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    Zelevas E. Fraternitas
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    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t1873-zelevas-d-elusie-fraternitas-la-poigne-de-mithril-terminehttps://www.rp-cendres.com/t3139-liens-de-zelevas-e-fraternitas#27228
  • Dim 17 Déc - 1:41
    Reprise de Justice.
    Planification, Tour 0
    Justice.

    Parmis les trois valeurs clés de la République qui ont baptisé ses cités, la ville dont le nom découle de la rectitude et de l’impartialité est celle qui pâtit le plus de la corruption inévitable qui ronge le pays. Son appellation qui se veut justement intègre et bien-fondée est bafouée outre-mesure par la vile crasse qui s’y est, comme partout ailleurs en République, insidieusement immiscée pour donner à cette pièce deux faces distinctes mais similaires: la première c’est celle d’une ville de droit, par laquelle transite les plus grosse procédures judiciaires du pays, toutes les plus grosses tâches administratives et tout les recueils d’informations les plus importants, la deuxième c’est celle de la capitale des faussaires, des avocats véreux et des receleurs d’information.

    Justice est devenue un écosystème, un environnement changeant constamment et dans lequel la chaîne alimentaire désormais bien établie et claire pour chacun de ses participants évalue les relations entre les différents acteurs de cette cellule de pègre à part entière. Cinq grands groupes criminels ont réussi à devenir majoritaires au sein de la cité, asseyant leur puissance sur les bas-fonds grâce à leurs emprise respective sur des domaines bien différents autour desquels les autres frauduleux individus gravitent pour servir leurs propres intérêts. Ces cinq groupes que les néophytes du monde d’en bas surnomment les Balanciers, coexistent dans un status quo affligeant avec les Officiers Républicains de la ville. Officiellement le peuple et donc les miliciens de la nation bleue ignorent tout de leur existence, officieusement, il en est presque de même, à la différence que ce sont régulièrement les gradés de l’Office qui s’efforcent de faire détourner le regard des commissariats des activités des Balanciers. Dès qu’un itinéraire de patrouille s’approche un peu trop près d’un des fiefs, les chemins de surveillance sont réévalués. Dès qu’un des membres des Balanciers se retrouve coffré, il récupère immédiatement un bon avocat et le procès est terminé avant même d’avoir commencé grâce à un juge complaisant et une lettre remplie au choix de pièces d’or ou sinon de menaces fleuries terriblement efficaces de par les descriptions précise de la fille du magistrat ou de la façade de sa maison.

    Ces cinq groupes criminels sont des gangs tentaculaires au sein du monde administratif, juridique, financier et/ou bureaucratique de la grande cité et ils se sont maintenant stabilisé chacun autour d’un domaine de prédilection sur lequel ils ont fait main basse:

    -Les Aveugles Matuidiens: spécialisés dans la falsification de documents officiels, ce gang se targue d’avoir dans ses rangs des faussaires de génie capables de reproduire des papiers officiels presque aussi vrais que nature. Seuls certains rares contrôleurs disposant de magies spécifiques d’identification seront capable d’y voir la supercherie, et en général le temps que les contrôles remontent dans les archives leur clients se sont déjà volatilisés bien loin des forces officières. Nombreux sont les criminels à avoir recours à leurs services pour un éventail de raison aussi large que le Lac Rebirth, allant de l’usurpation d’identité à l’extraction au Reike en passant par l'escroquerie de grandes compagnies. Leur fief est le quartier résidentiel des Caméreux, un coin tranquille de la ville en raison de la nature plus paisible d’un gang de faussaires. Ils sont rarement belliqueux, préférant la discrétion et le secret comme la meilleure de leurs défenses.

    -Les Désosseurs: Ce gang est le maître de la fraude financière. Capables de vous acheter des yeux distraits sur votre prochain contrôle d’imposition, de faire passer des milliers des caisses de l’état à vos poches ou de moduler les taxes envoyées à autrui, ils sont à la fois redoutés et respectés par bon nombre de membres des Balanciers. En effet ce groupe s’est imposé dans l’ordre naturel de la ville il n’y a qu’une dizaine d’années et a réussi à travers un tour de force à se frayer un chemin jusqu’à leur trône, chose assez rare pour être relevée. Ces criminels exercent surtout à travers le chantage, utilisant leurs contacts exceptionnels dans l’administration de la trésorerie républicaine pour savoir quelles grandes entreprises fraudent leurs impôts (c’est à dire toutes) pour ensuite leur extorquer des faveurs et des avantages. Leur fief est la banlieue mal famée des Saules Pleureurs, une zone abandonnée par l’administration de la ville qui est également rapidement devenue lieu de non-droit. Les désosseurs ont beau faire dans les finances, ils n’ont pas eu leur nom en épluchant uniquement des dossiers.

    -La Sinistrée: pour une fois, le nom ne vient pas d’abord du gang mais de sa dirigeante. Une ombre qui sévit dans les bas fond et qui a fait de l’information son bien et sa devise, la Sinistrée possède un réseau sinueux à travers l’ensemble de la ville dont le but est de collecter et de centraliser les nouvelles des arrivants, les informations en transit, les documents et les papiers intéressants. Si vous avez besoin d’un rapport, d’un livre rare, d’un quelconque feuillet qu’il s’agisse d’un résumé de procès ou d’un carnet d’adresse, la Sinistrée est celle que vous irez voir. Contrairement aux autres gangs dont les têtes pensantes sont leurs éléments les plus évasifs, l’organisation Sinistrée est une machine huilée dont les rouages sont les pièces invisibles s’articulant autour de la pièce maîtresse. Nulle besoin d’un fief, nul besoin de se battre, l’empoisennement ou l’assassinat suffit amplement à cette incarnation d’une brise de la nuit.

    -Les Horlogers (du Val): le plus vieux gang des Balanciers actuels fait tourner son activité d’usuriers et de créanciers d’une main experte, ils amassent les fonds, effectuent les prêts, collectent ou bien les intérêts ou les jambes cassées. Ce gang est peut-être celui des cinq à être le plus en contact avec le petit peuple, s’ils ne sont pas ostensiblement une organisation, il est un secret bien gardé à Justice que qu’importe sur quel prêteur sur gage vous tomberez, s’il vous fait une offre alléchante c’est qu’il est très probablement un membre des Horlogers, et ce n’est qu’en fonction de votre propre appartenance ou non à la pègre, ainsi que de la raison de votre prêt, que vous vous en apercevrez peut-être s’ils décident d’envoyer à vos trousse un groupe de Réclamateurs. Oeil pour oeil et dent pour dent sonne pour eux comme un crédo rythmé par le tic tac de leurs montres à goussets qui décomptent les secondes jusqu’à l’échéance de votre prêt. Comme beaucoup de personnes ont eu un jour affaire à eux d’une manière ou d’une autre, ce gang se targue d’une grosse capacité de chantage et de manipulation sur le petit peuple. Leur fief est le Val de Sklass, un village en périphérie de Justice d’où ils font aller et venir leurs transactions et qui sert de base d’opération aux Réclamateurs.

    -Le “Juge”:Le “Juge” désigne à la fois une entité et une personne, c’est un concept, une présence. Certains membres des Balanciers prétendent qu’aucun individu particulier se cache derrière cette dénomination et que les chefs des quatre gangs l’ont inventé pour faciliter leurs manigances, d’autres disent que la totalité des employés de la Prison Owlheart utilisent la façade de la personne du “Juge” pour faire ce que bon leur semblent. Toujours est-il que n’importe quel criminel qui doit se soustraire à un procès malencontreux, n’importe quel prisonnier qui souhaite écourter son séjour derrière les barreaux, n’importe quel membre des Balanciers qui a besoin d’être libéré par les forces de l’ordre, peut compter sur la puissance du “Juge” moyennant finances. Si ceux qui souhaitent avoir recours à ses services savent que le “Juge” est lui-même incarcéré au sein de la Prison Owlheart, nul ne l’a jamais rencontré personnellement, mais il détient sur la ville un pouvoir à la fois impressionnant et intimidant.

    Il est évidemment difficile de faire changer les choses, les Officiers Républicains ont été amenés à accepter qu’ils ne pouvaient terrasser un ennemi invisible avec si peu de justificatifs pour mener leurs arrestations ou obtenir leurs mandats, et ils avaient également préféré abandonner la guerre contre les Balanciers pourvu que ceux ci restent “raisonnables” dans l’exercice de leurs activités. Par là il fallait entendre que tant que le petit peuple pouvait vivre tranquillement et sortir dans la rue sans craindre de se faire détrousser par les premiers malfrats venus, les ORs étaient content de toucher leur treizième mois et les Balanciers étaient tout aussi heureux de ne pas devoir faire trop attention aux forces de l’ordre.

    Si ces différents gangs sont bien rivaux, ils existent pourtant dans une harmonie approximative ponctuée occasionnellement par des règlements de compte relevant souvent plus d’affaires personnelles que de réels conflits entre eux. Chaque groupe convoite forcément le jardin d’à côté, mais tout comme une entente tacite s’est naturellement développée selon les lois de l’évolution entre l’Office et les Balanciers, les cinq gangs ont été amené à comprendre par de nombreuses crises passées qu’il valait bien mieux se laisser exister plutôt qu’essayer de s’anéantir. Les itérations précédentes des Balanciers ont été parsemées de guerres intestines qui ont toujours plombé la qualité du trafic et des affaires pour tout le monde tant qu’un seul des groupes avait les yeux plus gros que le ventre du voisin. Cependant à la manière d’une hydre, coupez une des têtes et deux autres repoussent immédiatement pour la remplacer, le marché noir de Justice est si florissant qu’il est presqu’impossible de l’éliminer complètement, et aujourd’hui c’est presque une partie intégrante de la République qui fait reposer son bon fonctionnement sur les services de la pègre de Justice.

    Un tel équilibre entre les grosses pièces de l’échiquier ne se préoccupe cependant pas de ce qu’y font les plus petits pions qui y évoluent, c’est selon ce principe que les yeux et les oreilles de l’Assemblée, des Sept Grandes Familles ou des services de renseignement parviennent à tirer leur part du gateau en faisant également affaire avec différents gangs des Balanciers sans pour autant prétendre s’investir plus loin que de simples transactions de services. Aujourd’hui, un nouvel arrivant cherche justement à se frayer un chemin sur cette scène si pernicieuse pour tout ceux qui la convoitent, mais il n’est pas seul pour le faire. Aidé par quelques autres individus et des contacts préalablement établis, le Baron, surnom du Prince déchu reikois Vaenys Draknys dans le monde d’en bas, a justement passé ses derniers mois en République à préparer un coup de grande envergure sur un des gangs des Balanciers afin de déstabiliser le pouvoir des cinqs et d’absorber, éliminer ou remplacer un de ces gangs.

    Objectifs:
    Sélectionner un gang cible: 0/1
    Répartir les tâches: 0/1
    Faire ses préparatifs: 0/1

    RÈGLES IMPORTANTES À LIRE::

    Prochaine résolution: au plus tard Vendredi 22 à 01h00

    CENDRES
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    Vaenys Draknys
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    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t2942-vaenys-draknys-le-prince-dechu-le-baron-roi-de-la-pegre-termineehttps://www.rp-cendres.com/t2986-entretien-avec-un-vosdraak#25931https://www.rp-cendres.com/t2980-l-histoire-du-prince-dechu#25918
  • Mer 20 Déc - 11:13
     
    Reprise de Justice
    Feat. Altarus et Séraphin
    Apparence de Vaenys (métamorphosé):

    Justice, République
    Décembre de l'an 4

    Quelques mois étaient passés depuis la première rencontre entre Zelevas E.Fraternitas, Sénateur en République et Vaenys Draknys, prince déchu et roi de la pègre Reikoise. Il était venu à plusieurs reprises dans la nation bleue depuis le mois de Juillet de l’an 4, afin d’enquêter sur sa première cible, « La Sinistrée ». Cette dernière était le nom de la dirigeante d’un gang agissant dans les bas-fonds de Justice. Pourquoi cette organisation en particulier ? Et surtout, sa cheffe ? Eh bien, comme avait pu le laisser entendre le vieux Sénateur lors de son entrevue avec le Baron, l’information était la clé de la réussite au sein de la République. Or, il se trouve que l’organisation de « La Sinistrée » était experte en l’art de l’information, tout ce qu’il fallait au Vosdraak pour pouvoir asseoir le début de son autorité sur la pègre républicaine. « Information », ce mot semblait anodin à première vue, mais en réalité, il apportait bien plus de pouvoir que la puissance ou les armes à quiconque voulait agir en République.

    Le Vosdraak avait pris une apparence de simple humain, cheveux courts et bruns, des yeux assez sombres et une barbe courte et mal taillée. Il était vêtu d’une simple chemise noire venant recouvrir tout le haut de son corps et un bas gris. Il portait autour de son cou une pierre d’améthyste, une magnifique pierre précieuse violette, qui servait de signe distinctif afin que ses collaborateurs puissent le repérer. Il déambulait dans les rues de la grande cité de Justice, marchant en direction d’une petite taverne située au centre-ville, taverne dans laquelle il avait donné rendez-vous à deux personnes, en leur faisant parvenir des missives. Il ne mit que très peu de temps à arriver jusqu’à destination, le Vosdraak ayant profité de ces derniers mois pour en partie prendre connaissance de la ville.

    Le prince déchu était posté à l’une des tables de la taverne, proche d’une fenêtre, lorsque son premier partenaire, Altarus Aearon fit son entrée. Il était un hybride, moitié Elfe, moitié humain, il n’était donc pas aussi repoussant que les hybrides mélangeant une race humanoïde avec celle d’un animal. Le Baron fit sa connaissance quelques mois plus tôt, lors d’un voyage sur le navire que le demi-Elfe louait, un grand navire qui voguait sur le Lac Rebirth. Le prince déchu montait souvent à bord, afin de voyager rapidement entre Kyouji et Justice. Il y était venu quelques fois, afin de chercher des informations compromettantes sur son adversaire, et aussi, observer le mode de fonctionnement des bas-fonds républicains. La présence d’Altarus s’expliquait du fait qu’il montrait souvent un certain intérêt pour la pègre républicaine, mais l’objectif était encore inconnu pour le Baron. Enfin, peu lui importe, il savait qu’il pourrait lui apporter son aide et que tous deux sortiraient vainqueurs de la prise de pouvoir de Vaenys. À la vue de sa connaissance, le Baron, sous son apparence d’humain banal, fit un signe de la tête pour le saluer, puis un signe du bras afin de le laisser prendre place à sa table. « Altarus, je suis ravi de voir que vous répondez présent à mon invitation. » annonça-t-il, esquissant un léger sourire sur son visage humain.

    Le deuxième partenaire fit son apparition dans la petite taverne. Son allure était pour le moins, étonnante. Vaenys n’avait pas la moindre connaissance de son nom, ni de son apparence, il le reconnut par le simple signe distinctif qu’il portait sur lui. Tout ce qu’il savait de cet être, était qu’il travaillait au Razkaal, l’île prison de la nation bleue, et qu’il avait un certain lien avec Zelevas. C’était probablement là la raison de sa présence, le Sénateur avait appuyé sur certains de ses talents, et sur son utilité pour la mission à venir. Ainsi, le prince déchu ne pouvait se fier que sur son collaborateur, le vieillard d’Élusie, mais qui était cette personne ? Enfin, peu importe, tant qu’il l’aiderait dans sa quête de prise de pouvoir. Lorsque l’individu s’assit à la table du Baron, ce dernier le dévisagea un instant. « Monsieur, c’est un plaisir pour moi de vous rencontrer. Je ne vais pas vous faire l’affront de vous demander votre nom, j’imagine que si notre contact commun ne me l’a pas donné, c’est pour de bonnes raisons. » dit-il, tentant de dissimuler la curiosité qu’il tenait à l’égard de l’inconnu.

    Si Vaenys avait réfléchi à un plan d’action, il fallait encore que ses collaborateurs soient partants, même s’il n’avait pas réellement l’intention de leur laisser le choix. Le prince déchu avait passé le plus clair de son temps à Kyouji ces derniers mois, mais il venait souvent en république pour espionner ses proies. Le Baron leva le bras pour indiquer au tenancier qu’il pouvait apporter un premier rafraîchissement pour lui et ses convives, de simples bières locales. « J’espère que vous appréciez la bière, messieurs. » annonça-t-il, regardant ses interlocuteurs. « Comme je vous l’ai fait comprendre dans la missive qui vous est parvenue, j’ai déjà une « cible » en tête. Il s’agit de La Sinistrée, une personne régissant le réseau d’information au sein de Justice. L’objectif est purement et simplement de la remplacer, par moi-même. Hélas, je ne sais que très peu de choses la concernant, voyez-vous. Mais je suis certain que si l’on agit correctement, nous n’aurons aucun mal à l’atteindre. » annonça-t-il, regardant son verre.

    Il prit une gorgée, avant de reporter son regard sur ses interlocuteurs. « Si j’ai choisi le réseau d’information en premier, c’est parce qu’il est le moyen d’accès le plus simple en direction du trône de la pègre locale. En prenant la tête de ce gang, je serai capable de faire pression sur les autres, et ainsi, de les soumettre plus simplement. Cependant, avant cela, nous devons trouver de quoi atteindre la cheffe. » continua-t-il, soupirant légèrement.

    « La première étape sera de faire de l’espionnage. Nous devons localiser les membres en charge de la logistique du gang et en savoir le plus sur l’étendue de leur influence. Ainsi, en localisant les « petits chefs », nous pourrons trouver un moyen de les faire plier à notre volonté. » ajouta-t-il, annonçant la première phase du plan.

    « Ensuite, nous devrons fragiliser le fief des sinistrés. En connaissant les principaux acteurs et leurs faiblesses, nous serons en mesure de les rallier à nous, en faisant pression. Cependant, nous partons du principe que l’identité de la Sinistrée est connue par ses subordonnés. Si c’est le cas, alors nous n’aurons aucun mal à l’identifié, et ainsi, trouver un moyen de l’éliminer. C’est simple, je compte me joindre à elle, avant de la poignarder dans le dos. » dit-il, un sourire se dessinant sur ses lèvres. « Si tout vous semble clair, alors nous pourrons nous répartir les tâches. Je m’occuperai de la fragilisation, j’ai quelques… moyens de persuasion. » conclut-il, le sourire aux lèvres.

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    Altarus Aearon
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    qui suis-je ?:
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  • Mer 20 Déc - 16:29
    Un homme se tenait droit, non loin de l'entrée de la taverne. Son œil unique, à peine dissimulé dans l'ombre de la capuche noire qui couvrait sa tête, fixait la porte. Une fois qu'il l'aura ouverte, qu'il aura franchi son seuil, telle une frontière d'exil qu'il ne pourra plus jamais repasser, son choix sera définitif. Il lui sera impossible de faire marche arrière. A l'intérieur l'attendait un possible élan déterminant pour les recherches qu'il menait sur l'Assemblée depuis la destruction de Kaizoku. Jusqu'ici infructueuses, il ne s'était pas résigné à les abandonner. Maintenant qu'il avait croisé lé route du Vosdraak, il était plus déterminé que jamais. Ses avancées dépendront de la réussite de l'entreprise de son "commanditaire" auquel il s'alliait pour une bonne raison. L'homme qu'il retrouvera dans la taverne avait pour but de faire tomber une des hautes têtes d'un gang bien implanté, parmi tant d'autres, au sein de la ville de Justice. S'il aboutissait à son objectif. Altarus aurait possiblement des éléments de réponses quant à ce qu'il cherchait.
     
