Je ne voulais pas venir, je ne vole plus…

    - Et pourtant te voilà, explique-toi.

    - Ils ne m’ont pas laissé le choix… j’avais pas le choix je vous jure…

    - Ils ? Qui ?

    - Je… Je ne connais pas leur nom… Ils ont dit que si je n’obéissais pas, ils feraient du mal à ma fille… Je n’avais pas le choix, il fallait que je le fasse…  

    Ces mots résonnèrent dans l’esprit de Maraad, il lâcha sa prise et l’homme retomba sur ses deux jambes en se rattrapant à une des caisses. Il transpirait la peur et ne semblait clairement pas en état de mentir.

    - Ton nom ?

    - A.. Arash… Qu’est-ce que vous allez me faire ?

    - Moi ? Rien. C’est la maîtresse des lieux que tu devras convaincre, pas moi.

    HRP:
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    Cyradil Ariesvyra
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  • Sam 19 Nov - 16:52
    Le lendemain suivant l’incident était un jour où la jeune blonde n’était pas censée se trouver à la forge. L’un de ses employés vint donc la chercher aux urgences dans l’un des établissements des FMR où la jeune femme avait certainement dû passer la nuit pour y soigner des patients. Elle finit donc sa tâche en cours avant de prendre précipitamment congé de ses obligations médicales afin de régler cet incident. Sur les lieux du méfait, la jeune patronne y trouva Maraad qui avait certainement dû garder le pauvre malheureux durant toute la nuit. Après tout, il était difficile de défier un colosse aussi imposant que le drakyn.

    « Et bien. Je ne pensais pas vous revoir de sitôt Arash. Je croyais que vous aviez mis vos sombres affaires de côté et que vous vouliez vous consacrer à votre honnête boulangerie pour vous occuper de votre fille. Je vous ai même aidé à régler l’inscription et à lancer votre commerce. C’est donc comme cela que vous me remerciez ? »

    La jeune blonde n’était pas spécialement énervée. Elle était surtout agacée de voir sa confiance trahie après avoir espéré qu’en faisant un geste, Arash s’en serait montré reconnaissant. Néanmoins, Arash lui présenta quasiment les mêmes arguments qu’il avait formulés auprès de Maraad, atténuant son délit d’un certain degré. Il avait donc été forcé par quelqu’un. Quelqu’un que Cyradil connaissait malheureusement et qui aurait bien fait de disparaitre en même temps que son commerce. Se tournant un instant vers le drakyn, la jeune forgeronne lui témoigna sa reconnaissance.

    « Je vous remercie d’avoir pu identifier le voleur. Cependant, comme vous le voyez, il n’a pas agi en toute conscience. Si nous le remettons aux autorités, je ne crains que la justice punitive du Reike n’ait raison de votre vie. Ils ne laisseront sans doute jamais passer le fait que vous ayez voulu voler un noble sans compter que les forges Ariesvyra subviennent aux armées impériales depuis plusieurs décennies. En essayant de voler ces caisses, c’est l’Empire tout entier que vous avez essayé de voler. »

    Les mots étaient durs mais justes. Le boulanger se décomposa. Si Cyradil mettait sa menace à exécution, nul doute qu’elle aurait les capacités de mettre sa tête au bout d’une pique. Pourtant, la jeune blonde n’en fit rien. Au contraire, elle s’avança vers l’homme, lui tendant la main pour le relever. Certes, il avait volé mais ce qu’elle détestait encore plus que les voleurs c’était ceux qui se cachaient derrière ces derniers pour atteindre leurs objectifs.

