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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    Citoyen de La République
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    Pancrace Dosian
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  • Jeu 24 Nov - 17:25
    Parfois, les endroits où on est envoyé sont à chier. On se retrouve avec des partenaires de merde, sous la pluie, à l’aube, à regarder un crime scabreux pour lequel on sait qu’on va juste devoir faire du porte-à-porte pendant plusieurs jours sans rien avoir à remonter, et classer l’affaire sans suite. On le sent rien qu’en arrivant sur les lieux, quand on a un peu de bouteille, et quand ça arrive, on peut juste serrer les dents et les fesses, et prier pour que le beau blond pointe le bout de son tarin histoire de faire passer le temps de façon un peu plus sympa.

    Et, parfois, c’est l’inverse : une affaire comme la route qui relie Liberty à Courage, bien entretenue, sous un beau soleil printanier avec un p’tit vent frais et en compagnie qui, à défaut d’être franchement charmante, est tout à fait agréable.

    J’jette un coup d’œil à mon voisin de gauche, Gunnar Bremer, qui marche d’un bon train du haut de ses deux mètres, et j’allonge un peu ma foulée histoire de pas me retrouver comme un con à trotter derrière. On va en direction des docks, et quand le chef a dit qu’on devait y aller fissa pour faire ce qu’il y avait à faire, avec un p’tit papier en prime, j’ai bien compris que c’était comme s’il venait de nous donner notre matinée.

    Il est même pas si tard, à bien y penser, donc on a pu se réveiller tranquillement et descendre une boisson chaude avec l’équipe avant de partir.

    Y’a déjà un attroupement qui s’est formé, et un p’tit jeune essaie d’empêcher la foule de rentrer dans le bâtiment ou de s’agglutiner à la fenêtre du rez-de-chaussée pour mater à l’intérieur. Le grand classique, ça, ils font pareil quand y’a un accident de charrette et que tout le monde ralentit pour voir les détails les plus dégueu et les raconter, au dîner, au reste de la famille.

    J’siffle d’un coup sec.

    « Hé, l’Office Républicain est là, nous allons faire toute la lumière sur cette affaire pour continuer d’assurer la sécurité de la population de Courage. Par conséquent, nous vous demandons d’en faire preuve, de courage, et de retourner à vos affaires, à moins que vous ayez des éléments à communiquer à notre collègue ci-présent, à l’entrée. D’acc’ ? »

    Toute la lumière, ouais, grave.

    On entre dans la chambre, et on tire la tenture qui vise à bloquer vaguement les rayons du soleil devant la vitre sale, et on regarde la déco du nouvel architecte d’intérieur. Deux chaises sont brisées en morceaux, à peine plus que des fagots de bois maintenant, au milieu de la pièce, et y’a des morceaux partout.

    « Gaffe aux échardes, faudrait pas finir à l’infirmerie, hé ? »

    Gunnar rigole. Du bout du pied, il retourne le macchabée, dont la tête repose dans une petite mare de sang après qu’un gourdin ou les chaises lui aient fracassé le crâne.

    « Erol Graven, c’est, dit Gunnar.
    - Tu l’connais ?
    - Vite fait. Un traîne-patin des quais, le genre à tremper dans ce qui est louche. »

    Voilà qui explique pas mal de choses, y compris notre présence ici.

    « Bon allez, on va pas y passer des plombes non plus. »

    Le placard est vide de tout ce qui pourrait être précieux, si tant est qu’il ait contenu quoi que ce soit du genre dans les dix dernières années. J’tape au fond, pour déloger un panneau de bois qui masquait un p’tit compartiment, vide évidemment. Dommage, on aurait pu aller boire un coup, mais ça rend la thèse du vol un peu plus crédible. Y’a une forme bizarre tracée dans la poussière, par contre, qu’on voit mieux à la lumière du jour, un genre de forme de « F » ou de « S » peut-être. Un objet artistique précieux ou un artefact magique, p’tet ? De son côté, Gunnar vérifie le plafond, et la tringle pendant que j’éventre la literie. Y’a une bourse avec quelques piécettes sans valeur, que j’empoche sans sourciller. Fauché comme il l’était, c’est déjà un miracle que j’ai dégoté quoi que ce soit.

