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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    Forum RPG Dark Fantasy. Avatars illustrés 300 x 500 px. Cendres est un monde magique où plusieurs puissances économiques et politiques règnent. Ici, les enjeux sont importants et une situation peut changer du jour au lendemain. Incarnez un simple paysan, un talentueux magicien ou même un riche seigneur ! De nombreuses possibilités et combinaisons différentes vous attendent avec impatience !

    from the ashes

    24.07.22
    Ouverture du forum et début du jeu. Bienvenue sur Cendres !
    28.06.22
    Le forum est accessible au public.
    17.06.22
    Début des travaux de construction.
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    Citoyen de La République
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    Ashani
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  • Jeu 10 Nov - 9:04
    Abandon
    3 Octobre an 3


    Lourd, déambulant dans la pénombre, j’erre dans un parc au sein de Liberty. Je n’ai pas mangé depuis plus de trois jours à part du pain rassis, je bois de l'eau croupie au-dessus des tonneaux qui traînent dans les ruelles, j’empeste comme la mort et personne ne m’approche. Mon désir de rentrer dans la pègre de la ville s’estompe, j’ose croire que je vais mourir comme un chien dans la cité des merveilles. Peut-être aurai-je dû rester au Reike, seulement le réseau m’aurait très certainement retrouvé. Mon sort reste le même dans une ville comme dans l’autre, je suis voué à être misérable et ce depuis que je suis né.

    Si la volonté du Shierak est de m’en faire baver jusqu’à la toute fin et par tous les moyens, pourquoi est-ce que je cherche à prendre ma vie en main ? J’ai cette volonté de ne pas vouloir crever et quoi que je fasse, ma route est destinée à être un véritable calvaire. Je regarde autour de moi, seuls les animaux errants chassent et le froid de l’hiver se rapproche à grands pas. Je m'assois sur un banc et contemple les étoiles au-dessus de ma tête. Je n’ai jamais été friand de ce qu’il se passe par-delà le ciel, comme des entités telles que les Divins ou encore les gardiens. Pour moi, si nous mourons, il n’y a plus rien. Je croyais dur comme fer à pouvoir échapper à ce passé, pouvoir enfin trouver le repos suite à la mort de mon paternel, et pourtant, je le sais au fond de moi que la malchance me poursuit. Peut-être suis-je maudit par l’esprit de ma mère ?

    Je soupire, baillant à m’en faire décrocher la mâchoire. Je suis las, fatigué, les quelques contrats n’ont quasiment rien rapportés. Bien que je me sois inscrit auprès du service d’immigration et que j’ai enfin mes papiers, je ne me sens pas pour autant un citoyen de la République. Les us et coutumes sont bien différents de là où je vivais et je dois même avouer que personne n’a envie de rencontrer un drakyn. On nous compare aux démons, à ces entités perfides et déloyales. Mes cornes sont brisées, je n’ai jamais eu d’ailes comparées à mes paires et je manque cruellement d’entraînements pour améliorer ma force au combat.

    Alors que je suis un férue de tout ce qui brille, seul le collier avec la bague appartenant à ma mère orne mon cou. Je le détache et admire la pierre aussi noir que les ténèbres. Assis sur ce banc au beau milieu du parc, quelques réverbères un peu plus loin, légèrement en retrait dans cette pénombre, je serre le manteau de cuir contre moi. Les cheveux emmêlés, la crasse sur mes doigts, j’imagine que je ne suis pas assez présentable pour le commun des mortels. D’autant plus que je suis un homme aimant prendre soin de moi. J’apprends à vivre d’une autre manière car je n’ai nul autre choix. Même les animaux errants n’osent pas m’approcher, par dégoût ou par peur.

    Je n’ai pas cette chance, murmurais-je dans un souffle.

    J’attache mon collier et m’installe sur le banc, le manteau aussi serré que possible, grelottant de froid. Je ne passerai pas l’hiver si je ne trouve pas rapidement une solution. Mais que faire quand même toute la ville ne s’intéresse pas à vous ? Ne suis-je pas assez bon ? Je crois que le réseau de la pègre est vraiment bien plus caché que je ne le croyais. Il faut dire qu’au Reike, j’avais eu de bons contacts alors qu’ici, je suis seul et sans argent.