    « L’homme que vous avez décrit, reprit-elle. C’est sir Murlton. Enfin, il n’a de sir que le nom, sa famille a sombré dans le chaos il y a quelques années après que leur maison se soit effondrée. Lorsque mon grand-père s’est reconverti en forgeron après ses années de services, les forges Ariesvyra connurent un essor qui fit mettre la clé sous la porte à de nombreux concurrents. Si certains d’entre eux acceptèrent de se rallier à mon père dans une sorte d’alliance, d’autres ne l’entendirent pas de cette oreille et gardèrent une rancœur qui s’est sans doute transmise à travers les générations. Dans le cas des Murlton, ce n’est même pas mon grand-père, ni même mon père qui initia leur déclin final. On raconte que, voyant que leur commerce allait s’écrouler, certains des fils de la famille commencèrent à se disputer la richesse et une grande dissension éclata de laquelle résulta de nombreux morts, chacun des fils ralliant à lui ses bannerets pour couper l’herbe sous le pied  de ses frères. L’un d’entre eux finit sans doute par remporter la victoire mais à un prix relativement élevé. L’or ayant majoritairement servi à la levée de troupes, il ne put reprendre le commerce de son père, trouvant ruines et désolations dans les camps vaincus. Depuis lors, l’on avait plus jamais entendu parler du fils survivant des Murlton jusqu’à…aujourd’hui. »

    « Si seulement j’avais su. Je suis désolé, je n’avais pas le choix. Pitié madame, ne le laissez pas faire du mal à ma fille ! »

    Si Cyradil avait su que les vieux démons de son père et de son grand-père reviendraient la hanter un jour…Naturellement, elle ne pouvait pas laisser le fils des Murlton agir à sa guise et martyriser de pauvres gens par simple vengeance. Posant une main rassurante sur l’épaule du boulanger, la jeune blonde lui sourit chaleureusement.

    « Ne vous inquiétez pas, personne ne fera du mal à votre fille. Je pense qu’il est grand temps de mettre fin à toutes ces années de rancœur. En tant que l’héritière des Ariesvyra, il est de mon devoir de finir ce que mes ancêtres ont commencé. Je livrerai cette crapule de Murlton à la justice pour que jamais plus cette famille ne puisse se relever. Pour l’instant, faites comme si vous étiez toujours en train de me voler. S’il vous contacte, dites que vous êtes proche du but et que personne ne vous a remarqué. Je veux qu’il se sente rassuré au maximum. Nous frapperons au moment venu. »

    Se tournant vers le drakyn qui avait dû suivre la conversation depuis le début, la jeune blonde était désireuse d’entendre son avis sur cette histoire. Il n’était en rien obligé de l’aider mais puisqu’il était un peu mêlé à cette histoire, Cyradil lui laissa le choix d’y participer ou non.
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  • Lun 21 Nov - 10:24
    Maraad avait garder un œil sur le voleur toute la nuit, le Drakyn avait tenté de le questionner à propos des personnes menaçant de s’en prendre à sa fille, mais le bougre n’avait voulu en parlant, préférant voir tout cela avec la propriétaire des lieux. Le charpentier respecta ce choix. Ce ne fut qu’au bout de plusieurs minutes de silence que le voleur s’exprima.

    - J’ai… j’ai déjà fréquenté des Drakyns par le passé, c’est bien la première fois que j’en vois un aussi fort et rapide cela dit…

    - Comme pour les humains, nous n’avons pas tous la même force ni la même agilité.

    - Ouais, mais… Toi… vous c’était différent, je vous ai tout juste vu bouger, et vous m’avez lever avec une facilité…

    Maraad soupira, il n’aimait pas trop discuter et voilà qu’il se retrouvait à passer la nuit avec un voleur pour le moins causant, et il savait très bien comment les choses se déroulaient avec les pipelettes.

    - J’imagine qu’on peut se rendre service mutuellement. Si tu ne parles pas de tes déductions, je t’aiderai avec ta fille.

    - Alors… tu confirmes qu’il y a bien quelque chose ?

    L’insistance du voleur laissa apparaître une part plus sombre du Drakyn, une part de lui qu’il avait enfoui sous le poids des années. D’une voix légèrement plus grave, il déclara finalement.

    - Continue avec tes questions, et je dirais à la propriétaire que tu as glissé du toit en ayant peur, compris ?

    - Eh… Je… Compris…

    - Bien.

