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  • Lun 18 Déc - 20:48
    Quand on arrive en ville
    Feat Pancrace

    Tandis que la brune déambulait dans les allées sombres de la ville, s’éloignant de la foire, elle sentit une main sur son épaule. Les ordres lui arrivèrent, clairs et concis. Elle sentit un de ses cheveux être arraché et un sort psychique léger envahir son esprit. Elle prit la ruelle indiquée et fut aussitôt projetée contre le mur froid et sale de celle-ci.

    Elle aperçut alors le visage de l’homme face à elle, méconnaissable. Prête à lui infliger un bon coup de genou dans l’entrejambe, elle se ravisa. En effet, la lueur de ses yeux la percuta, un regard ambré et pénétrant. Pancrace, évidemment. Ce dernier lui confirma son identité en lui indiquant vouloir récupérer ses affaires. Ce qu’elle fit, elle n’avait pas de raison évidente de les conserver.

    - « Dommage, ta tunique bleue était… originale. » Lança-t-elle, tout en fouillant dans son sac, afin de lui tendre ses vêtements.

    Elle amorça alors une légère attaque mentale, afin qu’il pût percevoir également sa magie et la comprendre. Elle ne souhaitait pas se défendre, ni le blesser, juste lui faire savoir qu’ils jouaient dans la même cour.

    - « Attaque mentale, métamorphose… D’ailleurs, magnifique cette apparence, tu as tout pour plaire ! » Se permit-elle de plaisanter. « Pancrace se révèle être un vilain mage… Qui l’aurait cru ? Certainement pas moi. » Elle taquinait toujours, ne mesurant pas réellement le danger qui planait sur elle. « Et la mèche que tu m’as arrachée, c’est pour faire quoi ? Tu comptes me maudire, Pancrace ? »

    Elle plongea son regard intense dans celui de l’homme aux prunelles ambrées. Elle le provoquait. La brune appréciait jouer avec le feu, quitte à s’y brûler. Mais, c’était ainsi qu’elle aimait vivre, en ajoutant du piment et en se moquant des éventuelles conséquences, à ses risques et périls, évidemment.
    Elle repoussa le mage d’un mouvement de son corps, afin de se défaire de son emprise.

    - « Ne t’en fais pas, je ne te fausse pas compagnie tout de suite. D’ailleurs, tu devrais reprendre ta véritable apparence, nous sommes que tous les deux ici. De quoi as-tu peur ? Des gardes de l’armée, qui pourraient surprendre un petit républicain, en train d’importuner une honnête étudiante de Drakstrang ? »

    Elle ricana, elle pouvait toujours le dénoncer aux autorités, elle possédait son prénom et son nom, elle savait à présent qu’il était républicain et était venu assister au jour de la Force. Pas certain que ses petites combines fonctionnent, s’il mettait ainsi en péril les relations internationales, en agressant les étudiantes de la nation hôte. La nécromancienne fit quelques pas, ne perdant pas Pancrace du regard.

    - « Puis, ça va, je ne t’ai pas fait passer un mauvais moment, ce n’était rien d’autre qu’une blague. Après tout, tu l’as bien cherché ! Petit menteur que tu es... N’avez-vous pas le sens de l’humour en République ? »

    Elle se moquait, mais elle n’avait pas tort. Il lui avait dissimulé sa véritable identité, pour jouer, ou pour la duper. Peu importait. Isolde n’appréciait pas de prime abord les républicains et celui-ci ne faisait rien pour améliorer ses a priori.
    La brune avança alors vers lui.

    - « Faisons un marché. Pas d’attaque, pas de malédiction puérile, pas d’entourloupe. Et en échange… Je ne donnerai pas ton nom aux autorités reikoises. Qu’en penses-tu ? »

    C’était un marché plutôt honnête, allait-il vouloir se venger à tout prix, pour une petite blague sans importance ? Ou allait-il décider de se montrer coopératif et conciliant...