    Dans ce sinistre parc au beau milieu de la cité des merveilles, un drakyn s’endort dans le froid et pense que sa mort viendra tôt ou tard. Il ne passera pas l’hiver. Du moins, c’est ce qu’il croit.


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    Neera Storm
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  • Ven 11 Nov - 19:32
    Neera n’aurait pas dû s’arrêter dans une rue commerçante de Liberty.
    Quand on a la fringale, c’est la pire chose à faire, vous en convenez bien. Il est relativement facile de résister à des légumes ou à des gros morceaux de viande, qu’on doit seulement préparer ou cuisiner ; par contre, il est bien plus difficile de résister à la tentation, lorsqu'on tombe sur des pâtisseries artisanales, toutes plus appétissantes les unes que les autres.

    La magicienne n’est pas gourmande, généralement, mais on a tous nos moments de faiblesse. Puis, il faut bien l’admettre : la commerçante que la diviniste avait rencontrée était sympathique et faisait de son mieux pour survivre. L’enseignante l’avait écoutée raconter ses déboires : c’était une Shoumeïenne qui avait perdu toute sa famille durant son exil jusqu’à Liberty. La femme était meurtrie, mais contre toute attente, elle était aussi déterminée à vivre. L’humaine avait donc finalement obtenu ses papiers de migrant et depuis, elle essayait tant bien que mal de monter son propre commerce. Apparemment, elle était boulangère dans son autre vie, et elle avait tenté de mettre ses services à contribution de la République. S’investir dans son travail, c’était aussi une échappatoire qui lui permettait de ne pas trop penser à ceux qu’elle avait laissés derrière elle. Leur discussion avait laissé Neera songeuse, mais elle avait été polie et courtoise, si bien que la bonne dame lui avait glissé non pas une, mais deux viennoiseries. Bon, ça avait un peu embêté la demi-titan, soyons honnêtes – un dessert, passait encore, deux, ça devenait limite – mais elle s’était raisonnée en se disant qu’elle offrirait peut-être cela à son majodorme ou l’un de ses domestiques. Il y aurait toujours bien quelqu’un qui trouverait preneur, dans son manoir. On allait rouspéter, en lui déclarant qu’on aurait très bien pu lui préparer quelque chose sur place, mais l’élémentaliste aimait bien se promener dans la capitale, à ses heures perdues. Les rues animées, la vie trépidante de la ville l’aidait aussi à ne pas trop s’enfermer à Magic, quoiqu’elle ne regrettât pas du tout se vouer entièrement à ses cours et à ses recherches.Cependant, ses promenades l’ancraient dans le réel et lui offraient également de moments de divertissements bienvenus.

    Cette fois, elle s’était un peu trop attardée, si bien que le crépuscule avait surpris Neera. Le soir tombait, et elle avait encore un peu de chemin à faire avant de rentrer chez elle. La maîtresse de la foudre envisagea de passer par les rues les plus fréquentées de Liberty, mais elle se ravisa en dernière seconde quand elle longea un parc bien connu pour son calme et sa tranquillité. En théorie.

    Car parfois, de sombres idiots – pour rester polie – aimaient y trainer à la faveur de la nuit. Généralement, ils se regroupaient en bande, se croyant ainsi plus forts et même invincibles. Mais dès que des officiers républicains se pointaient au bout de la rue, les vauriens n’avaient pas le courage d’affronter les forces de l’ordre. Aux yeux de la sang-mêlée, c’était des couards, qui pouvaient néanmoins s’avérer dangereux quand on était pauvre et qu’on ne savait pas se défendre. Bref. Lorsqu’elle arriva sur les lieux, ladite bande avait visiblement repéré un individu un peu plus en retrait, enveloppé dans son manteau pour se protéger du froid sans aucun doute. Ils l’avaient déjà apostrophé avec quelques paroles de mauvais augure, cherchant à se procurer quelques piécettes ou tout autre objet de valeur qu’ils pourraient revendre au plus offrant. Mais – pour le malheur de la jeune femme et pour le plus grand bonheur de l’inconnu – l’un des bandits faisait le guet et ne tarda pas à remarquer la professeure de Magic.