    Par contre, ça a foutu de la paille partout, dont une partie qui rosit visiblement au contact du sang qu’on évite soigneusement depuis le début. Et ça m’fait remarquer que, juste à côté, sous ce qui servait de canapé, y’a un truc. Et des lattes du sol qu’ont été remuées, visiblement, d’où le fait que le meuble soit décalé. Visiblement, les coupables cherchaient sérieusement quelque chose, dans cette piaule daubée.

    « Tiens, y’a une trace de semelle, là, que j’pointe du doigt. Des panards énormes, à tous les coups ça va être une saloperie d’oni ou de géant, putain. »

    Le genre qui fait davantage briseur de crâne que de genoux, en tout cas. Mais jamais dans la subtilité, vu le gabarit.
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    Gunnar Bremer
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  • Dim 27 Nov - 13:07
    -Ou un grand gaillard.

    J’ai un sourire énigmatique pour Pancrace, dans le genre à vouloir dire que ça pourrait être un type comme moi. Mais c’est une blague, évidemment, tout le monde sait que je suis un honnête officier Républicain. Gunnar du moins. Géant ou Oni, ça vend tout de suite moins du rêve. Si on s’attend à coincé deux couillons dans une ruelle pour leur apprendre à partager les gains avec les forces de l’ordre, ça devient tout de suite une autre paire de manches quand il s’agit de ce genre de créature. Des fois, je me dis, ces trucs là, on devrait pas les accepter. Ils ne sont pas comme nous. Qui sait ce qu’ils pensent ? On est clairement moins solide qu’eux et un de ces jours, ils en auront marre d’être traités en égal et voudront qu’on s’incline devant eux. Pour sûr. Faudrait réagir avant. Mais c’est aux politicards d’avoir les couilles de prendre les bonnes décisions et tout ce qu’on peut attendre d’eux à l’heure d’aujourd’hui, c’est de s’en mettre plein les poches en prétextant faire ça pour l’intérêt commun pendant que les gens simples comme moi trimont pour une maigre solde. Faut pas s’étonner si on cherche ailleurs d’autres sources de revenus. On est peut-être pas si blanc que ça, plutôt couleur boue, mais on est plus propres que les bourgeois, c’est clair.

    Tandis qu’on dézingue le plancher à la recherche d’une planque, j’ai un autre regard pour Pancrace, façon jugement. Un bon gars par certains aspects. Un bon camarade dans l’Office, avec ces grandes qualités comme la procrastination et le détournement de preuves, surtout quand elles sont sonnantes et trébuchantes. Un peu escroc sur les bords. On s’entend bien. En creusant un peu, c’est un sale type. Particulièrement odieux. D’autres diraient taquins. Faut aimer. Je ne suis pas un grand humaniste, mais Pancrace, il n'a probablement jamais appris ce mot.

    -Putain, vide.

    Là, sous les lattes, un espace servant à stocker des trucs qu’on aimerait pas qu’on lui vole. A la couleur de la crasse sur le bois, il y avait là une boite, très clairement. Retiré, évidemment. Quelque chose de précieux qui auraient probablement conduit Erol au cimetière. ça lui pendait au nez, les raisons ne manquaient pas de l’emmener à abréger sa vie pourrie. Je fais le tour de la pièce du regard, avisant la table. Je me mets à la place du type qui a fait le coup. Je sais, c’est un petit talent caché. Une fois la boite sortie, je me serais dirigé vers la table pour l’ouvrir et m’assurer du contenu. On fouille dans le coin et on trouve un couvercle, justement, balancé contre un mur.

    -Tu peux sentir quelque chose ?
    -Je vais essayer.

    Un autre petit talent, bien plus utile cette fois. Que tout le monde ne peut pas s’offrir. Un cadeau du paternel avant qu’il ne crève bien plus salement que Erol. Difficile de ne pas y penser quand j’utilise l’odorat augmenté. Je renifle. Je fais la grimace.