    Maraad regretta presque aussitôt d’avoir dû user de menace pour obtenir le silence du voleur. Malheureusement, certaines personnes ne comprenaient pas d’autre chose que la violence et les menaces, pourtant il avait bien tenté d’être clément en proposant son aide. Bien sûr, même s’il apporter son aide, il lui faudrait agir avec une certaine prudence.

    ***

    Le Drakyn ne connaissait pas ce sir Murlton, et la description du personnage ne lui donnait pas vraiment envie d’en apprendre plus. Visiblement, la famille fut victime de conflits, ce qui était souvent le cas pour les familles un peu fortunées. L’ancien capitaine aurait bien aimé pouvoir pénétrer chez ledit Multron en défonçant la porte d’entrée, saisir le bougre et le secouer jusqu’à ce que celui-ci souille ses braies, malheureusement il ne pouvait plus agir comme cela aujourd’hui. Maraad sentit le regard de la blonde se poser sur lui, enfin, il n’en était pas certain, mais du moins elle avait tourné la tête dans sa direction. Le Drakyn se racla la gorge.

    - On ne peut pas simplement le dénoncer à la garde ? Ils devraient être en mesure de régler la situation, enfin je pense… Se pointer chez lui pour lui mettre la tête au carré serait sûrement mal vu.

    Mal vu certes, mais sans aucun doute la méthode la plus efficace, faire pression sur un homme en menaçant son enfant c’était… presque comme le menacer de le laisser glisser sur les toits pour s’assurer son silence. Maraad se dit que finalement il n’était pas meilleur qu’un autre, quand bien même il n’aurait jamais fait de mal à un innocent, mais ça le voleur ne pouvait pas le savoir.

    - Comment voulez-vous agir ?

    Finit-il par demander à son interlocutrice.
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  • Mar 13 Déc - 15:16
    La proposition de Maraad semblait en effet judicieuse. Cyradil pouvait tout simplement décider de livrer l’homme à la justice en utilisant le voleur comme témoin. Malheureusement, la jeune blonde savait que le système judiciaire du Reike pouvait parfois être assez cruel et que l’empire était dirigé par une main de fer par le couple impérial. Il n’était pas exclu que l’on décide d’exécuter le fautif ou pire encore, que le boulanger finisse aussi par être puni pour avoir voler une noble.

    « Je n’ai pas une grande confiance en la politique de ce pays Maraad. Je préfère avoir le contrôle sur la situation et m’assurer que Murlton ait bien compris la leçon plutôt que de le livrer à une potentielle sanction aléatoire de la part de l’état. Mes forges ont longtemps servi l’armée impériale et ce vol pourrait être considéré comme un affront au Reike lui-même. Vous me comprendrez si je disais que je ne serais pas à l’aise avec l’idée d’envoyer des gens à l’échafaud pour ce genre de délits. »

    La jeune femme se dirigea ensuite vers la caisse endommagée et fit sauter les verrous avant d’en révéler le contenu. Il s’agissait de minerais d’électrum qui se formaient lors d’épisodes particulièrement orageux. Il était assez rare d’en trouver mais Cyradil savait où chercher. Elle en récupéra une poignée et en donna un sac plein au boulanger, un peu surpris par ce présent.

    « Tenez, ramenez-lui ceci. Dites que votre opération est un succès et que vous lui en rapporterez plus d’ici peu. Débrouillez-vous pour fixer un rendez-vous et faites en sorte de nous le faire parvenir. A partir de là, nous nous présenterons à lui. Cela devrait le surprendre de me voir après toutes ces années tapies dans l’ombre des Ariesvyra. »

    Quant au risque, il était peu probable que le fils des Murlton ait pu se payer les services de mercenaires aguerris. Quelques malfrats tout aussi pourris que lui au mieux. Après tout, sa famille avait essuyé un tel revers qu’il en était difficile de s’en relever surtout avec leur réputation qui avait traversé les générations. Elle décida ensuite de libérer le boulanger, se retrouvant alors seule avec le drakyn.

