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  • Mar 21 Fév - 23:40
    Peu après le dix-huitième anniversaire de Myriem, quelque part près de Mael.

    D’ordinaire, l’action commence avec les trucs moches.
    En temps normaux, Nineveh sort les gants de cuir et ausculte avec une certaine pudeur ses patients.
    Mais tout cela, toute cette civilisation qui est inhérente à la médecine, même durant les guerres, exprime l’idée simple qu’un patient est en état de consentir aux soins. Qu’il est sain d’esprit à défaut de l’être de corps. Lorsqu’une torpeur toute relative se transforme en terreur absolue, avec des sensations atroces d’insectes qui grouillent sous la peau, que d’autres personnes sont infectées par d’immondes bubons qui éclatent dans le sang et le pus, alors on peut décrire la situation comme terrible.
    Et aujourd’hui, c’est pire que terrible, c’est cauchemardesque.

    Dans le temple devenu hôpital de campagne, Nineveh et à sa suite, Myriem, font quelque pas en retirant leur matériel. L’elfe abandonne sa longue veste de cuir et ses gants en peau de vache, elle les balance sur un banc avant de se servir un verre de vin. Sans attendre la réaction de sa disciple, ou même son opinion, elle lui tend une dose : ce n’est pas de l’eau et c’est ce qui compte. En attendant de comprendre l’origine de ce mal, la médecin ne prend aucun risque et surtout, il faut bien ça pour tasser la journée qui vient de s’écouler.

    Elle s’achève sur trois morts, d’abord un vieux monsieur qu’on a retrouvé sans vie devant le temple, en train d’être dévoré par les corbeaux. Ensuite une jeune fille qui s’est donnée la mort et pour clore les évènements, un homme dans la fleur de l’âge qui s’est gratté le cou jusqu’à s’ouvrir une artère. Comment un ongle a-t-il pu trancher une carotide ? La docteur l’ignore, en revanche, la réalité lui a prouvée que c’était possible. Tu parles d’une après-midi saine. Trois personnes sont mortes, il y a leur sang partout sur la table d’opération et hier c’était pire. Seulement, parce qu’ils s’agissaient d’hommes de bonne condition et d’un âge respectable, c’était plus simple à digérer. Quant au contraire, il y a deux anges partis trop tôt et un ancien qui n’aura jamais profité de ses vieux jours, c’est différent.

    Dans un coin de la salle principale, assis à une table, une autre médecin de Mael, moins expérimentée, mais familière des lieux et leur histoire, prend une longue inspiration.

    « Cela ne devait pas se passer comme ça. Quand je suis devenue guérisseuse, c’était pour… » Elle s’interrompt, « c’était pour sauver des vies et réconforter des gens inquiets. Je ne pensais pas que j’aurais à poursuivre un… Un garçon qui a perdu la raison. Si on m’avait dit que je poursuivrais un patient aujourd’hui, je n’aurais pas cru l’haruspice. » Se répète Vera la médecin, « les dieux doivent nous haïr. Pour infliger de si cruelles punitions aux villageois. » Blasée, elle s’accoude à la table et bourre sa pipe de tabac, d’une main négligente, fatiguée, elle balance les herbes séchées et hachées dans le foyer, sans se soucier d’en mettre à côté.

    Par conscience professionnelle, elle en propose aux deux autres. Nineveh refuse.

    « J’aurais voulu un baptême du feu moins violent, plus doux. » Admet l’elfe en se tournant vers Myriem. « Je suis navrée que tu ais à tester tes pouvoirs et tes limites de cette manière, mais… C’est comme ça. Qu’importe, j’ai foi en toi, tu réussiras. » Il le faut.

    Sinon, d’autres gens vont mourir. Des paysans, des artisans, des nobles, des riches, des pestiférés, des femmes, des enfants. En fait, les catégories ne comptent plus vraiment, la malédiction a déjà frappée.
    Les gens s’inquiètent, s’angoissent, puis ils perdent la raison et se tuent d’une manière ou d’une autre. Difficile de soigner quelqu’un qui n’a plus sa tête.

    « Au final, » demande Vera, « vous aussi, vous avez ces cauchemars ? Cette sensation d’être sur une route de nuit, poursuivi par des petits monstres ? En fermant les yeux cette nuit, je les ai vus, ces dizaines de main se refermer autour de mon cou. » Elle tire longuement sur sa pipe, elle en a besoin. « Par les dieux, si oui, alors tout le village souffre de ces visions d’horreur et je ne donne pas cher de notre peau. »

    Au lieu de se morfondre, elles doivent trouver l’origine de ces terreurs nocturnes. Mais cela sous-entend avoir la force de le faire et en voyant la triste mine de Vera, qui a aidé durant tous les soins de la journée, elle n’a plus l’espoir de vaincre le mal.
    De fait, Nineveh se tourne vers Myriem, l’une de ses meilleures étudiantes. Pour une jeune fille destinée à la haute noblesse, elle est extrêmement douée dans les arcanes curatifs. C’est aussi une locale, qui va bientôt régner sur ces terres. S’il y a une personne qui connaît l’histoire de la région, c’est bien elle.

    « As-tu une idée de ce qui pourrait provoquer ces cauchemars ? Un ancien dieu qui n’aurait pas été honoré ? Une vieille maladie rance, provoquée par un artefact ? »

    L’elfe penche pour l’artefact, mais en l’absence de preuve, elle se réfère à la plus érudite sur l’histoire du pays.

    Vera:
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    qui suis-je ?:
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  • Mer 1 Mar - 18:03
    Je venais tout juste d'avoir 18 ans, j'étais belle comme une enfant, forte comme un homme et c'était l'été évidemment! Et c'est cette chaleur qui provoquait bien des soucis et des épidémies parfois quand la chaleur s'imposait chez nous, elle était si rare cette douce chaleur et pourtant bien présente en ce moment. J'arrivais au terme de mon cursus de médecine à l'Académie de Mael et j'espérais obtenir ma certification avant l'automne. Depuis quelques semaines j'avais la chance de travailler aux côtés de la renommée médecin Nineveth de Basileïa qui faisait l'honneur de donner de son temps et d'assurer des cours aux candidats en fin de cursus. Elle serait fort probablement celle qui me jugerait digne ou pas de ma fin d'études. J'apprenais auprès de ce puits de savoir avec entrain depuis quelques semaines, ne manquant aucun de ses cours théoriques ou pratiques.

    Ce jour-là cependant elle m'apprit que nous allions quitter la douceur et le calme de Mael pour nous rendre en campagne près d'un temple transformé en hôpital d'urgence, a quelques lieues seulement de la belle cité blanche. Je me demandais bien à quoi nous allions devoir faire face et j'appréhendais en réalité de devoir agir hors de la protection de l'Académie, c'était un baptême du feu et probablement un des derniers tests.

    J'ai aussi déposé mes gants et affaires et quand mon mentor me tend un verre de vin je le prends en grimaçant, non décidément, elle se moque que je ne boive pas parce que je suis diviniste. J'ai beau savoir que c'est pas pour sombrer dans l'alcool ou un état d'ivresse quelconque, ce genre de "rituel" me dérange mais je le garde pour moi autant que possible et je bois le verre silencieusement, je grimace, je déteste cela mais il est vrai que cela donne un coup de fouet après une rude journée.

    Je n'ai pas la moindre peur ou appréhension face au sang mais depuis hier c'est l'horreur, le saut dans le grand bain est des plus dur à réaliser, la réalité bien rude.

    J'écoute le médecin déjà présent, elle est affectée, épuisée même. Je refuse moi aussi le tabac, j'ai déjà accepté un verre de vin, il ne faudrait pas non plus qu'on me prenne pour une républicaine non? C'est à ce moment que mon mentor et professeur fait preuve de sa douceur et de son empathie coutumière. Je réponds en haussant les épaules.

    - Le monde va bien comme il veut et non comme nous le voulons. Je ferai de mon mieux pour vous seconder et aider ces pauvres malheureux croyez le et je ne vous décevrai pas !

    C'était dit avec assurance et l'insouciance de celle qui n'a jamais vraiment affronté l'horreur des morts inexpliquées, même si du récit entendu je pressens que les journées à venir vont être... charmantes... Vera semble épuisée littéralement et à bout de souffle aussi, la non compréhension de ce qu'il se passe la ronge, je sens courir son défaitisme, il rampe autour de nous, elle le diffuse à tout va. Alors discrètement, sans rien dire je l'apaise elle, la guérisseuse, j'utilise ma propre empathie, ma capacité à contrôler les émotions des autres pour adoucir son pessimisme, éteindre le marasme qui l'emplie et l'attriste. Cela ne résoud pas le moindre problème mais elle sera en meilleure forme pour la suite.

    - Vous rêvez tous? Enfin vous avez tous les même cauchemars dans le village? Ou chacun voit-il ce qui l'effraie?

    Dans mon esprit je m'interroge, est-ce un même cauchemar envoyé à tous ceux qui restent en ce lieu, ou est-ce autre chose qui se glisse dans les songes et les noircit en fonction des peurs et appréhensions propres à chaque personne? Je connais bien Mael et ses environs oui mais qu'est-ce qui pourrait provoquer ce genre de chose?

    - Je crois que nous faisons tous des cauchemars, sans lien de prime abord.

    Rien ne me semble pertinent dans mes connaissances, rien de spécifique du moins.

