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    Altarus Aearon
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  • Lun 17 Juil - 14:21
    Un  jour  après l'attaque de la République sur Kaizoku

    Sur la plage d'une île située non loin de Kaizoku, les ombres dansantes des palmiers se mêlaient au crépuscule doré. Ils se mouvaient sous la caresse de la brise marine. Cela aurait pu être un moment de sérénité, avec la beauté simple que la nature offrait à ce lieu. Le décor s'y prétait presque. L'air venteux aurait pu amener la douceur et l'odeur fraîche de la mer. À la place, il charriait des effluves encore forts et persistants, provenant d'une rude et impitoyable bataille, là-bas, sur l'île principale.  Des panaches de fumée noire s'élevaient encore du port et d'un peu plus loin en mer, des épaves des navires pirates qui terminaient de brûler, la coque à moitié engloutie dans les flots paisibles. Des odeurs, un nez un peu averti aurait su percevoir celle de la cendre, du bois et des fibres épaisses de chanvre carbonisées... avec une myriade plus écœurant qui se liait à la mort. Des cadavres flottaient entre deux eaux, non loin de cette petite plage plus du tout idyllique, qui commençait à se voir joncher de débris provenant des navires détruits durant la redoutable confrontation avec les vaisseaux de la République. Quelques mouettes se disputaient déjà les rares places à l'air des  corps de marins, que le courant emportait lentement vers le large. D'autres volatiles opportunistes les rejoignaient déjà.

    Un canot renversé, à moitié coulé, flottait vers la plage, avant de se retourner par la force d'un blondin qui s'était planqué en dessous. Haletant, il trébucha pendant qu'il remontait sur la plage, le ressac enroulait ses chevilles. Se laissant tomber à genou, il se retourna pour voir son autre comparse. Un jeune homme, tirant en ahanant un troisième individu, inerte.

    Ce mousse réussit à tirer son compagnon sur le sable. Quand ils furent totalement hors de l'eau, il se laissa tomber sur le dos, fermant les yeux et reprenant son souffle.

    "Il respire encore ? " demanda le blondin qui s'était assis sur son fessier

    "Oui", souffla le mousse malgré son épuisement.

    Tous trois étaient les uniques survivants du Téméraire, un des navires pirates qui s'étaient confrontés à la flotte républicaine. L'équipage du brick s'était battu de toutes leurs forces, avant que leur bravoure ne soit brisée par la force supérieure de leurs ennemis. Le navire avait fini par sombrer, emportant ses membres dans les flots et les flammes. Sauf ces trois là : le Second, un mousse et le capitaine. Pour demeurer en vie, ils s'étaient dissimulés sous un canot retourné pour échapper à la République.

    Le capitaine gisait, inconscient et gravement blessé. Son corps était marqué par des terribles brûlures qui couvraient sur une partie de son épaule gauche et le haut du dos. Une partie de son visage gauche était également atteinte. L'orbite gauche n'avait plus d'oeil. 

    Pour s'assurer une fois encore une fois que son capitaine respirait toujours, il avait porté son regard sur la poitrine de celui-ci, avant que son attention ne soit morbidement attiré par la peau noircie t craquelée, révélant une chair meurtrie et douloureuse. Il blêmit et tourna la tête pour vomir.

    "Reprends toi veux-tu ? Je sais que c'est pas beau à voir, mais il faudra serrer les dents. "

    Le mousse termina de s'essuyer les lèvres séchées par l'eau de mer du dos de la main.

    "Allez garçon, On se reprend. On va trouver un abri et de l'eau..."

    On sentait que le Second essayait de se convaincre lui-même, quant aux chances de survie de son capitaine. Il l'avait remonté de justesse et il n'avait pas toujours repris conscience depuis. La gravité des blessures ne laissait rien présager de bon.

    Avec le mousse encore blanc de l'horreur de l'état de leur capitaine, le Second attrapa le bras droit de ce premier pour le passer par-dessus ses solides épaules. Chaque mouvement, même si fait le plus précautionneusement possible,  arracha quelques gémissements de douleur. La seule paupière valide papillonnait.

    Altarus essayait de reprendre conscience, luttant contre l'intensité brûlante de ses blessures qui le dévoraient. Il entendait des voix. Le monde n'était que brume et obscurité de moitié. La nausée l'envahit quelques instants. Souffrance.... c'était tout ce qu'il était. Il ne batailla pas plus, laissant l'obscurité l'emporter.
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  • Lun 17 Juil - 15:49
    Nautikos.
    C’est un peu comme Basileïa non, dans le fond.
    C’est un nom qui tire ses racines des elfes du Sud, avant que l’Empire elfe ne soit détruit par les titans. Il y en a pas mal à Melorn, des immigrés qui se sont assimilés, dont le nom n’est plus qu’un vague souvenir d’une époque antérieure, une époque où l’Empire était encore debout.

    « Tu tiens le choc ? » Demande Nineveh à l’attention du fameux intéressé : Menelas Nautikos, fils d’Atrée Nautikos.

    Mais surtout, Menelas est un elfe, blond aux yeux bleus, assez rare dans le coin, suffisamment pour qu’on l’identifie comme un natif de Melorn, donc une cible juteuse. Jeune chevalier désireux de faire ses preuves en parcourant le monde, il s’est échoué à Kaizoku par un hasard que Nineveh explique très bien : il a voulu voir du monde, mais surtout des filles aux mœurs libres. Loin du regard naïf du paternel.

    « Ça va. » Répond Menelas, « je n’arrive toujours pas à croire que mon père vous ait demandé de me chercher lors de votre passage annuel à Kaizoku. Je suis toujours stupéfait que vous ayez acceptée malgré la guerre contre la piraterie.
    -C’est comme tout, chacun ses secrets. »
    Se contente de dire la médecin. « Ce carreau d’arbalète t’as entaillé le flanc, mais aucun organe n’a été touché. Tu as eu une chance folle.
    -Il faut croire que c’est ma bonne étoile : malgré le mauvais sang avec mon paternel, il envoie une médecin s’enquérir de mon bien-être et me persuader de revenir à Melorn. Puis ensuite, j’ai une blessure miraculeuse durant les combats. »
    Le destin est parfois mystérieux.

    C’est peut-être les dieux qui en ont décidé ainsi. Qu’ils s’abriteraient dans une vieille pêcherie sur le bord de mer, à l’écart de tout et au milieu de nulle part. Ils ont un feu de camp et les filets de pêches serviront de hamacs de fortune. Pour être honnête, c’est déjà bien, c’est même beaucoup compte tenu des circonstances.
    Néanmoins, lorsqu’elle entend une branche craquer à l’extérieur, Nineveh se relève et va voir dehors.
    L’air marin lui mord le visage, mais c’est surtout une vision désagréable qui lui fait froncer les sourcils : trois pirates qui se traînent sur la plage. Presque par instinct, la docteur porte une main à sa fidèle scie filaire, qui a eu d’usage sur autant d’ennemis que de patients. La télékinésie fait le reste et le fil d’acier se met à vibrer dans un bourdonnement sourd qui annonce la couleur.