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  • Mer 27 Déc - 16:50

    Quand elle commence aussi à utiliser une magie d’attaque mentale, j’me dis que j’aurais davantage dû me méfier quand elle a commencé à dire qu’elle étudiait à Draakstrang. J’ai pas les réflexes, ici : un élève de Magic aurait des magies aussi, sauf à être dans des cursus secondaires pourris, donc y’a pas de raison que ce soit pas le cas ici pour la plus prestigieuse académie du pays. Le coup de la demoiselle en détresse face aux trois ivrognes devrait me faire douter, mais c’est si facile de paniquer dans une situation difficile, en infériorité numérique, avec la fatigue et l’alcool. Des gros mastars tétanisés par deux gringalets et qui se font dépouiller, on en a vu assez au commissariat, après tout.

    « Vilain, ça reste à voir. Et c’est pas tant pour maudire qu’une assurance. J’aimerais autant éviter de me retrouver en geôle ici, j’ai un programme chargé demain. »

    Visite du désert à dos de bestiole. Le mensonge sur la malédiction est sorti de mes lèvres sans la moindre difficulté, yeux posés dans les siens, et j’peux pas m’empêcher de ressentir à nouveau la morsure de ses dents et de ses doigts sur ma chair, alors que c’était y’a un bon quart d’heure maintenant. Putain, la frustration !

    La frustration, aussi, qu’elle ressente aussi aucune peur ou aucune inquiétude à la situation. Et, en miroir, ça m’effraie moi-même : si elle se sent autant intouchable, y’a p’tet une bonne raison, une justification qui ferait que ce serait plutôt à moi de m’inquiéter. Donc quand elle me bouscule un peu pour s’éloigner du mur, à mon corps défendant, j’la laisse faire, et j’essaie de compter mes options.

    Un, rentrer avec mes affaires et oublier cette fin de soirée désastreuse.

    Deux, continuer à la faire suer et me venger de notre petite aventure en boutique.

    Trois, exorciser la peur et chercher au-delà. Et chercher quoi, on sait très bien.

    Suffit d’un regard dans ses yeux et ses formes pour deviner quelle option j’choisis, et c’est bien évidemment la dernière. Donc j’reprends mon apparence, et j’remets ma tunique. J’garde quand même le machin que j’ai chapardé, quitte à le ramener plus tard, le jeter dans une poubelle à l’occasion, ou le garder dans mes affaires pour me faire un joli souvenir. Là-dessus, j’ai pas encore totalement décidé.

    « Les républicains ont le droit de circuler au Reike, je te ferais dire. On se fait discret parce qu’on sait que vous nous appréciez pas des masses, mais y’a rien d’illégal à notre présence sur place. Et mentir sur sa ville d’origine n’est, à ma connaissance, pas interdit non plus. »

    M’enfin avec leurs règles qui se mêlent aux injonctions religieuses, oon peut être sûr de rien. Puis je capte qu’elle sait que je suis républicain. Quand ? Comment ? Ah, bordel, leur tatouage de merde qu’ils arborent tous si fièrement au point que certains l’ont sur les mains ou sur le visage ! Quelle bande de pitres.

    « On n’a pas le sens de l’humour pour tout, et ça dépend des gens. On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde, il paraît. Ça veut sûrement dire que se foutre de la gueule d’un oni ou d’un orc est déconseillé si on n’a pas de quoi se prémunir des conséquences. »

    Quand elle revient vers moi, j’retiens un mouvement de recul, et j’me contente d’arborer un petit sourire confiant. Visiblement, les règles du jeu ont à nouveau changé, et j’ai pas envie de perdre à chaque fois. Donc il va s’agir de réfléchir avec le bon cerveau, autant que possible, pour l’instant, au risque de me retrouver à nouveau le bec dans l’eau et les couilles bleues.