    -Alors ?
    -ça sent la pisse.
    -Et encore ?
    -La pisse et la merde.

    Quelle infection. C’est clairement pas toujours un cadeau. Les effluves vous emplissent les narines aux points d’avoir l’impression que l’odeur vous imprègne la peau et l’esprit. J’ai envie de me prendre un gros broc d’eau dans la gueule pour me retirer ce fumé urinaire. Fallait s’attendre à ce que Erol ne fasse pas son ménage de manière hebdomadaire, mais avec l’odeur rance insistante, je dirais même qu’il n’a jamais passé un coup d’eau sur le sol.

    -Tu sais rien d’autre sur ce Erol ?

    J’hausse un sourcil. J’ai une tête à connaître les traines-savates du port ? Peut-être un peu. Je cogite histoire de me rappeler le peu que je sais.

    -C’était un minable. Il n'a jamais réussi grand-chose. Même pas la peine qu’on le chope, si ce n’est pour balancer ces collègues. Il se mettait à table plus vite qu’un perv’ a baissé son fut’. De là à le saigner chez lui, mon avis est qu’il a mis la main sur un truc qu’il aurait pas dû. Histoire de se refaire.

    Ce disant, je m’approche du corps, faisant gaffe à ne pas mettre mes chausses dans le sang. De plus près, c’est encore plus dégueu. Le type qui a fait ça ne lui a laissé aucune chance. J’avise les chaises à côté. J’ai une bonne vue, du genre à remarquer les petits détails, alors je remarque quand il y’en a pas.

    -Pas de sang sur les chaises. Je pense qu’il s’est fait chopé par surprise et qu’on lui a pas laissé l’occasion de se justifier. Puis les gars maquillent ça en cambriolage qu’a mal tourné.
    -Peut-être bien. Mais on a rien pour remonter jusqu’à ce type.
    -Ouai. C’est bien dommage. C’est pas bon pour les chiffres.

    A moins d’avoir du succès dans l’enquête de voisinage, mais soyons sérieux. Est-ce que les enquêtes de voisinage servent souvent ? Pas vraiment. Entre ceux qui ne voient jamais rien alors qu’ils habitent à côté d’un dégénéré en apparence sans histoire et ceux qui ne veulent pas se mêler du moindre problème même si la bagarre s’était entendu jusqu’au bout de la rue, on a plus de chance de choper l’adresse de tous les endroits où l’on trouvera surement un “type qui doit connaître quelque chose” que de les voir baver un signalement utile. L’avantage, avec ce genre d’enquête, c’est qu’on peut dire qu’on y a passé la journée alors qu’on finit à la taverne dans l’heure. C'est les petits avantages du métier.
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  • Dim 27 Nov - 18:15
    Y’a des fois, faut faire des vraies enquêtes de voisinage. Du coup, tu tapes à la porte de tous les voisins, peu importe l’heure du jour ou de la nuit, tu les asticotes pour qu’ils finissent par te raconter que l’autre jour, ça criait chez la victime, que y’avait des créanciers moyennements contents, ou qu’il avait tendance à foutre ses cochonneries dans la poubelle d’à côté. Bref, que des histoires passionnantes.

    Quand ça arrive sur le cul, en général, on rigole un peu plus, genre toutes ces mystérieuses jeunes femmes, bien sapées, carrément jolies, jamais la même, qui passent plusieurs fois par semaine et repartent dans la nuit après quelques heures. Ou le peintre qui vient faire des raccords pendant que le mari est au turbin, c’est un grand classique aussi. Parfois, ça dérape dans le scabreux, mais, hé, officier républicain, c’est aussi accepter de fouiller la merde pour éviter qu’elle déborde des égoûts. Donc on touille, et on s’assure que y’ait pas de remontées.

    Mais ça, c’est pour les crimes sérieux.

    Là, on a un pedzouille des docks, le genre qu’a jamais dû avoir un travail honnête de sa vie, un perdant professionnel qui aura, inévitablement, fini par froisser la mauvaise personne. Faut laisser ce genre de milieux s’auto-réguler pour pas que ça vienne dégénérer sur la place publique, et, pour être tout à fait honnête, Erol va jamais manquer à qui que ce soit.

