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  • Lun 24 Avr - 15:08




    - Port de Mael -

    La mer avait été calme, trop calme, au point que le vent avait abandonné les navires de la mer intérieur. Le Vanguard, navire reikois, avait été obligé de rentrer sa grand voile, le vent leur faisant défaut. Le trois-mâts avait ainsi emprunté les courants maritime afin de les porter d'une côte à l'autre, au risque de les rapprocher dangereusement du Berceau. Il aurait été nettement plus rapide de faire la traversée en galère équipée de rames. Mais le navire fuselé, réputé pour être le navire le plus rapide du Sekai, s'était fait porté la légère brise et les courants de manière remarquable, limitant un peu plus le retard pris par ce coup de malchance.

    Finalement, le trois-mâts immaculé de blanc parvint au port de Mael avec seulement douze heures de retard sur le plan de route initial. Et si l'équipage était soulagé d'enfin accoster, ils étaient à présent pressés par le temps. Alors qu'ils avaient prévus une journée d'agrément afin de renflouer les calles en vivre, découvrir la ville et ses auberges tout en planifiant le voyage du lendemain, ils devraient grimper sur leurs montures à peine auront-ils posés pied à terre.

    Zaïn et Arkady Tevon-Duncan, hybrides de leurs condition et armateurs de profession pour l'un, contrôleuse royal pour l'autre, étaient accompagnés de Stefan Kennen, mercenaire et homme de main, de condition humaine, ainsi que d'Hegrar Vazonn, également humain, mais ingénieur de profession. Le quatuor descendit sur les quais, laissant les matelots assurer l'entretient du navire en leur absence. Aucun accueil spécial ne leur avait été réservé, les trois hommes n'étant personne aux yeux de l'empire, tandis que la contrôleur royale, Arkady, n'était en ces lieux pour raisons officielles. Elle ne faisait qu'accompagner son frère pour ses affaires personnelles, tout en profitant de l'occasion pour découvrir la ville conquise.

    Le groupe, une fois débarqué, loua quatre chevaux et emportèrent quelques vivres, chargeant leurs affaires dans les sacoches de selles. Sans plus tarder, ils partirent au point du jour vers les portes de la villes qu'ils passèrent à l'aurore telles les dernières ombres de la nuit. Il faisait froid en ce mois de janvier, surtout sur les terres de l'ancien Shoumeï, ne bénéficiant pas de l'air sec du désert contrairement à Ikusa. Le quatuor avait prévu l'air glacial venant du mont Celestia, à l'Ouest, et s'étaient couverts pour l'occasion, emportant avec eux des pierres à feu, prévoyant une quelconque nuitée imprévue. Ils étaient partis préparés pour cette brève expédition de reconnaissance.


    - Terres au Sud de Mael -

    Ils étaient sur l'ancien territoire de la réputée Baronne de Boktor, Myriem de son prénom. Chevauchant sur une vieille route peu entretenue, ils longeaient la côte à la recherche d'un estuaire bien précis. Zaïn convoitait la construction d'un canal allant d'un bout à l'autre de la péninsule, ayant recruté Hegrar Vazonn pour mener le chantier, ils venaient donc trouver l'endroit précis où l'embouchure orientale du canal pouvait idéalement prendre place. Stefan Kennen, quant à lui, n'était là que pour seconder son patron, Zaïn Tevon-Duncan. Tant qu'à Arkady Tevon-Duncan, elle représentait les intérêts du ministre Tagar Reys, finançant le projet.

    Le repérage était un moment crucial du travail préliminaire d'un chantier d'une telle ampleur. L'ingénieur devant cartographier précisément la zone côtière qui serait percé par les machines d'excavations et les mages élémentaires qu'ils feraient venir. Après une paire d'heures de voyage, l'estuaire recherché était en vue alors que le soleil commençait à s'élever dans le ciel, apportant une légère chaleur au climat hivernal de ces terres désolées.

    - Voici le lieu que nous recherchons, dans cette déclivité, la terre descend presque au niveau de la mer. Le gosier est suffisamment large pour y accueillir plusieurs navires. Ce serait l'emplacement parfait pour les premières écluses. Fit Hegrar, consultant sa carte.

    Les autres cavaliers ne dirent rien, observant l'endroit désigné par l'ingénieur. Au niveau du gosier, près d'une petite plage, se trouvait un ancien village de pêcheur, manifestement abandonné depuis la guerre contre les Titans. Ils descendirent de cheval afin de continuer à pied, tirant leurs montures par la bride. Ils empruntèrent un sentier vers le village de pêcheurs déserté qu'ils devront bientôt démanteler afin d'entamer les travaux, si ce repérage s'avérait concluant.

    - Cet endroit devait être merveilleux. Ne put s'empêcher de commenter Zaïn.






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  • Lun 24 Avr - 18:13


    La soie s’effiloche, mais elle ne cède pas. Tant mieux, elle tient bon. Tant mieux tant mieux. La Veuve Lunaire attends, elle observe la toile. La soie tient bon. Le dernier insecte qui s’y était prit avait tenté de la couper avec ses mandibules, mais il n’y était pas arrivé. Tant mieux. La Veuve attends. Patiente, elle attends qu’une nouvelle proie soit attirée par l’appât sucré qu’elle a déposé au centre de son piège collant. Elle attends. Ses yeux regardent, elle ne réfléchit pas. Elle attends. Il y a du vent, il y a un peu de vent, c’est pas grave. La toile tient bon, tant mieux, tant mieux si elle tient bon malgré le vent. D’un seul coup, les sens aiguisés du prédateur arachnéen se mettent en alerte, mais elle ne bouge pas, pas encore, ce n’est pas le bon moment, le bourdonnement est proche, l’araignée l’entends devenir de plus en plus clair. Patience. Le vol de l’insecte frôle presque la détentrice du piège mortel, mais elle ne bouge pas, pas encore. Si elle bouge elle lui fera peur, alors elle ne bouge pas. La Veuve Lunaire attends le moment opportun. La soie se balance, le vent souffle, la soie tremble, ce n’est pas le vent. C’est la mouche. L’araignée glisse ses pattes sur le réseau soyeux, elle ressent les vibrations des fils tendus qui répercutent les mouvements de la proie prise au piège. Elle lit les fils. Il y en a deux. Deux mouches. La prédatrice se met en mouvement, elle agrippe de ses appendices griffus les connections de fils et se meut jusqu’au centre de la toile. Ses huits yeux assemblent l’image floue des deux corps de diptères qui se débattent. Embourbés dans la colle visqueuse, leurs mouvements ne font que répartir l’adhésif sur le reste de leur corps. La Veuve Lunaire tend ses pattes de chaques côté de la première mouche, mais elle ne se sert pas de ses griffes. Elle approche son corps tout entier de l’insecte paniqué et déploie ses chélicères venimeuses, les mâchoires acérées révèlent les fins canaux à l’intérieur des mandibules permettant l’acheminement du venin digestif. Les deux mouches paniquent. Tant mieux. La Veuve n’attends plus. Elle plante ses crocs dans le corps de la drosophile, transperçant sa carapace abdominale. Son liquide insidieux se répand à l’intérieur de sa proie, se mêle à son hémolymphe, progressivement, ce sang d’insecte qui apportait la vie à la mouche dessert maintenant le même liquide qui va dissoudre ses organes en une soupe infâme. Tant mieux ,tant mieux. Une fois le venin injecté, la Veuve retire ses crocs et elle attends. L’autre mouche bourdonne frénétiquement, impuissante, ne pouvant que regarder son congénère décrépir de l’intérieur à côté d’elle. Le vent souffle, la soie tremble. La toile cède. Mince.

    Le bois du coin de porche dans lequel ce ballet mortel se déroule grince péniblement alors que le vent le fait légèrement plier à la force de la bise. Si l’alizée souffle fort, il ne le fait que par saccade, ce sont des accoups de vents qui viennent balayer de manière seulement occasionnelle les différents buissons morts qui jonchent les rues du village abandonné. Il fait doucement osciller les maigres pans de chanlattes délavées, les anciennes enseignes décolorées qui n’ont pas vu d’âme vivante depuis fort longtemps, il fait balancer les morceaux de poutres qui dépassent des toitures écorchées en dodelinant, rattachée seulement au reste des charpentes par de courageux copeaux qui n’ont pas encore cédé aux affres du temps.

    Le vent insuffle un semblant de vie, à un paysage qui n’en a autrement aucun.

    Les chaumières sont en ruines, la paille a depuis bien longtemps été emportée par le vent qui parcours les terres dévastées de Shoumeï. Les toitures à nues trônes tristement sur des murs de pierre déconstruits, encore debout par miracle uniquement. Quelques pavés sont tombés au sol effrités par les jours de désolations, jadis ce village était luxurieux, des enfants couraient entre ces maisons, faisant joujou avec innocence pendant que les adultes travaillaient à la vie commune du hameau. Aujourd’hui il n’en reste plus rien. L’herbe et la végétation grimpante est présente un peu partout mais peine à se densifier, le sol teinté de magie titanesque néfaste empoisonne le terreau et la vie a bien compris qu’il était inutile de s’y casser les dents. Dans le ciel côtier, nul chant d’oiseau ne vient agrémenter la plénitude funéraire qui règne dans un silence opprimant, perturbé uniquement par le rythme des vagues sur le rivage ce qui le rends d’autant plus épais. Les nuages agglutinés en une mer grisonnante étouffe les rayons du soleil pâle de l’hiver, plongeant toute la scène dans un clair-obscure peu rassurant à la luminosité volatile. Seul les animaux les plus opportunistes parviennent à subsister une existence précaire. Au sol, des objets abandonnés dans des fuites précipitées sont les seuls témoins de l’activité qui a un jour prit place ici. Un bilboquet en bois. Un javelot de pêche. Un couteau. Une chaussure. Des reliquats épargnés par les marées rappellant un passé qui n’est plus.

    Quatre silhouettes descendent un sentier, chacune accompagnées par un destrier à leur côté. Elles progressent dans un silence biblique, observant les ruines avec respect, leurs pas sont perdus par les bruits des vagues. Ils attachent leurs montures à des obstacles pour éviter de s’encombrer à l’intérieur du hameau désertique, et continuent chacun en s’attelant à leurs tâche ou en vaquant entre les bâtisses abandonnées. Un d’entre eux, un humain semble vouloir prendre des notes et parcours le terrain d’un regard analytique, il paraît chercher un endroit d’où se poster pour prendre de la hauteur et avoir un meilleur point de vue, il entreprends d’escalader les squelettes de maison encore debouts. Un autre humain se met à fouiller succinctement les lieux à la recherche de maigres richesses laissées derrière, il soulève les pierres, dépoussière les meubles rescapés et s’attarde sur les objets au sol. Les deux derniers, les hybrides, avancent avec un pas lent dans les ruelles vers la place principale du village. Plusieurs habitations autrefois robustes sont disposées en arc-de-cercle autour de l’endroit, encadrant la place de taille moyenne pour mettre en valeur un bâtiment principal qui aurait pu être la résidence du chef de la communauté. Deux grandes portes perdurent encore dans le cadre de la façade avant, pourtant leur baroud d’honneur est futile, le mur sur la gauche s’est effondré et laisse voir une pièce à vivre avec une grande table, le début d’une cheminée et des ustensiles de cuisine renversés sur le sol. Au dessus de l’entrée, des carcasses de canöes sont accrochés en étalage décoratif pour indiquer la tradition de pêche qui régissait la vie des anciens habitants. Le sol pavé descend des doubles portes jusqu’au centre de la place où une grande coupole creuse en bronze forgé de plusieurs mètres de diamètres demeure, le teint blanchis du métal trahis sa fonction passée, les villageois devaient sans doute charger le disque d’eau salée pour le laisser s’épurer et obtenir du sel résiduel servant à saler les poissons en rab pour les périodes de disette. Le soleil faible de cette matinée n’est pas suffisant pour réchauffer la coupole, mais ses rayons blafard parviennent l’espace d’un instant à se faufiler entre les interstices dans les nuages, baignant la maison ornée dans un moment figé dans le temps. Des particules de poussières virevoltent dans les rayons lumineux comme animés de leur propre vie, agités dans l’air marin par le vent du littoral. L’espace d’un instant qui semble durer des minutes entières, cet éclaircis redonne un éclat de beauté à cet endroit. Un semblant de ferveur sacrée, un écho du passé religieux de Shoumeï. Les deux hybrides ne parlent pas, ils se contentent de regarder avec une certaine mélancolie dans leurs regard les ruines désolées. Le silence est prenant. La mer est calme. Le portrait est douloureusement beau d’une certaine manière. Les deux silhouettes hybrides ressortent dans ce paysage, ils sont peut-être mari et femme, frère et soeur, simples amis, peut-être, ils sont là debout dans une soudaine solitude qui paraît irréelle, perdus dans le temps.

    Le grimpeur a dû faire tomber un mur fragilisé dans son ascension, ou c’est le fouilleur qui a fait basculé quelque chose, ou peut-être que tout simplement c’est le vent qui a enfin eu raison d’un pan maçonné de plus, mais un fracas de pierres résonne à travers le village tandis que quelque chose s’écroule. Les deux personnes ramenées à la réalité ne sursautent pas, mais échangent un coup d’oeil intrigué avant d’essayer de trouver la source du bruit du regard, puis une voix qui leur est familière retentit pour les rassurer. Ce n’est rien qu’il dit. La jeune femme s’avance un peu sur la place, trainant lentement ses pieds sur le sol pavé qui mène à l’Hôtel de ville avant de s’arrêter. Elle se retourne vers son proche, l’incite à la suivre en hochant la tête dans un signe d’invitation. Un sourire trépidant sur ses lèvres.