    - Nous vénérons majoritairement les divins et pour certains les gardiens mais… cela n'a aucun rapport *je balaye l'idée que les titans puissent nous vouloir du mal par principe cela va de soit* par contre à la fin de l'été nous célébrons le début des moissons en général. On remercie le Sekai pour sa générosité et l’on recueille les fruits semés, au sens propre comme au figuré. C’est un moment de rassemblement, une fête de paix et d’amitié. À mi-chemin entre le solstice d’été et l’équinoxe d’automne, les jours raccourcissent, c’est le moment de profiter des dernières balades et de contempler les champs, les vergers et parfois nous faisons des offrandes à Lammas, on raconte que c'était une jeune fée qui donna de son sang pour aider à faire pousser les récoltes un été de sécheresse et qu'elle mourut de son acte généreux et depuis lors les paysans la remercie chaque année avant de prélever le fruit de leur labeur et les dons de la terre…

    C'était bien la seule légende associé à l'époque de l'année que je connaissais plutôt qu'une légende locale mais aurait-elle un intérêt quelconque j'en doutais. Néanmoins je posais mon regard sur Vera interrogative.

    - Je ne sais pas si des offrandes à Lammas ont été faites ou si elles se font tout court dans ces terres, cette histoire me parle vaguement mais je ne suis pas de Mael.

    Je me tournais vers mon mentor, devions voir auprès des habitants du village éventuellement ou était-ce une idée saugrenue?

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  • Dim 5 Mar - 15:13
    « Les cauchemars ? J’ai souvenir cette nuit d’avoir erré dans un château, pourchassé par une ombre, talonné par des lambeaux de chairs qui m’en veulent. Traquée par les aberrations qui voulaient ma peau, j’ai tenté de défoncer une porte. C’est à ce moment-là que je me suis réveillée, j’étais à deux doigt de me déboiter l’épaule en tentant de forcer la porte de ma chambre. » L’articulation encore douloureuse, l’elfe la fait craquer bruyamment. Inutile de gaspiller de la mana pour ça. « C’était un songe plus vrai que nature. »

    D’ordinaire, les rêves se distinguent aisément de la réalité, l’imagerie incohérente, cette incapacité à bouger, les aventures oniriques, perpétuellement entravées. Au contraire, dans ces terreurs nocturnes, il y a une dimension réaliste qui déplaît grandement à la médecin : la manière dont elle pouvait se déplacer, sentir les relents de chair froide, toucher la pierre glacée du château, entendre le suintement des aberrations fondre sur elle, le goût acide dans sa bouche alors qu’à force de courir, l’envie de vomir se fait de plus en plus forte. Tout cela n’inspire rien qui vaille à la docteur, car manifestement, on dépasse largement l’hystérie collective. Dehors, dans le cimetière, il y a une odeur de chaux vive, alors qu’on enterre les cadavres sans grand cérémoniel faute de temps et de fatigue. Les cercueils sont plus que rudimentaires et les arômes de chaux parviennent jusqu’aux médecins.

    Vera retrousse les lèvres, clairement incommodée.

    « Absolument barbare. » Tance la docteur fan de chats, qui a retrouvé une partie de son énergie, en meilleure forme grâce au sortilège de Myriem. Nineveh note dans son esprit le changement de tempérament, mais ne dit rien.

    Ce sont surtout les offrandes à Lammas qui suscitent réflexion dans son esprit : une vieille malédiction qui se perpétuerait de génération en génération ? Ou au contraire, un esprit vengeur qui s’offusque du manque de reconnaissance ? Dans tous les cas, l’origine de ce mal n’est pas à prendre à la légère, il est peu courant de voir des comportements aussi extrêmes dans la nature. L’elfe prend un instant pour réfléchir : les esprits seraient-ils aussi cruels ? Est-ce vraiment l’origine de ce mal ?

    « En l’absence de preuves formelles, » débute Nineveh, « c’est la piste la plus concrète que nous ayons. Autant lui donner une chance, il faut bien commencer quelque part et rester au temple ne nous aidera en rien. L’apotropaïque fonctionne relativement bien lorsqu’on a une foi inébranlable en sa protection, mais je ne pense pas que de simples attrapes rêves suffisent à nous protéger de ces nuits atroces. » Entre deux bouffées sur sa pipe, Vera réagit la première aux paroles de la médecin.
    « Soit. Cela paraît une hypothèse valable à défaut d’être la meilleure. De toute façon, les attrapes rêves deviendraient obèses au bout de quelques jours, à force digérer des cauchemars aussi odieux. » Elle reprend une dose de tabac, « le temps que nous allions au temple de Lammas, j’ai le temps de finir. Allons-y dès maintenant.
    -Tu veux rentrer dans un temple en fumant ? »
    Objecte poliment Nineveh.

    Vera prend un instant afin de peser le pour et le contre de cette décision : les dieux ne sont pas du genre patient. Même s’il s’agit d’un esprit local, s’en griller une sous le nez de la divinité du cru ne va arranger le cas de personne. Elle hausse les épaules.

    « Je vous attendrai devant l’entrée du sanctuaire, si je n'ai pas finie ma pipe d'ici là. Allons-y avant qu’il ne fasse nuit. Attendez-moi dehors sur le parvis du temple, je vais chercher des lanternes. »

    Un instant plus tard, Nineveh et Myriem attendent sur le parvis du temple : même pour l’elfe qui est pourtant habituée aux situations complexes, c’est en quelque sorte une première. D’ordinaire, les malédictions émanent des dieux ou des hommes et sont clairement ciblées. Ici, il s’agit plutôt d’une attaque collective, qui vise l’intégralité du village pour des raisons qu’elle n’explique pas encore. Trois morts en une journée, c’est aussi motif à s’inquiéter : c’est le méga bain de sang et même en fouillant dans sa mémoire, dans les récits les plus sombres que son oncle lui a raconté lors de sa formation, elle ne trouve rien de similaire. Quoique, peut-être un esprit particulièrement belligérant ? Mais encore une fois, l’exception l’est pour une bonne raison.

    « Tu y crois ? » Demande finalement l’elfe à sa disciple. « J’ai déjà entendu des histoires de cette violence, avec des esprits qui punissent des villages entiers pour des erreurs impardonnables, mais ce sont des histoires rarissimes. Des récits de l’ancien temps, sur d’antiques magiciens capables de relever les morts et bien plus. » La médecin s’emmitoufle dans sa cape. « Lammas aurait-elle pu être une mage, durant sa vie terrestre ? Si la légende me pousse à croire que oui, j’ai rarement vu des mages se spécialiser dans l’agriculture. » Même si ça existe.

    Tout comme il y a des spécialistes de l’apotropaïque, même si ce n’est pas la plus spectaculaire des disciplines. Souvent ce sont des chirurgiens-mages, plutôt que des spécialistes des maladies magiques.
    Nineveh écoute attentivement la réponse de sa disciple.

    « Me revoilà ! » Déclare Vera en revenant avec trois lanternes, quelques instants plus tard. « Voici de quoi nous éclairer si nous tardons un petit peu, ou alors si le temple dédié à Lammas, plus bas dans les terres, est dépourvu de toute forme d’éclairage. Selon les villageois, c’est une petite maison le long de la rivière, non loin des champs. Ce serait aussi la sépulture de la fée. » Ce qui attire surtout l’attention de l’elfe, c’est la canne sabre qui pend à la ceinture de la docteur. « Les routes ne sont pas toujours sûres et les tavernes, encore moins Nineveh, cet air surpris sied peu à une médecin de ton rang.
    -J’ai des méthodes différentes pour me défendre. Tu ne comptes pas poignarder un esprit quand même?
    -Tant qu’elles marchent. Quant à l’esprit, je n’ai aucune l’intention de le ferrer. De toute manière, c’est plutôt à Myriem qu’il revient ce privilège, considérant sa future position. »
    L’elfe se tourne vers l’héritière.
    « Il est vrai que tu auras le dernier mot sur la manière de traiter cette histoire. Tu devrais y réfléchir, en dehors de l’aspect médical, cette aventure peut déraper dans d’autres sphères si nous sommes malchanceux. » Explique la médecin en emboîtant le pas au reste du groupe.

    Si le temple n’est pas loin, il n’est pas tout proche non plus. Situé un peu à l’écart du village, c’est une ancienne chapelle privée devenue lieu de culte pour tous à la mort de Lammas. La famille noble qui l’avait fait construire ne voulant pas empiéter sur la mémoire commune d’une fée qui s’est sacrifiée pour le bien commun, elle a déclaré que l’endroit serait désormais accessible à tous.
    Ce qui devait bien les arranger, puisque cela voulait dire qu’il n’avait plus à entretenir les lieux, étant désormais à la charge de tous.
    Quant à son état actuel, c’est tout ce qu’on peut attendre d’un lieu sacré : malgré quelques réparations un peu grossières, les nombreuses fleurs déposées devant la porte attestent d’une pratique locale encore vive.