    « Ouais, traînons pas, demandons juste au voisin s’il lui connaissait un lieu de picole privilégié. C’est la piste la plus sérieuse, de toute façon. »

    Vingt minutes plus tard, on est accoudé au zinc du Vieux Daron, qui était bien nommé y’a dix piges, moins maintenant que ça a été repris par un p’tit jeune aux bras comme mes cuisses, oreilles en chou-fleur et nez plusieurs fois cassé. Le bouge a pas changé de genre, en tout cas : sol en terre battue qui finit généralement la soirée de façon un peu boueuse, beaucoup de marins qui vont et viennent au gré des marées, et une odeur de moule et de bière de mauvaise qualité. Le genre de coin qui attend pas forcément avec impatience la présence d’officiers républicains fringants et responsables tels que nous, mais on a nos entrées, surtout Gunnar, qui s’est toujours bien entendu avec les gars de la mer.

    Ce qui fait qu’on nous lance des regards pas forcément amènes, mais pas non plus trop agressifs. Un genre de patibulaire méfiant, quoi.

    On descend en quelques gorgées la première moitié de nos bières, histoire de se désaltérer. Gunnar a de la mousse dans la moustache, et il adresse un grand sourire au taulier.

    « Alors, Gunnar, qu’est-ce qui t’amène aussi tôt ? Demande le patron.
    - Ah, le crime ne dort jamais, et, par conséquent, nous non plus. Tu sais comment c’est.
    - Pas tellement, mais je te crois sur parole. S’est passé quoi ?
    - On a retrouvé Erol Graven, canné chez lui, que j’lâche.
    - Oh, merde.
    - Plutôt, ouais. Donc on essaie de se renseigner sur les coins où il zonait, les gens à qui il causait, des fois que.
    - Des fois que ?
    - Des fois que y’ait un truc.
    - Ah, c’pour ça que vous êtes là.
    - Plus ou moins. Après l’effort, le réconfort, aussi, ajoute Gunnar.
    - Ca, c’est jamais moi qui dirai autre chose, ça serait pas bon pour les affaires.»

    On s’arrête quelques instants pour descendre encore davantage la bière. L’enquête continue fort, là, on le sent bien. C’est juste que y’a pas forcément des trucs à trouver.

    « Et du coup, en parlant d’affaires, elles allaient comment, celles d’Erol ?
    - Comment ça ?
    - Oh, est-ce qu’il avait beaucoup de dettes en ce moment, par exemple…
    - Les gars comme Erol, ils ont des ardoises un peu partout, qu’ils payent au fur et à mesure, plus ou moins difficilement. Lui, ça faisait des années qu’il s’accrochait comme ça, et j’avais pas trop de raison de m’en plaindre, personnellement. Il lui fallait un coin de repli, et le Vieux Daron collait à ça.
    - Donc y’a des gens qui venaient le chercher ?
    - Bah, depuis toujours.
    - Et c’était un peu différent, ces derniers temps ? Des types plus méchants qu’avant, ou alors il serait subitement tombé en veine ? Genre une hausse de sa consommation ? »

    Il hausse les épaules.

    « Pas ici, en tout cas. Mais on le voyait moins, ces derniers temps. Je me suis dit qu’il était tellement en rade qu’il montrait pas le bout de son nez. Peut-être qu’il était ailleurs, si c’est ce que vous pensez. »

    Et c’est comme ça que l’enquête s’arrête, j’suppose. Il a pas envie de servir d’indic aux bourres, ça serait mauvais pour ses affaires, et il a pas l’air d’en savoir bien davantage dans tous les cas. On finit de sécher nos pintes, et on sort tranquillement. J’adresse un clin d’oeil à un marin qui fronce les sourcils, mon côté charmeur et provocateur, et on retrouve la lumière du soleil qui s’lève tranquillement.

