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    Deydreus Fictilem
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  • Jeu 11 Jan - 23:48
    La traque avait été bonne. La cible, récupérée. Et une auberge transformée en forteresse dissimulée. Pour l'occasion, les serres pourpres et les espions de l'Oreille avaient barricadé chaque fenêtres. Chaque porte. Pour ne pas attirer l'attention, les reikois avaient ensuite allumé des lanternes et fait jouer de la musique. Quiconque pouvait potentiellement passer près de l'établissement situé près des docks bordant le lac rebirth ne pourrait se douter de ce qu'il se passait à l'intérieur. Car à l'intérieur... Se trouvait l'ancien Prince du Reike. A l'intérieur, se trouvait Vaenys Draknys.

    Marchant silencieusement parmi les tables de l'établissement, Deydreus passait ses yeux vairons sur chaque meubles, analysant les différents reliefs du bois usé. Ils avaient choisi un endroit discret, sans luxe véritable. Mais sans être trop crasseux non plus. Les événements du sémaphore venaient de se réaliser et au fond de lui, le dirigeant des serres pourpres peinait à réaliser la prise qu'ils venaient de réaliser avec son ami. Le frère d'Ayshara. Le Baron de la Pègre... En temps normal, le vampire se serait probablement contenter de l'éxécuter et de ramener sa tête auprès de Tensai. Mais la nouvelle guerre changeait la donne. Ainsi que l'impératrice. Quittant ses pensées pour venir poser ses pupilles sur Esyleij, le bretteur aux lames jumelles s'approcha du demi elfe tandis que les espions de l'Oreille vérifiaient une nouvelle fois les alentours.

    - Alasker est en place?
    - Oui, il rôde sur les toits. Il viendra sauter sur tout ce qui serait assez fou pour intervenir.
    - Très bien. Je vais descendre. Si quelque chose se passe venez nous chercher. Que personne n'entre, et que personne ne sorte sans le code établi.
    - Bien chef.

    Quittant la compagnie de son frère d'armes, le vampire s'arrêta près du comptoir pour verser dans une cruche propre de l'eau avant de s'en emparer avec un verre d'argile. Descendant ensuite doucement vers le cellier, la nyctalopie du chevalier à l'armure d'ébène s'activa rapidement tandis que plus aucune lumière ne régnait. Puis, il tomba face à la lourde porte de bois. Celle qui le séparait de leur captif. Ouvrant doucement la porte, l'être aux yeux bicolores entra finalement, analysant l'intérieur de la nouvelle pièce.

    Complètement vide, la salle ne possédait en réalité qu'une seule table sur laquelle était déposés plusieurs ustensiles obscurs, et une petite bougie éclairant assez la pièce pour pouvoir y voir sans pour autant permettre une grande visibilité. Et au centre, une chaise. Sobre, simple. Sur laquelle le vosdraak était assis, ses menottes anti-magie toujours ancrées sur ses poignets. A ses côtés, quelques espions qui surveillaient le prince déchu saluèrent le vampire avant de finalement s'éclipser, le laissant seul avec lui.

    - J'espère que ces liens ne brûlent pas trop votre peau. Sachez que nous ne les retirerons malheureusement pas.

    Il déposa le verre d'argile sur la table, y versant l'eau clair qu'il avait récupéré plus tôt. Puis, il se tourna doucement vers le prince. Ancrant son regard hétérochrome sur le Baron du crime, le vampire repensait à toutes les émotions qui traversèrent son esprit lorsqu'il apprit finalement où se trouvait le frère de l'impératrice, ainsi que ce qu'il comptait faire.

    - Je suis en toute franchise très étonné que vous vous soyez établi au sein de Kyouji, et y soyez resté une fois les événements du Voile Rouge réalisés et la Nouvelle Guerre lancée. Mais pour être également honnête, je suis impressionné par votre talent. Le seigneur n'avait probablement même pas idée de ce que vous comptiez faire. Enfin. Pour ce que ça vaut...

    Il attrapa ensuite le verre rempli, s'approchant ensuite du vosdraak avant de lui tendre. Seulement pour le retirer ensuite quand Vaenys tenta de s'en emparer.

    - Je suis désolé monseigneur, mais je ne peux vous laisser prendre le verre. Ni prendre le risque que vous le brisiez et que vous ne fassiez quoique ce soit de stupide. Si vous voulez boire, il faudra que je tienne le verre.

    Il marqua une pause, écoutant les éventuelles protestations du prince avant de fixer ses traits lisses et ses yeux améthystes. Ainsi que sa chevelure blanche, souillée partiellement par le sang et la boue. Pour un être aussi noble et unique, il apparaissait déchu, une nouvelle fois. Surtout éclairé par la faible lueur d'une bougie mourante.

    - Zéphyr ne devrait pas tarder à revenir. Il termine de s'assurer qu'aucun mage ne peut nous détecter. Vous êtes avec moi en attendant. Fort heureusement pour vous, j'ai beaucoup de respect pour votre lignée. Un peu moins pour les activités de la pègre. Je crois que l'Oreille a également contacté la capitale. Mais en attendant, vous resterez ici avec nous.

    Il s'arrêta alors de parler, tendant le verre vers le Baron du crime une nouvelle fois.

    - Alors, désirez vous un peau d'eau, Sieur Draknys?



    Umbra regnorum [Vaenys / Zephyr] Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


    Citoyen du monde
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    Vaenys Draknys
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    qui suis-je ?:
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  • Ven 12 Jan - 0:59
     
    Umbra regnorum
    Feat. Zéphyr et Deydreus

    Apparence de Vaenys:

    L’Oreille et la Griffe, rien que ça ? Le prince déchu se retrouva enchaîné à une chaise comme les nombreux esclaves qu’il avait eu la chance de faire transiter durant toute sa longue vie. Au début de cet « interrogatoire », il était entouré d’espions au service de l’Oreille, tous le regardaient avec mépris. Il souffrait encore des blessures que lui avait infligées le Maître-espion, qui n’y était pas allé de main morte avec le mage noir. De multiples entailles se dessinaient sur son corps, à divers endroits, pour sûr, Zéphyr visait extrêmement bien. Vaenys était dans un sale état, recouvert de boue et de son sang, son sang si pur et si précieux qui s’était écoulé de son corps si parfait, avant de sécher sur sa peau d’un blanc presque immaculé. Le Baron, figure majestueuse de la Pègre Reikoise, était tombé bien bas ce soir-là, suite aux menaces proférées envers la Tovyr et le Mage d’État. C’était certain que s’il venait à recroiser leur chemin, il les tuerait, cette fois-ci, et sans la moindre hésitation.

    Soudain, un individu passa la porte lourde de la pièce dans laquelle était fait prisonnier l’être à la chevelure d’argent. La Griffe en personne. Très bien, Vaenys l’acceptait, et de toute façon, il n’avait pas vraiment le choix. Ses mains étaient liées par des menottes anti-magie. Évidemment qu’il en souffrait, que cela lui brûlait la peau, c’était quoi cette question ? Les yeux du Vosdraak regardait le verre d’eau avec envie, il avait soif, très soif, sa gorge était sèche. En voilà un être vil, tendre un verre puis le retirer, peut-être se croyait-il drôle ? La colère envahissait le Vosdraak en l’instant, mais la peur reprit rapidement le dessus, craignant qu’il arrive quoi que ce soit à son enveloppe charnelle. Et puis, le vampire aux yeux hétérochromes restait un homme de haut rang et puissant qui plus est, mieux valait-il ne pas le fâcher davantage. Surtout que sans sa magie, le prince déchu n’avait aucune chance, il avait quelques notions de combat à l’épée, mais encore fallait-il en avoir une. Et il était forcément moins doué qu’un bretteur.

    Sieur Zoldyck semblait arriver dans peu de temps. D’après les dires de Deydreus, Zéphyr prenait toutes les dispositions nécessaires pour que personne ne puisse retrouver Vaenys. Personne, pas même Wulfric. D’ailleurs, qu’était-il advenu de lui ? Il était mort, dévoré par le lycanthrope bien plus imposant que lui ? Avait-il lâchement fui ? Comment le savoir, terré sous le sol d’une misérable auberge pouilleuse et dégueulasse. Malgré l’incroyable égoïsme du Vosdraak, il espérait que rien ne soit arrivé à son fidèle bras droit, cela serait une catastrophe pour la Pègre installée à Kyouji.

    « Gardez votre verre d’eau, Sieur Fictilem, je m’en passerai volontiers. » rétorqua-t-il aux dires de la Griffe. Le Vosdraak était certes, enchaîné, mais jamais il ne se rabaisserait à boire dans la main de son ennemi. « Je sais très bien que si je me trouve ici en votre compagnie, avec la tête encore en place, c’est car vous ne comptez pas me tuer, n’est-ce pas ? Alors qu’attendez-vous de moi au juste, Sieur Fictilem ? » demanda-t-il, sans exprimer la moindre émotion, sans dessiner la moindre expression sur son visage. Rien, même si la peur était évidemment le sentiment principal que ressentait le Vosdraak, il fallait la dissimuler.