    « Qui va là ? » Les pirates se rapprochent et en voyant les mines dépitées, les tenues débraillées et le blessé qu’ils ont avec eux, les traits de l’elfe s’adoucissent. « Venez à l’intérieur. Je pense que nous avons tous eu notre dose pour ce soir. République ou pirate, je n’ai pas l’intention de refuser asile à qui que ce soit. » Comme si c’était sa pêcherie.

    De toute manière, son propriétaire légitime doit être loin. Alors, autant s’en servir pour le bien de tous.

    « Nineveh de Basileïa. » Se présente la médecin avec un zeste de méfiance dans sa voix, « Menelas de Nautikos. Qui est le grand-brûlé ? »
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    Altarus Aearon
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  • Mar 18 Juil - 15:38
    Les deux pirates avançaient péniblement le long de la plage, à la recherche d'un abri et, avec plus d'espoir, de l'aide. Le Second avait été contraint de faire plusieurs fois des haltes, autant pour reprendre son souffle, que pour déglutir pour essayer de saliver. Ils s'étaient réfugiés sous la barque pendant un jour entier, sans eau potable. Un jour à surnager avait suffi à les assoiffer. À cela se rajoutait l'inquiétude croissante à l'égard de leur capitaine, toujours inconscient. 

    Voyant son supérieur avoir de plus en plus de mal à soutenir le brûlé, le jeune mousse se proposa de le remplacer. 

    "Tu es sûr ? "
    "Si vous m'aidez à le placer sur mon dos, oui. Et là-bas, il y a un genre de cabanon..."
    "Comment ça un cabanon ? "

    Le mousse pointa une direction en un hochement de menton. Le marin se frotta les yeux. Une cabane de pêcheurs ! 

    "Tu pouvais pas le dire plus tôt ? ". Le jeune homme se ratatina sous le ton. "Excuse-moi garçon... Allez, encore un effort et on sera minimum à l'ombre. "

    Lentement, il aida le mousse à caler le capitaine sur son dos. Heureusement qu'il était léger le capitaine ! Et il y avait un abri ! Enfin, un abri !  Cela les remotiva, reprenant leur marché épuisé vers cet abri providentiel. L'interrogation qui demeurait était : y avait-il quelqu'un ? 

    La réponse se présenta à leurs yeux. Une jeune femme, à l'allure élancée et sûre d'elle, s'était placée à l'entrée de la masure. Dans sa main, elle avait une sorte de scie, qui émettait un bruit désagréable à l'oreille. Le Second se tendit. Autant pour le danger potentiel qui leur faisait face que pour le visage marqué de l'inconnue... Il crut à une hallucination. Il se frotta les yeux. Non, il ne délirait pas. 

    "Euh.... n'ayez pas peur... on est des naufragés... on a besoin d'aide. "

    Les mains écartées pour montrer qu'il n'était armé, il fit quelques pas hésitants, suivi du mousse. 

    ''On a un blessé…"

    Étant assez proche, leur interlocutrice ne put que constater leur état déplorable, leur visage marqué par une longue fatigue. Et ne parlons pas de l'état de l'inconscient…

    Le Second affaissa ses épaules de soulagements quand la dame leur demanda d'entrer. Pour elle, peu importait le pavillon des gens qu'elle recevait chez elle. Une fois à l'intérieur de cette maison de pêcheur, les deux marins manquèrent de sursauter en voyant qu'il y avait une autre personne. Le Second se montra à nouveau méfiant. D'entendre un court gémissement de son capitaine lui fendit le cœur. Il perdait du temps ! Tant pis ! Qu'encourait-il au pire des cas ? Un emprisonnement dans les taules de la République ? Son capitaine agonisait. 

    ''Capitaine Altarus Aearon. . Je suis son Second, Frenzo... et ce brave garçon, c'est Bial... Je vous en supplie, sauvez-le… "
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  • Mar 18 Juil - 18:36
    « Relax, » reprend Nineveh en voyant toute l’agitation. A force d’entendre ces phrases pré-faites, ces supplications, l’elfe y prête de moins en moins attention. Un bruit blanc étrangement familier, une mélodie dont elle connaît tous les temps, toutes les pauses, tous les accords et toutes les variantes. « S’il est encore en vie depuis tout ce temps, il a de bonnes chances de s’en tirer. En particulier sous ma houlette. » Elle se tourne vers l’elfe qu’elle était venue chercher à l’origine. « Nautikos, va nous chercher un sceau d’eau de mer. Je vais en avoir besoin pour ses plaies. »

    Nineveh ne devrait pas être si calme, mais des années et plusieurs guerres à s’occuper des blessés dans des conditions moins que convenables prennent leur dû. Ce n’est pas une bonne chose, s’il y a toujours cette satisfaction presque délirante de sauver des vies à la fin de la journée, il y a aussi cette désagréable poussée d’adrénaline qui peine à venir.
    L’elfe retire sa cape et la dispose au sol, dans le coin le plus propre de la pêcherie dans une vague tentative d’avoir un environnement stérile, dénué de miasmes pouvant empoisonner les plaies.

    « Déposez-le sur ma cape. Je vais déballer mes affaires. » Elle s’empare de sa fidèle trousse de médecin qui a tout vu et tout fait à ses côtés. Elle hésite un instant, puis s’adresse au second, « je vais l’ausculter, en attendant, j’ai besoin que vous me fassiez le détail de la bataille. Qu’est-ce qui est arrivé à votre capitaine, depuis combien de temps a-t-il perdu connaissance, a-t-il déjà été blessé de cette manière, s’il a des besoins particuliers et s’il a une maladie en marge de ses brûlures. »

    Elle pose une main sur son front : il est froid mais pas glacé. C’est déjà bon signe, il respire, son cœur bat vite mais encore une fois, rien de trop alarmant. Elle se concentre pour affiner son diagnostic, un début d’infection dans les brûlures, encore une fois, rien qui ne peut compromettre la santé du capitaine maintenant qu’il est au chevet de Nineveh.
    Elle ne le dira jamais à voix haute, mais ça doit être le vingtième grand brûlé de sa carrière ? En plus, elle s’est carbonisée une partie du visage, alors elle est aux premières loges quant à savoir les effets au long terme. Lui aura plus de chance, les blessures ne sont pas trop profondes, avec un peu de chance, la peau se régénérera.

