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  • Lun 17 Juil - 15:10
    12 juillet de l'An 4

    Le sourcil du borgne était froncé, pendant qu'il étudiait de son oeil bleu unique, des caisses qui attendaient d'être embarquées. Étudiant encore une fois son long manifeste de fret, il pesta intérieurement. Il lui manquait plusieurs denrées. Il avait pris le temps de refaire le compte, il lui manquait une bonne dizaine de caisses, contenu de longs rouleaux de toiles en coton. Il n'appréciait pas avoir du retard dans le chargement de ses navires. Surtout quand il avait beaucoup à faire charger dans les cales de ses navires. Pour chacun d'eux, il devra s'assurer que tout était parfaitement chargé et attaché, pour ne pas provoquer de mauvais gîte aux coques. Une cargaison mal amarrée pouvait être un danger pour l'équipage. Pire ! Provoquer un naufrage ! 

     Le Narval, la  Rosée du Matin et l'Aurore boréale étaient tous trois amarrés, l'un à côté de l'autre, juste séparés par les pontons. Il était très rare de voir les trois bricks ensemble au sein d'un même port. D'ordinaire, Altarus veillait à les faire naviguer dans des lieux différents pour faire fructifier ses affaires commerciales. Mais aujourd'hui, exceptionnellement, il avait des marchandises en quantité à faire embarquer pour une seule et même destination. Un seul brick n'avait pas assez de place en soute pour tout embarquer. D'où la présence de toute cette petite flotte marchande au port de Kaizoku. Là où Altarus espérait prendre la mer rapidement, il devra attendre que la marchandise manquante, car l'une des plus volumineuses à faire embarquer. 

    Enroulant son parchemin, pour ensuite la placer dans la proche intérieure de sa sombre tunique, il réfléchissait. Il pouvait encore gagner du temps. À nouveau, il étudia le fret présent, visualisant l'intérieur des cales de deux de ses navires. Il pourra toujours les faire charger et garder le Narval pour les caisses manquantes.  Il se frotta le menton à la barbe courte et parfaitement taillée. Il réfléchit encore un instant et finalement, prit une décision.

    Il appela les Seconds de l' Aurore Boréale et du Rosée du Matin Il leur donna ses consignes. Cela fait, il observa les ordres donnés par ses deux hommes, suivit ses marins qui s'activèrent sans attendre. Il y aurait pour plusieurs heures, au moins... Si par chance, il trouvait les raisons du retard pour les dernières caisses.  Pour cela, il devait les identifier, y pallier et les récupérer. Sans attendre, il tourna dos à ses trois navires et se dirigea vers les entrepôts...
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  • Mar 8 Aoû - 17:07

    Franchement, les aventures à Kaizoku, c’est pas forcément si différent de Courage. J’veux dire, on est là, on se balade en ville (on appelle ça des patrouilles), on se sert dans les étals des petits commerçants (on appelle ça du contrôle qualité), on se met d’accord avec les transporteurs sur ce qui peut circuler quand même avec quelques arrangements amicaux et profitables (on appelle ça la lutte contre la contrebande).

    Evidemment, faut gérer le fait que la population locale soit vachement moins sympathique : certains l’ont encore mauvaise qu’on soit venu mettre un terme à leur petit paradis de l’illégalité. C’est comme si c’était étrange ou injuste qu’une des puissances continentales majeures se soit dit que ça suffisait bien, de se faire vider les bourses par une île de clodos vaguement glorifiés. Tous les trucs de vivre par l’épée et mourir par l’épée, visiblement, ça leur parlait pas trop, mais j’crois que ça commence à rentrer.

    Et, surtout, la populace se rend compte que des règles qui s’appliquent à tout le monde ou presque sans que ce soit la loi du plus fort, c’est p’tet pas si mal, sans même parler des débouchés commerciaux offerts par la République pour tout ce qui concerne la pêche, ou même le commerce presque totalement légal. Pasque ouais, certains navires rapides se sont déjà reconvertis, et si on peut pas retirer un truc aux habitants de l’île, c’est qu’ils savent naviguer.

    De toute façon, nos actions de début d’année avec Gunnar et Alvida ont permis, d’une part, de retirer une partie de la corruption qui gangrenait la Grande Armée Républicaine dans ses liens avec les habitants. Être corrompu, c’est une question d’équilibre, de doigté, et c’est là qu’on sent qu’ils ont pas fait cinq années d’études pour réussir à prendre le pouls des kaizokiens et parvenir à les délester de leur surplus sans leur faire trop de peine ou alimenter la vindicte populaire.

    Reste qu’on s’est mis, de loin en loin, à tisser du lien avec ces gens, à se faire des indics, surtout des gens qu’on fait chanter sinon on les envoie au gnouf, et à recevoir des informations de la part de sacs à merde qui profitent de l’existence d’un pouvoir supérieur pour dénoncer leurs petits camarades et régler leurs comptes avec ce voisin horripilant qui gare sa charrette de leur côté du trottoir. Moi, j’pense que c’est des saloperies sournoises, mais j’vais pas nier qu’ils sont sacrément utiles en ce qui concerne le maintien de l’ordre.

    En général, en plus, c’est eux qui pètent au crâne et qui finissent par buter toute leur famille à la machette un soir où un inconnu leur a marché sur le pied dans la rue par accident. M’enfin, hein.

    Avec les collègues, on s’dirige vers un entrepôt comme il y en a tant tout autour du port. Et on se déplace toujours à plusieurs parce que, quand même, certains kaizokiens sont toujours un peu chafouins : ils s’épanouissaient mieux à l’époque où ils avaient pas le savon, la sécurité et la justice. Et là, un gamin de huit piges ou quoi nous a apportés un bout de parchemin souillé sur lequel a été griffonné à la va-vite un message comme quoi y’aurait de la grosse contrebande à vérifier. Plus spécifiquement, des soieries du Reike, et quand on sait la taxe de douane là-dessus, c’est pas réellement surprenant.

    J’arrive devant le gars qui fait le planton à l’entrée.

    « Salut. Contrôle de l’entrepôt, tu peux amener le responsable et l’état du stock ? Merci d’avance. »

    J’fais un signe de la main, et on passe à côté de lui en ralentissant à peine. On va pas non plus leur donner l’occasion de tout planquer, si ?

    Non.
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  • Jeu 10 Aoû - 19:26
    Le demi-elfe ne mit guère de temps à rejoindre l'entrepôt dans lesquelles devaient encore se trouver les marchandises qu'il attendait depuis tantôt sur les quais. Son impatience avait enflé quand il vit les bâtiments en vue. Il n'avait croisé aucun chariot jusqu'ici. Et pourtant, ses navires n'étaient pas loin. Essayant de pas trop ronger son frein, il se dirigea vers l'entrée, où se tenait toujours un planton, la soi-disant garantie de sécurité qui décourageait toutes approches vers les caisses stockées à l'intérieur pour voler leurs contenus ou de rajouter en douce de la contrebande. Mais ici, on était à Kaizoku. La sécurité était des fois surfaite, malgré la présence de la République sur l'Île. Un bon graissage de patte et on pouvait mener ses petites transactions de commerce souterrain en gardant un regard par-dessus son épaule. 

    Altarus louait un emplacement dans l'entrepôt qu'il venait de rejoindre, pour y stocker certaines denrées achetées sur place, dans le but de les revendre à bon prix dans d'autres ports ; la base du commerce maritime en somme. Quand il se prépara à pénétrer à l'intérieur de l'établissement, l'homme en poste se racla la gorge. 