    Avec ses deux mains gantées de cuir noir, il réajusta la cape aussi noire que la capuche qui la composait sur ses épaules. Un léger nuage embué naquit quand il lâcha un soupir. L'air était frais. Il ne tarda donc pas à rentrer dans la taverne.
     
    L'intérieur était aussi basique qu'on pouvait s'y attendre. Frissonnant quand la chaleur de la salle l'étreignit, il repoussa d'une main sa capuche, dévoilant son visage. Bien qu'il ait les traits d'un vieil homme que le temps avait bien marqué, avec une coupe de cheveux grisonnants coupés courts et sa barbe parfaitement taillée de près, il se tenait avec une allure naturelle d'autorité et son seul œil valide brillant d'une certaine vigueur. L'autre était couvert par un cache-œil en cuir, qui épousait parfaitemet la forme de l'orbite marquée par de vieilles cicatrices de brûlures ; qui descendait le long de son visage et de son cou.  À ses oreilles légèrement en pointe sur leur partie supérieure, on devinait un de ses ascendants.
     
    Altarus chercha du regard son contact. Il n'y avait pas beaucoup de monde, mais il n'était pas désireux de se fourvoyer. Son regard stoppa sur un jeune humain brun qui avait tout ce qu'il y avait de plus commun. Ce qui attira le plus son attention sur celui-ci sut le port d'un bijou : une belle améthyste qui pendait à son coup. C'était son "commanditaire". Celui-ci l'avait également repéré et le salua d'un hochement de tête. Le borgne le rejoignit d'un pas serein. Après lui avait rendu son salut d'un mouvement de sa tête, il prit place à sa table à son geste d'invitation.
     
    "Le plaisir est partagé"dit-il simplement, tout en retirant sa cape de ses épaules. Ses habits de bonne facture étaient simples et tout aussi obscurs que la cape. "J'espère que je ne vous ai pas trop point fait attendre..."
     
    Le second membre de leur petite "équipe" arriva à son tour, et les rejoignit. Altarus avait tourné la tête. Ses sourcils se froncèrent farouchement à ce qu'il découvrit. Ses muscles maxillaires se crispèrent quelques secondes, avant qu'il ne reprenne le contrôle de ce qui avait commencé à bouillonner en lui. Un Limier... C'était bien sa veine ! Il devra pourtant faire avec. Cette association, il le savait, n'était pas sans risque pour lui. Silencieusement, il l'observa prendre place à son tour. Ainsi donc, ce jeune homme avait une connaissance commune avec le prince déchu... un détail qu'il ne manqua pas de noter mentalement.
     
    Le Vosdraak, sous son apparence humaine, leva son bras, pour cette fois attirer l'attention du tavernier et commander à boire. Altarus ne souffla aucun mot, se contentant d'acquiescer en silence pour le choix du breuvage. Il appréciait de bien meilleurs alcools que ce genre de liquide bulleux à la saveur insipide. À la vue des circonstances, il saura passer outre. Il n'était pas ici pour faire la fine bouche de toute façon.
     
    Avec la plus grande des attentions, il écouta l'élocution du Vosdraak, détaillant plus en profondeur ce qu'il avait lieu de savoir, pour compléter la missive qui les avait tous réunis ici. Point par point, le prince déchu détailla son plan pour contrer la Sinistrée et revendiquer sa place. Au moins, cela rejoignait le souhait personnel du Capitaine, à savoir d'avoir une main plus ancrée dans la Pègre. Le gang de la Sinistrée s'avéra plus que parfait pour ses recherches. Avant cela, il fallait la trouver... Donc les étapes… Il y en avait eu pour chacun des trois présents.
     
    "Un gang a toujours besoin de denrées, autant pour son fonctionnement interne que pour accroître ses bénéfices. L'information est une denrée qui peut se monnayer très chère... pour peu qu'elle soit des plus attrayantes. J'ai déjà par le passé employer cette voie-là pour acheter ou revendre des informations pour de la primauté de marchandises vendues dans des ports du Sekaï. Avoir l'exclusivité rapporte... Justice n'est pas un port maritime, mais elle est au carrefour des voies commerciales terrestres. Le lac Rebirth est la voie marine, proche du Reike. Nous sommes donc sur un point idéal pour faire transiter du légal comme de l'illégal. Je ne suis pas un armateur reconnu au regard du monde entier. Je préfère exercer mes activités dans mon coin, ce qui confère une certaine tranquillité comme de la discrétion. Cela m'a permis d'avoir quelques contacts que ce soit en République, au Reike... Je pourrai aisément faire circuler dans le milieu du commerce souterrain que je cherche à étendre mes activités, quitte à me lier avec quelques membres de la Pègre justicienne. La destruction de Kaizoku a mis à mal pas mal de transits commerciaux..."
     
    Sa petite flotte avait dû être remaniée et réaffectée par ses soins, après avoir explorer les possibilités existantes et celles qui s'ouvraient à lui depuis ce terrible et difficile drame, pour ne pas subir trop de pertes liées aux conséquences de la destruction de l'Île. D'y repenser fit qu'il prit pendant un bref instant une mine sombre, avant de poursuivre :
     
    "Et au vue de ce qui se passe à travers le Sekaï, celui qui gagne le premier à entendre des informations importantes, peut en tirer parti au maximum, quitte à la garder en exclusivité pour lui et ses desseins. Je peux aisément prétexter que j'ai des oreilles et des yeux à ma portée dans chaque port, que ce soit pour le commerce, des histoires de tensions politiques... En plus, mes navires voguent pour ma bannière personnelle. Pour transporter et donc faire transiter d'importants documents intéressants, que de mieux que la mer, avec une personne qui la connaît depuis plus de deux siècles…
     
    Bien qu'il avait affirmé tantôt qu'il n'avait pas une réputation étendue à travers le monde, certains la connaissaient assez pour demander ses services, ou un de ses navires, pour des contrats assez spécifiques. Il les avait toujours menés à terme et sans se poser de question, offrant des prix défiant toute concurrence pour certains d'entre eux, afin d'avoir bien la main dessus. 

    "Il est fort possible que ce que je réussirai à faire circuler dans les basses échelles de la Pègre locale attirer quelques oreilles de petits chefs. Une fois que j'aurai fait mes preuves envers eux, je serai possiblement en mesure de demander à traiter avec des rangs un peu plus supérieurs... ou l'inverse pourrait tout aussi bien se produire."

    Il ne put s'empêcher de tourner par la suite son oeil unique se braquer sur le jeune Limier. Rien que de le savoir en sa présence était désagréable. Il serra les dents. Il devra passer outre... Même si ce jeune homme avait une connaissance commune avec le prince déchu... Une connaissance qui serait dans les hautes sphères de la République ? Ce qui était probable, comme improbable... Même chez les Limiers, il pouvait y avoir quelques profiteurs qui jouaient hors des clous de la République.
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    Journal du Limier
    Taverne de la Loutre Outrée, Justice
    Dans la pénombre accueillante de la taverne, là où les secrets se tissent dans les recoins sombres, Seraphin avançait, sa capuche formant un voile sur ses yeux scrutateurs. Chaque pas semblait peser le poids d'une destinée imposée par Zelevas, son oncle, ce stratège des coulisses politiques. Pourquoi diable souhaitait-il influencer les ombres de la pègre Républicaine? La question tournait dans l'esprit du Limier, un carrousel de doutes et de méfiance.

    En s'approchant de la table, son regard, aussi tranchant qu'un rasoir, détailla ses nouveaux alliés de fortune. Vaenys, avec son allure distinguée, et Altarus, un vieil agent aux traits énigmatiques. Ses yeux s'attardèrent un instant sur l'améthyste qui ornait le cou du baron Reikois, et une voix insidieuse, celle d'Envie, susurra en lui l'irrésistible envie de posséder ce bijou :

    "Regarde, quelle splendeur...
    Il serait tellement plus à sa place...
    entre tes mains
    murmurait la voix..."

    ... Mais Seraphin demeurait tranquille, répugnant ces pensées en se frottant nerveusement le crâne.

    Il s'assit dès lors avec sa désinvolture naturelle, laissant son manteau de cuir noir tomber derrière lui en un souffle silencieux. Les mots de ses nouveaux compagnons résonnaient dans l'air, chaque syllabe un fil dans la toile qu'ils tissaient. Lorsqu'ils évoquèrent la Sinistrée, un sourire narquois se dessina sur les lèvres du Loup, à peine perceptible sous l'ombre de sa capuche.

    "Ah, la Sinistrée," commença-t-il, sa voix un murmure rauque, "une maîtresse de l'information, une ombre insaisissable parée de mille visages. Vous pensez la conquérir, mais comprenez-vous seulement ce que cela implique ?" Son regard, glissant d'un interlocuteur à l'autre, semblait sonder leurs âmes, cherchant des réponses non dites.

    Le nobliau se pencha légèrement en avant, les mains jointes, ses doigts s'entrelaçant en une danse silencieuse. "J'ai fréquenté son réseau, un labyrinthe d'ombres et de murmures. Pour un Limier, l'information est un sanglier que l'on traque dans les forêts denses de la République. Mais la Sinistrée... elle est le vent lui-même, changeant, insaisissable." Les mots coulaient de ses lèvres, peignant un tableau d'une adversaire aussi mystérieuse qu'insaisissable.

    Mais alors, dans un coin reculé de son esprit, le regard de Zelevas s'impose, inquisiteur et impérieux. Ce regard qui a toujours pesé sur lui, exigeant, calculateur. Seraphin se voit, un instant, à nouveau enfant sous ce regard, un pion dans un jeu plus grand que lui. Une réalisation s'installe : il n'a pas le choix. Ce n'est pas une simple mission, mais un ordre, un chemin tracé par un oncle dont les desseins restent un mystère.

    "Je vais creuser plus profondément dans ses secrets, tenter d'en connaître plus sur son identité... chose que je n'ai jusque-là guère réussi à faire"" déclara-t-il, une lueur calculatrice dans son regard. "Mais ne vous y trompez pas, c'est un jeu dangereux, un jeu de miroirs et de masques."

    Avec une résolution sombre, il acceptait à contrecœur son rôle dans ce théâtre d'ombres. Ses démons intérieurs n'avaient guère d'emprise sur son attention alors, ils n'étaient plus que des murmures lointains, une partition oubliée dans l'orchestre tumultueux de la taverne. Et ainsi, le Limier, une énigme enveloppée dans les ténèbres, patientait.

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  • Ven 22 Déc - 1:45
    Reprise de Justice.
    PLANIFICATION, TOUR 1


    Depuis le carnet d’adresse de Zelevas E. Fraternitas donné au Baron:

    Depuis les connaissances de Séraphin sur la Sinistrée:

    Le Limier a tenté à plusieurs reprises d’enquêter sur le gang de la Sinistrée, et s’il n’a jamais pu remonter la piste jusqu’à l’organisateur de cette toile géante, il a pu glaner des connaissances sur le fonctionnement en surface de ce gang qui allaient se révéler très précieuses pour le Baron ambitieux.

    Le bas de l’échelle du gang est toujours le plus facile à contacter, les Indicateurs. Ces membres à part entière de l’organisation sont ceux qui effectuent les basses besognes nécessaires au fonctionnement du groupe et qui font toute l’acquisition d’information du réseau. Chaque Indicateur possède son petit pâté de maison, ses rues, ses zones, ça c’est pour ceux qui espionnent les rues; ils contrôlent les allées et venues, ils observent qui parle avec qui, où les gens mettent leurs pieds et avec qui ils font affaire. Il existe aussi d’autres Indics dans des administrations ou dans la noblesse qui tiennent compte des soirées et des relations entre les différents grands de la ville.

    Chaque Indic a son petit fonctionnement perso, c’est justement parce qu’ils savent amasser de l’information qu’ils sont justement recrutés n’est-ce pas? La plupart du temps ils ont toujours les mêmes deux ou trois techniques qui reviennent:
    -La surveillance de pointeurs, il y a des gens dans cette ville qui sont des rouages habituels, ils ont leur routine, ils sont organisés droit comme du papier à musique. Le jour où ils dérogent de leurs habitudes c’est qu’il y a quelque chose quelque part qui s’est passé et qui mérite d’être su.
    -Les rendez-vous avec des informateurs occasionnels, très souvent, les Indicateurs connaissent les bons coins où courrent les ragots, les habitués des bars, les marins bavares des ports, ce genre de petit peuple. Les Indicateurs adorent parler avec ces gens là.
    -Le graissage des pattes. Ce sont les Indics qui s’occupent la plupart du temps de faire passer les pots-de-vin aux Officiers et aux membres de la GAR, parfois même ça se fait en échange d’informations sur les récentes arrestations ou sur les futures descentes de l’OR, mais plus généralement c’est pour acheter des yeux myopes aux agents.

    Les Indicateurs proches ou dont les domaines se recoupent bossent pour un Coordinateur qui les orchestre, tout ce qui est acquisition d’informations et veille ce sont eux qui s’en occupent, par contre lorsqu’il s’agit d’échanger ou d’acheter de l’information à la Sinistrée, c’est toujours la patronne qui fait le déplacement après avoir pris un rendez-vous auprès d’un Indic. Malheureusement pour Séraphin, sa condition de Limier l’a toujours empêcher de décrocher une rencontre.
    Malgré tout, l’Enfant du Razkaal a réussi a identifier trois Indicateurs différents à travers ses différentes tentatives pour rencontrer la cheffe du groupe, il a pu interagir avec chacun, ces échanges s’étant finis dans des termes mitigés. Il apparaît que ces Indicateurs n’ont rien à voir entre eux et ne se connaissent même pas au sein de l’organisation:

    Indic #1: Marta Hanneth

    Indic #2: Trondheim

    Indic #3: Lyoness Buhr

    Quand il faut faire transiter des documents, des marchandises, ou quand il y a un rendez-vous avec la Sinistrée, tout s’organise alors sous-terre, dans les couloirs des vieilles catacombes de Justice. Un labyrinthe très littéral, d’ombres et de murmures sur lequel le gang a fait une totale main-basse, il est presque impossible d’y accéder sans qu’ils ne soient au courant, les entrées sont également surveillée; trouver un accès aux vieilles catacombes c’est être sûr qu’un Indicateur ou qu’un de leurs informateurs occasionnels n’est pas loin. Le réseau tunnelier date de plus de quatre mille huit cent ans et s’étend sous la ville de façon bien désordonnée, le plan complet n’est répertorié nul part et pour cause, Justice n’utilise plus ces catacombes archaïques depuis la Guerre des Plumes à cause des épidémies que l’évènement avait déclenché dans les sous-sols insalubres.


    Le groupe assemblé par Vaenys quitte la taverne alors que le soleil s’est déjà couché depuis longtemps en ce milieu de Décembre, les trois complices vont avoir besoin d’acquérir un maximum d’informations et de préparer leur coup au mieux s’ils veulent affecter la Sinistrée, et pour ce faire, les prochaines semaines de préparations seront cruciales dans l’efficacité de leur plan.

    Lundi 16 Décembre, au petit matin...

    Dès le lendemain, chacun des conspirateurs s’applique à sa tâche, ils se dispersent dans la ville et observent les subtiles indices qui trahissent les activités du gang. Ils traquent les quelques personnes et lieux d'intérêts dont ils ont connaissance pour approcher et observer la Sinistrée à l'oeuvre.


    Quelque part sur les docks de Rebirth, Marta Hanneth est assise avec nonchalance sur un baril de rhum de Taisen, elle mâche un morceau de chique la bouche ouverte, une cigarette dans une main, un optique de longue-vue dans l’autre. Son manteau mal enfilé couvre à peine son épaule et montre un bout de sa chair de poule en raison du froid hivernal qui règne sur la côte. La jeune femme a le regard perdu dans la nappe de brouillard qui trône au dessus de l’énorme lac, sa jambe martèle lentement le bois de son perchoir d’un rythme monotone. Ses cheveux noirs encadrent un visage anguleux mais doux, et alors que ses yeux s’ouvrent en grand quand elle aperçoit une silhouette de bateau se découper dans la brume, ses lèvres tracent un sourire enjôleur au dessus de son menton abrupte. Elle porte l’optique à son oeil et observe attentivement le nouvel arrivant, fanion, équipage, elle n’en rate pas une miette. Quelques secondes après qu’elle ne griffonne dans son carnet, l’appel de ses collègues derrière elle pour la rappeler au travail l’extirpe de son observation, et en se propulsant du baril, elle atterrit de façon joueuse au sol pour retourner bosser.

    Le tenancier du Lapin qui Fume ne prend même pas la peine de regarder en direction de la porte quand le carillon fait entendre sa mélodie cacophonique, il n’y a qu’une seule personne un lundi matin d’aussi bonne heure pour mettre le pieds dans son établissement, aussi sûr que le soleil se lève, c’est-
    ”Trondheim, un café?”
    Le gaillard hoche la tête et s’installe tranquillement à sa table habituelle. Encore une fois le tenancier se contente de continuer à faire sa mise en place sans se soucier le moins du monde de la présence de son nouveau client, comme tout les lundis Trondheim va chauffer le banc à côté du réchaud jusqu’à onze heure, et comme tout les lundis il ne touchera pas à son café avant environ dix si le tenancier a la mauvaise idée de déjà lui servir, alors autant qu’il le boive chaud mais dans quelques heures. À ce stade il fait partie des meubles, alors autant faire comme s’il n’était pas là, mais ce serait quand même bien que le gaillard se comporte aussi comme un meuble, au lieu de faire chier tout les autres clients en parlant à tout le monde. Un jour faudra bien qu’il comprenne que le monde n’est pas son copain de bar, peut-être qu’un ivrogne lui expliquera ça à grand coups d’arguments tient. À cette pensée le tavernier rigole tout seul.

    Les doigts du vétéran se crispent sur le papier qu’il tient en main, à en croire les mouvements des moustaches au dessus de ces lèvres retroussées, l’homme qui le lit n’a pas l’air content.
    ”Un jour ils vont me rendre fou le service de la trésorerie aux armées…”
    Alors qu’un collègue se penche par dessus son épaule avec une curiosité évidente, Lyoness explose de colère après son camarade infortuné le plus proche:
    ”BORDEL MAIS C’EST TRÈS GRAVE QUAND MÊME! VINGT-SIX ANS DE SERVICE ET ILS ÉCRIVENT ENCORE BHUR! C’EST BUHR À LA FIN! MERDE! BÉ U ACH ÈR!!! BUHR. LE H APRÈS LE U PUTAIN!”
    Pendant que ses confrères se fichent ouvertement de sa fiche de paye encore une fois massacrée, Lyoness reprend tout de suite son sérieux quand il aperçoit, émergeant du brouillard matinal de la campagne, un convoi marchand montrer le bout de leurs charettes. Il plisse les yeux et murmure à l’adresse de ses compagnons:
    ”Bon allez les gars, on a du boulot.”