    « Il a un début d’infection que je suis en train de traiter. » Elle se concentre sur les soins et tend une main distraite, « mon sac, j’ai besoin des onguents puis des bandages s’il vous plaît. »

    Tout en prodiguant les soins au capitaine, elle… « un instant. » Déclare la docteur avant de fermer les yeux, il faut juste qu’elle trouve le système nerveux central, là… « Voilà. » Elle a trouvé le point sensible sur lequel appuyer pour faire revenir le capitaine à la conscience, quand la douleur sera moindre. « Kaizoku est tombée. Qu’allez-vous faire maintenant que la République a capturée l’île ? Si vous êtes là, c’est que votre navire est au fond de la mer et… » Les origines elfiques du capitaine se voient. « Vous devez tenir à lui, pour avoir marché tout ce temps. Il n’y a pas eu de bataille dans ce coin. »
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  • Mer 19 Juil - 15:05
    Frenzo essayait de se calmer, devant le calme olympien de la jeune femme. Pris dans plusieurs étaux émotionnels, il se rendait compte qu'il avait manqué de virer à la panique. Au moins, outre la sérénité de l'aide providentielle qu'était Nineveh, il put se rassurer de la suite des paroles rassurantes qu'elle sortit d'entre ses lèvres. Après qu'elle ait envoyé son compagnon chercher de l'eau de mer, elle se défit de sa cape qu'elle étala de toute sa longueur pour improviser un sol propre, dans un recoin de la pêcherie. Le Second hésita encore une fois... pourquoi de l'eau de mer pour laver ses blessures ? Il secoua la tête quand ce qui était clairement une guérisseuse demanda à ce qu'il allonge son capitaine. Il n'avait plus guère la force de trop réfléchir. Sa priorité était son Capitaine et rien d'autres pour l'instant. Ensuite, la jeune femme, clairement, elle savait ce qu'elle devait faire. 

    Il aida Bial à faire descendre l'inconscient de son dos, pour l'étendre le plus doucement possible sur la cape étendue, pendant que Nineveh attrapant une trousse que le Second reconnut comme étant celle d'un médecin. Il n'était pas doc', mais il en avait vu de pareilles à Kaizoku. Il lâcha un léger soupir de soulagement, avant de serrer les muscles de mâchoires. Il devait se détendre un peu, sinon, il pensait encore plus mal qu'une boussole incapable de donner le nord. La fatigue, l'inquiétude, la crainte de se faire choper par ces connards de la République… ça faisait beaucoup. Trop peut-être ? Il porta son regard sur Bial, qui était parti s'asseoir contre le mur, un peu plus loin, les genoux repliés contre son tore. Le pauvre mousse en avait bavé lui aussi. 

    Il sursauta quand la voix de Nineveh rappela à ses oreilles qu'il n'était pas tout seul. Il se retourna dans sa direction, l'air confus. Il se gratta la tempe, essayant de se rappeler au mieux tout ce qui s'était passé. Tout avait été si vite ! 

    ''Nous avons affronté, avec nos navires, les rafiots de la République. On a croisé la route d'un plus gros que nous et le feu a vite pris à bord des deux vaisseaux. On s'est battu contre ces conn.... enflures, pardon M'dame... Le feu dévorait les mâts. et on était en train de couler. Et une vergue est tombée sur le capitaine, le coinçant en dessous, avant que les flots avalent tout. "

    Il passa une main sur ses yeux, essayant de pas se faire emporter dans le flot de ce violent naufrage. Ce n'était pas le moment de craquer, la dame avait besoin d'informations. 

    ''On a coulé... y a un jour ? Je ne sais plus. Quand j'ai remonté le capitaine, il était déjà sans connaissance. On s'est planqué sous une barque retournée, pour qu'on passe comme des restes d'épaves aux yeux des ennemis... Il s'est peut-être réveillé une fois ou deux... mais pour replonger direct. C'est la première fois que je le vois aussi gravement blessé... lui qui est jamais malade...Et il n'a jamais eu besoin de rien..."

    Hormis d'être sur la mer. Mais ça, elle n'avait pas besoin de le savoir. Si ? Silencieusement, il la regarda ausculter Altarus. Machinalement, il tourna la tête pour voir le sac que Nineveh réclamait. Il se baissa pour le saisir et le lui apporta. Et qu'avait-il déjà ? Un début d'infection ? Ah, elle soignait ça. Tant mieux. Il la vit prendre des pots à onguents et des bandages dans son sac, pour commencer à apporter les soins nécessaires aux graves brûlures de son capitaine. Là, la guérisseur l'assaillit d'une série de questions. Ah non. Juste une. Lourdement, il tomba sur les fesses avant de s'avachir un peu, totalement désemparé. Oui, cette fois, il craquait. 

    ''Quoi faire.... j'en sais rien. J'en sais fichtre rien...On a marché, mais on s'est laissé dériver surtout...le trois quart du temps. Je ne sais même plus depuis quand on a échoué ici. Et le capitaine. C'est un bon. Il mérite pas ce qu'il a subi..."

    Tiens, mais au fait, c'était une elfe non ? Il ne s'y attarda plus, essayant de pas céder à la montée de larmes qui lui piquaient les yeux.
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  • Mer 19 Juil - 17:51
    « Du calme, il est en vie et il va bientôt se réveiller. Si j’ai pu mener à bien une vie avec de telles balafres dès l’enfance, » débute l’elfe avec un sourire bienveillant, en montrant sa moitié de visage cratérisé, « alors il s’en sortira très bien en tant que pirate. Surtout qu’elles ne sont pas trop voyantes. Il cicatrisera et il aura des marques, mais il ne sera pas grillé comme moi. »

    La médecin marque une pause, elle récupère les bandages et commence à couvrir les plaies du grand brûlé. En attendant qu’il cicatrise, il a besoin de quelque chose pour protéger la peau et la laisser se reconstituer. Si elle a désinfecté et stérilisé son organisme de tout miasme qui pourrait attirer une gangrène ou une infection, il faut encore que sa peau récupère. Il en a pour quelques semaines en tant que momie, mais être une momie l’espace d’un bon mois vaut toujours mieux que mourir d’une infection ou être défiguré à vie.

    « Eh bien vous trouverez un bateau, et vous partirez de Kaizoku à la première occasion. Que ça soit en tant que passager clandestin sur un navire marchand, mousse sur un bateau de pêche ou que sais-je encore, mercenaire sur une nef ? » Dans tous les cas, ils ont de la ressource, ils partiront d’ici d’une manière ou d’une autre. Sans prêter guère attention au second, trop occupée à soigner le capitaine en utilisant ses pouvoirs pour éviter un réveil douloureux, NIneveh reprend avec ce calme détaché, typique des elfes ? Non, des gens qui en ont trop vu. « Oui, inutile de vous en faire, tout va se résorber naturellement. Vous êtes en état de choc. Une fois que vous aurez mangé et bu, puis après une bonne nuit de sommeil, la situation semblera moins folle, plus abordable. »

    Combien de fois s’était-elle couchée, persuadée qu’un patient allait mourir, puis en se réveillant au petit matin, qu’il était encore vivant, en dépit de ses blessures gravissimes ? Les gens ont souvent du mal à expirer. Ce n’est pas pour rien que ce sont les vieux qui meurent.
    Nautikos revient avec un sceau d’eau de mer.

    « Dans mon gros, gros sac à dos. J’ai un bol. Tu pourrais me passer un bol d’eau de mer s’il te plaît ? » L’autre s’exécute. L’elfe le termine d’une traite sous le regard médusé du jeune aventurier. « Je suis médecin, je maîtrise parfaitement mon corps, alors je peux me permettre ce genre d’excentricité. J’avais soif de toute façon. » Elle recrache tout le sel sous forme d’un grêlon blanc. « Nautikos, pourrais-tu nous préparer un repas s’il te plaît ? Je commence à mourir de faim et j’ai encore beaucoup de rations. Je m’étais préparée à explorer les jungles de Kaizoku, c’était une surprise de te retrouver là où tu étais. » Au bordel. Elle pensait se faire de l’argent en soignant des MST et au final, il était en compagnie de deux jeunes dames qui semblaient plus qu’heureuses de sa compagnie.