    "Faudra patienter Capitaine.... ''

    Le regard glacial à l'œil unique d'Altarus se posa sur lui, en même temps que le Capitaine. 

    ''Et pour quel motif ? "
    "Contrôle par des soldats de la République..."

    Les muscles de la mâchoire du Capitaine eurent un léger spasme quand il les contracta à la contrariété qui se rajoutait à une once d'énervement. Voilà pourquoi ses marchandises ne lui avaient pas été amenées dans les délais. Par les abysses, quelle perte de temps ! Vraiment ! Et qui sait si au final, on n'allait pas lui confisquer ses biens, pour des raisons futiles ! 

    ''Le gestionnaire est déjà présent ? "
    "Non, pas encore... on a envoyé un messager pour lui demander de venir dans les plus brefs délais, car Le chef de groupe de contrôle à demander à ce qu'il... hé, vous ne pouvez pas...

    Altarus pénétra à l'intérieur.

    "... entrer.....'' fit le planton dans un long soupir. 

    Le Capitaine ne put manquer la présence de la petite troupe républicaine, occupés à contrôler quelques caisses déjà ouvertes par leurs bons soins. Les siennes se trouvaient à deux emplacements plus loin. Assurément, ils avaient décidé de contrôler toute cette ligne de stockage. Croisant les bras dans le dos, il les observa, non sans sourciller de mécontentement. Il fallait que ce soit aujourd'hui qu'ils décident de jouer les trouble faits ! 

    ''Messieurs....."

    Ainsi signala-t-il sa présence d'une voix forte et sûre. Se tenant droit et digne, son seul oeil fixait chacun des hommes en uniforme présents. Peut-être qu'il n'avait pas à être présent, mais peu lui importait pour le coup. Il était un Capitaine qui voulait connaître les raisons du retard de livraison de ses biens à embarquer et maintenant qu'il avait découvert pourquoi, restait à préserver ce qui pouvait être préservé.

    ''Je tiens à être présent quand vous serez à hauteur de mes propriétés, quand vous procéderez à leurs vérifications. Vous comprendrez que je ne tiens pas à la voir gâtée....."

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  • Mar 22 Aoû - 16:15

    Un aspect sans doute méconnu du boulot d’officier républicain, c’est celui de responsable des douanes. Du coup, on se retrouve à contrôler des mètres et des mètres de cargaison, à la recherche de la moindre pièce de contrebande, de lés de soie vendus comme étant du coton pour payer moins de droits d’entrée, de sucre au lieu de sel ou je sais pas quelle connerie imaginative les marchands mettent en place pour dégager une marge un brin plus élevée. Et ça, c’est quand les caisses ont pas des double-fonds, que des produits douteux sont pas cachés dans d’autres, ou que les papiers sont pas correctement renseignés.

    Pasque ça demande aussi de lire avec efficience les tas de formulaires qu’on doit valider et tamponner pour signaler que tout est en ordre et que y’a pas eu d’erreur. Evidemment, quand y’en a une, suivant les cas, on sait être arrangeant : un marchand peut très bien nous régler directement un acompte ou la somme manquante, et on se charge parfois de remonter l’information aux cabinets qui gèrent l’économie. Parfois.

    Kaizoku ne fait pas exception à la règle, et on s’attèle à la tâche avec la maîtrise née de l’habitude. Les premières rangées sont tout à fait quelconques, au point qu’après avoir fini une caisse, j’me souviens quasiment déjà plus de ce qu’elle contient. De toute façon, on a une assez bonne idée de ce qu’on cherche, grâce au tuyau qu’on a reçu au départ. Et ça me fait penser qu’on reviendra sans doute dans ce hangar à l’occasion, si on trouve bien de la contrebande.

    Y’a un vieux type qui s’est radiné y’a quelques instants, et qu’est toujours pas le responsable que je voulais voir. Si j’ai pas de bol, ce dernier est actuellement en train de ramer au large des côtes avec un coffre rempli d’or à ses pieds, mais sinon, il devrait quand même plus trop tarder. J’lève la tête suffisamment longtemps en tout cas pour voir que le pointu a qu’un œil, une allure et une tronche de marin, genre buriné par le vent et le soleil, et qu’il nous demande poliment d’assister à l’examen de sa marchandise.

    « Aucun souci, on gagnera même du temps. Est-ce que vous avez les papiers pour le commerce et la douane, avec la provenance de la marchandise, et le récépissé du paiement ? Pour rappel, depuis que Kaizoku est devenu territoire républicain, les biens sont imposés à l’entrée dans le port Kaizoku, et non plus à l’arrivée sur le continent. »

    Et oui, la guerre, ça a aussi ce genre de conséquences, et c’était exactement ce que la SSG voulait en mettant la pression au Gouvernement pour qu’il se bouge les miches et résolve le problème de la piraterie. M’est avis que certains ont davantage gagné que d’autre avec cette invasion, et je nous mettrais pas dans le lot, nous autres officiers républicains.

    Cela dit, que Machin se radine pile maintenant, ça peut vouloir dire deux choses, et j’ai un peu hâte qu’on y arrive. Possibilité une, il est pressé et n’a rien à cacher, veut juste s’assurer que tout se passe bien. On va pas se mentir qu’avec sa dégaine, j’y crois moyennement. Les débiles appellent ça le délit de faciès, les gens rationnels se fient aux statistiques et à l’instinct aiguisé de l’homme chargé du maintien de l’ordre. Possibilité deux, il a pas la conscience tranquille et veut s’assurer qu’on trouve rien. Possibilité trois, il a pas la conscience tranquille et veut pouvoir nous corrompre au bon moment.

    Honnêtement, je préfèrerais la dernière option. Ça fait moins de boulot, puis faut bien préparer notre retraite.

    « Alors, vous avez quoi de beau dans votre cargaison, Capitaine… ? Que je demande en m’approchant de sa travée. »
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    Altarus Aearon
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  • Jeu 24 Aoû - 21:49
    Un des officiers le dévisagea plus longtemps que les autres. Un bref coup d'oeil sur son uniforme aurait-il pu suffire à le considérer comme le chef de groupe ? Probablement pas, Altarus ne cherchait pas à identifier les grades. Surtout là, maintenant, avec ces hommes qui bloquaient ses marchandises. Comment expliquer autrement le retard des caisses qu'il attendait depuis un bon moment déjà ? Le bleu acier de son seul oeil demeurait planté dans le regard mordoré de l'individu. Pas à une seule seconde, il ne s'en détourna. 

    À voir l'humain, le gaillard avait à peine la trentaine, le dépassant de quoi... quelques centimètres ? Cela n'avait pas guère d'importance, par rapport à ce qu'il crut discerner en première lieu chez le jeunot. Il ne sut réellement le définir, pour l'instant. Était-ce par l'absence de salutations ou d'une base de politesse ? Un froncement des sourcils était apparu suite à cette absence de bienséance. À moins que ce gugusse ignorait la notion de civilité, vu que sa nation s'était imposée en maître sur Kaizoku. Il jugea bon d'être prudent. ... plus qu'à l’accoutumée. D'ordinaire, il se conformait sans broncher aux contrôles en vigueur de la République, ou s'acquittait des taxes exigées de ses marchandises. Là, il n'avait qu'une hâte : récupérer ses biens, charger son dernier navire et prendre la mer. Ça et l'attitude suffisant de cet officier... 