    Objectifs:
    Sélectionner un gang cible: 1/1
    Répartir les tâches: 0.5/1
    Faire ses préparatifs: 1/1
    Espionner la Sinistrée (Gang): 0.2/1
    Identifier la Sinistrée (Chef): 0/1
    Fragiliser la Sinistrée (Gang) 0/1

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  • Lun 25 Déc - 10:00
    Le demi-elfe sortit de la taverne, remit sa capuche sur la tête et resserra sa cape sur ses épaules. L'air avait bien fraîchi depuis son arrivée à l'établissement. Il se retint de frissonner, regrettant déjà l'air froid de la mer en plein milieu d'une nuit étoilée. Maintenant qu'il avait fait le pas en avant, il devait poursuivre la mise en place de son action, de son côté, pendant que ses deux autres alliés s'activeront à faire leur part de leur côté. Son esprit était déjà en effervescence sur ce qu'il entreprendra demain. Justice avait l'avantage de se trouver à un carrefour de voies commerciales... Même si le port n'était que lacustre, cela demeurait un port, tout comme ses activités portuaires. La journée du lendemain sera longue, songea alors le Capitaine. Longue et déterminante… Après tout, le commerce était déterminant à chaque instant, non ?

    Perché sur le sommet d'une colonne d'amarrage en bois, un cormoran battait lentement des ailes pour échauffer les muscles alaires. Quand des bruits de pas bottés résonnèrent sur les planches de l'embarcadère, il s'envola en protestant. Altarus s'en fichait. Il ne s'était pas déplacé au matin brumeux au port pour contempler les oiseaux du coin. Il était venu pour faire un début de reconnaissance commerciale pour savoir quel navire était louable et apte à transporter des marchandises vers le Reike, et  inversement pour garnir des caravanes ou des transports à roues, pour les envoyer vers d'autres comptoirs commerciaux de la République. Son port d'attache républicain se trouvant à Courage, un certain nombre sera envoyé là-bas. Il pourrait aisément faire son commerce "classique"

    Attentivement, pour ce premier matin,  il observait les dockers, l'activité de déchargement et de chargement, et déterminait les possibles responsables des navires amarrés. Il aura le temps de converser, pour voir la qualité et les compétences des équipages et possiblement entendre des ragots. Dans l'après-midi, ayant suffisamment joué les observations, il s'occupa de voir quelles marchandises avaient été déchargées à Justice pour les faire transiter à Courage, histoire de bien marquer la raison de sa présence. Ce sera l'occasion de voir si un ou deux de ses anciens contacts traînaient encore dans les parages pour voir ce que valait la contrebande et de ce qu'il pourrait exploiter dans les jours à venir.

    On pourrait penser qu'un homme de l'âge d'Altarus se reposerait un peu avant de reprendre ses histoires. C'était mal le connaître. Au lendemain matin du second jour, il revint très tôt pour mieux choisir un ou deux navires à louer parmi ceux qui étaient disponibles. Des navires, petits et rapides, avec des équipages capables de naviguer de nuit quand c'était nécessaire. Pendant qu'il oeuvrait à cette tâche, tout en progressant à ses tâches commerciales, il observait Martha, la jeune femme décrite à la taverne, sa "cible" Dockeuse, elle était et elle bossait. Elle était visiblement comme tout employé du port très ouvert aux autres, conversant avec bien du monde qui bossait et travaillait sur les quais. Bien, pensa alors le Capitaine, s'il songeait à faire embarquer de la cargaison ?

    Troisième jour. Altarus s'était parfaitement fait à l'activité portuaire justicienne. Hormis l'absence de sel qui imprégnait l'air et les alentours,  il se sentait presque dans ses routines d'armateur. Sa journée se consacrait un peu comme la veille. A la différence qu'il s'occupera de faire  embarquer un de ses hommes de confiance à bord d'un navire loué pour s'occuper de l'export et l'import de nouvelles cargaisons, sur place au Reike. Une plus grande attention sera portée à ce que ferait la dockeuse. Tiens donc, elle prenait des notes, griffonnant quelque chose après qu'elle ait eu jeté un regard sur les un ou deux navires loués au nom du demi-elfe… Il remarqua cela, avant qu'elle ne reprenne le boulot et lui ses activités commerçantes.  

    Au quatrième jour, il arriva tout aussi tôt, comme la veille. Observer les activités du port, les allers et venues des travailleurs, des marins... Le rythme portuaire s'imprégnait un peu mieux à son esprit. Il put discuter avec quelques marins, quelques capitaines... C'est en conversant qu'on apprend à se connaître. Tout en apprenant ce qu'étaient les autres individus, il ne manqua pas de glisser indirectement ses souhaits d'étendre son commerce un peu en dehors des sentiers battus. La chose qu'il remarqua était l'absence de toute la journée de la jeune femme… Cela ne perturbera pas la suite de ses tâches, dont celle de guetter le premier retour d'un des navires loués. Au mieux, il arrivera demain.

    Le navire attendu la veille arriva à ce cinquième jour. Altarus était satisfait. Ce premier transit s'était bien déroulé, tout était arrivé avec soin, son homme, le navire et sa cargaison. Parmi les quatre dockeurs qui s'occupaient du déchargement, se trouvait Martha. Le borgne, en la surveillant, constatera qu'elle ouvrait en toute discrétion le couvercle de certaines caisses pour en contempler le contenu,  pour mieux le comparer, au bon de douane. Très bien, songea-t-il alors, reprenant la supervision de ses tâches  à lui durant la phase de débarquement de sa cargaison. Une fois la marchandise  débarquée et redéployée. Le Capitaine tint à "fêter" cette première réussite commerciale avec son marin, dans la taverne fréquentée par la jeune humaine. Après avoir déjà commandé deux verres de vin justicien, la jeune femme vint l'accoster. Elle était aussi chaleureuse en entrée de conversation qu'avec les autres personnes avec qui elle discutait. A sa demande de converser en vis-à-vis, tous les deux seulement, le demi-elfe accepta et demanda alors à son homme de les laisser. Il lui lança une petite bourse pour qu'il puisse s'offrir une bouteille d'un meilleur crû en compensation.

    "Voilà, il n'y a plus que nous deux, Ma Dame"Oui, même avec une ouvrière portuaire, il demeurait courtois et poli. Elle entra directement sur le point qui lui importait le plus : la contrebande. Au moins, elle était assurée dans un certain sens qu'il n'était pas un officier républicain. A cela, il avait retenu un demi-sourire, essayant de faire de l'humour. "J'aurais été mis à la retraite depuis longtemps... la paresse de certains de ces officiers est tellement épuisante qu'ils partent vachement tôt à leur pension... ". Quant à la raison de sa présence dans le port de Justice, vu qu'il n'était pas un véritable habitué, il répondit en toute sincérité. "Vous n'êtes pas sans savoir que Kaizoku n'existe plus… Bon nombre de mes activités commerciales transitaient par là-bas. Si je veux me maintenir à flot, il me faut de nouveaux débouchés. Pour trouver de nouvelles perspectives, de nouvelles opportunités, il me faut donc prospecter un peu. Justice m'apparaissait comme attrayante, car elle est sur un gros nœud de transit de marchandises de tout genre... et de toute origine. Tant que je peux transporter de la matière qui me rapporte en suffisance pour ne pas faire  un naufrage financier... voire plus même.  Oh ! Mais je joue d'impolitesse, je ne vous ai même pas demandé si vous souhaitez prendre un rafraîchissement. En souhaitez-vous un ma Dame ?
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  • Jeu 28 Déc - 15:44
    Journal du Limier
    Dans les ruelles de la République, le temps d'une semaine
    Dans les ruelles brumeuses de la République, une figure solitaire se déplaçait avec la discrétion d'un chat de gouttière : Le Limier d'Elusie dont les pensées tournoyaient autour d'une quête singulière : découvrir l'identité de la mystérieuse Sinistrée. Si c'était bel et bien un travail collaboratif, il espérait bien prendre de court le Baron et le Borgne pour mettre la main seul sur la plus haute sphère cryptique de cette entreprise tapinée.

    Jour 1 : Le jeu du chat et de la souris commença avec l'élaboration d'un plan rusé. Le nobliau, en faisant appel aux compétences des Aveugles Matuidiens, concocta un document officiel mais trompeur, prétendant un renforcement des contrôles aux portes de la ville. Ce papier, destiné à attirer l'attention de Lyoness, était soigneusement préparé pour être "perdu" au bon endroit et au bon moment. Il serait prêt pour le troisième jour.

    Jour 2 : Dans l'attente du document, tel un spectre, Seraphin observa Lyoness, analysant son quotidien avec une attention minutieuse. Utilisant son invisibilité et ses sens aiguisés, il mémorisa chaque odeur, chaque mouvement, traquant le douanier jusqu'à son domicile, notant ses interactions et sa routine.

    Jour 3 : Le piège était prêt. Avec le document falsifié en main, Seraphin le plaça habilement sur le chemin de Lyoness. Tapi dans l'ombre, il guetta la réaction du douanier, qui, tombant dans le piège, se précipita dans les entrailles de la ville où il disposa le document dans un mur creux. Sans possibilité de rejoindre l'envers du mur, le d'Elusie se contenta d'apposer son odeur sur le papelard, espérant pouvoir le traquer le lendemain.

    Jour 4 : L'enquête se poursuivait, Seraphin cherchant les entrées des tunnels, les yeux et le nez aux aguets pour la moindre trace de la lettre qu'il avait marquée. Ce n'est qu'en fin de journée qu'il se reconnectait à l'effluve apposé sur le document, celui-ci se déplaçait dans la main de la prochaine cible du Prévot.

    Jour 5 : La piste le mena à une maison ordinaire, appartenant à un certain Maine Capricorne. Là, dans les recoins de cette demeure tranquille, Seraphin découvrit des indices révélant la double vie du suppôt de la Sinistrée. L'enquête continue.

    Jour 6 : La galerie Capricorne devint son nouveau terrain de chasse. Observant depuis les ombres, il vit Capricorne remettre un papier à un serveur, un acte qui semblait anodin, mais que l'instinct du Limier savait crucial.

    Jour 7 : La révélation : le serveur, Kalmir, était un Indicateur. L'acculant dans un cul-de-sac lorsque le soleil n'était plus, il était à présent l'heure pour le traqueur de délaisser les manières d'espion pour en revenir à son plus grand plaisir de Limier : la "discussion". En le confrontant, Seraphin utilisa toutes les armes, artifices et informations récupérés pour obtenir les réponses qui lui étaient dues, qu'importe les manières. Et s'il fallait en venir à mettre sur la table les enfants de Kalmir pour le faire passer aux aveux, il le ferait.

    Chaque jour était ainsi un fil dans la toile complexe de l'enquête de Seraphin. Avec chaque indice dénoué, il se rapprochait de la Sinistrée, un puzzle dont les pièces commençaient lentement mais sûrement à s'assembler.

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  • Sam 30 Déc - 20:46
     
    Reprise de Justice
    Feat. Altarus et Séraphin
    À la suite de l’entrevue avec ses coéquipiers où avait été répartie les tâches qui permettraient à chacun d’apporter sa pierre à l’édifice, Vaenys Draknys, le prince déchu du Reike, retourna à la petite auberge dans laquelle il séjournait le temps de son passage à Justice. Il devait, durant la semaine à venir, suivre de près l’un des coordinateurs de la Sinistrée, un certain Julius Morendi, avocat à la Cour de Justice. Le Vosdraak possédait déjà certaines informations à son sujet, notamment son lieu d’habitation, ainsi que certains procès érigés à son encontre. Toutes ces informations lui étaient parvenues par le carnet d’adresses que Mortifère lui avait donné, un carnet venant de Zelevas lui-même.

    Jour 1: Dès l’aube, le Vosdraak, alors métamorphosé dans sa forme humaine, se rendit directement non loin du lieu d’habitation du coordinateur de la Sinistrée. Le prince déchu avait pris soin de retirer son pendentif contenant la pierre d’améthyste, inutile de le garder sur lui, et d’attirer l’attention. Il attendit quelque temps, avant de voir Morendi sortir de chez lui, l’homme semblait se rendre directement au Palais de justice de Justice. Le Vosdraak, sous son apparence humaine, le suivit discrètement, avant de s’arrêter devant le palais de justice, dans lequel il ne rentra pas. La plaidoirie menée par Julius semblait durer quelques heures.

    Après ces quelques heures, le coordinateur sortit du Palais de justice, et se dirigea dans un quartier résidentiel voisin, où il pénétra dans un bâtiment semblant être un cabinet d’avocat, un cabinet comportant plusieurs avocats. Vaenys se rendit invisible afin de s’approcher des différentes fenêtres. À travers l’une d’entre elles, il parvint à discerner la présence de sa cible, Julius Morendi, qui travaillait pendant une bonne partie de l’après-midi. Rien de bien intéressant, le prince déchu passait son temps à l’observer, au cas où il ferait quelque chose d’intéressant.

    Le soir venu, lorsque les rayons du soleil semblaient de moins en moins perceptible, Julius quitta son lieu de travail pour partir en direction du domicile, dans lequel il pénètre directement. La nuit déjà tombée depuis quelques heures, les lumières s’éteignirent, puis le Vosdraak retourna en direction de la petite auberge afin d’y passer la nuit.

    Jour 2: Vaenys Draknys, toujours sous son apparence humaine, partit en direction du quartier résidentiel, se rendant directement devant le cabinet d’avocat de Julius Morendi, afin de pouvoir observer les allées et venues et d’identifier les différentes personnes qui y travaillaient. Durant la longue matinée de ce jour éclairée par le soleil, le prince déchu put décompter le nombre de quatre magistrats qui pénétrèrent dans le cabinet du coordinateur, certainement des collègues de ce dernier.

    Tout le long de l’après-midi, le Vosdraak attendit non loin du cabinet, regardant les différentes personnes venant passer des entretiens avec les magistrats. Rien de bien intéressant, puisque le Vosdraak n’avait aucun moyen d’écouter les différentes conversations, si ce n’était se rendre invisible et pénétrer dans le cabinet.

    Le soir même, Julius se rendit dans une taverne du quartier, non loin de son cabinet d’avocat. Ce dernier rejoignit une tablée sept personnes, qui, au fur et à mesure que le temps s’écoulait, devint une tablée de vingt personnes. À en croire leurs discussions, tous travaillaient pour la justice, des magistrats aux juristes en passant par les juges. Peu de temps avant minuit, Morendi repartit de la taverne et se dirigea à son domicile. Vaenys quant à lui, attendit que ce dernier dormît avant de retourner en direction de l’auberge.

    Jour 3: Le Baron, ayant compris que Julius était certainement une personne très respectée dans la haute sphère de la justice républicaine, attendit de nouveau devant le lieu d’habitation de l’avocat, dès l’aube. Vaenys put discerner une certaine routine chez le coordinateur : levé à six heures du matin, se rendait au Palais de Justice à huit heures et demie, déjeunait à son bureau à midi et le soir, une fois son travail terminé, il se rendait à la même taverne, puis rentrait chez lui relativement tard. Le coordinateur ne semblait pas posséder de famille ni même d’ami. Il n’avait aucun contact social en dehors de son lieu de travail.

    Jour 4: Le prince déchu se rendit en direction du cabinet de Julius Morendi, toujours sous son enveloppe charnelle humaine, et se présenta à la secrétaire de l’avocat et coordinateur de la Sinistrée. Il porta son regard brun dans celui de la femme, puis prit la parole, adoptant une posture assurée. « Bonjour, madame. J’ai cru comprendre que monsieur Morendi était un excellent avocat, l’un des meilleurs de Justice. J’aimerais qu’il me défende dans une affaire d’accusation de vol. » annonça-t-il, souriant légèrement.

    La secrétaire acquiesça la demande de l’humain qui se trouvait face à elle, puis proposa un rendez-vous six jours plus tard, en début d’après-midi. Or, ce n’était pas possible, il fallait pouvoir rencontrer Morendi avant la fin de la semaine. Après s’être montré quelque peu insistant, Vaenys obtint un rendez-vous avec un certain Marc Sponti, un collègue de Julius, pour le lendemain en fin de matinée. Ce n’était pas exactement ce que le Baron souhaitait, mais il accepta sans en demander plus.

    Le prince déchu salua la secrétaire, puis quitta les lieux. Il attendit devant le cabinet d’avocat, que le certain Marc Sponti sortît de son bureau. En le voyant sortir, le Baron décida de le suivre et ses pas le menèrent à la même taverne que fréquentait Julius. Marc, une fois à l’intérieur de la taverne annonça le nom de Julius, puis il fut mené à ce dernier. Les deux hommes semblaient passer du bon temps, avant qu’un jeune coursier vînt interrompre ce moment en leur apportant une lettre. Julius et Marc, accompagnés du jeune homme, sortirent de la taverne. Le gamin leur remit une lettre puis s’en va sans dire un mot.

    Voyant le visage des deux hommes changer radicalement, Vaenys, sous sa forme humaine, se rendit invisible afin de s’approcher et d’écouter la conversation de Julius et Marc. En écoutant, le prince déchu apprend que la lettre parvenait de la hiérarchie de la Sinistrée, et qu’elle informait le coordinateur d’un renforcement des contrôles de la GAR au sud de Justice. Le Baron apprit également que Julius avait un rendez-vous avec son Superviseur la semaine suivante, et comprit donc que Marc était l’un de ses indicateurs.

    Suite à cela, Marc repartit de la taverne, se dirigeant en direction de son domicile. Le prince déchu décida donc de le suivre, afin de prendre connaissance de l’adresse de l’indicateur. Il ne marcha pas longtemps, avant d’arriver devant le lieu d’habitation de Sponti. Il habitait au vingt-neuf rue des Lilas, dans le même quartier que celui où se trouvait le cabinet.

    Jour 5: Vaenys Draknys se rendit donc au cabinet dès onze heures, l’heure de son rendez-vous. Durant son entrevue avec Marc, le Vosdraak demanda à prendre une pause, puis sortit du bureau de Sponti. Il se rendit invisible, puis chercha le bureau de sa cible, Julius Morendi, qu’il trouva sans mal. Ce dernier n’était pas là, il était, comme le prince déchu le savait, au Palais de Justice. Il avait donc quelques minutes avant l’arrivée du coordinateur pour son repas.

    Le Vosdraak fouilla le bureau sans tout déranger, puis finit par tomber sur un double fond. À l’intérieur de celui-ci se trouvait un carnet de notes accompagné d’une lettre en cours de rédaction. Il s’agissait d’un début de rapport de Julius, semblant être destiné à la Sinistrée elle-même. Le rapport contenait les renseignements importants des indicateurs de Julius sur toute la semaine. La lettre était visiblement inachevée.

    Le Baron trouva également ce qui ressemblait à un cachet, certainement celui du gang. Il trouva également un médaillon en acier noir, c’était un triangle inscrit dans un cercle avec un œil entre chaque bord du triangle et du cercle. Une sorte de devise était inscrite sur les bords du triangle, mais c’était illisible tellement que c’était petit. Le Baron, devant toutes ces pièces, mémorisa un maximum d’informations avant de tout remettre à sa place, puis de repartir voir son avocat. Suite à cela, l’entretien plutôt banal avec Marc prit fin, puis le Vosdraak quitta le cabinet de Julius.