    Maintenant ? Il est temps de réveiller le capitaine.
    Elle pose une main sur son cou et le force à reprendre conscience.

    « Debout capitaine, vous avez passé une longue, longue nuit. Mais vous êtes entre de bonnes mains désormais, et hors de danger aussi. »
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  • Dim 6 Aoû - 11:57
    Frenzo baissa un peu la tête, honteux d'omettre que leur salvatrice était marquée par d'anciennes brûlures, bien plus étendu que celle de l'inconscient. Si elle arrivait à surmonter cela, qu'elle avait eu à se remettre de cette douloureuse expérience, le Capitaine était dans de bonnes mains pour s'en remettre physiquement. Du moins en partie... Le Second passa le revers de sa main pour essuyer les larmes qui commençaient à perler le long de ses joues couvertes de sel et de poussières sableuses. 

    "J'ai pas fait gaffe... désolé. "

    Évitant de renifler pour garder un semblant de bonnes manières auprès de la guérisseuse, il la regarda poser savamment ses bandages pour couvrir la moindre parcelle de peau brûlée. Chacun de ses gestes était précis. Et à chaque centimètre bandé, le blessé prenait une autre apparence. Il était presque méconnaissable, mais au moins, la vision d'horreur de sa peau délabrée par le feu sera cachée à son regard. Frenzo se mordit les lèvres, ressentant la honte le prendre une fois de plus. Comment pouvait-il songer à ça ? Il profita que l'elfe guérisseuse abordait déjà leur proche avenir possible. 

    "Je ne sais pas encore. Je crois... je crois que dépendra déjà de ce que le Capitaine prendra comme choix... Si le choix m'est donné, je chercherai à revenir à Kaizoku. Je saurai bien trouver quoi faire autre que pirate"

    Il tourna la tête pour fixer le jeune mousse. Celui-ci s'était effondré de fatigue, dormant à poings fermés. Et c'était pas plus mal. Au moins, lui, par sa prime jeunesse en tant que marin, il saura retrouver une place à bord d'un navire, même à bord d'un de ces connards de républicains... sauf s'il ne se revoyait pas remettre les pieds sur un navire. D'ailleurs, le pourrait-il lui aussi ? Il chassa cette idée. 

    Il se préparait à répondre pour son état de choc actuel quand l'autre elfe refit son apparition, avec un seau empli d'eau de mer. Elle lui demanda un bol, qu'elle remplit et qu'elle but entièrement. Frenzo fut comme le camarade de la guérisseuse, ahuri de l'avoir bu ça. Il demeura toujours stupéfait de voir de qu'elle avait fait, après avoir apporté quelques explications. Comme si cela était normal pour elle. La magie sera toujours quelque chose de fascinant et d'effrayant pour l'humain commun qu'il était. Le Capitaine la maîtrisait un peu à son niveau pour commander au vent. Mais il n'en usait pas très souvent. Comme tout bon marin, il savait écouter la mer, la sentir pour naviguer sur ses flots. 

    Préférant ne pas se perdre dans les recherches de logique dans un domaine qui le dépassait, de toute façon tout le temps, il essaya de se rendre utile à son niveau. 

    "Euh… s'il a besoin d'un coup de main, je peux aider. Mine de rien, ça fait... plusieurs bouches à nourrir d'un coup pour vous deux… Et demain, on pourra essayer de voir pour vous trouver de la bouffe fraîche pour compenser un peu…"

    Qu'est-ce qu'elle faisait là, avec sa main sur le cou du Capitaine ? 

    Le blessé inspira plus vivement en même temps que son œil s'ouvrit. Tout l'assaillit d'un coup. La lumière de la petite pêcherie, le tumulte de ses souvenirs, la souffrance de ses blessures… Non, elles étaient moindres, comme atténuées… À peine revenu à la conscience, son esprit essayait déjà analyser la situation. Bien entendu, il peina grandement. Altarus grimaça face à cet effort et cessa, songeant juste qu'il était en vie... D'abord floue, il commença à distinguer un étrange visage féminin. Il ressentit un malaise en tentant de mieux la voir. Un voile noir envahissait la moitié de son champ de vision et l'inconnue était comme... "plate". Il crut avoir la nausée, en luttant pour essayer de mieux l'observer, avant de découvrir ce qui couvrait une partie du visage. Il blêmit. Était-il mort ? Était-ce la mort qui venait l'emporter dans le Monde des Âmes ? Il prit le temps de se ressaisir, en s'entendant respirer trop rapidement. Il n'eut qu'à légèrement tourner la tête pour découvrir la présence lointaine comme proche à la fois de son Second et de son mousse endormi. Il ferma la paupière à la sensation désagréable que cela apportait une fois de plus. Non, conclut-t-il, il n'était pas mort

    '' Qui êtes-vous ?" demande-t-il d'une voix rauque, après s'être un peu calmé et d'avoir rouvert sa paupière pour fixer l'inconnue. D'ailleurs, pourquoi ne percevait-il pas de mouvement pour son oeil gauche ? Il n'y avait comme une douleur sourde derrière celui-ci...

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  • Dim 6 Aoû - 12:35
    « Profitez de la soirée pour réfléchir un peu, ce sont souvent les choix sur lesquels on réfléchit le plus qui sont les meilleurs. Si vous vous posez la question, c’est peut-être que vous êtes à un tournant dans votre vie. » Elle a un regard vers le jeunot qui s’est effondré de sommeil. « Je vous laisse aider Nautikos avec la cuisine. Demain nous aurons toutes les occasions de chasser pour avoir quelque chose de plus agréable dans le ventre. »

    Quant au capitaine, lorsqu’il se réveille, il est déjà en train d’essayer de bouger et de découvrir l’environnement autour de lui. Heureusement que les bandages couvrent ses blessures, sinon, du sable se glisserait sur sa peau brûlée et ce n’est pas le genre de chose qu’on souhaite à un convalescent.
    Mais, les vieux instincts de pirates doivent reprendre le dessus, puisque le capitaine demande tout de suite à savoir qui est sa mystérieuse bienfaitrice.