    Soudain, un bruit attire leur attention.

    ”Zaïn.”


    Provenant d’une des maisons délabrée qui entoure la place, un son leur était très clairement paru. La bicoque en question n’est pas la plus ravagée du village, ses murs sont encore en bon état et seule une fenêtre timide permet d’apercevoir l’intérieur de l’étage, mais celle du rez de chaussée est obstruée par des barricades qui la bouchent complètement. Le cadre de la porte d’entrée se découpe comme une flaque noire dans la façade, excentré vers la droite il est impossible de distinguer quoi que ce soit à l’intérieur de la maison, la lumière ambiante déjà faiblarde s’arrête devant la façade, plongeant l’intérieur dans une nappe anormale d’obscurité, comme si une singularité visuelle était nichée dedans. Le bruit ressemblait à un grincement, comme un meuble lourd qu’on fait crisser sur le parquet en le traînant au sol. La femme hésite, concerte son compagnon et finit par faire un pas en avant avec curiosité, le village ne leur a pas paru occupé jusque là, il s’agit sans doute tout simplement d’un animal errant. Ce pas est cependant le dernier qu’elle prend. Un deuxième bruit émane de la bâtisse, celui là par contre, est beaucoup moins rassurant que le premier. Un son très particulier se fait entendre, étouffé à cause des murs et de la distance, il semble se rapprocher d’eux en devenant de plus en plus clair. Un son qu’ils ne s’attendaient pas à entendre ici. Instinctivement, la main droite de la femme se porte sur l’arme qu’elle porte dans son dos, sa posture change sur ses appuis pour prendre une position défensive. L’homme en fait de même. Ce son, c’est celui d’une armure lourde dont le cliquetis métallique accompagné des bruits de pas anormalement lourds leur parvient jusqu’ici. Chaque pas est espacé de plusieurs secondes, comme ci l’entité qui les produisait peinait à se mouvoir, ou le faisait de manière très lente. Une planche de bois tombe depuis l’intérieur de la maison, s’affalant sur le sol en empiétant à moitié sur le pas de la porte, à ce moment là il devient apparent que les ombres sont étranges, comme si la luminosité une fois la porte dépassée devenait huit fois trop obscure pour cette heure de la journée. Les deux hybrides attendent, les yeux attentifs rivés sur ce cadre de porte. Le silence qui était pesant, devient suffoquant. Le calme, devient anxiogène. Le bruit des vagues, passe de berceuse à métronome oppressant. Le bruit se rapproche, l’entité qui en est la source semble s’approcher de la sortie, menaçante, les pas se font de plus en plus lourds, de plus en plus clairs, ils écrasent le bordel qui jonche le sol de la barraque, faisant craquer les matériaux à chaque pas.

    Soudain, plus rien.

    De longues secondes de silence s’installent, et un mouvement presque imperceptible se fait voir, repéré par les deux hybrides seulement parce qu’ils ont les yeux rivetés sur l’entrée. Une main humaine accroche le bois du cadre de porte. Il est difficile de le dire dans la lumière tamisée qui les éclaire, mais la peau paraît étrange, sa teinte est légèrement trop terne, comme celle d’un mort. Les prises autour des armes se resserrent. Une deuxième main vient accrocher le cadre en sortant de la pénombre.

    C’est lorsque la troisième main apparaît que les deux arrivants se rendent compte de l’horreur.

    D’autres bras, d’autres mains grouillent soudainement des ténèbres et agrippent le cadre de la porte, s’articulant de manière chaotique pour tenter de prendre appuis contre le mur et extraire quelque chose. Le voile d’obscurité se lève brusquement, ou plutôt, il se concentre en un seul point pour former une Sphère noire qui vole dans les airs, laissant voir derrière lui le haut d’une armure géante grotesque qui occupe la petite entrée. L’entité rampe à travers le trou trop petit pour elle et se redresse devant les deux comparses. Une armure colossale mesurant plus de trois mètres de haut les domine de sa hauteur, une Multitude de bras s’agitent, prenant racine sur les épaulières de la cuirasse et ressortant également d’une faille dans la protection au niveau du torse. Le métal de l’armure est étrange, il paraît être un mélange entre de l’acier et… de la chair humaine, simplement de la chair, il n’y a pas de partie identifiable, seulement des éléments reconnaissables, des tendons, des bouts de muscles putréfiés mêlés au métal d’une armure lourde. Là où devait trôner la tête de cette créature, il n’y a pas de cou, seulement la Sphère dont la couleur de néant est si profonde, si parfaite, qu’elle ne semble même pas être en relief, comme un puit sans fond dans lequel la lumière peut tomber pour l’éternité. Une fine aberration chromatique décalque des couleurs sur les pourtours de cette orbe d’encre, faisant ressortir des contours orangés et bleutés qui tressaillent au même rythme que les vagues. L’aberration de la nature leur fait face, déployant la Multitude en une auréole macabre avant qu’une voix éthérée prenne la parole, le timbre rauque est pareil à ce qu’on s’imaginerait du râle d’agonie des damnés dans le royaume des Gardiens:

    "Qui êtes vous, et quel est votre Rêve?"
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    Zaïn Tevon-Duncan
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  • Mer 26 Avr - 10:19




    - Bible des PNJ -

    Arkady Tevon-Duncan :
    Stefan Kennen :
    Hegrar Vazonn :
    - Village de pêcheur, Sud de Mael -


    Un orage avait dû faire rage dans la nuit avant leur arrivée, les pierres étaient détrempées et glissantes, des flaques criblaient les anciennes ruelles de miroirs reflétant le ciel couvert. Lorsque le soleil parvenait à se frayer un passage au travers de la couche nuageuse, ses rayons venaient se refléter sur les vagues qui s'abattaient plus loin, sur la plage. Le son de l'écume s'écrasant sur le sable humide, balayant morceaux de bois et filets abandonnés, enveloppait ce lieu d'une ambiance côtière silencieuse, bien trop silencieuse. A part le son des vagues, là où les mouettes et goélands devraient jouer d'un tintamarre entêtant, aucun signe de vie ne se faisait entendre. Depuis que les cavaliers avaient quittés Mael, ville de vie au milieu d'un océan désolé, ce silence assourdissant ne les quittait plus, d'où leur mutisme, ils avaient l'impression qu'ils pourraient déranger la tranquillité du lieu par leurs paroles.

    Ils avaient tous perçus le mystère qui enveloppait le village, y évoluant chacun à leur manière, Stefan cherchait visiblement à rentabiliser son déplacement, déterminé à trouver des reliquats de la richesse de la civilisation qui occupait autrefois la péninsule, mais sans grand espoir, conscient que ce n'était qu'un village de pécheurs. De plus, des pillages avaient déjà dû avoir lieu au vu des quelques coffres renversés et vidés, ainsi que les portent enfoncées qu'ils croisèrent. De son côté, Hegrar était venu dans un but précis, il cherchait donc à cartographier le plus précisément possible l'estuaire, armé d'un parchemin vierge et de son fusain, il opérait déjà son rôle d'ingénieur maritime. C'était un homme simple, rationnel, matérialiste et direct, il se fichait bien du respect de la mémoire des morts : Il était agnostique, persuadé que seules ses actions forgeaient le monde. Le respect du silence et des ruines ne lui venait pas à l'esprit, n'y voyant que des morceaux de roches qu'il devrait raser pour bâtir son canal. Il parcourait le village à grandes enjambées, cherchant à tirer des mesures précises de la longueur et largeur de la plage.

    De leur côté, les deux hybrides exploraient, non pas dans un but de pillage ni d'intérêt professionnel. Si Zaïn le faisait par curiosité, grand curieux qu'il fut, afin de constater à quoi devait ressembler la vie des shoumeïens avant le drame qui les frappa, sa sœur, plus spirituelle, le faisait dans un esprit de pèlerinage. Le Reike allait effacer tout un pan de la culture du Shoumei, ses castes, sa religion, sa société et son art, toute une culture balayée de la carte. Arkady foulait ces lieux en gardant à l'esprit qu'elle visitait les ruines d'une nation toute entière, au travers d'un minuscule fragment de celle-ci - un village de pécheurs - elle espérait bien s'en imprégner.

    Soudain un claquement se fit entendre, mettant en alerte les oreilles du frère comme de la sœur. Ce n'était qu'un calicot déchiré qui venait de claquer au vent. Ce silence élevait une tension palpable, comme si le danger se tapissait dans les ombres, prêt à bondir aux gorges des nouveaux arrivants qui venaient troubler son repos. Mais si Hegrar ne savait en aucun cas se battre, malgré sa forte carrure, les trois autres étaient entrainés et plus ou moins redoutables. Stefan était passé maitre dans le lancer de couteaux, portant à sa ceinture une demi-douzaine de petites dagues fuselées, de son côté, Arkady portait dans son dos une lance à la lame convexe et affutée, maitrisant la télékinésie, elle était à même de faire virevolter son arme dans les airs, la rendant redoutable. Quant à son frère, il était un pugiliste invincible, disait-on, et maitrisait un certain nombre d'art martiaux sans parler de la force incommensurable qui l'habitait.

    En outre, le groupe était à même de se défendre remarquablement bien, quelle que soit l'embuscade dans laquelle ils pouvaient tomber, ils pourraient la défaire sans trop de pertes. Ils en étaient conscients et leur apportait la confiance nécessaire à l'exploration d'un tel lieu, aussi menaçant soit-il. Finalement, les sens aiguisés de la jeune hybride perçurent une présence, les poils de ses oreilles se hérissèrent, orientée en direction d'une sinistre cabane. Touchant du bout des doigts son frère, elle lui désigna l'endroit en question. Zaïn remarqua d'abord les oreilles de sa sœurs, allant de gauche à droit, comme si elle percevait des sons de tous les sens, funeste symptôme des chuchotements de Zei. Il crut d'abord qu'elle avait entendu des chuchotements, hallucinant une présence qui n'avait d'existence que dans on esprit. Arkady était exténuée en permanence, des cernes criblant son visage, fatiguée de ses insomnies chroniques, assaillie à tout moment de voix lugubres parasitant son existence.

    Mais il vit alors la masure qu'elle désigna d'un doigt tremblant, là aussi symptôme de son mal. Dès l'instant où une abomination - comment la qualifier autrement ? - fit son apparition, les appréhensions des hybrides se firent plus réelles que jamais. Immédiatement, Zaïn se mit en posture offensive tandis que sa sœur pointa la lame acérée de sa lance en direction de la créature qui s'adressa à eux d'une voix inhumaine, démoniaque. La nature de la chose n'était plus à définir.

    - Un démon. Fit le frère.

    - "Quel est votre rêve ?" Qu'est-ce que cela signifie, Zaïn ? Demanda la sœur à son frère.

    - Ne lui répond pas. C'est un monstre. Recule doucement avec moi. Etrangement, il voulait éviter la confrontation.

    - Justement, on doit lui répondre, si c'est un démon, il faut entrer dans son jeu. Répliqua-t-elle, plongeant son regard dans le sien.

    - Ne fais pas ça. L'implora-t-il.

    La lance toujours pointée dans la direction de la créature, elle concentra de nouveau son regard sur elle, le détournant de son frère qui lui agrippait toujours l'épaule, tentant vainement de la ramener en arrière avec lui. N'importe qui savait qu'aller à l'encontre d'un démon apportait autant, voir plus, de malheurs que d'aller en son sens. Arkady en était persuadée. Zaïn cessa  de chercher à reculer, c'était inutile à présent. Cependant, il campa bien le sol boueux de ses pieds, prêts à bondir vers le démon, les poings serrés, sûr de lui, il savait que d'un seul coup fulgurant il serait à même de pulvériser la créature, mais il était incapable de savoir si celle-ci pourrait se reformer, se diviser en plusieurs morceaux, ou encore se liquéfier, sans parler qu'il ignorait l'agilité de celle-ci.

    Durant leur bref échange de quelques secondes, la bête s'était redressée de toute sa hauteur, ayant déjà fait un pas dans leur direction, mangeant lentement sur la dizaine de mètres les séparant. Arkady s'adressa au démon d'une voix qui se voulait ferme.

    - Nous sommes des explorateurs reikois. Elle se râcla la gorge. Notre rêve ? Assurer l'avenir des hybrides en ce monde contre la tyrannie humaine. Cracha-t-elle.

    Les convictions spécistes de sa sœur avaient toujours détint sur son frère, bien qu'il n'ai jamais atteint une idéologie si extrémiste que la sienne, il pensait aussi que les hybrides devaient être reconnus à égal de l'homme, qu'ils méritaient leur place en ce monde, mais contrairement à sa sœur, il ne pensait pas que ça devait se faire au détriment des Humains, après tout ils étaient à moitié humains. Mais Arkady n'eue pas peur de lâcher une telle revendication face au démon, surement dans le but de prouver qu'elle avait des convictions fortes, clivées, qui montrerai à la créature qu'elle n'avait pas affaire à des proies mais à des prédateurs.



    « Va'esse deireadh aep eigean, vaa'esse eigh faidh'ar,
    Quelque chose s'achève, quelque chose commence. »


    - Xymena de Sepulveda.




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  • Mer 26 Avr - 19:11


    Le Démon écoute, le Démon regarde. Ils se décrivent comme deux explorateurs reikois, mais ce n’est pas tout à fait ce qu’ils sont, ça se voit dans leurs positions, dans leurs posture de combat. Ils sont rompus aux ars de la guerre. L’armure colossale qui n’était autrefois que l’ancienne hôte de Violence, Praelia Matricus, fait un pas de plus en avant après la réponse de la femme hybride.

