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    Isolde Malkyn
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  • Dim 26 Nov - 19:06
    [PA] - Les larmes étoilées
    Feat Deydreus

    Avec les difficultés engendrées par la traversée du désert du Reike, pour les personnes les plus âgées ainsi que les enfants en bas âge, une cérémonie devait avoir lieu dans une petite bourgade reikoise. Du fait de l’éloignement du Temple du soleil et de la lune, de la marche fatigante et des soucis logistiques, des centaines de fidèles du Shierak allaient se rassembler près d’Ikusa.
    Isolde ne s’était pas rendue au temple depuis l’équinoxe de Septembre, elle profitait alors de l’occasion, afin de se rapprocher de sa religion et de participer à cette célébration de plein air.
    Pour cela, elle s’était revêtue d’une robe somptueuse de cérémonie, dans des tissus nobles. La robe restait sombre, mais rehaussée de motifs dorés sur le décolleté et les épaules. Elle avait discipliné sa longue chevelure de jais, en une épaisse tresse bien formée. L’étudiante se para de si plus beaux bijoux et émeraudes, s’accordant avec son regard intense. Un joyau dans cette petite bourgade.

    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] 0gqb

    Pour l’occasion, le village s’était paré de rubans, de décorations, afin de célébrer joyeusement le soleil et la lune, de mettre en lumière les étoiles. Beaucoup de fidèles avaient, pour l’évènement, revêtu des tenues aux couleurs chatoyantes et lumineuses. Novembre n’était pas le mois de l’année le plus agréable, cela permettait de mettre un peu de baume au cœur et de renforcer l’esprit du Shierak. Une belle initiative, saluée par la foule grandissante.

    Le soleil déclinait péniblement dans ce ciel presque hivernal, l’après-midi laissait place au crépuscule. Cela n’empêchait évidemment pas les fidèles de louer l’astre de jour, certains se rassemblaient pour prier en son nom. D’autres dansaient sur l’envoûtante mélodie jouée par les bardes, venus spécialement pour animer l’évènement. Et d’autres encore, moins pieux, s’enivraient déjà du vin provenant des coteaux de la région.  

    Puis, la nuit enveloppa le village, des milliers d’étoiles vinrent illuminer les yeux de tous les fidèles rassemblés, le feu de joie en place centrale fut ravivé. Une scène divine, réjouissant les petits comme les grands.

    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] Xzso

    ***

    Alors que la fête battait son plein, les festivités furent interrompues soudainement. La joie fut remplacée d’abord par l’incompréhension. Puis, la panique. Et enfin, la douleur.
    Le feu. Le feu s’infiltrait de toute part, le buffet était alors en flammes, si bien que les bardes couraient, abandonnant leurs instruments enflammés. Puis les fidèles, terrifiés, poursuivis par des formes gigantesques faites de feu, explosant à leur encontre, se débattaient en hurlant et courant dans tous les sens. Des cris de terreur et de douleur mélangés aux courses effrénées des pauvres corps en train de brûler… Les visages, déformés, fondaient. L’odeur de brûlé empestait à présent le village en proie aux flammes, à la panique et au chaos. Les victimes se tordaient au sol, leur pauvre corps qui se calcinaient à une vitesse incroyable. Certaines maisons furent également touchés par ces actes sinistres et malveillants. Et des cendres, voilà tout ce qui restait des rubans cérémonieux et autres décorations.

    Isolde fut bousculée, mise à mal par la foule qui cherchait à fuir, les individus, soumis à la panique se poussaient, se marchaient dessus. Une scène absolument chaotique, dont il fallait s’échapper. Pourtant, bien vite, des secours apparurent. Même si, cela semblait avoir duré une éternité, pour les malheureuses victimes de cet acharnement enflammé. Des mages élémentaires lançant des sorts d’eau puissants, afin de venir à bout des flammes. Un désordre qui serait, après une lutte terrible, endormi.
    Le silence se fit alors, pesant.

    La brune tenta d’apporter son aide, reprenant ses esprits péniblement. Elle était écorchée aux bras, mais rien de terrible, rien d’alarmant, comparé à certains qui avaient perdu la vie. Ou aux familles qui pleuraient déjà leurs proches. Ou encore, les grand brûlés, dans un état difficilement soignable. Que s’était-il passé, il ne s’agissait évidemment pas d’un accident. Les formes des flammes paraissaient structurées, Isolde les avaient aperçues, avant d’être emportée par la horde d’individus apeurés, fuyant pour leur survie.

    Des forces spéciales arrivèrent, la mage tenait dans les bras un enfant, effroyablement touché par une explosion, le bras arraché et des marques de brûlures extrêmes sur le visage. Elle l’apporta à l’un des soigneurs sur place, déjà très occupé. Les blessés semblaient partout. Parmi les pleurs et les cris, l’étudiante entendit des militaires sur place, des enquêteurs. Beaucoup de monde arrivait, elle restait décontenancée, tentant de rechercher les potentielles victimes, de rassurer ceux qui en avaient besoin, d’aider comme elle le pouvait. L’attentat avait touché directement les fidèles du Shierak, pour quelle raison ? Pourquoi agir dans cette bourgade isolée ? Les responsables avaient-ils déjà quitté les lieux ?
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  • Lun 27 Nov - 8:01