    « Je m’appelle Nineveh de Basileïa, je suis une médecin elfe de la cité de Melorn. Votre second et un de vos matelots sont tombés par hasard sur moi en marchant sur la plage en quête d’un refuge. » Elle veille à parler lentement et à bien se faire comprendre. Mais à la manière dont sa pupille se dilate à la lumière du feu de camp, il n’a pas de dégâts à l’esprit. « Vous êtes dans une ancienne pêcherie abandonnée, quelque part sur les côtes de Kaizoku. Votre navire a coulé et vous avez perdu connaissance. » D’un ton clinique qui trahit un certain détachement, elle lui annonce ses blessures, tout en essayant de faire preuve de bienveillance après… Plusieurs siècles à traiter toute sorte de maux ? « Vous avez été brûlé au second degré et au troisième degré à hauteur du visage et une partie du corps. Vous ne devriez garder que quelques cicatrices de cet incident, rien qui ne peut se dissimuler avec un peu de maquillage. Vous n’aurez pas un volcan comme le mien. »

    Nineveh n’est ni sotte, ni naïve : ses balafres sont sévères et s’il y a un peu de cosmétique pour se donner un effet de pierre volcanique, plus agréable que l’effet pancake périmé des brûlures profondes, elles restent effrayantes. Pas forcément laides, mais elles intimident parfois.

    « Vous avez un bandage sur l’œil gauche. Si vous ressentez des troubles de la perspective et de la profondeur, c’est normal, votre cerveau s’adapte à la vision monoculaire. Sans vouloir être un oiseau de mauvais augure, il est probable que votre œil gauche ne récupère jamais, pas sans l’intervention d’un spécialiste de la reconstruction des yeux. » Mais, la diagnostic ne s’arrête pas là. « Vous avez été inconscient pendant un long moment, essayez de vous redresser, doucement, les dernières heures ont été brutales pour vous. »
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    Altarus Aearon
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  • Sam 12 Aoû - 12:45
    Frenzo ne se le fit pas dire deux fois, suivant déjà Nautikos pour apporter son aide à la préparation du repas. Cela lui changera les idées et comme suggéré par la guérisseuse, peut-être devrait-il réfléchir à une autre voie de vie. Comme tout pirate, il avait souvent frôlé la mort dans un abordage, ou dans une tempête. Mais cette fois, avec le conflit contre la République, qui l'avait mené dans un affrontement à la violence sans pareille pour lui, il avait compris que la vie était le bien le plus précieux qu'on possédait au monde. Il s'était rendu compte à quel point il avait négligé ça. Et puis, en laissant l'elfe avec son capitaine, il pourrait se sentir moins honteux de la situation... honteux... pourquoi devrait-il l'être ? Il ne sut pas expliquer cette pensée. Sûrement parce qu'il n'aurait pas été capable d'annoncer certaines choses au Capitaine ? 

    Altarus ne prit guère garde à la disparition de Frenzo hors de son champ de vision réduit et trouble. Il fixait l'inconnue qui se présenta, et lui résuma les faits. Un instant, le blessé attarda de ce qui restait de son regard sur les marques de brûlures visibles sur la peau de sa salvatrice. Il ne put s'empêcher de déglutir, n'osant imaginer l'étendue de ses propres blessures, malgré la description non dissimulée qu'en avait faite la guérisseuse. À l'énoncé de la perte plus que probablement de son œil gauche, il serra les dents et ferma la paupière de son oeil valide. Faire le point de tout ce qu'il avait appris sur son état actuel était difficile. Même ce n'était qu'un oeil qu'il perdrait sûrement, qu'il serait marqué à vie par la morsure avide du feu qui avait détruit son navire, il ne put s'empêcher de se sentir diminué. En même temps, aussi loin qu'il pouvait se le rappeler, jamais, il n'avait été dans un tel état. Un bras cassé, quelques entailles reçus lors de combat durant un abordage... Mais aujourd'hui... 

    Il inspira doucement, essayant de ne pas dériver dans une forme de panique intérieure. Il était en vie, c'était le plus important, et entre les mains d'une elfe médecin qui savait ce qu'elle faisait. Déjà, elle avait été franche, ne cherchant pas à jouer de compassion pour minimiser l'état de son patient et le rassurer avant de le préparer à la dure réalité des conséquences de ses blessures. 

    Lentement, il rouvrit sa paupière droite. Nineveh lui avait demandé de se relever un peu et progressivement. Altarus hésita à s'exécuter.  Il avait le vague souvenir d'avoir repris conscience dans une tempête de souffrance sans nom, avant de retomber dans des brumes abyssales. Si Nineveh lui demandait d'agir d'une certaine façon, ce n'était pas sans raison. Inconscient longtemps qu'elle avait dit...  

    Avec précaution, il se mit un peu sur son flanc droit, tout en prenant appui sur son bras. La peau brûlée et bandée le tiraillait. Il sentait l'étendue de cette tension douloureuse sur le haut de son dos et de son épaule gauche. Quelques gouttes de sueur perlaient à son cou. Il n'osait pas à aller plus loin. Allez bon sang, de quoi avait-il peur ? De cette souffrance physique ? Au point où il en était ! 

    Toujours s'appuyant sur son bras gauche qui tremblait quant à l'incertitude de réussir un geste aussi simple, il finit par se relever. Se retrouvant donc assis, il crut vomir, tellement son estomac se rebella au changement de posture. Ce malaise passa après une petite dizaine de secondes. 

    ''Pourrais-je avoir de l'eau, s'il vous plait.... "

    Depuis combien de temps n'avait-il pas bu ? Ou bu de l'eau de mer le temps que ses hommes viennent à tomber sur Nineveh ? Chose certaine était qu'il sentait la soif se rappeler à lui. 

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  • Sam 12 Aoû - 23:12
    « Nauticos, ma gourde. » On lui apporte et elle tend l’eau douce au capitaine. « Ne buvez pas trop, vous êtes resté plusieurs heures sans boire ni manger, il ne faudrait pas vous rendre malade. »

    Elle observe le capitaine émerger petit à petit, reste à l’affût des signes les plus importants : bonne dilatation de la pupille, pas de déséquilibre manifeste, capacité normale à se mouvoir. Il semble en bonne santé et n’avoir subi aucune atteinte irrémédiable à son système, si on excepte les brûlures un peu plus que superficielles et son œil incurable, mais en marge de cela, il est en vie et bien portant.

    « Combien de doigts ? » Demande l’elfe en montrant l’index, le majeur et l’annulaire. Une fois qu’il a répondu, elle enchaîne, « pour m’assurer que vous n’avez pas eu d’atteinte de l’esprit, je vais vous demander de retenir les chiffre suivant : neuf, sept, cinq, huit, quatre. Je vous les redemanderai plus tard, pour m’assurer que votre mémoire est indemne. En attendant, est-ce que vous pourriez me donner votre nom, ainsi que votre récit des évènements ? De la bataille jusqu’à votre perte de connaissance. Je demande cela dans un but thérapeutique, pour m’assurer que vous avez récupéré toutes vos facultés. »

    Une fois que le volet psychologique est passé, la médecin pose quelques questions d’ordre physique.

    « A l’exception de votre œil et de vos brûlures. Des douleurs anormales quelque part ? » Une fois qu’elle a eu une réponse, elle poursuit. « Des difficultés à respirer ? Mal au cœur ? Du mal à bouger un membre ? »

    Une toux polie l’interrompt.