    Le soir, le prince déchu prit une nouvelle apparence, celle d’un elfe, banale également, puis se rendit à la taverne du quartier résidentiel. Il s’installa à une table non loin de celle de Marc et y écouta les différentes discussions entre lui-même et ses convives. Toutes ces conversations étaient inintéressantes au possible et personne ne suscitait le moindre intérêt pour le Vosdraak. Le Baron, restant sur sa faim, décida donc de quitter les lieux afin de retourner dans la petite auberge où il logeait.

    Jour 6: Vaenys décida de suivre Julius, de le traquer toute la journée, afin de discerner le moment où il enverrait sa lettre. Cependant, le Vosdraak ne parvint pas à repérer ce moment. Il voyait donc une journée classique de travail pour Julius, rien d’intéressant ne semblait se dessiner au Vosdraak, rien jusqu’au soir. Plutôt que d’aller en direction de la taverne habituelle, Julius Morendi monta dans une diligence. Vaenys se mit en marche pour le suivre.

    Le Vosdraak parvint sans mal à suivre la diligence au travers des rues de Justice. Cette dernière se dirigeait vers la bordure de la ville, en limite avec un quartier artisanal. Julius Morendi descende de la diligence, habillé d’une cape noire et d’une capuche. Il navigue dans les rues, afin d’arriver à un cimetière. À l’intérieur de celui-ci, il pénètre dans un mausolée. Vaenys, alors maintenant invisible, le suit dans le mausolée.

    À l’intérieur de ce mausolée se trouve un passage secret maintenant ouvert, menant directement aux vieilles catacombes de la ville. En suivant Julius à travers le dédale, le prince déchu tomba au détour d’un couloir sur le coordinateur, en compagnie d’une personne emmitouflée dans une cape noire, portant un masque décoré du même motif que le médaillon en acier noir de Morendi. Dans l’obscurité, le Baron devina sans mal les formes d’une femme sous la cape, mais il n’en était pas réellement sûr. Sa voix était fortement distordue. Après de brefs échanges de documents et une discussion à voix basse, Julius fit demi-tour afin de partir sous le regard de la mystérieuse personne et du Vosdraak, qui attendaient tous deux de voir Julius disparaître dans les ténèbres des catacombes.

    Vaenys décida donc de suivre de près la mystérieuse femme. Elle remonta à la surface, puis marcha un temps avant de s’arrêter au fond d’une minuscule impasse. Elle prit une pause, puis s’accroupit pour toucher quelque chose au sol, dans l’instant qui suivit, le corps de la personne disparut, comme s’il fondait miraculeusement. En quelques secondes, il ne restait plus qu’une petite masse noire s’éparpillant sous la pluie. La masse noire n’était rien d’autre qu’un tas de limaille de fer, rien d’intéressant pour le Vosdraak.

    Mais en dessous du tas se trouvait un pavé se démarquant des autres. Il était plaqué d’une couche terne de bronze, au lieu d’être simplement fait de pierre. Vaenys, étant prudent, invoqua une ombre tangible au lieu de toucher directement le pavé de bronze. Le Baron sentit sa magie résonner, mais rien de plus ne se passe. Il mémorisa l’endroit avant de retourner en direction de l’auberge dans laquelle il séjournait.

    Jour 7: Vaenys attendit toute la journée devant le logement de Julius, attendant qu’il en sortît à un moment, mais, non. Il resta chez lui à rien faire toute la journée, jusqu’au soir où, pour ne pas changer, il se rendit à la taverne pour picoler avec ses connaissances. Le Baron prit tout de même la peine de le suivre, afin de s’assurer que Julius fût bien là où il le pensait. Une fois Morendi installer à la taverne, le Vosdraak se mit en direction du domicile du coordinateur.

    Il pénétra, en pleine nuit, dans le logement de sa cible. Pour l’occasion, il se décida à prendre une toute nouvelle apparence, une apparence qu’il garderait sous une nouvelle identité, exclusive à République. Après tout, pourquoi se faire appeler « Le Baron », ce nom était forcément connu dans la nation bleue, même en tant que légende. Non, et puis, il peut très bien se refaire un nom, un nom que toutes les personnes agissant dans les bas-fonds républicains connaîtrait comme étant un être ambitieux et dangereux. Un nom qui ferait parler de lui.

    Il prit l’apparence d’un homme dans la quarantaine, possédant un visage carré et des traits montrant qu’il avait vécu de lourdes épreuves. Il avait de longs cheveux blancs, souvent attachés, mais pas ce soir. Une barbe qui, à l’instar de ses cheveux, était blanche. Ses yeux étaient d’un violet intense et ses pupilles étaient serpentées. En résumé, c’était une apparence proche de celle de Vaenys Draknys, mais plus humaine, avec des défauts et un vieillissement. Il était beaucoup trop attaché à son enveloppe corporelle de Vosdraak pour y renoncer.

    Apparence de Vaenys (métamorphosé):

    Il alla s’asseoir sur une chaise, dans le salon de Julius, et attendit son retour avec impatience. En arrivant à son domicile, Morendi fut surpris de voir un inconnu présent dans son salon. Puis il fut pris d’une peur soudaine et adopta un comportement défensif mais resta relativement calme. Il demanda simplement à l’inconnu qui était devant lui qui il était et ce qu’il voulait. Le Vosdraak, de ses pupilles serpentées, plongea son regard d’améthyste dans celui du coordinateur. « Je suis le Loup Blanc. Cela ne doit certainement pas vous parler, pour le moment. Je sais énormément de chose à votre sujet, cher Coordinateur. Si vous ne me donnez pas ce que je veux, alors je vous ferai tomber, et rien ni personne ne vous sauvera cette fois. » annonça-t-il, attendant la réponse de son interlocuteur.

    Julius lui demanda directement ce qu’il voulait. « Ce que je veux ? Je veux que vous me donniez toutes les informations concernant votre supérieur, vous voyez ? » demanda-t-il, esquissant un léger sourire sur son visage meurtri. « Oh, et, je souhaiterais que vous vous ralliez à moi, évidemment. » ajouta-t-il, attendant une nouvelle réponse de son interlocuteur.

    Julius commença à donner des détails concernant Margaret Killmoor, un avocat sénior qui présidait le cabinet dans lequel il travaillait. Vint ensuite une légère blague de la part de Morendi, qui proposait au prince déchu de passer par sa secrétaire pour qu’il se ralliât à lui. Suite à cette plaisanterie, le Baron lança une légère attaque mentale, histoire de faire comprendre à son interlocuteur la gravité de la situation présente. Suite à cette attaque, Morendi demande au Vosdraak quelles informations il souhaitait obtenir exactement.

    « Je cherche simplement à en savoir plus sur le réseau de la Sinistrée. C’est tout ce que vous avez à savoir, monsieur Morendi. Comprenez bien que je ne suis ni un officier républicain, ni un autre de ces pathétiques représentant des forces de l’ordre républicaines. » annonça-t-il, gardant son regard sur Julius. « Parlez-moi de ce médaillon, en acier noir. Celui représentant le triangle dans le cercle. » conclut-il.
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    Noble de La République
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    Zelevas E. Fraternitas
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    qui suis-je ?:
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  • Dim 31 Déc - 2:22
    Reprise de Justice.
    PLANIFICATION, TOUR 2

    Vendredi 20 Décembre

    Marta Hanneth dévisage le vioc avec un sourire aux lèvres, elle adore les loubards qui n’ont plus qu’un oeil, elle ne sait pas pourquoi, peut-être est-ce la physionomie que ça leur donne ou la drôlerie de fixer ses deux yeux à elle dans un seul quand elle leur parle, mais ça la rend joyeuse. Ou alors c’est parce que ces gens là respirent la mer et emportent un peu de sa saveur partout où ils vont, dans tout les cas la dockeuse sait reconnaître un loup de mer bien iodé quand elle en voit un et le Capitaine Aearon en fait partie. C’est pour ça qu’elle s’était permise d’être aussi familière et directe avec le marin, parce que des comme lui dans les forces de l’ordre on en comptait sur les doigts d’une main, et la petite Marta est suffisamment joueuse pour courir le risque. Quand elle écoute les demandes du demi-elfe avec toute l’attention que ses yeux pétillants sont capables de démontrer, son sourire se transforme en moue amusée alors qu’elle se mordille la lèvre inférieure puis, joueuse, elle réponds:

    ”Un verre de rhum, avec du citron et de l’aleurolite, un pour moi et un pour Monseigneur, et sérieusement laisse tomber le Ma Dame, tu m’as vu?” Une fois servie, l’Indicatrice se met à table littéralement et figurativement. ”Et alors un écumeur comme toi cherche un nouveau nid douillet? Ça n’est pas commun par ici, en général les vrais ne supportent pas le changement entre l’océan et l’eau douce du Lac.” Elle éclate de rire aux dépends de son interlocuteur. ”Tu cherches des nouvelles affaires, ça tombe bien, j’ai quelque chose qui pourrait bien intéresser quelqu’un dans ton genre, je travaille pour quelqu’un qui aurait bien besoin de requin bien rodés, et en échange t’es grassement payé et t’auras la vie facile pour…” Marta désigne le mur qui fait face aux quais en tournant un index en petits ronds enfantins. ”...tout ça là, tes ‘cargaisons’. Si ça t’intéresse le vieux, viens au carrefour entre la rue du Puit-l’Évêque et le couloir des Clairons Chantants, sois là bas mercredi prochain à dix heures du soir d’accord?” Elle trinque avec Altarus avant de descendre sa boisson trouble d’une traite. Marta repose brusquement son verre sur le comptoir et d’un air taquin elle finit par ajouter ”Bois pas trop vite le vieux, tu pourrais t’étouffer.”

    La déchargeuse tourne sur ses talons après avoir balancé quelques pièces de cuivre pour les boissons et sort de la taverne. Lorsqu’Altarus touche du bout de ses lèvres sa propre boisson, il sent en vidant son verre quelque chose de dur entrer dans sa bouche, et en recrachant avec surprise, il se retrouve à regarder un étrange médaillon en métal noir, de la taille d’une petite pièce, représentant un triangle inscrit dans un cercle.


    Dimanche 22 Décembre

    Kalmir est terrorisé, il ne sait ni comment réagir, ni quoi faire. Il n’est pas dans la Sinistrée depuis très longtemps mais quelque chose lui dit qu’il ne va pas y faire long feu, c’est la première fois qu’il s’attire des ennuis, et leur magnitude ne s’arrête pas à une simple dette ou à du chantage classique. Pourtant les autres membres de la communauté Shoumeïenne ont tous eu affaire à un moment ou à un autre à l’oppression des Officiers Républicains ou aux sournoiseries des citoyens les plus conservateurs, mais pas Kalmir. Lui n’avait pas accepté de rejoindre la Sinistrée pour se sortir d’une mauvaise passe ou pour se frayer un chemin en collant au groupe des plus forts, il avait accepté d’être Indicateur parce que les payes supplémentaires de la part du gang, frauduleusement libre d’impôt et généreuse en fonction de son efficacité, lui permettait d’économiser pour tirer sa famille de ce trou bouseux et payer à ses enfants une éducation qu’il n’a pas eu et qu’il n’aura jamais. Les universités républicaines lui avaient fait miroiter les yeux à son arrivée dans le pays il y a deux ans et il s’était donné comme objectif d’y envoyer ses deux fils et ses trois filles coûte que coûte, mais maintenant il n’était plus sûr de rien. Face au Limier il n’avait même pas l’assurance que ses enfants seraient en vie demain, pour ne même pas parler de sa propre personne. Piégé entre la toile de la Sinistrée et le piège d’un des chiens les plus instables du Razkaal, il n’avait plus d’issue. C’est pour cette raison que Kalmir pleure comme une fontaine aux genoux de Séraphin, agrippant la botte du Limier en se confondant en excuses de façon ennuyeusement répétitives, dans l’espoir que sa simple coopération lui permettrait de s’en tirer là.

    ”Je suis désolé Monsieur. Je suis désolé, je vais tout vous dire Monsieur d’accord? Ne faites pas de mal à ma famille Monsieur pitié, vraiment pitié je vous en supplie je vais tout vous dire alors ne leur faites pas de mal Monsieur. C’est un monsieur qui m’a parlé de la Sinistrée, le Monsieur m’a dit qu’ils cherchaient des gens qui plaisent, des gens qui discutent beaucoup avec les autres, des gens un peu comme moi pour savoir beaucoup de choses, il m’a dit que je devais juste tout lui dire Monsieur, je vous jure que c’est vrai, c’est un homme petit avec une moustache, il vient souvent au restaurant où je travaille Monsieur, je ne connais pas son nom mais il est petit moustachu et un peu gros, il s’habille souvent en blanc il m’a dit que quand j’entendais quelque chose d’intéressant, comme les plans de mes copains dans le quartiers ou des rumeurs sur la violence de rue ou n’importe quoi, il m’a dit que je devais lui dire, je suis désolé Monsieur. Je suis vraiment désolé je ne le ferai plus, laissez nous partir Monsieur je vous jure que je vais changer, je vais arrêter tout ça Monsieur, oui oui, je vais arrêter n’est-ce pas?”

    Ses pleurs continuent de s’ajouter à l’eau de pluie sur les bottes de Séraphin. Au fur et à mesure que le serveur shoumeïen vide son sac, les éléments semblent converger pour dénoncer Maine Capricorne comme étant un Coordinateur de la Sinistrée.


    Un peu plus tard dans la soirée

    Plusieurs choses passent à travers la tête de Julius Morendi pendant qu’il regarde le fameux Loup Blanc le dévisager depuis son propre putain de fauteuil, la première c’est qu’il n’a pas retiré ses chaussures, il va encore devoir laver son sol alors qu’il déteste faire le ménage, la deuxième c’est un sale début de migraine à cause de la magie de l’intrus, la troisième c’est que ça commence à faire un peu trop à son goût. Entre les problèmes judiciaire qu’il a enchaîné cette année à cause de dénonciations très enthousiastes, la pression continuelle non seulement de son travail mais aussi en provenance du gang, et maintenant le Loup Blanc, le Coordinateur se dit que sa petite vie tranquille est entrain de ne plus l’être tant que ça. Finalement il regrette peut-être un peu la monotonie de la vie insipide d’avocat non? Enfin, il se dit ça maintenant qu’un grand gaillard menaçant peut décider de l’envoyer six pieds sous terre avec ses tours de passe-passe mais il se connaît, aussitôt qu’il aura un peu de mal à finir ses fins de mois pour maintenir son train de vie onéreux, il sera bien content d’avoir l’apport financier de la Sinistrée sur le côté. Il soupire de dépit avant de se résigner à répondre, tentant de rester le plus vague possible:

    ”Ça s’appelle un Denier.” Jusque là il ne se mouille pas. ”C’est… un outil de transaction, pour faire des échanges d’informations.” C’est bien, il n’a qu’à continuer comme ça, il parle lentement, prenant bien le temps de choisir ses mots avec précision, il se sent comme un funambule sur un fil de rasoir. Sauf qu’il doit tenir un plateau de verre. Avec un gosse à côté qui lui jette des pierres. Des pierres enflammées. Et il a une gastro, lui pas le gosse hein. .”Une pièce, c’est un rendez-vous. Pas avec moi, ni avec celui qui l’a donné.” La négation c’est bien, ça permet de contourner les règles. ”Et euh… la pièce euh…”

    Julius transpire ostensiblement, il se râcle la gorge avec sa main et continue:

    ”Quand on paye pour quelque chose on donne de l’argent, alors que là, quand on paie pour de l’information on utilise le Denier, mais c’est différent. Parce que… parce que…” Il est coincé. ”Voilà. Je ne peux pas en dire plus donc ce nestpalpapènedebééer…”

    Julius est surpris, mais son visage n’affiche pas entièrement son expression d’ébètement à cause de la moitié paralysée de ses traits faciaux, il se sent perdre l’équilibre lentement, titubant jusqu’au mur le plus proche avant de s’effondrer contre le parquet. Son état de faiblesse latent ne laisse aucun doute à ce qui est entrain de se passer, il avait merdé quelque part. Fais chier. C’est la dernière chose qu’il pense alors que son coeur s’arrête de lui-même dans sa poitrine et que son cerveau tombe dans les limbes.



    Objectifs:
    Espionner la Sinistrée (Gang): 0.2/1 (+0.2 Séraphin, +0.2 Vaenys) => 0.6/1
    Identifier la Sinistrée (Chef): 0/1
    Fragiliser la Sinistrée (Gang) 0/1 (+0.5 Séraphin) => 0.5/1

    Règles importantes à lire:
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    Citoyen du monde
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    Vaenys Draknys
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    Info personnage
    Race: Vosdraak
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    Alignement: Neutre mauvais
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    qui suis-je ?:
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  • Mar 2 Jan - 17:37
     
    Reprise de Justice
    Feat. Altarus et Séraphin
    Suite à la mort de Julius Morendi devant ses yeux, Vaenys partit en direction de l’auberge, sans même prendre le temps de cacher le corps. La mort soudaine lui provoqua quelques questionnements, certes, mais rien de plus. Lors de la seconde moitié de la première matinée de la semaine, le prince déchu se rendit au point de rendez-vous que ses coéquipiers d’enquête et lui-même s’étaient fixé une semaine plus tôt. En arrivant, il était seul, puis, après quelques minutes d’attente, le Limier arriva, suivi de très près par le demi-elfe. Il les salua, avant de prendre la parole. « Bonjour messieurs, j’espère que votre semaine fut fluctuante. Pour ma part, je n’ai rien appris de surprenant hélas, j’en suis navré. Le Coordinateur que j’ai suivi tout le long de la semaine est soudainement mort devant mes yeux, avant même qu’il ne puisse me livrer une quelconque information intéressante sur la Sinistrée. J’ai cependant appris qu’ils utilisent ce qu’ils appellent un « Denier », qui est une pièce servant de monnaie d’échange. L’un de vous en a-t-il un en sa possession ? » demanda-t-il, attendant le rapport et la réponse des deux hommes qui se trouvaient face à lui.

    Jour 1, après l’entrevue avec Altarus et Séraphin : Le prince déchu, métamorphosé dans sa forme humaine, sortit de la taverne pour se diriger en direction du cabinet d’avocat dans lequel travaillait feu Julius Morendi. En arrivant, il se rendit invisible, puis se dirigea directement dans le bureau du Coordinateur, afin d’y prendre le Denier dissimulé dans le double fond. Heureusement, le Denier était toujours là, il le prit avec lui, puis sortit discrètement du cabinet d’avocat, voyant au passage Marc Spontil. Il resta non loin de ce dernier, au cas où la pièce aurait une quelconque empreinte magique permettant d’être localisée. Il attendit devant le cabinet que l’indicateur daignât sortir de son lieu de travail.

    Marc, remarquant l’absence de Julius passé midi, son heure d’arrivée habituelle, décida de sortir du cabinet afin de se diriger vers la maison de son Coordinateur. Naturellement, Vaenys le suit de près, afin de regarder ce qu’il allât y faire. Marc, en entrant dans le logement de Morendi, tomba sur le cadavre de ce dernier. Il resta tétanisé un instant, puis s’approcha et ausculta sommairement le corps pour tenter d’identifier la raison du décès. Lorsqu’il semblât avoir fini, il se mit à jurer. Puis, il commença à fouiller la maison.