    « Je ne peux pas vous garantir que tout ceci se terminera sans altercation alors réfléchissez bien avant de me suivre. En réalité, je me moque pas mal que l’on me vole quelques pierres mais je déteste que l’on s’en prenne à des innocents qui n’ont rien demandé. C’est pour cela que des crapules comme Murlton doivent être arrêtées une bonne fois pour toute. »

    La jeune forgeronne sollicita l’aide de son plus fidèle employé. Il s’agissait du même nain qui avait guidé Maraad jusqu’à elle. Un solide bonhomme qui avait bien connu les affres de la guerre.

    « Lakhdar. Jusqu’à ce que cette affaire soit finie, je te charge de veiller sur la jeune fille du boulanger. Assure-toi que rien ne lui arrive. Je t’autorise à neutraliser quiconque lui voulant du mal. Il faut que nous ayons les mains libres pour pouvoir donner une leçon à Murlton. »

    « Comptez sur moi madame. » Dit-il en s’activant immédiatement.

    Les prochains jours furent consacrés à établir un plan d’action. Le but était seulement d’effrayer un peu Murlton mais il fallait d’abord s’assurer de ses effectifs ou de l’en isoler. Si possible, Cyradil souhaitait ne pas avoir à le blesser grièvement bien qu’elle pouvait le soigner. Restait à savoir à quel point le drakyn voulait s’impliquer dans cette entreprise.
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  • Mar 13 Déc - 22:15
    Maraad posa son regard sur le voleur, il était vrai que même s’il avait agi sous la menace, sa tentative de vol pourrait tout de même être punie, et cela de manière expéditive telle que savait le faire la justice Reikoise, encore plus depuis quelques années…

    - Je vous le concède.

    Déclara simplement le Drakyn, inutile pour lui d’en dire plus, il connaissait parfaitement la justice Reikoise, il en avait fait partie, et avant ça il en avait même fréquenté les geôles comme un vulgaire voleur. Le charpentier observa silencieusement la blonde préparer le petit sac de présent pour le commanditaire du vol. Faire croire que l’opération était un succès était sans nul doute la meilleure façon de faire pour piéger ce Murlton et de permettre la préparation d’un plan pour s’occuper de lui. À ce moment-là Maraad n’avait encore aucune idée de ce que la blondinette pouvait avoir en tête, elle était déterminée, ça, personne ne pouvait en douter, mais qu’adviendrait-il de Murlton par la suite ? Le Drakyn craignait qu’une tape sur les doigts ou une bonne frayeur ne soit pas suffisante pour le calmer définitivement, bien sûr on entendrait plus parler de lui pendant un certain temps, et puis un jour il reviendrait.
    Le boulanger quitta la pièce sans demander son reste, après tout il valait mieux qu’il ne tarde pas trop à ramener sa récolte, sous peine de paraître suspect. Maraad se retrouva alors seule avec la jeune femme, il avait toujours l’impression qu’elle le regardait sans vraiment en être capable et la sensation était toujours aussi étrange. Le Drakyn ne se posa pas plus de questions et imagina tout simplement qu’elle devait faire usage d’une certaine forme de magie pour percevoir son environnement sans forcément avoir besoin de ses yeux.

    - Vous pouvez compter sur moi, mais, une bonne fois pour toutes ? Vous avez l’intention de lui faire ravaler son acte de naissance ?

    C’est du moins comme cela qu’il comprenait l’expression. Puis lorsque le forgeron nain fit son entrée et qu’elle lui donna ses nouvelles consignes, Maraad comprit qu’elle comptait simplement lui donner une bonne tape sur les doigts. Encore une fois il n’était qu’un humble charpentier, son point de vue n’était pas forcément demandé et de toute manière il valait mieux qu’il ne le donne pas.
    La situation n’était pas des plus simple pour le Drakyn, d’un côté il voulait aider, car lui aussi détesté que l’on s’en prenne à des innocents. Mais il ne pouvait pas non plus agir sans réfléchir. Quelques jours s’écoulèrent sans que le boulanger ne réapparaisse. L’air de rien il continua son travail, il dormait toujours sur place, car c’était aussi le meilleur moyen de rencontrer le voleur sans éveiller les soupçons. Après soixante-douze heures sans nouvelle, Maraad décida d’aller voir l’héritière Ariesvyra afin de lui faire part de ses inquiétudes ou tout simplement pour en apprendre plus. Il trouva la jeune femme dans son bureau, autrement dit l’endroit le plus froid de toute la forge.