    « Je vois que vous êtes devenu encore plus puissant et influent que par le passé, Griffe de l’empereur. Espérons que le pouvoir ne vous monte pas trop à la tête, ce n’est généralement jamais bon. »
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  • Mer 17 Jan - 23:38
    Soyons honnêtes, Zéphyr n’avait jamais eu l’intention de tuer le Baron.
    D’abord et surtout parce que celui-ci pouvait encore être utile. C’était difficile à croire, mais c’était encore possible et la Griffe comme l’Oreille comptaient bien le lui faire comprendre.
    Ensuite, bien que Tensai aurait certainement apprécié avoir sa tête comme cadeau, Vaenys pouvait avoir des informations précieuses grâce à l’implémentation de son réseau.
    C’était deux éléments simples, qui lui permettait de rester en vie un peu plus longtemps.

    Evidemment, dans le sémaphore, l’Oreille ne s’était pas retenue face au maître de l’ombre. Il avait non seulement voulu que sa fierté et son ego en prennent en coup, en le forçant à s’enfuir comme le rat qu’il était. Mais en plus, Zéphyr avait voulu lui faire comprendre qu’il ne pourrait pas échapper à son réseau d’espionnage, du moins tant que le bellâtre restait dans le territoire de l’Empire. Il pouvait essayer, faire semblant, il finirait par être piégé comme aujourd’hui. D’ailleurs, on était très loin du moindre luxe, dans cette auberge de Kyouji. On aurait pu croire que le tavernier aurait protesté de voir son établissement réquisitionné, sauf qu’en l’état, l’aubergiste était un informateur des espions, et il n’avait pas fait dès lors pas fait d’histoires à l’arrivée du conseiller royal et du commandant des armées. Il avait quitté les lieux sans même savoir qu’on interrogerait ici-même le prince déchu du Reike. Mais l’ignorance avait de grandes vertus, et les hommes de Zéphyr ferait en sorte que leur visite ne laisse pas la moindre trace.

    Maintenant que tout était barricadé et sécurisé, le maître-espion avait ordonné à sa troupe, les Sentinelles, de se disperser dans les environs. Certains d’entre eux s’occupaient-même de la musique, et bien qu’une pointe d’ironie était fugacement apparue dans leurs yeux quand ils avaient lancé cette idée, les mélodies feraient croire qu’il n’y avait rien d’anormal en cette heure tardive. Ses hommes s’occupaient par ailleurs de rediriger les habitués de l’auberge, cela bien avant qu’ils ne puissent apercevoir Alasker sur le toit de l’édifice. Il n’y aurait donc aucun visiteur indésirable, et c’est sur cette pensée que le conseiller impérial entra dans l’établissement après avoir donné le code requis.

    Le bretteur était accompagné d’un homme apparemment mal à l’aise, que d’aucuns aurait naturellement qualifié de bon et d’honnête. Son regard, tout du moins, indiquait clairement qu’il serait content que cette journée soit finie, et Zéphyr lui désigna le bar d’un geste de la main.

    - Vous pouvez attendre ici qu’on vous appelle. Lokvyr, mon homme de main, reste à votre disposition pour quoi que ce soit. Ne quittez juste pas l’auberge sans mon autorisation et tenez-vous prêt à vous mettre au travail.

    Marmonnant un acquiescement inintelligible, le maître-espion attendit qu’il s’installât, et ceci fait, il reprit sa marche en direction du sous-sol. Saluant Esyleij d’un bref signe de tête, le guerrier le dépassa puis descendit les escaliers que Deydreus avait déjà emprunté quelques instants auparavant. Activant sa nyctalopie et son ouïe surdéveloppée, un mince sourire apparut sur les lèvres de Zéphyr quand il entendit les dernières paroles du Baron. Ce dernier était malin et savait qu’ils l’avaient laissé en vie pour une raison ; par contre, sa dernière pique risquait tout au plus de générer l’indifférence de son ami vampire.

    Que Deydreus eût le temps de répondre ou non, l’Oreille pénétra dans la pièce à son tour et son regard glissa un instant vers le prince déchu. Ses hommes avaient fait du bon travail, il le savait et ne s’en inquiétait pas. Il ne s’en faisait pas non plus pour les blessures superficielles du Vosdraak. Elles étaient légères et il s’agissait de plaies qui ne causeraient pas de cicatrices. Encore que ça… Il n’allait pas le lui dire.

    - Le couple royal est prévenu, annonça-t-il d’emblée à ses deux interlocuteurs. Le roi veut que nous fassions comme convenu, ajouta Zéphyr à l’attention de Deydreus, sans en préciser davantage pour le moment. J’ai veillé à ce qu’aucun membre de la pègre, ni aucun mage ne rôde dans les environs. Même, poursuivit-il d’un ton neutre, je compte profiter de cette nuit pour faire un grand nettoyage du réseau souterrain de la cité. J’en ai déjà touché un mot au seigneur de Kyouji et il m’a assuré sa collaboration. Sur ce point, avoir des clones étaient utiles. Le conseiller royal se tut un bref instant, puis lança une œillade au frère de l’Impératrice. Beaucoup de vos complices ont été au bas du Sémaphore, messire Draknys, mais j’ai épargné votre homme de main du nom de Wulfric. Un silence. S’il vous est loyal, il m’a néanmoins donné suffisamment d’élément pour que je fasse une purge en profondeur. Purge qui servira d’ailleurs de distraction, ajouta le chef des forces spéciales.. Aucun de vos sbires ne s’inquiétera de vous tant ils s’inquièteront de leur survie avant tout. Ce soir et les jours qui viennent, ils seront chassés de toute part.

    Cela, c’était pour annoncer la couleur. Cependant, Zéphyr pose un visage sans aménité à l’encontre du Vosdraak.

    - Mais pour l’heure, nous sommes venus surtout pour vous. Zéphyr tourna la tête vers la Griffe. Tu lui expliques ?

    Ce soir, Vaenys devrait faire un choix, qui changerait sans doute les plans qu'il avait prévus.
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    Deydreus Fictilem
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  • Ven 19 Jan - 20:56

    - Comme vous le voudrez.

    Ponctua simplement Deydreus avant de porter le verre à ses propres lèvres. Laissant le liquide tempéré glisser dans sa gorge, le vampire lâcha un long soupir de satisfaction. L'eau ne lui apporterait rien de particulier, comme l'alcool, mais le bretteur aimait se rappeler à des gestes aussi simples. Comme pour chasser la bête qui grattait aux frontières de son esprit, et qui désirait si ardemment venir vider l'être aux cheveux d'argent qui se tenait assis devant lui.

    - Je pense que vous vous méprenez messire. Si votre tête n'a pas quitté vos épaules, c'est principalement car Zéphyr et moi mêmes sommes plus raisonnables que l'Empereur. S'il avait laissé sa rage s'exprimer, je crains que même les larmes de votre sœur n'auraient sut vous sauver. Et pour votre sort, cela dépendra uniquement de vous. C'est vos propres mots qui décideront de la manière dont vous quitterez cette pièce. Il ricana ensuite doucement, repensant à la dernière phrase du vosdraak. Être le protecteur militaire du Reike requiert un entraînement régulier. Je ne peux me laisser porter par un quelconque héritage ou ma propre suffisance. Comme vous le dites, cela n'apporte jamais rien de bon. Parfois, certains ministres finissent chassés à cause de cela. Et parfois des races nobles finissent dans une cave.

    Les yeux hétérochromes du vampire se posèrent alors dans l'améthyste du regard de Vaenys. Cette dernière phrase, si elle était clairement destiné au Baron du crime, n'était emplie d'aucune haine particulière ou de mépris. Il ne s'agissait que d'un fait pur et simple. Jamais, Deydreus ne tomberait dans le piège de sous-estimer ses adversaires. Surtout quand ces derniers prenaient la forme d'Archontes et autres créatures titanesques. De plus, le chevalier n'avait vu que trop de fois de grands guerriers tomber sous les coups de poignards acharnés de quelques conscrits. C'était aussi une des raisons pour laquelle il aimait autant les champs de bataille. Où tous pouvaient s'élever au delà de leur nature. Sortant de ses réflexions lorsque Zéphyr entra finalement dans la pièce, l'armure noire fixa le maître espion alors qu'il commençait à prendre la parole.

    Si la "purge" se lançait comme prévu, cette dernière était surtout un grand soufflet prévu pour retomber mollement. Une simple distraction visant à faire couler le sang de quelques têtes pour distraire le gros de la pègre durant la nuit. Une promesse de l'Empire assez simple. S'ils survivaient, ce n'était pas car ils avaient eu un coup de chance, mais car on les laissait fuir. Enfin. C'était l'idée que voulait transmettre l'Oreille. Deydreus lui, était un peu plus ancré sur le concret. Et actuellement, ce dernier se nommait Vaenys Draknys.