    Vaenys entra dans la maison, discrètement et invisible, et regarda ce que sa cible fit. Il voulait surtout savoir ce qu’il tenait tant à récupérer. Marc trouva un petit étui en bois travaillé, il l’ouvrit pour en vérifier le contenu puis révéla par la même occasion la dizaine de Deniers se trouvant en son intérieur. Il enfouit l’étui dans sa poche puis fuit de la maison de Julius, en direction du cabinet. Marc, une fois au cabinet, plaça l’étui dans son bureau puis partit en direction du commissariat des Officiers Républicains.

    Le Vosdraak, sous son identité humaine, décida de suivre l’indicateur en direction du commissariat. Lorsque Marc arriva, il demanda à parler avec le Capitaine Belmont. On le fit patienter dehors un instant, puis homme en uniforme sortit le rejoindre quelques minutes plus tard. Les deux hommes se saluèrent puis commencèrent à se parler. Vaenys se dissimula une nouvelle fois dans son invisibilité puis se rapprocha discrètement, afin d’écouter le moindre des mots prononcés par les deux individus.

    L’Officier demanda la raison de la visite de Marc, qui lui annonçât la mort de Julius, qu'il eut visiblement succombé à sa malédiction. L’officier demanda alors à Marc s’il avait été suivi, avant de lui dire de venir à l’intérieur. Le Capitaine se mit à surveiller les alentours tout en parlant à Marc. Vaenys, n’étant pas suffisamment fou pour pénétrer dans le commissariat, attendit simplement la sortie de Spontil devant ce dernier.  Après quelques minutes d’attente, le prince déchu entendit des pas feutrés venant de derrière lui. En se retournant, le Vosdraak vit le Capitaine qui était alors accroupi, se jeter dans sa direction, matraque à la main. Vaenys surpris, invoqua des ombres pour se protéger puis il fuit de son emplacement, retournant à l’auberge dans laquelle il séjournait.

    Jour 2 : Vaenys, assez tôt le matin, se rendit directement à l’adresse de Marc, afin d’attendre de le voir sortir. Quand le prince déchu arriva devant chez l’indicateur, il vit deux hommes postés en bas son domicile, semblant monter une sorte de garde. Le Vosdraak se rendit invisible et s’approcha suffisamment près, afin de voir s’ils discutaient entre eux. Visiblement, les deux guetteurs étaient habillés en civils, mais le Loup Blanc se rendit vite compte qu’il s’agissait d’Officiers Républicains banalisés, à la teneur de leurs discussions. Ils échangeaient des ragots du commissariat sans avoir la moindre réaction à l’approche de l’espion en herbe. Ce dernier supposa donc qu’ils n’avaient pas de senseur magique ou de quelconque moyen de localiser le Vosdraak dissimulé. Vaenys s’avança donc, puis pénétra dans le bâtiment jusqu’à l’appartement de Marc, mais il tomba sur une porte fermée.

    Vaenys, voyant qu’il n’eût pas le moindre moyen de pénétrer dans le domicile de Spontil, se rua en direction du cabinet d’avocat afin d’y récupérer les Deniers. Une fois arrivé, le Vosdraak fouilla dans tout le bureau de Marc, il le fouilla de fond en comble, mais il ne trouva ni l’étui, ni les Derniers. Quelqu’un était certainement venu les récupérer la veille, sachant qu’une personne en voulait à Marc. Frustré, le prince déchu se mit en route en direction du poste d’Officier. En arrivant, Vaenys se posta relativement loin du poste, attendant de voir si l’Officier Belmont montrerait le bout de son nez. Il surveilla le commissariat, mais aucun signe apparent de l’Officier en question.

    Au soir, en rentrant à l’auberge, le mage noir remarqua la présence d’une silhouette qui semblait attendre non loin du lieu dans lequel Vaenys séjournait. Le Vosdraak décida d’approcher discrètement de la silhouette, sans se faire repérer, afin de voir si le visage de la personne était connu du prince déchu. Effectivement, ce dernier reconnaît les traits de l’Officier Belmont, sous une cape, qui semblait toujours guetter patiemment l’entrée de l’auberge, mais il n’avait pas repéré Vaenys.

    Le Vosdraak s’approcha donc de lui, toujours discrètement, puis une fois suffisamment proche, il pointa une épée sous le cou de Belmont, une épée qu’il venait de créer à l’aide de sa magie des ténèbres.

    - « Qu’est-ce que tu veux ? »

    - « Je veux savoir qui vous êtes et ce que vous voulez »

    - « Je suis le Loup Blanc, tu ne me connais pas encore, mais ça viendra. Ce que je veux ? C'est très simple, tu vas me dire tout ce que tu sais sur la Sinistrée »

    - « C'est un regroupement d'informateurs, j'ai des ordres d'en haut pour protéger Marc Spontil et je suis obligé d'y obéir, ça te va comme ça Loup Blanc ? »

    - « Espérons alors que tu ne faillisses pas à ta tâche, Capitaine Belmont. Disparais de ma vue et ne t'avise plus de revenir ici, ni te mettre en travers de ma route, c'est clair ? »

    - « Tant que tu laisses notre bon vieux Marc tranquille ça devrait aller »

    - « Évidemment, je n'ai plus besoin de lui, de toute façon. Ce n'est qu'un indicateur, après tout. Rien de bien fameux, n'est-ce pas ? »

    - « Un indicateur ? Qu'est-ce que t’entends par là ? »

    - « Joue pas aux idiots avec moi et disparais, Belmont. » cracha Vaenys, avant de disparaître dans les ténèbres.

    Le Vosdraak laissa Belmont sur place, qui se retrouva bien perdu après ce qu’il venait de se produire. Le prince déchu partit puis se mit en quête de trouver un nouvel endroit où se loger, avec succès.

    Jour 3 : Vaenys partit de la nouvelle auberge, adoptant une nouvelle apparence. Un homme de taille moyenne, peinant à atteindre le mètre soixante-quinze. Il était blond avec des yeux bruns, et était vêtu de blanc et de bleu. Le Vosdraak, sous une nouvelle apparence humaine, se rendit au cabinet d’avocat afin de voir si Marc était sorti de chez lui ou non. Hélas, Spontil semblait absent du cabinet, le prince déchu se mit donc en route vers le commissariat, faisant preuve d’une grande discrétion, puis il attendit de voir si Belmont sortit de son lieu de travail. Le Loup Blanc repéra le Capitaine à l’intérieur du commissariat, qui paraissait travailler à son bureau, tranquillement. Au bout de quelques heures de surveillance, Vaenys vit Belmont s’éclipser du commissariat, puis aller en direction de la résidence de Spontil.

    Le Vosdraak le suivit de près, puis, en arrivant, il vit l’Officier pénétrer chez Spontil. Vaenys décida de le suivre, se rendant invisible et faisant preuve d’une grande discrétion, il souhaitait simplement écouter la conversation que les deux individus auraient. Vaenys parvint à se faufiler chez Spontil en passant par la porte laissée ouverte lors de l’entrée de Belmont. Le Capitaine discutait avec Spontil de la suite des événements. Marc l’informa du resserrement des contrôles de la GAR au sud de la ville. Belmont semblait étonné de cette nouvelle, puis répondit ne pas en avoir entendu parler. En réponse, Marc demanda au Capitaine d’investiguer. Ce dernier demanda ensuite à Marc ce qu’il comptait faire sur à la mort de Julius. En réponse, l’indicateur indiqua qu’il allait en informer la Sinistrée le soir-même. Le prince déchu décida de se faire discret et resta chez Marc le temps que le Capitaine sortît. Ce dernier sortit, laissant Marc de nouveau seul chez lui. Les Officiers Républicains gardaient toujours l’entrée, de ce fait, Vaenys le suivit afin de ne pas se faire repérer, puis, il attendit le soir.

    Le soir, assez tard, Marc tenta de sortir de chez lui. Les Officiers gardant son domicile insistèrent pour accompagner l’indicateur, mais ce dernier s’embrouilla avec eux. Cependant, il parvint à obtenir gain de cause, puis, il fila à pied en direction des quais. Vaenys le suivit de près, le talonnant tout en restant discret. Marc navigua avec prudence dans la cité, évitant les rues encore actives à cette heure de la nuit. Il se contenta de passer d’allées en ruelles pour atteindre la berge du fleuve qui traversait Justice, là où le Carré Droit faisait face au Carré Gauche. Marc descendit sur les quais, puis profita de la faveur des ombres pour entrer dans un couloir d’évacuation d’égouts. Il s’enfonça à l’intérieur et arriva devant une porte dérobée et moisi. Il l’ouvrit, dévoilant un escalier luisant, puis descendit les marches et parvint aux anciennes catacombes. Vaenys, le suivant de près, perçut une personne drapée de noir et portant un masque similaire à la fois précédente, avec le même triangle, les mêmes yeux, le même cercle. Sauf que cette fois-ci, la silhouette en dessous des vêtements ne correspondait en rien aux formes de la supposée femme que le Vosdraak avait vue en compagnie de Julius. Le prince déchu s’approcha discrètement et tenta d’écouter la conversation.

    La personne aux traits cachés parlait avec une grave voix d’homme. Elle s’approchait sans peine des deux mètres de haut et possédait visiblement une forte musculature. Marc informa cette dernière de la mort de Julius Morendi, puis il tendit la boîte de Deniers et demanda ce qu’il allait se passer désormais. La personne dissimulée, d’une voix grave, répondit. « Je vais élire un nouveau Coordinateur, il va me falloir du temps pour faire mon choix, mais je vais devoir aussi en parler avec le Superviseur Interne. »

    Suite à ses paroles, Vaenys devina sans mal que la personne était bien plus haute placée qu’un simple Superviseur. Peut-être était-ce directement la Sinistrée ? À moins qu’il y eût quelqu’un entre la dite Sinistrée et le Superviseur de Julius. Sur ce, le prince déchu attendit patiemment que Marc partît. Ce dernier enchaîna, faisant comprendre que la situation lui déplaisait, il dit que Julius s’était fait avoir et qu’il serait certainement le prochain, que quelqu’un le suivait avec de la magie. La personne mystérieuse, vêtue de noir, demanda à Mark s'il n’avait pas été suivi, là maintenant. Ce dernier répondit qu’il ne le pensât pas. La personne répondit alors. « Donc conserve ton sang-froid, Julius est mort parce qu’il m’a déjà fait défaut une fois. Tant que tu conserves ton allégeance, tu ne risques rien, Spontil. » Suite à ces belles paroles, Marc s’en alla, puis la personne surveilla son départ. Ensuite, cette dernière fit demi-tour et sortit des anciennes catacombes, puis des égouts. Naturellement, Vaenys suivit la personne.

    La personne s’engagea dans une petite ruelle jouxtant les quais. De loin, le Loup Blanc perçut le reflet d’un pavé de bronze dans la lumière de la lune. Ce dernier, avant de ne voir sa cible fuir, invoqua un soldat de l’ombre de cette dernière. La personne sembla surprise, elle fit quelques pas en arrière et regarda rapidement autour d’elle avant de faire quelque chose de surprenant. L’imposante figure sauta de près d’un mètre cinquante, et posa ses pieds sur un palier de soutènement d’une maison pour faire une cabriole en l’air. Puis, dans un geste de tournoiement, trois aiguilles en métal luisantes dans la nuit filèrent droit sur le soldat.

    Vaenys usa de ses pouvoirs de magie des ombres afin de créer cinq soldats, tout en propulsant des lames d’ombres sur la figure imposante perchée plus haut. À la fin de son acrobatie aérienne, la cible du Loup Blanc prit appui sur un mur, puis se propulsa vers l’un des soldats des ombres. La manche de la personne se déchira pour dévoiler un bras transformé en une lame acérée, puis découpa l’ombre en deux net, passant au travers. Lorsque les lames d’ombres lui arrivèrent dessus, une roulade mit la silhouette imposante à l’abri et cette dernière continua à danser à travers les soldats pour se rapprocher du pavé de bronze.

    Le mage noir propagea une brume noire au sol, afin que sa cible perdît la vue du pavé de bronze, puis, de nouvelles lames d’ombres furent projetées sur la silhouette. En plus de cela, une ombre surgit en dessous de l’inconnu afin de tenter de la propulser en l’air. La nuée d’ombre se répandit sur le sol et dissimula l’emplacement du pavé de bronze. Le masque se tourna désormais vers le Vosdraak, adoptant une position de défiance, prête à en découdre. Malheureusement pour elle, l’ombre jaillissant du sol attire une nouvelle fois son attention. La silhouette se propulsa vers l’arrière et commença à s’enfuir.

    Vaenys se rua vers elle, puis il plongea la silhouette dans le noir complet, à l’aide de sa magie, et l’attaqua avec des ombres mortelles, prêt à la blesser. Même la nyctalopie ne permettait pas de voir en travers. La personne s’immobilisa net dans sa course, semblant être sur la défensive, tournant autour d’elle en boucle, arme en main, totalement vulnérable. Les attaques successives du Loup Blanc blessèrent à plusieurs reprises la silhouette, arrachant des pans de sa cape pour dévoiler le corps d’un grand homme très passablement musclé. Vaenys entoura désormais la personne d’une nuée de lames des ténèbres, en plaçant à droite, à gauche et au-dessus, ne laissant aucun échappatoire.

    - « Si tu bouges, tu meurs. » annonça-t-il.

    - « À qui ai-je l'honneur ? Votre magie n'est pas anodine, il m'étonne de trouver un mage aussi puissant dans ma ville sans que je ne le sache. » demanda-t-elle, à l’aveuglette.

    - « Je vous retourne la question, qui êtes-vous ? » rétorqua-t-il.

    La personne sortit un Denier de sa poche et le lança devant elle. La pièce atterrit sur le sol.
    - « Toute information a un prix. Saisissez la pièce dans votre paume et nous pourrons parler. »

    - « Je ne crois pas que vous soyez en position de négocier. » répondit le Vosdraak, resserrant l’étau de lames des ténèbres tranchantes sur sa cible.

    - « Je crois que si. » affirma la personne, brandissant son arme sous sa propre gorge, par-dessous son masque.

    - « Très bien, je prends la pièce, mais jeter votre arme. »

    La personne saisit un Denier supplémentaire dans sa paume sans lâcher son arme, elle semblait attendre. Par précaution, le Vosdraak invoqua deux énormes soldats autour de lui, et lui demanda alors : - « Qu’attendez-vous ? »

    - « Que vous joignez le geste à la parole. » rétorqua-t-elle.

    Vaenys s’empara du Deniers se trouvant au sol, le prenant dans la paume de sa main. Ce faisant, la main du Vosdraak se contracta toute seule autour du Denier. Des veinules noires commencèrent à apparaître de l’intérieur du poing du Vosdraak, puis sur les côtés et sur le dos de sa main. Il en était de même avec la main de l’inconnu. De ce fait, cette dernière fit disparaître son arme.

    - « Je vous accorde une information, vous en faites de même, nulle violence, nulle blessure et nul psychisme ne peut être utilisé, celui qui rompt cet accord sera emporté par la mort. Je suis celui qu'on appelle La Sinistrée. Le grand informateur de Justice. Et vous êtes ? »

    - « Je suis le Loup Blanc, je cherchais à entrer en contact avec vous. C'est un honneur de faire enfin votre connaissance »

    Les veinules noires se résorbèrent, puis, Vaenys sentit le Denier se dissoudre dans sa main en une fine poussière métallique. La Sinistrée s’accroupit en soufflant un peu de l’effort qu’il vînt de fournir. Toujours plongé dans le noir total, il réouvrit son poing pour montrer que son Denier aussi avait expiré, puis, il prit la parole.

    - « Correct, et que me vaut le plaisir de faire votre rencontre, Loup Blanc ? »

    - « Je m’intéresse de très près à votre réseau d’information, voyez-vous. J’aimerais donc pouvoir avoir une place relativement élevée au sein de votre gang. Il est regrettable de voir des êtres tel que Julius, aussi abject soit-il, faillir à leur mission. Vous ne risquez pas de telles erreurs avec moi, soyez-en certain. Je ne pense pas non plus avoir besoin de vous refaire une démonstration de mes pouvoirs. » annonça-t-il, laissant la Sinistrée dans le noir complet.

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    Altarus Aearon
    Altarus Aearon
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    qui suis-je ?:
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  • Mer 3 Jan - 16:37
    Le demi-elfe avait écouté les paroles de la jeune Martha, qui était très ouverte à la discussion. Il n'avait pas manqué d'afficher un très léger sourire amusé quand elle exigea presque qu'il cesse de la titrer comme une dame.

    "Très bien, j'en prends bonne note. "

    Après quoi, l'entrevue terminée, Altarus avait discrètement récupéré le petit médaillon pour le mettre dans l'une des poches de sa tunique. Le contact qu'il visait pointait enfin le nez. Son esprit était en pleine réflexion sur la suite à donner à tout cela. Il devait maintenir ses activités. Il prit son verre et en but une petite gorgée. Il n'aimait pas particulièrement le rhum, mais le mélange avait quelque chose d'intéressant... À réessayer pour une prochaine fois. Il termina ce qui restait de son verre d'une traite, grimaça à la force du rhum, se leva et quitta la taverne, pour aller retrouver le marin qui l'accompagnait et qui jouait son "représentant" commercial quand il embarquait sur un navire loué du port.


    J1 : Entrevue au matin,  suite des activités par après

    Au petit matin, à l'aube, il était présent dans le port, pour terminer de superviser le départ du navire. Les dernières consignes données, il put s'en retourner à d'autres affaires… à savoir de rejoindre les autres membres de l'opération en cours. Altarus rejoignit les autres au lieu du rendez-vous fixé, s'assurant bien entendu qu'il n'était pas suivi.

    Après avoir salué les deux autres membres de cette alliance atypique, il apporta les détails du contact établi avec Martha et présenta le médaillon avec son signe particulier. C'est là qu'il apprit que c'était une sorte de pièce qui servait à organiser un rendez-vous. Il s'attendait déjà à croiser une nouvelle tête, autre que celle de Martha. Comme prévu donc, Altarus avait mis un pied en avant dans la recherche de la Sinistrée. Le jeune "blondin" et le Baron apportèrent leurs activités et ce qui en découlait.

    "je n'ai pas d'avancées aussi promptes que vous, Messieurs, mais sachez que je serai présent à ce rendez-vous. Espérons que je poursuive ainsi sans accroc"

    Il consacrera le reste de l'après-midi à ses activités au port tout en gardant un regard attentif et discret à la présence de Martha. Là, il verra faire appareiller un second navire loué pour assurer un second moyen de transport entre le Reike et le port de Justice, et voir comment évolueront ses démarches commerciales. Quand les choses tournent, il n'y a pas de raisons de changer ses habitudes d'armateur et de commerce. La Dockeuse s'occupait de ses petites affaires, de son côté, faisant comme si la journée était normale. Par contre, ce qui irrita quelque peu le capitaine fut d'apprendre qu'il y aura bientôt un excédent de surproduction de doucettes...