    Il fallait dire qu’elle était grande et qu’elle ne passait pas inaperçue avec sa peau mâte et ses longs cheveux immaculés. Sa cape grise, qu’elle avait enserrée tout autour d’elle, empêchait de voir sa longue tunique bleu foncé, mais n’importe qui un tant soit peu attentif remarquerait son arrivée sur les lieux. Aussi, un sifflement admiratif, et un peu malsain, jaillit des lèvres de la vigile, qui ne tarda pas à attirer l’attention de ses copains.

    - Eh ma jolie ! Tu ne veux pas qu'on te tienne compagnie ?

    Un soupir s'échappa des lèvres de Neera, qui regarda d'un air impassible les brutes qui se rapprochaient d'elle.
    Il n'y avait personne d'autre qu'eux, hormis l'inconnu sur le banc. Personne donc qui pourrait les aider.
    Sauf qu'ils avaient pioché le mauvais numéro en la visant elle.

    - Je n'ai pas envie de supporter votre présence, fit Neera d'une voix froide. Hors de mon chemin. Et rendez à cet homme ce que vous lui avez volé.

    A la lumière de la lune, la femme avait cru déceler un objet brillant et assez petit dans la main d’un des brigands, quoiqu'elle n'en fût pas absolument sûre.

    Dans tous les cas, son attitude glaciale dissuadait généralement les gens intelligents de l'approcher, mais ceux-là n'étaient pas très malins, puisqu'ils se renfrognèrent et décidèrent de surenchérir.

    - Eh, t'es pas très sympa ! On te propose juste de la compagnie et...

    - Vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenus, les coupa-t-elle.

    Il était inutile de discuter, ces racailles pensaient toujours qu’elles avaient raison, et si la diviniste se laissait faire, Neera se ferait bientôt encercler. La suite se passa donc très vite. Les malotrus eurent le temps de apercevoir un grand et long éclair les traverser les uns après les autres, et les bandits s’écroulèrent au sol, une expression d’incrédulité et de peur sur le visage. Neera les regarda s’effondrer sans aucune once de pitié, mais elle crut voir un anneau, attaché à une ficelle ou à une sorte de collier, rouler un instant à terre avant de s’immobiliser à ses pieds. L’une des brutes avait dû le prendre à l’homme pas loin d’elle et l’enseignante se pencha pour la ramasser. Elle se rendit vite compte que c’était une bague incrustée d’une pierre noire ébène, assez jolie au demeurant. Elle se redressa donc et regarda… le mendiant ? Elle ne savait pas comment définir cet homme, hormis que sa peau blanche ressortait particulièrement en cette nuit de novembre.

    - Je pense que c’est à vous, fit-elle.

    Elle ne savait pas trop bien s’il était bon qu’elle s’approchât de l’inconnu au vu de sa puanteur ; peut-être même que la démonstration de ses pouvoirs avait légitimement effrayé ce dernier. Puis, entre eux deux, il y avait les bandits et… elle n’avait pas envie de les enjamber tous. Ni de prendre la peine de faire un détour.

    Elle décida donc de choisir un moyen terme, en utilisant sa magie de l’air et elle fit voler rapidement la bague jusqu’à cet homme qui n’était clairement pas humain. Elle déposa délicatement le bijou sur ses genoux et jeta un air sceptique aux malandrins qu’elle avait neutralisés.

    - Ils sont paralysés, crut-elle bon de préciser, ils vont retrouver leur liberté d’ici quelques minutes. Je ne vous conseille pas de rester dans le coin, ils seront certainement de très mauvaise humeur quand ils seront de nouveau capables de se lever. Et puis… Neera hésita un instant avant de dire ce qu’elle pensait quand même. Vous ne devriez pas rester ici, il va faire froid cette nuit.

    Elle attendrait peut-être une réaction de l’individu, puis elle reprendrait son chemin en direction de son manoir. Il était grand temps qu’elle rentre se réchauffer, maintenant.