    « Une idée, Gunnar ? »
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  • Lun 28 Nov - 16:07
    -Il va falloir rentrer histoire de classer cette affaire, du moins, de manière officielle…

    Je laisse traîner ma phrase dans l’air et je sens Pancrace me couler un regard par en dessous de celui qui comprend bien qu’il y a quelque chose d'autre qui doit suivre et que généralement, ça joue dans le domaine de l’officieux. C’est que je vous ai peut-être pas tout dit, mais je cherchais à avoir des informations. Que j’ai fini par avoir. Ya une demi-heure, sous prétexte d’avoir une envie pressante parce qu’on sait tous qu’une pinte, c’est une pisse ; et deux tartines, mais là n’est pas la question ; j’ai retrouvé un indic’ dans les chiottes. Dans l’Office Républicain, on a tous ces petits contacts avec des crapules du même gabarit que Erol. Du genre à accepter de baver une information contre un peu de monnaie puis on se sépare. Le type est entré dans le rade et a failli faire demi-tour en me voyant. Je l’ai capté avant. Il s’est immobilisé et je lui ai bien fait comprendre qu’il tombait à pic. Le hasard direz-vous ? Quand il se passe des choses pas très nettes, il y a toujours les mouches qui s’agitent autour. Le voir débouler dans la taverne, j’ai tout de suite reniflé qu’il savait quelque chose, le tout sans utiliser de pouvoir. C’est ce qu’on appelle l’instinct du Limier. Alors, je l’ai plaqué contre un mur et j’ai eu ce que je voulais avant de le relâcher et de lui filer de quoi boire quelques coups à ma santé. Faut prendre soin de ces indics, mais pas trop. Ils sont sûrement les indics de bien d’autres officiers républicains et il va vendre ses informations à tout le monde. Faut pas les enrichir, ces balances.

    Du coup, je me retrouve avec Pancrace dans le dos, attendant que je finisse ce que j’ai à dire. On pourrait croire que c’est dangereux, mais je sais que mon collègue est plutôt pragmatique et qu’il n’est pas du genre à faire de l’excès de zèle.

    -J’ai eu un tuyau.
    -Ah ouai ? Je me disais que t’étais bien que t’étais long à pisser.
    -Il voulait pas causer vite.
    -Pas très sympa, ça.
    -Ouai, y’a plus de respect pour l’uniforme de nos jours.
    -Et c’est quoi donc ?

    On perd pas le nord.

    -A priori, Erol a mis la main sur des bijoux de familles pirates, sortis de l'île de Kaizoku en profitant de la loi martiale. Le genre de truc précieux hérité sur des générations qui valent une certaine somme, une grosse valeur affective et la haine éternelle du clan pirate en question.
    -Ca serait eux qui l’aurait suriner ?
    -Je penche plus pour ceux qui ont sorti les bijoux de l'île. Surtout parce que si c’est les pirates, ils doivent avoir mis les voiles depuis le temps.
    -Et adieu nos suspects.

    J’ai un petit sourire. Que Pancrace s’inquiète de la fuite de nos suspects, c’est assez comique. Un sorte de jeu pour se donner une bonne image d’officier républicain alors que déjà, il commence à cogiter pour son propre compte. J’aurais fait pareil.

    -Dans tous les cas, on ne pourra jamais coffrer les coupables. Faut une bonne enquête, des preuves, des témoins, tout ça.
    -Une denrée rare.
    -Exactement. On pourra que classer l’affaire.
    -Mais…
    -Il y a toujours moyen de mettre la main sur cette cargaison.
    -ça ne serait que Justice de retirer des mains de ces brigands ces objets précieux.
    -C’est là où je voulais en venir, oui.

    On se regarde. Dans l’imaginaire collectif, on rendrait les biens et tout le monde serait content. Dans la vraie vie de la véritable, on partagerait les bénéfices. En même temps, il est question de pirates, alors, ces bijoux, ils ont probablement été volé un jour. voler à un voleur, est-ce vraiment voler ?