    Apresol était un petit bourg de la périphérie d'Ikusa. Habituellement, cette petite ville permettait l'échange de marchandises diverses et profitait d'un bel essor économique et touristique en raison de sa proximité avec la capitale. On y retrouvait, souvent, de nombreuses caravanes ainsi que divers aventuriers venant se renseigner sur la région et les menaces éventuelles. De temps en temps, la ville se prêtait également à quelques cérémonies religieuses afin de permettre aux voyageurs de prier les Astres avant de s'élancer dans le terrible désert reikois. C'était le cas, en cette douce soirée. Un grand feu, situé au milieu de l'avenue principale et autour duquel de nombreux pèlerins s'étaient rassemblés. Comme Isaac. Fier vendeurs d'Aazho, ce jeune vénérateur du Shierak s'était empressé de participer à la cérémonie religieuse afin de rendre hommage au Soleil et à la Lune. Sur sa peau mate, de nombreux motifs religieux avaient été dessinés et il participait activement aux chants, accompagné de sa jeune sœur Finarla, elle aussi venue pour fêter avec lui le rite du soir. Tout était si beau. Si poétique. Un peuple uni dans la joie et adepte d'un culte aussi profond que libre. Isaac était fier d'être reikois. Fier d'être croyant et fier de sa nation. Rien ne pouvait lui enlever l'idée, qu'ici, ils étaient tous en sécurité. Rien mis à part les terribles déflagrations qui se déclenchèrent.

    Dans un torrent de feu, de sang et de cris, une série d'attaques s'abattit sur Apresol. Dans le chaos général, les civils se virent toucher les uns après les autres par des flammes dansantes et diverses explosions caractérisées. Dans le chaos, Isaac courait. Son cerveau ne parvenait pas à identifier exactement ce qu'il se passait, tant l'horreur se dessinait devant lui. Sa sœur, tout d'abord, avait été engloutie dans une nuée de flammes et n'avait eu le temps que de lâcher un cri rapidement étouffé par le crépitement de ses propres restes calcinés. Lui, en était ressorti de peu, le corps partiellement brûlé. Sa gorge lui faisait atrocement mal, tout comme tout son dos et son flanc gauche. Sa vision était trouble. Ses oreilles bourdonnantes. Un gout ferreux stagnait contre sa langue et le jeune homme ne savait plus trop où aller ni comment réagir. Les visages terrifiés autour de lui s'agitaient telles des créatures fantomatiques tandis que de nouvelles flammes venaient s'abattre un peu partout. Finalement, c'est en trébuchant sur un énième cadavre que le jeune marchand crut sa fin arrivée. Sanglotant et toussotant son propre sang, Isaac rampa maladroitement sur le sable tacheté. Comme si s'éloigner le sauverait. Comme si la salut se trouvait au bout de cette ruelle. Pourtant, il le savait au fond de lui. La fin arrivait. Les Astres l'appelaient. Un léger sourire, douloureux, se dessina finalement sur les lèvres écorchés du jeune homme quand il releva la tête et aperçu les bannières noires et rouges qui claquaient au vent nocturne, bercées de braises virevoltant parmi les volutes de fumées. La Griffe. La Griffe était là. Et puis, les yeux du jeune homme se fermèrent.

    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] Bcfk04f


    Observant le corps brûlé à ses pieds, Deydreus soupira doucement. Autour de lui, les Serres commençaient déjà à se déployer, accompagnées par la garde de la ville et plusieurs mages de soutien. L'alerte avait été donné, télépathiquement, aux premières détonations. Malheureusement, il avait fallu un peu de temps pour se déplacer et c'était dans un chaos sans nom que les soldats d'élite de l'armée reikoise se déplaçaient.

    - Léonard, tu te charges d'évacuer les blessées au point de rassemblement prévu. Esyleij, tu te charges de traquer et tuer tout ce qui semble hostile. Le reste, vous venez avec moi.

    Dans un acquiescement silencieux, le bataillon se scinda naturellement. Dans toute cette horreur, le vampire ne cherchait pas spécifiquement à sauver ses concitoyens. Focalisé entièrement sur le déroulé des opérations et sur la potentielle présence des assaillants dans la foule, le chef des armées ordonna à son propre "groupe" de sonder chaque recoin, chaque suspect potentiel ou maison épargnée. Un état d'urgence venait de se décréter et, dans cet état de fait, il fallait agir aussi vite que brutalement. Avançant donc en multiples colonnes, les fantassins voyaient leur tête de groupe marcher d'un pas rapide le pavois levé tandis que le reste suivait l'arme au clair. Enfin, vers la queue de colonne, les arbalétriers guettaient les toits et les moindres mouvements éventuels. Deydreus, lui, usait de sa nyctalopie et de sa vue améliorée pour tenter de repérer quoique ce soit de révélateur. Mais, comme il s'en doutait, le chaos rendait l'opération bien difficile.

    Contournant une énième ruelle, le chevalier sombre tomba sur un groupe de villageois qui tentaient de sauver l'un de leurs camarades, se mettant eux même en danger. Approchant, le bretteur aux lames jumelles analysa l'état global du presque mort puis, après avoir signifié aux villageois qu'ils devaient fuir, enfonça Silence dans le cœur du pauvre malheureux. Pour beaucoup, cette procédure - que les Serres appliquaient dans leur progression - pouvait paraître abjecte. Mais en réalité, il s'agissait d'une logique aussi pragmatique que cruelle. A vouloir soigner les blessés les plus marqués, les survivants s'exposaient non seulement à un risque de surattentat mais en prime à épuiser des ressources qui pourraient servir éventuellement à d'autres rescapés. Ainsi, le rapatriement pouvait se faire plus rapidement. Et, pour la suite, offrirait aux forces armées une meilleure avancée dans la ville pour repérer d'éventuels malfrats.