    Jour 2 :

    Nouvelle journée sur le port. Altarus vaguait à ses occupations, un peu dépité d'avoir un excès de doucette sur le marché. En même temps, c'est de saison… Première chose à faire : de ne pas en avoir dans ses cargaisons qu'il destine à Courage !
    Hormis l'invasion de mâche verte, il y avait le premier navire à s'occuper, le premier qu'il avait loué dans les premiers jours de son arrivée à Justice, qui n'avait pas encore quitté du port.
    Une fois le chargement et les préparatifs terminés pour celui-là, reprenant ses menues tâches, Altarus  essayait d'observer à quel moment Martha terminera ses heures de travail dans les différentes parties portuaires et de confronter ce qu'il avait déjà noté sur elle lors de ces précédents déplacements. Visiblement, la jeune femme avait une routine bien rodée. Elle arrivait quasiment aux mêmes heures matinales, vaquant à ses occupations de dockeuse, conversant à droite et à gauche, passant à la taverne... notant ce qu'elle estimait bon de noter dans son carnet... et s'en retournant chez elle par le chemin habituel... Que de la routine...

    Jour J 3 :

    Le jour du rendez-vous est enfin là. Altarus était serein et s'occupait de ses activités du jour qui devenaient routinières. Il ne relâchait pas sa vigilance pour autant. Le second navire arriva enfin au port avec ses cargaisons reikoises. Il s'attela donc à la tâche habituelle, essayant de voir si Martha était présente et si son comportement demeurait inchangé, ou si au contraire, elle se montrait indifférente, vu que c'était aujourd'hui, dans la soirée, qu'aura lieu sa première rencontre avec un "contact" de la Sinistrée. De ce qu'il put noter, la jeune femme vaquait à ses occupations. Bien… Il n'avait plus qu'à attendre que le soir arrive enfin.

    Le soir venu donc, il arriva un peu en avance au lieu du rendez-vous, au carrefour entre la rue du Puit-l’Évêque et le couloir des Clairons Chantants. Il n'eut plus qu'à patienter, restant dans un recoin de l'entrecroisement tout en restant visible.  Dans la poche, il avait le mystérieux médaillon confié par Martha. L'air était  frais. Il resserra un peu plus les pans de sa cape et de la capuche sombre qu'il avait revêtue. Par précaution, à sa ceinture, il portait sa dague.

    Un grincement métallique attira son attention entre deux maisons dans la rue du Puit-l'Évêque. Prudent, il aperçut qu'une trappe d'égout s'ouvrit et que Marta en sortit avec une lampe à la main.

    "Aller mon requin d'eau-douce, ça fait plaisir de te voir, suis moi."

    Sans mot dire, le demi-elfe la rejoignit.

    Ils s'enfoncèrent dans les égouts, suivant les tunnels du réseau de canalisant qui empêtrait, jusqu'à atteindre une porte dérobée qui donnait accès à un vieil escalier séculaire, très ancien. Altarus comprit qu'il mettait les pieds dans les vieilles catacombes de la ville de Justice.

    Le duo continua de déambuler dans les couleurs, passant de nombreux embranchements. À chaque point du parcours, Martha allumait des  des lampes à huiles en prévenant le borgne qu'il sera tout seul pour le chemin du retour. Il n'aura qu'à suivre les lampes, qu'il devra éteindre une à une. Altarus nota silencieusement ces informations dans son esprit, comme du chemin, juste au cas où.

    Ils arrivèrent à un détour et débouchèrent dans une petite pièce. Ses murs n'étaient qu'un amoncellement de crânes et d'ossuaires. Les lieux avaient de quoi donner froid dans le dos. La jeune femme confia la lampe au vieil homme et le laissa là, tout seul. La chose qu'elle lui dit fut que son rendez-vous ne tardera plus.  Altarus n'eut plus qu'à patienter. Un bruit de pas retentit dans le couloir opposé à celui de sa venue avec la dockeuse.

    Lentement, une silhouette sort des ténèbres. Elle était drapée d'une cape noire qui dissimulait tous ses traits jusqu'à sa race, portant un masque noir orné d'un symbole de triangle inscrit dans un cercle et décoré d'yeux pareillement que le Denier fit  son apparition. La personne semblait être un individu masculin de carrure svelte d'après la forme des épaules. Du reste, Altarus ne sut rien découvrir de plus. Cet être prenait beaucoup de précautions visiblement.

    Lorsque la personne parvint jusqu'au Capitaine et l'aperçut, son assurance  parut fondre comme neige au soleil, se montrant méfiant... ou surpris peut-être. Au bout de quelques instants d'observations précautionneuses autour de lui, pour s'assurer qu'il n'y avait pas de danger, il parut plus confiant.

    "Bonsoir."fit-il par dire d'une voix masculine.

    Altarus inclina la tête pour le saluer.

    "Bonsoir. "

    Il ne dit rien de plus, guettant la suite. Il était l'invité en ces lieux, pas un conquérant.

    "Vous vous retrouvez bien loin de votre océan, Altarus Aearon." dit-elle en demeurant debout. " Quelles raisons ont bien pu vous amener à Justice?"

    "En effet.répondit-il sans crainte.  "J'ai été quelque peu contraint de chercher plus à l'intérieur des terres pour trouver de quoi faire survivre ma petite entreprise marchande, le temps que l'instabilité provoquée par la destruction s'efface et permette au commerce maritime de retrouver un équilibre plus profitable pour mes finances. Le Lac Rebirth, bien que d'eau douce, est une forme de mer intérieure, avec des navires, un réseau d'échange, des points commerciaux... un environnement qui ne m'est pas totalement étranger. Donc, si je suis venu à Justice, c'est le temps de me refaire un peu et de guetter les nouvelles opportunités qui naîtront dans les mois à venir dans les ports de haute mer... "

    La personne brandit une main gantée et tint un Denier entre son pouce et son index.

    "Je vous accorde une information, vous en faîtes de même, nulle violence, nulle blessure et nulle psychisme ne peut être utilisé, celui qui rompt cet accord sera emporté par la mort. Prenez le Denier dans votre main Altarus." fit l'encapuchonné, tout en resserant son poing autour de la pièce.

    Altarus sortit de la poche de sa tunique son Denier, la montrant à son tour. Après quoi, il la serra dans sa main, imitant son interlocuteur. Sa main se contracta toute seule, des petites
    veinules noires apparurent de l'intérieur de son poing sur les côtés et le dos de sa main. De la magie, songea-t-il...

    "Je commence, avez-vous une cause Altarus? Quel but anime votre âme ?", reprit-elle.
    "Oui. Kaizoku.... je chéris l'espoir de lui rendre sa superbe d'autrefois, qu'il faudra du temps et des moyens pour y parvenir. Me sera-t-il possible de voir la Sinistrée ? "

    L'individu rit. Étrangement, le timbre masculin se mit à varier, devenant de plus en plus féminin, pendant qu'il se rapprocha du pirate. La forme de la silhouette changea en même temps  sous la cape, la hauteur diminua, la largeur d'épaule se réduisit, le son des pas changea en même temps que le poids se modulait différemment.

    Altarus se retint de reculer d'un pas, mais réussit à ne pas le faire. Il baissa la tête pour ne pas quitter du regard la personne qui se métamorphosait sous ses yeux. Il n'oubliait pas la formulation faite à l'instant. Chose évidente était que son interlocuteur était une femme, avec la cape suivant ses courbes, en plus de sa voix suave. Elle fut proche de quelques centimètres du visage du demi-elfe.

    "Je suis, la Sinistrée."

    Voilà qui n'était rien comme information… Qui aurait cru qu'il aurait la visite en personne de la Sinistrée ! Le capitaine sentit quelque chose se produire dans sa paume. Le Denier se transformait en une sorte de poudre métallique, les veinules noires se rétractèrent. Il découvrit qu'il avait de nouveau le contrôle de sa main. La Sinistrée ouvrit à son tour sa main. De la limaille de fer s'écoula également entre ses doigts.

    "Je vous accorde une question supplémentaire Altarus, considérez cela comme une faveur."

    Altarus, toujours immobile malgré sa proximité. Son artefact devenu lui aussi poussière de métal, il comprit que sa magie n'était pas à prendre à la légère. 
    Face à sa faveur, sans l'usage de son Deniers le borgne ne pouvait pas se louper. Il inclina courtoisement la tête. 

    "Ma Dame... Je vous remercie pour cette faveur... Accepteriez-vous que je puisse apporter ma contribution au sein de votre organisation ? Je souhaiterais joindre mes compétences et mon expérience à votre réseau d'informations, pour qu'il puisse en bénéficier et en tirer parti et profit. Avoir des ramifications par voie maritime pourrait être de nouvelles voies exploitables pour vous, une fois que je retrouverai la mer, comme votre "entreprise" pourrait m'aider sur le long terme à accomplir ce que je souhaite pour mon île natale".

    La Sinistrée contemplait l'offre l'espace d'un instant, puis la masquée parut le dévisager de la tête aux pieds. Sa main gantée saisit la tienne au poignet et elle souleva légèrement la main du demi-elfe jusqu'à hauteur de son visage, jouant de ses doigts fins dans le creux de sa paume comme pour en lire les lignes.

    "Étrangeté du destin, qui vous mène à moi après avoir tout perdu."

    Elle entrelaça ses doigts dans les siens.

    "Je vous aiderai Altarus. Il est encore un peu tôt pour vous considérer comme un membre à part entière de l'organisation, mais votre réputation vous précède. J'ai eu des yeux sur vous. Sur votre éthique."

    Elle approcha sa main de son corps.

    "Sur votre morale."

    Altarus n'avait pu réprimer un léger frisson à ses gestes. Pourtant, il l'avait laissé mener le mouvement, ne la quittant pas du regard de son seul œil.

    "je ferai en sorte d'apporter les preuves nécessaires pour votre organisation et de démonter ma valeur..."

    Il eut quelques secondes d'hésitation. Il y avait un léger trouble qui fit réagir son rythme cardiaque, avant que celui-ci ne revienne à son régime serein et contrôlé.

    "... et que ma réputation n'est pas usurpée. Mais je préfère ne pas me reposer dessus, pour rester efficace et répondre à ce que vous attendez de moi. "

    Sa main manipulée par la sienne écarta le pan de sa cape et s'enfonça plus loin pour découvrir le col d'une chemise. Par les abysses, mais où voulait en venir quand elle entreprit de guider sa main plus en avant, vers le col de sa chemise. Se faisait-il des idées où avait-elle une approche moins profesionnelle ?

    Elle continua tant de guider ses doigts que de lui murmurer doucement :

    "Ne vous fourvoyez pas. Je n'ai à votre égard aucune autre attente..."

    Elle le mena le long d'une peau froide sur son sternum nu, jusqu'à glisser vers sa clavicule gauche.
    Il hésita à retirer sa main, jusqu'à ce qu'il sente une irrégularité creuse : une cicatrice creuse et ronde.

    "...que celle d'une dette à régler."

    Elle piqua au vif la curiosité du vieux Capitaine. Vivement, la masquée se retira en reculant, lâchant en même temps la main du demi-elfe, qui fut soulagé intérieurement que cela ne continua pas plus loin. Avec dextérité, il rattrapa un Denier qu'elle lui lança :

    "Vous n'êtes certainement pas le seul à venir trouver refuge à Rebirth après la tragédie de Kaizoku, votre première tâche est d'ouvrir l'œil et de repérer vos confrères qui se seraient établis à Justice. J'attendrai votre rapport dans une semaine. Même lieu même heure."

    Sa silhouette s'engouffra dans les ombres du tunnel par lequel elle était venue.

    Altarus rangea son denier dans la poche de sa tunique noire et demeura quelques secondes, songeur. Cette cicatrice serait-elle la raison de son surnom ? Du moins en partie ? Repérer d'autres pirates… L'un d'eux serait-il responsable de cette ancienne blessure qui avait été des plus douloureuses ? Une semaine... Il devra vite s'atteler à la tâche... Il quitta les catacombes, reprenant le chemin inverse par lequel il était venu en compagnie de Martha et veilla à éteindre méticuleusement chaque lanterne à son passage.
    Noble de La République
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  • Sam 6 Jan - 13:11
     
    Journal du Limier
    Taverne de la Loutre Outrée, Justice
    Alors que le soleil commençait à peine à percer le voile de la nuit, Seraphin rejoignait Altarus et Vaenys. Les salutations furent brèves, chaque homme conscient de l'importance de ce qui les liait : la traque de la Sinistrée.

    Vaenys semblait peu chanceux. La mort soudaine de Julius Morendi l'avait laissé sans indices supplémentaires, mais il avait découvert l'existence des Deniers, une pièce clé dans la machinerie secrète de la Sinistrée. Sa question sur la possession d'un tel objet pesait dans l'air, lourde de conséquences.

    Altarus quant à lui, son visage marqué par la fatigue d'une longue nuit au port, partagea les avancées de son enquête. Il avait établi un contact avec Martha et présentait un médaillon, signe d'un rendez-vous à venir. Ses mots trahissaient un mélange d'anticipation et de prudence, un jeu de piste délicat dans lequel il s'engageait.

    Enfin, le Limier écoutait attentivement, son esprit analysant chaque mot, chaque silence. Lorsque vint son tour de partager son rapport, sa voix basse et assurée résonnait dans le calme matinal.

    Seraphin, d'un ton militaire :  "Je n'ai pas pu avancer comme je le désirais. J'avais établi un plan que je pensais rusé en utilisant mes contact au sein des Aveugles Matuidiens afin de concevoir un "faux" qui me permettrait de faire croire à Lyoness d'un renforcement des contrôles au porte du sud. Après l'avoir espionné et avoir déposé le document, j'ai suivi ses déplacements afin de guetter leurs moyens de communication. Il est tombé dans le panneau et m'a mené à l'endroit où il déposait les pépites. Cependant, aucun échange en direct, tout est segmenté, tout est camouflé… Il faut croire que les pratiques de la Sinistrée sont d'un niveau bien au-dessus de ce dont j'espérais… La tâche n'en sera que plus ardue."

    Reprenant une respiration et un coup d'œil à droite et à gauche, il reprenait dès lors : "J'ai pu traquer le "faux" sur lequel j'avais apposé mon odeur. Il m'a mené à un Coordinateur, Maine Capricorne, il tient une galerie d'art qui porte son nom. J'ai pu tracé ses mouvements jusqu'à un autre indicateur, un serveur du nom de Kalmir. Il est passé aux aveux et sera d'une grande aide pour le reste à venir".

    Alors qu'il concluait ses dires, il était venu de l'heure de remettre pied dans les ruelles, avec le même objectif toujours en tête.

    Premier Jour : Le Pacte avec Kalmir


    Dans l'entrelacs ombragé des ruelles de Liberty, l'implacable Limier, se fond dans les ténèbres pour une rencontre décisive. Kalmir, tremblant, voit en lui une échappatoire à son angoisse latente. L'ordre de Seraphin résonne, tranchant comme l'acier : transmettre un message à Maine sur un prétendu coup d'état au Reike.

    Au Restaurant Shoumeïen, Seraphin, dissimulé dans l'invisible, guette l'échange. Kamil, suant la peur, murmure à Maine, glissant un papier clandestinement. Maine, d'abord jovial, sombre peu à peu dans la tourmente. Son front se plisse, son sourire s'efface.

    Kamil, balbutiant : "Des rumeurs, monsieur, un coup d'état au Reike... les gangs..."
    Maine, sceptique : "Rumeurs de bas-fond, Kamil. Garde ça pour toi."

    Maine s'éloigne, le visage assombri par les mots de Kamil.

    Le soir venu, au point de Lyoness, dans l'obscurité, Seraphin joue le rôle du prédateur. Il capture un petit malfrat qu'il avait en vue et le soumet à une peur viscérale, les vieilles menaces du Razkaal. Le voyou, en échange de sa vie, accepte de propager la même rumeur auprès de Lyoness. Un jeu de dupes s'orchestre sous le regard acéré de Seraphin.


    Deuxième Jour : La Toile se Tisse


    L'information circule, comme prévu, par les lèvres tremblantes du voyou. Lyoness, intrigué, accepte la nouvelle avec une gravité silencieuse. Le Limier traquant sa cible, en revient à revenir au lieu de la semaine précédente où Lyoness avait déjà pu déposer son message. La stratégie ne changerait point et resterait la même. Dégoupillant la cachette utilisée par l'Indicateur, le Limier y apposa de nouveau son odeur, une assurance qui sera bien utile.


    Troisième Jour : Dans les Entrailles de la Ville


    L'aube peine à percer quand Seraphin suit Maine dans les tréfonds de la ville. Les catacombes révèlent leur secret : Maine y découvre la lettre piégée, son visage parcouru d'émotions contradictoires.

    Seraphin, émergeant de l'ombre : "Parle, Maine. La Sinistrée, ta patronne. Où est-elle ?"
    Maine, effrayé : "Je ne sais rien d'elle, mais je peux vous mener à mon superviseur..."

    Maine, sous la menace de Seraphin, révèle alors la mécanique des clochards messagers et la distribution des Deniers.

    Le soir venu, au Carré Droit, Seraphin confronte Maine. Ses yeux de loup, brillant d'une lueur dorée, fixent le marchand, sa voix basse et menaçante résonnant dans le silence.

    Seraphin : "Tu as donc partagé la nouvelle du coup d'état imminent au Reike ?"
    Maine, avec un soupçon de réalisation : "Oui... attendez, c'était vous?"

    La conversation s'oriente vers le rôle de Maine dans l'organisation. Le gros marchand moustachu, pris au piège, révèle l'existence d'un Superviseur Interne et admet son ignorance quant à la Sinistrée.

    Seraphin, pressant : "Comment communiques-tu avec les mendiants ?"
    Maine, exposant : "Une pièce, une lettre, le système est simple mais efficace..."

    Seraphin, sentant la vérité dans les paroles de Maine, esquisse un plan. Maine devra jouer le rôle d'informateur une dernière fois. Dans la pénombre, Seraphin chuchote des menaces glaciales, rappelant à Maine les horreurs du Razkaal. Maine, désormais un pion dans le jeu du Limier, accepte son rôle sous le poids d'une peur écrasante.

    Ces trois jours marquent un tournant décisif dans la traque de Seraphin. Chaque pas, chaque mot, chaque ombre le rapproche inexorablement de son objectif : démasquer et démanteler la Sinistrée et ses sombres secrets.

    [PA] Reprise de Justice. Signas

    Pouvoirs :

    Invisibilité (Palier 1) *3
    Odorat augmentée (Palier 1) *3
    Vue augmentée (Palier 1) *2

    - P1  * 8 / ∞
    - P2 * 0 / 10


    Disclaimer : Ouvert à tout dans mes RPs :
    torture, blessure, infirmité, supplice psychologique, mort etc...

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    Noble de La République
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    Zelevas E. Fraternitas
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  • Sam 6 Jan - 16:10
    Reprise de Justice.
    PLANIFICATION, TOUR 3

    Mercredi 25 Décembre

    Pendant qu’au même moment, une individu se présentant comme la Sinistrée déconcertait un Altarus embarrassé à la seule puissance de sa poitrine, une autre personne se déclinant sous la même identité était aux prises avec le Prince des Ténèbres dans les petites rues non loin du quartier du Carré Gauche. Seuls, en face à face tendu, le Baron qui se fait appeler Loup Blanc maintient sa sombre magie sur la silhouette masquée qui prétend être la tête pensante du gang d’informateurs.