    ”Un but noble. Ton ambition est débordante, petite mortelle.”

    La cuirasse animée dévie de sa trajectoire, elle sent la réticence de ses nouvelles proies, elle sent leur méfiance, classique, envers sa nature. Ce n’est pas que dans leur intentions ostensibles à travers leur langage corporel non, c’est aussi dans leurs aura. Les regards qu’ils lui jettent, leur interaction entre eux, leur petits murmures. Violence commence donc à décrire un arc de cercle autour de ces deux âmes égarées que le destin a fait s’échouer dans un village paumé de Shoumeï, à la même manière que les requins dessinent des cercles concentriques au dessus d’une baleine blessée. Sa voix insidieuse s’immisce dans leurs esprits, elle leur parle avec son ton de plus en plus appâtant et sinistre, comme si elle leur proposait l’interdit, comme si elle leur offrait un marché qu’ils ne devraient pas accepter, mais qu’ils convoitaient secrètement.

    ”Mais elle te dépasse. Tu possèdes une si courte vie pour une mission si gargantuesque, tu as besoin de pouvoir, mais tu n’as que ta colère pour t’accompagner.” L’emploi du mot tyrannie est fort, le Démon sent qu’en lui repose son bras de levier sur la psychée de la frêle créature. ”Vous savez ce que je suis, mais ce n’est pas tout. Vous savez aussi qui je suis.” Violence continue de leur tourner autour, ses pas font voler la poussière d’entre les pavés. ”Ces appuis sur lesquels vous vous tenez, c’est moi qui vous les ai enseignés. Toi cette garde que tu prends et la dureté de tes phalanges, et toi cette dextérité avec ta lance et la légèreté de tes pas, tout ça c’est moi qui vous les ai donnés. Je suis votre plus grande amie et votre pire adversaire, je suis celle qui vous pousse à continuer, celle qui vous force à agir. Celle qui domine.”

    Sa voix change du tout au tout, d’un seul coup le mélange hétéroclite des damnés ne se fait plus entendre et à sa place, la voix de la brutalité personnifiée résonne maintenant dans leurs têtes. Une voix claire, spectrale, qui ne peut être confondue avec celle de la conscience, une voix d’Outre-Monde comme un aperçu du Royaume des Gardiens.

    JE SUIS VIOLENCE


    Arrivée maintenant à l’opposée de son point de départ par rapport aux hybride, elle se tient désormais à l’endroit exact d’où ils venaient tantôt, le soleil dans son dos voile le devant de l’armure d’une ombre lugubre et projette sa silhouette inquiétante sur les pavés, restituant une forme encore plus distordue que celle dont elle est originaire. L’engeance démonique marque une brève pause, laissant les deux explorateurs assimiler ce qu’ils viennent d’entendre. Leur ignorance et leur peur est délicieuse, Violence se demande ce qu’ils valent en terme de capacités de combat, un d’entre eux n’est pas armé, mais semble maîtriser des arts martiaux pour compenser, si son corps est son arme il ferait un hôte formidable, l’autre manie une lance et son intention de dialoguer avec l’apparition cache un peu l’étalage de sa maîtrise. La Sphère trésaille, illuminée par les rayons de l’astre solaire qui la découpe bibliquement contre le ciel en plongée sur les deux hybrides, lui donnant comme une auréole qui vient sublimer l’aberration chromatique. Cette orbe d’essence démoniaque concentrée constitue le centre de ses perceptions sensorielles, elle l’utilise pour activer sa senseur magique et jeter un coup d’oeil aux effluves de mana qui traversent la place, sans succès pour le pugiliste, par contre pour la femme… Continuant de parler dans les têtes, elle reprends à la fois sa persuasion et sa marche, mais cette fois en se rapprochant lentement des deux compères, pas après pas.

    Vous souhaitez modifier le cours de l’Histoire, vous souhaitez libérer un peuple, ce sont des actes nécessitant une grande dévotion, et un tout aussi grand sacrifice, qu’êtes vous prêts à abandonner pour atteindre votre but?

    Au fur et à mesure que Praelia se rapproche lentement d’eux, elle se baisse en même temps pour être à leur hauteur, s’accroupissant et posant les mains au sol pour évoluer presque sur quatre pattes à la manière d’un béhémoth, la Sphère de forme parfaitement circulaire trésaille, son contour sursaute comme si une défaillance fugace la prends, avant de lui restituer son pourtour régulier.

    Et toi qui es touchée par les Titans, ton enveloppe est si fragile et pourtant tu convoites un but que seul un grand pouvoir peut accomplir. Comment crois tu pouvoir faire la moindre différence?

    Écoutant attentivement sa réponse, Praelia cesse de progresser en s’immobilisant. Son corps ne bouge pas à l’aide de muscle, l’intérieur creux de l’armure est mû par la volonté de l’essence démonique qui l’habite ce qui fait qu’en l’absence d’ordre moteur, elle est si parfaitement à l’arrêt que ceux qui viendraient à la voir ne pourraient déterminer s’il s’agit d’une sculpture étrange ou d’un véritable corps mouvant. Le Démon entends, à quelques mètres du couple, il bouge d’une lenteur extrême, non seulement pour ne pas risquer d’engager un combat frontal avec ses interlocuteurs, mais aussi pour cultiver la tension et la peur dans leurs esprits, celle ci joue en sa faveur dans ce petit jeu macabre auquel ils se livrent, elle les embrume et les empêche de réfléchir correctement. Après une trentaine de secondes qui paraissent durer une éternité, les mains de la Multitude qui jusque là flottaient au gré de la brise côtière se baissent vers les pièces de l’armure, là où une faille de la cuirasse laisse entrevoir les volutes de fumée noirâtre à l’intérieur qui constituent l’essence du Démon. Les doigts agrippent les bords déchirés de l’alliage d’acier et de chair et se mettent à tirer dessus pour en élargir le trou tandis que quelques nuages obscures s’échappent à l’air libre, laissant entendre des cris de pénitence. La chair de la Multitude se coupe sur les rebords tranchants de l’armure endommagée et un sang violacé coule le long des bras, des pièces de protection et s’engouffre à l’intérieur de l’entité. Une fois que la brèche atteint une taille suffisante, la Multitude relâche le métal et les bras retournent s’enrouler autour des épaules de Praelia, tandis que le bras droit de cette dernière plonge sa main gantelée à l’intérieur du trou béant, elle semble fouiller à l’intérieur de la parodie de plaie, et finit par ressortir un objet.
    Une arme.
    Un pommeau blanc se matérialise dans la paume de géant, elle semble sortir de nulle part, la matière se génère depuis l’intérieur de l’armure au fur et à mesure que le colosse l’extirpe de son propre corps, une épée à la conception parfaite, aucune trace d’assemblage n’apparaît dessus, comme si l’arme avait été fabriquée dans un seul lopin de matériaux, lame, pommeau et garde inclues. Sa texture est étrange, presque aliène, le métal n’est pas identifiable à quoi que ce soit de naturel et sa surface pâle est si réfléchissante qu’on croirait qu’elle émet sa propre lumière, même dans la pénombre ambiante. L’Épée Famélique. La forme physique véritable de Violence. Le Démon s’attrape lui-même par la lame en présentant son pommeau à son interlocutrice, celle plus à même de mordre à l’hameçon.

    Le pouvoir ne vient pas à ceux qui sont bien nés, il vient à ceux qui sont prêts à faire tout et n'importe quoi pour l'obtenir.

    Cette première invitation, Violence n’a que peu de chance de la faire fonctionner, habituellement elle possède ses hôtes en profitant de leur inadvertance, ils ne savent pas réellement ce qu’elle est en la ramassant, mais ceux là sont les moins intéressants, leur compatibilité est très souvent exécrable avec le Démon et elle parvient rarement à les emmener loin dans la route sanglante avant de devoir en disposer. Au contraire, les hôtes qui la manie en pleine connaissance de cause sont ceux qui ont le plus de potentiel, ceux ci sont les plus susceptibles d’accomplir des résultats intéressants et de gonfler l’amas de souvenirs brutaux de l’abomination. Le problème, c’est de les convaincre de faire le pas. Il faut planter une petite graine insidieuse, une idée, une tentation qu’il faut laisser germer. Ensuite il faut revenir à la charge et presser sa victime, ou alors… Ou alors ils succombent dès la première tentative parce qu’ils ont toujours eu un peu de Violence dans leur coeur.
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  • Ven 28 Avr - 22:55




    - Village de pêcheur, Sud de Mael -


    Zaïn se tenait toujours derrière sa sœur, un poings serré, prêt à frapper, son autre main agrippant l'épaule de sa sœur, cherchant veinement à la faire reculer, elle ne bougeait pas. Mais il gardait sa main sur son épaule, si le démon venait subitement à se jeter sur eux, il pourrait toujours projeter sa soeur en arrière et encaisser le coup à sa place, la mettant à l'abris derrière lui. Mais pour l'instant il ne pouvait rien faire. Et si Arkady s'efforçait de ne manifester aucun signe de peur, elle gardait sa lance pointée en direction de la créature. Elle aurait très bien pu la projeter droit vers le démon, tentant de viser la sphère, ou en la faisant virevolter par télékinésie afin de viser les tendons - si seulement la chose en avait - afin de gagner du temps pour leur fuite, mais elle n'en fit rien, ne sachant si ça se solderai d'un succès ou si cela ne ferait que déchainer le démon.

    Dès lors que la voix de la créature raisonnait dans sa tête, Zaïn grinçait des dents, c'était d'un désagréable de se faire parasiter de la sorte. A son instar, Arkady ne bronchait pas, habituée à subir des chuchotements sinistres en permanence, visiblement elle gérait bien mieux l'embuscade que lui. Il était habituellement si confiant, mais il avait voyagé sur les navires servant de transport de troupes et de matériel entre Mael et Ikusa pendant la guerre. Il avait entendu de la bouche des soldats blessés, mutilés et traumatisés revenant du front, des récits à glacer le sang. Et si à cette époque, Zaïn n'y prêtait pas une grande attention, y accordant le crédit digne de soldats ayant vécus la guerre, il savait à quel point les Titans avaient déversés des horreurs sur la péninsule, des créatures inhumaines digne de contes d'épouvante. Il faisait face à l'un de ces démons, terrifiant par son apparence et menaçante par ses paroles.

    Toute la confiance du monde ne suffirait pas à faire face à la créature sans se méfier a minima de ce qu'elle était capable. Zaïn avait mis au tapis des ennemis de toute sorte, des drakyns et des Oni, entre autres, ils avait déjà combattu un démon par le passé, mais rien qui ne pouvait se comparer à la dénommée Violence. Lorsque son nom fut mentalement assénée, Zaïn porta une main à sa tête, avant de reprendre bien vite sa position, se ressaisissant comme il put. Il constata alors que sa sœur avait encore une fois gardée sa mine stoïque. Dans son esprit devaient se mêler toutes sortes de voix, il était surement inutile de tenter de lui parler tellement elle devait subir d'assauts mentaux. Visiblement, le fait qu'elle ai répondue au démon a fait d'elle sa cible, s'emparant tout de suite de ce rêve qu'elle avait exprimée en espérant ne pas déchainer la créature.

    Mais où étaient donc Stefan et Hegrar ? Soit ils n'avaient pas fait attention à ce qu'il se passait, continuant à vaquer à leurs tâches de l'autre côté du village, soit ils s'étaient planqués, claquant des dents, tremblant comme des feuilles.Ou peut-être aussi que Stefan, Zaïn le connaissait pour son hardiesse, s'était camouflé, cherchant à prendre à revers le démon, profitant de la surprise. Mais Zaïn n'en savait rien, ses deux acolytes pouvant être n'importe où comme nul part. Pour l'instant ils n'étaient que deux, les deux frangins hésitant à lutter ou entrer dans la danse. L'un n'attendait qu'une chose : mettre un raclée au démon ; l'autre espérait peut-être quelque chose de tout autre.

    Finalement, Violence en vint à poser une seconde question à Arkady - manifestement elle s'adressait à elle, même si son frère entendait également ses paroles.

    - Rien ne s'obtient sans lutter. La puissance se cultive sur le temps, nous permettant un jour d'accéder à la moindre de nos envies. Répondit-elle à l'adresse du démon.

    - Cesse de lui répondre et attaquons de concert, je t'en conjure. Lui intima Zaïn.

    - La violence est surement le moyen de plus rapide d'atteindre un tel but. Mais aussi le plus risqué, au vu des violences qui pourraient être subites en retour. Ajouta-t-elle, ignorant les chuchotements de son frère, ou ne les entendant pas.

    S'était comme si leur adversaire avait réagit aux paroles d'Arkady, comme si ce qu'elle venait de dire avait enclenché quelque chose chez le démon. Ce qu'il se passa alors, jamais Zaïn n'aurait pu l'imaginer, pas même dans ses cauchemars, c'était comme si le démon s'en prenait lui-même à son corps informe. Et lorsqu'elle s'empare d'une épée à l'aspect surréaliste, Zaïn perçoit une agressivité qui le fait réagir immédiatement, se plaçant entre le démon et sa sœur. Ils ne furent jamais aussi proche de Violence. Zaïn jaugea la distance qui le séparait du monstre, tenant son épée par la lame, il savait qu'en deux bonds il pourrait être au niveau de son adversaire, il pourrait alors profiter de son élan pour projeter un coup de pied fulgurant dans une des jambes du démon, ce qui causerai sûrement sa chute, dans la même inertie il savait qu'il pourrait projeter un poing dans le heut du corps du démon lorsque celui-ci chuterai en avant, ce qui, pour une bête faite de chaire, la réduirait en bouillie.