    C’est un coup à essayer. ça tombe, on arrivera à rien. Puis, on peut aussi tabler sur nos amis de l'île de Kaizoku. Pour sûr qu’ils vont vouloir récupérer leur héritage, quitte à zigouiller les coupables en chemin. Et clairement, il faut pas se mettre en travers du chemin d’une bande de pirates passablement énervée par s’être fait voler et par l’obligation de poser le pied sur la terre de la République. On pourrait se retrouver entre deux feux. peut-être même qu’ils sont déjà dans la ville. Pancrace sera pas de trop. je sais qu’il a quelques talents qu’il veut pas forcément montrer, jouant bien la vierge effarouchée.

    -T’as pas des oreilles dans le milieu du recel de ce genre de truc ?

    C’est qu’il s’agit de faire bosser tous les indics.
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  • Mar 29 Nov - 21:17

    « Ca doit se trouver. Un gars, notamment, un peu en retrait des docks, à qui j'ai rendu service y'a quelques temps, et depuis, on s'entend bien. »

    Une manière bien polie de dire que j'lui suis tombé dessus comme la misère sur le pauvre monde quand il s'est avéré qu'il avait en sa possession des bijoux dérobés le matin-même à une bourgeoise en visite, mais la daronne avec les bons amis, ceux sur les panards desquels on évite de marcher. J'ai plus ou moins maquillé le truc pour qu'il passe au travers des mailles du filet, moyennant quelques... retours sur investissement.

    « Du coup, j'passe régulièrement le voir, il est toujours ravi : un officier républicain dans son boui-boui, ça fait prestige.
    - Evidemment, abonde Gunnar. »

    On pousse la porte du mont-de-piété, et j'lui adresse un large sourire, celui du gars content de retrouver un de ses meilleurs potes, rien que ça.

    « Bordel, mais t'es encore là, toi ?
    - Hé ouais ! Toujours ouvert, on t'a pas encore fait fermer, à ce que j'vois. »

    C'est l'amitié virile et vache, bien entendu.

    Il baisse d'un ton.

    « J'ai déjà payé ce mois-ci et...
    - T'inquiète, c'est pas pour ça. »

    Gunnar fait mine de rien entendre par politesse -ça se fait pas d'espionner les affaires des copains, et observe attentivement une longue-vue avec une baleine sculptée dessus, présentée comme une oeuvre rare originaire de Kaizoku. A tous les coups, c'est un menuisier du Reike qu'a jamais vu la mer qu'a fait ça, à voir comme le poiscaille est difforme, mais j'veux faire de la peine à personne.

    « On se demandait si y'avait des cargaisons de bijoux qui traînaient en ce moment. Plutôt originaires de coins récemment admis dans le grand giron aimant de la République.
    - Mmmh... »

    Klaus se mâche la moustache, et à voir comme il cogite, on sait déjà que c'est pas lui. La question, c'est de savoir s'il sait quoi que ce soit, dans l'absolu.

    « S'pourrait que des gars soit à la recherche de la p'tite caisse, eux aussi. Genre assez bronzés, assez salés, aussi, pas forcément hyper recommandables.
    - Pas recommandables à quel point ?
    - Pas pires que des officiers républicains sur la piste du crime, il va sans dire. »

    On croise nos regards, et derrière moi, Gunnar fait comme une ombre qu'est forcément menaçante avec son gabarit. Klaus soupire.

    « A mon avis, faut aller voir au tripot du Siméon, dans l'arrière-salle. Dites pas que vous venez de ma part, hein ?
    - Surtout pas. On voudrait pas être mal reçu. Allez, on file. »

    Cette cargaison de bijoux, si tout le monde sait vraiment où elle est, ça va devenir sacrément puant de l'avoir, surtout si les pirates sont vraiment aussi teigneux que Gunnar semble le croire. Appeler les renforts ? C'est risquer de faire une croix dessus, et j'sens bien qu'aucun de nous deux est bien chaud. C'est qu'on a beaucoup de choses à faire avant de bouffer les pissenlits par la racine, et que le temps nous file entre les doigts.

    Dehors, on voit que l'heure a bien tourné. J'me tourne vers mon camarade.