    ”Effectivement, vous n’avez pas besoin de faire plus que ça étalage de votre appétence magique, vous m’intriguez Loup Blanc, cela dit je ne puis donner immédiatement suite à votre demande, il y a encore des zones d’ombre que je souhaite éclaircir quant à la mort de Morendi, et je pense que votre rencontre lève déjà quelques voiles.” L’individu récupère un Denier sous sa cape et le dépose à ses pieds. ”Je serai curieux de vous revoir, dans des circonstances peut-être un peu plus propice à une réelle collaboration. Dans une semaine, jour pour jour, le soir de la nouvelle année vous viendrez me rencontrer au cimetière Archimagus Misanthiel. À vingt-deux heure.”

    À peine sa phrase terminée, la lame tenue par La Sinistrée trouve sa  propre gorge et traverse le tissus pour y dessiner un sourire écarlate. La silhouette commence tout juste sa chute que son corps et ses vêtement se transforment déjà en poussière métallique emportées à moitié par le vent.


    Objectifs:
    Espionner la Sinistrée (Gang): 0.6/1 (+0.1 Séraphin) => 0.7/1
    Identifier la Sinistrée (Chef): ?/1
    Fragiliser la Sinistrée (Gang) 0.5/1

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    Altarus Aearon
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  • Jeu 11 Jan - 21:01
    Comme la dernière fois, le trio d'enquêteurs se réunit pour mettre en commun leur effort de la semaine. Silencieusement, Altarus écouta ses deux alliés apporter leur compte-rendu. De Vaenys, il apprit que lui aussi avait un rendez-vous avec la Sinistrée, ce qui le fit hausser un sourcil quelque peu perplexe. Il demeura muet, analysant chaque mot que le Baron apportait sur ce qu'il avait pu apprendre de la chef de ce gang. Outre d'être une grande mage et capable de se battre, elle avait mis quelques officiers républicains dans sa poche. Des rendez-vous étaient directement organisés avec elles dans les catacombes, sans passer étonnamment par la hiérarchie. Au détail que la jeune inconnue s'était dissoute en poussière de métal, là, Altarus avait sourcillé.  Ça ne faisait que confirmer ce qu'il savait déjà... Oui, car cette nuit, son esprit avait ruminé sur le rendez-vous de la veille. Il s'était réveillé en sursaut, avec un souvenir revenu de quelques décennies en arrière. Par les abysses, comment n'avait-il pas pu faire le lien immédiatement ? Était-elle vraiment la Sinistrée ? Si c'était réellement elle, comment et pourquoi se retrouvait-elle à la tête d'un gang  ? Les choses se compliquaient. Il comprenait un peu la raison de la liste des réfugiés de Kaizoku, qu'elle attendait de lui. Savait-elle au moins que Zmeï avait trépassé depuis longtemps ? Ou bien  cherchait-elle tous les pirates qui avaient été de loin ou de proche liés à sa tragique histoire ?

    Le baron avait émis le souhait d'avoir de l'aide. Altarus précisa qu'il avait encore à faire de son côté, malheureusement.

    Le Limier prit la parole. Il narra sa filature avec le Superviseur Main, abordant une certaine forme de conversation avec lui. Ainsi, il était certain d'aller voir son superviseur interne. La communication, par contre, se faisait visiblement par le biais des clochards de la ville, pour relayer les informations. Altarus nota ce détail. On négligeait souvent ces anonymes des coins de rue. Séraphin précisa aussi que les Deniers servaient à communiquer avec la Sinistrée, mais selon lui, les Coordinateurs ne la joignaient jamais. Étrange.

    Bien, à lui maintenant de prendre la parole.

    "Il s'avère que la personne que j'ai pu croiser se disait être la Sinistrée également… Deux personnes qu'on croise, vous et moi, Baron, qui se disaient être la Sinistrée ? Étrange non ? Soit, elle a une sœur jumelle, ou alors, elle déploie une belle puissance magique, celle de se dédoubler peut-être... ce qui est un bon moyen de se couvrir. Elle aussi m'a donné rendez-vous jour pour jour, avec des informations à lui apporter sur le nombre de rescapés de Kaizoku qui auraient pu trouver refuge dans la cité de Justice... Le fait est... que je connais probablement cette personne... "

    Il ne pouvait l'affirmer. Peut-être qu'elle était au service de la VRAIE sinistrée. Une hypothèse comme une autre

    "...que nous nous sommes croisés il y a longtemps. Mais devant mon incertitude, j'aurai besoin de creuser plus cette voie, en lui apportant ce que je pourrai apprendre sur les réfugiés possibles de l'île détruite... Si je manque le rendez-vous, nous pourrions mettre à mal tous les efforts fournis jusqu'ici... Si c'est bien la personne qui réanime de vieux souvenirs... elle maîtrise l'élément de métal... ce qui pourrait expliquer la poussière, Baron… à confirmer. Pour le Denier, il a peut-être un rôle qui nous échappe encore... En tout cas, il a une part magique, qui doit avoir un certain effet si on ne respecte pas la formulation qui se joint à lui quand on l'a dans nos doigts..."

    Le Limier protesta à ses mots, considérant qu'on ne devait pas se laisser prendre à son jeu. Lui, il s'occupera personnellement de la vraie.

    "Si cette femme qui s'est dédoublée reste et demeure la Sinistrée, prenez la vivante " Il lui jeta un regard glacial.

    Le baron suggéra fortement que le Capitaine se rende à son rendez-vous, qu'il arrivera à en savoir plus. Bien entendu, il approuva les dires du Limier, mais prenant en considération la remarque du pirate de la prendre vivante.

    "Si nous avons bel et bien affaire à une magie de clonage, alors  la véritable sinistrée n'est pas au courant de mon existence, étant donné que le clone est mort. Effectivement, un clone a besoin de revenir vers la véritable personne pour en obtenir ses informations. Je vais donc continuer d'enquêter."
    "N'omettons pas les dires de Seraphin. Si elle se joue de nous, demeurons un peu plus prudents"

    Au moins, Altarus ne l'omettait pas dans la balance. Le Baron se fiera, lui, aux compétences d'espionnage de Séraphin. Le demi-elfe se permit d'être un peu insistant.

    "Je ne doute pas que vous, Seraphin, arrivez à progresser plus vite que nous. Mais si la vrai s'avère être celle qui nous joue son petit tour de rendez-vous.... Prenez la vivante, s'il vous plait."

    Après la réunion, le borgne vaqua à ses affaires au port tout en commençant ses recherches sur les possibles réfugiés de Kaizoku, qui bossaient dans le port. En discutant ici et là, il reconnut des noms, d'anciens confrères qui avaient posé pied à Justice, et qui ont veillé à se faire discrets... contrairement à Altarus. Altarus avait conscience qu'il n'avait pas fait totalement dans la discrétion, mais ce n'était pas sans raison. Il devrait par contre veiller à se montrer plus prudent...

    Au jour suivant, Altarus était présent au port, au petit matin, pour gérer ses affaires commerciales comme portuaires. Martha n'était pas présente... Dans l'après midi, il décida de se rendre dans les quartiers qui bordent ceux portuaires, comme pour évaluer ce qui se vendait plus à l'intérieur de la ville. Il veillait à ne pas  croiser des mendiants, et de faire une petite chasse aux potins sur la famille Ironsoul, comme d'arrivants de Kaizoku, car après tout, il ne pouvait pas tout savoir de ce qui se passait et se tramait en République, comme au sein des commerces ou des ragots sur les sept Grandes Familles. Il apprit quelques éléments sur la famille Ironsoul.

    de ce qu'il apprend:


    Il devra voir pour se rendre soit au Manoir, soit à la Bibliothèque.



    Le troisième jour de l'après réunion, Altarus entama sa matinée comme la veille. Point de Martha... L'après-midi, en essayant d'en apprendre plus sur Tantale, il découvrit qu'elle aurait été exclue pour des raisons d'honneur... Il redoutait de savoir lesquelles... Les véritables raisons n'étaient pas précisées. Donc, cela pouvait être autre chose. Il put apprendre qu'elle avait présidé la Bibliothèque de sa famille pendant un moment, mais il y avait de cela une dizaine d'années, optant pour un lègue de direction, avant de prendre un poste moins important, mais toujours au sein de la merveille Ironsoul. En tant qu'archiveuse.... Voilà qui se liait étonnamment avec le gang de la Sinistrée qui jouait sur les informations. Une autre hypothèse, bien entendu. 



    Au lendemain, à nouveau, Altarus vint sur  le port pour la matinée. Voyant que Martha n'était toujours pas là, il s'enquit de cette absence en questionnant les autres dockeurs. La réponse ne fut pas à la hauteur de ses espérances, quand ces gaillards se gaussèrent qu'il était trop vieux pour les beaux yeux de la jeune femme. Chose certaine était qu'elle était malade, clouée au lit. Hum....
    L'après-midi, sous prétexte de parfaire ses "recherches commerciales", le borgne tenta à nouveau d'en savoir plus sur Tantale  et si elle était toujours archiviste à la Bibliothèque.

    En se présentant devant l'imposant bâtiment, tout ce qu'on décrivait sur lui n'était que pure vérité. La Grande Bibliothèque d'Ironsoul était impressionnante, tant par son architecture que sa taille colossale. Impressionné, il réussit à se ressaisir pour pénétrer à l'intérieur. À l'accueil, on lui proposa un guide. Et pour cause. La gigantesque Bibliothèque paraissait avoir trois étages ouverts, déployant dès l'entrée la quantité pantagruélique de livres stockés à l'intérieur. Des étagères à perte de vue, des escaliers qui louvoyaient entre les passerelles et les pontons, une quantité indénombrable de connaissances et depuis plusieurs millénaires. Altarus manqua d'ouvrir la bouche comme un poisson échoué sur une plage. Il savait le monde riche et vaste, mais à ce point.... Autour de lui,  des employés fourmillaient partout entre les étagères avec des piles de bouquins à défaut de brouettes entières et emplies d'ouvrages à ras bord pour aller plus vite. La petite dame de l'accueil redemanda au venu s'il voulait toujours un guide.  Altarus la remercia pour sa proposition et annonça qu'il repassera un autre jour. 


    Jour suivant, il prit la décision de peaufiner ses recherches sur les réfugiés de Kaizoku, tout en demeurant vigilant, comme d'éviter les clochards. Des noms à la réputation peu glorieuse, qu'il avait pu glaner la dernière fois dans le port, il sut en mettre trois sur un visage. D'abord, il y eut Trois Croix, un humain chauve qui s'était amusé, suite à un parti à la noix, à se faire tatouer trois croix à quatre branches d'allure grotesque sur le torse... Avait tenté de faire dans la vente d'esclaves, avant de se soumettre à un autre forban. Puis, il repéra Nara oeil de verre, une femme d'une certaine beaut, pirate demi-sirène, qui avait perdu un oeil en essayant de s'en prendre à un hybride, car elle cherchait tout un temps à vendre à certains individus avides de source jouissive des organes provenant de ces demi-humains animaux. Elle portait désormais un oeil de verre pour ne pas dénaturer sa splendeur naturelle. Et puis, il trouva Saint-Jacques,  un vieux demi-nain qu'on croirait tout gentil avec son allure de grand-père,  qui vendait des enfants esclaves... À se demander comment ils avaient pu s'intégrer à Justice. En même temps, ce qui s'était passé à Kaizoku changeait une vie. Cela n'effaçait pas les années passées.




    Encore une journée qui débute. Vers sept heures du matin, pendant qu'il s'occupait d'une cargaison, une silhouette bien emmitouflée se rapprocha de lui. Altarus reconnut la dockeuse, qui passa juste pour lui tapoter l'épaule. Il la regarda s'éloigner, puis, il fouilla ses poches pour y trouver une lettre.

    "C'est la merde. La Sinistrée repousse son rendez-vous, je te transmettrai la nouvelle date et heure plus tard."

    Le Capitaine replia le papier et le glissa dans sa poche. Il était songeur, avant de voir comment rentabiliser sa journée pour le moment. Il opta pour la Bibliothèqe. Une fois arrivée, comme la dernière fois, il s'adressa à la petite dame de l'accueil, pour lui demander un guide. Une fois celui-ci fournit, après qu'il eut demander ce que voulait son bien étrange visiteur inhabituel, Altarus demanda à rencontre Tantale, en citant sonnom au grand complet. Quelle ne fut pas la déception quand il apprit que ce n'était pas possible. Le mieux serait de l'attendre, suggestion du guide. Une fois dehors, il décida d'attendre qu'elle sorte.  Quand la fermeture fut imminente, toujours pas de Tantale... À l'accueil, on lui sort qu'elle devrait déjà être sortie... et comme les accès aux archives ne sont pas permis...comme de savoir avec qui elle travaille.
    Une fois devant les portes principales de la Grande Bibliothèque, il attendit. Un claquement attira plus tard son attention... Un auvent semblait avoir été mal fermé. Il décida de rentrer.


    Une nouvelle aube repousse la nuit. Le borgne prend la décision de contacter le Baron, sans casser leur couverture respective. Ainsi, par le biais d'une lettre, il fixa un rendez-vous le plus tôt  au Café de la Loutre Outrée. Le Vordraak, déguisé bien entendu, repéra le borgne et le rejoignit. 
    Spoiler:

    "Je vous attendais... j'espère que je ne mets pas à mal vos démarches d'enquête de votre côté... Ce soir, je devais avoir un rendez-vous ce soir en milieu de soirée avec la Sinistrée… Il a été annulé, reporté à un autre jour. Je n'ai pas de date exacte. Le vôtre est-il maintenu ?"
    "Non pas du tout, rassurez-vous. Eh bien, le mien n'aura jamais lieu, Je le crains. Nous sommes donc dans une impasse actuellement."
    "Comment vous en a t on informé ? "
    "Un adjoint à la mairie s'est montré très... bavard. J'ai des informations sur un certain superviseur que je compte bien essayer de rencontrer prochainement"
    "Je vais essayer d'exploiter une piste sur l'identité de la Sinistrée, mais je ne garantis rien "
    "Très bien, si vous avez besoin de me contacter, faites donc parvenir une lettre comme vous venez de le faire. En espérant que la prochaine semaine nous soit favorable"
    "Très bien. Je vais quand même me pointer au rdv qui était initialement prévu, ne sait on jamais"
    "Avez-vous besoin de ma présence tout de même ?"
    "Je vous remercie, j'en aurai nul besoin"

    Après cela, l'après-midi, le demi-elfe retourna s'occuper de ses affaires au port...et quand vient l'heure du rendez-vous, il s'y rendit, pour être à l'heure exacte dans les souterrains, là où il avait rencontré la Sinistrée
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  • Ven 12 Jan - 19:00
    Reprise de Justice
    Feat. Altarus et Séraphin
    Jour 4 :

    Le lendemain de sa rencontre avec un clone de la Sinistrée, Vaenys se décida à retourner en direction de l’immeuble où se logeait Marc, afin de voir si les choses n’avaient pas bougé depuis la dernière fois. Visiblement, Marc était encore assigné à résidence. Au bout d’une heure de surveillance, un coursier tenta de rentrer dans le logement, mais il se fit arrêter par les Officiers en surveillance. Ils interceptèrent la lettre transportée par le jeune homme, puis ils l’ouvrirent, mais n’y jetèrent qu’un simple coup d’œil dans lire le contenu. Un des deux gardes rentra à l’intérieur avec ladite lettre.

    Naturellement, voyant une opportunité de rentrer dans l’appartement de Marc, Vaenys se rendit invisible puis se glissa discrètement à l’intérieur du logement, accompagnant le garde. À l’intérieur, Marc récupéra la lettre, puis, la lut. À la découverte de son contenu, il semblait légèrement alarmé. Il prit la lettre avec lui et demanda à l’Officier de l’emmener jusqu’au commissariat. Vaenys quant à lui, resta sur place afin d’inspecter l’intérieur de l’appartement. Alors que Marc disparut avec l’Officier dans l’escalier, le Vosdraak repéra un paquet de lettres sur le guéridon près de la cheminée. Ce dernier alla donc l’examiner.

    La plupart des lettres étaient ouvertes et concernaient du courrier d’avocat et des lettres adressées par le Palais de Justice. Cependant, l’une d’entre elles attira l’attention du prince déchu, elle portait les restes d’un seau à la cire noire, avec un morceau d’œil et de cercle encore visible. La lettre dans cette enveloppe était cependant complètement vierge. Vaenys la prit avec lui, peut-être sera-t-elle utile pour le limier ou le borgne à l’avenir. Ensuite, il se hâta pour rattraper Marc et l’Officier, puis les suivit jusqu’au commissariat.

    Marc et le garde rentrèrent à l’intérieur du bâtiment. Vaenys lui, décida de simplement attendre devant le commissariat. Pendant l’attente du prince déchu à l’extérieur, le Capitaine Belmont sortit du bâtiment pour faire une pause, pour fumer visiblement. Il n’avait pas l’air suspicieux pour un sou et il s’assit calmement sur un banc. Le Vosdraak se rendit invisible afin de s’approcher du Capitaine, afin de voir s’il usait de ses pouvoirs. Visiblement, ce n’était pas le cas. Pour éviter tout risque inutile, Vaenys attendit la sortie de Marc. Ce dernier sortit du commissariat au début de la soirée, vers 19h, mais cette fois-ci, il était accompagné de Belmont lui-même et deux autres Officiers en plus des deux gardes précédents. Ils se dirigèrent tous ensemble chez Marc, et rentrèrent dans son appartement en sa compagnie.

    Naturellement, le prince déchu se rendit invisible afin de les suivre de près. Une fois à l’intérieur, les deux gardes retournèrent se poster devant l’entrée de l’immeuble, quant au reste, ils restèrent chez Marc Spontil. Leur conversation laissa entendre à Vaenys que Marc était allé demander une protection rapprochée au Capitaine à cause d’une lettre l’informant d’un état d’urgence de la Sinistrée. Marc expliqua à Belmont qu’ils avaient juste à faire profil bas pendant une petite semaine, voire deux, avant de pouvoir reprendre leur activité et une vie normale. Ainsi, cela laisserait le temps à la patronne d’écarter les menaces qui pesaient sur son réseau d’information. Belmont maugréait en disant qu’il avait hâte de perdre son temps à habiter dans l’appartement de Spontil pendant deux semaines. Marc rétorqua qu’il n’avait qu’à se consoler avec le paiement qu’il recevait.

    Vaenys conclut donc que Belmont n’était pas en lien direct avec la sinistrée. Il était juste là pour assurer la protection de l’indicateur et en échange, il était payé soit par de l’or, soit par l’obtention d’information, comme pour la GAR précédemment. Inutile de rester plus longtemps, seulement, la porte et les fenêtres sont fermées, les ouvrir provoquerait un son alarmant. Vaenys attendit jusqu’au moment critique concernant son invisibilité, peut-être allaient-il sortir ? Mais non. Le prince déchu, sentant ses forces s’amoindrir, opta donc pour l’utilisation de sa magie des ombres, en bon espion qu’il était. Profitant de la pénombre, il tenta d’assommer les quatre hommes qui étaient en sa compagnie dans l’appartement de l’avocat.