    Sauf que le démon tenait l'arme par la lame. C'était pourquoi Zaïn ne passa pas à l'assaut immédiatement, espérant peut-être un moyen d'éviter la confrontation et de quitter les lieux sans prendre de risque. Il se fourvoyait. De sa voix persistante, Violence invitait Arkady de se saisir de l'arme afin d'acquérir une soi-disant puissance promise. Et si Arkady avait optée pour le dialogue depuis le début de ce lugubre échange, elle était loin de se laisser berner, l'hybride lâcha alors, sur la défensive aussi :

    - Et quelle est donc la contrepartie ? Il fallait dire que le démon ne reflétait pas la bonté, il y avait forcément anguille sous roche.





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  • Lun 1 Mai - 15:53


    Le vent se couche.

    Les vagues se taisent.

    La lumière éclaire la scène.

    La petite gemme de femme semble parfaitement calme, elle est réceptive. Ce n’est pas juste qu’elle ne se laisse pas impressionner, c’est surtout qu’en face de l’abomination funèbre, elle fait enfin face à quelque chose qu’elle côtoie depuis longtemps sans jamais avoir pu mettre un mot dessus. Violence le voit dans les traits de son visage, dans la posture calme de son corps, dans le ton de sa voix. Arkady donne l’impression de parler avec une vieille connaissance retrouvée. Le Démon reste d’abord sans bouger, tendant toujours le pommeau de sa lame maudite vers l’hybride, et lorsque celle ci demande quel prix doit être payé en échange de ses pouvoirs, la Sphère paraît légèrement s’éclipser, laissant une fraction de seconde s’afficher une transparence momentanée avant de redevenir complètement opaque. La voix physique de Violence se fragmente en plusieurs petits rires moqueurs qui font écho contre les murs délabrés des maisons qui les entourent, chacuns complètements asynchrones les uns aux autres. L’autre hybride masculin est à deux doigts de bondir, la Sphère en est bien consciente, sa perception relève ses signes d’agressivité et la tension évidente qui réside dans son corps et qui contraste avec la sérénité de sa partenaire. Vas-y, vas-y frappe moi et je gagne. Juste un simple contact, c’est tout ce qu’il me faut. Sa senseur magique détecte le puissant potentiel de mana dans le plus grand des deux, et Praelia n’est pas la meilleure des combattantes, ses chances sont peut-être maigres en confrontation directe face à quelqu’un de son calibre, mais sa victoire ne se fait pas à force de coups, elle mise sur les erreurs que ses proies commettent. D’autant qu’elle ne craint pas vraiment les coups, il peut toujours abattre Praelia, elle reviendra plus tard, ce n’était pas un problème, en plus, si un mortel subirait des dommages internes importants en subissant une frappe à pleine puissance d’un pugiliste redoutable, le corps de l’armure est creux, son poing, porté avec suffisamment de force, se contenterait de percer un trou dans la cuirasse par lequel s’échapperait des volutes d’essence démoniaque, ça réduirait fortement sa capacité à conserver Praelia debout mais il en faudrait plus pour la terrasser, et à nouveau, juste un coups. Juste un coups de poing, le contact de sa peau contre le métal, et le Démon sonderait son esprit. Elle s’insinuerait dans les craquelures mentales de sa proie pour explorer sa psychée, trouver ses faiblesses, trouver ses souvenirs, et à partir de ce moment là, elle ne les lâcherait plus, sa marque serait posée. Reportant son attention sur Arkady, Violence apporte sa réponse après son rire dénigrant:

    “Accepte le chemin sanglant, et tu payes le prix de ton corps et de ton esprit, mais tu auras ta chance de marquer l’Histoire, à moins que… tu préfères prendre ce pouvoir de force, mais laisse moi te mettre en garde...“

    L’Orbe noirâtre se scinde en deux en bas du disque, laissant apparaître un trait blanc éclatant qui décrit lentement un arc de cercle le long de la forme, dessinant un sourire inquiétant sur la surface d’essence. Le trait s’épaissit soudainement pour esquisser une bouche prédatrice dénuée de dent, comme le dessin d’un enfant qui met à plat l’objet de son cauchemard. Une pointe de blanc naît un peu plus haut et prends de plus en plus de place sur la Sphère pour afficher un oeil surnaturel dont les traits oscillent de manière erratique, un deuxième vient apparaître à côté de lui, achevant de façonner un visage menaçant. Les traits dansent, le sourire palpite et le contraste entre le blanc de la figure satirique avec le noir d'encre de la Sphère se renforce, la bouche fantoche fait mine de parler mais aucun son ne sort, seule une voix grave et lugubre vrille à l'intérieure des têtes.


    Quelque chose s'achève. Quelque chose commence. 3cef4c4226c6ca6c85ab7309bfd95248
    "CEUX QUI VIVENT PAR L’ÉPÉE, PÉRIRONT PAR L’ÉPÉE."


    Praelia fait glisser sa main droite le long de sa lame famélique pour venir la positionner sur le pommeau de l’arme, inclinant légèrement Violence pour toujours la présenter à l’hybride, mais en lui faisant comprendre que le choix se nuançait maintenant entre la peste et le choléra. Qu’importe que son discours soit ostensiblement hostile désormais, il est clair que partir en refusant simplement n’est plus une option. L’autre type semble prêt à agir, mais les yeux d’Arkady alternent entre la lame et le Démon, bougeant tout aussi vite que le sang dans les veines de son compagnon.
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  • Lun 1 Mai - 18:43



    Quelque chose s'achève. Quelque chose commence. J-otto-szatmari-ldr-secretwar-hamlet-envirolast-con01digicp-jotto

    - Village de pêcheur, Sud de Mael -

    C'était comme si Arkady était hypnotisée, il semblait que son esprit - déjà fortement affaiblis - était manipulé par les paroles du démon. Une telle indolence face à ce que son frère était anormale. Il fallait qu'il agisse. Elle gardait sa lance pointée vers la créature, mais sans montrer la moindre volonté de la projeter en direction du démon. Il fallait que Zaïn agisse, et vite, avant que sa soeur ne se saisisse du pommeau, appâtée par les rêves de grandeurs vendus par Violence. Il savait qu'Arkady était mal dans sa peau depuis quelques temps, enchainant les échecs, ne parvenant pas à s'intégrer aux corps économique du Reike en tant que Contrôleur royale. Tagar Reys avait recruté la jeune femme sans connaitre son mal, se disant simplement qu'elle était suffisamment sérieuse et pointilleuse pour assurer le poste. Il s'avérait cependant qu'elle n'était pas la hauteur.

    Cette désillusion lui avait portée un sacré coup psychologique, sans parler des chuchotements de Zei qu'elle cachait depuis de nombreux mois déjà, depuis qu'elle est revenue de la République, elle ne parvenait plus à dormir, ou très peu, et sa concentration en pâtissait chaque jour, sans parler de son état psychologique à cause de la maladie. Zaïn l'avait appris que récemment, l'invitant à aller voir un mage pour se débarrasser de ce mal, mais apparemment il n'y avait aucun remède aux Chuchotements de Zei. Il était connu qu'il était possible de ce rendre au Berceau des Anciens pour limiter ses effets, mais les simples citoyens n'y ayant pas accès, Arkady était condamnée aux insomnies et à la paranoïa.

    C'était précisément pour ça que Zaïn la gardait près de lui depuis, c'était lui qui avait demandé à Tagar de la laisser l'accompagner à Mael pour ce repérage, afin de ne pas la laisser seule. Là, tout de suite, il s'en voulait affreusement. Jamais il n'aurait pu deviner qu'ils tomberaient face à un démon usant d'une telle persuasion. Ses dents grinçaient de rage. Il serra alors encore plus les poings et repéra près du démon une vieille barque de plusieurs mètres, peut-être pourrait-il l'utiliser contre Violence.

    C'était alors qu'un sourire macabre fit son apparition sur la sphère noire de Violence. Décidemment le démon n'avait clairement pas besoin de faire cela pour se faire menaçant. Mais là, il était clair, en plus de sa sinistre réponse, que la créature ne les laisserait pas partir sans avoir atteint son but macabre. Zaïn réagit alors au quart de tour, d'un bond habile de côté il s'empara de la proue de la barque de pêcheur, la souleva sans peine et d'un pivotement du buste il l'envoya se fracasser contre la masse noire du démon qui perdit l'équilibre, l'un des ses bras s'arracha du reste de son corps, tombant au sol avec l'épée. La créature ne chuta pas, se stabilisant tant bien que mal en se dégageant le l'amas de planches qu'il avait reçu de plein fouet dans un hurlement de douleur et de haine à l'état pur.

    Zaïn serra les poings, fléchissant les jambes, s'apprêtant à se jeter sur le démon pour le matraquer de coups avant qu'il ne passe à l'offensive. Mais il se stoppa net dans son mouvement, percevant un mouvement du coin de l'œil. Arkady avait lâché sa lance pour se pencher sur l'épée d'albâtre reposant dans la boue. Elle saisit alors l'arme par le pommeau.

    - Arkady ! Non ! Eut-il à peine le temps de lui crier.






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  • Lun 1 Mai - 20:50


    L’homme bouge en premier, mais pas dans la direction à laquelle Violence s’attendait, à la place de lui courir dessus, il saute sur le côté en s’éloignant du Démon, la Sphère le voit poser sa main sur une barque de pécheur. Qu’est-ce qu’il- il la soulève avec une telle facilité qu’il donne l’impression que l’embarcation ne pèse rien, et d’un geste tout aussi aisé, il la propulse vers Praelia. Le Démon réagit trop lentement, il a tout juste le temps de s’écarter, prit par surprise de l’ingéniosité combattive de son adversaire, mais son bras qui soutient Violence se fait attraper par le projectile de bois qui s’écrase à toute vitesse contre la cuirasse. Malheureusement pour elle, que l’embarcation soit en bois, en métal ou en papier mâché ne change rien au fait qu’avec une telle inertie, rien que l’impact du choc est suffisant pour lui infliger de sérieux dégâts, et c’est dans un fracas terrible de craquements grotesques que le coup arrache facilement le bras cuirassé mais creux de l’armure abominable.

    Violence tombe au sol, la main de Praelia toujours sur le pommeau mais le bras est maintenant sectionné au niveau de l’articulation du coude. Séparée du reste de l’engeance démoniaque, la forme humanoïde n’en a plus pour très longtemps avant de s’étioler et de disparaître dans une nuée de poussière résiduelle. Avant que cela n’arrive cependant, l’ex-porteuse de l’arme maudite s’emballe, et le Démon n’a plus aucun contrôle dessus pendant ce cours laps dans lequel le colosse est séparé de son véritable centre de commandement. Désormais dénuée de conscience propre, Praelia est laissée au bon gré de la Sphère, cette orbe d’essence démonique pure constituée des souvenirs de brutalité pluri-millénaires. Et au milieu de ce maelström de furie vengeresse, la pauvre ombre d’humanité de l’ancienne mercenaire ne peut faire qu’une seule chose. Hurler. L’engeance colossale porte les mains à la Sphère, la Multitude se déchaîne, prise à partie par les multiples fragments d’âme jusque là restreints par le contrôle de Violence qui cherchent tous à s’échapper pour s’éparpiller dans Sekaï, les mains factices s’écrasent contre les épaulières en métal avec une telle férocité que nombre de poignets se brisent dessus, les doigts s’écorchent les ongles et laissent des marques sanglantes sur le métal tandis que ceux du colosse même pénètrent à l’intérieur de la Sphère, lui faisant perdre sa forme circulaire si parfaite au profit d’un polygone chaotique et irrégulier. Un hurlement télépathique strident est émit à tous ceux qui veulent bien l’entendre dans les environs, il sonne à la fois comme un râle d’agonie et un cri de colère qui précède une charge.


    AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

    Pendant que Praelia se meurt dans un baroud impétueux, au sol, la pointe de Violence s’enfonce entre deux pavés et la Lame Famélique voit la femme la contempler avec une fascination morbide, un regard à la fois absent, et parfaitement lucide. Elle ne réagit même pas au cri qui envahit son esprit avec force, elle ne réagit pas à son compagnon qui crie son nom alors qu’elle enroule ses doigts fins autour du pommeau de l’épée, elle ne réagit pas non plus lorsque le Démon pénètre son esprit avec véhémence au contact charnel entre leurs deux corps.

    Je t’ai eu.