    « Soit… » Nineveh pose une main sur la poignée, prête à entrer, mais quelque chose l’en dissuade au dernier moment. Superstition ou magie secrète, difficile de dire. Néanmoins, elle se tourne vers ses deux consœurs, « pouvons-nous y aller ? »

    La demande est adressée à Myriem, afin d’éviter un faux pas. Mais Vera aussi est concernée : la docteur aux chats à une main sur sa canne sabre, un air peu amène sur le visage.
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    Myriem de Boktor
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  • Mer 15 Mar - 19:14
    J'écoutais maintenant mon propre mentor répondre à ma question, elle aussi était sujette aux cauchemars, pour ma part je n'avais pas le moindre souvenir d'en faire, ou de rêver même, je savais que comme tout un chacun j'en faisais car je n'étais pas folle mais la majeure partie du temps je ne me souvenais de rien. Après j'avais bien une idée du pourquoi, j'étais incapable de me lever d'un coup, de sortir de ma nuit et de bondir du lit, aussi je restais longuement à me motiver pour sortir de la chaleur des couvertures et cet état permettait d'oublier les vestiges de la nuit.

    - Je me suis réveillée fatiguée il est vrai mais je ne souviens de rien. J'avais froid je m'en souviens, visiblement j'avais jeté tout au sol et je cherchais à me réchauffer.


    Tant mieux fort probablement pour moi que je ne me souvienne pas du coup vu la teneur de leurs propres terreurs nocturnes.

    - Mais en général j'avais un sommeil, paisible et j'ouvrais les yeux dans la position dans laquelle je m'étais couchée, ce qui n'était pas le cas ce matin.

    Je devais avouer que j'étais surprise de les entendre dire que mes légendes du coin étaient peut-être la piste la plus probable, étrange mais parfaitement flatteur en réalité. J'acquiesçais aux propos concernant l’apotropaïque mais je ne voyais pas comment la croyance ou la foi en effet pouvait aider en cette situation.
    Je souris discrètement quand Nineveth remet à sa place le Docteur Vera qui songe à fumer dans un lieu de culte, qu'on ne soit pas croyant est une chose mais on nous apprend tout de même à respecter les cultes des autres, les lieux, ne pas agir inconsidérément. Par contre je n'avais pas prévu qu'on bouge directement, mais il semblerait que nous ne soyons pas destinées à nous reposer ce jour là. Une fois seule avec mon mentor je répondis en haussant les épaules.

    - Il est des histoires encore moins crédibles que celle ci et qui pourtant ont eu lieu. Mais les spectres par contre sur une réalité et si un esprit se croit être une ancienne entité, ou une personne ou que sais-je peut-être que le lieu qu'elle hante peut finir par irradier de magie noire à cause de sa présence? Sa nature pourrait imprégner un lieu? Et les prières des gens seraient perverties et amplifieraient sa force? J'avoue ne pas savoir, ce sont des idées que je soumets à votre approbation. Elles sont probablement bonnes à jeter mais plus on envisage de cas mieux on se préparer m'avez vous enseigné. Mais je ne vois pas un spectre relever des morts. Une liche? Un nécromancien qui se terre et abuse de la crédulité des gens pour être... entretenu d'offrandes? Un mage fou qui oeuvre?


    Je secouais la tête surtout pour me taire parce que plus je réfléchissais plus j'avais d'idées et probablement trop saugrenues pour avoir une quelconque potentialité d'existence. J'en étais là de mes réflexions quand Vera revint, prête. Je les entends de nouveau se chicaner comme des vieilles amies, c'est rafraichissant en un sens de voir que l'on peut avoir une vie bien remplie, une réputation conséquente mais des moeurs simples au final. Par contre en ce qui me concerne je me sens quelque peu inutile.

    - Certes je vous entends bien mais espérons qu'il ne sera pas question de se battre ou de se défendre, parce que pour le coup je crains d'avoir quelque peu négligé ou omis d'assister au moindre cours d'escrime ou de lutte. J'ai toujours préféré étudier , lire ou... nager... Mais cela ne me servira pas non?
    - Non ma chère c'est inutile, totalement sur le terrain, sauf si on croiser une sirène qui tente de se faire la malle en se jetant dans une rivière mais même là tu servirais à rien.
    - Certes...

    Voilà que je me répétais comme une idiote prise en faute. Mais j'avais hoché la tête aux propos de mon mentor, j'étais guérisseuse, je connaissais les maladies et les malédictions et... je savais utiliser l'élément eau, c'était ma seule arme potentielle de fait. Nous marchons donc d'un bon pas pour rejoindre ce temple, à l'extérieur du village, une petite bâtisse ne payant pas de mine mais qui reste un temple usité. Le parterre de fleurs, de fruits et autres présents attestent que les villageois continuent de rendre hommage à Lammas. Nineveth s'apprétait à entrer quand elle se stoppe pour demander notre avis, Vera répond d'un "groumpf" sonore attestant qu'elle se moque bien d'entrer maintenant ou plus tard. Pour ma part, je réfléchis un instant.

    - Peut-être devrions nous sonder les lieux de l'extérieur avant d'entrer? Si jamais il y a quoi que ce soit la dedans peut-être que cela dégouline dehors en un sens? J'avoue ne pas être senseur pour ma part, je ne peux donc pas le faire.

    Véra soupire et avance, tendant une main vers la bâtisse. Les yeux dans le vague elle semble se concentrer, elle grimace, retrousse son nez, fronce les sourcils, elle en a perdu son sourire quand elle reprend la parole.

    - Ce sent pas la fae ici en tout cas. Il y a de la magie de la nature à l'oeuvre, elle coule de la bâtisse, et semble tisser une toile autour qui s'éloigne et fait profiter le sol de ses bienfaits mais... il y a autre chose, des filaments sombres, de la magie noire qui s'entremêlent la dedans, j'ai mémorisé l'empreinte néfaste en tout cas, je suis persuadée qu'elle pas celle de Lammas qui inonde de ses bienfaits les lieux mais autre... Lammas, son empreinte est toujours présente mais affaiblie par cette autre force... Et ça vient de la dedans.

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  • Ven 24 Mar - 21:23
    « J’admets ne pas savoir d’emblée ce qui pourrait provoquer un tel mal. » Avoue Nineveh, « il est tout à fait possible qu’un esprit maléfique suinte de magie noire en effet et empoisonne les lieux. C’est un phénomène assez rare, parce qu’il nécessite des déploiements d’énergie dans la continuité ou une très forte utilisation de la magie. En général, quand on est confronté à ce genre de situation, il s’agit de comprendre et soit de détruire l’origine du mal, soit de négocier avec lui pour qu’il parte. » Elle a un regard en direction de Vera qui a un roulement d’yeux devant de gentillesse.

    On sait, si on pouvait planter un esprit, elle le ferait joyeusement et avec diligence. Qu’on verrait des liches transformées en râpe à fromage et des esprits frappeurs en égouttoirs à salades.
    De toute manière, il y a plus urgent à parer : elles sont toutes les trois devant le temple et comme le dit Vera : les lieux empestent la magie noire, imprègnent les terres et affaiblissent les forces de la divinité bienfaitrice.

    « Ne t’en fais pas Myriem, tu as ce qu’il faut. Contente toi de ne pas te figer devant le danger et tout ira bien : prendre action est le plus difficile. Le reste viendra naturellement.
    -Au pire. » Rajoute Vera, « tu cours derrière-nous et tu avises ensuite. Plus simple à appliquer, plus rapide à exécuter, moins de chance de mourir s’il y a une mauvaise surprise. »

    L’elfe colle son oreille contre la porte : une seconde passe, puis deux, puis trois. Puis un sursaut, un bruissement de chair, comme si une main se glissait sous les couvertures, une créature s’enfonçait dans des égouts huileux. Nineveh recule par instinct et tire de son sac une boule de pétanque : simple, mais terriblement efficace lorsque lancée à vive allure. En particulier avec la télékinésie à ses côtés.

    « Restez sur vos gardes. J’ouvre. » Une seconde plus tard, elle dévoile à la lumière du jour le petit lieu de culte.

    De la vermine par dizaine s’évade hors de la lumière du jour, des insectes qui se cachent ailleurs. Provoquant un grognement effrayé chez Vera et un cri de surprise chez Nineveh qui bondit en arrière.
    Heureusement qu’elle a déjà vu de la vermine durant ses longues heures à étudier les gangrènes, sinon, qui sait quelle réaction elle aurait pu avoir.

    « Qui a pu profaner un temple ? Les choses qui grouillent n’ont rien à faire à l’intérieur d’un lieu saint. Ce sont des bêtes qui ne devraient même pas avoir existence ici. » Annonce l’elfe en brandissant devant elle sa lanterne avant de s’enfoncer à l’intérieur. « Suivez-moi, examinons l’autel.
    -Je m’en occupe. » Annonce Vera.

    Alors qu’elle s’apprête à manipuler la statuette représentant de la Fae de la pointe de son épée, elle observe la lame, puis se ravise au dernier moment. Arme dans son fourreau, elle s’en approche plus près avant de pointer du doigt les yeux de l’effigie qui se sont mis à saigner.

    Quelque chose d’horrible traîne dans le coin.

    Une seconde plus tard, c’est un « wooosh » qui annonce la couleur, un souffle malsain dans le dos du trio qui se manifeste. Puis les insectes, nombreux, assemblés en légions qui se regroupent dans l’entrée, enhardis par les milliers qu’ils sont, et s’ordonnent en phalange de bataille. En une créature humanoïde composée d’escadrilles d’insectes, comme une armée de fourmis qui se constitueraient en pont afin de laisser passer le reste de la colonie. Une créature noire, un cauchemar fiévreux.