    Note HRP : utilisation de magie de l’air niveau 1 +  magie de la foudre niveau 3 :  techniques de zone (~10 m), la foudre peut paralyser certaines personnes quelques minutes
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    Ashani
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  • Ven 11 Nov - 20:56
    La chance ne me sourit-t-elle donc jamais ? Une bande de malotrus vient me chercher des ennuies tandis que je grelotte de froid au sein du parc. Ils n'ont pas l'air très intelligent au vu de leur parler. J'ai un mauvais pressentiment et cette sensation ne tardera pas à devenir réalité. Je manque cruellement de sommeil et de force, ne pouvant pas leur tenir tête, comme j'aurai pu le faire il y a plusieurs semaines. Le Ashani que je suis n'est pas le Ashani d'hier, et il le sera encore moins demain. Mon cœur vacille et mon esprit est prit de colère lorsqu'ils s'approchent et récupèrent d'une main de maître le bijoux que je porte au cou. Je tente de les raisonner ou de montrer les crocs, rien n'y fait. Ces vauriens se dandinent et gloussent après moi, me traitant de rat et de minable.  Ils ne comprennent pas. Ils ne savent pas tout ce que j'ai enduré pour venir jusqu'ici, pour me libérer.

    Alors qu'ils se pavanent comme des dindes, voilà qu'une femme intervient. Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit qu'un éclair jaillit avec une telle rapidité que j'en suis scotché. En une fraction de seconde, la bande de malfrats s'étalent sur le sol, les cheveux sentant légèrement le roussit et arborant un faciès déconfit. Je n'ai pas envie de rire ce soir, on m'a extirpé ce que j'ai de plus cher. Et voilà qu'elle me revient, la bague ayant appartenu à feu ma mère. Déployant ma main pour attraper la bague déposée sur un de mes genoux, j'inspecte l'objet du bout de mes doigts aux ongles acérés. Sa voix est ferme avec une pointe de douceur, bien qu'elle ait fait preuve d'une audace et d'un pouvoir démentiel. Je jure par Shierak que je ne souhaite pas l'avoir comme ennemi, si tant est que je ne sois pas le plus malchanceux absolu des mortels. Celle-ci me dit qu'il faut me hâter de me réchauffer, car ces vilains ne tarderont pas à se relever. Je me lève avec un épuisement certain, ajustant mon manteau de cuir et laissant dévoiler mon visage. Je remarque qu'elle est presque à ma taille, je la dévisage avec intérêt pour comprendre qui est mon interlocutrice.

    Elle ne souhaite très certainement pas s'approcher davantage, de celui qui pue comme le chacal, de l'homme aux cornes brisées et au regard méprisant. La couleur de mes yeux effraient, ajoutant à mon teint froid un air arrogant. Pourtant, tout ce que je souhaite a cet instant c'est la remercier. Je ne suis pas un homme serviable, ni même amical. Mon tempérament de drakyn fait de moi un être sanguin seulement aujourd'hui, je suis bien trop faible pour me montrer désinvolte et insolent. Posant une main sur le coeur, la bague en main et le collier dans l'autre, ma voix grave et sèche l'interpelle.

    Merci.

    Un simple mot qui m'irrite la gorge. Ce mot que jamais personne n'a prononcé envers moi. En tout cas, il est avéré que sans cette femme aux grands pouvoirs, ces vauriens s'en seraient allés avec un souvenir si précieux et d'une qualité inestimable à mes yeux. Mes cheveux emmêlés dans mes cornes me donnent certainement l'air d'un fou, pourtant j'ai bien là toute ma tête. Mes épaules s'affaissent et mon regard se dirige vers le sol quand je repense au froid de l'automne et à la nuit qui approche. Replaçant la bague sur le collier, attachant comme il faut autour de mon cou et la cachant a la vue de tous sous ma houppelande, je la toise avec une certaine tristesse.

    Je n'ai pas de lit. Ni même un bout de bois pour m'abriter. Je vais seulement là où je peux trouver de la place. Et bien souvent, c'est sur le sol dur et sale.