    « Mais pourquoi tu donnerais mon nom aux autorités reikoises, après tout, c’est ça, la véritable question. Si c’est pour la djellabah, ça fait un peu léger. Si c’est pour être sorti le soir, ça paraît pas bon pour le commerce. Si c’est pour t’avoir aidé quand des soldats ivres t’ont agressé, ça devient franchement bizarre. J’doute pas que le Reike te défende, mais ça risque de devenir délicat par la suite. »

    J’montre le cheveux entortillé autour de mon doigt.

    « J’promets de pas l’utiliser méchamment ni de t’entourlouper, mais j’le garde comme assurance. C’est que, comme tu l’as si bien souligné, je ne suis qu’un petit républicain perdu en terres reikoises, après tout. Il faut bien que j’me prémunisse du danger, ou si t’as un revirement d’opinion et que tu décides finalement que tu préfèrerais me voir croupir au trou. »

    Je sais ce qu’on dit sur les filles qu’ont l’air complètement folles. Un très bon ami à moi dirait que c’est justement elles qui valent le coup. Parfois, j’me demande s’il a raison, puis j’me rappelle par quoi il est passé et ça me vaccine. Et pourtant ? Pourtant j’suis là.

    «Recommençons donc. Pancrace, Officier Républicain originaire de Courage, actuellement en visite dans la charmante ville de Taisen pour les vacances. Enchanté. »

    La courbette n’est même pas si moqueuse.

    « Est-ce que y’a moyen de me faire découvrir la ville et ses merveilles, et de me faire découvrir la culture reikoise ? »

    Là, c’est pas mal, dis comme ça.
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  • Mer 3 Jan - 15:39
    Quand on arrive en ville
    Feat Pancrace

    La mage ne détourna pas le regard, tandis que Pancrace reprenait son apparence habituelle, ainsi que ses vêtements. Elle haussa les épaules lorsqu’il évoqua le caractère légal de sa présence en terre reikoise.

    - « Pour l’instant. » se contenta-t-elle de répondre, par pure provocation.

    Cela dit, elle sourit à sa remarque sur les orcs. De drôles de personnages que les orcs, Isolde ne les appréciait pas tellement, elle les trouvait puérils, pas très avenants et trop bruts en toute circonstance, pour paraître crédibles. Enfin, ce républicain n’en était pas un, ses manières n’étaient d’ailleurs pas si rustres. Il n’avait pas tort, elle ne le contredisait pas au sujet des autorités reikoises. Elle n’avait pas de griefs spécialement contre lui, cela dit, il lui était tout à fait possible d’inventer toutes sortes de choses, si cela s’avérait nécessaire. Et même à se blesser elle-même, pour appuyer ses dires. Enfin, inutile en l’état d’en arriver à un tel point. Ses explications tenaient plus ou moins la route, puis, il n’avait pas l’air si méchant. S’il avait voulu lui faire du mal et se venger à tout prix, ce serait déjà fait. Au contraire, il mettait de la bonne volonté et s’adoucissait, alors la brune décida d’en faire de même. Naturellement, sans perdre son esprit taquin et provocateur.

    - « Du danger ? Tu me considères donc comme un danger ? C’est… plutôt mignon et flatteur. » dit-elle, accompagné d’un petit rire, en passant tout près de son interlocuteur, le frôlant presque, avant de lui tourner à nouveau le dos. Elle vint s’adosser contre le mur froid, posant une main contre ce dernier, laissant choir son autre bras. « Disons que tu veux simplement garder un petit souvenir de moi. » ajouta-t-elle, en conservant un air amusé et en regardant son cheveu entortillé sur le doigt de l’homme au regard ambré.

    Un officier républicain… Cela non plus, elle ne l’avait pas vu venir. Mage et officier, décidément, cet homme devenait bien surprenant.

    - « Eh bien, voilà qui est intéressant. Enchantée, monsieur l’officier. » dit-elle, en lui tendant sa main.