    L’armure lourde à côté d’Arkady s’effrite comme du sable dans le vent. Les tendrils psychiques de l’épée ne prennent pas la peine d’inspecter, ici il ne s’agit que de la fouille hâtive en quête des informations de base, Violence trouve un nom et un prénom, elle trouve le lien fort et fraternel qui l’unit à Zaïn, elle trouve également je te vois, qui es tu? la lassitude, la fatigue névralgique qui l’habite et la névrose de l’intérieur au fur et à mesure que les chuchotements qu’elle croit entendre mine sa détermination. Elle trouve des souvenirs plus enfouis mais également plus marquants et le Démon il t'as eue sourit dans son esprit, ses combats tu vas mourir il t'as eue, c'est un démon. Avide de plaire à sa nouvelle hôte, elle visionne frénétiquement les séquences de bataille, rappellant au passage tout ces affrontements à la pauvre hybride qui a l’impression de voir sa vie défiler en accéléré devant ses yeux comme une expérience de il fait partie du compendium je le sens mort imminente. En un instant, en une seconde à peine, tout est finit. Son invasion le compendium daemonum, mais il ne le sait pas spirituelle cesse, Violence se retire de son âme pour demeurer dans sa main, mais sa forme est altérée altérée, comme ton esprit, tu es à moi et tu le sais. L’épée Tizona qu’elle n’avait même pas eu l’opportunité de décoller du sol s’est changée en une lance parfaitement adaptée à sa porteuse sur les plans esthétique, ergonomique et martial. Si sa nouvelle apparence ne déplaît pas au Démon toi par contre tu me déplaît fortement, sort de là, c’est surtout son type d’arme qui lui est curieux dégage. Elle est devenue une lance dont le manche est fragmenté je suis la seule à avoir le droit d'être icien quatre morceaux imbriqués les uns dans les autres, chaque les mortels sont à moi, ils me reviennent de droitembout encastré dans le suivant grâce à un pas de vis dans la base du morceau précédent et se terminant par une pointe acérée, ainsi, d’un simple tu ne devrais même pas exister démon ordre télékinétique, sa manieuse peut dévisser l’extrémité de son arme pour l’envoyer sur un adversaire tout en continuant à se battre avec ce qui lui reste encore dans la main. Un principe simple, entièrement mécanique et basique, mais effectivement redoutable dans les bras d’Arkady et de ses pouvoirs psychiques. Sachant que chaque projectile permet à Violence de pouvoir s’immiscer dans l’esprit des victimes, faire mouche équivaut à une mise hors d’état de nuire. Bon par contre ça commence à bien faire. attends, qu'est-ce que tu fais? non, non

    La corruption du Démon possède des capacités extrêmement limitées tu ne peux pas faire ça, je suis dans son âme lorsqu’elle vient tout juste d’établir le contact avec son hôte, celle ci se renforcera inéluctablement au fur et à mesure qu’elle pourra altérer son corps je suis dans son âme, c'est gravé en elle via la création de souvenirs de brutalité. Quant à l’esprit, c’est la dernière je te tuerai de mes propres mains partie que l’incarnation de la guerre parvient à toucher et en général c’est donc non, non non non seulement au bout de deux à trois semaines selon les compatibilités que sa victime finit par afficher les premiers symptômes psychiatriques. Cependant, elle reste toujours capable d’affecter sa cible via sa magie et lorsqu’il s’agit de maladie ou de malédictions, le corps est subconsciemment consentant pour se soumettre à l’aide du Démon dans une volonté instinctive de survie, ça lui permet donc d’agir pour éradiquer les maux avant même qu’elle ne développe un lien symbiotique, mais ça ne lui ouvre pas non plus un accès gratuit pour en faire à sa guise, dès lors qu’elle tente d’apporter des modifications autres, le corps se referme tout de suite sur lui-même. Du coup, même si la perte de Praelia l’a grandement affaiblie et que la transformation en lance télékinétique a puisé dans ses réserves de mana, le Démon fait un dernier effort de concentration avant de rentrer dans sa transe comateuse pour récupérer ses forces et…

    Lorsqu’Arkady remarque ce qu’il se passe, ses yeux ambrés s’écarquillent tout grand, laissant la lumière s’y refléter et leur donner le même éclat que le disque de bronze scintillant qui trône sur la grande place. Sous le choc, elle a un moment d’égarement, elle cherche à y croire, elle veut y croire. Ce serait trop beau. Venant à la soudaine réalisation que ce n’est pas un mauvais tour de son cerveau mais bel et bien la réalité, elle tourne son visage vers son frère, un sourire tremblotant aux lèvres sous le coup de l’émotion, une larme qui apparaît en dessous de la mèche de cheveux qui cache son oeil, elle porte une main à sa bouche pour masquer son sanglot.

    Le Silence.
    Le vrai.

    Juste le son des vagues.
    Juste la voix de son frère.
    Juste le bruit de ses pas sur les pavés.
    Juste le vent qui chante dans les ruines.
    Juste les appels de Stefan et Hegrar.
    Rien de plus.

    Violence épuisée par ses pertes des souvenirs contenus dans Praelia et ses dépenses de mana en état de faiblesse se plonge dans une transe contemplative des fragments d’âmes qui lui restent à l’intérieur de sa forme d’arme. Sa perception se plonge dans un mutisme total et elle devient complètement étrangère à la suite de ce qui prends place autour d’elle. Pendant ce temps, son mana se régénère, et elle puise lentement et imperceptiblement dans sa nouvelle hôte pour récupérer des souvenirs compatibles avec sa nature et ainsi reprendre des forces.
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  • Mar 2 Mai - 22:56



    Quelque chose s'achève. Quelque chose commence. J-otto-szatmari-ldr-secretwar-hamletconcepts-002jottodigicpictures

    - Village de pêcheur, Sud de Mael -

    Une planche de près de deux empans était allée droit dans le bras droit du démon, se plantant si profondément que l'avant-bras tomba au sol, ne tenant plus que par un lambeau de chair, ou tout de moins à ce qui pouvait s'y apparenter. Lorsque le reste du corps chuta en arrière, le fragment de peau rompit et le membre tomba au sol en entrainant l'épée... Mais sans la lâcher, la main continuant de serrer l'arme entre ses doigts. Zaïn n'avait pas prêté la moindre attention à l'épée famélique, tout concentré qu'il était à mettre hors d'état de nuire le reste du corps démonique. Ce fut sa seule erreur et sa plus grande erreur.

    Il n'avait pas fait attention à la réaction de sœur qui ramassa, comme machinalement, comme quand quelqu'un faisait tomber quelque chose et qu'on voulait le ramasser pour lui. Elle pris alors le pommeau de l'épée entre ses doigts, le reste de main du démon relâchant sa poigne. C'était alors que la magie de l'épée se mis en branle, altérant l'aspect physique de l'arme, prenant rapidement la forme d'une lance alors qu'Arkady était tétanisée, incapable de fuir ou de répondre aux clameurs de son frère.

    Ce dernier n'osait bouger, comment pouvait-il faire ? Arracher l'épée des mains de sa sœur ? Non, il se ferait alors victime du démon à son tour. Il resta alors interdit face au sourire indescriptible qu'elle lui adressa, que pouvait-il bien signifier. Lorsqu'il vit une larme couler sur la joue la joue de sa sœur, il eut sa réponse : il devait briser le contact avec la lance.

    Au bout de la rue, Stefan fit irruption, immédiatement son regard se posa sur son patron, allant rapidement se poser sur le corps du démon en décomposition.

    - Mais qu'est-ce que cette abomination ?! Fit-il avec révulsion.

    - Un démon de la pire espèce ! S'emporta Zaïn, courant alors vers sa sœur.

    Sur ces mots, il se jeta dans sa direction, ayant dans l'intention de lui saisir les bras pour la forcer à lâcher l'arme démoniaque. Mais à l'instant où ses mains allèrent aggriper les poignets de sa sœur, sa poigne se referma sur du vide. Arkady recula d'un pas, titubant à moitié, empêchant son frère de l'atteindre.

    - Qu'est-ce que tu fais ?! Cracha-t-il.

    - Peu importe le prix que demande le démon... On peux le contrôler, le plier à notre volonté... Vois comme tu as balayé son enveloppe physique... Les chuchotements ont cessés. Sa voix était tremblante.

    - Son corps n'était que de l'apparat ! Tu vois bien que tous les dangers résident dans cette lance, il ne fait que t'appâter avec peu pour te prendre beaucoup ! S'énervait Zaïn, aux abois.

    Sur ces mots, Arkady pointa la lance vers son frère.

    - Cette puissance, je peux la contrôler... Aide-moi. Supplia-t-elle.

    - Arkady, posez cette lance, s'il vous plait. Intervint Stefan, une main posée sur un des couteaux de sa ceinture.

    - Taisez-vous ! Trancha-t-elle.

    En aillant la lame pointée en direction de son frère, Zaïn ne pouvait atteindre les mains de sa sœur sans risquer de toucher l'arme par inadvertance, le risque était trop grand. Mais Stefan avait compris les enjeux de la situation et s'approchait de l'hybride par derrière, peut-être parviendrait-il à lui faire lâcher la lance immaculée.





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  • Mer 3 Mai - 10:40
    Nichée bien au chaud dans la main d’Arkady, Violence est plongée dans sa transe. Le Démon ne dort pas au sens propre du terme, mais c’est un état qui s’y apparente, lorsque le calme environnant est trop insupportable et qu’elle ne dispose pas de distraction, elle fait cesser ses perceptions sensorielles et sélectionne des souvenirs contenus en elle qu’elle se repasse pour avoir sa dose de furie déchaînée. Dans cette condition là, il n’y a en général que trois choses qui peuvent la tirer de force d’un tel état: la signature magique d’un autre Démon, le toucher d’un mortel sur son métal et, si c’est déjà le cas, le changement significatif du rythme cardiaque de son hôte. Seulement avec les dégâts subits pendant son affrontement en plus du mana qu’elle a puisé pour endiguer les chuchotements, l’incarnation de la guerre est complètement éteinte, les Titans pourraient redescendre sur Sekaï qu’elle ne se réveillerait pas. Complètement épuisée par la perte des souvenirs, son état actuel est plus proche d’un coma que d’un sommeil profond si on veut vraiment faire un parallèle avec les mortels.


    La femme qui tient l’arme maudite en revanche, est non seulement consciente, mais dans un état d’alerte intense. Arkady ressert sa poigne autour de la lance, elle est si légère que ça en est presque perturbant, la texture n’est plus aussi froide que lorsqu’elle avait initialement mit la main sur l’épée et une douce chaleur croissante prends place alors que sa paume réchauffe le matériau. Elle regarde de l’autre côté de la pointe effilée son frère, son propre sang qui se tient debout face à elle… contre elle. C’est injuste. Pourquoi? Pourquoi ne pouvait-il pas voir ce qu’elle voyait? Ils avaient rarement besoin d’échanger pour pouvoir se comprendre alors pourquoi maintenant, quand ils se retrouvent devant une telle opportunité, ils se retrouvent à devoir en débattre comme les politiciens pourris qu’ils haïssent tant? Elle sent sa poitrine devenir plus lourde, ce n’est pas une peine de tristesse qui naît en elle, mais de frustration que son frère ait décidé de se monter contre elle plutôt que de la soutenir comme il l’avait pourtant toujours fait jusqu’alors.

    ”J’ai passé toute ma putain de vie…” Sa voix se brise presque, en passant ses lèvres les mots lui arrachent quelque chose à l’intérieur de la gorge. ”À échouer. À cause de ce que nous sommes. On nous a marginalisé, on nous a refusé toutes les portes. Et…” Elle déglutit. ”Et maintenant que j’ai enfin la possibilité de changer les choses, tu veux m’y empêcher?”

    Elle regarde Zaïn tandis que les traits sur son propre visage se crispent, il a toujours protecteur certes, prenant les devants du danger pour nourrir sa famille, veillant sur elle depuis les débuts de sa maladie, Arkady elle-même ne se voilait pas la face, sans son soutien quotidien elle n’aurait sûrement pas résisté depuis son retour de la République. La fatigue chronique la rongeait comme une névrose grandissante, elle avait parfois des sensations de déjà-vu, elle se retrouvait de plus en plus à avoir des pertes de mémoire court-terme et changer de pièce en oubliant pourquoi, c’était invivable, et ça s’empirait. Et là… la disparition des chuchotements ce n’était sans doute que la première étape mais pour elle c’était déjà beaucoup, c’était le retour à une vie normale bordel de merde, comment celui qui la comprenait mieux que personne sur Sekaï ne pouvait pas le PUTAIN de VOIR?!?
    ”Fréro-AAAH!”

    Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase, d’un seul coup un adversaire la ceintura et tenta de la projeter au sol, elle fut surprise. Arkady s’était tellement concentrée sur son frère qu’elle n’avait pas entendu Stefan se faufiler jusque derrière elle. Merde!

    ”Non! NON! LÂCHEZ MOI!”

    Elle vit son frère se précipiter également sur elle, mais les mouvements des deux lutteurs étaient étrange, ils essayaient à tout prix d’éviter le contact avec l’Arme-Démon. Mais bien sûr! Si Stefan avait un bras autour de sa taille et l’autre autour de son épaule droit pour réduire ses degrés de mouvements, il lui restait toujours sa botte spéciale dans la manche, elle lâcha prise sur la lance et ouvrit grand la paume de la main, concentrant sa magie sur l’objet mortel.

    ”Ne m’obligez pas à faire ça et ÉCOUTEZ MOI!”

    À sa grande surprise, lorsqu’elle applique la télékinésie sur la lance, celle ci se détacha en quatre morceaux et seul un d’entre eux s’éleva dans les airs, celui sur lequel elle avait machinalement concentré ses efforts et qui contenait le centre de gravité de l’arme quand elle la tenait encore dans la main. Elle remarqua que les bouts de métal disparates étaient tous affutés et constituaient alors des piques redoutables avec ses capacités télékinétiques. C’était vraiment parfait. Elle releva la main d’un geste et les pieux se dressèrent à plus de trois mètres au dessus du sol, menaçant de s’abattre sur ses assaillants -et amis… et frère. Elle était déjà essoufflée de l’effort, son corps accusant le manque de repos avec difficultés et sa respiration travaillée le faisait bien savoir. Elle en avait marre d’être faible.