    Je place mes mains à l'intérieur de la houppelande pour tenter de me réchauffer et me prépare à partir, à l'inverse  d'où venait la femme au teint mat. Je repense à mes années au Reike, où je portais mes vêtements de dentelle et aimais m'entourer de femmes aux atours de pourpres et de dorures, de bijoux aux pierres précieuses et aimant le velours. Tout ceci est bien derrière moi. D'auta t que la gente féminine du Reike n'a pas les mêmes mœurs qu'ici. J'effraie les gens par mon faciès de drakyn rapiécé, celui sans ailes et aux joies creusés par la faim. J'ai perdu du poids, trop vite depuis que je suis arrivé ici. Si seulement j'avais trouvé ce réseau, je ne serai pas dehors a mourir de froid et me repetrai d'un bon repas.

    Mes sens sont aux aguets et soudain, une odeur me fait saliver. Une odeur si sucrée que mes crocs sont sortis. Je m'arrête et me retourne avec fougue. Je sens quelque chose, un gâteau, une pâtisserie, quelque chose qui me donne envie. J'ai si faim. Mon ventre gargouille à la mort, je me sens tellement ridicule devant elle. Je déteste quémander, encore moins envers une femme seulement, je crois bien que je meurs de faim. Mon gosier se met à râler dans une agonie infernale, cette odeur de sucrée me fait saliver. Mes lèvres sont retroussées et je laisse apparent des dents aiguisées en un sourire carnassier.


    Je… crève la dalle. J'ai si faim, ma dame. Auriez-vous quelque chose à manger ? Je suis affamé.

    Je déteste me voir ainsi. Je suis dégoûté de moi-même. Je n'arrive à rien et pire que tout, je demande à une femme si elle peut me donner de quoi me repaître. J'ai envie de me frapper si fort mais n'en ai pas la force. Comment ai-je pu tomber aussi bas ? J'imagine les autres drakyns se rirent de moi, le misérable gamin qui n'a jamais reussit sa vie. Après tout, qu'est ce que j'en ai a faire de mes semblables désormais ? Personne n'est venu m'aider. Personne ne s'est intéressé à moi. Je serai prêt à tuer pour manger. Sauf que je ne souhaite pas m'attaquer à cette femme, si tant est qu'elle disposerai du plus gros gibier du Sekaï. Sa force est aussi dévastatrice que sa prestance. Résiste, Ashani. Résiste. Retiens-toi, arrête de saliver. Ashani.


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    Neera Storm
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  • Sam 12 Nov - 23:07
    Maintenant que les malandrins sont hors d’état de nuire, Neera peut davantage observer cet homme solitaire. Il est dans la pénombre, la magicienne n’est donc pas capable de discerner qui est vraiment cet inconnu. La seule chose dont elle soit certaine, c’est qu’il est un migrant qui n’a pas encore réussi à bien s’implanter en République. Ses vêtements sont trop usés, sa puanteur est comparable à celle d’une benne à ordures, et s’il avait vraiment un endroit où vivre, il ne se serait pas réfugié dans un parc en espérant y passer la nuit. Quand il se lève et qu’il dévoile son visage, la Républicaine ne cherche pas spécialement à dissimuler sa surprise. Elle aperçoit pourtant bien des cornes qui se recourbent légèrement sur le haut de son crâne, et grâce à la lointaine lumière des réverbères, elle distingue des oreilles pointues semblables à celles des elfes. Ses prunelles jaunes, enfin, lui donnent un regard perçant, à moins que ce ne soit ses traits fins et fatigués qui rajoutent de la gravité à son visage. Il n’y a pas trente-six mille espèces qui sont dotées de telles caractéristiques, se dit l’enseignante, et elle suppose vite qu’il est soit un oni soit un drakyn. Un démon aurait bien été possible mais… Un être démoniaque ne se serait jamais laissé faire par de tels vauriens quelques instants plus tôt.