    ''Une partie des denrées sont produites sur l'île-même. Et je dispose des reçus ..."Et pendant qu'il ouvrait un pan de sa tunique pour récupérer les papiers qu'il veillait à avoir sur lui quand il venait à subir ce genre de situation, il ne put s'empêcher de balancer : "Et épargnez-moi votre rappel à la loi... je connais la partition... "

    Il sortit de la poche intérieure de sa tunique une petite chemise en cuir de galuchat, d'une belle couleur cendrée, tout en se dirigeant vers la travée dans laquelle l'attendait une bonne dizaine de caisses en bois fermées. Une fois devant, il les inspecta visuellement. L'extérieur de chacune d'elles semblaient intacts. C'était déjà un bon début. 

    Il défit le ruban qui nouait les deux pans de la chemise et la tendit à l'officier. 

    '' Capitaine Aearon, si c'est mon identité que vous souhaitiez entendre…Quant à ma cargaison, elle est simple : des toiles en coton, des fibres séchées de palmiers et de cannes à sucre, du poisson séché, des fruits secs.... VOus trouverez dans la paperasse leur lieu de fabrication sur l'île et le montant déboursé pour les acquérir... J'ai aussi du cuir de galuchat, qui vient lui des Îles Paradisiaques. En ordre de douane... tout est dans la chemise. "

    Il se tut quelques instants, scrutant le moindre fait et geste du brunet. Un officier corrompu pourrait très bien chercher à lui piquer un papier en règle pour après essayer de lui faire cracher un supplément. 

    ''Souhaitez vous aussi le parchemin de location pour cette travée, soldat.... ? Je ne crois pas avoir entendu votre nom précédemment.... "
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  • Ven 25 Aoû - 11:53

    Des formulaires en règle, c’est un peu le rêve de tout bureaucrate qui se respecte. Force est de constater que ça arrive bien rarement à Kaizoku, alors ce sera p’tet bien un jour à marquer d’une pierre blanche. Entre ceux qui savent à peine écrire leur nom, et ceux qui veulent pas donner la moindre information à la République par peur qu’on en fasse… je sais pas quoi… mais on trouverait sûrement… On a généralement des parchemins tachés, mouillés, où l’encre bave parce qu’elle a été sablée ou séchée n’importe comment, et où il manque la moitié des trucs dont on a besoin.

    Et après, ces connards s’étonnent de prendre des pénalités et des amendes, alors qu’ils se foutent ouvertement de notre gueule à nous fournir des torchons pareils.

    Donc là, forcément, j’peux pas m’empêcher de hausser les sourcils. Même l’écriture est bien faite et parfaitement lisible, comme si c’était un scribe qui s’y était collé. D’un autre côté, vu son âge, il a sûrement eu le temps d’apprendre à bien faire ses lettres, héhé. Reste que les mots sont dans les bonnes cases, que y’a les sceaux de validation et qu’ils ont l’air sacrément vrai.

    Evidemment, comme la vie est profondément injuste, j’en deviens juste de plus en plus persuadé que y’a anguille sous roche : aucun marchand, même en République, a des papiers autant réglo si y’a pas trois étages de magouilles derrière. Il s’agit simplement ensuite de savoir de qui il s’agit, et de voir si on laisse filer ou pas. J’me gratte la joue.

    « Le rappel, c’est de la pédagogie. On sait que pas mal de procédures sont nouvelles et on essaie de faire en sorte que tout se passe bien. C’est mieux quand les gens, de manière générale, comprennent ce dont on a besoin pour que tout roule comme sur des roulettes, que j’réponds en haussant les épaules. »

    Hé, sois pas chafouin, le vieux.

    « Enchanté, Capitaine. Je vois ça, on va ouvrir tranquillement quelques caisses pour faire une vérification, l’affaire de quelques instants tout au plus. »

    Et par quelques, je pense naturellement à toutes. Plus ça va, et moins j’y crois, à cette affaire. Il a une tête de faux-jeton, en plus, genre sournois, et j’dis pas ça pasqu’il est pas tout à fait humain. J’ai l’impression que l’œil derrière le cache-œil se fout de moi. Puis personne m’en voudra de faire du zèle au travail, dans le pire des cas. Donc j’tapote une caisse pour signaler qu’on va commencer par celle-ci, et on soulève le haut pour regarder ce qui se trouve à l’intérieur.

    « Pas la peine, on vérifiera ça avec le hangar par la suite. Soldat Dosian, Pancrace Dosian. Officier Républicain, c’est la branche de la GAR chargée du maintien de l’ordre et des douanes, notamment, mais vous le savez sûrement. »

    Pas la peine de s’étendre sur le fait qu’après le fiasco d’avoir confié le maintien de l’ordre à la GAR en plaçant l’île sous contrôle militaire, des officiers républicains sont régulièrement détachés ici pour s’assurer qu’on reproduise pas les erreurs du passé. Pas la peine non plus de faire une leçon d’éducation civique, j’suis pas persuadé que ça l’intéresserait outre-mesure. A la réflexion, j’aurais p’tet pas dû filer mon nom et prénom, par contre, si jamais il garde une dent contre moi…

    Quoique d’autres ont essayé, et j’suis toujours là.

    La première caisse contient bien de la canne à sucre, et on écarte doucement la matière première pour regarder en-dessous, sans rien trouver de particulier. Un collègue attrape une de celles du milieu, et sort un couteau.

    « Pas d’inquiétude, Capitaine, c’est la procédure standard. On va juste vérifier que y’a rien à l’intérieur. Les contrebandiers sont de plus en plus inventifs, après tout, et on se doit de tenir le rythme. »
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  • Dim 27 Aoû - 12:10
    Altarus demeurait impavide pendant que l'Officier scrutait la moindre ligne de ses papiers. Il ne doutait pas une seule seconde que l'humain recherchait le moindre élément susceptible de le mettre hors-la-loi et de le faire cracher pour payer des amendes. De voir son visage contrarié de ne rien trouver pour le moment aurait pu être savoureux. Mais vu que cela engendrait plus de perte de temps qu'autre chose, cela avait le mérite de maintenir le niveau d'agacement du demi-elfe. Chose certaine était qu'on ne le lâcherait pas comme ça. Heureusement qu'il avait donné des consignes pour ses deux Seconds. A l'heure où il devait mordre sur sa chique et pousser un peu plus sa patience envers ces guignols, l' Aurore Boréale et le  Rosée du Matin avaient dû terminer leur appareillage respectif pour faire voiles vers la haute mer.  C'était au moins une consolation au vu de la situation.

    Une situation qui commençait doucement à être affligeante. 

    ''Ai-je l'air d'avoir besoin de rappel ? "

    C'était bien le propre de la jeune soldatesque républicaine de jouer les hautains... Le dénommé Soldat Pancrace Dosian devait être en faction sur l'île depuis guère de temps... Comme tous les autres Officiers Républicains, il sortait du même moule pour ce qui était d'enquiquiner les habitants de Kaizoku. Puis, commença le contrôle des marchandises. 

    ''Vous ne m'apprenez rien non plus sur vos attributions..."

    Avait-il décidé de le prendre pour un vieillard dégénéré ? Il se contenta de serrer un peu plus les dents, pour taire une réflexion malvenue. Il risquait de perdre plus de temps s'il rajoutait de l'huile dans le feu. 