    Bientôt, le chaos se stabilisa. Les rues, à présent sécurisées, se retrouvaient découpées par différents groupes d'armes qui continuaient de patrouiller et assurer la sécurité des différents soigneurs et chirurgiens qui se chargeaient quant à eux de récupérer et éloigner les blessés des zones d'exclusions dressées par Deydreus. Ce dernier, situé au niveau d'une tente militaire dressée à la va-vite, lisait différents rapports et analysait autant que possible les estimations de victimes. Dans l'air, l'odeur des corps calcinés et des cendres emplissait aisément les poumons de toutes les personnes présentes. Un peu plus loin, les survivants avaient été rassemblés pour permettre des soins légers et surtout le recueillement de premiers témoignages. Autour des restes encore chauds du brasier central, il ne restait plus que des maisons calcinés et des tas de corps meurtris par les flammes. Un carnage, aussi abject que monstrueux, qui tétanisait encore de nombreuses victimes.

    Soupirant longuement, le chef des armées ordonna la venue de certains témoins, plus "aptes" que d'autres. C'est donc ainsi que commença une longue série d'écoute, partagée par différents lieutenants des Serres Pourpres. Se grattant la barbe, c'est dans un soupir à peine dissimulé que le vampire demanda à la prochaine personne d'entrer. C'est là qu'il la vit. La même jeune femme qu'il avait escorté avec ses hommes jusqu'au point de repli un peu plus tôt. Il avait vu Akemi récupérer l'enfant qu'elle avait tenu dans ses bras, tout comme il avait vu cette expression sur son visage, et les écorchures sur ses bras. A présent, des soins élémentaires semblaient lui avoir été dispensés, et malgré le choc de la situation, sa coiffure semblait encore un peu intacte. Pourtant, les traces caractéristiques de centres étaient venues se déposer sur ses joues, et le chef des armées devinait dans son regard une inquiétude aussi mêlée à la colère qu'à l'incompréhension. Invitant cette dernière à s'avancer pour s'asseoir, le bretteur plongea ses deux yeux vairons dans l'émeraude de ceux de la brune face à lui. Les gens n'étaient pas souvent habitués à discuter directement avec la Griffe. Mais, dans ces conditions, cela importait peu. Les responsables courraient toujours.

    - Tout d'abord, j'espère que vous allez au mieux compte tenu de la situation. Mes hommes font le nécessaire pour tenter de rétablir l'ordre et prêter assistance aux rescapés. Il nous faut cependant, vous le comprendrez, le maximum d'informations concernant l'attentat qui vient de se produire. Nous n'avons vu que des flammes à notre arrivée, mais rien d'autres et la garde semble aussi dépassée que surmenée par la gestion des blessées. Alors. Je vais simplement vous demander un effort ultime. Souvenez-vous, du moment de l'attaque. Avez-vous quelque chose, quoique ce soit, qui pourrait nous mener sur une piste? Même la sensation d'un changement dans l'air peut nous être utile.

    Il croisa ensuite ses bras, gardant sa posture malgré sa demande. Réalisant au passage que son heaume était toujours sur lui.  

    Utilisations pouvoirs:


    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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    Isolde Malkyn
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  • Lun 27 Nov - 10:32
    [PA] - Les larmes étoilées
    Feat Deydreus

    Isolde s’approchait d’une femme, qu’elle distingua grâce à l’utilisation de sa vision nocturne, terriblement touchée par les explosions et les flammes. Sa peau, calcinée à plusieurs endroits et son souffle court, ne présageaient rien de bon quant à sa survie. La victime bougea faiblement les doigts, faisant signe à la brune d’approcher près de sa bouche, afin d’entendre ce qu’elle avait à lui dire.

    « Un… homme… Sous...chemise… soleil… éclatant... » prononça la dame, très péniblement.

    Les mots arrivaient hachurés à l’oreille de la mage, elle ne comprenait pas le sens de ses propos décousus.

    - « Comment cela un soleil éclatant, de quoi parlez-vous ? » questionna Isolde.

    « Soleil… médaille... » ajouta la femme, dans un dernier souffle.

    Isolde tenait toujours la main de la femme dans ses mains, impossible de dire l’âge qu’elle pouvait avoir, son visage apparaissait beaucoup trop meurtri par le feu. Toutefois, elle avait fourni une information paraissant importante. Enfin, si elle ne délirait pas en ressentant la mort approcher d’elle et l’emmener dans le Royaume des âmes. Un homme portait une médaille représentant un soleil éclatant, sous sa chemise. La victime eut le temps de l’apercevoir, il faisait peut-être partie des assaillants et la femme le comprit. Peut-être l’avait-il remarquée et avait, de ce fait, attenté à ses jours. Enfin, elle avait pu délivrer cette mince information, et maintenant, il n’y avait plus rien à tirer d’elle. L’étudiante passa alors ses doigts sur les paupières de la femme décédée, afin de les refermer.