    Les considérations de la jeune femme s’arrêtent quand il lui adresse la parole tout en posant une main sur son cœur. Il la remercie de manière presque solennelle, même si sa voix soit sèche et rocailleuse. Neera se demande un instant si le rescapé n’est pas déshydraté, ou s’il n’est pas déjà malade à cause des nuits froides de l’automne. Il n’est pas bon de rester dehors par ce temps. En tous les cas, la jeune femme esquisse un geste comme pour dire que ce n’est rien, tout en jetant un coup d’œil aux vilains qui sont à terre.

    - Ne me remerciez pas, finit-elle par déclarer, et la maîtresse de la foudre s’efforce de sourire afin d’adoucir les traits de son visage. J’ai avant tout défendu mes intérêts en les neutralisant, fait-elle d’un ton franc, et comme je n’aime pas les imbéciles, je ne me suis pas retenue.

    Accessoirement, elle n’aime pas qu’on s’en prenne au plus faible alors qu’on est en position de force. C’est aussi pour cela que la demi-titan est intervenue pour lui rendre sa bague, que l’homme ne tarde d’ailleurs pas à remettre à son cou. Puis ses épaules s’affaissent, et Neera n’a pas besoin d’être télépathe pour comprendre qu’il pense à sa situation. Il lui révèle alors qu’il n’a pas de lit, ni même un bout de bois pour s’abriter. L’exilé s’installe seulement où il peut, quand il trouve de la place, et apparemment, il n’a d’autres choix que de dormir sur le sol glacé de Liberty.

    Neera reste silencieuse à sa déclaration. Que doit-elle dire ? Elle sait que, si elle se laisse atteindre par la misère des migrants, elle ne s’en sortira jamais. La magicienne ne peut pas faire de son manoir un refuge pour les shoumeïens, et elle ne peut pas non plus effacer la misère de ces pauvres âmes qui errent dans Liberty. Sa fortune ne serait pas suffisante pour leur offrir à tous un endroit où dormir et un repas chaud. Ils sont trop nombreux. Tout ce que la diviniste peut donc faire, c’est intervenir dans un cas comme celui-ci pour empêcher qu’une injustice ne soit commise sous ses yeux.

    La Républicaine n’empêche donc pas l’homme de repartir à contre-sens, et elle s’apprête à quitter le parc à son tour quand l’inconnu se retourne brusquement vers elle. Interdite par la réaction brusque du drakyn, Neera s’arrête et croit même un instant qu’un des bandits s’est libéré plus vite que prévu de sa magie. Mais non, si ses crocs sont sortis, c’est tout simplement parce qu’il a faim et c’est avec une mine presque abasourdie qu’elle écoute sa demande. Il est certain que ses paroles doivent faire mal à son égo, mais la sang-mêlée ne pense pas qu’il mente. Puis, il est vrai qu’elle a cette fameuse pâtisserie en trop avec elle, qu’elle trimballe depuis déjà trop de temps.

    - J’ai bien une pâtisserie dans le sac que je tiens ici, mais…

    L’élémentaliste réfléchit rapidement alors que son regard glisse vers la bande qui est toujours trop proche d’eux à son goût. Son pouvoir est puissant, mais il n’a pas des effets éternels.

    - … Il vaut mieux que vous la mangiez en marchant. Venez.

    Neera ne se fait même pas la réflexion qu’elle l’invite à marcher çà ses côtés, et alors qu’ils quittent tous les deux le parc, elle saisit la pâtisserie qui a été soigneusement enroulée dans un paquet par la marchande. Elle tend alors celui-ci à son compagnon de route, et elle le laisse dévorer goulûment ce met qu’elle a acheté un peu plus tôt dans la journée.

    Une chose est sûre, il a faim, mais l’enseignante ne se préoccupe pas tellement de son éventuel manque de manière. Elle n’a jamais été dans le besoin, elle considère donc qu’elle n’a pas le droit de juger ce… mendiant qu’elle a sauvé par inadvertance. Au moins, il est occupé à quelque chose, ce qui laisse le temps à Neera de réfléchir. Qu’est-ce qu’elle est censée faire de lui ? Bien sûr, elle pourrait très bien l’abandonner à un carrefour de Liberty, lui déclarer « qu’elle va par-là », en sous-entendant qu’il ne la suive pas. Mais c’est comme repousser un chien galeux qui n’a jamais rien fait de mal. La comparaison n’est pas flatteuse, mais l’idée est là : ce serait l’abandonner à son sort, et la professeure a l’impression que ce ne serait ni juste, ni bon de sa part.