    Nineveh est la première à réagir.
    Lanterne, télékinésie, monstre.
    Le feu se répand en grillant les insectes et l’humanoïde qu’ils incarnent. Dans un cri trop humain pour être rêvé, elle meurt aussi vite qu’elle n’est apparue.

    Si ce n’est pour le départ d’incendie qu’il y a désormais dans l’entrée.

    « Putain, putain, putain. » Répète Verra en essayant de piétiner les flammes avant que la situation ne s’apaise, d’une manière ou d’une autre.

    Un instant plus tard, l’elfe reprend son souffle, clairement désarçonnée par cette rencontre imprévue.

    « Qu’est-ce que c’était que ça ? » S’énerve la docteur au chat, « Nineveh ? Myriem ? Je sais qu’il y a du vilain qui rôde dans le continent, mais ça dépasse toutes mes attentes.
    -Il faut croire à une liche. »
    Suppose l’elfe, « je ne vois que ça. Je n’ai pas une autre idée de ce qui pourrait créer ces choses et ces cauchemars. Surtout venant du temple, peut-être comme l’a formulé Myriem, une liche qui veut asservir le village à son compte ?
    -Peut-être. »
    Concède Vera en serrant le poing dans une piteuse tentative de dissimuler ses émotions. « En tout cas, je sens toujours cette présence néfaste, dans la forêt, mais surtout ici, derrière l’autel. »

    Après avoir repris ses esprits, Vera fait signe aux deux autres de la rejoindre, non loin d’un antique sarcophage qui, supposément, contient le corps de Lamma. Même s’il s’agit probablement d’un faux : il paraît beaucoup trop grand pour un humain, un oni peut-être ?

    « C’est de là que tout émane. Aidez-moi à l’ouvrir. Le couvercle a l’air lourd. » Demande la médecin au chat.
    « Es-tu certaine de la manœuvre Vera ? » Demande Nineveh.
    « Écoutez, j’aimerais bien ouvrir ce sarcophage, découvrir une orbe maléfique qui tourmente les gens, ainsi, on pourra la jeter à la mer et tout oublier d’ici quelques jours. Je ne sais pas vous, mais ça ne m’enchante guère de traîner plus longtemps que de raison dans un lieu comme celui-ci. L’aura de Lamma, comme de cette magie noire, proviennent de cette boîte.
    -Eh bien… »
    L’elfe a un regard vers Myriem, puis vers le sarcophage. « Il faut être trois pour ouvrir le sarcophage. Tu viens ? Ou tu penses qu’il y a une meilleure façon de faire ? »
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  • Mer 12 Avr - 12:06
    Je ne pouvais oublier que je passais mon test final en ce jour et en ce lieu, mais je savais aussi qu'on avait besoin de moi, cet examen était une confirmation de mes capacités certes mais il n'était pas nécessaire ou vital d'une quelconque manière. Il fallait que je me concentre sur le moment présent et sur ce qui importait vraiment, et c'était donc la malédiction ou le mal qui frappait ce lieu. J'étais jeune, novice, je manquais de recul forcément que ce soit face au pragmatisme de Vera ou à la sapience ancienne de Nineveth. J'écoutais mon mentor avec intérêt, réfléchissant à ses paroles.

    - Avez vous déjà négocié Dame Nineveth avec ce genre d'engeance capable de souiller un lieu? Est-ce que prendre l'emprise d'un endroit revient à posséder ce lieu? Est-ce similaire ou sont-ce deux phénomènes différents? Devons nous envisager la négociation comme une solution valable de prime abord ou est-ce qu'il vaut mieux toujours préserver notre... honneur et combattre ce mal qui ronge un lieu ou une personne?

    En réalité mes questions n'étaient pas forcément dédiées au cas que nous rencontrions mais j'étais la pour apprendre, élève assidue et attentive prête à recevoir l'enseignement d'un maitre dans son domaine. Tout était source de questionnement, d'interrogation et donc de moyen de progresser. J'avais confiance en moi et mes capacités pour la simple raison que mon propre mentor avait confiance, et je le ressentais, je le percevais et cela m'encourageait forcément. Je m'étais vraiment estimé chanceuse quand j'appris qui serait mon mentor lors de mes derniers mois d'étude, j'avais appris plus qu'en plusieurs années à ses côtés et ses conseils avaient toujours été justes et clairvoyants.

    Malgré moi je répondis à Vera en souriant.

    - Courir n'est guère une chose que j'apprécie, je pense trouver le moyen d'éviter tout cela.

    Et j'étais sérieuse, je n'envisageais pas de courir ou de fuir le moins du monde en réalité. J'avais une certaine fierté quoi qu'on en dise, fruit de mon éducation, et qui peut imaginer une noble prendre ses jambes à son cou? Non c'est juste impensable voyez vous, on m'a enseigné que le paraître est un élément primordial, pas dans le sens de se montrer ou pavaner, non de rester droit, digne, toujours présent et la fuite quoi qu'il n'arrive n'est pas envisageable.

    J'observe donc Nineveth qui pose son oreille sur la porte puis l'ouvre doucement. Nous sommes prêtes à réagir, je n'ai pas d'armes en main mais ma magie est prête à bondir, pas celle de guérison, pas celle qui détruit les malédictions non plus, non juste la magie élémentaire de l'eau, celle qui m'accompagne au quotidien, celle qui est aussi naturelle pour moi que mon souffle et ma respiration, l'eau glisse le long de mes doigts prête à jaillir si le besoin s'en fait sentir quand bien même je ne m'en suis jamais vraiment servi pour attaquer qui ou quoi que ce soit.

    Je sursaute moi aussi, surprise par ces vermines qui fuient alors que la lumière se propage à l'intérieur, les délogeant de leur antre. Je ne peux moi non plus retenir un hoquet de surprise.  L'odeur qui sort du lieu est aussi une preuve de la profanation et du mal qui ronge la réalité ici. Mais nous n'en avons pas fini alors que nous mettons un pied dans ce lieu. Après l'odeur et les vermines rampantes c'est au tour de celles qui volent ou qui sautent de fondre sur nous.

    En un sens cela aurait pu être un simple ballet de vermines mais en réalité ce n'est que l'émanation d'une chose plus terrible et qui me paralyse un instant de peur, j'ai beau savoir, avoir lu, étudié, rencontrer le mal ou quelque chose s'y rapprochant demeure une expérience redoutable et qui restera gravée dans ma mémoire. La créature humanoïde qui nous fait face est un maelstrom de ce qui effraie le commun des mortels.

    Mon mentor est la plus rapide ce qui est normal et elle lance sa lanterne sur la chose et la dirige grâce à la télékinésie. Une vaste odeur de grillée se répand instantanément et un cri retentit, libérant la chose de ce monde. Vera est la suivante à réagir concernant ce qui vient de se passer mais d'un signe de tête je confirme ses dires, car jamais je n'aurais pu imaginer quoi que ce soit pour ma part, trop naïve en réalité pour percevoir la réalité.

    Par contre les propos de mon mentor me font écarquiller les yeux.

    - Une liche? Mais...

    Cela pour le coup est effrayant, car ce sont des entités tellement puissantes.

    Néanmoins nous nous avançons vers le tombeau et nous nous escrimons à l'ouvrir, ce qui en soit est un sacrilège pour moi mais si il a été profané alors rien n'est plus sacré, nous devons purifier cet endroit pour que Lammas retrouve sa place, ses pouvoirs et que son aura bénéfique se répande à nouveau dans la région comme cela était originellement le cas.

    - Ouvrons le pour voir .

    Et nous avons poussé jusqu'à ce que résonne le bruissement sinistre de cette énorme dalle de pierre que nous déplacions, ce couvercle lourd du poids de la pierre et de celui de son symbole céda sous nos efforts conjoints pour venir tomber au sol dans un bruit fracassant, perdant des morceaux aux coins. Dans le caveau maintenant libre, le squelette d'une fée mesurant moins d'un mètre, son corps était impeccablement conservé, sa peau toujours intacte et ses ailes repliées sur le corps en un linceul évanescent. Dans ses mains une rose aux pétales magnifiques qui luisait d'une douce lueur.

    Nous avions nos regards rivés sur le corps de Lammas, protégé par des rites anciens vraisemblablement. Et c'est là que l'air changea, faisant se hérisser nos poils sur nos bras.

    - Enfin, je me demandais bien quand quelqu'un m'aiderait à obtenir cette satanée relique.

    Une main diaphane apparu, sortant d'une zone d'invisibilité probablement ou d'une illusion, impossible pour moi de savoir. Une main fine, on pouvait voir au travers de la peau, aucun sang ne coulait cependant, c'était la main d'un mort. Apparu alors une femme, une liche fort probablement, qui attendait qu'on lui offre l'opportunité d'agir. Sa main se tendit vers la rose, objet de ses convoitises visiblement.

    Spoiler:

    Vera avait poussé un grognement significatif et avant que je ne le comprenne des dagues venaient d'apparaître dans ses mains, elle savait invoquer des objets visiblement. Elle les lança en direction de la liche qui recula pour les arrêter avec une magie sombre et noire, une sorte de brume nauséabonde.

    Je réagis sans réfléchir en envoyant de l'eau devant elle, entre sa main et le tombeau, ne sachant pas trop comment réagir pour l'instant.