    « On y va maintenant ? C'est à deux pas et y'a des chances que ce soit pas encore ouvert. Si on veut une chance d'élucider cette affaire au clair avant que ça soit trop le bordel, c'est plutôt le bon moment.
    - La Justice n'attend pas, pas vrai ?
    - Toujours vrai. »

    Au judas, on montre nos gueules, et le gorille de l'entrée nous fait entrer avant de grommeller qu'il va aller chercher son patron. On s'pose tranquillement dans la salle, au milieu des bonneteaux et des cartes écornées. J'colle les pieds sur la table sous le regard désapprobateur d'un barman qui essuie quelques verres avec un torchon sale, et j'commence à me curer les ongles, avant de trouver le temps salement long. C'est que ça doit bien faire dix minutes qu'on est là, et que ni le vigile ni son chef se sont radinés. C'est pas que j'ai pas l'habitude qu'on me fasse attendre d'habitude, mais c'est rarement comme ça. Si ça arrive, c'est qu'il se passe forcément un truc et...

    Gunnar est le premier debout, et en deux enjambées, il est à la porte qui mène à la cave. L'escalier est pas terrible, mais il suffit à nous emmener là où on veut aller : un sous-sol au plancher de bois, murs en pierre de taille, avec des tables plus larges, p'tet pour les grosses mises, un bar encore plus fourni qu'en haut, et des couloirs qui en partent. Personne ici.

    On enfile l'entrée de service, et un coude pour arriver à une autre pièce, plus spacieuse, avec une estrade, un rideau un peu mité maintenant, et un gros coffre derrière, le genre bardé d'acier. Ahah. Si y'a un machin précieux, j'ose parier que ce sera ici. Le seul souci, c'est qu'on est pas seul : si y'a le vieux Siméon et ses deux casseurs de genoux, y'a aussi Bran, le pâlichon, pas l'autre, un glandu d'un gang qui trempe dans pas mal de p'tits trafics.

    « Hé bah alors, fallait nous inviter plus tôt. A plusieurs, la fête est plus folle, non ? »

    On attire tous les regards, et maintenant, l'est temps de faire le récital.
    Citoyen de La République
    Citoyen de La République
    Gunnar Bremer
    Gunnar Bremer
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    crédits : 55

    Info personnage
    Race: Humain
    Vocation: Guerrier assassin
    Alignement: Chaotique Neutre
    Rang: C
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t908-gunnar-bremer-terminehttps://www.rp-cendres.com/t926-fiche-de-liens-de-gunnarhttps://www.rp-cendres.com/t925-chronologie-de-gunnar
  • Hier à 20:00


    Il y a différents types de récitals. Il y a celui qu’on connait pas coeur, celui du Code Civil qu’on respecte presque parfaitement, mais que ça ne cause pas trop de problèmes parce que ceux en face de nous ont rarement pris le temps de le lire, et encore moins de le retenir, alors qu’ils seront les premiers à gueuler “je connais mes droits” une fois à plat ventre d’un chariot direction l’Office. Un récital à base de déposition, de prise de témoignages et de pleins d’invitations à garder son calme pour que la justice puisse faire son travail et que plus ils y metteront du leur, mieux ça se passera ; vous connaissez l’outrage à agent ? Et puis, il y a l’autre. Celui qu’on a dans le sang. Celui qui fait battre l’adrénaline en frappant vite et fort. Parce qu’il faut dire qu'on n'est pas arrivé avec nos gueules d’Officier Républicain, oh que non. Vous imaginez ce genre d’établissement ouvrir à deux membres des forces de l’ordre, même si c’est nous ? Impossible. Du moins, sans avoir cinq gros pour vous empêcher de vagabonder dans les étages réservés à une clientèle plus apte à dilapider des petites fortunes et pas juste de l’argent devant servir à nourrir les gosses. On est personne. Et ce n'est pas le froncement de sourcil de Siméon qui va changer les choses.

    -Mais… j’vous connais non ?

    Peut-être bien qu’il connaît plus la maréchaussée qu’on aimerait le croire. Pancrace gagne du temps.

    -Tu dois me confondre avec un autre, même si je suis plutôt beau gosse.