    - Fort bien. Le bretteur toussota légèrement, venant reposer le verre d'eau vide sur la table derrière lui. Comme vous l'avez deviné, Messire Zoldyck et moi même avons une offre à vous faire. Nous pourrions simplement vous abattre. Envoyer votre tête à Ikusa pour que vos cheveux d'argent volent aux vents, suspendus aux piques des remparts. Cela décapiterait la pègre et neutraliserait aisément la rébellion. Seulement, nous cherchons à opter sur d'autres options.

    Sortant d'une de ses sacoches un symbole républicain, le vampire ancra ses yeux dans ceux du vosdraak.

    - Nous savons que vous désirez vous rendre en République. Afin d'étendre l'efficacité de votre réseau là bas. Nous savons également que là bas, les instances s'imbriquent en ramifications jusqu'à atteindre le gouvernement. Ce que nous désirons, entre autres choses, c'est que vous réussissiez dans votre entreprise. Un léger sourire, tandis que le chevalier sombre continuait d'observer le captif. Installez-vous convenablement dans la Nation Bleue. Obtenez les informations qui les feraient comploter contre le Reike. Vous le savez sire Draknys, nous sommes en guerre. Et nous ne pouvons nous permettre d'avoir un potentiel "allié" prêt à nous poignarder. Et vous savez comme moi ce que sont ces lâches.

    Marquant une nouvelle pause, le vampire utilisa sa magie de sang pour venir déchiqueter doucement le papier qu'il tenait plus tôt.

    - Pourquoi vous alors? Car votre nom est connu. Car vous avez déjà des débuts de ramifications là bas. Car nous comptons sur ce qu'il resterait d'amour pour votre sœur afin de la protéger même depuis les ombres. Donnez-nous les informations, parasitez les de l'intérieur, et permettez-nous de nous focaliser sur la lutte qui prime pour l'heure. Celle contre les Titans. Celle qui nous empêchera tous de sombrer dans l'abîme.

    Laissant le temps à son interlocuteur d'absorber l'information, le bretteur se mis à tourner doucement autour du siège du prisonnier, comme un requin tournant autour de sa proie. Et dans les narines du vampires, toute la saveur d'un sang unique venait provoquer la Soif. Et le sang béni.

    - La Lutte contre les Titans.. C'est aussi une des raisons pour laquelle vous n'êtes pas mort pour le moment. Lors de la dernière guerre, vous nous avez aidé en capturant la titanide Zei. Nous comptons sur vous pour une nouvelle... Trêve. Ou collaboration, comme vous souhaitez. Il s'arrêta, devant Vaenys. Vous contrôlez la pègre, mais aussi les braises de la rébellion à l'encontre de la couronne. Retenez vos chiens. Limitez votre activité pour qu'elle ne menace en rien l'ordre des choses. Evitez que des imbéciles viennent à rêver de renverser l'Empire alors même que nous luttons pour la survie de ce monde maudit. Acceptez de collaborer un minimum avec les services de l'Oreille, avec l'armée. Et nous arrêterons aussi de trancher les têtes de l'hydre que vous dirigez.

    Reprenant sa marche, le vampire retourna au niveau de la bougie siégeant sur la table. Passant sa main gantée dessus, Deydreus ferma doucement les yeux pour maîtriser quelques instants ses pulsions vampiriques.

    - Naturellement, nous ne nous baserons pas que sur votre simple parole. Que sur un simple hochement de tête. Tout comme nous ne pourrons pas vous relâcher aussi simplement. Si nous avons pu plaider une proposition à l'Empereur, vous vous doutez bien que celle-ci s'accompagne de conditions unilatérales. Pour le reste, Zéphyr vous expliquera les détails, tout comme il pourra développer mon propos. Il se retourna, posant ses yeux sur le prince déchu. Alors dites moi, messire Draknys. Acceptez-vous ces premières conditions, afin que nous puissions passer à la suite? Et surtout, nous laisser vous faire vivre un jour de plus.

    A présent, c'était à Vaenys de peser le pour et le contre. Mais selon ses mots, il était fort possible que le prince déchu reparte en vie... Ou complètement exsangue.


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  • Ven 19 Jan - 22:10
     
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    À l’entrée du Maître-Espion, l’être à la chevelure d’argent hocha la tête comme pour saluer celui qui fut son espion par le passé. Puis, il esquissa un léger sourire, pourquoi ? Lui-même ne le savait pas, mais après tout, Zéphyr avait eu la gentillesse de ne pas le tuer instantanément, comme la Griffe par ailleurs. Un nettoyage des bas-fonds de Kyouji ? Comme si une nuit suffirait. Très bien, et le lendemain, la pègre reprendrait de sa splendeur, avec ou sans Vaenys. Après tout, ses chefs de Cellule étaient là, et certainement bien cachés derrière des portes invisibles et inaccessibles sans l’aura magique du Baron. Encore faudrait-il qu’il soit à Kyouji bien sûr. Si Wulfric avait révélé une quelconque information, c’était selon les dires et désirs de Vaenys. En effet, le lycanthrope savait quoi faire en cas de capture, et surtout, il savait quoi dire. Le prince déchu ne s’inquiéta pas plus que ça et, de toute façon, il avait un autre problème, bien plus grand.

    « Eh bien Zéphyr, vous êtes devenu un grand homme. Qui l’eût cru ? Certainement pas moi, vu votre incapacité à exécuter une simple mission. Enfin, vu l’imbécile qui dirige le pays, ça ne m’étonne pas que vous soyez à cette place, aussi prestigieuse que vous êtes inutile. Cela explique pourquoi je peux me promener tranquillement et à visage découvert dans Kyouji. » annonça-t-il, riant légèrement. Pourquoi riait-il alors que les deux personnes face à lui pourrait lui ôter la vie d’un simple geste ? Le stress, certainement. « Et puis, je pourrais en dire autant de votre petit ami à côté. Vous feriez un bon couple, en plus, cette hérésie n’est pas interdite au Reike… Étonnamment. » murmura-t-il, espérant ne pas avoir été entendu ni par la Griffe, ni par l’Oreille. Enfin, il fallait peut-être cesser la provocation, c’était littéralement tendre le bâton pour se faire battre à ce niveau-là. Connaissant la faiblesse raciale du Vosdraak, il était peut-être préférable qu’il cessât ses paroles inutiles.

    Bien, la Griffe vint ensuite prendre la parole. Qu’allait-il proposer à Vaenys, en échange de sa liberté ? Enfin, ce valeureux personnage qu’était le prince déchu serait prêt à n’importe quoi pour sortir en vie de cette cave. Un long discours commença, effectivement, si l’empereur le voulait, il pouvait demander la mise à mort Vaenys sur-le-champ, mais heureusement pour lui, ses subordonnés étaient bien plus pragmatiques que lui. Quelle chance… Les races nobles qui finissaient dans une cave, enchaînée. Touché. « Vous êtes un grossier personnage, sieur Fictilem. » rétorqua-t-il. Le prince déchu pouvait au moins visiblement s’estimer heureux que Tensai ne fût pas dans cette pièce. Les yeux d’améthystes du divin dragon vinrent se poser sur le verre d’eau vide. Ah ça oui, il rêvait de ce verre d’eau, mais il ne céderait certainement pas. Trop tard, de toute façon.

    Oui, il était préférable pour Vaenys que sa tête ne finisse pas sur un pic devant les rambardes de son palais. Mais, pour ce qui était de la pègre, aucun risque, les chefs de Cellule prendrait le relais aussitôt la mort de Vaenys annoncée. Cela serait amusant à voir, une bataille pour savoir qui prendrait le contrôle de la pègre. Et puis, la rébellion, ce n’était plus du fait de Vaenys. Après l’accident qu’avait subi Ayshara quelques années plus tôt, il ne souhaitait plus la diminuer qu’autre chose. Mais il ne le fit pas, manque de temps certainement. Enfin, le vampire sortit un blason de la République, quelle horreur. Cependant, il trouvait la stratégie de la Griffe étrange. Prendre l’ennemi public numéro un du Reike, et l’envoyer en République pour qu’il en devienne l’ennemi principal de la Nation bleue ? Il était si détestable que ça ? Enfin, il savait n’avoir aucun mal pour réussir son entreprise au sein du pays de ces stupides voisins.