    Message 3
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  • Mar 18 Avr - 22:33
    « C’est lourd. » Grince Vera en soulevant le couvercle, avant de découvrir le corps de la fée et d’être réduite au silence par l’aura bienveillante qui s’en dégage.

    Mais le repos n’est que de courte durée, quand l’atmosphère se refroidit d’un seul coup et que des ombres se révèle une femme aux cheveux blancs, aveugles d’un œil, tenant un crâne dans sa main et manifestement, intéressée par la rose, unique relique de Lammas. Horrible personnage suintant la malveillance à plein nez.
    La médecin aux chats est la première à réagir : sortilège d’invocation, dagues, pointes vers la liche, cible ! Les projectiles connectent dans le vide, interrompu par la magie de la sorcière mort-vivante qui tente d’attraper la rose.
    C’est sans compter sur Myriem et sa magie d’eau qui repousse temporairement la liche, suffisamment pour que Nineveh retrouve ses esprits.
    Télékinésie, rose. L’elfe récupère en un clin d’œil la relique pour la soustraire à la liche qui se retrouve frustrée de son but.

    « Depuis quand tu embarques les reliques divinistes comme si c’était des trousseaux de clef Nineveh ?
    -Courez ! »
    Crie l’elfe avant de se précipiter dehors, la rose de Lammas toujours entre les mains.

    La seconde d’après et les trois filles à l’extérieur, c’est Vera qui a l’initiative et rien qu’au dégagement d’énergie et à la manière dont elle gonfle la poitrine, Nineveh s’empresse de l’interrompre avant qu’elle ne commette l’irréparable et ne consume un temple dans les flammes de l’enfer. Le tapotement furieux sur son épaule suffit à dissuader la magicienne aux chats de griller la chapelle et elle soupire une flamme bleutée.

    « Comme si on allait résoudre nos problèmes avec des fleurs et des bons sentiments. Enfin, je parle pas de Lammas. » Se permet Vera alors que la liche apparaît dans l’encadrement de la porte.

    Quid de la mort-vivante ou de la magicienne est la plus enhardie par cette brève accalmie, l’elfe ne saurait dire. De son côté, la médecin est encore dans l’hésitation sur la meilleure marche à suivre, s’il vaut mieux fuir ou au contraire, se battre et essayer de repousser la liche.
    Et la réponse vient d’elle-même lorsque Nineveh voit sa main noircir à vue d’œil, comme si le froid et la gangrène prenaient leur dû en même temps. L’elfe fronce les sourcils et concentre ses pouvoirs pour endiguer la pestilence avant qu’elle ne la ronge, les chairs putréfiées retrouvent en vitalité, ses ongles prêts à tomber redeviennent roses et ses veines une teinte bleue rassurante.

    « Nineveh, Myriem ? » Aboie Vera en leur tendant une dague à chacun. « Si je crame la zombie qui lévite, vous pouvez éteindre la chapelle ou contenir les flammes ?
    -Je peux essayer ! »
    S’exclame une Nineveh traversée d’effroi.

    Mais, quel autre choix ont-elles ?
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  • Mer 19 Avr - 22:13
    Pour le coup mon mentor a l'esprit vif et pragmatique. Dans les ombres, dans les ténèbres du temple fermé elle sait que nous n'avons pas la moindre chance contre une créature de la nuit, une liche de surcroit, son instinct même avait été bon à n'en pas douter pour cibler la nature précise de notre adversaire. J'aurais eu le temps que j'aurais loué ses louanges et sa clairvoyance mais hélas le temps nous était compté et elle avait eu la présence d'esprit de subtiliser ce que voulait la femme d'outre monde.

    Dans mon esprit comme au creux de mes oreilles résonna le mot "courez" et pour tout dire moi qui avait toujours été quelqu'un de discipliné et obéissante je n'eus aucun mal à me plier à la demande. Je courus derrière Nineveth aux côtés de Vera.

    Je n'ai pas non plus senti ou vu venir l'attaque qu'allait mener Vera, trop occupée à fuir, faire deux choses vitales en même temps semble pour l'heure au delà de mes compétences.

    J'ai espéré naïvement probablement que la liche soit obligée de rester dans le temple, tapie dans l'ombre, incapable de sortir affronter les rayons du soleil, c'eut été tellement plus simple ! Mais non bien entendu, elle apparait dans l'embrasure de la porte et son aura semble vouloir nous happer. La malignité coule de toutes les pores de son corps et se diffuse alentours, comme si elle tissait une toile nauséabonde de magie noire.

    Je perçois avec effroi la main de mon mentor qui se pare de pestilence, noircit, meurt en un sens, je ressens cela, la douleur, le froid et la gangrène comme si c'était moi qui venait d'être attaquée mais mon mentor est puissante et agit rapidement et repousse le mal qui tentait de la saisir.

    Je me tourne vers Vera qui me tend une dague dont je me saisis. Mais ses paroles m'horrifient.

    - Brûler le temple? Mais... c'est un blasphème !
    - On s'en fout, t'as mieux en stock gamine?

    Mon regard cherche le soutien de Nineveth sans succès, elle semble résignée à cette proposition comme si c'était le moins risqué de tout. Alors je déglutis, la dague ne me sert à rien, je la glisse à ma ceinture et appelle ma propre magie de nouveau, celle d'eau. Et dire que j'étais venue ici pour passer mon épreuve de guérison des maladies, j'étais loin du compte du coup non?

    - Je suis prête.

    A peine ai-je prononcé ce mot que le sort de Vera part, attendait-elle vraiment ou est-ce une coïncidence je n'en sais rien mais le feu de son attaque file sur la liche et l'entoure, comme un serpent, elle se serre autour de cette dernière, la zone diminue, comme si le feu consumait consumait tout dedans. Une odeur de chair morte, brûlée monte dans l'air même en extérieur, les flammes ont touché le temple mais cela ne bouge pas trop pour l'heure. J'attends de voir la fin de l'attaque pour agir, de peur de briser le sort et... J'en étais là de mes réflexions quand la voix entendue précédemment retentit de nouveau.

    - Charmant tout cela mais inutile... Le feu brûle les chairs certes mais je n'ai que faire de cette enveloppe.

    Et des flammes sont la liche, son corps brûle par endroit, des lambeaux de peau pendent un peu partout, certains tombent au sol. Le pire reste son visage pour moi, qui restera gravé dans mon esprit, la moitié de sa joue est tombée, on voit les muscles saillants, les bouts d'os aussi de la machoire alors qu'elle parle... Et surtout son oeil valide semble la seule chose intacte dans cet amas de chair brûlée.

    - Donnez moi la rose et je vous laisse vivre. Résistez et vous me servirez pour l'éternité.

    Elle tend la main et bouge comme un pantin et sous nos yeux nous voyons se tourner vers nous, son regard affolé nous indique clairement qu'elle n'est plus libre d'agir à sa guise, contrôlée par la liche qui sourit... Oui c'est ça elle sourit, je le vois, ce rictus dévoilant des dents au travers de la bouche déchirée... Un instant on envisage forcément que Vera va nous attaquer mais on la voit lever sa dague et la monter vers sa propre gorge, elle touche la peau de son cou et une goutte de sang perle, dans son regard la peur. Je la ressens, elle irradie de peur et je ressens la même chose et surtout je me sens inutile ?

    Je respire un instant et je réalise à ce moment là et uniquement à ce moment que je peux voir des fils de magie sombre qui partent des mains de la liche, je fixe avec une plus vive intensité, comme sortie du temps et je perçois finalement autant que je ressens la magie qu'utilise la liche. Dans sa main elle a des cheveux, ils doivent appartenir à Vera, trouvés dans le temps surement et ils sont le lien vers son corps et son esprit sans nul doute. Alors je tente ma chance, je projette ma magie d'eau vers la main de la liche, attaque anodine, rien de puissant ou de violent, je lance de l'eau comme une araignée lancerait de la toile, je veux juste lui faire ouvrir les doigts et lacher les cheveux et ainsi briser son emprise sur Vera... Ma magie file et s'aggripe à ses mains...


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  • Jeu 20 Avr - 15:50
    Boule de feu.
    Vera incinère la liche en déversant un torrent d’enfer, des flammes bleutées qui baignent la mort-vivante, calcinent ses chairs, carbonise ses os et réduit en cendres une partie de son être. Nineveh utilise la force de son esprit du mieux qu’elle peut pour contenir l’incendie sur cible et éviter que la chapelle ne soit consumée par le feu. Myriem semble figée, incapable de réagir et très vite, sa mentor se retrouve réduite au silence en voyant la liche émerger des flammes sans une balafre, en vie et manifestement, bien portante.
    Pire encore lorsqu’elle exige la rose, sinon, la mort sera une destinée enviable par rapport à ce que propose la liche.

    Nineveh s’apprête à grogner une réponse acide, mais c’est le silence inquiétant de Vera comme de Myriem qui la pousse à vérifier l’état de cette dernière, puis la première.

    La magicienne aux chats se retrouve bloquée, muette, avec dans son regard toute la terreur qu’elle ne peut crier d’effroi tandis que la lame se retrouve plantée contre sa gorge, un léger filet de sang coule le long de son cou et dans le creux de sa clavicule.

    « D’accord ! » S’exclame Nineveh par réflexe, sans réfléchir alors qu’elle concentre ses pouvoirs pour tirer Vera de ce mauvais pas. « Juste une seconde. » En d’autres temps, l’elfe se serait effrayée de demander un sursis à une liche.