    « Nineveh, » déclare Nauticos, « le repas est prêt. »

    Elle se tourne vers le capitaine, puis vers l’elfe.
    Si le volet médical l’ennuie, on peut aller au plat de résistance, littéralement.
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    Altarus Aearon
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  • Lun 14 Aoû - 12:30
    À peine avait-il porté le goulot à ses lèvres pour humecter ses lèvres, que l'eau contenue dans la gourde appela à ce qu'il réponde à ses besoins physiologiques. Il dut lutter contre son propre désir de boire goulûment le liquide bienfaiteur.  Elle était fraîche, elle était douce à sa gorge rêche.  Après avoir but deux gorgées, il tendit la gourde à Nineveh, en la remerciant. Maintenant, après avoir bu, il se rendait compte qu'il était encore assoiffé. Tout à l'heure, songea-t-il, il pourra encore boire un peu. Il ne devait pas s'en rendre malade, comme l'avait prévenu l'Elfe. Il n'avait pas réchappé miraculeusement à son naufrage pour périr par abus d'absorption d'eau douce... ce serait d'une telle ironie d'ailleurs. 

    Nineveh lui présenta ensuite sa main ouverte de trois doigts. Un instant, il se demandait à quoi elle jouait avec lui, avant de ne pas chercher à réfléchir plus. C'était elle le médecin, pas lui. 

    ''J'en vois trois..."

    De les fixer pour les dénombrer était désagréable. Sa vue était habituée depuis la naissance à voir le monde avec deux yeux. Aujourd'hui, avec une, il voyait autrement. Ces doigts étaient comme loin comme par loin. Il n'arrivait pas à bien déterminer la distance. Il ferma un instant la paupière. S'il peinait à évaluer une si petite distance, comment fera-t-il pour des éléments plus complexes, qui jouait beaucoup par la vision ? Ne se perdant pas dans l'inquiétude du ''après'', il rouvrit l'oeil et Nineveh lui demanda de retenir une série de chiffres. Il les répéta mentalement, là aussi, ne cherchant pas à savoir vraiment pourquoi elle lui demandait pareil exercice. Il comprit par après les raisons de tout ce qu'elle lui demandait, quand elle voulut autre chose de sa part, qui provoqua déjà un remue-ménage dans ses souvenirs récents. Il se tendit, le cœur se mettant à battre plus fortement dans la poitrine. Il pourrait demeurer silencieux, ne rien dire pour ne plus avoir à se rappeler du drame. Mais ne serait-ce pas repousser le problème à plus tard, le laissant croître pour qu'il le dévore plus sournoisement l'âme ? Puis, ce fut la méfiance qui lui dictait de ne pas parler. Etait-elle de la République, cherchait-elle à lui arracher certaines informations. Il se calma... non, rien de tout cela. Son inquiétude sur son propre être le poussait vers la paranoïa. Il n'était pas bon de tendre vers cela. 

    Il déglutit, avant de prendre la parole. 

    ''Nous devions affronter le plus gros des forces navales de la République, qui envoyaient ses troupes pour envahir Kaizoku. Après avoir repéré leurs navires et compris leur intention, j'ai rejoint d'autres pirates pour former tous ensemble une flotte adverse et leur barrer la route. Notre vanité à nous croire supérieurs en nombre et en force nous mena à notre perte. Eux étaient entraînés à faire la guerre d'un corps uni. Pas nous... Les combats furent rudes et je revois encore mon navire prendre rapidement feu... je ne sais pas si c'était un mage ou un projectile pyrotechnique, mais les flammes ont rapidement tout envahi. Et un coup provoqua une brèche dans la coque... Après avoir ordonné à mes hommes d'abandonner le navire, une vergue en feu me tomba dessus, me coinçant contre le pont... "

    Il trembla quand il revit l'image d'une vergue tombant sur le pont, l'empêchant de se décoincer, le feu lui dévorant la peau, lui léchant avidement les chairs... et lui qui hurlait de cet enfer de souffrances et de douleur.. 

    ''J'ai senti les abysses quand le navire sombrait sous l'eau... rien de plus. Et mon nom... Altarus Aearon. Voilà comme je m'appelle... ''

    Il passa une main sur son visage, comme pour chasser ce qui venait de le hanter. Il se raccrocha à la nouvelle série de questions que lui posa Nineveh. C'était un parfait échappatoire. 

    ''La nausée et un peu mal au crâne... Sans doute à cause de la perte de mon oeil.. Peut-être quelques douleurs comme si j'avais reçu un coup de poing, là où la vergue m'est tombée dessus... rien d'autre. ''

    Ressentait-il vraiment tous ? Il était encore surpris de pas souffrir plus que cela des brûlures sévères qui marquaient son corps. La médecin avait dû employer des baumes... il ne percevait pas d'odeurs... Soit, elle était très forte pour les rendre inodores, soit il avait perdu le sens de l'odorat... ou bien, soit, elle employait la magie pour soulager ses maux... Il optait déjà pour cette dernière éventualité là. 

    Nauticos qui s'était ramené discrètement, toussota pour signaler sa présence. Le repas était prêt. Le capitaine hésita comment répondre au regard silencieux de l'Elfe. Un instant, il tourna la tête vers le jeune mousse, profondément endormi. C'est là qu'il enviait sa chance pour le coup. 

    ''Je présume que vous ne me croirez pas si je vous dis que je n'ai guère faim..."

    Si son corps réagissait comme tantôt, avec l'eau, il était certain que son estomac saurait vite se réveiller, pour se remettre en route dans son apathie du moment. 


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  • Lun 14 Aoû - 13:03
    « Bien Altarus, vous avez l’air d’avoir toutes vos fonctions cognitives intactes. Il n’y a guère que votre œil et une partie de votre apparence qui ont subi les affres de la bataille. Votre futur immédiat est assuré. L’eau de mer a dû stériliser vos plaies en partie, mes pouvoirs se sont assurés que vous ne garderez que des traces superficielles de vos brûlures. »

    Pour la migraine, la nausée et les quelques douleurs, elle a un hochement de tête avant de reprendre.

    « La perte d’un œil provoque des difficultés à s’orienter dans l’espace. Cela peut provoquer des maux de tête, quant à la nausée : vous venez de vivre une expérience traumatisante et vous ne vous êtes pas alimenté depuis au moins vingt-quatre heures. Couplé à la perte de votre œil, votre corps est train de se réactiver dans son entiereté, ce qui inclut votre estomac. Vous devriez prendre quelques bouchées, histoire de regagner des forces. En fonction de votre appétit et de vos nausées, vous jugerez ensuite s’il est préférable ou non d’attendre avant prendre un vrai repas. Pour les douleurs… » Eh bien un mat lui est tombé dessus, il a failli mourir noyé, il a été porté sur les épaules de son second jusqu’à trouver un refuge, le tout en ayant erré les dieux savent combien de temps sur un bout de bois en mer. Pour être honnête, c’est un miracle qu’il ne soit pas mort d’hypothermie. « Considérant la journée que vous avez passé, il est plus que raisonnable d’assumer quelques ecchymoses. L’adrénaline aidant, vous avez probablement ignoré certaines blessures jusqu’à maintenant. »

    Il est vivant et s’il a besoin de repos, ses jours ne sont pas en danger, sauf circonstance exceptionnelle qu’il serait difficile de juger.