    ”La violence, ce n’est peut-être pas le meilleur moyen d’arriver à ses fins, mais avec suffisamment de pouvoir on a pas forcément besoin d’en arriver là, on peut forcer ceux qui jouent les sourds à nous écouter, on peut obliger ceux qui ferment les yeux sur les injustices à les ouvrir.” Elle reprends son souffle mais les trémolos dans sa voix trahissent sa souffrance. ”On a déjà trente ans, le Démon a raison quelque part, notre vie est bien trop courte. Je refuse de vivre une vie de médiocrité parce que ces sales humains l’ont décidé pour ensuite mourir dans une trentaine d’années et sombrer dans l’oubli, laisser derrière moi un monde aussi pourri que celui dans lequel je suis arrivée, c’est hors de question.” Elle tourne la tête pour river ses prunelles dans ceux de son frère, parfois quand elle se perds dans ses ambres, elle pourrait croire qu’elle regarde un miroir. Et pourtant. ”Et ce qui me fait le plus mal là maintenant, ce n’est ni le Démon, ni ma maladie, c’est d’avoir l’impression que tu ne veuilles pas la même chose.” Elle toisa son frère du regard, ses mots étaient durs, mais c’est justement ce qu’elle cherche à faire, il est rare que Zaïn lui tienne autant tête mais des deux, c’est elle qui est la plus déterminée et elle le sait. ”Alors je t’en conjure, je t’implore même, aide moi. Parce que je n’y arriverai pas sans toi. On fini ce qu’on a à faire, et on rentre à Mael.”
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  • Mer 3 Mai - 19:28




    - Village de pêcheur, Sud de Mael -

    Zaïn avait envie de laisser sa sœur se sentir bien, de lui permettre de revenir à une vie normale, il ne pouvait souhaiter plus pour elle. Mais il ne pouvait pas non plus la laisser se faire ronger de l'intérieur par ce démon. Même le premier des idiots savait qu'un démon ne pouvait offrir sans demander en retour, en dehors de l'apparence menaçante de Violence, ses paroles avaient été particulièrement claire là dessus et Zaïn s'empressa de le rappeler à sa sœur lorsqu'elle s'indigna qu'il ne la soutienne pas.


    - J’ai passé toute ma putain de vie… à échouer. À cause de ce que nous sommes. On nous a marginalisé, on nous a refusé toutes les portes. Et… Et maintenant que j’ai enfin la possibilité de changer les choses, tu veux m’y empêcher ? Elle s'exprimait avec peine.

    - "Ceux qui vivent par l'épée, périront par l'épée" ce sont des paroles suffisamment claires, non ? Tu ne peux pas garder cette lance, 'Kady.

    - Fréro-AAAH ! Elle fut interrompue par Stefan qui l'immobilisa.

    Pendant leur petit échange, l'ancien mercenaire s'était faufilé dans le dos de l'hybride et était parvenu à la maintenir en place, à défaut de réussir à lui faire lâcher prise. Stefan était vif, que ce soit physiquement et mentalement, il avait tout de suite compris que l'arme tenait du démon, dès l'instant où cette dernière s'était métamorphosée en lance, sans parler des réactions respectives des jumeaux. Il fallait lui faire lâcher sans toucher l'arme. Mais il allait avoir besoin de l'aide de Zaïn, il s'empressa donc de venir prêter main forte à Stefan... Jusqu'au moment où Arkady usa de ses pouvoirs avec la lance, se faisant aussi menaçante que le démon lui-même. Immédiatement Zaïn fit un pas en arrière, ayant déjà vu par le passé les talents au combat de sa sœur. Il attrapa Stefan par le col et le projeta en arrière, le posant sur ses pieds près de lui. Il ne voudrait pas qu'Arkady s'emporte et tue son ami.

    Zaïn savait que la télékinésie de sa sœur pouvait se montrer très précise. Il l'avait déjà vu, lors d'entrainement au palais impérial, faire virevolter sa lance dans les airs, décrivant des cercles concentriques balayant l'air tout autour d'elle avant de la faire fuser à une allure ahurissante dans des pantins de bois qui se retrouvaient transpercés de part en part. Et avec une telle arme, de surcroit démonique, il ne voulait pas énerver d'avantage Arkady.

    - La violence, ce n’est peut-être pas le meilleur moyen d’arriver à ses fins, mais avec suffisamment de pouvoir on a pas forcément besoin d’en arriver là, on peut forcer ceux qui jouent les sourds à nous écouter, on peut obliger ceux qui ferment les yeux sur les injustices à les ouvrir. On a déjà trente ans, le Démon a raison quelque part, notre vie est bien trop courte. Je refuse de vivre une vie de médiocrité parce que ces sales humains l’ont décidé pour ensuite mourir dans une trentaine d’années et sombrer dans l’oubli, laisser derrière moi un monde aussi pourri que celui dans lequel je suis arrivée, c’est hors de question. Et ce qui me fait le plus mal là maintenant, ce n’est ni le Démon, ni ma maladie, c’est d’avoir l’impression que tu ne veuilles pas la même chose. Alors je t’en conjure, je t’implore même, aide moi. Parce que je n’y arriverai pas sans toi. On fini ce qu’on a à faire, et on rentre à Mael.

    Son regard était intense, alors que ses propos étaient entrecoupés par sa respirations saccadée. Il voyait bien qu'il devait l'écouter, la laisser parler et tenter au mieux de la comprendre. Elle avait repris le dessus, et même s'il savait qu'Arkady n'était pas dans on état normal, elle demeurait sa sœur et il se devait d'être là pour elle, même lorsqu'elle était en difficulté. Un silence de mort s'établit, durant lequel aucun des deux partis ne savaient comme la situation allait se terminer, le vent faisait claquer de vieux rideaux déchirés et apportait le son de l'écume s'abattant sur la plage, plus loin. Quelques secondes s'écoulèrent où les jumeaux ne se quittèrent pas du regard, finalement ce fut Zaïn qui y mit fin, fermant les yeux, et dans un soupir, ses épaules s'affaissèrent.

    - Très bien. Tu as surement raison. Si tu te sens capable de dominer ce démon et d'user de son pouvoir, fais-le. Mais à la seconde où tu perds le contrôle, je n'hésiterai pas à te l'arracher. Il cracha par terre.

    - C'est mon fardeau à présent. Assura-t-elle.

    - Les pouvoirs psychiques d'un démon ne sont pas à prendre à la légère. Mit-il en garde.

    - Mais... Commença Stefan.

    - Laisse, c'est une affaire de famille. Va plutôt voir où en est Hegrar. Trancha Zaïn.

    C'était alors que l'ingénieur se glissa depuis la ruelle dans leur champs de vision, tout de suite il s'inquiéta. Il était recouvert de poussière.

    - Qu'est-ce que c'était ? Fit-il, s'approchant.

    - Un problème réglé.

    Il remarqua qu'Hegrar tenait toujours son fusain à la main.





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  • Sam 6 Mai - 11:42


    Arkady se méfie toujours de Stefan et de Zaïn même après que celui ci intervienne pour lui laisser la main, elle sait que son frère est protecteur, parfois même trop et c’est justement ce qu’elle redoute, elle est mitigée entre la volonté de lui faire confiance, de le croire quand il lui dit que c’est bon, et le doute qui grandit quelque part en elle. Et si à la première occasion il lui sautait dessus pour lui faire lâcher l’arme? Mais diantre qu’est-ce que c’était bon d’enfin pouvoir aligner ses pensées sans entendre les murmures incessants autour d’elle. L’hybride se sent paradoxalement faible, c’est comme si le poids de sa fatigue des derniers mois lui retombaient dessus d’un seul coup, maintenant que son esprit réalisait pleinement le calme auquel il avait accès, elle sentait le stress se lever d’un seul coup de ses épaules et elle eu un moment d’échappement. Les émotions remontent plus facilement à la surface à cause du manque de sommeil.

    ”C’est fini. C’est fini, je ne les entends plus. Je crois que je vais pleurer. Ou dormir. Ou les deux à la fois, si je pleure en dormant ce soir ne t’étonne pas.”

    Elle esquisse un rire amer envers son frère, elle se rends bien compte que ça ne le fait pas rire mais il essaye une fois encore de lui cacher ses propres craintes, il a toujours été comme ça lui aussi, à prendre sur lui pour toute la famille. Elle aussi elle doit être forte, et maintenant elle en a les moyens, elle se ragaillardit un peu et redresse la tête, sur son visage une nouvelle détermination éclipse ses cernes et elle demande à ce qu’on reprenne la cartographie des lieux.

    Le reste de l’après-midi se déroule sans encombres, le soleil pointe même le bout de son nez depuis une accalmie parmis les nuages et baigne de sa lueur les lieux. À force de visiter et de fouiller dans les ruines Arkady finit par trouver un endroit un peu plus surélever depuis lequel contempler les environs, et en voyant le panorama désolé, elle ne peut s’empêcher de se dire que Shoumeï a un jour dû être une terre magnifique. Ça et là, des reliquats de décorations demeurent encore dressés après les deux ans de ruine, des guides de bannières ornementales, des bacs de culture cassés, des délimitations de ce qui devaient autrefois être des parterres de fleurs. Elle soupire, le sommeil la gagne et elle sens ses paupières s’alourdirent mais alors qu’elle considère l’option de juste faire une sieste, la voix d’Hegrar retentit pour signifier qu’il en a terminé ici. Il est temps de continuer… à moins que?

    Revenant sur la place principale du village où tout le monde se réunit, Arkady, Zaïn, Hegrar et Stefan se concertent sur le temps qu’il leur reste, le soleil ne va pas encore se coucher tout de suite et ils pourraient en profiter pour aller progresser un peu plus en amont de l’estuaire, sachant que derrière il leur reste encore le chemin du retour jusque Mael. Ils finissent par s’accorder pour au moins aller faire un petit peu de repérage, ne serait-ce que pour voir s’ils devront emporter du matériel particulier pour le lendemain. Sur le chemin pour retourner à l’endroit où le groupe avait attaché les chevaux, Stefan dit au milieu de la discussion:

    ”Vous aviez vu? Il n’y avait aucune trace de cadavre dans toutes les ruines, je trouve ça un peu étrange.”

    ”-Maintenant que tu le dis, c’est vrai que je n’ai pas aperçu le moindre ossement mais ce n’est pas si étonnant que ça s’ils se sont enfuis non?”

    ”-Nous ne sommes pas si loin que ça à l’intérieur des terres alors il est probable que les habitants de ce village aient pu s’enfuir avant l’annihilation des titans, mais ce qui m’étonne réellement c’est qu’il y avait tout de même des traces de combat dans les ruines.”

    Arkady hoche la tête mais ne réponds pas, peut-être était-ce le Démon qui était responsable de ces affrontements et qu’il hantait ce village depuis longtemps, mais elle ne voulait pas en reparler. Elle n’avait pas besoin de tourner la tête pour ressentir les regards en coin que son frère lui portait, elle avait comme un picotement dans ses oreilles de renard quand ça arrivait, un peu comme une sensation dérangeante dont elle n’arrive pas à se défaire. Patience frérot, je vais te montrer que me faire confiance est le bon choix. Arrivant près des chevaux, ils les détachent et se remettent en selle pour la dernière fois de la journée, reprenant la route vers le sud en longeant ce qui fut un lit de fleuve désormais asséché. Il est fascinant de voir les dépôts de sédiments se superposer dans le fond du bras de lit, parfois quand le soleil frappait le sable terreux sous un bon angle, le terreau minéral brillait un peu de quelques reflets comme s’il avait été saupoudré de paillette. C’était la première fois que la nature même laissait entrevoir quelque chose de beau dans les terres malheureuses et dévastées, ce qui rendait ce petit détail d’autant plus précieux aux yeux ambrés de l'hybride. Chevauchant au pas pendant encore quelque dizaines de minutes, l’inaction et l’ennui rappellent la fatigue à Arkady, elle sent sa tête dodeliner sur ses épaules, se faisant trimballer par sa monture au rythme des sabots. Ne pas s’endormir. Elle se répète ce crédo qui est devenu une habitude récurrente ces derniers mois, lorsque ça ne suffisait plus elle se mordait aussi l’intérieur de la joue pour se donner un coup de fouet, mais là elle n’en aurait pas besoin, puisqu’au bout d’un moment c’est la voix de son frère qui la tire de sa somnolence pour attirer son attention sur un détail morbide.

    Ils avaient parfaitement longé le dépôt asséché, et maintenant, à quelques kilomètres du village de pêcheurs au milieu du fossé, un tapis de bras humains s’étale devant eux, les membres ressortent de la terre meuble comme s’ils avaient été minutieusement découpés et plantés là par un psychopathe. C’était une vision de folie, la folie des titans. Leur magie demeure encore à Shoumeï, infestant les sols comme du poison qui s’immisce dans les veines, cette vile énergie teinte maintenant absolument tout sur ces terres et c’est en partie à cause de ça que la végétation se fait si rare à Shoumeï malgré les deux années passées depuis la guerre. Ce champs d’horreur est une preuve de plus que cette nation est maudite. Les bras ne bougent pas, ils n’oscillent même pas au gré de la faible bise qui parvient encore depuis le littoral au loin, les mains sont tantôt tendues vers le ciel la paume ouverte, ou tantôt penchée mollement vers le bas, certaines ont le poing serré de la rigidité cadavérique.

    ”Qu’est-ce que c’est? Est-ce que… est-ce qu’ils ont été pris dans un glissement de terrain?” Elle savait que ce n’était pas ça, mais croire à cette hypothèse naïve était préférable à la réalité. Elle porte une main à sa bouche devant le spectacle que l’odeur vient bientôt renforcer. Celle de la putréfaction.