    Mais c’est surtout Vera qui a de quoi s’horrifier en sentant une douleur explosive, fulgurante et bottée au creux de ses reins, alors que Nineveh vient de lui balancer un coup de pied dans l’os pubien. Autrement dit : l’elfe vient de lui cogner entre les jambes de toutes ses forces pour rompre l’enchantement de contrôle (même s’il doit y avoir une pointe d’apotropaïque venant de ses oreilles pointues d'elfe).
    Ce qui marche, même si Vera, terrassée de douleur, tombe à genoux en reprenant son souffle avant de rendre le contenu de son estomac à même le sol tant la douleur est insoutenable.

    « ‘U’ain » tousse la magicienne aux chats, ne prononçant que les voyelles. « ‘er’i ‘i‘Eveh, ‘alo’e
    -Désolé Vera ! »


    Elle observe la rose toujours dans sa main tandis que la liche attend sa soumission la plus absolue.
    Mais, grande question : qu’est-ce qu’une liche, si ce n’est une suite de malédictions et de sortilèges impies pour se maintenir en vie ? Que peut un amas de magie noire face à une personne qui a passé plusieurs siècles à détricoter la trame même des arts impies ?

    « Je garde la rose pour moi ! » Déclare la médecin en tendant une main omnipotente vers la liche. « Si j’ai appris l’apotropaïque et si je l’ai inculqué à Myriem, c’est exactement pour ce genre de situation. Vos sortilèges ne peuvent rien contre moi. » Et d’utiliser ses pouvoirs curatifs sur la mort-vivante.

    D’un seul coup, les brûlures se ravivent et crépitent, les mutilations s’ouvrent de nouveau, le sang coule de l’œil mort de la créature non vivante. La liche s’apprête à devenir « celle qui a souffert » et elle doit utiliser ses pouvoirs pour supporter la résurrection forcée (et particulièrement désagréable) de Nineveh.

    « Myriem, si je flanche, tu me reprends. C’est de la conjuration de malédiction tout ce qu’il y a de plus simple… » Coup de poing de la liche qui a décidé d’aller au contact et d’en venir aux mains.

    Le genre de frappe qui enverrait un auroch au tapis et l’elfe se retrouve projetée au sol sonnée, tandis que Vera se relève.

    « Myriem, tu me la réanimes et je lui crame la gueule pour ce qu’elle m’a fait. Nineveh ou la liche, au choix. »
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  • Jeu 20 Avr - 23:16
    Concentrée pour tenter de casser le lien qui contrôlait mentalement Vera je n'ai pas réellement vu ce qu'allait faire mon mentor. Vous savez, Nineveth de Basileia, l'elfe médecin dont la renommée n'a d'égale que son franc parler? Celle là même qui me fait passer mon examen ce jour et semble parvenir à me faire revenir sur le devant de la scène régulièrement comme le fait tout professeur, donnant des conseils et se mettant ensuite en retrait pour voir ce que j'en fais et comment je réagis. Sauf que bordel... On a une liche devant nous, j'ai pas encore vingt ans et je suis devant une liche pour mon examen de fin de cursus de médecine traditionnelle et magique, mais où va le monde bon sang !!! Mais je m'égare, mon cerveau déraille je voulais en venir aux méthodes peu orthodoxes que je découvre.

    La première technique et non la moins surprenante et celle du coup de pied savamment dosé dans l'entrejambe, quoi qu'on en pense, homme, femme, ce genre de coup ça nous blesse tout autant et alors que je tirai sur les liens magiques pour couper l'emprise de la liche, Nineveth de son magistral coup brise tout... Les ovaires de Vera probablement et la magie de la Liche car la douleur a la faculté de détruire les contrôles.

    Vera souffre et grommelle des choses que je ne veux entendre ou comprendre. Ma magie est de nouveau libre mais je me sens faible, jeune et... démunie devant l'horreur qui nous fait face.

    Et j'entends mon mentor qui discours, est-ce le moment, l'heure? Est-ce bien sérieux? Mais elle parle de moi et cela fait rire à gorge déployée ou broyée la liche, c'est étrange le son produit par sa gorge ouverte par les chairs sanguinolentes qui pendent non?

    Et alors qu'elle parlait je sens sa magie qui se dirige vers notre ennemie et l'entoure, l'enveloppe, elle use de soins ? Oui c'est ce qu'elle fait elle soigne la liche et c'est fascinant ce qu'il se passe, la vie revient mais chez un mort vivant cela apporte douleur et destruction en un sens, être contre nature qui reçoit une bénédiction de vie... J'aurais pu admirer cela faut que la liche qui avait Nineveth a ses côtés lui assène un violent coup de poing. Je vois mon mentor voler et atterrir lourdement plus loin.

    J'ai bien entendu et compris ses instructions, c'est donc à moi de prendre le relais. En théorie je sais faire et on sait bien qu'en théorie tout se passe bien. Je lance ma magie curative sur la liche pour contre la non vie qui l'anime et les filaments de mon sorts partent de mes mains, des myriades de gouttes d'eau emplissent l'air autour de la liche, l'attaquant en un sens de tous les côtés. Plongeant dans ses chairs brûlées et leur rendant la vie qu'elle ne peut supporter de par sa nature même. Elle avait d'abord fondu de nouveau du mon mentor pour la saisir au col et poursuivre son oeuvre mais elle la relâche alors qu'elle pousse un grognement guttural et profond, elle souffre et ne connaissait plus cette sensation depuis des centaines d'années. Le retour de la vie dans son corps décharné et brûlé est violent, mais la magie noire de Xo'rath lutte contre les soins c'est maintenant que je dois combiner mes dons.

    Tout en continuant de laisser ma magie de soin élémentaire abreuver son corps de vie, j'utilise une autre facette de mon don. Je regarde dans la liche en cherchant la source de sa magie noire et je perçois alors là où son coeur avait du battre autrefois un noyau sombre, qui bat, pulse au gré de ses émotions probablement, de la magie noire pure, qui dégouline et déverse sa malignité dans le corps décharné pour lutter contre les soins qui l'affaiblissent. Cette magie, cette source maudite je dois l'éteindre, l'étouffer, l'anéantir. Alors mon don se manifeste, je visualise des fils de magie et je les tisse avec dextérité autour de cette chose qui veut s'échapper, veut être libre de ses mouvements. Mes fils de magie s'entrelacent et il me faut de longues dizaines de secondes pour terminer mon ouvrage, il est lâche pour le moment et a des trous, le coeur pulse encore.

    La liche hurle et se jette vers moi, estimant que je suis l'adversaire qu'elle doit affronter dorénavent mais je ne bouge pas, campée sur mes pieds, je sens ses mains venir enserrer mon cou. Ses mains sont froides, porteuses de mort et de mal. Son contact me glace le sang et je sens le froid m'envahir alors que mon rythme cardiaque décroit... Je ne lâche pas au contraire ma détermination est grande, plus que cette histoire d'examen ce sont nos vies qui sont dans la balance alors j'ouvre d'un coup sec mes bras, les fils de mon oeuvre dans chaque main sont tendus d'un coup et la structure se resserre enfermant la magie sombre dans une cage de magie curative hermétique, coupant les liens avec le reste du corps d'un coup. On entend une sorte de gargouillis et le corps s'effondre.

    Je n'ai pas l'occasion d'en voir plus, sa disparition, son retour à l'état naturel qu'aurait du avoir son corps je ne le vois pas, je suis inconsciente. Mon corps est gelé, mon coeur bat au ralenti, je suis en pleine léthargie et surtout ma dépense de mana trop intense pour moi qui ne suis pas habituée à pousser mes limites...



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  • Lun 24 Avr - 23:56
    Étalée sur le dos, Nineveh est incapable de voir la scène, à peine consciente. Sa respiration, l’impression d’avoir reçu une enclume sur la tête, l’envie de dormir, elle doit faire un effort pour rester éveillée. Comprendre qu’il y a du vilain qui se produit tandis qu’une voix familière est la première à s’inquiéter.

    « Myriem ! Nineveh ! Vous êtes là ? » Pas de réponse de la part de l’elfe, ni de sa disciple.

    La médecin se force à basculer sur le ventre et se relève péniblement, encore dans les vapes, incapable de comprendre ce qui vient de se produire. Puis elle revient tout doucement à la raison : les fils magiques de Myriem, la résurrection puis destruction de la liche, dont le corps git sans vie, ni existence, à même le sol. La rose sacrée toujours en main, Nineveh se redresse en gardant un genou à terre, légèrement nauséeuse. Si ses pouvoirs sont capables d’estomper au plus vite le mal de tête et les dégâts infligés, ils ne peuvent rien pour son nez en sang et elle se cale la manche en dessous pour éviter de laisser couler.

    « Je suis là. La liche a été vaincue ? » Demande l’elfe en reprenant doucement ses esprits.
    « Oui, grâce à Myriem. Myriem ? »

    La jeune fille ne répond pas.
    HEIN ?
    La médecin récupère tout ce qui lui reste de matière grise et se précipite au chevet de sa disciple, suivie de près par une Vera qui s’agenouille avec difficulté de l’autre côté de l’étudiante. Nineveh pose une main sur le front de Myriem avant d’avoir un hoquet de surprise : elle est glacée.