    « Vous souhaitez que je prenne le contrôle de la Pègre républicaine si je comprends bien ? Je n’aurais aucun mal à y parvenir, soyez en certain. Comme vous le dites si bien, les républicains ne sont que des lâches, des êtres abjects qui ne méritent pas de fouler les saintes terres du Sekai. Si cela ne tenait qu’à moi, le Reike aurait déjà rasé cette stupide nation de la surface du continent. Mais que voulez-vous, avec la chiffe molle en place sur le trône, nous sommes faibles. Enfin, vous êtes faible. » rétorqua-t-il, riant légèrement, pendant que la Griffe tournait autour de lui, il était étrange cet homme. « Pouvez-vous cesser de tourner autour de moi ? Merci. Très bien, je m’introduirai discrètement dans les bas-fonds de la République. Je prendrai le contrôle du gang régissant le réseau d’information de Justice, comme convenu avec mon bienfaiteur républicain. Grâce à cela, je saurai tout ce qu’il se passe là-bas, et me concentrerai sur le Reike. Ainsi, vous serez mis au courant de la moindre information concernant la lâcheté dont font preuve ses sous-races républicaines. » termina-t-il, attendant la prochaine prise parole de la Griffe.

    La lutte contre les Titans ? Bien sûr que Vaenys serait de la partie, il n’avait d’ailleurs pas besoin que l’on lui demande, s’étant déjà rendu à l’arbre-monde quelques jours plus tôt. Il venait ensuite le faire mousser, parlant de la capture de la titanide Zeï. Ah ça, Vaenys n’en était pas peu fier. Non seulement, cette action montrait l’étendue de ses pouvoirs, mais en plus, fit accroître le mouvement pro-Draknys au sein du Reike. « Naturellement, je vais retirer mes chiens, comme vous les appelez. Je vais faire en sorte de stopper la rébellion à l’encontre de… votre couple royal. » rétorqua-t-il, portant son regard sur Zéphyr. « Si je comprends bien, nous allons travailler ensemble ? Je laisserai mes hommes collaborer avec les vôtres, mais ne me coupez pas l’herbe sous les pieds. » le regard se reporta sur Deydreus. « Et aussi les vôtres, sieur Fictilem, mais, j’aurais besoin que l’armée ignore la Pègre, que je puisse avoir une liberté totale de mes mouvements. En plus de stopper cette stupide chasse à l’homme que vous menez. »

    Quelles seront donc les conditions de l’empereur quant à tout cela ? Car Vaenys n’était pas totalement contre, pour le moment. « Très bien, sieur Fictilem, j’accepte vos premières conditions, comme vous l’avez certainement compris. Quand vous m’aurez libéré, je me rendrai chez nos voisins pour commencer mon ascension. Je ne pense pas avoir grand mal à y parvenir, surtout que leurs autorités sont… aussi compétentes que leur Présidente, c’est dire. Aussi, je ralentirais du mieux que je puisse la rébellion, allant même jusqu’à la stopper. Vous vous doutez bien que je ne pourrai y parvenir du jour au lendemain, surtout si je suis en République. Je m’entretiendrai avec Wulfric à ce sujet. Il vous communiquera le moindre complot en cours, le moindre attentat en préparation. Promettez-moi simplement que vous garderez ma sœur en vie. » conclut-il, soupirant légèrement.
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    Zéphyr Zoldyck
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  • Sam 27 Jan - 23:27
    Lorsque Zéphyr entre dans la pièce, l’une des premières choses qu’il entend est le fiel de Vaenys à son encontre. Ah… Qu’est-ce que cela lui avait manqué, ça. Il n’en est pas particulièrement étonné, le prince a toujours voulu marquer son ascendant sur quelqu’un ou quelque chose, même en situation de faiblesse. Mais, malheureusement, ce n’est pas le bretteur en face de lui qui va se démonter si facilement.

    - Vous êtes toujours aussi sympathique, à ce que je vois, réplique calmement le maître-espion, comme s’ils parlaient autour d’une tasse de thé, dans le palais royal. Il paraît que le vin se bonifie avec l’âge, mais, pour ce qui vous concerne, je ne suis pas sûr que ce soit le cas. Puis l’homme aux yeux dorés pose son regard vers Deydreus et il explique simplement la situation en quelques mots. Quand j’étais encore un simple agent au service de l’Oreille, et le favori du maître-espion en place, Vaenys m’a convoqué pour m’ordonner de surveiller la Princesse Ayshara. J’ai refusé et je crains qu’il n’ait jamais oublié cet affront. Il semble qu’il n’ait pas pardonné non plus que j’aie pris le camp de Tensai… D’un geste, l’intéressé hausse les épaules. Bref, ce n’est pas important. Tu peux lui expliquer ce qu’on lui veut quand tu le souhaites.

    Désormais taciturne, Zéphyr laisse Deydreus prendre la main. Le vampire et le maître-espion n’ont laissé Vaenys en vie par hasard ou par bonté de cœur. S’ils ont agi ainsi, c’est parce que l’Empire a un avantage à en tirer, en tout cas de leur point de vue. Certes, tuer le Baron constitue une offre alléchante, que quelques bêtas auraient certainement suivie pour obtenir une bourse bien remplie en récompense. La Griffe et l’Oreille sont néanmoins au-dessus de telles considérations pécuniaires, et même, leur regard est davantage porté sur la situation géopolitique en général. Les Titans, la Pègre, la République, le développement du Reike : ce sont toutes des notions qui sont étroitement liées les unes aux autres, si bien qu’il faut savoir habilement jouer avec les protagonistes de chaque faction. Bien sûr, le frère d’Ayshara est une pourriture. Bien sûr, on ne peut pas lui faire aveuglément confiance non plus. Mais le Vosdraak est bien loin d’être idiot, et c’est sur ses talents de l’ombre que les membres de la Main comptent miser. Ainsi, comme l’explique le commandant des armées impériales, le descendant des Draknys peut être épargné et être envoyé en République. Ce ne sera pas quelque chose qui le dérangera fortement, puisqu’il a déjà prévu de s’y installer un temps. Le faire avec l’aval du couple royal et des hautes instances de son pays, par contre, doit être quelque peu inattendu pour la créature aux yeux améthystes.  

    Zéphyr laisse son ami développer le sujet comme il en a envie et ne l’interrompt pas un instant. Pas même lorsque le bras droit de Tensai affirme que la mort du prince déchu neutraliserait la pègre. Les trois protagonistes savent bien que ce ne serait pas aussi facile – Vaenys tué, un autre baron le remplacerait tout aussi vite. Le réseau du crime est une pieuvre qui ne meurt jamais tout à fait, et même dans l’hypothèse où elle serait mortellement touchée, elle tomberait simplement en dormance, jusqu’à ce qu’une âme douée de mauvaises intentions viennent la réveiller.

    Même la capture et l’interrogatoire de Wulfric est une victoire en demi-teinte. Oh, certes, le bonhomme a eu intérêt à collaborer, mais… Donner des informations véridiques trop rapidement, c’est toujours le signe qu’il y a eu un accord sous la table, que l’homme sait donc ce qu’il doit dire et ce qu’il doit cacher des autorités de l’Empire. Zéphyr n’est pas pressé, et n’a pas acculé ni torturé le second de Vaenys – pour la simple et bonne raison que s’ils commencent une « collaboration », abîmer son sous-fifre n’est pas la meilleure façon de commencer ce… partenariat. Mais le conseiller royal n’est pas naïf pour autant. Beaucoup de choses sont programmées à l’avance par les chefs de l’ombre. Tout comme ses espions doivent prioriser une version particulière s’ils sont capturés, les hommes de Vaenys doivent faire de même, eux aussi, et qu’ils soient dans un camp ou dans l’autre, seuls celui qui a le mieux anticipé tel scénario est le véritable gagnant de cette partie d’échec. La différence, c’est qu’au lieu de perdre des pions en bois, ils jouent avec des vies humaines. C’est à partir de ce instant que la vision des deux hommes différent certainement.

    Quoi qu’il en soit, Deydreus marque une pause pour laisser Vaenys intégrer toutes les informations qui s’offrent à lui et Zéphyr en profite pour ajouter un autre facteur qui a décidé les deux guerriers.

    - Une autre raison nous a poussé à vous choisir, fait le maître-espion, c’est votre longévité et votre connaissance sur la pègre. Deydreus et moi n’étions pas nés que vous dressiez déjà votre empire dans l’ombre depuis au moins un siècle. Vous n’êtes donc pas le premier-venu dans ce milieu et – si l’on peut dire – poursuit l’Oreille dans un léger rictus, vous êtes un homme qui gérez le crime d’une main de maître. Vous saurez comprendre les rouages républicains très rapidement et, avec un peu de bon sens et de doigté, vous saurez vous imposer face à ces lâches et ces vermines.