    La première caisse de marchandise fut ouverte. Le Capitaine les observe faire leur "travail", fouillant dans l'intérieur pour voir si rien d'illicite y demeurait cacher. À Kaizoku, les trafics en tout genre étaient monnaie courante, même si la République avait mis une forte pression, ce qui avait considérablement réduit la contrebande. Mais elle continuait. Autant certains n'étaient pas futés pour esquiver les officiers, que d'autres avaient des moyens plus malins pour maintenant leur petit commerce... 

    Quand le ratissage de la première caisse fut fait, les hommes de l'enquiquinant Dosian poursuivirent les fouilles. Un de ses subalternes, après avoir pris un contenant du milieu, prit un couteau en main. Les sourcils du Capitaine se froncèrent. Forcément, cela ne manqua pas de faire réagir Pancrace

    ''Cette caisse contient les toiles en coton... vous allez vous amuser à les perforer pour voir qu'il y a rien d'illicite entre chaque rang tissé ? Si votre homme a le malheur de l'entailler, ou ne serait-ce qu'un fil entaillé, vous me rembourserez l'entièreté de cette marchandise... au prix que j'ai déboursé pour l'acquérir... taxes comprises bien entendu. "

    Il ne put s'empêcher de poursuivre avec un peu d'amertume aux lèvres, sachant pertinemment ce qu'il provoquerait… Ca pesait trop sur le cœur, ca devait sortir. 

    ''Et pourriez-vous accélérer un peu ? Ce n'est pas vous qui aurez à payer des frais supplémentaires en raison du retard que je subis…"
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  • Dim 27 Aoû - 17:04

    L'âge, ça rend décidément pas les gens aimables. Ca doit être l'humidité qui se fout dans les articulations, ils deviennent chafouins et la moindre contrariété devient une agression personnelle de l'univers. j'me demande si le problème est décuplé pour les races qui vivent des centaines et des milliers d'années : elles ont d'autant plus de raison d'avoir mal aux genoux et aux coudes, après tout. D'un autre côté, si on supporte pas l'humidité, fallait pas faire marin, il aurait fallu plutôt devenir marchand terrestre ou rentier. Tout est affaire de choix.

    « Dites donc, Capitaine, je vous remercierai de nous laisser faire notre travail pour que vous puissiez faire le vôtre. Nous tâchons de faire preuve de pédagogie pour que tout se passe bien, et si vous savez déjà tout si bien, vous devriez aussi savoir qu'on fait pas ça par plaisir. »

    Une demi-vérité seulement : si fouiller des montagnes de marchandises existe pas grand-monde, tout ce qui est autour peut s'avérer sacrément marrant.

    « Au fil des mois que j'ai passés sur Kaizoku, j'me suis rendu compte que la majorité des habitants avaient aucune idée de ce qui constituait la République, ses fondements, ses règles. Donc on essaie d'aider à ça, que les gens pigent un peu ce qui leur arrive. C'est le premier pas vers une intégration réussie. »

    Est-ce que je vais continuer à en faire des caisses pour tout expliquer à deux à l'heure comme si je m'adressais à un enfant de sept ans ? Franchement ça serait sacrément mesquin de ma part. La réponse est donc évidemment oui.

    « Nan, le coton, on regarde juste les lés pour s'assurer que c'est la bonne matière, et pas une autre qui serait, de manière totalement fortuite bien entendu, beaucoup plus cher. Ca s'est pas mal vu, une stratégie classique pour tenter de tromper nos services. Là, on vérifie que y'a pas une cavité secrète creusée dans le tissu, au milieu, ou un double-fond à la caisse. Pour la qualité du pliage, vous vous débrouillerez pour tout faire re-rentrer. »

    C'est qu'on n'a pas que ça à foutre, nous : on a tout le reste du hangar à inspecter, derrière.

    « Bon, vous connaissez bien la République, donc vous savez bien qu'on vous rembourserait pas. C'est un voeu pieu, ça. J'espère pour vous qu'on trouvera rien, du coup, ça ferait sérieusement mauvais genre. »

    Puis quand il parle d'accélérer, je vois les regards de tous mes collègues qui se coordonnent. Aïe, il aurait mieux fait de se cogner le petit orteil et pousser un sale juron que dire ça. Immédiatement, les gestes ralentissent, et toutes les pièces sont inspectées avec une attention toute particulière. Et, contrairement à ce que je viens de dire, on s'y met même à plusieurs pour tout replier proprement. Le souci, c'est qu'on n'a pas l'habitude, alors on met du temps, hé ? Mais faut perdre du temps pour en gagner, puis on voudrait pas abîmer la marchandise.

    « Allez, caisse suivante, Capitaine. Vous inquiétez pas, vous aurez sûrement la prochaine marée, à ce rythme. »

    On fait sauter un autre couvercle pour découvrir du poisson séché. On outrepasse l'odeur, comme j'espère que Aearon va outrepasser les étapes du deuil. C'est toujours pareil : ça commence par le déni : "Comment ça, vous pouvez pas me contrôler, mes papiers sont en ordre" blablabla. Ensuite vient la colère : "Vous allez payer pour le retard et les dégâts sur la cargaison !".

    On est toujours aussi flegmatique et peu impressionné, à cette étape.

    Après, on a le marchandage. C'est la phase la plus intéressante pour nous, et j'ai hâte de voir à quoi elle va ressembler et si le vieux marchand va y arriver tout seul ou pas. Paraît que y'a deux autres phases ensuite, mais elles nous concernent pas, on laisse chacun faire un travail sur lui-même pour s'en débrouiller.

    Après tout, on est pas la police de la pensée.
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  • Dim 27 Aoû - 20:22
    Altarus joignit ses deux mains dans le dos, essayant de retenir la crispation musculaire visible à ses mâchoires, devant l'agacement croissant que ce damné contrôle provoquait. Outre le fait qu'il avait commencé à perdre patience à cause du retard d'arrivée de ses marchandises... et maintenant cela ! Il inspira lentement, comprenait plus qu'aisément qu'il avait joué de bravade. Quel imbécile il avait été. En même temps, comment rester posé et calme devant des crétins ? Et des Républicains qui plus était. Une vieille démangeaison le prit à hauteur de son orbite vide, rien que de frôler le souvenir de sa défaite lors de la bataille contre la République. La rancœur montait en même dans le fond de sa gorge. Par les abysses, il devait se reprendre !

    ''Oui... tout Kaizoku comprend que votre devoir est tellement contraignant que nous devrions tous vous remercier du temps que vous consacrer à parfaire notre intégration… "

    C'était énoncé avec un ton froid et cynique. 

    ''Au fil des mois, bien des habitants de l'île ont pu constater qu'on ne leur envoyait pas que la fine fleur de la République… Ce n'est pas en frappant le cul d'un cheval sans raison valable qu'on le fera avancer… sauf quand certains de vos congénères y trouvent leurs comptes… "

    Si le dénommé Pancrace Dorian n'était pas stupide, il saurait de quoi il était question. Et le demi-elfe ne serait pas surpris qu'il acceptait de temps à autre des pots-de-vin pour fermer les yeux sur certaines contrebandes. Altarus n'était pas né de la dernière pluie...