    - Vous avez des nouvelles de notre ami commun ? Cela fait quelques jours qu’il n’a pas donné signe de vie, j’ai dû mal à savoir si c’est normal ou non.

    Prenant un peu plus de liberté qu'en temps normal, le Drakyn croisa les bras et s'adossant contre l'encadrement de la porte, on aurait presque pu dire qu'il bouchait l'entrée.
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  • Sam 24 Déc - 17:13
    « Et comment. J’ai bien l’intention de lui faire comprendre que ce n’est pas parce que mon grand-père n’est plus de ce monde qu’il peut s’attaquer ouvertement à moi. Malheureusement, je ne connais que trop bien cette famille et je sais d’expérience que leurs membres ne reculent jamais devant des paroles. Ils ont besoin d’actes pour comprendre. Aussi vicieux que soit le rejeton des Murlton, c’est un véritable trouillard lorsqu’il se retrouve acculé. J’avais juste l’intention de lui donner la peur de sa vie en lui faisant une petite démonstration. Vous verrez bien quand on y sera de toute manière. Faites-moi confiance. »

    Quelques jours s’écoulèrent depuis la dernière apparition du boulanger. En fait, si cela semblait inquiéter le charpentier, cela ne semblait pas perturber Cyradil. La jeune forgeronne se disait simplement que Murlton préférait faire passer un peu de temps après son premier larcin réussi. Après tout, l’electrum n’était pas un minerai ordinaire et l’appât avait été tellement alléchant que l’instigateur de l’opération avait postposé son prochain casse. Une semaine plus tard alors que le drakyn était toujours affairé à la tâche, il put entendre un bruit de verre que l’on tapotait. Le bruit était suffisant pour détourner son attention vers le boulanger qui revenait à l’assaut sauf que, cette fois-ci il était bien dans leur camp. Supposant que Maraad lui ouvrirait la fenêtre pour qu’il puisse s’engouffrer dans la forge, il lui révéla alors l’intention de son indésirable patron forcé.

    « Désolé de l’attente mais je ne pouvais pas m’exposer de jour. Murlton est trop méfiant. Quand il avait les minerais d’Electrum, il m’a demandé de lui en apporter davantage dans les prochaines vingt-quatre heures qui ont suivi notre entrevue. Je lui ai dit que c’était trop court pour moi et que les caisses étaient bien trop lourdes à déplacer. Mais il n’a rien voulu entendre et a menacé de m’en prendre à sa fille. En fait, il se fiche que je me fasse attraper car, selon ses propres dires, beaucoup me remplaceront mais il m’a assuré que je ne quitterais pas ce milieu sans avoir payé. »

    Le boulanger semblait désemparé mais heureusement, l’anticipation de Cyradil lui avait permis d’éviter le pire. Le matin même de ce jour, la garde impériale retrouva un homme assommé dans un caniveau, les mains attachés derrière le dos. Celui-ci avait tenté de kidnapper la fille du boulanger au détour d’une ruelle mais le nain qui la suivait en filature avait vite fait de se débarrasser de l’assaillant.

    « Murlton est méfiant alors je lui ai dit que je connaissais un grand gaillard qui pourrait m’aider à transporter cette caisse là. Vous ne m’en voulez pas n’est-ce pas ? »

    *********
    Le lendemain, Cyradil fut mise au courant de cette histoire. Elle avait même pu obtenir le lieu et l’heure du rendez-vous. Une ancienne bâtisse abandonnée dans deux jours. De quoi amplement se préparer à lui tendre un petit piège. Il fallait seulement savoir combien d’hommes est-ce qu’il apporterait avec lui. Sans doute pas énormément. La transaction se devait d’être discrète et un trop grand mouvement de foule dans un endroit abandonné alerterait sûrement les alentours. Comme toujours, la jeune blonde laissa le drakyn décider s’il voulait s’embarquer dans cette aventure.