    L’homme aux yeux dorés lève son regard un instant les yeux vers son frère d’arme. Maître de lui, Deydreus ne montre pas la soif qui l’habite, mais étant bien au courant de sa nature, Zéphyr se doute qu’être près d’un être si rare doit être une tentation énorme pour lui. Pour autant, le bretteur ne trahit pas l’ombre d’un doute ou d’une agitation. Le vampire saura se maîtriser jusqu’au bout et c’est donc d’un air intéressé que le manieur de katana écoute la réponse du Baron. Qui accepte leur proposition, c’est déjà une bonne chose. Bien sûr, l’Oreille a bien envie de ricaner quand il traite Tensai de « chiffe molle » - aux dernières nouvelles, c’est bien Vaenys qui était mort de trouille lorsqu’il a vendu sa sœur au barbare -, mais il s’abstient de défendre l’Empereur dans l’immédiat. Ils ne sont pas là pour un débat. Plutôt, le maître-espion rebondit sur les derniers propos du prince déchu.

    - Partenariat, collaboration, appelez-le comme vous le voulez. Disons que nous allons plutôt nous tolérer à défaut de nous respecter vraiment. Un léger silence. Nous aurons chacun accès à nos propres ressources, sans que l’un et l’autre n’ait un droit de regard là-dessus. Il en va de même pour nos hommes : ils ne collaboreront pas ensemble à moins que nous ne le décidions nous-mêmes en amont si une menace – contre l’Impératrice par exemple – le justifie et que des mesures doivent être prises en urgence. En d’autres termes, vous et moi garderons notre propre indépendance. Je ne pense pas que cela vous déplaira. Les deux hommes ne se font tout simplement pas assez confiance pour cela et Zéphyr ajoute : En revanche, il nous faudra communiquer pour que nous soyons véritablement efficaces et que nous coordonnions nos actions pour lutter à la fois contre la République et contre les Titans. A cet égard, Wulfric recevra une liasse de documents qui, s’ils sont consultés par quiconque  affichera simplement une liste des spécialités culinaires de Kyouji. Avec ce sceau, en revanche, et Zéphyr sort de sa poche un objet qui tient dans la paume de sa main, vous obtiendrez déjà une série d’informations sur un réseau qui sévit dans les coulisses de la République – elle se fait appeler Assemblée, c’est elle-même qui a participé à la destruction de Kaizoku. Il vous faudra lutter contre ce groupuscule, mais aussi sur les petits barons de Justice qui se croient pour l’heure les maîtres incontestés de leur ville. Pour le reste… Zéphyr plonge son regard dans celui améthyste de Vaenys. Si vous ne voulez pas que mes hommes s’en mêlent – en croyant légitimement avoir affaire à des ennemis de l’Empire – il faudra naturellement que vous me communiquiez certains mouvements ou les quartiers sous votre contrôle. Etant entendu que – si vous essayez de nous duper – notre accord peut devenir caduque, or, nous avons tous des avantages à en retirer à cette… collaboration.

    Mais, c’est clair comme de l’eau de roche, Vaenys veut une liberté absolue. Il demande aux hommes de la Griffe et aux hommes de l’Oreille de le laisser faire : en somme, d’avoir carte blanche. C’est prévisible, naturellement. Prévisible, mais beaucoup trop dangereux pour les deux commandants de l’Empereur. Autant être aveugle sur ces agissements en ce cas, et ni les uns ni les autres ne peuvent se le permettre.

    - Pour que vous ayez cette “liberté" que vous demandez, il va vous falloir vous plier à une dernière condition. Je ne vous ferai pas l’affront de vous demander ce qu’est le tatouage de citoyenneté reikoise. Vous savez que tout Reikois en porte un. Et nous allons vous en imposer un aussi, sauf que celui-là sera porteur d’une magie plus… particulière.

    Zéphyr ne fait pas longtemps attendre son interlocuteur et il continue :

    - Ce tatouage permettra de vous localiser précisément, à ceci près que vous aurez un jour d’avance sur la dernière localisation donnée par le tatoueur. De  plus, dès que vous reviendrez sur le territoire reikois, la magie de ce même tatouage préviendra les enchanteurs que vous êtes de retour sur nos terres, et naturellement, ils nous préviendront directement, moi, Deydreus, ainsi que le couple royal. Enfin. Vous n’aurez pas le choix de son emplacement. Nous le placerons à un endroit qui vous rappellera toujours notre accord. Et toujours le fait qu’il était surveillé par l’Empire, également. Nous pouvons le placer au-dessus du torse, par exemple. Quoi qu'il en soit, le tatoueur est déjà présent au rez-de-chaussée, il a donc l’appliquer dès cette nuit. Ensuite… Vous pourrez repartir. Libre, mais avec ce tatouage. Et nous serons inflexibles là-dessus.
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    Deydreus Fictilem
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  • Lun 29 Jan - 23:16
    Croisant les bras, Deydreus était venu s'adosser contre la porte qui menait à l'étage supérieur. Ancrant ses prunelles bicolores sur le visage imberbe du vosdraak, le vampire retenait ses pulsions alors que le Baron acceptait l'offre qui lui était faite. Cependant, il était évident que cette dernière ne se ferait pas sur une simple poignée de main. Il était évident que les deux membres de la Main n'allait pas se reposer uniquement sur la bonne volonté du prince déchu. Se redressant soudainement lorsque l'Oreille eut terminé de parler, le bretteur s'avança doucement avant de s'arrêter au niveau de son ami.

    - Je tiens également à rajouter quelque chose. Il attendit un peu que l'attention se tourne vers lui. Zéphyr parlait de tolérance. Considérez que c'est exactement cela pour mes hommes. Tant que l'Ordre établi n'est pas menacé, peu m'importe les manigances de l'Ombre. Elles existent, ont existé et existeront toujours. Pour l'heure, mon regard se tourne plutôt vers les Archontes, les Titans, et la sécurité du pouvoir en place. De ce fait, laissez les institutions telles qu'elles sont actuellement. Si un officier meurt. Nous purgerons. Si vos représailles deviennent trop nombreuses. Nous purgerons. Le peuple. En ces heures, a besoin d'être dirigé dans une direction particulière. Un troupeau à mener, vers la persévérance et l'effort commun contre les Titans. Nous avons suffisamment d'ennemis à l'extérieur de nos terres. Inutile pour le moment de nous sauter plus que cela à la gorge. En revanche..

    La Griffe s'approcha alors, dominant entièrement le vosdraak alors qu'il entrouvrait les lèvres pour révéler les deux crocs qui le démangeaient. Alors que ses yeux se trouvaient emplis d'une Soif dont le prince n'avait aucune idée. Son sang entier bouillait d'une envie bestiale et brutale. Et ce sentiment se trouvait accentué par le ton du Baron.

    - Arrêtez de jouer avec nous dans vos propos. Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Nous ne sommes ni vos sujets, ni vos pions. Il vint saisir sa mâchoire. Si je désire tourner autour de vous alors que je retiens la Bête en moi de vous dévorer, je ferai comme bon me semble. Si je désire récupérer une partie de votre.. Raisiné. Alors je le ferai car en cette heure, vous n'êtes rien d'autres que notre prisonnier, et nous sommes déjà bien conciliants. Vous n'êtes. Ici. Qu'un objet utile. Aucune loi du sang. Aucun mérite véritable. Simplement un intérêt. Retenez cela. Nous ne faisons pas ce "partenariat" par compassion. Nous ne faisons pas cela par plaisir. Mais car vous êtes utile. Alors. Rappelez-vous, cher Baron, qu'aujourd'hui vous ne devez votre vie qu'à la bonne volonté de l'Empire. Et que le jour où cet intérêt disparaitra, nous ne pourrons plus retenir la rage de Tensai à votre égard.

    Un sourire, sadique et carnassier, alors que le vampire se recule pour redonner au vosdraak un peu de répit. Et surtout pour éviter de venir arracher sa gorge à coup de crocs.

    - Pour le reste, nous ne vous chasserons effectivement pas activement, puisque comme l'a dit l'Oreille un tatouage à emprunte magique vous sera posé. Vous ne figurerez plus comme l'ennemi public à abattre, mais ne pensez pas pouvoir vous promener librement dans les rues comme vous pensiez le faire impunément à Kyouji. D'ailleurs, si tel avait été le cas, vous ne seriez pas aujourd'hui dans cette cage. Si encore aujourd'hui, vous faites l'erreur de nous prendre de haut, sachez que vous n'aurez pas d'autres chances. Il marqua une pause, reprenant. Je sers le Reike, et seulement lui. Mais ne vous méprenez pas sur mes réelles intentions. Ou vous périrez comme ceux qui vous suivaient au sémaphore. Vous serez libre de circuler sur notre territoire, mais pas dans la lumière. Vous avez choisi la fuite et les ombres. Alors vous y demeurerez encore un peu.