    ''Je connais bien assez la République pour savoir que le remboursement peut être autre que financier…"

    Quant à son exigence à leurs égards d'accélérer un peu, la réaction puérile des officiers fut immédiate, ralentissant leurs gestes. Le capitaine demeurait parfaitement stoïque. Là, il ne pouvait que reconnaître ses torts intérieurement. Par contre, dans leur petit jeu, ils prirent le temps de replier ce qui avait été sorti. Ce n'était pas parfait, mais au moins, les tissus retourneront dans les caisses. Il y aurait de quoi en rire. Mais comme cela n'était pas le genre du vieux borgne, il se contentait de les observer en silence, toujours les mains jointes derrière le dos... Les girouettes qu'ils étaient....

    Une nouvelle caisse fut sélectionnée.  Le couvercle fut retiré, laissant dévoiler la nature de son contenant, comme son odeur forte. Plusieurs officiers froncèrent du nez devant les effluves qui les agressaient olfactivement parlant. Et à voir la tête de ceux qui devaient fouiller dans les filets séchés. 

    Un des collègues de Pancrace tomba sur un tonneau, en écartant une bonne partie du dessus de la cargaison odorante. Il tapota dessus, en signalant qu'il avait trouvé un truc. Puis, il attrapa sa dague pour faire sauter le couvercle en bois. A peine un peu d'air pénétra à l'intérieur que le couvercle sauta d'un coup, dans un souffle légèrement bruyant. Une bonne dizaine de grosses gouttes peu ragoûtantes éclaboussèrent le haut des tenues des proches culs-bleus. La marchandise séchée fut aussi touchée.  Pour qui se plaignant des émanations de poiscaille aura réellement de quoi gémir et fuir de ce qui envahira ses narines instantanément. Le si merveilleux parfum de hareng fermenté s'étendit partout. Et si on rajoutait à ça l'immonde texture où flottaient des harengs aux écailles grises luisantes, y avait de quoi vomir. 

    Altarus toussota un peu, comme pour réagir ce que son nez captait. Dans les faits, c'était pour retenir un léger rire. 

    ''Hum... on dirait que mon fournisseur a omis de rajouter dans le manifeste le tonnelet de harengs fermentés. Vous aviez raison, la République ne me remboursera pas pour la marchandise gâtée… "

    Par cet oubli de la part de son vendeur, il était un tout petit "remboursé" dans son amour-propre. Certains Officiers empesteront un petit moment.  Ah tiens, cela avait un peu giclé sur le Soldat Dorian.... Hum. Lui aussi pour la peine juste une goutte sur le pan de sa veste... Mais largement moins que les Officiers qui avaient été au plus proche de la caisse de poissons séchées... devenue une caisse puante.

    Altarus passa un index sur la tâche un peu graisseuse et la huma... Fort... c'était fort. Dommage que c'était gaspillé maintenant. Sur une tranche de pain grillé garni de beurre salée, cette chair fermentée aurait été délicieuse.
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  • Mar 29 Aoû - 18:05

    « Ouais, quand on vous envoyait les collègues de la Grande Armée Républicaine, ça se passait pas hyper bien, j’ai pu le constater moi-même. Heureusement, comme toujours à l’écoute de leur peuple qu’ils adorent, les grands chefs de la République ont décidé d’envoyer un contingent d’élite, constitué d’officiers républicains, pour redresser la barre, dompter les vents et les vagues, gérer les tempête pour que tout ça devienne une joyeuse croisière estivale. »

    Franchement, j’ai mis pleins d’images en rapport avec la navigation, ça devrait le mettre à l’aise et lui permettre de comprendre de quoi on parle. Puis bon, on discute, on discute, mais on n’a toujours pas trouvé ce qu’il essaie si désespérément de nous cacher. Pasque le coup des papiers parfaitement à jour et du chargement archi-pressé pour prendre la marée, on nous l’a déjà fait, donc ça devient un peu éculé.

    Tout ça prend un sale tour quand Vau-l’eau ouvre le barril de de trop, et qu'on se retrouve tous éclaboussés par du poisson fermenté qui, faut bien l'avouer, pue la mort. Gasse part dans une quinte de toux qui s'arrête que quand il s'éloigne de quelques mètres, en secouant frénétiquement sa manche pour essayer d'aérer et faire partir les gouttes de liquide bizarre collées dessus. J'recule moi-même d'un pas, des fois que ça soit un genre d'attaque chimique et que des gus nous tombent dessus ensuite.

    Ca a l'air idiot, mais ça s'est déjà vu, ici et sur le continent.

    Une fois qu'on est sûr que la situation est pas sujette à dégradation, on laisse échapper un cortège de vociférations et de jurons.

    « Putain, Vau-l'eau, on a t'a déjà dit de faire gaffe !
    - Mais j'y peux rien, j'ai à peine soulevé le couvercle que ça m'a pété dans les doigts ! Ca a dû fermenter sec là-dedans, et au moins appel d'air... Plof ! »

    Vrai que lui, comme il était à côté, il a été bien aspergé. C'est, paradoxalement, p'tet pour ça qu'il a l'air le moins affecté : l'odeur est tellement partout sur lui qu'il la sent plus du tout. A réfléchir pour si... Nan, hors de question.

    « En plus, nos autres uniformes sont encore...
    - Ouais ben faudra faire avec.
    - Avec cette odeur ?
    - Nan, t'es fou, j'ai pas envie qu'on nous appelle les puants pendant les six prochains mois. On rentre et on s'change, et tant pis, hein. »

    J'exclus pas d'échanger mon uniforme avec celui d'un collègue de même mensurations, au demeurant. Faut savoir rester plein de ressources, après tout. Que le collègue en question soit pas d'accord n'est qu'un détail : il aura qu'à faire davantage attention à ses affaires.

    « Mais du coup, on y va maintenant ?
    - Nan, nan, on finit le hangar, d'abord.
    - Roh, mais on schlingue, là, et le tuyau était sûrement percé...
    - Ca, on le saura que si on finit.
    - N'empêche que... »

    J'me râcle brutalement la gorge, en bougeant les sourcils pour bien faire comprendre qu'on n'est pas entre nous à la caserne, et que y'a un civil en train de nous observer en train de nous crêper le chignon. Niveau crédibilité et professionnalisme, on repassera, je suppose. Ils se taisent tous.

    « Bon ben Vau-l'eau, tu sais ce qu'il te reste à faire ?
    - Me laver ?
    - Foutre tout le bras dans le tonneau pour vérifier que y'a pas un truc au fond.
    - Quoi ?! Mais c'est dégueulasse !
    - T'es déjà tout crade, de toute façon, et c'est toi qu'as ouvert le barril, alors t'assumes jusqu'au bout.
    - C'est pas juste, je vois pas pourquoi...
    - Nan mais c'est bon, on te paiera un coup après.
    - Tous un coup, ou un coup chacun ?
    - Tous un coup ?
    - C'est non.
    - Bon, bon... un coup chacun, alors.
    - Ce sera la meilleure cuite de ma vie. »

    Ca, j'en doute fort.

    Mais il fouille bien au fond, et fait chou blanc.

    « Allez, caisse suivante. Capitaine, si vous voulez bien nous faire les honneurs ? »
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  • Ven 1 Sep - 11:20
    Les mains gantées jointes derrière son dos, Altarus regardait les Républicains remuer en tous sens tout en réagissant aux effets de l'odeur très forte qui émanait du petit tonneau. Les entendre jurer, cracher des insultes ou encore tousser était presque savoureux. Bien entendu, le visage ridé du demi-elfe ne laissait rien transparaître, hormis un air fermé à toute émotion. Il aurait pu s'exprimer, soit avec un rictus moqueur ou encore de libérer un rire amusé. Mais n'étant guère de ce bord, il appréciait silencieusement le doux spectacle d'officiers à la tenue qui avait été impeccable sur le dos de certains de ses membres, réduite à être tachée et enduite d'effluves fortes qui donnera l'impression qu'ils avaient fait un bref séjour dans des égouts dégoûtants et gluants. Au vu de la situation, ce n'était qu'une faible satisfaction quant au temps que ces culs-bleus lui faisaient perdre. Et ses hommes d'équipage avaient été épargnés. Le sacrifice de cette cargaison en valait la peine.