    La confusion fut totale, les Officiers se mirent à chercher les murs, brandissant leurs armes à l’aveuglette, tentant de se repérer principalement au son. Vaenys parvint à les assommer sans mal à l’aide de ses pouvoirs. Le Capitaine Belmont usa de son senseur magique afin de parer la frappe ténébreuse et semblait pouvoir se reposer sur un semblant de perception magique, il tenta donc d’attaquer. Après un petit jeu de jambes, le prince déchu parvint à l’assommer à l’aide d’une nouvelle frappe des ombres, plus puissante cette fois-ci. Une fois cela fait, Vaenys attacha tous les hommes sur des chaises face à un mur, puis retira son pouvoir avant de repartir par la porte. Suite à cette « échange », le Loup Blanc retourna simplement à l’auberge dans laquelle il logeait.

    Jour 5 :

    Au petit matin, celui qui se faisait désormais appeler « Loup Blanc » se rendit au logement de Marc Spontil, afin de retourner voir ses victimes de la veille. En arrivant devant, le Vosdraak remarqua qu’aucun Officier ne gardait l’entrée. Naturellement, il se rendit invisible pour pénétrer à l’intérieur du bâtiment, puis à l’intérieur de l’appartement. Une fois à l’intérieur, Vaenys trouva l’appartement sommairement « nettoyé ». Les meubles avaient été vidés, la cheminée était remplie de cendres et de feuilles calcinées et friables. Les fauteuils quant à eux, avaient été éventrés puis vidés.

    Vaenys décida de fouiller un peu plus l’appartement, pour être certain de ne pas manquer de détails. Le Vosdraak remarqua dans la plainte du sol d’un coin de la chambre, une marque de poussière plus claire. Il y avait quelque chose de caché ici mais, ça avait été pris. La forme était rectangulaire, du même format qu’une lettre ou un document papier. Malheureusement, les fouilles étendues de Vaenys lui avaient coûté pas mal de temps et étaient manifestement restées infructueuses.

    Jour 6 :

    Vaenys, après sa perte de temps de la journée précédente, décida de se rendre sans plus attendre au commissariat, afin de voir si le Capitaine Belmont y était présent. Et effectivement, le Capitaine arriva sur son lieu de travail, avec une mine fatiguée dessinée sur le visage. Vaenys attendit quelque temps devant le bâtiment, afin de l’observer. Ce dernier était pris d’une étrange ébullition, beaucoup d’Officiers transitaient par l’entrée et Belmont passait pas mal de temps à accueillir une demi-douzaine de personnes au travers de la matinée.

    Ne voyant rien de fluctuant, le Loup Blanc se dirigea au cabinet d’avocat où travaillait Marc, afin de voir si lui aussi, était présent sur son lieu de travail. Une fois arrivé au cabinet, Vaenys le retrouva en meilleur état, mais, aucune trace de l’indicateur Spontil. Cependant, il remarqua que le bureau de Julius était encore établi. Le Vosdraak se rendit naturellement invisible, afin de se diriger dans le bureau du défunt. Tout semblait y être en ordre, comme la dernière visite du prince déchu. Cependant, il prit la décision de fouiller le lieu.

    N'étant pas pressé par le temps ni par l’idée d’une irruption dans le bureau, le Vosdraak se permit de fouiller avec grande assiduité le bureau. SI le double fond avait été nettoyé soigneusement auparavant et que les Deniers et les lettres avaient disparu, Vaenys trouva néanmoins l’existence d’un triple fond. Celui-ci était bien dissimulé et le mage noir ne parvenait pas à en deviner le mécanisme d’ouverture. Utilisant sa magie de l’ombre pour créer un marteau, le prince déchu fracassa le triple fond. Le Vosdraak récupéra le carnet, mais le bruit provoqué par Vaenys attira les autres avocats. Ainsi, il se rendit invisible puis sortit sans encombre du cabinet et se dirigea à l’auberge pour en étudier le contenu.

    Le soir même, à l’auberge, Vaenys se plongea dans le carnet de notes de Julius. Visiblement, suite aux premiers problèmes juridiques qu’avait commencés à accumuler Julius, il devint totalement paranoïaque. Les notes étaient griffonnées à la va-vite, les lettres étaient parfois mal formées, cela et des tâches d’encre qui suintaient sur le papier. Au travers des notes, Vaenys se rendit compte que Julius avait déjà commencé à essayer d’en apprendre davantage sur ses confrères de la Sinistrée, et que c’était justement sa méfiance naissante qui avait résulté en une malédiction apposée sur lui par le dirigeant du gang, pour garantir son silence. Julius, dans ses notes, décrivait seulement les détails qu’il avait pu accumuler sur sa propre cellule, la Surveillance « Bureau ». Il décrivait l’existence d’un Coordinateur Bureaucratique qui travaillait à la Mairie de Justice, et l’existence d’un Coordinateur Politique qui espionnait dans les hautes sphères de la société. Apparemment, il y avait au moins trois Indicateurs sous les ordres du Coordinateur Politique et très peu du côté du Coordinateur Bureaucratique, voire pas du tout. Julius décrivait également l’existence d’un Superviseur Bureau, un homme dont il put voir le visage une seule fois en remontant la piste de ses ordres. C’était un homme brun aux yeux olive, une moustache magnum, un visage dur au sourcil gauche barré d’une cicatrice et assez petit de taille. Il était un certain « Hanratty », il marchait en compagnie de James Ironsoul en discutant affaires.

    Jour 7 :

    Vaenys se rendit au commissariat, afin de voir si les choses avaient bougé depuis la veille. Visiblement, ce dernier était toujours autant en effervescence, une fois encore, le Vosdraak ne repéra que Belmont, en train d’échanger avec une personne à l’entrée du bâtiment avant de disparaître à l’intérieur de celui-ci en sa compagnie. Afin d’éviter une nouvelle perte de temps, le prince déchu se rendit sans plus attendre en direction de la Mairie de Justice. En arrivant devant cette dernière, le Loup Blanc pu remarquer qu’il avait devant lui, sans l’ombre d’un doute, le plus prestigieux bâtiment de toute la cité, qui démontrait bien le monument qu’était l’administration républicaine au sein de cette civilisation.

    Sur le parvis, les marchands transitaient, les bourgeois allaient et venaient et les charrettes et autres diligences allaient de bon train. La machine de rouages bureautique et d’engrenages administratifs qu’était la Mairie semblait prête à accueillir le prince déchu Reikois. Ce dernier se métamorphosa, puis pénétra dans le prestigieux édifice républicain. Arrivant dans le hall d’entrée de la Mairie, une salle parsemée d’un riche étalage d’arts, de sculptures, de statues et de fauteuils se présenta au Loup Blanc. Divers guichets servant d’abri aux employés municipaux étaient adornés de grandes files d’attente et de pancartes pour indiquer leur domaine d’administration. Tout ceci était bien inconnu pour le Reikois, qui vit une administration tout de même bien plus organisée que dans son pays natal. En inspectant la salle, l’étranger aperçut plusieurs têtes de bourgeois se retourner vers lui, le dévisagant de la tête aux pieds. Visiblement, ils ne savaient pas qui ils avaient face à eux, les pauvres gens.

    Deux escaliers arqués se rejoignirent au fond de la salle pour donner l’accès à une promenade qui borde le hall sur l’étage. Elle était ponctuée par des portes de bureau et des allées et venues de gens aux apparences importantes, qui discutaient entre eux, accoudés aux réembardes de la plateforme. En cherchant à rejoindre l’étage par les escaliers, le Vosdraak fut stoppé dans sa course par un employé chargé de filtrer les personnes ayant l’autorisation d’accéder à l’étage. Naturellement, voyant le prince métamorphosé arriver, l’employé lui demanda ses papiers. Chose que Vaenys ne possédait pas, évidemment. Il usa de sa magie pour lancer un sort de contrôle mental sur son vis-à-vis, qui s’effaça de son chemin en bafouillant une excuse, puis, en invitant le Loup Blanc à gravir les marches de l’escalier.

    À l’étage, le Vosdraak vit un couple qui savourait du vin en regardant fourmiller le peuple en contrebas, un duo d’hommes sobrement, mais richement habillés qui discutaient en grignotant des amuse-gueules. Un groupe de cinq personnes en uniforme qui semblaient montrer une appartenance à la GAR et qui rigolaient un peu ensemble en patientant devant un bureau et une paire de deux femmes qui échangeaient autour d’une sorte de livre ou de carnet.

    « ...tié de lui, j'ai renfloué les caisses de sa société privée avec son propre capital pour m'assurer qu'il ne gagne pas une part fiscale supplémentaire. »

    « -mais là le bilan annuel de l'An 3 est toujours supérieur à 200 Pièces d'Or, ça ne fonc-

    « -si si regarde, les frais de transit sont déductibles de son avis d'imposition donc il repasse en dessous de la barre. »

    « -Oho, c'est malin ! »


    Les deux femmes relevèrent la tête en voyant l’inconnu approcher. Les greluches arborèrent leur plus grand sourire, le saluèrent puis lui demandèrent si elles pouvaient l’aider. Le prince déchu, dissimulé, sortit les grands airs de l’époque où il habitait encore au Palais d’Ikusa. Il prit un air avenant, souriant au passage, puis leur fit comprendre que non, elles ne pouvaient pas l’aider actuellement. Les deux greluches se regardèrent entre elles, l’air un peu penaudes, puis gloussèrent. L’une d’elles demanda alors si l’étranger cherchait quelque chose ou quelqu’un. Vaenys leur fit gentiment comprendre que cela ne les regardait nullement, puis partit sans trop attendre. Suite à cela, le prince déchu du Reike se dirigea vers les cinq hommes en uniforme de la GAR, puis passa discrètement à côté d’eux sans s’arrêter.

    « ...ru quatre tours de campement cul nu dans la neige parce que son pantalon était à la blanchisserie, on le regardait courir depuis le bureau et à chaque fois qu'il pass... » Puis ils éclatèrent de rire cinq secondes après. Rien de bien intéressant.

    Le Baron décida d’aller vers les deux hommes qui étaient habillés chiquement. Il s’approcha dans leur direction, mais avant que le prince déchu ne puisse grappiller quoi que ce soit de leur conversation, celui qui était tourné en sa direction lui jeta un regard exagérément bienveillant pour signaler ta présence à son camarade. Ils s’interrompirent et attendirent que l’inconnu arrivât à leur niveau pour que le premier homme à avoir posé ses yeux sur le Vosdraak métamorphosé allât vers ce dernier en lui tendant une poignée de main chaleureuse.

    « Bonjour et bienvenue à la Mairie de Justice, monsieur… ? Il me semble que c’est la première fois que nous nous rencontrions non ? »

    « Monsieur Sigeric. Ravi de faire votre connaissance. »

    « Monsieur Sigeric ? » dit-il, se retournant vers son partenaire de conversation pour le consulter du regard. Le vide de leur expression confirmait que cela ne leur disait rien ? « Je suis David Surgessen, adjoint au Maire. » Son partenaire se permit de lui couper la parole. « David aime se vanter, il n’est qu’adjoint d’un des conseillers du Maire, mais, la transitivité est bien pratique pour faire impression, n’est-elle pas ? » demanda-t-il, avant que David ne reprît. « Et cette langue de vipère, c’est Moraleske Fandentel. » ajouta-t-il, laissant son camarade se présenter. « Directeur de la succursale de la BdC de Justice-centre-ville. Enchanté. » finit Moraleske, lui-même rigolant un peu. David demanda au prince déchu, un rictus aux lèvres. « Et vous êtes dans… ? »

    « Je suis professeur à l’université MAGIC, monsieur Surgessen. »

    Si David faisait une moue admirative classique des personnes qui n’en avaient strictement rien à foutre, mais qui respectaient l’étiquette, Moraleske lui ouvrit un peu plus les yeux dans lesquels se reflétaient désormais une lueur d’intérêt certain. « Professeur à MAGIC ? Haha, j’y ai fait mon diplôme d’économie il y a… oh, ça ne me rajeunit pas du tout. C’était en -17 je crois, il y a presque vingt ans ! »

    « Ça fait même plus de vingt ans. »

    « Plus de vingt ans oui. Et dans quel domaine enseignez-vous donc ? »

    « La théorie fondamentale de la Magie, messieurs. »

    Les deux hommes lâchèrent cette fois un sifflement impressionné pour l’un et un ébahissement bouche-bée pour l’autre. « Eh bien ma foi. » commença Moraleske. « Ravi de faire votre connaissance, Professeur Sigeric, je crois bien que David s’apprête à vous soustraire à ma compagnie. »

    « Moi ? Non, ce serait mal me connaître. »

    « Mais nous serons amenés à nous revoir je pense bie- »

    « Suivez-moi dans mon bureau Professeur, nous y serons plus à l’aide pour discuter. »

    « Qu’est-ce que je vous disais ? Nous nous recroiserons Professeur, la BdC, sachez-le, est le premier soutien de l’Université pour to- »

    « Par ici je vous prie. »

    Le Vosdraak suivit donc David, le sourire aux lèvres, qui l’emmenait dans son bureau en laissant un Moraleske dépité, seul sur la promenade. Une fois installé à l’intérieur du bureau, David Surgessen s’assit face au Vosdraak, de l’autre côté de son écritoire. Avec un sourire, Surgessen demanda au prince déchu s’il voulait quelque chose à boire, puis il lui demanda quelles sont les raisons qui l’avaient amené à la Mairie de Justice.

    « Je rendais visite à un proche qui vit à Justice. Connaissant l’architecture de votre Mairie, j’ai tenu à venir voir cette magnifique bâtisse » Vaenys perçu une légère décomposition sur le visage de David, alors qu’il réalisait qu’il était ici seulement pour visiter. L’adjoint reprit rapidement de sa prestance et rebondit.

    « Alors, comment appréciez-vous Justice ? Ce n’est pas aussi grand ni aussi prestigieux que Liberty, mais, nous avons des standards qui se portent sur des aspects bien différents de la capitale. »

    « C’est une très belle ville, certes, pas aussi belle que notre prestigieuse Liberty, mais elle a son charme. Et vous, monsieur l’adjoint, que pensez-vous de votre magnifique ville ? »

    « Ah, fort heureusement même si je suis adjoint, je n’ai pas besoin de mentir pour la vanter ! Vous savez, notre ville et votre Université possède un lien de collaboration très étroit avec plusieurs de vos cursus, notamment pour ce qui touche aux finances, à l’art oratoire et à l’assassinat. Si ce dernier cursus est de loin le plus populaire chez les élèves originaires d’ici, je pense qu’il serait intéressant de développer un peu plus le pôle magique de Justice. Hmmm ? »

    « Oui je suis entièrement d'accord avec vous. La magie est un art primordial, d'autant plus dans notre magnifique nation, nous qui usons de la magie pour faire bien des choses. Contrairement à ces barbares de Reikois. Peut-être devrions nous faire une campagne dans les écoles pour faire découvrir les cursus magiques aux enfants de Justice ? »

    David semblait quelque peu décontenancé par la franchise des propos du Vosdraak, mais il ricana doucement au pic lancé sur le Reike. « Oui. Oui oui bien sûr, eh, une campagne dans les écoles serait de tout bénéfice pour orienter notre jeunesse vers de nouveaux horizons. Je suis, comme l'a dit M.Fandantel précédemment, adjoint à un conseiller du Maire, plus particulièrement le conseiller politique de la Mairie. Je me demandais, parce que justement la question n'est-ce pas, quel genre de Courant est le plus prédominant au sein du professorat de MAGIC ? Je sais bien que l'Université a toujours voulu conserver une certaine neutralité à ce sujet, mais justement, les temps ont changé n'est-ce pas ? Il pourrait être intéressant de commencer cette collaboration par un lien qui ne s'arrête pas à de simples interventions, mais à une réelle implication dans la société, qu'en diriez-vous ? »

    « Je pense que ce serait une bonne chose effectivement. Que cela aille plus loin qu'une simple "campagne" dans les écoles. Pourquoi pas des démonstrations publiques ou que sais-je encore ? J'en parlerai volontiers à la Dame si une occasion se présente à moi. »

    « Je suis ravi de vous voir soutenir la cause Professeur Sigeric, nous sommes à un tournant décisif et il est bienheureux de constater que certaines personnes à MAGIC sont prêtes à se positionner. Je vais également en parler autour de moi, voir ce qu'il est possible de faire et recueillir des idées. Je vous enverrai une lettre n'est-ce pas ? »

    « C'est un plaisir, monsieur Surgessen. J'aime faire avancer les choses dans le bon sens. Évidemment, faites-la directement parvenir à l'université. »

    « Ce sera un plaisir, Professeur Sigeric. » Surgessen raccompagna le soi-disant professeur vers la sortie. Cependant, Vaenys lança une attaque mentale à l’encontre de l’adjoint.

    Surgessen semblait lutter contre l’emprise du mage noir, mais il ne parvint pas à s’imposer contre son contrôle et finit par craquer. Il était un Indicateur et il avoua que Fandantel était son Coordinateur. Il commença à expliquer beaucoup de choses que Vaenys savait déjà, notamment en ce qui concernait les Deniers, la hiérarchie, et que les Indicateurs étaient en contact avec La Sinistrée. Vaenys le raccompagna à son fauteuil.

    « Bien et combien êtes-vous d'indicateur ici, au sein de la Mairie ? »

    « Je ne sais pas, il me semble qu'il n'y a que moi et Moraleske. » Il se mit à grogner, ses dents étaient serrées, tandis qu’il dévoila des informations contre son gré.

    « Et qui est au-dessus de Moraleske ? »

    « Je ne sais pas. »

    « As-tu déjà rencontré la Sinistrée ? Connais-tu seulement son identité ? »

    « Oui je l'ai déjà rencontré, une quinzaine de fois, j'ai parlé avec lui mais je ne sais pas qui c'est, il est toujours masqué. »

    « Quand est votre prochain rendez-vous avec lui ? »

    « Je n’en ai plus pour le moment. La Sinistrée est en état de crise depuis quelques jours. »

    « Hanratty, ça vous dit quelque chose ? »

    « Hanratty ? Hanratty Willodir ? »

    « L'homme brun au yeux olive et avec la moustache magnum, et le sourcil gauche barré d'une cicatrice. »

    « Oui, oui c'est lui. »

    « Oui, qui est-il ? »

    « C'est, c'est le patron du Syndicat des Artisans de Justice, il est assez difficile de lui mettre le grappin dessus, c'est le genre de personne qui fait peu d'apparition en public et qui fait le tri dans les personnes avec qui il converse. »

    « Très bien, que savez-vous de plus sur lui ? En tant qu'adjoint à la mairie, vous devez avoir accès à beaucoup d'informations. Son adresse peut-être ? Des procès à son encontre ? »

    « Euh hum, non, c'est un homme d'une belle probité, il s'est hissé à la tête du Syndic parce que les artisans ont voté pour lui après l'avoir convaincu de se présenter, c'est un homme du peuple et il défend celle identité. Avant il était une des raisons de la domination Ironsoul sur les Fraternitas à Justice, mais depuis les Primaires, je crois qu'il soutient ouvertement le Sénateur d'Élusie et il a fait pencher la balance. Je peux quand même vous donner son adresse oui, 2bis Place des Bras-de-ciel. »

    « Vous êtes un brave homme, David. Un peu sot, mais brave. Raccompagnez-moi à la sortie et faites comme si nous nous étions parfaitement bien entendus. »

    David raccompagna Vaenys à la sortie, puis, le Vosdraak s’en alla.

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