    « Myriem, debout ! » S’écrie Vera dans son attitude qui lui est propre. « Tu viens de buter une liche, ce n’est pas pour se laisser mourir bêtement comme ça.
    -Myriem. »
    Poursuit Nineveh d’un ton plus calme, trop occupée à prendre les signaux vitaux de sa disciple avant de se rendre compte de l’épuisement de cette dernière. Malgré la fatigue, la médecin prend une grande inspiration avant de poser une main sur le front de sa disciple. Si elle ne peut lui transmettre du mana, elle peut atténuer les symptômes liés au manque et lui permettre de reprendre ses esprits. « Tout va bien ? Tu étais inconsciente pendant un moment. Tu t’es effondrée d’épuisement.
    -Joli boulot avec la liche. »
    Ajoute la magicienne aux chats.
    « Évite de bouger, Vera et moi allons t’aider à marcher jusqu’au village. On reviendra pour la liche et la dépouille de Lammas, sans compter sa rose. En attendant que tout soit éclairci, je pense qu’il vaut mieux garder la rose avec nous. La liche est hors d’état de nuire. »

    Avant de passer le bras de son apprentie autour de son cou, l’elfe a un instant de pause. Finalement, elle rajoute :

    « Je pense que c’est officiel : tu es digne de ton diplôme. »
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    Myriem de Boktor
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    qui suis-je ?:
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  • Mer 10 Mai - 9:58
    Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé mais j'imagine que cela fut rapide, vu les personnes qui m'entourent elles m'ont forcément permis de recouvrer rapidement mon énergie. J'émerge donc avec l'impression que mon sang veut sortir de mon crâne tellement cela tape fort. J'analyse malgré moi la situation et il n'y a rien d'anormal à cela, j'ai poussé ma magie trop loin et mon corps épuisé tente de retrouver une situation normale.
    J'avais rouvert les yeux pour voir le regard inquiet de Vera alors que celui de mon mentor était serein, confiant. J'avais froid, très froid mais je me sentis sourire malgré moi en comprenant les paroles de Vera, pour le coup elle manquait totalement de tact mais cela je l'avais déjà deviné sans peine.

    Je reste silencieuse un temps une fois réveillée, le temps de retrouver mes esprits, que la magie de Nineveth coule dans mes veines et mon corps et que celui ci entame le processus qui lui permettra de recouvrer un peu de chaleur.

    - Je crois que ça va oui.

    Je confirmais par un hochement de tête sa supposition, j'avais poussé ma magie sans compter ni hésiter de peur que cela ne suffise pas pour venir à bout de cette entité contre nature qui voulait s'en prendre à la relique de Lammas. Je remercie ensuite Vera d'un franc sourire et je me laisse relever par les deux femmes. Fébrile dans un premier temps je sais bien qu'il me faut bouger pour que mon corps reproduise la chaleur qui lui fait défaut et dont la liche a voulu me priver, mais je suis bien vivante donc je vais me réchauffer.

    Une fois soutenue par les deux femmes je réponds.

    - Oui la rose doit être préservée vous avez raison et le temple devra être purifié et de nouveau... béni... Nettoyé de toute trace de de magie noire résiduelle éventuelle.

    Je fronçais les sourcils en y réfléchissant et sur le coup je ne réalisais même pas les mots prononcés par mon mentor. Ce n'est que quelques longues ensuite que je réalise et dans un geste brusque malgré mon état de fatigue je lache le soutien de Vera pour me faire de Nineveth dans mes bras, sautant presque de joie, une joie simple et puissante en un même temps. Dans ma joie un "merci" retentit et c'est probablement à cet instant que je réalise ce que je viens de faire. Relâchant mon étreinte, je rougis jusqu'à la racine de mes cheveux, quel toupet, quelle audace en un sens.

    La première à réagir c'est la médecin aux chats bien entendu.

    - Eh bien ma foi en voila des manières... future baronne non? Je croyais qu'on vous éduquait mieux que ça non?
    - Je suis désolée vraiment, me pardonnerez vous Dame Nineveth mon emportement?

    Suis-je vraiment choquée de mes propos ou actes? Pas vraiment dans le fond parce que je crois que je réalise ce que nous venons d'accomplir ce jour. Bien sûr la médecin aux chats se moquait de moi mais j'étais encore assez perturbé pour ne pas le comprendre vraiment.

    - J'ai vraiment détruit une liche? J'ai réussi à faire ça aujourd'hui ?

    En réalité je n'y crois guère encore, peut-être le réaliserai-je plus tard.

    - Je vais pouvoir l'annoncer à...

    Ma voix se meurt à cet instant, l'annoncer à qui? A mon maudit tuteur qui n'a d'intérêt que pour l'argent de ma famille qu'il use pour son confort personnel en laissant végéter les affaires familiales. Pourrais-je l'annoncer à cet Erlend Venture de Benedictus qu'il m'a choisi comme fiancé mais dont je ne connais que le nom au final? Non ... je l'annoncerai probablement à Ruyven, mon ami d'enfance, le fils du forgeron quand il reviendra.

    - J'irai l'annoncer à Dame Martha Kidd, la responsable de l'Académie, elle apprécie quand les étudiants valident leurs cursus surtout auprès de référents aussi renommés que vous Dame Nineveth.

    Vera me regarde bizarrement et dit.

    - T'es sérieuse là? Tu vas fêter ça en l'annonçant à la douairière en chef de cette institution archaïque? Tu vas pas aller arroser ça et oublier la soirée avec d'autres étudiants?
    - Mais je suis diviniste.
    - Putain de religion sérieux, ça te bouffe même une jeunesse
    - Mais euh ce n'est pas une contrainte vous savez.
    - Bah si tu peux pas boire un coup c'en est une, N'est-ce pas Nine ?

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  • Ven 12 Mai - 14:12
    Un peu surprise, Nineveh met un instant à rendre son étreinte à Myriem : elle peut être fière, elle est tout à fait digne du diplôme et surtout, elle a prouvé qu’elle avait du sang froid en toutes circonstances. Peut-être lui reste-t-il des choses à apprendre, mais elle en a largement les capacités et la maturité pour. La médecin aux chats, toutefois, se permet une petite plaisanterie en voyant la scène, peu habituée à voir la noblesse aussi franche dans ses rapports aux autres.

    « Ne t’en fais pas, Vera blague. »

    Il suffit de voir son sourire un brin chicaneur pour comprendre que la docteur incendiaire n’en est pas à sa première fois.

    « Oui Myriem, tu as vaincu une liche. Ce n’est pas tout le monde qui peut s’en vanter. »

    Ensuite, Myriem et Vera qui ont de nouveau des frictions, cette fois au sujet de Magic et de l’alcool, ce qui arrache un petit sourire en coin de la part de Nineveh. Les humains et leurs problèmes, Magic, tout cela paraît lointain à l’elfe qui se souvient vaguement de sa scolarité à l’université Républicaine et toutes les bêtises qu’elle a pu y faire ou pire, qu’elle a pu apprendre là-bas. De l’autre côté, Vera est en train de se plaindre de la religion diviniste, encore, comme quoi certaines choses ne changent jamais.
    L’elfe a un hochement de tête poli lorsqu’elle est sollicitée par sa collègue contre son élève, une situation délicate, ou pas.

    « Eh bien, je vois que les humains se posent toujours la question primordiale : comment profiter au mieux de la vie. » Elle se racle la gorge. « ne râle pas trop Vera, tu seras contente d’être en présence de divinistes lorsque tu seras ronde comme une queue de pelle et qu’il faudra te ramener chez toi.
    -Sauf si la soirée est chez moi. »
    Elle marque un point.
    « En attendant, Myriem est libre de célébrer comme elle le souhaite. Comme s’il y avait besoin d’alcool pour s’amuser.
    -On dirait une prof de Magic.
    -Peut-être, mais pour célébrer, il y a des manières beaucoup plus saines que boire. Le pont de Tarsmo par exemple. Il paraît qu’il y a une tradition de plonger du haut du pont.
    -Chuter de vingt mètres dans l’eau n’est pas un loisir. »
    Commente Vera en palissant à vue d’œil, d’une voix aigre qui peine à cacher sa peur du vide. « C’est quoi votre problème dans la région d’avoir un pont en arc ? Depuis quand on saute d’un pont comme ça ? »

    L’elfe a un rire alors qu’elles marchent toutes les trois le long du chemin, la rose toujours dans sa poche. Nineveh réfléchit toutefois à un moyen de célébrer dignement le diplôme de Myriem, au motif qu’une telle réussite doit être récompensée. Il serait impoli de simplement quitter son élève au motif que tout est en règle, sans lui accorder un triomphe dans les règles de l’art, quelque chose de personnel. Nul doute que le village sera très heureux de récompenser l’héritière comme il faut, mais en attendant, il aussi du devoir moral de Nineveh de lui offrir de jolis souvenirs.

    « Prenons déjà la soirée pour décompresser, comprendre ce qui s’est produit et célébrer dignement la validation de Myriem. Demain matin nous verrons pour purifier le temple, le corps de la liche et Lammas, déposer la rose dans un nouvel écrin. Si l’alcool n’est pas de mise, rien ne nous empêche de profiter d’un bon repas chaud et d’un gros gâteau.
    -Un gros gâteau. »
    Répète Vera avec incrédulité. « Tu aimes vraiment le sucre.
    -J’aime manger, c’est comme ça que je récupère de la mana je te rappelle. »
    La docteur au chat garde un instant le silence.