    Evidemment, elle n’est pas non plus naïve. La demi-titan ne connait rien de cet homme, il pue comme un troll, et elle ne sait pas réellement si elle peut lui faire confiance. Alors bon. La méfiance est de mise, mais peut-être que, pour une fois, la diviniste peut faire une entorse à ses principes. Quand elle voit qu’il a fini de manger, la jeune femme tourne la tête vers lui et prend la parole.

    - Alors comment vous l’avez trouvé ?

    Elle attend patiemment sa réponse, puis hoche la tête et décide de se présenter.

    - Je m’appelle Neera. Neera Storm.

    Elle ignore totalement si son nom lui dira quelque chose. Dans les milieux universitaires, l'enseignante est connue puisqu’elle appartient à Magic, et dans les milieux républicains, on connaît également son existence grâce à sa neutralité politique et la lignée de sa famille. Mais son nom ne peut rien évoquer chez un étranger. Dans l’immédiat, tout ce que la sang-mêlée veut savoir, c’est le nom de cet homme, histoire qu’elle mette un visage sur cet inconnu à la peau blanche.

    Maintenant qu’elle est plus proche de lui, et dans des lieux plus éclairés, d’ailleurs, elle peut mieux l’observer et elle le dévisage sans animosité.

    - Vous êtes un drakyn ? demande-t-elle. Que venez-vous faire dans la République ?

    Sa réponse la motivera peut-être à lui offrir un toit pour la nuit.
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    Vocation: Loyal Mauvais
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    Rang: D
    qui suis-je ?:
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  • Dim 20 Nov - 18:00
    Prenant dans mes mains le petit met sucré, je prends une bouchée pour savourer. Je salive tellement, l'odeur du sucré et le goût est tellement prononcé, je ne peux m'empêcher de laisser mon ventre crier famine. Cela fait si longtemps que je n'avais point mangé une telle gâterie, c'est si différent du Reike. Depuis mon arrivée, personnene m'a apporté un tel repas et je dois dire que je mange sans aucune retenue. Je n'arrive pas à me retenir et je prends d'énormes bouchées, remplissant ma bouche de pâtes moelleuse et de crème. S'il y a bien une chose sur tout Sekaï qui rivalise avec les bijoux, c'est très certainement ces pâtisseries. Onctueuses. Douces. Caramélisés. J'en veux encore ! Nous avançons ensemble sur ce chemin, nous éloignant un peu plus de ces satanés brigands. Si seulement j'avais eu la force nécessaire, ils n'auraient très certainement plus eu de mains pour pouvoir s'en servir. Je me mets à rire à cette pensée. La femme à mes côtés se soucie de mon bien-être. Je ne saurai dire si je dois encore la remercier, bien que cela me fasse mal à mon égo, ou si elle a pitié de moi. Dans les deux cas, j'ai l'air d'une pourriture à côté d'une beauté divine. Si seulement j'avais réussi à percer à Liberty, j'aurai très certainement pu éviter toutes ces malheureuses situations. Détournant la tête pour ne pas qu'elle me voit passer un coup de griffe entre mes dents pour retirer quelques miettes coincées, je lui fais un grand sourire et m'exprime :

    J’ai une faim de loup, je pourrais en manger vingt autres comme celui que vous m’avez offert. Ceci-dit, c’est la pâtisserie la plus exquise que j’ai pu dévorer !