    - « Apaise tes douleurs, tes peines et tes angoisses. Rejoins la voûte céleste et brille parmi les étoiles. » dit-elle, avant de partir.

    La reikoise avait adressé cette dernière brève prière pour la défunte, avant d’apercevoir des hommes en armure marcher vers elle.

    « Madame, êtes-vous blessée ? » demanda l’un d’entre eux.

    - « Non, ça va. Je n’ai rien de grave. » Répondit Isolde.

    Le guerrier aperçut brièvement les écorchures aux bras de la brune.

    « Allez tout de même vous faire soigner, suivez le groupe ! » annonça-t-il, en levant le bras en direction d’un groupe de survivants, déjà encadré par une petite troupe de soldats et de soigneurs. « Avez-vous vu des survivants de ce côté ? » ajouta-t-il.

    - « Elle… Non. Elle est morte. » répondit-elle, confuse, en observant non loin, le corps brûlé de la femme.

    Puis, Isolde suivit les ordres, se dirigeant vers le groupe et se positionna à la suite de la file, attendant d’être prise en charge. Elle signala qu’elle pouvait parfaitement tenir le coup, que ses blessures restaient légères. Toutefois, la soigneuse insista, lui indiquant qu’une blessure, même mineure, mal soignée pouvait s’infecter et conduire à des cas bien plus graves. La brune se laissa alors faire, cela piquait un peu, mais vraiment rien d’insurmontable. Elle proposa ensuite son aide, mais on l’informa de l’interrogatoire des témoins. En effet, la griffe de l’Empire était arrivée également sur les lieux et dirigeait les opérations. Chaque témoin en pleine possession de ses moyens était interrogé, afin d’avoir une potentielle piste vers laquelle se tourner, d’établir un plan d’actions.

    La nécromancienne se dirigea alors vers la tente rapidement installée pour l’occasion, attendit son tour, puis elle entra. Plusieurs guerriers interrogeaient concomitamment les témoins, Isolde fut dirigée vers la griffe en personne. Elle déglutit légèrement à cette idée, avant de s’avancer et s’asseoir face à lui. Si sa présence ne lui avait pas été soufflée, elle l’aurait, de toute façon, reconnu parmi tous les autres guerriers présents. En effet, sa prestance et cette armure aussi somptueuse que charismatique indiquaient fermement qui il était. Malgré une petite touche d’intimidation, au vu des circonstances, elle n’avait pas besoin de se faire prier afin de répondre au dirigeant des Serres Pourpres.

    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] 63u4

    - « Je vais bien, je vous remercie. » Commença-t-elle par dire.

    Le heaume de la griffe lui conférait d’autant plus cette aura imposante et troublante. Il ne valait mieux pas s’en faire un ennemi. De plus, il était rassurant de constater l’efficacité des troupes sur place et leur déploiement sur la scène sinistre de l’attentat.

    - « J’ai parlé à une femme, juste avant d’être interceptée par vos troupes. Elle affirme avoir vu un homme avec une médaille représentant un soleil éclatant, dissimulée sous sa chemise. Elle a dû l’apercevoir durant une action. Je suis navrée, je n’ai pas pu l’interroger davantage, elle est morte sous mes yeux… Je n’ai pas plus d’informations, je ne sais pas s’il s’agissait d’un homme malveillant ou pas... » répondit-elle, en soufflant.

    Isolde se remémorait l’attaque, puis lui vinrent en mémoire les formes caractéristiques des flammes.

    - « Enfin, si, encore une chose pardonnez-moi. Il se pourrait qu’un puissant mage, sachant manier le feu compte parmi les assaillants. Les flammes étaient manipulées. Il ne s’agissait pas d’un simple incendie, le feu adoptait des formes et semblait aller dans des directions précises et calculées, par moment. »

    La reikoise craignait d’être incomprise, elle trouvait ses propos flous, même si elle tentait de paraître le plus clair possible.

    - « Il ne s’agit pas d’un accident, n’est-ce pas ? Est-ce que vous privilégiez une piste en particulier ? » Tenta-t-elle.

    Elle ne savait pas si elle avait le droit de lui poser à son tour des questions, sans doute faisait-elle preuve de trop d’audace. Aussi, elle ajouta une phrase, afin de palier son manque de retenue.

    - « Quoiqu’il en soit, si je peux vous être utile, d’une quelconque manière, n’hésitez pas. »

    Il fallait mieux montrer patte blanche et s’assurer de rester en bon terme avec la griffe de l’Empire, il manquerait plus qu’elle pût paraître suspicieuse, ou trop curieuse pour être sincère.


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  • Lun 27 Nov - 13:06
    Pendant toute sa réponse, Deydreus l'avait écouté silencieusement. Les doigts de ses gantelets gothiques croisés, l'armure noire analysait chaque mot que la brune lui faisant face énonçait. A ce stade, toutes les pistes étaient bonnes à prendre. Et elle apportait des éléments nouveaux. Qui allaient pouvoir aider.

    - Je vous remercie, tout d'abord, pour votre témoignage.

    Levant subitement la main, le bretteur demanda à l'un de ses hommes de s'approcher, quand ce dernier fut assez prêt, le chevalier reprit la parole, s'adressant à la témoin devant lui.