    Puis, sans tarder, Isolde attrapa la main de l’officier, afin de l’entraîner plus loin dans la ruelle. Passée celle-ci, elle s’engouffra dans un boulevard remontant, éclairé par les chandelles. Elle lâcha son emprise, afin de le laisser marcher à son aise, à ses côtés, ralentissant également l’allure.

    - « Alors, est-ce la première fois que tu viens au Reike ? Taisen n’est pas une ville que j’affectionne particulièrement, j’aurais été beaucoup plus à l’aise de te faire découvrir Ikusa, ou encore mieux, Kyouji… Cette cité est merveilleuse, je suis certaine qu’elle t’aurait enchanté. » Déclara-t-elle, en un sourire à peine voilé.

    Les villas plus luxueuses se dessinaient devant eux, l’étudiante continuait d’arpenter les rues plus sinueuses du haut de la cité, avant de se diriger vers une avancée, comme un balcon aménagé.  

    - « Cet endroit sur les hauteurs offre une magnifique vue sur la ville. Et nous avons de la chance, cette nuit d’été est sublime. » Dit-elle, en scrutant le ciel, appuyé contre la rambarde.

    Il demandait à en apprendre plus sur la culture reikoise… Connaissait-il au moins sa religion ? Comment pouvait-on observer cette magnifique voûte céleste, sans penser aux astres, les divinités célestes qui composaient le panthéon du Shierak.

    - « Toute notre spiritualité repose sur les astres, ils nous guident tout au long de notre périple... et jusqu’au trépas. Tu sais… Je ne connais pas grand-chose non plus de la culture républicaine, de sa spiritualité, de ses croyances… » Dit-elle, en regardant de nouveau Pancrace.

    Quand on arrive en ville [Isolde] - Page 2 33xc

    Elle attendait d’en apprendre aussi davantage. Il savait que la reikoise ne portait pas les représentants de la Nation bleue dans son cœur. Pour autant, il avait raison, peut-être ne devait-elle pas les mettre tous dans le même panier. Et la curiosité pour la nation voisine pouvait se comprendre. Toute information restait bonne à prendre.

    - « Aussi, dis-moi en plus sur Courage, comment est la ville ? Décris la moi, j’essaierai de la visualiser. Mais je suis certaine qu’elle n’offre pas un si agréable tableau. » dit-elle, en conservant sa taquinerie.


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  • Sam 20 Jan - 11:32

    En vrai, je devrais rentrer au dortoir, aller pioncer un coup pour être en forme pour la journée de demain. On visite le désert, je crois, une connerie du genre. On va encore se retrouver avec du sable plein le calbut’ à crever la gueule ouverte en plein cagnard. Mais ça fait des jours qu’on se promène, qu’on visite, qu’on voit des beaux trucs et de charmants machins pittoresques. Quand on peut, on passe du temps avec des locaux, on essaie de discuter des cadres moins formels. C’est ce que j’ai fait ce soir, et c’était pas mal, jusqu’à ce que la situation prenne un tour étrange.

    Etrange, c’est le mot poli.

    Mais entre l’alcool, les montées et descentes d’adrénaline, et la perspective de conclure, avec le recul, j’ai p’tet pas pris les meilleures décisions. D’un autre côté, je suis pas spécialement en danger, donc tant qu’à faire, pourquoi pas se laisser aller avec le cours des événements ? C’est bien la seule explication rationnelle à une série de choix irrationnels. Ça, c’est le mot poli pour ‘’stupide’’.

    « Mignon et flatteur, c’est mes deuxième et troisième prénom, pas de doute. »

    Pas le temps de continuer à etre spirituel qu’elle m’entraîne sur un boulevard qui va vers la ville haute. Avec les lampadaires qui brûlent, on distingue moins le ciel étoilé, et y’a quand même beaucoup plus de passage visible que dans l’enchevêtrement de ruelles du souk. Mais on a passé le milieu de la nuit, donc on est loin du rafraîchissement crépusculaire et plutôt dans le froid du désert, là. Les badauds se font plus rares, mais c’est pas autant le tas qu’en République : la nuit, chez moi, y’a vraiment plus grand-monde, contrairement à ici.