    Ce qui était encore plus appréciable était de les voir se comporter comme des gamins. Même au port de Courage, les officiers qu'il avait croisés pour les contrôles habituels de toute la paperasse avaient bien plus de professionnalisme et de sérieux que ces marauds-là. Là, c'était limite s'ils s'oubliaient. Il ne manquait plus qu'une chope à la main de chacun pour les voir à leur juste place : à se chamailler pour des futilités dans une taverne miteuse.

    Un raclement de gorge émis par le Soldat Dorian rappela ses subalternes à l'ordre. Eh bien, il en avait mis du temps, sans doute porté sur l'idée première de rentrer à leur caserne pour nettoyer leur uniforme. Mais cesser d'emmerder le vieux Capitaine était bien trop tentant. De ce fait, il ordonna à un de ses hommes de mettre le bras au fond du tonneau de harengs fermentés. Son autorité laissait vraiment à désirer... ou bien, une hypothèse possible était que Dorian n'avait pas les hommes qui lui fallait, contraint dans un sens de les "cajoler" ou de les amadouer à sa manière pour obtenir un semblant d'obéissance de leur part. Non, c'était improbable, au vue de l'attitude de ce dernier. Il ne valait pas mieux que le reste de sa clique. 

    Le dénommé Vau-l'eau plongea son membre supérieur dans le tonneau, et le ressortit, dégoulinant de morceau d'écailles et de tripes. La fermentation avait été tellement forte qu'elle avait réduit les poissons à la limite de la bouillie. Alors avec le passage d'un bras fouillant son contenu... Sa tenue à lui, elle était définitivement foutue. Finalement, il n'y eut rien de suspect dans la marchandise mi-puante, mi-dégueulasse. 
     
    Le Soldat Dorian, pour être certain de pas retomber sur une autre surprise, demanda dans une hypocrite politesse à Altarus d'ouvrir la prochaine. 

    ''Pour l'honneur de la République, dans toute sa splendeur et son odeur ? "

    Après cette petite verve piquante, il s'exécuta, avant de porter d'abord son oeil bleu sur la caisse de poissons séchés souillés. 

    "Vous devriez refermer le tonneau et cette caisse... À moins que vous teniez à ce que l'odeur actuelle en vienne à incruster la moindre fibre de vos uniformes de manière définitive. "

    Il s'approcha de la marchandise en attente d'être inspectée, l'ouvrant de la manière la plus normale qu'on puisse le faire. Après quoi, il recula de quelques pas, reprenant sa posture de tantôt, droite et patientant ; même s'il contenait sa colère de voir le temps continuer à défiler. La marée passera et il sera contraint d'attendre de meilleures conditions de navigation. Avant que l'autre crétin décide de fouiller son dernier navire. 

    L'intérieur de la caisse dévoila des ballots ronds enveloppés dans un tissu épais en lin. En dessous, il sera facile de voir des caisses longiformes, où à l'intérieur, elles aussi enveloppées de tissus légers pour les protéger, des sardines séchées s'alignaient parfaitement les unes aux autres. Dans les ballots se trouveront des noix et des noisettes séchées. 

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  • Ven 8 Sep - 18:52
    J'ignore la pique du vieil homme. Il lui reste plus que ça avant le cercueil, de toute façon, et après la tranche de rigolade, on est vite rappelés à la réalité : on a du boulot, on schlingue, et on est toujours à Kaizoku à perdre notre temps. Je vais pas faire semblant de croire qu'on va fouiller l'intégralité du hangar, le tuyau qu'on avait ciblait précisément la cargaison du demi-elfe, dont j'ai pu retrouver le nom sur la paperasse, donc s'il était aussi puant que le tonneau de poiscailles, on aura juste brillamment gâché quelques heures.

    Ca ferait clairement double sanction.

    D'un autre côté, ça permettrait de savoir qui a tendance à nous donner des informations de bien mauvaise qualité. Et l'office républicain a pas pour habitude de servir à départager des marchands entre eux. J'mets la main à l'ouvrage avec les autres, pour voir le tissu épais en lin. J'dis rien pour laisser la surprise, mais on s'est pas vraiment essuyé et nettoyé avant de continuer la fouille. Autant dire que les lés vont sentir la marée, j'espère que les négociants du continent auront le nez bouché au moment d'acheter la marchandise.

    Chacun sa merde, ça lui apprendra à ce fils de pirate.

    « Bof, c'est le problème du hangar de stockage, pas le nôtre. »

    Il en faut pas vraiment davantage pour qu'un sbire se précipite pour remettre un couvercle sur le tonneau, puis, après avoir hélé un collègue, qu'ils le transportent à l'extérieur. Sans m'avancer beaucoup, m'est avis que ça va finir au fond du port, et qu'il vaut mieux pas boire la tasse en allant se baigner dans les jours à venir. Enfin, rien qui sorte de l'ordinaire pour Kaizoku.

    Le responsable des lieux se radine enfin. Il a dû rester planqué vachement longtemps dans son bureau à s'assurer que sa double-comptabilité était au poil. C'est un p'tit gros avec un début de calvasse, il a une liasse de parchemin en main, et une voix de stentor qui va pas du tout avec le reste de son physique. Il parcourt tout ce bon monde du regard, fronce visiblement les sourcils et le nez et se râcle la gorge pour faire passer le mauvais goût du poisson fermenté.

    « Officiers ? A qui est-ce que je m'adresse ? J'ai les papiers qui détaillent tout le contenu de l'entrepôt. Et c'est quoi cette odeur ?
    - Officier Dosian, je vais prendre. Pour l'odeur, c'est à cause de la cargaison du capitaine Aearon ici présent, je vous laisse voir avec lui. Je sais pas ce que vous avez comme règles concernant les dégâts occasionnés aux locaux ou les marchandises interdites. Je suppose que les bombes agricoles ne sont pas autorisées. M'enfin, hein... »

    J'attrape la liste de papelards, et j'trouve vite la page concernant Aearon. Un rapide contrôle montre que le nombre de caisses est correct, et les vagues informations sur la marchandise également. Bon, allez, on a assez perdu de temps ici, j'pense. J'me tourne à mon tour vers le demi-elfe.

    « Pour votre gouverne, nous avons reçu des informations comme quoi vous chercheriez à faire passer de la contrebande sur le continent. Est-ce que vous savez qui pourrait vouloir vous nuire, par hasard ? Des concurrents, peut-être, ou des gens qui vous en voudraient ? »

    Même si lui nous arnaque, ça sera toujours intéressant de savoir vers quoi il nous pointe, après tout. De toute façon, ma motivation est partie avec le tonneau qui pue, et ma quart est bientôt fini.