    Son prénom est exotique, cela ne m’évoque rien. Il faut dire que je n’ai aucune idée des personnalités siégeant à Liberty, j’ai ouïe dire quelques noms comme les Goldheart. Je suis bien loin de chez moi et cette nouvelle vie m’a fait très vite déchanter, je suis assez mal à l’aise à vrai dire. Ne voulant pas montrer mes faiblesses ni encore moins mon ignorance, je jure pourtant être un homme cultivé et bienséant. Du moins, quand j’en ai la possibilité. Je regarde mes mains dans un état lamentable, salies par la crasse. Je suis un être abject. Au moins, j’ai l’opportunité de pouvoir discuter avec quelqu’un qui ne me toise pas de la tête aux pieds, qui ne m’insulte pas et ne cherche pas à me faire tuer. Je m’arrête et croise son regard, moins immaculée que lorsqu’elle a utilisé son pouvoir tout à l’heure.

    Ashani. Mon nom est Ashani.

    Elle a surenchérit avec quelques questions suite à mon nom, ce qui me déstabilise un tant soit peu puisque je n’ai aucune envie de lui parler de mon désir ardent de vouloir contribuer au réseau de la ville. Rien ne m’empêche de lui parler de mes contrats de mercenariats en attendant ! Toutefois, je peux lui expliquer pourquoi je suis arrivé à Liberty. Nous continuons à poursuivre un chemin, sans que je ne comprenne où nous allons. Je prends une profonde inspiration avant d’entamer le monologue.

    Je suis né au Reike, J’y ai vécu des années très difficiles et quelques temps plus tard, je suis rentré à l’armée. Pendant ces cinq années obligatoires, on nous apprend à nous battre et à défendre nos terres. Nous avons le choix à la fin de ce service militaire et j’ai choisi de suivre ma propre voie. Je commençais à me faire bien voir. On me reconnaissait enfin et j’avais l’impression de devenir quelqu’un d’important. Puis, de fil en aiguille, je suis monté en grade et ai commencé par … comment dire. Disons que les personnes avec qui je travaillais n’étaient pas des personnes très charitables. Et donc, ce que je cherchais à faire, c’était de leur renvoyer l'ascenseur à ma manière, si je puis dire. Vous connaissez les contes pour enfants ?

    J’espérais qu’elle aime les contes, car j’en suis un grand fan ! Combien de temps n’ai-je pas pu raconter ou jouer une scène d’un de mes contes préférés ? Cela me rappelle des moments lorsque je vivais dans mes appartements au Reike. Vêtu de velours et de soie, un livre à la main et jouant un des rôles de l’histoire. Ces moments me manquent ! Je décide alors de lui raconter brièvement ce conte tandis que nous nous éloignons un peu plus du parc. Mon regard pétille de malice, je raconte avec une voix d’orateur :

    Tout commence par un roi, qui doit s’absenter de son château pour se rendre sur le champ de bataille. Avant de partir, il confie le royaume à son frère, le prince Lion. Ce dernier est un noble avare et autoritaire. Une fois sur le trône, il se met à dépouiller le peuple en imposant un impôt de plus en plus élevé. Si quelqu’un ose refuser de payer, il ordonne aux forces de l’ordre de brûler sa maison tout de suite. Un jour, un homme renard se rebelle mais les autorités tentent de lui couper la tête. Bien qu’il soit amoureux de la fille de la sœur du roi, l’homme renard décide de s’enfuir car sa liberté est plus importante que tout. Le jeune homme s’enfonce dans la forêt fait la rencontre d’un ours avec qui il va décider de voler aux riches pour donner aux pauvres. Le Prince ne tarde pas à apprendre les activités de l’homme renard dans la forêt alors, Il élabore un plan pour le capturer. Comme il est amoureux de la fille renarde, qui n’est autre que la fille de la sœur du roi, il suffit d’organiser un piège. Un concours de tir à l’arc où la remise du trophée sera remis par celle dont il est éprise. Déguisé, notre homme renard remporte le prix et malheureusement, les autorités le prennent en tenaille et il se fait ligoter.

    J'espère que cette histoire lui plait, bien qu’elle soit connue du grand public. En tout cas, cela me réconforte de pouvoir raconter de nouveau ces histoires. Cela fait si longtemps que je n’ai pas tenu un livre de contes entre mes mains. Je me demande si les récits que l’on raconte aux enfants reikois sont les mêmes qu’à Liberty. Je regarde l’horizon et lui murmure :

    Cela fait si longtemps que je ne l'ai pas lu.


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