    - Pour le moment, aucune piste n'est encore écartée. Même si avec vos propos, il semble évident qu'il ne s'agisse pas d'une cause naturelle. Vivien. Il tourna la tête vers le fantassin à l'armure noir et sang à ses côtés. Dis aux gars de préparer une escorte, on va aller voir quelque chose dans les ruelles. Demande également à ce qu'une mage capable d'entrer en transe nous accompagne. Je veux un Serre sur chaque toit capable de tenir pour nous couvrir. Au cas où. Faites prévenir également l'Oreille afin qu'il soit au courant de ce qu'il se passe et dites lui que je gère la situation. Il reporta ensuite son attention sur la jeune femme, la jaugeant de ses yeux hétérochromes. Votre nom? Il écouta sa réponse, puis enchaina. Enchanté. Malgré les circonstances. Si vous en êtes capable, j'aimerais effectivement quelque chose. Accompagnez nous. D'abord sur lieu où la femme vous a donné ses derniers mots, puis là où vous auriez vu ce mage pyromancien.

    Se levant ensuite, le bretteur attendit la réponse de l'intéressée, avant d'ensuite chasser l'épaisse cape rouge qui siégeait dans son dos. Dessus, le blason des Serres Pourpres rayonnait, malgré la suie et la poussière étant venues se déposer dessus. Bientôt, le petit groupe fut constitué et, dans un mouvement unique, quitta les tentes d'interrogatoires pour commencer à marcher dans les rues de la ville meurtrie. Placés en diamant autour de Deydreus et la témoin malheureuse, les Serres Pourpres formaient un périmètre de sécurité afin de répondre à la moindre intrusion. Si ce dispositif était principalement présent pour la jeune femme, le vampire s'en félicitait. Sur les toits, comme il l'avait demandé, plusieurs arbalétriers aux livrées noir et rouge étaient venus se positionner pour couvrir au maximum la progression du groupe. Pour le reste, la zone de rassemblement des victimes était gérée par Léonard, qui s'efforçait de maintenir l'ordre dans l'endroit tout en triant les différents blessés. Observant la brune à ses côtés, le chevalier sombre reprit la parole, continuant par un biais détourné sa collecte d'informations.

    - Dites moi, Isolde, que faites-vous dans la vie? Vous me semblez bien calme, aux vues de ce qu'il vient de se passer et de vous arriver.

    S'il devinait un lien avec l'armée, la jeune femme ne portait sur elle aucun écusson officiel ou sigle permettant de déterminer d'où elle provenait. Ecoutant la réponse de l'intéressée, l'être aux yeux bicolores esquissa un léger sourire sous son heaume. Sourire qui disparut par la suite très vite, reprenant une expression neutre alors qu'ils arrivaient finalement vers l'avenue principale.

    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] UiPzJdT


    Ce qui marquait, en premier lieu, c'était le silence, seulement brisé par les sanglots et les râles de personnes endeuillées qui venaient procéder à l'identification de certains corps. Sur toute une allée, des centaines de restes calcinés étaient identifiables. Un massacre, violent, qui démontrait la cruauté et la volonté de ceux qui venaient d'agir contre l'Empire. Serrant doucement sa dextre ensanglantée, le chevalier à l'armure d'ébène plissa les yeux pour remarquer le moindre détail. Mais, à part les civils en pleurs et les Serres Pourpres assurant leur protection, il n'y avait rien. Seulement une brise nocturne qui venait chasser quelques cendres encore chaudes. Marchant parmi les restes de ces villageois, le chef des armées prenait le soin d'épargner autant que possible la vision des corps déchirés à l'étudiante qui l'accompagnait. S'il ne savait pas encore si elle était capable d'encaisser pareilles visions, le bretteur préférait la préserver. Au pire des cas, elle informerait de sa propre résistance.

    Suivant d'ailleurs ses indications, le groupe armé tomba sur la position où s'était trouvée la femme mourante. De son corps brulé, on pouvait encore voir le tatouage reikois qui siégeait sur l'un de ses bras. Une victime de plus, ne touchant pas l'émotivité du chef des armées qui se contenta de montrer du menton la zone où elle se trouvait.

    - Faites votre office.

    Comme demandé, une mage sachant manier la transe s'approcha des restes de celle qui avait énoncé l'être au badge solaire. Puis, après une rapide invocation d'arcanes, la mage soupira longuement et fit un signe de tête désapprobateur à la Griffe.

    - Je suis navrée, messire, mais quelque chose bloque mes visions. Je ne suis pas en mesure de déterminer qui est la personne identifier par cette femme. Mais il y avait bien quelqu'un.
    - Evidemment. Un soupir d'agacement. Bien. Passons à l'autre scène.

    Se détournant du corps, le vampire ne s'en préoccupa plus. Une équipe spécialisée se chargerait de récupérer les corps et de, le cas échéant, les enterrés après avoir prévenu les familles. Deydreus, lui, n'avait pas le temps pour cela. Quand ils parvinrent enfin au niveau du "grand coup d'éclat", le chevalier laissa de nouveau la mage agir, de nouveau sans succès. Ce qui la parasitait, semblait atteindre le bourg entier et pas seulement sa petite parsonne. Pestant intérieurement, le chevalier passa son doigt ganté sur l'un des murs calciné sur lequel on pouvait deviné, en l'observant bien, des sortes de restes de mouvements. Des traces subtiles, à peine identifiables en temps normal mais qui permettait au chef des armées de valider les propos d'Isolde.