    J’ai la capuche sur la tête, mais on peut me reconnaître. C’est le souci à friser avec le crime, c’est qu'il ne faut jamais trop se mouiller. Si les pires crevures savent que vous êtes un vendu, ils ont ce contrôle sur vous. Faut pas laisser la moindre pogne vous retenir par le col, ou alors, vous serez à jamais un de leur sbire. Et qui veut être un sbire ? L’entrée en scène n’est, en tout cas, pas du goût de Bran qui éructe de colère, la main dans sa veste, sûrement sur son canif.

    -Qu’est ce que c’est que cette histoire, Siméon ? Tu veux nous doubler ?
    -Non mais t’es con.

    Il y a un instant de flottement. Les deux bourrins n’attendent qu’un ordre pour faire ce pourquoi ils sont payés : obéir. C’est important de respecter les ordres. Faudrait pas écraser un client parce qu’il a voulu être subtil, trop subtil pour Jean et José. La subtilité, c’est pour des gens comme nous, Siméon et peut-être Bran, même s’il a l’air quand même un peu con. Cet instant de flottement, il faut en profiter avec que les esprits se calment et viennent se mettre d’accord que les deux gus dans notre genre n’ont rien à faire ici, surtout quand on n’a pas été invité, pour une histoire qui sent bon les emmerdes si on n’y fait pas gaffe.

    Je deviens invisible.

    ça prend deux secondes et on me regarde disparaître en grimaçant. Surtout Pancrace. peut-être que ça ne lui plait pas de rester le seul visible ici. Heureusement, je pense à lui. C’est important de penser aux collègues. D’un bond, j'atterris à côté du comptoir servant à alimenter les futurs enchérisseurs en alcool divers, parce que c’est bien connu, l’ivresse vous fait faire les pires choses. Je prends les godets à disposition, affectueusement rendu plus propre que ceux de l’étage ; le fruit d’un travail consciencieux qui va être réduit à nénat ; je les balance avec une grande précision sur les sur les lanternes éclairant le sous-sol. ça se brise et en une poignée de seconde, on se retrouve dans le noir complet.

    -STOPPEZ LES !

    Tout de suite, faut que ça gueule. Je profite de ma nyctalopie pour aviser la scène tandis que Jean et José entre en action, avançant dans nos positions approximatives, balayant l’air de leur bras massif et fracassant des chaises sur leur passage. Se faire choper par ces bras, c’est un allé simple vers de gros ennuis. Je préfère les laisser à un homme plein de talent comme Pancrace et je bondis vers le coffre. Je veux l’ouvrir, mais rien ne bouge. Fallait bien que la clé ne soit pas dessus, hein. Je me retourne et j’ai un bref échange de regard avec mon collègue, au milieu de ce qu’il a à faire. J’ai pensé à partir avec le magot sans lui. Je sais qu’il a pensé à ce que j’ai pensé. C’est de bonne guerre. Il aurait fait pareil. Mais ce n'est certainement pas l’idée du siècle de faire de ce genre de coup à son collègue de casier à l’Office. C’est une occasion à ce qu’il le prenne mal et qu’il l'abîme. ça ne serait vraiment pas très gentil.

    Je balaie la pièce du regard, pile au moment de voir débouler trois autres types qui attendaient à côté, alertés par les cris. Surement les copains de Bran qui patientaient sagement à côté. La porte ouverte laisse passer un peu de lumière, à mon plus grand désarroi. Quelle ironie pour ces gens qui aiment bien rester dans l’ombre, ils sont en train de chercher la lumière. L’un des nouveaux arrivant tente même de rallumer une lampe, histoire d'éclairer le fond de la pièce, là où je suis, typiquement. ça peut devenir compliqué, dans les instants à venir, surtout qu’il y a aussi du personnel à l’étage. Alors je me saisis du coffre, qui porte son poids, il faut bien le dire, mais il n’est pas fixé au sol, ce qui est bien à mon avantage. Il est temps de se barrer. On regardera ce qu’il a dedans plus tard, à tête reposée.
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