    La proposition est faite de simplement contourner cet étalage macabre et personne ne s’y oppose, mais alors que le groupe commence à changer de direction, un mouvement attire du coin de l’oeil l’attention d’Arkady. Quelque chose à bougé? Non, ce sont sans doute ses hallucinations visuelles qui reprennent à cause de la fati- Non attends, il y a vraiment quelque chose…

    Zaïn remarque sa fixation sur les bras en terre, il sait que parfois elle a tendance à avoir des absences maintenant, mais là, dans ce contexte, c’est différent. Elle attends. Les sabots des chevaux de Stefan et Hegrar avancent encore vers le sud devant elle et son frère, à l’arrêt. D’un seul coup elle le voit. Il y a bien un bras qui bouge, il glisse sur le sol lentement parcourant quelques dizaine de centimètres, non, c’est ce qui est en dessous du bras qui se déplace sous terre.

    ”Zaïn tu vois ce que je vois? Je n’hallucine pas?” C’est trop réel. Là encore elle a perdue la notion de ce qui semblait vrai ou pas, mais quelque part d’une certaine manière elle parvenait toujours à faire la distinction entre les tours de son cerveau malade et la réalité. Ici, elle n’avait pas l’impression de rêver.

    Le bras qui bouge accélère, soudainement accompagné par les autres qui se mettent eux aussi en mouvement. Les créatures en dessous les ont prit en chasse. Tout s’enchaîne très vite, trop vite. Quelqu’un lui dit de fuir. Ils élancent leur montures à pleine vitesse mais les bras vont également si vite, comment est-ce seulement possible? Et qu’est-ce que c’est d’abord? Pas le temps ni l’envie d’obtenir des réponses à ces questions, elle pousse son destrier à bout.

    ”Là bas! Des rochers! S’ils se déplacent sous le sol, ils ne pourront pas nous avoir. VITE!”

    Derrière elle les créatures les tracent de près, gagnant peu à peu du terrain sur le groupe de voyageurs, une étendue rocheuse de quelques dizaine de mètres figure non loin, s’ils peuvent l’atteindre alors ils pourront au moins forcer ces monstres à se montrer en sortant de terre et ils pourront les repousser d’égal à égal, mais là ils sont complètement en désavantage. Merde, merde merde! Les chevaux se mettent à hénir de panique, s'ils ruent ou se cabrent s'en est finit d'eux. Arkady ferme la marche du groupe, elle commence à sentir la peur la saisir au ventre aussi, elle s'est entraînée dur pour savoir se battre quand elle voulait intégrer une position au sein de l'armée, mais ça là, elle n'avait jamais été prête pour ça!

    Plus que quelques dizaines de mètres. Aller. Aller aller ALLER BON SANG! Hegrar et Stefan sont déjà sur les roches, le cheval de Zaïn arrive bientôt dessus également, Arkady se risque à lancer un regard en arrière, mais au moment de tourner la tête, elle voit un des bras qui suit tout juste sa monture, d'un seul coup, des tréfonds du sol émerge des membres préhensiles qui attrappent la patte arrière de son canasson en le faisant chuter au sol, envoyant l’hybride elle même rouler violemment contre le sol à quelques mètres seulement des rocheuses. Un corps informe sort de la terre à l’endroit ou était le bras humain et une horreur sans nom fait son apparition, résultat de la corruption entre les forces obscures des titans et la nature maléfique des lieux. Arkady est tétanisée, elle sent derrière elle une force surhumaine la tirer par le col de fourrure de sa veste et elle décolle immédiatement pour faire un vol plané dans les bras de son frère. En face d’eux, les monstres chimériques sortent de terre, visiblement réticents à l’idée de venir les chercher sur la roche ils se contentent juste de les encercler en tournant autour du dépôt de pierre comme des requins affamés en poussant des cris stridents.

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  • Sam 6 Mai - 15:49




    - Estuaire au sud de Mael -

    Quelle idée d'être venu sur ces terres damnées ?! Myriem de Boktor pouvait bien se les garder ses lopins de terres ! Il ne faisait pas beau, la terre était plate, peu boisée, l'eau n'y coulait plus, il faisait froid, cette "baronnie" était remplie de démons et voilà que des créatures innommables, cadavériques, s'en prenaient à eux. Si Myriem de Boktor voulait réinvestir le Shoumei, que grand bien lui fasse ! Zaïn venait en ces lieux en espérant pouvoir en tirer quelque profit, apparemment il allait tout perdre dans ce simple voyage. Sa sœur était obnubilée par une démon et voilà, comme si ce n'était pas suffisant, que des monstres les prenaient en chasse.

    Zaïn avait connu bien des galères durant sa courte existence, il avait passé des journées, trempé jusqu'aux os, à chasser les rats du port pour espérer tirer une misérable piécette auprès d'un poissonnier, pour finalement se prendre un coup de pied au cul par ce dernier pour finalement s'en prendre un second en rentrant le soir à la maison les mains vides, se retrouvant à dormir à même les pavés gelés, le nez rouge et un mal de dos de tous les diables. Et pourtant, une telle journée était bien tranquille à côté de celle qu'il était en train de traverser. Bien qu'il ne craignait plus le froid, travaillant comme il l'entendait, et étant celui dispensait les coups de pieds au cul à présent, il ne pouvait être plus tourmenté que par les péripéties qu'il était en train de surmonter - si seulement il y parvenait.

    Mais il ne se laissait en aucun cas prendre au désespoir, cela était impossible pour quelqu'un comme lui. Même s'il en avait plus qu'assez du Shoumei - à peine quelques heures après y avoir accosté, c'était dire - il comptait bien ne pas se laisser faire et ne pas laisser tomber les trois autres personnes qui l'accompagnait. Heureusement qu'il avait réagit à temps et avait extirpé sa sœur d'une mort certaine en l'aillant agrippé alors qu'elle était tombée de sa monture. tant qu'au cheval, il ne s'attarda pas à observer ce qu'il advint de lui, tout ce qui comptait c'était qu'ils se mettent en sécurité.

    - Oh putain c'était moins une ! Souffla Stefan.

    - Mais qu'est-ce donc que ces abominations ?! S'emporta Hegrar, lui qui était si terre à terre.

    - Et encore ta pas vu celle de tout à l'heure. Ces terres sont maudites.

    - Tu as eu raison 'Kady. Ils ne peuvent passer sous la roche. C'est comme des élémentaires de terre... Constata-t-il.

    Des élémentaires de terre, mais avec un aspect et des desseins démoniaques. Cependant, Zaïn esquissa un sourire malgré la tourmente. Si n'importe qui serait en train de se pisser dessus, pas lui. Il était même rassuré. Lorsque les bras avaient commencés à les prendre en chasse, il avait été surpris et n'avait pu que fuir avec ses amis et sa sœur. Mais maintenant que les créatures se dévoilaient, il était rassuré : Elles avaient un corps physique. Et tout ce qui a un corps physique peut-être vaincu aisément par l'hybride, tout comme le démon de tout à l'heure. Les fantômes ou autres apparitions immatérielles étaient plus difficiles à éliminer pour lui. Mais ces grands dadais, il n'allait en faire qu'une bouchée. Il profita alors de la brève accalmie pour répondre aux cris hostiles de leurs assaillants.

    Il s'empara alors d'un rocher faisant la taille de son torse et le souleva comme s'il eu s'agit d'un oreiller de plûmes, il le plaça sur son épaule.

    - Observez un peu. Les républicains appellent ce sport le lancer de poids.

    Sur ces mots, il commença à tournoyer sur lui même, exerçant un grand bond en avant tout en relâchant la grosse pierre en étendant violemment son bras en avant. Le rocher fusa dans les airs en ligne droite pour aller s'écraser si violemment contre l'une des créature qu'elle fut transpercée, pulvérisée même, par l'impact, le rocher allant s'abattre sur une seconde bestiole derrière, lui arrachant la partie inférieure du corps. Le reste de la meute hurla de concert.

    - Oh ! Ce qu'il a pris dans les dents lui ! Lança Zaïn, serrant le poings.

    Sauf que si les bêtes hésitaient à se lancer à l'assaut, craignant les roches surélevées, l'élimination de deux d'entre elles les décidèrent. La première d'entre elles sauta, avec une dextérité étonnante, en direction de Zaïn qui envoya son poings dans sa direction. Le déplacement de l'air que cela entraina repoussa la créature en arrière qui alla s'écraser au sol plusieurs mètres derrière. Une seconde se jetait sur lui, mais il esquiva son impressionnante mâchoire d'un bond, Il joignit les mains au dessus de sa tête pour les abattre sur le dos de son assaillant qui s'éclata au sol dans un craquement macabre, projetant du sang blanc sur la roche.

    Il pivota alors pour voir Stefan lancer un couteau qui alla se planter dans ce qui devait être la tête d'une des créatures, cette dernière chuta au sol, son corps fut piétinée par une seconde, Stefan envoyant un couteau dans une des jambes de celle-ci, la forçant à s'écraser au sol à son tour. Sauf qu'il fut saisi à la jambe par un monstre qui s'était glissé dans son dos. Il fut soulevé de terre, la tête en bas. Mais lorsque la créature le ramena devant sa gueule, ayant la ferme intention de lui boulotter la tête, Stefan lui planta un surin dans la mâchoire. Il fut alors relâché, retombant au sol dans une roulade, évitant de peu de s'écraser la tête contre la roche.

    Hegrar, quand à lui, s'était caché derrière Zaïn, serrant les poings d'une manière qui prouvait qu'il n'avait pas l'habitude de se battre. Mais c'était un solide gaillard large d'épaule, ayant de gros muscles provenant de son métier d'ouvrier, il pourrait surement s'en sortir s'il venait à être attrapé, mais par sureté, il s'était rapproché de l'hybride.

    Zaïn sauta alors contre une créature qui se lançait à leur assaut, assénant un violent coup de coude dans la partie la plus fine de leur anatomie, sectionnant net le corps de la bête. Un cri strident retentit alors que Zaïn attrapait la patte arrière d'une seconde, l'envoyant valser contre deux autres de ses congénères. Une autre l'attrapa par le bras, tentant vainement de le soulever, mais l'hybride cracha au sol en lui attrapant l'avant-bras, serrant de sa puissante poigne pour broyer les os de la créature qui lâcha bien vite, reculant comme elle put. Il vit alors qu'Hegrar était devenu la cible d'une autre, immédiatement Zaïn asséna un puissant coup de poing dans la gueule de la bête qui n'eu même pas le temps de réaliser qu'elle devait crier.

    Si elles pensaient être les prédatrices ici, elles s'étaient diablement plantées. Elles étaient passées de prédateurs à victimes.






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  • Lun 8 Mai - 13:27


    Roulant en boule sur le sol pierreux, Arkady relève tout juste la tête pour voir horrifiée sa monture se faire déchirer de toute part, en proie aux longues tentacules préhensiles des monstres qui les pourchassaient. Le pauvre animal hénit et n’en peut plus, avant de finalement succomber lorsque deux tonsils abominables et translucides lui ressortent par les naseaux.

    Qu’est-ce que c’est que ces trucs?

    Elle n’a pas le temps de formuler sa pensée à haute voix puisque visiblement Hegrar le fait pour elle pendant que son frère dévisagea leurs chasseurs avec une résignation obstinée au visage qu’elle lui connaît bien. Elle le connait suffisamment pour savoir à sa tête qu’il est hors de question d’attendre que ces saloperies se lassent et s’en aille, ils vont se battre, et ce n’est pas vraiment pour déplaire à la jeune hybride. La seule femme du groupe se relève et regarde son frère à l’oeuvre: il récupère une roche massive et en la faisant tournoyer pour gagner en inertie, il frappe littéralement d’une pierre deux coups les entités qui se désagrègent ensuite comme neige au soleil. C’était parfait, si ce qui était arrivé au cheval démontrait tout de même la dangerosité de ces bestioles la preuve en était qu’en gardant leurs distances ils seraient capables de les éliminer avec un peu de temps et de prudence, et pour ce qui était de garder une certaine portée…

    Arkady porte sa main à la lance dans son dos, bien décidée à ne pas rester en arrière comme Hegrar alors qu’elle vaut bien plus que son poids en combat. Elle sort l’arme et immédiatement la morcèle en quatre. C’est tellement pratique, léger à manipuler donc peu coûteux en mana, la sensation est incroyable. Elle s’élance vers le bord des rocheuses tout droit vers un groupe de trois monstres, ceux ci profitent de leurs longs corps et de leurs membres à rallonge pour essayer d’atteindre Arkady avant même qu’elle ne soit à portée de frappe mais pas de chance pour eux, la furieuse renarde est non seulement plus rapide, mais aussi plus agile. Elle danse entre les bras avides et esquive les attrape, avant de faire un mouvement de la main et d’envoyer trois des piques en lévitation dans les corps des abominations, plus ou moins à hauteur de nuque. Un autre geste en abaissant deux doigts vers le sol fait chuter les poinçons et cloue les créatures au sol. Via le quatrième pieux, elle en éprouve l’effilage de la pointe en le projetant à toute vitesse à travers la tête peu mobile de la première entité, qui la traverse quasiment sans ralentir avant d’achever le deuxième, puis le troisième. Se félicitant de sa réussite, Arkady rappelle la lance et la reconstitue dans sa main avant de se retourner pour voir la progression de ses camarades, ils ont l’air de s’en tirer. Reportant donc son attention sur ceux qui grouillent encore près d’eux, l’hybride svelte se meut jusqu’à ses prochaines victimes, appréciant le fait que le rapport de force soit maintenant inversé entre son groupe et leurs poursuivants. Alors qu’une des créatures balaie le sol pour tenter de la faucher sur ses appuis, Arkady plante le plat du manche dans la roche, prends fermement le manche et bondit vers l’avant, utilisant le bras de levier métallique contre le sol pour augmenter sa hauteur de saut. Une fois en l’air, elle n’essaie pas de pivoter pour donner un coup de lance à son adversaire, elle se concentre à la place entièrement sur sa réception à terre tandis que d’un lancé du bras elle projète son arme tout droit dans l’abdomen de sa cible, la laissant se tordre dans des cris infâmes de souffrance pendant que la femme retombe légèrement sur ses pattes de velours, tendant les bras pour stabiliser son atterrissage. Elle rappelle une fois de plus sa lance dans sa main mais avant de la saisir, une douleur lancinante la surprend à la jambe droite et elle vacille de stupeur en sentant son poids se dérober. Elle baisse les yeux et voit tout juste la tentacule maligne d’une des créature se rétracter après lui avoir salement entaillé le mollet.