    « Dans tous les cas, vous êtes en bonne santé quand on prend en compte les dernières vingt-quatre heures. Je vais être sincère, » débute Nineveh en tendant un bol de nourriture chaude à Altarus, avant d’en prendre un pour elle. « Je pense que la République ne se donnera pas la peine de pourchasser les pirates qui restent et me concernant, j’ai juré sur un serment qui m’interdit de livrer qui que ce soit aux autorités. Vous êtes à l’abri pour le moment. Ensuite, n’étant pas investie dans la politique, je ne puis dire ce qui va advenir de Kaizoku. » Elle a un coup d’œil vers leur feu de camp. « Oh et, vous pouvez me dire les chiffres que vous deviez retenir ? » 97584

    Une fois cette petite parenthèse médicale accomplie, elle reprend.

    « Je ne porte guère les pirates dans mon cœur, mais, considérant que je vous ai porté secours, il serait bien hypocrite de ma part de vous laisser en plan ici. J’ai retrouvé Nauticos, ce qui était ma mission initiale. Avec lui, nous allons prendre un navire pour retourner sur le continent et nous diriger vers Melorn. Compte tenu de la situation et vos blessures, je peux vous prendre vous, votre second et le mousse avec nous. Le débarquement est prévu dans une petite ville reikoise près de la frontière Républicaine. Entre les grandes forêts de la République et le temple du Soleil et de la Lune. Vous aurez quelques jours de marche pour rallier Kyouji, mais vous serez hors d’atteinte de la République. La marche ne sera pas très agréable, mais vous en serez capable. »

    Encore faut-il atteindre le navire et avec l’agitation en Kaizoku, ce n’est pas gagné, mais cela est faisable non ?

    « Considérez que c’est un excès de déontologie qui me pousse à faire cette offre. »
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  • Mar 15 Aoû - 11:06
    Altarus ne put s'empêcher la culpabilité l'envahir. Lui, il avait survécu, pas le reste de son équipage. Sauf le jeune mousse et Frenzo. Pourquoi s'en était-il tiré et pas le reste de ses marins ? Malgré la perte de son œil et les brûlures aux souffrances atténuées par la magie de Nineveh, il pourra presque reprendre le fil de son existence de manière presque normale. Ses lèvres se pincèrent. S'il n'avait pas eu cette folle idée d'aller combattre les Républicains... Ils seraient encore en vie. Il était responsable de leurs morts. 

    Pourquoi n'avait-il pas rejoint le fond des mers, comme eux ? Pourquoi la mort ne l'avait pas emporté ? Était-ce une forme de sentence, pour se rappeler les conséquences de ses actes. Il passa une main tremblante sur son visage, essayant de plus y songer. Se raccrocher aux bonnes nouvelles sur son état physique de la bouche de l'elfe aurait pu être positif...

    Ses doigts s'accrochèrent sur les parois du bol tendu. Il sentit qu'ils se crispaient sur le récipient, comme pour s'agripper à autre chose que ce qui lui dévorait l'esprit. Ses paumes sentaient la chaleur qui se diffusait à travers la céramique. Une odeur simple mais alléchante chatouillait ses narines. Son estomac, jusqu'ici demeuré inerte, grogna douloureusement sa faim. Mais avant de boire déjà une petite gorgée pour pas le saturer trop rapidement après les rudes dernières vingt-quatre heures, il écouta silencieusement les paroles de l'Elfe. 

    ''Neuf, sept, cinq, huit, quatre''dit-il, avant de continuer à l'écouter. Puis, il regarda la surface de la soupe, qui laissait quelques petites émanations de vapeur danser dans les airs. ''Retourner à Kaizoku maintenant, ce serait s'offrir à la République...Je comprends votre position et je vous remercie pour votre aide, envers moi et mes deux hommes...Rien ne vous oblige à nous embarquer... Cette pêcherie est encore capable d'abriter du monde..."

    Même si elle affirmait que la République aurait autre chose à faire que de se rechercher les survivants à la bataille, Altarus ne doutait guère qu'il allait aux devants de sérieux problèmes s'il restait ici avec le mousse et Frenzo. Ses deux hommes méritaient de s'éloigner le plus loin possible de Kaizoku, qui était devenu malsain pour les pirates. 

    ''Mais demeurer ici serait risqué pour nous.... J'accepte votre offre. Mais à côté, je souhaiterais savoir comment je pourrai vous dédommager de votre aide. J'ai une dette envers vous. "

    Puis, il fixa son bol, sans grande appétance. Pourtant, son estomac réclamait le contraire. Il porta le bol à ces lèvres et but une petite gorgée pour commencer. Mine de rien, manger était basique, mais si réconfortant !
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  • Mar 15 Aoû - 16:55
    « Encore une fois, j’ai juré sur un serment qui m’interdit de tirer avantage de mes patients ou de les soigner pour un prix qui devrait m’enrichir plus que de raison. De ce fait, je n’ai pas grand-chose à demander, si ce n’est que vous participiez dans votre capacité aux frais du voyage. » Elle marque une pause, elle a une longue inspiration et un air un peu plus sombre, « Mais un jour, il est possible que j’ai besoin de votre aide oui. Si vous acceptez ce jour-là, il faudra aller jusqu’au bout du bout. » Ce ne sera sans doute pas pour une intervention de routine, plutôt pour un travail qui ferait frissonner plus d’un médecin et sans doute quelques pirates. « En attendant, il est fort probable que ce soit une créance jamais réclamée. Comme j’en ai beaucoup dans ce monde. N’est-ce pas Nauticos ? » L’intéressé détourne la tête, l’air gêné.

    Il est jeune, ça lui passera.
    Compte tenu de l’état assez misérable du trio pirate, Nineveh choisit d’attendre l’aube avant de sonner le début de la marche. Moitié pour laisser un moment de repos aux convalescents, moitié par précaution : cinq personnes qui marchent de nuit attirent l’attention. En circulant de jour, il est plus simple de faire passer les trois blessés valides pour des républicains, plutôt que des pirates.
    De toute manière, lorsque le jour se lève, c’est l’elfe qui est la première à émerger du sommeil. Une sorte de torpeur jamais vraiment transitoire, entrecoupé de moments de demi-conscience à guetter autour d’elle. Malgré sa proximité avec les ombres, l’elfe ne peut s’empêcher d’avoir une paranoïa constante, la guerre peut-être.
    Il n’empêche, elle a des petits yeux au réveil, quand il faut faire émerger tout le monde. Un peu blasée, elle secoue vaguement l’épaule de ses compatriotes et compères.
    Une fois que tout le monde est arraché des bras des dieux du sommeil, quiconque soient-ils, elle leur tend de la viande séchée et une sorte de pâte de sucre et d’amandes. Sans oublier une gourde.