    Le ton du vampire avait changé. Si le Baron avait plus ou moins accepté l'offre, il n'en demeurait pas moins que ce dernier conservait son arrogance. Et il était bon de lui rappelait quelle était sa place. Il n'était pas un grand homme, ici bas. Il n'avait aucune autorité contre eux. Il était simplement là, assis sur cette chaise, à attendre qu'on lui redonne sa liberté. Un chien en cage, au pédigré trop noble pour être souillé par un esprit aussi prétentieux. D'une certaine façon, c'était peut être ce qui agaçait le plus l'être aux yeux vairons. Ce potentiel gâché. Et peut-être aussi, restait-il un peu d'amertume dans l'esprit d'un ancien officier qui avait vu un royaume resté sans rien faire face aux raids barbares? Seul Deydreus le savait véritablement. Invoquant soudainement une dague sanguine, le guerrier au corps marbré de cicatrice vint sectionner le haut de la tenue de Vaenys. Une énième humiliation, qui servait pourtant un but précis.

    - Comme l'a souligné Zéphyr, le tatouage vous sera imposé, sans que vous n'ayez réellement le choix. Mais il serait peu malin de vous marquer trop visiblement, surtout vu l'entreprise que vous comptez réaliser en république. Aussi, à vous de choisir. Le ventre, ou les côtes. Vous pourrez ainsi un peu le dissimuler, tout en sachant qu'il est là. Il passa la pointe de sa dague sur les zones cités, appuyant assez pour faire perler chaque fois une unique goutte de sang. Lorsque vous aurez fait votre choix, nous ferons descendre le tatoueur et comme dit vous pourrez repartir libre. Avec ces vêtements. Et vous pourrez enfin bâtir vous aussi un empire, dans les ombres de la République. Un empire qui nous sert tous. Et vous serez aussi soulagé de l'étau que nous vous imposions. Au moins un temps. Mais. Surtout. Ne tentez jamais, de vous en prendre à l'Empire. Ou je vous retrouverai et ferai en sorte que votre précieux sang vienne arroser chaque grain de sable du désert reikois.

    Il recula un peu, faisant disparaître la dague alors qu'il observait tour à tour le prince puis son collègue. La Bête grattait, frénétiquement, quémandant inlassablement le sang de l'être à la créature d'argent. Alimentée par la violence précédente et cette sensation d'avoir en face de lui une proie qu'ils avaient chassé. Et qu'il devait, de nouveau, laisser partir sans assouvir sa Soif. Souriant, le bretteur reprit finalement la parole, comme pour conclure.

    - Vous serez donc un allié de circonstance, Vaenys. Et malgré le désamour que nous portons à nos... Activités respectives, je reste persuadé que votre ascendance vous permettra d'être efficace. Et si nous sommes bien d'accord sur une chose, c'est à quel point vous êtes supérieur à ces lâches de républicains.

    Par rapport aux autres reikois, en revanche, rien n'était moins sûr.    


    Umbra regnorum [Vaenys / Zephyr] Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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  • Mar 30 Jan - 18:50
     
    Umbra regnorum
    Feat. Zéphyr et Deydreus
    Vaenys esquissa un léger sourire à la réponse que lui avait apporté Zéphyr, concernant son petit pic. Une réponse pleine d’entrain, dévoilant au passage les vilains secrets de ce cher prince déchu. Enfin, de toute façon, égocentrique comme il était, Vaenys n’avait honte de rien, et certainement pas de la considération qu’il avait pour sa petite sœur. Et effectivement, le Vosdraak avait quelques ressentiments à l’encontre de Zéphyr, pour sa stupide trahison. Mais bon, visiblement, la trahison avait eu du bon pour l’espion, qui avait été nommé au prestigieux titre d’Oreille du Reike. Enfin, prestigieux, ce n’était pas vraiment ce qu’en pensait le Vosdraak.

    Les remarques suivantes ne faisaient que gonfler l’égo du prince déchu, qui était déjà bien démesuré. Il était vrai que la naissance même de ses bourreaux n’était pas pensée que le Vosdraak était déjà le Roi de la Pègre Reikoise. Alors, évidemment, il était le meilleur et, il n’avait pas besoin de ces deux freluquets pour le savoir, ça non. Il savait qu’il était purement et simplement le meilleur dans le domaine du crime. En plus, les rouages républicains n’étaient certainement pas les plus difficiles à comprendre. Comment de tels idiots pourraient inventer un système de syndicat du crime suffisamment développé et complexe pour Vaenys ? À ces remarques, le Vosdraak sourit encore, laissant même s’échapper un petit rictus, mais il s’abstint de répondre.

    La tolérance plutôt que le respect ? Cela tombait bien, Vaenys n’avait aucune envie de respecter les deux chiens de Tensai. Alors, à cette annonce, il profita de la légère pause que fit le Maitre-Espion pour acquiescer d’un signe de la tête, fermant en même temps les yeux, puis il les rouvrit, les plongeant dans les prunelles dorées de son vis-à-vis. Effectivement, le fait que le Baron pût garder son indépendance ne lui déplaisait pas le moins du monde, bien au contraire. Et puis, il acceptait volontiers de joindre ses forces à celles de Zéphyr si une menace bien trop grande venait à voir le jour et, encore plus si cette dite menace était dirigée à l’encontre de la jeune Vosdraak, Ayshara.

    Le regard du Vosdraak fut ensuite dirigé vers la paume de la main du Maître-Espion, qui y tenait un sceau. Ce dernier permettait de lire les documents qu’avait le Lycanthrope en sa possession. Ainsi, grâce à cela, il pourrait obtenir davantage d’informations en ce qui concernait l’Assemblée. Et oui, davantage, car le Sénateur Zelevas lui avait déjà fourni de bien amples informations concernant ce réseau dissimulé. Enfin, des informations supplémentaires n'étaient tout de même pas de refus, bien qu’il doutât profondément que l’Oreille ait quoi que ce soit à lui apprendre en plus de ce qu’il connaissait déjà.

    Les prunelles améthystes du Vosdraak se dirigèrent ensuite dans celles de son vis-à-vis. « Naturellement, je vous communiquerai le moindre groupuscule qui sera sous mon contrôle. Après tout, nous collaborons, non ? » rétorqua-t-il, un sourire au coin des lèvres. Le Vosdraak était évidemment prêt à communiquer les moindres informations qu’il aurait obtenues. Par ailleurs, il avait choisi comme première cible, le réseau de la Sinistrée. Ce gang était celui qui faisait transiter les principales informations de Justice. Ainsi, en prenant le contrôle de ce dernier, la prise de pouvoir sur le reste de la Pègre serait bien plus facile.

    Ah ! Une dernière condition et pas des moindres, un tatouage Reikois. Bien, celui affirmant qu’un être possédait la nationalité Reikoise. Un tatouage que Vaenys avait perdu depuis plusieurs années déjà, ayant été en quelque sorte banni de son royaume. En plus, il serait magique, permettant à l’Oreille et à la Griffe de pouvoir le localiser à un jour d’intervalle. Ainsi, avec ce tatouage, il eut été surveillé par ses ennemis. Bon, l’idée ne lui plaisait pas, mais ce n’était pas vraiment comme s’il avait le choix.

    Un léger soupir s’échappa du prince déchu, alors qu’il réfléchissait rapidement à cette proposition, enfin, à cette obligation plutôt. « Un tatouage Reikois ? Intéressant. De toute façon, je n’ai pas réellement le choix, n’est-ce pas ? Très bien, qu’il en soit ainsi, Zéphyr. Sur le torse ou rien. » rétorqua-t-il, déplaçant son regard sur le vampire aux yeux vairon, qui s’apprêtait justement à prendre le relais. Le prince déchu n’eut même pas le temps de marchander avec l’Oreille, bien qu’il n’y eût pas grand-chose à marchander.

    Une fois Deydreus suffisamment proche, les améthystes du Vosdraak s’ancrèrent dans le regard du vampire. À l’évidence, Vaenys n’avait pas la moindre intention de renverser Tensai, qu’il gardât son pays gangrené, l’héritier Draknys n’en voulait pas du tout. De toute façon, avec un tel individu aux commandes, le Reike courait à sa perte. « Naturellement, je laisse vos institutions en place si vous y tenez tant. Plus l’armée du Reike sera organisée, mieux ça sera pour la suite. » rétorqua-t-il, sans trop attendre.

    Certes, l’Oreille et la Griffe n’étaient ni les sujets ni les pions du Baron, mais ils étaient bien autre chose. À cela, Vaenys voulu répondre, il regarda le vampire, puis il prit la parole. « C’est vrai, vous n’êtes rien d’autre que des… » puis il se stoppa, le vampire venant saisir sa mâchoire. Tant pis, il ne saurait pas le fond de sa pensée. Bon, des paroles de Deydreus, Vaenys retenu qu’une seule chose, qu’il fût pour l’instant un intérêt pour l’Empire du Reike et que, le jour où l’Empire n’avait plus besoin de lui, alors il serait exécuté. Regrettable non ? Enfin, si jamais cela devait arriver, il irait naturellement en République.