    - Dites moi, Isolde. Avez-vous vu le mage manier directement manier les flammes ou bien semblait-il en faire partie intégrante? Le moindre détail sera important, essayez de vous en rappeler un peu plus précisément.

    La fin de sa phrase avait été prononcé sur un ton un peu plus doux et moins froid qu'à l'accoutumée. Plus que tout, le chevalier sombre souhaitait retrouver les responsables et les faire payer au centuple ce qu'ils avaient fait. Mais en attendant, il ne souhaitait pas non plus se montrer agressif envers des victimes de cet attentat. Ecoutant donc les réponses de la nécromancienne, le vampire détourna son regard doucement tandis qu'il entendait Ixchel qui arrivait. Quand le Serre aux cheveux roux fut enfin à son niveau, ce dernier salua son chef d'un signe de tête puis la femme à ses côtés, avant de prendre la parole.

    - Chef, on a localisé plusieurs groupes qui semblaient s'éloigner dans les bas quartiers de la ville. Si rien ne les identifie clairement, certains témoins affirment en avoir vu portant des étranges symboles astraux sur eux. Ca pourrait vous intéresser.
    - Merci Ixchel. Retourne auprès des gars et demande leur de renforcer le dispositif de sécurité. Le couvre-feu a été déclaré et je veux que personne n'entre ou ne sorte de la ville. Même si Tensai lui même arrive, je veux que vous m'informiez de sa venue avant de le laisser entrer, c'est clair?
    - Limpide chef.
    - Parfait. Et vous, Isolde. Il marqua une pause, fixant la brune directement dans ses deux prunelles émeraudes. Vous venez avec nous. Si l'info est véridique, il nous faut agir vite pour avoir une chance de les repérer. Et je ne peux détacher des hommes pour vous reconduire à la zone de rassemblement, ni prendre le risque de vous laisser repartir seule. Si quelqu'un vous a vu, vous serez une cible parfaite. Alors. Restez près de moi. Et de mes hommes. Nous nous chargerons de votre sécurité. Même si vous devriez savoir vous défendre.  

    Et sans plus attendre, la Griffe dégaina ses deux lames jumelles, avant d'ordonner le départ du groupe.

    Utilisations pouvoirs:


    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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    Isolde Malkyn
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  • Lun 27 Nov - 18:17
    [PA] - Les larmes étoilées
    Feat Deydreus

    Les réponses apportées par la brune semblaient convenir à la griffe, elles donnaient une direction à l’enquête et cela l’enchantait. Elle allait prendre part, pour la première fois, à une réelle enquête criminelle dirigée par les soldats d’élite du Reike. Il fallait bien avouer que tout cela apparaissait assez excitant. Isolde allait prendre une bonne dose d’adrénaline dans cette histoire. Elle inclina poliment la tête, en réponse aux remerciement de la griffe, puis observa l’homme qui était appelé par ce dernier. En écoutant le guerrier parler, elle se disait que tout cela demandait beaucoup trop d’organisation et d’efforts déployés. Certes, cela restait palpitant pour une affaire spéciale et éphémère, mais elle ne ferait pas cela de toutes ses journées. La mage noire fut soulagée et convaincue par ses choix de carrière et de vie. Elle n’aurait jamais été épanouie dans une carrière militaire brute.

    - « Isolde Malkyn. » Répondit-elle, à la demande de la griffe.

    Bon, leur petite entrevue amenait son lot d’excitation. Toutefois, lorsqu’elle avait proposé d’aider, c’était purement par courtoisie. Elle pensait qu’il allait poliment décliner son offre, disant quelque chose dans le genre, « Madame, merci mais, laissez-faire les professionnels » et voilà qu’on n’en parlait plus ! Au lieu de cela, le guerrier proposait, ou plutôt ordonnait, à Isolde de les accompagner dans cette mission. Mais elle avait bien d’autres choses à faire. Et même si, évidemment, l’évènement avait été terrible, affreux pour les victimes et les fidèles du Shierak, elle ne voyait pas bien ce qu’elle pouvait apporter d’autres. Elle voulut tenter de se dédouaner de la situation et prendre la fuite, de manière très sympathique. Mais il ne lui laissait pas vraiment le choix… Et comment dire non à un homme de cette stature. Puis, comme il se levait, lui faisant comprendre qu’il n’y avait pas de temps à perdre, elle n’eut guère le choix que d’accéder à sa requête et se lever à son tour.

    - « Naturellement, je vous accompagne. » lança-t-elle, masquant son embarras.

    L’étudiante épousseta sa robe de cérémonie, cette dernière reflétait bien sûr le chaos qui s’était répandu dans le village. Elle arrangea sa tresse comme elle le put et se frotta les pommettes. Ainsi, elle suivit le dirigeant des Serres pourpres.
    Les guerriers se formaient autour d’Isolde, la protégeant et l’encerclant, ce qui n’était pas pour lui déplaire, elle se sentait importante. Cela l’amusait, ne mesurant pas toujours l’importance des situations, elle jaugeait les choses différemment, par le prisme de ses plaisirs personnels.

    Toutefois, la question suivante vint troubler Isolde, il semblait suspicieux à son égard, ce qui ne lui plaisait aucunement. Il pensait qu’elle pouvait être impliquée de près ou de loin dans cette affaire. Il trouvait son comportement étonnement calme, étrange. Elle n’allait pas lui dire que non de but en blanc, il fallait lui démontrer de manière un peu plus subtile.