    Faut dire que les températures assommantes en journée doivent pas mal convaincre de décaler ses horaires. Par contre, autant, nous, on a un service plus allégé la nuit, vu que y’a moins de gens, mais comment ça se passe pour eux ? Enfin, déjà que c’est l’armée qui maintient l’ordre, mais ça doit être les trois-huit ou les deux-douze, je sais pas... J’ose même pas imaginer si c’était la GAR qui s’en occupait en République. En trois semaines, la nation serait à feu et à sang : ils ont clairement pas la formation suffisante pour s’en occuper. Eux, on leur demande de taper des trucs, rien de plus, rien de moins.

    « Ouais, première fois au Reike. On a eu une occasion de visiter, donc avec les collègues, on s’est dit que, quand même, fallait en profiter. Première fois hors de République, aussi, si on excepte les courts dépassements de frontières un peu floues... »

    Bon, officiellement, y’a rien de flou, y’a des tracés très officiels, mais va dire ça au péquore qui a son champ depuis quarante-sept générations, que c’est de l’autre côté, et qu’il peut pas aller braconner dans le bout de forêt de l’autre côté du chemin. C’est peine perdue, et d’ailleurs, on s’en occupe rarement : uniquement quand c’est des reikois qui viennent chez nous. Pure coïncidence évidemment.

    « Il paraît que Kyouji est extraordinaire, franchement, je suis vraiment curieux d’aller y faire un tour. Là, bon, le sable et la poussière, j’avoue qu’on s’en lasse un peu, à force... C’est très dépaysant, y’a pas à dire, mais j’préfère quand il pleut une fois de temps en temps et que j’ai pas l’impression de me dessécher sur place. M’enfin, ça doit être une question d’habitude. »

    Ça me rappelle une nuit entière que j’avais passée à discuter avec une caravanière et marchande itinérante. Le voyage, c’est vraiment différent, et quand tu les écoutes parler et raconter, ça met un peu des étoiles dans les yeux, ou en tout cas de la curiosité en tête. Ikusa ressemble pas tant à ce que j’avais imaginé, c’est à la fois moins et bien plus encore. J’suppose que c’est ça pour tous les coins dont on entend tant causer avant de les voir. Mais y’a des endroits qui méritent sûrement le coup d’oeil, et la vie y est si différente que même en spectateur et voyageur, ça fait comme une fenêtre incroyable.

    Ça, c’est vraiment un truc que j’pourrais faire, finalement : voyager davantage.

    « Ah, oui, les guides nous ont parlé des astres, quand on a visité des temples et des lieux saints, ou en tout cas associés à une forme de divinité. On n’en a pas fait beaucoup, ils sont pas forcément tous accessibles ou ouverts au public. »

    J’m’appuie sur la rambarde, j’regarde le ciel, et comme on s’est éloigné des lumières du boulevard, on les distingue déjà un peu mieux sur la voûte céleste. J’réfléchis à comment formuler correctement la suite. Pasque si c’était que moi, j’expliquerais que c’est bien de la merde. Et c’est le mot poli, encore et toujours. Mais bon, on part enfin sur des bases plus saines et sympathiques, donc est-ce bien le moment ? Cheveu enroulé autour du doigt ou pas, ça va être l’occasion d’assouvir nos curiosités respectives.

    « On n’est pas très spirituel, en République. La plupart d’entre nous s’identifie comme athée. Alors, certes, y’a pas trop de doute que les Titans ont créé un paquet de races, on peut pas vraiment le nier. Est-ce que ça fait d’eux des dieux ? Pas à mon avis. Après tout, un paysan qui encule sa chèvre et donne naissance à un hybride est pas un dieu non plus, ou alors un sacrément pourri, si tu veux mon avis. »

    J’ai un p’tit sourire en coin.