    Vaenys était heureux de ne plus figurer comme l’ennemi numéro un du Reike, mais aussi, son égo était touché. En un sens, cela lui plaisait. Après, il serait toujours traqué et n’aurait plus la possibilité de se promener comme il le souhaitait dans les rues de Kyouji. Allait-il pour autant ne pas le faire ? Bien sûr que non, comme si l’armée et la milice lui faisaient peur. S’il avait été capturé aujourd’hui, ce n’était que par inadvertance. À Kyouji, il ne risquait pas grand-chose, assurément. Aussi, il allait s’efforcer de ne pas continuer de prendre de haut ses interlocuteurs, au risque de voir sa tête dégagée de son corps. Puis, la lame sanguine de Deydreus vint sectionner le haut des vêtements de Vaenys, dévoilant légèrement son magnifique torse. Le petit coquin voulait admirer le corps si parfait du Vosdraak, ce dernier le comprenait tout naturellement. Il aimait aussi s’admirer quand il en avait le temps.

    Cela dit, il n’était pas non plus obligé d’appuyer la pointe de son arme sur le corps du prince déchu. La simple pression de cette petite pointe suffisait à lui causer une douleur atroce. Douleur qu’il n’arrivait pas à masquer sur son visage, grimaçant à chaque appui du vampire. Enfin, après le tatouage, il aurait la chance de repartir pour bâtir un nouvel empire, sous les villes de la République. Une idée qui lui semblait merveilleuse, il avait hâte de se rendre chez ces enfoirés de républicains. Vaenys ne répondit pas, attendant que son vis-à-vis ne reprît la parole.

    Le prince déchu sourit aux paroles suivantes, acquiesçant une nouvelle fois les dires de son bourreau. Bien que l’idée de la collaboration lui déplût fortement, au moins, il pourrait être en quelque sorte libre. Et puis, bien sûr, il était supérieur à chacun des républicains qui foulait les terres du Sekai. Et supérieur au Reikois d’ailleurs, cela allait de soi. Après tout, sa présence sur le Sekai était tout simplement divine.

    Son regard jonglait entre les deux ministres, alors qu’il cherchait les mots adéquats pour répondre sans froisser le vampire qui n’attendait qu’une seule chose : boire son sang. « Très bien, je pense que vous avez tout dit. Faites donc descendre le tatoueur, qu’il me dessine votre stupide tatouage magique. Dois-je en conclure que je vais reprendre la nationalité Reikoise ? Oh, et, j’aimerais l’avoir sur le torse, c’est beaucoup plus esthétique. » annonça-t-il, marquant une légère pause avant de reprendre.

    « Pour ce qui est de la République, je compte revenir à Kyouji dès que j’aurai terminé la première partie de mon plan. Ainsi, je pense qu’une nouvelle rencontre avec vous, Zéphyr, devrait se faire. Je pourrai vous exposer tout ce que j’ai appris sur l’Assemblée, si tant est que j’en apprends quelque chose. Enfin, j’imagine que vous saurez où me trouver, n’est-ce pas ? » ajouta-t-il, en riant légèrement.

    « Quant à vous Deydreus, je ne toucherai pas à votre armée, soyez-en certain. Par ailleurs, si une nouvelle guerre contre les Titans se prépare, je veux bien être mis au courant. Ainsi, je pourrai vous apporter mon aide. Je ne pense pas avoir besoin de vous rappeler mon utilité pour la capture de la Titanide Zeï. » conclut-il, attendant l’arrivée du Tatoueur.
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  • Lun 19 Fév - 22:05
    Lorsque Deydreus tient à rajouter quelque chose, Zéphyr le laisse naturellement faire. Et évidemment, le général met les points sur les i. Il affirme certes que la priorité est sur les Titans et les Archontes, mais il précise également que si l’ordre est menacé, il y aura des représailles en conséquence. Pour l’heure, néanmoins, il n’y aucun intérêt à se mener une guérilla interne. Plus en retrait, Zéphyr fixe le vampire pendant que ce dernier saisit la mâchoire du prince, alors même qu’il lui indique qu’il n’est qu’un pion dans les mains du Reike. Un pion utile, qui ne doit sa survie que grâce à cela. Heureusement, après cette réplique bien envoyée, le commandant des Serres Pourpres lâche le prisonnier. Celui-ci doit avoir bien saisi qu’il ne doit pas les prendre de haut et les mépriser comme il le fait depuis le début de leur entretien, mais est-ce que cela suffira pour que cette leçon entre dans la tête du Vosdraak ? Le maître-espion en doute fort. D’eux trois, c’est le Baron qui a le plus fort orgueil, bien que les deux membres de la Main ne se prennent assurément pas non plus pour n’importe qui. Alors chassez le naturel et il reviendra au galop. Les trois protagonistes ne sont pas faits pour s’entendre et même si le frère d’Ayshara pourra faire semblant, il aura toujours la tentation de se croire supérieur à autrui. Zéphyr, de son côté, le méprisera certainement toujours pour ses actes vils, bien que le commandant des forces spéciales soit loin d’être de neige aussi.

    En tous les cas, le maître-espion ne bronche pas quand son ami tranche les vêtements de Vaenys, en lui laissant deux choix pour le tatouage reikois. Clairement, ce n’est pas le prince déchu qui a la main dans cette partie d’échecs, il va même être contraint de jouer sur un autre plateau pendant un temps. Mais il n’y a pas à s’inquiéter pour ce voyou : la Pègre, il la connaît depuis plus d’un siècle, et il est comme un poisson dans l’eau à l’intérieur. Nul doute qu’il saura avoir sa part du butin. D’ailleurs, l’intéressé propose à Zéphyr qu’ils se revoient une fois ses investigations menées et l’Oreille hoche sobrement la tête.

    - Nous nous reverrons.

    Il n’y a pas besoin de préciser que Vaenys aura intérêt à ramener des informations utiles pour le Reike, le maître-espion estime que son homologue en a déjà suffisamment conscience. Quant à la manière de se revoir, les deux hommes ont suffisamment de subalternes sous leurs ordres pour se contacter, en tout cas quand ils veulent bien se laisser trouver.

    Il n’y a plus qu’à mettre un terme à cette rencontre. Sous les ordres de Zéphyr, le tatoueur qu’il a emmené un peu plus tôt descend dans les sous-sols. Nettement mal à l’aise face à l’aura des trois hommes, le maître-espion se dit un instant qu’inviter Aylan aurait été plus rapide et efficace mais, une fois la peur passée, l’individu se met activement au travail. Difficile de refuser un service à la Griffe et à un conseiller de la cour de toute façon. Même s’il s’agit de tatouer un ancien membre de la famille royale.

    Le travail accompli, il n’y a plus qu’à libérer le prince et l’Oreille précise :

    - Une fois libéré de vos liens, vous pourrez partir en République. Je vous conseille de vous mettre en route le plus tôt possible et sans faire de détours… inopportuns. Vaenys comprendra bien ce qu’il veut dire par là. Mon réseau s’assurera que vous arriverez à bon port. Inutile de chercher à les leurrer par vos illusions ou d’autres subterfuges. Ils sont prévenus et je leur ait pas interdit de se défendre, ni d’agir à leur guise en cas de défilade de votre part.

    Un homme prévenu en vaut deux, n’est-ce pas ? Il reste enfin la barre noire du roi, que le maître-espion ne lui retire pas directement.

    - Levez-vous et passez devant. Nous vous libérerons totalement en haut.

    Ceci fait, Vaenys s’engouffrerait à nouveau dans la nuit, et bientôt, il agirait sous le ciel nocturne de la République.
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  • Mer 21 Fév - 18:10
    Ecoutant les réponses du Baron et ensuite de Zéphyr, beaucoup de pensées traversaient l'esprit du bretteur aux lames jumelles. Une lutte certaine contre des pulsions violentes rencontrant un pragmatisme à toute épreuve. Puis, enfin, le calme dans la psyché du vampire se fit alors que la décision de faire venir le tatoueur se prenait. Reprenant simplement la parole, le chef des armées fit cependant une dernière remarque à l'encontre du vosdraak.

    - Se prépare? Vous n'avez pas donc pas véritablement suivi ce qu'il se passe au Reike. La guerre est déjà là. Et je me demande bien si elle s'est un jour véritablement arrêté. Mais, soit. Nous vous informerons si nous avons besoin de vos services dans cette lutte.

    N'ajoutant pas plus de mots que cela, le vampire aux yeux hétérochromes observa ensuite le tatoueur venir réaliser son œuvre. SI ce dernier semblait visiblement mal à l'aise, le chevalier noir ne trouva pas cela étonnant. Outre l'heure tardive, le fait d'avoir été mandé par le maître espion et la griffe pour venir marquer l'ancien prince héritier était quelque chose de particulièrement perturbant. Néanmoins, l'enchanteur s'effectua avec brio et, bientôt, Vaenys était devenu l'heureux propriétaire d'une nouvelle marque sur son corps. Peut-être que cela permettrait de rappeler au Baron son héritage et ce qu'il aurait dû incarner pour la nation? Deydreus en doutait mais cela ne coutait rien d'espérer. Et puis, de toutes façons, le chef de la pègre aurait déjà bien assez à faire en République. Laissant ensuite son regard porter sur son ami et collègue, le bretteur aux lames jumelles attendit que le tatoueur ne reparte et indiqua à Ixchel de le raccompagner.