    - « Je suis étudiante à Drakstrang. Depuis mon service militaire, cela fait déjà quatre années que j’étudie sur le campus d’Ikusa. » affirma-t-elle. « Vous comprendrez mon calme et ma retenue, vis-à-vis des évènements, j’en suis certaine. » Se permit-elle d’ajouter.

    Ce n’était évidemment pas un mensonge. Même si elle ne s’était pas orientée vers une carrière militaire pure et dure, elle n’en était pas moins au fait et méritante. Elle avait effectué son service obligatoire avec brio et elle possédait évidemment un entraînement militaire adapté. Et ce, même s’il ne s’agissait pas de sa spécialité. Elle savait se défendre et utiliser une arme en cas de besoin, elle n’avait rien d’une demoiselle en détresse. Après, elle appréciait en jouer, minauder et user de ses charmes, elle ne s’en cachait pas.

    Le sinistre de la place où ils se rendaient ramenait Isolde au sérieux qui s’imposait. Un silence de mort pesait sur cette scène presque apocalyptique. Les cendres, l’odeur qui prenait aux narines, les corps sans vie, entassés pour la plupart, prêts à mettre en terre. Quelques cris, quelques larmes faisaient écho dans la nuit, sous ce ciel étoilé sublime, obscurci par les restes de fumée environnante.
    La nécromancienne observait le guerrier, il prenait soin d’éviter à la jeune femme d’être confrontée directement aux corps meurtris. Elle s’avança vers lui, déposant sa main brièvement sur son bras, lui signalant qu’il n’avait pas besoin de prendre cette peine, qu’elle saurait résister. Elle qui ramenait les cadavres, évidemment elle en avait vu d’autres, bien qu’elle se gardât de lui dévoiler cet aspect de ses pratiques. Elle reprit rapidement sa place, tout en indiquant le chemin à suivre.

    - « Nous tournons dans cette ruelle, sur la droite et le corps de la femme se trouvera quelques pas après. » Indiqua-t-elle.

    Arrivée sur place, elle se recula ensuite, laissant la magie opérer. Pourtant, après quelques instants de patience et de tension, hélas, rien ne se produisit. La magie semblait brouillée, impossible à pister.
    Ils empruntèrent ensuite l’artère principale, afin de regagner la place centrale et lieu de l’attentat. La mage essaya de nouveau de percevoir des choses grâce à son pouvoir. Mais toujours rien.

    - « Qu’est-ce qui bloque la magie, des brouilleurs, un immense bouclier magique entourant le village ? » Interrogea-t-elle.

    Cela semblait peu probable, enfin, tout restait possible lorsqu’un individu possédait une très grande réserve de magie et les moyens de l’employer. Les assaillants paraissaient sérieusement équipés et entraînés, ils n’étaient pas des amateurs. Remonter jusqu’à eux pouvait s’avérer très difficile.

    - « Il ne s’agissait pas d’un élémentaire, je ne le crois pas. J’ai vu un individu de sexe masculin, plutôt grand, bien que je reste incapable de l’identifier. C’était un mage, qui maniait le feu avec une extrême aisance. J’ai vu les formes se dessiner. » déclara-t-elle, en réponse au guerrier.

    Isolde laissa ensuite les soldats converser entre eux, elle sursauta très légèrement lorsque la griffe s’adressa de nouveau à elle. Même s’il tentait de mettre les formes lorsqu’il lui parlait, elle n’avait pas l’habitude de recevoir autant de directives. Elle se retint de hausser les sourcils, évidemment, il s’agissait de la griffe. Il fallait se forcer de faire bonne figure, et répondre aux ordres. Quel drame pour Isolde !

    La mage noire se tenait alors près du guerrier, tel qu’il l’avait stipulé. Il voulait qu’elle restât près de lui, elle n’allait pas s’en priver. Elle marchait à ses côtés, légèrement en retrait afin de le laisser libre de ses mouvements, lui jetant de brefs regards de temps à autre.
    Arrivés dans les bas-quartiers de la ville, chacun restait sur ses gardes, évaluant le danger. Le groupe se resserrait, suivant la piste indiquée. Il semblerait qu’un groupe d’individus suspects se fût réfugié dans une grande bâtisse.
    La brune attendit évidemment les ordres, elle ne tenta rien seule. Elle entendait les directives formulées par la griffe, la mise en place des soldats, la venue de potentiels renforts pour sécuriser le périmètre. Puis, les individus ne répondant pas aux sollicitations appuyées, le groupe se décida d’entrer dans la bâtisse, par la force.

    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] Gn2n

    Après les premiers soldats entrés, s’assurant de la mise en sécurité relative des lieux, Isolde attendit quelques instants à l'extérieur, puis elle pénétra à son tour dans le bâtiment. Plusieurs personnes avaient été ligotées, avec des entraves aussi bien purement physiques que magiques. Certains avaient été malmenés, certainement ceux qui montraient de la résistance envers les soldats du Reike. Tout ce beau monde allait devoir être interrogé, la principale interrogation restait pourquoi ils avaient pris la fuite. La brune restait en alerte, balayant la pièce des yeux, observant les quelques soldats qui grimpaient à l’étage et disparaissaient dans l’escalier.  

    CENDRES


    I am a mortal, but nothing human inside. What will be left of me when I'm dead ?