    « J’pense que ça vient de Dangshuan, le fondateur. Il a toujours vu la magie comme une science, merveilleuse, fabuleuse, incroyable, certainement. Mais une science quand même. Est-ce que le docteur qui aide un enfant à naître ou guérit un patient est un dieu ? D’après la blague assez connue, la différence entre un dieu et un chirurgien, c’est que le dieu ne se prend pas pour un chirurgien. Mais j’ai jamais vu personne construire un temple à un toubib. »

    C’est sûr que ça fait moins rêver les enfants, de se dire que y’a pas des tâches lumineuses en l’air qui les regardent en toutes circonstances.
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  • Mar 23 Jan - 15:37
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    Feat Pancrace

    Il était comme elle finalement, Pancrace ne s’était pas aventuré hors des frontières républicaines. Tout comme Isolde, qui ne connaissait que le Reike. Elle comprenait d’autant plus son envie de visiter les coins de Taisen.

    - « Je ne m’habitue pas plus que cela au désert non plus, à vrai dire. J’apprécie le confort des villes et la douceur de leurs nuits estivales. »

    La confrontation entre deux nations si proches géographiquement et pourtant si éloignées. Une culture totalement différente, un système politique aux antipodes et une absence évidente de religion chez bon nombre d’individus de la Nation Bleue. La mage ne saisissait pas toutes les particularités de la République. Et effectivement, sa réticence à approcher des ressortissants étrangers y était pour quelque chose. Elle considérait les républicains comme des lâches et des incapables. Et à juste titre, pour beaucoup de raisons. Seulement, elle ne pouvait nier que certains aspects de leur culture et leur mode de vie pouvaient titiller sa curiosité. Pancrace restait le seul avec lequel elle avait autant échangé pour le moment. Elle ne possédait pas beaucoup de points de comparaison. Il lui avait menti, il en avait payé le prix. Et pourtant, ils continuaient la soirée ensemble, sur une note plus douce qu’auparavant.

    - « Il y a peu de représentations de notre religion dans les villes, vu que le Shierak reste libre en sa pratique. Le Temple du Soleil de le Lune se situe dans le désert. C’est un pèlerinage à accomplir et une réflexion spirituelle qui s’impose, ne serait-ce que pour s’y rendre. Je compte y aller à la fin de l’été, pour l’équinoxe d’automne. »

    Restant sur ce fil théologique, Isolde ne fut pas surprise quant à l’athéisme fort présent en République. Ces personnes manquaient grandement de spiritualité et cela se ressentait. Ils agissaient comme des électrons libres, absorbés par les luttes intestines de pouvoir et d’intrigues politiques. Loin, très loin de la mentalité de la reikoise. Cette dernière leva légèrement les yeux au ciel. Pourtant, son rire franc brisa la quiétude de la nuit. La remarque de l’officier sur les chèvres en était la cause.

    - « J’en conclus que tu ne portes pas les races hybrides dans ton cœur. Si c’est le cas, nous sommes deux. Je les perçois telles des erreurs de la nature, des abjectes créatures… Et leur conception un non sens absolu en plus d’être un acte abominable… »

    La brune aux yeux verts ne masquait pas son dégoût à propos de ces êtres. Encore une fois, sans doute faisait-elle preuve d’une étroitesse d’esprit. Toutefois, son avis sur la question n’était pas prêt de changer.  

    - « Je comprends ton point de vue. La science et la logique, ce sont des choses qui me parlent aussi, bien que complexes. Je saisis le besoin de garder les pieds sur terre et la tête sur les épaules, pour beaucoup de personnes. Toutefois, la spiritualité permet aussi à l’âme de s’apaiser, dans les éternelles questions où l’esprit ne trouve pas de réponses. Et ce, tout en restant ancrer dans la réalité. Il ne s’agit pas de devenir un marchand de rêves et de poussières d’étoiles. »

    Elle se doutait qu’elle ne le ferait pas changer d’avis. Et ce n’était pas le but. Simplement, l’étudiante défendait son point de vue et sa vision de voir le monde. Bien que cette façon de voir les choses allait sans doute être modifiée par la suite, rien ne restait immuable.