    Vivement que ça s'arrête et que j'parte de cette île pour les laisser se démerder entre eux.
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  • Lun 11 Sep - 14:40
    Le vieil demi-elfe se contenta de rester derrière son mur de silence, face à l'attitude toujours aussi horripilante des officiers en train de fouiller parmi les rouleaux de lin. Sûr que les fortes effluves qui émanaient de leurs uniformes en plus de leurs doigts poisseux n'arrangeront pas l'état de la marchandise. Heureusement, ces tissus grossiers étaient voués à être employés pour certaines activités navales, pas pour alimenter les couturiers. Un bon rinçage en mer et la vieille de mauvaise fermentation ne sera qu'un mauvais souvenir pour les fibres végétales tissées. 

    Toujours plongé dans son habituel mutisme, il fit comme s'il n'avait rien entendu pour ce qui était de refermer le tonneau puant. Il réfléchissait déjà de la suite à donner quant à l'usage de cet entrepôt pour y stocker ses marchandises. Il était temps de voir un autre lieu de stockage, vu les considérations que la République déployait avec une parfaite hypocrisie envers les "marchands" de Kaizoku. Il ne manqua pas d'observer un des comparses présents se précipiter pour fermer le tonnelet au contenu olfactivement agressant, pour ensuite le sortir des lieux avec un autre de ses compagnons de travail. Les malheureux, ils avaient le nez trop sensibles... Il y avait de quoi rire. Depuis le temps que ces Culs-Bleus étaient à Kaizoku, ils ne s'étaient toujours pas adaptés aux milliers d'odeurs qu'on trouvait dans un port actif ? Encore quelque chose qui rendait les Républicains bien faiblards…  

    Un bruit de bottes au pas un peu précipité poussa le Capitaine à tourner la tête vers l'entrée de l'entrepôt. Le gestionnaire daignait faire acte de présence de sa personne. Sourcillant quelque peu de son arrivée tardive, avec une bonne quantité de parchemins en main. Altarus se contenta de le suivre de son seul oeil vif. Ensuite, il écouta ses protestations quant à la situation odorante qui envahissait l'intérieur de son bâtiment. Froidement, il se contenta de rendre son regard à Pancrace, quand ce dernier en vint presque à chialer comme un mioche, rejetant ses bêtises sur le dos d'un autre. 

    Après quoi, l'officier prit soin de contrôler la paperasse apportée pour vérification. À voir sa mine contrariée, il ne parut pas trouver ce qu'il espérait. Tout paraissait en ordre. A son grand damne, songea alors le Capitaine, non sans une pensée relativement satisfaite. Il avait perdu son temps, certes, mais rien n'était encore perdu pour le départ de son dernier navire. Juste un contretemps de bien des heures, car il fallait encore charger les caisses non polluées par le tonneau de harengs fermentés…  D'ailleurs, il jeta un étrange regard au responsable des lieux. Celui parut se recroqueviller. 

    L'officier se tourna vers le demi-elfe. Ce qui lui apprit ne le surprit même pas. 

    ''Nous sommes sur Kaizoku, la concurrence est rude pour ce qui est du commerce maritime. Qui pourrait m'en vouloir ? Ceux qui baignent dans le marché noir et qui jalousent mon travail... Mais vu votre position, vous devez en savoir quelque chose non ? "

    Son œil bleu se posa sur les parchemins que Pancrace tenait toujours en main. 

    "Ce ne sera pas la première fois que j'aurai à subir une fausse accusation. Je ne doute pas que le responsable aura son nom dans cette liasse administrative que vous tenez entre vos mains. Comme cela, je n'ai aucune certitude sur l'individu qui a partagé de fausses informations… Si je n'avais pas eu de retard dans le chargement de ma cargaison, peut-être, aurais-je eu plus de temps pour contribuer  à cette recherche complémentaire"

    Puis, il se tourna vers le gestionnaire de l'entrepôt, fronçant les sourcils. 

    ''Vu les délais supplémentaires qui se sont imposés, je passerai en début de soirée pour vous signer la fin de la location qui m'est attribuée dans vos locaux. Prenez la caution dans son entièreté pour payer le nettoyage des dégâts malodorants et poisseux qu'une de mes marchandises a provoqués. Et dès que je sors d'ici, j'exige de voir vos ouvriers à pied d'œuvre pour amener le reste pour que je puisse tout charger dans mes cales. "

    Et bien entendu, il dut se faire violence pour ne pas partir juste après... Les Républicains étaient encore présents... A nouveau, il fixa Pancrace

    "Si vous avez fini, puis-je disposer ? "

    *****

    Bien des heures plus tard, le crépuscule prenait place sur le port et ses environs. Altarus se pointa au bureau du gestionnaire. Bartabolde n'était pas tout rose dans l'affaire de tantôt. Altarus connaissait ses petites magouilles et de ses petites transactions au sein du marché noir. Il savait qui avait cherché à lui nuire, en le faisant accuser de trafic de contrebande. Le tonnelet de harengs fermentés n'étaient pas présents quand il avait acheté les poissons séchés... on l'avait rajouté par après, dans l'entrepôt. 

    Le visage fermé de contrariété quant à cette manigance, il frappa à la porte. La lumière du bureau indiquait qu'il était forcément là. Pas de réponse... le demi-elfe frappa plus fortement. Face au silence récurrent et poussa la porte, qui n'était pas tout à fait fermé. Il sourcilla quand il aperçut le corps sans vie de Bartabolde vautré sur son bureau, les yeux ouvert, la tête et ses mains reposant dans une flaque froide de sang....


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  • Sam 16 Sep - 10:35
    J'prête qu'une oreille vaguement intéressée aux échanges du capitaine avec le gestionnaire du hangar. Ca, c'est leur popotte interne, moi j'regarde plutôt le reste des va-et-viens, et j'me demande aussi si on devrait fouiller le reste des lieux. Puis j'ai un truc qui s'agite au fond de mon crâne sans parvenir à mettre la main dessus. A voir la tronche des gars, vaut mieux qu'on aille se changer. On n'est pas forcément toujours très gentil, mais alors là, j'sens qu'on va devenir hargneux. On est comme tout le monde, parfois, quand on est fatigué ou énervé, on déborde un peu, c'est humain et normal. Faut juste s'assurer que ce soit pas trop pire.

    Enfin t'façon, on est assermenté, personne remettra ce qu'on dit en doute.

    « C'était sympa, ou pas. En tout cas, on va vous laisser là. Bon courage pour la suite, et merci de votre coopération. Ah, et on garde les pièces à conviction, on va faire une copie et vous les rendre dans les jours qui viennent.
    - Quoi ? Mais j'en ai be...
    - Vous êtes sous le coup d'une enquête, vous connaissez la routine. On fera vite. En attendant, soyez sages. »

    En cinq minutes, on laisse ce pâté de maison, et on rentre au fort par la petite porte. J'me dégote un nouvel uniforme qui va pas trop mal, j'griffonne un rapport pour les chefs, et j'pars pioncer un coup. C'est que ça m'a fatigué, toute cette histoire de merde, physiquement et mentalement. Surtout l'odeur, aussi. Quand j'me lève, et que j'vois la liasse de parchemin, j'me dis que ça coûte rien d'y rejeter un oeil.

    Et là, c'est l'épiphanie.

    Evidemment, j'avais regardé sans voir, tout à l'heure. Mais y'a pas le même inventaire entre les trucs du hangar et les papiers du papy. Et c'est justement le tonneau puant explosif qui a été ajouté, en comparant ligne à ligne. J'me frotte les mirettes pour en faire partir les derniers grains de sable de sommeil, et j'me lève. De toute façon, le service va reprendre, donc autant continuer avec ça.