    « Ce n’est pas beaucoup, mais c’est nutritif et ça tient au ventre. Je vous laisse faire tourner, j’ouvre la marche. Altarus, marchez à mes côtés, que je puisse vous avoir à l’œil si jamais vous avez un pépin de santé. »

    Le trajet de la pêcherie jusqu’à la ville est relativement calme. Ils franchissent quelques hameaux à moitié marécageux, façon mangrove et bayou, avant de rejoindre des chemins de terre battue, pour enfin avoir des pavés sous les chaussures.
    Kaizoku juste après l’invasion est un spectacle… Différent. Beaucoup de soldats républicains, d’officiers de police qui ont des militaires sous leurs ordres et distribuent des consignes et des suggestions de protocole. Nombre d’arrestations plus ou moins justifiées, une loi martiale qui s’instaure petit à petit, des quantités industrielles de voyous, pirates et bandits qui sont attachés par des kilomètres de corde.
    Pour les moins chanceux, ce sont des files de blessés, certains aveugles, d’autres estropiés, qui marchent en colonne avec chacun la main sur l’épaule de son prédécesseur. Des médecins qui s’agitent, trient sans ménagement les blessés.

    Nineveh a une vague envie de crever des yeux en y rentrant les pouces jusqu’à la base des phalanges. Le corps médical a une réputation à tenir et certains docteurs sont indignes du titre qu’ils arborent.

    « Stop. » Annonce un officier républicain en voyant les cinq se présenter à une grande porte de quartier. « Papier s’il vous plaît. Le centre-ville et les quais sont confinés le temps qu’on remette de l’ordre dans la cité. » L’elfe présente ses papiers et ceux de Nauticos.
    « Les trois autres ?
    -Blessés durant les incendies qui se sont déclarés dans la cité. Pas de papiers.
    -Je ne peux pas les laisser entrer en ville s’ils n’ont pas de documents attestant de leur identité.
    -Ils ont besoin de traitements supplémentaires sur le continent. Dans le cadre du triage qui a lieu, ils sont rapatriés sur le continent puisque se sont désormais des citoyens de la République. Ils n’ont pas de papiers puisque leurs maisons ont brûlées. »
    Elle a un coup d’œil vers les autres. « Dois-je solliciter un responsable pour lui expliquer la situation en détail. »

    L’officier hésite un instant, puis secoue la tête. Trop de paperasse et un chef qui n’apprécie pas qu’on le dérange pour rien sans doute.

    « Allez-y, si on vous interroge, vous ne m’avez jamais vu.
    -Merci monsieur. »


    Et une fois qu’ils sont dans le centre-ville, non loin des quais, Nineveh passe le flambeau à Altarus.

    « Je vous laisse nous guider jusqu’au quai, cela va faire longtemps que je ne suis pas venue ici. Le navire qui doit nous ramener s’appelle le Silverlung. » Du nom d’une famille rivale aux Goldheart, si ses souvenirs sont bons. « Vous devez le connaître de nom je crois, un ancien corsaire qui travaillait sous lettre de marque du Reike avant de devenir un simple navire marchand. Ca ne posera pas de problème j’espère. »
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  • Mer 16 Aoû - 19:39
    Altarus tendit le bol. Il n'avait avalé que quelques gorgées, ne pouvant rien ingérer de plus. L'hésitation l'accompagna à nouveau quand il cherchait comment répondre à Nineveh. Il n'avait plus rien, il avait tout perdu dans le naufrage... 

    ''Mes hommes et moi essaierons de participer au maximum de nos moyens, pour le voyage. Pour ce qui de vous payer ma dette... Nos chemins pourraient se recroiser bien plus vite que vous ne pourriez l'imaginer...Et d'aller jusqu'au bout ? Oui, je le ferai..."

    Il engageait sa parole. Elle lui avait sauvé la vie, avait accepté de l'accueillir, lui, Frenzo et le gamin, malgré le fait qu'ils étaient des pirates. Elle aurait pu simplement les abandonner à leurs sorts. 

    ''Si un jour, vous veniez à vous rendre dans un port, et qu'à quai, vous voyez des bricks portant les noms comme le Narval, la  Rosée du Matin et l' Aurore boréale, demandez à voir le capitaine d'un de ces navires et que l'Armateur à une créance auprès de vous... Le nécessaire sera fait pour vous dédommager comme il se doit… "

    Autant être prévoyant et ainsi, il mettait en avant la voie parallèle qu'il menait en plus d'être pirate dans les eaux du Sekaï. Payer ses dettes était quelque chose d'important pour lui. Après quoi, il ne put que se rallonger pour essayer de se reposer autant qu'il le pouvait. Frenzo et le mousse eurent aucun mal, contrairement à leur Capitaine, qui s'éveilla plusieurs fois durant la nuit, dévoré par des cauchemars de son naufrage récents. Exténué, il ne mit guère de temps à sombrer dans un sommeil profond pour terminer le reste de la nuitée. 

    Ce fut à l'aube qu'Altarus peina à émerger. Son corps réclamait encore du repos. Mais ils devaient se mettre en route. Aidé de Frenzo, il put se lever, s'habiller avec le minimum qu'on put trouver dans la pêcherie, et manger un peu de viande séchée, avant de tendre les parts à ses deux marins. Une fois de plus, il n'exprima pas une grande fin. Peut-être qu'il sera affamé une fois qu'ils auront bien marché tantôt... Marcher… pourra-t-il tenir ? Ne préférant pas réfléchir plus à son état physique et à ses capacités actuelles, il se plaça comme demandée, aux côtés de l'elfe-médecin. Sans nul doute pour garder un oeil sur lui. Frenzo et le jeune mousse fermeront la marche

    Le voyage fut éreintant pour le Capitaine, tant à cause de ses blessures que pour le spectacle qu'il voyait de son seul oeil. Il préféra regarder le sol, autant pour demeurer ce qu'il était, à savoir un homme "détruit". Ses deux hommes l'imitaient, mortifiés de voir comment était devenu ce milieu si familier avant l'invasion de la République. Ils demeuraient dans le silence, ce qui fut parfait pour que Nineveh puisse converser avec un officier républicain un peu récalcitrant à tous les laisser passer, pour rejoindre un navire. 

    Finalement, le Républicain concéda à les laisser passer, face à l'insistance de la médecin. Une fois en approche des quais, Niveneh demanda qu'Altarus la guide à travers les quais, pour trouver le Silverlung

    "oui, je le connais... Tenez, cela doit être lui..."

    Il pointa de l'index un navire qui se démarquait un peu des autres, avec une figure de proue qui déployait une magnifique tête de daim, avec des petites cornes plaquées de nacre. 

    ''Son capitaine est un peu excentrique, mais ne sera pas contre de nous embarquer contre des aides, en contrepartie, si on n'a pas d'argent sonnant et trébuchant pour payer l'embarquement. Frenzo et le mousse pourront prêter main forte à son équipage déjà...."

    Il réfléchit un peu et essaya de se rappeler quelques détails commerciaux pour apporter un prix à l'embarquement. 

    ''Pour ma part, je lui donnerai quelques informations commerciales, dont j'ai pu avoir une certaine exclusivité. Il ne pourra pas refuser...."

    Un moment, il se sentit flancher. Frenzo le retint.

    ''ca va aller... juste un peu de fatigue"
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