    La brune aux yeux clairs tapota la rambarde des doigts, puis se retourna après avoir jeté un dernier coup d’œil à cette sublime nuit étoilée.

    - « Nous devrions rentrer. Avec les visites en compagnie de ton groupe, tu as un programme sûrement bien chargé demain. Et de mon côté, je repartirai sans doute pas trop tard pour la Capitale. »

    S’il acceptait de redescendre les beaux quartiers en sa compagnie, elle continuerait la conversation tranquillement.

    - « Oh, d’ailleurs. Tu ne m’as pas répondu pour Courage ! Je suis vraiment curieuse. Aide-moi à visualiser la ville, je ne parviens pas à avoir les images dans mon esprit. Est-elle si différente de nos villes reikoises ? Comment est son architecture ? Ses couleurs ? Les robes des femmes républicaines ont l’air si formelles... » Ajouta-t-elle, en souriant.


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    Pancrace Dosian
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    Info personnage
    Race: Humain
    Vocation: Mage noir
    Alignement: Chaotique neutre
    Rang: C
    qui suis-je ?:
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  • Mar 13 Fév - 18:51

    Finalement, c’est p’tet juste ce changement d’ambiance qui était nécessaire pour passer à autre chose. Pas que moi, j’sois passé à autre chose, j’ai toujours la même idée en tête, on se refait pas. Mais ça va fournir d’autres accroches, et j’table un peu là-dessus pour être tout à fait honnête. Et j’ai pas de raison de pas l’être dans le secret de mon esprit. Donc malgré la fatigue, malgré les émotions de la journée, du voyage, des visites, sans même parler de la soirée alcoolisée et ses rebondissements.

    « C’est sûr que l’écart des températures, c’est quelque chose. J’ai pas trop de comparaison qui irait pour ça. Même en montagne, quand la nuit tombe tôt et que ça chute en flèche, il faisait jamais vraiment si chaud en journée... P’tet à la faveur d’un col pour accéder à un plateau, on peut avoir un choc thermique, mais c’est bien tout, quoi. »

    Et, putain, on en a eu, des randonnées débiles dans les montagnes, quand on était à la GAR. C’était pour nous forger le caractère ou quoi, soi-disant. A mon avis, c’était juste qu’il fallait bien nous occuper, à défaut de nous envoyer crever à l’autre bout du continent. J’peux pas m’empêcher de hausser les épaules quand elle parle du temple, de la religion tellement libre que si on la suit pas, on se fait mal regarder et mal considérer -c’est le guide qui nous a expliqué ça, en sous-entendant fortement que des infidèles tels que nous méritaient que ce qui nous arriverait-, et qu’il faut en plus se coltiner un pélerinage dans le désert.

    C’est sûr que le couple impérial en train de glander dans leur palais, ça leur fait vraiment plaisir de savoir que le connard moyen de leur pays se farcit plusieurs semaines de voyage pour s’agenouiller dans un temple en leur honneur. Niveau mégalomanie pathologique, on se pose quand même là. Moi, le seul gars que j’connais qui se prend pour un Dieu, ou son incarnation, enfin, un truc du genre, j’ai jamais vraiment écouté ses conneries, c’est le vieux Sylvain. Et tout le monde est d’accord pour dire que sa maman picolait un peu trop quand elle était enceinte.

    Et qu’elle a grandi sous le même toit que son mari. C’est dire.