    J'retrouve Fifi dans la cour de la caserne. Il a pas dormi, et il s'est même entraîné, visiblement. C'est beau, d'avoir des bleus comme lui qui ont gardé la motivation et la candeur des premiers jours. J'espère presque qu'il va pas trop changer à notre contact. D'un autre côté, c'est un plaisir permanent de le voir avec la mine surprise ou choquée quand on lui explique comment les choses marchent réellement dans la réalité véritable du monde réel.

    J'ai pas envie de perdre vraiment ça.

    J'préviens le capitaine qu'on a du nouveau dans l'affaire de contrebande du hangar, et il nous fait un signe de la main pour pas qu'on lui traîne dans les pattes. Et il trouve deux traîne-savates pour les envoyer en patrouille à notre place. Hé, au moins, on échappe à ça. Par contre, si je pourris un autre uniforme dans de la sardine moisie, j'vais commencer à l'avoir mauvaise. On leur collera une fermeture administrative pour manquement aux règles d'hygiène du hangar, ça leur fera les panards.

    Dans l'obscurité de la nuit, on voit quelqu'un qui veut entrer dans le bureau du patron, alors on s'contente d'observer. Puis quand la porte reste ouverte, on entre derrière, pour découvrir le spectacle tristement macabre du gars canné sur son meuble, dans une flaque de sang déjà raffraîchie. J'tire la grimace. Sale ambiance, Kaizoku.

    Et notre gus est évidemment le capitaine Aearon, encore et toujours.

    « Bah alors, on est pas reparti avec la marée ? Vous embêtez pas à vous défendre du meurtre, on sait que c'est pas vous, ça fait trois minutes qu'on est derrière et qu'on vous a vus entrer dans la pièce après avoir toqué. Qu'est-ce qui vous a fait revenir ? »

    J'pose les deux liasses de parchemins sur la table, et j'pointe les différents chargements.

    « Le hangar a ajouté a priori le tonneau dans votre stock. La question, c'est de savoir sur les ordres de qui et pourquoi. On vous aurait sûrement volé dans les plumes si on avait pu s'en apercevoir plus tôt. Mais rien de bien méchant : toute la cargaison a fini dans les eaux du port de toute façon. »

    J'fixe son seul oeil restant.

    « J'pense que c'est un bon moment pour passer à table : vous avez sûrement quelques noms qui seraient intéressants, et sans votre coopération, on serait obligé de vous ramener au fort pour un interrogatoire plus poussé. »

    Fifi s'est placé au niveau de la porte, qu'il bloque avec les bras croisés. Là, mon loulou, tu vas pas t'en sortir comme ça maintenant que y'a mort d'homme.
    Citoyen du monde
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    Altarus Aearon
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    qui suis-je ?:
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  • Mar 19 Sep - 15:11
    Altarus se retourna vivement pour identifier qui venait d'être peu de temps après lui. Il retint juste à temps sa main droite qui avait commencé à se tendre vers sa lame, rangée à son fourreau. Un geste qui aurait été malheureux quand il reconnut l'officier républicain de tantôt. L'officier Dosian, qui faisait déjà une drôle de têt en reconnaissant lui aussi le vieil homme. Le Capitaine s'interrogea sur la venue de cet humain. La coïncidence était conséquente. Était-ce voulu ou alors était-ce le hasard qui s'était décidé de jouer avec ces deux individus ? Si Pancrace avait été de mèche avec le meurtre de Bartabolde, celui n'aurait pas perdu de temps à bavasser comme il le faisait. C'était même surprenant d'entendre de sa bouche qu'il ne l'accusait pas directement du crime qui terminait de refroidir dans son sang sur le bureau. 

    Il ne releva pas le pic du soldat sur son départ retardé à cause de son sale contrôle. C'était un juste retour alors qu'il était déjà lavé de tout soupçon du meurtre du gérant de l'entrepôt. Puis, le demi-elfe posa son œil bleu sur les deux tas de paperasses qui venaient d'être déposés sur le bureau. Ce fut presque une surprise à ses oreilles d'apprendre qu'un représentant de l'ordre envahisseur qu'était la République avait trouvé des éléments qui démontraient écrit noir sur blanc sur parchemin qu'on avait cherché à piéger Altarus. 

    Abandonnant l'étude des deux tas de papiers, le Capitaine plongea son œil droit dans le regard inquisiteur de Pancrace. Les muscles de ses mâchoires se crispèrent. Il ne pourra régler seul cette sale affaire. Par les Abysses, il ne pourra pas se défaire de cet enquiquineur ! Certes, il l'empêchait de se retrouver dans de beaux draps. Et avant de quitter l'île, il devait trouver qui avait cherché à l'accuser et à tort.  Bartabolde avait été tué pour taire de possibles pistes

    ''j'ai précisé tout à l'heure que je reviendrai voir Bartabolde pour signer la fin de ma location de travers au sein de son entrepôt... Et de savoir pourquoi on avait tronqué ma marchandise. Je savais que ce tonnelet de harengs, quand vous et vos hommes l'avaient trouvé, n'étaient pas à sa place. Quand je commande certaines marchandises, je veille à la contrôler personnellement avant stockage dans cet entrepôt. Bien entendu, je me suis permis de taire ce détail, vu que vous perdiez déjà assez de temps comme cela"

    Et à lui aussi, par la même occasion ! Il sut taire sa frustration qui remontait déjà en se remémorant la scène de contrôle. 

    "Un interrogatoire plus poussé ou plus percutant, officier Dosian ?"demanda-t-il en gardant son attention rivée sur Pancrace. Demeurant silencieux quelques secondes, il se fit violence pour accepter de parler. Il n'appréciait pas céder du terrain comme cela, mais s'il espérait quitter Kaizoku dans des délais raisonnables pour assurer la suite de ses objectifs… Il soupira de frustration. 

    ''Il y a un armateur. Troban Lagastaire, un nom qui ne doit pas vous être inconnu.... Il n'a guère apprécié que je lui ravive certaines parts de marché, car je proposais des tarifs de transport plus abordables que les siens, et dans des délais de livraisons raisonnables.. pour peu qu'on ne m'enquiquine pas dans des longues procédures de contrôle... "Voilà, c'était sorti. ''Il a compensé ces pertes en se vouant dans la contrebande. Jusqu'ici, il s'est tenu discret, évitant de trop se pointer à Kaizoku. Avec l'affront que j'ai subi, je ne serai pas étonné que cet acte soit de lui... et il aurait été capable d'en profiter pour dérouter vos contrôles pour mieux agir de son côté. Cela se trouve, en me contrôlant moi, il a pu faire embarquer des marchandises non légales à son bord... Mais si Bartabolde a été tué, et si c'est bien cette enflure... c'est qu'il est encore à terre…"

    Est-ce que ce forcené guettait la nouvelle de l'arrestation d'Altarus pour meurtre. Ce ne serait pas surprenant. Il était assez vil pour cela. Mais avec l'appât du gain pourrait le pousser à la faute.

    ''Si c'est bien lui, je le vois très bien réclamer le reste de ma cargaison, prétextant que je lui ai dérobé... il sait faire de faux manifests et c'est un menteur doué... et sait graisser les bonnes pattes de culs bleus surtout... "

    Il joignit ses deux mains derrière son dos, prenant une posture faussement apaisée. Cette histoire l'agaçait intérieurement. 

    ''Est-ce suffisant pour vous, Officier Dosian, ou suis-je bon à enfermer ? "
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