    - Je rajouterai même que si nous apprenons que vous avez dévié de votre route de manière trop irrationnel ou que vous vous en êtes pris à qui que ce soit une fois libéré, il n'y aura pas de nouvelles chances. Allons-y à présent, inutile de vous faire croupir dans cette cave plus longtemps.

    Les choses après tout avaient été dites et il était stupide de plus malmener l'ancien prince déchu plus que cela. Laissant donc Vaenys passer devant le duo de la Main, l'ensemble de ce petit groupe remonta finalement jusqu'au niveau de l'auberge. Là, les différents espions qui jouaient de leurs instruments observèrent quelques instants l'individu aux cheveux d'argents tandis que les Serres présents restaient focalisés sur lui la main contre le pommeau de leurs armes. Tous en vérité demeureraient prêts à sauter à la gorge du frère de l'impératrice si ce dernier démontrait la moindre menace. Fort heureusement, l'enchainement de la soirée et la barre noire du roi permettaient d'épuiser suffisamment l'homme pour qu'il ne tente rien de stupide.

    Ce fut Zéphyr qui retira finalement les liens magiques au Baron, tandis que Deydreus observait la scène de son air froid habituel. Analysant les gestes du prince déchu, le vampire restait aux aguets et ce jusqu'à ce que l'être aux yeux améthystes ne disparaissent finalement dans les ténèbres. Naturellement, Alasker demeurerait sur le toit de l'auberge à guetter tout mouvement suspects d'individus. Deydreus n'était pas idiot et si le Baron avait été capturé, ils risquaient tout de même une attaque soudaine. Que ce soit en guide de représailles ou simplement de tentative de libération si les initiateurs de la chose ignoraient la nouvelle position du chef de la pègre. Ainsi, plusieurs minutes glissèrent où le vampire et son homologue humain discutèrent doucement.

    - Je me demande ce que tout cela donnera au final. Mais il sera bon de compter sur un peu de stabilité, au moins le temps de mon départ pour le Grand Nord. Il se tourna vers Zéphyr. Je compte sur toi mon ami, le couple aura vraiment besoin de ton point de vue dans les mois à venir. Ou si je trépasse lors de l'expédition.

    Il ricana doucement, reportant son attention vers la ruelle à présent déserte devant l'auberge. Bientôt, Deydreus partirait pour des terres inexplorées où se trouvait potentiellement un Archonte. Sous les visions croisées de Zéphyr et des événements du Voile Rouge, ils avaient enfin une piste. Une cible à faire tomber et un coup majeur à porter dans cette nouvelle guerre.

    Et si ce soir une chasse avait pris fin, il était évident qu'une nouvelle débuterait bientôt, cette fois contre des êtres ne partageant rien avec le Reike.


    Umbra regnorum [Vaenys / Zephyr] Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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  • Mer 21 Fév - 19:32
     
    Umbra regnorum
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    Visiblement, Zéphyr n’avait plus grand-chose à ajouter avant la venue du tatoueur, dans cette cave miteuse, visant à rendre un semblant de nationalité Reikoise au prince déchu de la nation éponyme. Deydreus, pour sa part, affirmait que la guerre avait déjà commencé, voire qu’elle n’avait jamais cessé. Une affirmation indéniablement vraie, si l’on prenait en compte les multiples attaques terroristes de fanatiques, endurées par le Reike ces dernières années, ce qui ne laissait que très peu de place au doute. Cependant, pour Vaenys, la guerre importait peu. Ce qui comptait surtout pour lui, c’était l’extension de son empire souterrain, la Pègre, jusqu’en République. Mais aussi et avant tout, la sécurité de sa jeune sœur, l’Impératrice du Reike. Il était évident que si la guerre prenait du terrain sur le Reike, cette dernière serait en danger de mort et cela, Vaenys ne pouvait pas l’accepter. Il trouvait simplement cela dommage qu’il n’ait plus aucun pouvoir sur la cité d’Ikusa, ne pouvant plus prendre connaissance de tous les actes criminels en devenir, visant le palais de la capitale.

    Le Vosdraak fixa simplement, à l’aide de son regard d’améthyste, les prunelles hétérochromes de son vis-à-vis, laissant se dessiner sur son visage si parfait, un léger sourire dont la nature véritable était difficile à discerner, même pour des personnes telles que l’Oreille et la Griffe de l’Empereur. Lorsqu’il vit le tatoueur impérial pénétrer dans la misérable petite cave, Vaenys lança un regard empli de mépris à son encontre. Le prince déchu éprouvait un dégoût profond pour ces instants, vécus bien trop souvent au fil de ses quasi deux siècles de vie sur le Sekai. Le tatouage Reikois, bien qu’il ne fût qu’une marque magique temporaire, restait extrêmement douloureux lors de son application sur la peau si douce du Vosdraak, surtout lorsque l’on connût la faiblesse naturelle de cette race divine. À présent, Vaenys Draknys était l’heureux propriétaire de ce splendide tatouage qui, comme il le fut à l’époque, ornait sa peau avec une magnificence absolue.

    À l’instant où Zéphyr se décida enfin à venir libérer le Baron, ce dernier esquissa un large sourire difficile à dissimuler sur son visage d’ange. Il restait heureux d’avoir échappé à l’exécution ce soir-là. D’une part, par la clémence des deux hommes qui menèrent l’interrogatoire, d’une autre part, par la bonté de ce bon vieux Tensai. Dans d’autres circonstances, les pions de l’Empereur l’auraient certainement simplement abattu comme un vulgaire chien, mais, ils ne l’avaient pas fait. Naturellement, le Vosdraak allait suivre d’une main de maître, comme à son habitude, les conseils donnés par son ancien espion, Zéphyr. Il ne prendrait qu’une heure ou deux pour se rendre dans les souterrains de la ville cosmopolite, afin d’alerter les chefs de ses différentes cellules de la situation plus que critique et, surtout, il contemplerait une dernière fois l’une de ces cellules sombrer dans le chaos le plus total. Mais, ce n’était point un problème, il aurait bien d’autres occasions de la faire renaître de ses cendres, une nouvelle fois.

    Alors que ses entraves lui furent retirées par ce valeureux Zéphyr, le Vosdraak posa ses prunelles améthyste sur le vampire, étirant un large sourire sur son visage, tout en laissant son regard impassible et dénué de toute émotion apparente. « Je me doute bien que vos petits chiens me suivront jusqu’à bon port. À vrai dire, l’inverse m’aurait étonné. Et non, je ne compte pas briser cette relation de confiance que nous venons d’établir entre nous, ça serait idiot de ma part. Or, je suis un être doté d’une intelligence extrême, mais ça, vous le savez déjà. » rétorqua-t-il, alors que ses liens furent enfin tombés au sol. Il restait encore la barre noire du roi, mais, c’était plus par précaution. Écoutant l’instruction de Zéphyr, le Baron se leva avec délicatesse de sa chaise puis, il commença à se mettre en marche. Il était encore meurtri par les blessures subies dernièrement, de ce fait, il titubait légèrement.

    Deydreus avait visiblement une dernière instruction à ajouter. Vaenys, en passant proche du vampire, laissa ces quelques mots s’échapper de ses lèvres. « Naturellement, je tâcherai de rester dans le droit chemin jusqu’à notre prochaine rencontre. Rencontre à laquelle je serai préparé cette fois-ci. Et puis, je n’ai pas de raison de vous trahir, nous sommes alliés à présent et, les alliés se serrent les coudes. » conclut-il, ne laissant cette fois-ci aucune émotion transparaître sur son si doux visage.

    Une fois arrivé à l’étage, Vaenys ne fut que très peu surpris de pouvoir observer la foule d’espions de l’Oreille et de Serres Pourpres de la Griffe. Tous étaient en train de l’admirer, c’était évident. La vision du prince déchu en une telle situation était si rare, c’était une chose que l’on ne voyait qu’une seule fois dans une vie, un privilège dont ils ne se rendaient probablement pas compte, absorbés qu’ils fussent par l’éclat surnaturel de la beauté du Vosdraak, qui rayonnait parfaitement parmi tous ces pouilleux. Étonnamment, ce fut une nouvelle fois Zéphyr qui eut la pénible tâche de libérer Vaenys de ses liens. Libéré, ce dernier s’empressa de masser délicatement ses poignets, dans le but de soulager la douleur provoquée par la barre noire du roi. Cela fait, il se mit en marche vers la sortie, accompagné de son escorte qui contrastait parfaitement avec sa divine personne.
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