    ”AH! Merde gnn!”

    De fureur elle se laisse tomber un genou à terre tandis qu’elle décris de grands gestes sauvages en la direction de l’entité, l’empalant avec une véhémence colérique avec ses pieux les uns après les autres.

    ”Prends. Ça. Sale. BÊTE!”


    Pour tout les autres c’est un silence cette fois relaxant qui s’installe sur la plaine désolée, pour Arkady c’est le bruit assourdissant des battements de son coeur dans ses oreilles et de sa propre respiration alors qu’elle est essoufflée, elle aime se battre ainsi, ça lui rappelle qu’elle est capable, ça lui rappelle que si elle n’a pas intégré l’armée ce n’est pas parce qu’elle n’est bonne à rien mais parce que le monde est simplement injuste. Le problème c’est son endurance, et avec le coup de l’adrénaline qui retombe elle sent sa tête devenir légère et le sol semble trembler, se penchant inlassablement sur le côté avant de se redresser brutalement et de recommencer en boucle comme si le monde était sur un bateau qui tangue. Elle sent son sang se retirer de la surface de sa peau qui prends une teinte plus hâlée qu’à l’accoutumée, elle lute contre l’évanouissement de toute ses forces, à quatre pattes au sol pour conserver son équilibre en respirant laborieusement, les dents serrées alors que la salive inonde sa bouche. Zaïn inquiet accourt vers elle, forcément, entre sa posture après la bataille et sa blessure apparente au mollet il est facile de penser que son état est plus grave que la simple réalité de la fatigue chronique. Elle le repousse du dos de la main alors qu’il tente de l’aider, elle tient à se relever toute seule, elle en a marre. Marre d’être faible. Marre d’être à la mercie des sautes d’humeur de Sekaï. Marre de toujours devoir manger les miettes des autres à cause de ce qu’elle est. Marre de toujours se reposer sur son frère pour les protéger, pour prendre soin de Mère, pour mettre l’argent sur la table, pour monter les entreprises ambitieuses, pour tout faire à sa place. Au moins, les chuchotements ne sont plus là, sinon elle aurait juste explosé là tout de suite. Elle finit par se reprendre alors que son teint lui revient et que la faiblesse passe par chance, elle se relève péniblement et dévisage son frère.

    ”Ça va bien. C’était rien.”

    Les traits sur son visage sont très légèrement crispés pour cacher la douleur de sa jambe lancinante. Elle tire exactement la même tête que lorsqu’ils étaient petits et qu’en jouant dans la forêt en courant elle avait trébuché, s’égratignant le genou avant de se relever et de regarder son frère en lui disant les mêmes mots, avec la même tête. À l’époque elle voulait juste faire la fier qui n’avait même pas mal, maintenant elle ne veut juste pas qu’il s’inquiète pour elle. Les choses ont changé, aujourd’hui elle est capable d’agir par elle-même, y comprit d’assurer sa propre sécurité. Bientôt, avec du sommeil et l’aide de cette arme, elle sera celle sur laquelle il peut compter, et ensemble, ils changeront ce monde pourri.

    Ils réalisent qu’avec tout ça il est temps de rentrer vers Mael, et c’est avec un cheval de moins qu’Arkady monte derrière Zaïn sur la même monture, s’attachant à lui en déposant sa tête contre la fourrure de son veston et se laissant porter par la berceuse des sabots. En comparaison de la journée tumultueuse, le retour est d’un calme mortifère et il est difficile pour l’hybride de rester éveillée. Elle se mord régulièrement l’intérieur de la joue et mange quelques feuilles de coca qu’elle garde dans une poche pour regagner un petit coup de fouet -sa botte secrète en cas de coup de barre vraiment intenable. Ce qui l’aide à rester éveillée, c’est aussi paradoxalement les rêves, ses espoirs qu’avec les capacités que lui offriront le Démon, ainsi qu’avec l’argent et la reconnaissance que la construction du canal leur rapportera ils pourront atteindre leur but. Ils pourront forger un monde dans lequel les hybrides n’auront non seulement plus à se cacher, mais où ils seront acceptés par les humains. Non, pas juste les humains, c’est toutes les autres races qui seront forcées de les accepter comme des membres à part entière de la société. Une fois de retour en ville, il fait déjà noir quand il repassent les fortifications qui bordent Mael et


    Alors qu’ils approchent de … ils voient immédiatement les uniformes de la milice maelienne éclairés par des lanternes à huile et postés devant l’entrée. Quelque chose ne va pas, ils mettent pieds à terre. En les voyant arriver, un des hommes, un officier, vient à leur rencontre le ton blasé qu’il possède en leur adressant la parole et son regard complètement inintéressé envers les voyageurs irrite un peu Arkady, mais celle ci se retient d’être aigrie envers le représentant de l’ordre, la journée a eu assez d’emmerde comme cela.

    ”C’est vous le propriétaire du rafiot? Quelqu’un s’est introduit à l’intérieur, effraction, cambriolage, vandalisme. Les membres de votre équipage sont descendus pour aller boire en début de soirée, d’après ce qu’on a interrogé ils étaient pas partis longtemps mais c’est arrivé à ce moment là. Ceux qu’on fait ça ont dû guetter pendant un p’io bout de temps…”

    Arkady n’écoute plus, elle bouscule l’autre milicien posté devant la passerelle pour aller tout droit vers sa chambre, ses pas sont lourds sur les planches mais pas autant que son coeur qui coule dans sa poitrine quand elle voit la porte défoncée, le bois de la serrure arraché brutalement, en éclat au sol. Les étagères ont été arrachées des murs, ses livres gisent en vrac par terre, souillés et mouillés, ils sont foutus, elle pourra les racheter. Ses effets personnels sont déchirés, le plaide que Mère lui avait cousu est éventré mais rien qui ne puisse se recoudre. Son lit de cabine est fracassé et dans le même état que la porte, le matelas égorgé régurgite ses plumes blanches un peu partout, tout ça ça se répare. Ce qui fait le plus mal à Arkady, ce ne sont pas les dégâts matériels. Ce qui lui plante un couteau dans le sein, c’est le reste. Le sang est partout. Sur ses robes. Sur son matelas. Sur les murs. La porte. Le sol. Les livres. Le bureau. Au milieu de la pièce, le renard mort semble regarder dans sa direction avec un air innocent, le liseré carmin lui dessine un deuxième sourire triste au niveau de la gorge, ne semblant pas comprendre pourquoi son sang macule toute les cloisons et chaque objet de la chambre. Des mots écrits sur les cloisons en lettres rouges avec l'humeur de l'animal sont faiblement distincts dans la pénombre ondulante des bougies.

    SALOPE

    Bande de connards, bande de sombres merdes. Elle n’a rien à voir avec tout ça. Elle n’a jamais demandé à venir au monde différente des autres, elle les déteste. Elle les déteste tous ces gens pleins de haine qui l’ont poussé toute sa vie à être honteuse de son corps, de son existence, de sa mère.

    MONSTRE

    C’EST VOUS LES VRAIS MONSTRES!! VOUS ÊTES PIRES QUE LES TITANS VOUS N’AVEZ AUCUNE LIMITE!

    PARTEZ

    Elle entends les pas de Zaïn derrière elle. C’est trop. C’est beaucoup trop. Elle se retourne en hurlant, c’est un cri sincère entremêlé de colère et de désarroi, un cri d’une âme en peine, poussée à bout, un cri de quelqu’un qui n’en peut plus de vivre parce que c’est douloureux de continuer à avancer, à se bercer dans l’illusion vaine que ça s’améliorera et en appelant ça de l’espoir. Son bras droit pars en arrière tandis qu’elle se retourne vers le corps imposant de son frère et elle décoche un poing exutoire, mais le temps que celui ci arrive sur le torse du seul à bord qui partage sa peine, toute la force l’a quitté, elle finit juste par abattre mollement une main à peine fermée sur la poitrine de Zaïn, enfouissant son visage dans son corps et éclatant en sanglots.

    La fatigue.
    La dispute avec son frère tantôt.
    Les monstres.
    Ça.

    Ils s’asseoient.
    Elle s’endort.
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  • Mar 9 Mai - 10:45





    « L’intolérance et la superstition ont toujours été le fait des idiots parmi la populace, et, selon mon sentiment, jamais elles ne seront extirpées car elles sont aussi universelles que la bêtise même. Là où culminent aujourd’hui des montagnes, il y aura un jour des mers. Là où moutonnent aujourd’hui des mers, il y aura un jour des déserts. Mais la bêtise restera la bêtise. »

    - Geralt de Riv.
    - Mael -


    A part Zaïn qui avait connu des journées exténuantes une bonne partie de sa vie et y étant de fait habitué, ils étaient tous fatigués, le moral dans les rotules. Hegrar avait la mine sombre, fixant le sol défilant devant son cheval, tandis que Stefan n'avait pipé mot de puis l'affrontement, nettoyant silencieusement ses dagues d'un chiffon souillé. Mais tous n'avaient qu'une envie : rentrer et se reposer. S'ils avaient passés l'une des pires journées de leur vie, c'était sans compter qu'ils allaient passer la pire nuit de toute leur existence. Tous leurs espoirs de repos furent balayés par l'annonce du vandalisme ayant frappé le Vanguard. Immédiatement Zaïn descendit de cheval.

    - C'est bon vous pouvez partir. Fit-il, tranchant, au milicien.

    Alors que sa sœur se faufilait à bord, son frère pivota vers Stefan, les traits du visage déformés par une colère qui ne lui ressemblait guère.

    - Stefan, envoie tout de suite une lettre à Banhort. Dis lui bien de retrouver les fumiers qui ont fait ça, dis-lui qu'il se montre impitoyable, dis-lui bien qu'il les exécute dès les premiers aveux. Son prix sera le miens, tant qu'il se montre expéditif.

    Stefan acquiesça d'un signe de tête. Banhort était un détective et assassin, juge et bourreau, loupe et poignard, il était redoutablement efficace. Zaïn avait déjà fait appel à ses services par le passé et savait comme il pouvait se montrer sanglant s'il était bien rémunéré. Zaïn voulait qu'il se rende à Mael et commence à enquêter sur tout ceux qui puisse montrer la moindre aversion envers les hybrides, qu'il les interroge d'une manière bien particulière et qu'il obtienne des aveux. Zaïn était prêt à débourser un peu plus pour que l'assassin se charge de nettoyer cette racaille.

    Il aurait très bien pu faire appel à la garde de Mael pour qu'ils enquêtent eux-mêmes, mais il ne voulait pas attendre, il savait aussi qu'il n'était point noble et que les autorités ne feraient que le minimum syndical, soit rien du tout. Jusqu'à présent Zaïn ne moquait de ce que pensaient les autres, il se fichait bien que d'autres n'apprécient guère sa présence, mais dès l'instant où il vit ce qui avait été fait à leurs cabines, au moment où il lu les messages de haines peints au sang de renard, son propre sang ne fit qu'un tour. Dès cet instant, les convictions spécistes de sa sœur, la haine qu'elle ressentait envers tout ceux qui les voyaient comme différents, l'imprégnèrent et se les appropria à son tour.

    Peu importe ce qu'il ferait par la suite, son destin se fit tout simple : éradiquer de la surface du Sekaï tout ceux qui n'acceptaient pas son existence. A la seconde où il entendrai parler de torts envers les hybrides, il déchainerait toute sa colère enfouie depuis des années sur les auteurs de ces haines raciales. S'ils voulaient la guerre, ils l'auraient. Et ils allaient la perdre.

    Il prit alors Arkady dans ses bras alors qu'elle tombait de fatigue et l'amena dans le salon qui avait été un peu plus épargné. Il la déposa sur le canapé et disposa sur ses épaules un plaid. Qu'elle se repose, lui avait beaucoup à faire, quitte à ne pas dormir. Il rappela alors ses matelots mais n'eut même pas le coeur à les limoger, leur culpabilité finira par leur apprendre à ne pas reproduire une telle erreur. Il passa la totalité de la nuit à déverser sur les quais les meubles et objets brisés et abîmés avant d'allumer un grand feu, juste pour rappeler au maeliens ce qu'il s'était passé cette nuit là.

    Aux aurores, alors que les flammes du buché s'élevaient encore très haut sur le port, ils mirent les voiles vers Ikusa. Quelques jours plus tard, un autre navire, aux voiles de jais, accosterait à Mael. Un homme grisonnant mais aux yeux sombres tels le néant en débarquerait, une rapière à la ceinture et une dague dans la botte. Un chasseur de prime pour épurer Mael des antisémites s'y cachant.

    Banhort :





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