    Après un regard suspicieux vers l’elfe, elle se tourne vers Myriem.

    « Si tu la vois zieuter trop longtemps une vache, tu l’attrapes par le bras et tu l’emmène loin. Elle serait bien foutue de croquer dedans.
    -J’ai le droit de manger pour quatre : non seulement je marche toute l’année à travers le continent, mais en plus j’utilise la majorité de mon énergie à soigner les gens. En plus c’est l’occasion ce soir. »
    Dit-elle en se tournant elle aussi vers Myriem.
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    qui suis-je ?:
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  • Mer 7 Juin - 17:40
    Hélas tant pour Véra que pour mon mentor je suis l'exemple parfait de ce que la société de Shoumei peut produire en modèle d'excellence : bien élevée, polie, réservée, respectueuse des règles, diviniste convaincue, bref un modèle de chiantise pour le reste du monde ! Je tente malgré tout de sourire à la plaisanterie de Vera, mais cela sonne faux bien entendu, c'est un sourire poli, de circonstance, qu'elle plaie cette éducation.

    Je prends le temps cependant d'inspirer plus profondément, je tente de réaliser ce qu'il vient vraiment de se passer. en un sens je ne doutais pas réellement de mes capacités ou connaissances, j'avais appris d'une des meilleures de ce monde après tout mais malgré tout tant qu'on n'est pas confronté à la réalité des choses, on ne sait pas comment nous serons capables de réagir.

    J'ai bien senti que je créais une sorte de moment de gêne à avoir réagi contrairement à mes habitudes justement. Je regardais le sol de fait, il était magnifique d'ailleurs non? J'écoutais les propos de Nineveth et de Vera d'une oreille attentive d'abord puis distraite. Avais-je tout entendu? Rien n'était moins sûr.

    J'étais réellement perdue dans la contemplation du sol ou plus précisément de celui qui entourait Nineveth. A ses pieds l'herbe avait d'abord changé de couleur, au début j'ai cru m'être trompée mais non, vraiment l'herbe était devenue plus verte, plus dense. Et c'était comme si un cercle de magie se déployait depuis la guérisseuse. Par vagues régulières, infimes mais réelles, la nature gagnait en force, plus colorée, plus dense, touffue, plus de brins d'herbes, des fleurs des champs qui commençaient à pousser. Oui en fait il se passait quelque chose et cela venait de mon mentor enfin, de ce qu'elle portait avec elle probablement.

    C'était bizarre d'avancer et de voir des ronds d'herbe plus dense suivre les pas de la mage. C'était fait par contre j'avais perdu le cours de leur conversation et j'étais contemplative, à peine si je parvenais à les suivre. Ce fut encore une fois Vera avec son tact habituel qui me rappela à l'ordre.

    - C'est bon pour toi gamine? Tu surveilleras les conneries de Nine? Parce que je serai vraiment occupée à picoler de mon côté.
    - euh oui... oui bien sûr...
    - T'es avec nous ou t'es déjà en introspection divine de remerciements aux titans pour leur indéfectible soutien dans ta réussite?

    Bien sûr elle était fière d'elle, envoyer des piques aux divinistes c'est toujours trop simple en réalité, on devrait pas tirer sur les plus faibles non? Secouant le tête devant leur air d'incompréhension je tendis le doigts vers le sol.

    - Je crois que la rose déploie de la magie. La nature pousse autour de vous, d'elle... Et... Ca fait des cercles d'herbe plus verte là où vous avez marché... La question est de savoir si la rose fait ça seule ou si elle puise dans votre ou notre magie ? Je ne sens pas d'agression mais... c'est peut-être ainsi que cela fonctionne... Je ne voudrais pas que vous soyiez épuisée avant même qu'on ne soient rentrées à Mael non?
    - Bah voilà, tu vois elle prend soin de toi comme une mémé. Non mais vraiment. Par contre moi je sens rien, ma mana est intacte, enfin elle me prend rien si jamais elle consomme de la mana.
    - Moi non plus enfin je n'en ai pas l'impression.

    Arrêtées, nous pouvions voir le phénomène plus posément. Restait à savoir si la rose avait de l'énergie propre, peut-être issue de la ferveur des prières accumulées dans le temple ou si c'était Nine qui servait de fontaine à mana.

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  • Sam 10 Juin - 14:16
    « Du calme Vera, chacun ses loisirs, ses passions et son culte. Ne gâche pas la soirée à force de remarques, je sais que l’alcool est une partie essentielle de tes croyances, mais c’est la soirée de Myriem au vu de ses exploits. »

    Mais c’est surtout le coup d’œil au sol qui change la conversation, lorsque sa disciple pointe du doigt les effets de la rose sur la végétation alentour. Les cercles d’herbes qui verdissent et fleurissent, avant de se faner lorsque Nineveh continue son chemin. La relique fonctionne véritablement il semblerait, la médecin ne cache pas sa surprise en voyant le phénomène en direct : il y a une grande différence entre savoir par les livres et constater en direct.

    « Si je puis me permettre Vera, je pense que si elle puisait dans ta mana, il y aurait une légère odeur de vin dans l’air, ou de sang. Dans tous les cas, je me sens saine et bien portante, une légère fatigue, mais entre les émotions de la journée, la bataille et la relique, difficile de dire l’origine de cette fatigue. Sans être épuisée, je ne serais pas contre un bon repas bien chaud.
    -Nineveh : survit à un combat contre une liche, porte sur elle une des reliques les plus importantes du panthéon diviniste, première préoccupation dans la vie : manger. »
    Répond la médecin au chat, sincèrement déconcertée par la décontraction de l’elfe. « Je ne sais pas si on est sur un nouveau niveau d’athéisme, une démonstration d’autisme supérieure ou tout simplement, une prise de recul qui ferait rougir un érudit de Melorn. »

    Elle jette un coup d’œil presque suppliant vers Myriem, tant elle ne sait comment réagir à l’indifférence manifeste de la docteur d’élite. Puis Nineveh se force à inspirer, puis expirer une longue bouffée d’air froid qui se condense en une brume vaporeuse à la sortie de sa bouche. C’est presque une baisse de température autour d’elle qui commence à se former.

    « Je crois finalement que la relique doit puiser dans ma mana, mais aussi dans l’environnement alentour. J’ai une faim de loup.
    -Nineveh a faim. »
    Répète Vera avec trop de sérieux pour l’être.
    « Je vais piller le garde-manger en rentrant. Je suis désolée, ça manque de finesse mesdames, mais depuis que j’ai la rose sur moi, j’ai un appétit d’ours. Je crois qu’en effet, je ne suis pas la seule à avoir usage de mon mana. »

    Mais lorsque c’est Vera l’athée, Vera l’alcoolique qui pointe du doigt le cercle de fleur qui se forme autour de l’elfe, des roses, des tulipes, toute sorte d’espèces qu’elle peine à reconnaître, Nineveh retourne au silence. En particulier lorsque l’une d’entre elle émerge de la masse pour lui présenter une edelweiss que la médecin vient cueillir délicatement du bout des doigts. Mais surtout, Myriem aussi a droit à sa propre célébration, lorsqu’une tulipe vient se présenter délicatement à elle.
    Vera a droit à... un tournesol. La fleur à laquelle elle est allergique.
    Elle éternue bruyamment.
    Cadeau empoisonné ? Ou cruelle ironie de la part de la divinité locale ? L’elfe a sa petite idée sur la question mais ne dira rien pour éviter l’incident diplomatique entre Myriem et Vera.

    Mais dans l’air, entre deux crises d’éternuement de Vera qui s’est résolue à accepter ce cadeau sournois, il y a quelque chose qui a changé. L’atmosphère devenue moins lourde peut-être ? Nineveh n’a plus la sensation d’avoir cette chape de plomb sur les épaules, comme si l’ambiance était devenue moins cauchemardesque, inquiétante. Le mal serait-il définitivement parti ? N’étant pas spécialiste de la traque et de la recherche, elle ne saurait le dire, si ce n’est que l’elfe se sent plus légère. Elle n’a plus cette sensation d’avoir une pellicule macabre qui lui colle à la peau.

    « Vous ne sentez pas de changement dans l’atmosphère ? » Demande la médecin. « J’ai la sensation que tout est plus… sain(t).
    -Peut-être parce que tu as une relique sur toi Nineveh. »
    Toussote Vera avec une pointe d’ironie. « Il n’empêche, je sens une différence oui. On verra bien au village.
    -Myriem, une opinion ? »


    Après tout, c’est elle qui connaît le mieux Maël et c’est une mage de talent, elle saura sans doute mieux que les filles dire si oui ou non, c’est un effet placebo ou un réel changement dans l’atmosphère.

    En tout cas, une fois arrivées au village, c’est le prêtre qui les attend, avec derrière-lui, à peu près toute sa paroisse. Tous, qui attendent anxieusement les résultats de l’enquête et surtout, une explication aux phénomènes anormaux qu’ils ont vus au loin.

    « Je crois que ça va être à toi Myriem, ils attendent un discours de leur future lige. » C’est le bon terme non ? Lige, pour désigner une seigneur particulièrement importante. Avec la fatigue, elle a un gros, gros doute.

    Et en effet, quand Nineveh remet la rose au prêtre, tous les regards se tournent ensuite vers Myriem.
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