    « Si vous le souhaitez, vous accompagnerez Arash en transportant la caisse d’Electrum. Je vous accompagnerais en essayant de me fondre dans les ombres. J’ai hâte de voir la tête de Murlton quand il me verra. Il est temps de tirer tout cela au clair. Remettez lui la caisse sans hésiter. Tout doit être fait de sorte à ce qu’il y voit que du feu. J’ai mis une petite surprise dans la caisse alors une fois que vous lui aurez tendu le paquet, reculez rapidement. »

    En effet, la caisse avait été piégée par un petit objet rond dans lequel Cyradil avait imprégné sa magie de glace. A l’ouverture de cette dernière, une explosion givrée se produisait, provoquant ainsi un gel momentané de la personne qui l’avait ouverte mais surtout une grande stupeur qui permettrait aux deux hommes d’agir si nécessaire.

    « Voilà. Si vous avez des réflexions, je suis prête à les entendre. Sinon, préparons-nous. »
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  • Lun 26 Déc - 12:39
    Le voleur se glissa par la fenêtre que le charpentier venait d’ouvrir et s’expliqua concernant son absence. Maraad ne posa pas plus de questions, jugeant qu’au vu de leur dernière rencontre dans les combles, le boulanger devait avoir compris que lui mentir était une mauvaise idée. La suite de sa déclaration interpela un peu plus le Drakyn, allant jusqu’à lui faire hausser un sourcil.

    - Mh... Je me demande bien où vous allez trouver un grand gaillard pour transporter tout cela.

    Bien sûr il ne s’agissait que d’une question rhétorique, Maraad n’aimait pas vraiment qu’on lui impose ce genre de chose, maintenant que l’homme avait de toute façon annoncé qu’il ne serait pas seul à transporter le précieux minerai, que pouvait faire le Drakyn ? Refuser n’était certainement pas une bonne idée, et cela réduirait à néant tous les efforts faits jusqu’alors pour s’occuper de cette raclure de bidet qu’était Mulrton.  

    - Je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir le choix de toute manière, mais je vous préviens, au moins signe d’entourloupe, je vous colle dans une des caisses.

    Le ton était donné.

    ***  

    - Un vieux bâtiment abandonné en pleine nuit, pas très original comme lieu de rencontre.  

    Il fallait bien reconnaître que tout cela avait franchement l’allure d’un plan foireux. Le Drakyn d’un côté, le charpentier de l’autre, la jeune femme pour assurer leurs arrières. Malgré deux ou trois choses que Maraad pouvait trouver étranges concernant la jeune forgeronne, il ne l’imaginait pas du tout capable de se défendre. Le Drakyn ne s’inquiétait pas pour lui-même, plus plutôt pour le boulanger et la blonde, si jamais quelque chose devait mal tourner...  

    Il était impossible de prévoir la réaction de Murlton, encore moins d’estimer combien de personnes seraient avec lui, le charpentier se doutait que pour ce genre de transaction il valait mieux opter pour un petit effectif. Même en pleine nuit il n’était pas impossible de tomber nez à nez avec une patrouille et un petit groupe attirerait moins l’intention qu’une vingtaine de types avec une allure de mercenaire.  

    - Surprise ? Le genre de surprise qui calme quelqu’un, j’imagine ?

    Le Drakyn imaginait que cela devait être quelque chose de suffisamment impressionnant sans pour autant se révéler mortel, du moins c’est ce qu’il imaginait au vu des propos qu’avec tenu son employeuse concernant sa façon d’agir.

    - J’aimerais simplement savoir ce que l’on doit faire si ça ne se passe pas comme prévu, je fais confiance à Arash, mais ce Murlton qui m’inquiète. Quelqu’un d’acculé, ça fait toujours des choses inattendues et particulièrement idiotes.  

    Une fois rassuré par les potentiels propos de la jeune femme, Maraad pourrait aller se préparer, ce soir il allait jouer le rôle du porteur de caisse.
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