    « Ouais, nan, j’sais pas, rien qu’imaginer devoir faire un pélerinage à la gloire de la Présidente, ou même de Dangshuan, le Fondateur de la République, ça m’emballe pas vraiment. Ils ont fait des trucs chouettes, mais moi aussi, et j’demande pas qu’on m’allume un cierge devant la commissariat tous les matins. Mais j’suppose que quand on grandit en se faisant rabattre les oreilles qu’on est meilleur que tout le monde, on finit par y croire. »

    Ça, par contre, on a les mêmes en République, pas de doute.

    « Paraît que certains hybrides naissent sans que y’ait zoophilie. Jamais vu encore, m’est avis que c’est juste une histoire qu’ils racontent pour diminuer un peu la honte de leur naissance. Et paraît aussi qu’avant, c’était impossible d’en avoir, ce qui est bien le seul truc qui pourrait faire regretter les titans. Au moins, quand les vieux disent que c’était mieux avant, y’a bien un point sur lequel ils ont raison. »

    Et si les vioques disaient pas ça, vraiment, où irait le monde ?

    « Ouais mais du coup, la religion, c’est vraiment juste un refuge, dont tu dis toi-même qu’il est en partie illusoire, c’est ça qu’il faut comprendre ? Je sais pas, j’ai fait assez vite mon deuil du fait que je comprendrai pas tout, qu’un jour je mourrai, et que je serai pas réincarné. Alors, après que le rideau tombe, quoi ? Assez probablement, rien. En tout cas, j’espère pas me retrouver dans l’Au-Delà avec tous les débiles que j’me coltine déjà au quotidien. J’serais même pas payé pour. »

    J’lâche la dernière phrase avec un sourire d’autodérision. Mais effectivement, ça serait une certaine vision de l’enfer, y’a pas de doute.

    « Boah, de mon côté, j’peux tenir sans vraiment de sommeil. La journée sera tranquille, je ronflerai sur la bestiole qui doit nous trimballer jusqu’à l’oasis. Pas dit que j’loupe grand-chose, y’a rien qui ressemble tant à une dune que la dune d’après. »

    Puis, après le Reike, la conversation dévie vers la République, et la belle ville de Courage. Ha, y’en aurait des choses à dire, mais si l’idée, c’est de peindre un tableau un peu sympa et surtout crédible...

    « Courage, c’est pas ma ville natale. Donc ce que je vais dire va pas avoir les lunettes teintées de rose de la mélancholie... peut-être. Hé. J’dirais que la caractéristique principale, c’est le port. Toute la ville tourne autour. Y’a une partie militaire, et une partie civile. Globalement, y’a un monde fou là-bas, de tous les horizons. J’crois vraiment qu’un marin qu’est jamais venu à Courage n’en est pas vraiment un. »

    J’m’arrête quelques secondes pour conjurer une image mentale.

    « Tous les bâtiments font un style un peu vieillot, mais pas comme les cases ou les bungalows d’ici. Pas non plus comme les villas ou les riads à côté desquels on peut passer. Nan, c’est plutôt des immeubles, des bâtiments en hauteur de plusieurs étages, dans lesquels vivent plusieurs familles, soit chacune à un étage, soit plusieurs par étages dans des espaces séparés. Tu vois ? »

    C’est pas dit.

    « Les toits sont d’un rouge éclatant, en tuiles, et inclinés pour la plupart : avec la promité de l’océan, il pleut, et faut bien évacuer tout ça. Pour les robes, ça dépend. C’est sûr que du côté de la haute société ou des gens importants, les robes des femmes sont élégantes, riches, et la mode actuelle est bien plus près du corps qu’ici. Mais c’est pas le même climat. Et pour les couches plus basses de la société, par contre, on trouve de tout : des tenues en étoffe grossière ou maison, des pantalons, des chemises ou des tuniques... J’dirais que y’a une plus grande diversité, pasque les richesses sont pas les mêmes, et que les températures sont globalement plus clémentes, donc ça laisse plus de choix. »

    En vrai, j’en ai pas la moindre idée, mais faut bien que je trouve quelque chose à dire.

    « Allez, redescendons tranquillement, alors. »
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