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  • Mar 28 Nov - 13:27
    Marchant aux côtés d'Isolde, Deydreus écoutait cette dernière parler puis, après un léger temps de réflexion, décida de lui répondre quant à ses théories sur la raison du brouillage magique.

    - Un dôme aurait été perçu par les mages de la capitale et nous aurions été averti avant de nous aventurer jusqu'Apresol. Non. Je pense qu'il s'agit de mages capables de brouiller simplement la détection magique de leurs propres actions. La magie de transe est utile mais elle se limite à plusieurs facteurs et devient donc faillible. Outre le fait de devoir savoir quoi chercher quand et où, elle peut se faire contrer au final par des moyens assez rudimentaires.

    Il n'en avait pas dit plus, car cela ne servait à rien. De plus, il n'avait ni l'envie de s'étendre sur les théories magiques, ni l'idée que la brune apprécierait de longs palabres sur le sujet. Pour les longs discours et les journées interminables, il y avait déjà ses propres cours à l'université. Arrivant finalement dans les bas quartiers, l'ambiance changea de nouveau. Si la ville avait été affectée par l'attentat, les quartiers les plus modestes étaient déjà quant à eux assez vétustes. Malgré la proximité avec la capitale, il était compliqué pour la garde de patrouiller efficacement jusqu'aux plus sombres recoins des ruelles et la pègre venait naturellement s'infiltrer dans cet espace pour faire ses affaires. Surtout lorsque, via ce biais, l'Oreille pouvait ensuite obtenir des informations. Pour Apresol, ces quartiers ne dérogeaient pas à l'image que l'on pouvait s'en faire. Si aucune fille de joie ou autre personne alcoolisée n'était visible, l'ambiance particulièrement austère des rues couplée aux ombres naviguant dans l'obscurité rajoutait un climat particulièrement hostile à l'avancée des forces armées. Sur les toits, les Serres continuaient de bondir de bâtiments en bâtiments, servant à la fois d'éclaireurs et de force d'appui pour les troupes au sol. Ainsi, rapidement, Deydreus arriva avec les Serres et Isolde jusqu'à la bâtisse où avait été repérée les individus en fuite. Tournant légèrement la tête, Mitch chercha le regard vairon de son supérieur.

    - Chef, c'est là.
    - Bien. Dressez un périmètre de sécurité. On prend d'assaut le bâtiment. Tentez de prendre contact, laissons leur une chance.

    Organisant donc ses hommes, le chef des armées faisait tournoyer ses deux lames jumelles doucement. Si Silence et Hurlement semblaient briller d'un éclat reflétant la soif de sang des épées, Deydreus comptait bien laisser ses troupes gérer la zone. Isolde avait besoin d'une protection particulière et ne sachant pas encore ce que l'intérieur du bâtiment réservait, il valait mieux rester prudent. Très vite donc, les arbalétriers commencèrent à observer les ruelles alentours afin de prévenir toute embuscade tandis que deux colonnes d'assaut se formaient au niveau de la porte principale. Derrière l'énorme pavois des têtes de files, les fantassins d'élite ne montraient pas la moindre nervosité. Si les champs de batailles représentaient leur zone de jeu, l'assaut de bâtiment restait leur domaine de prédilection. Puis, les injonctions avaient été données. Des ordres simples, ordonnant la sortie des personnes situées à l'intérieur de la bâtisse. Une chance, inespérée, de sortir indemne de cette situation hasardeuse. Puis, à la troisième injonction, Deydreus soupira longuement.

    - Assez. On prend d'assaut. Capturez ceux qui se rendent. Tuez les autres.

    L'ordre avait été lancé sans aucune considération pour l'étudiante. Cette dernière, après tout, étudiait dans la prestigieuses académie et devait dans ce cas probablement être habituée aux différentes tactiques que l'armée pouvait employer. Mais entre la théorie et la pratique, il y avait parfois un monde. Attendant le signal final de la Griffe, les soldats aux livrées noir et sang brisèrent finalement la porte à l'aide de béliers avant de pénétrer avec fureur à l'intérieur. Très vite, les ordres aboyés se mêlèrent aux premiers hurlements de douleurs pour les victimes de ce terrible assaut. Les carreaux et flèches des défenseurs vinrent se briser pitoyablement sur les boucliers d'acier tandis que les premiers coups de lames venaient trancher la chair des malheureux résistants. Pourtant, il n'y eu aucun mort. Sur la dizaine de défenseurs, le blessé le plus grave voyait simplement l'un de ses bras tranché, puis garrotter par la seconde vague d'assaillants. Bientôt, le rez de chaussée fut entièrement nettoyée et la progression continua au premier étage. Entrant dans l'installation, Deydreus laissa ses yeux hétérochromes balayer la pièce ainsi que les pauvres imbéciles qui s'étaient retrouvés attachés par ses hommes. S'approchant de l'un d'eux, le vampire souleva la tête de ce dernier via sa tignasse, plongeant son regard dans les yeux ensanglantés du potentiel malfrat.

    - Ton nom.
    - J-Jevnar.
    - Pourquoi avoir fui les lieux de l'incident? Pourquoi avoir résisté?
    - Je.. Répondrai pas.

    Un long soupir agacé quitta les lèvres de l'immortel. Au dessus d'eux, les bruits de combat et les cris caractéristiques d'être mourant se fit entendre. Puis, ensuite, le silence. Et de nouveau les bruits de pas métalliques des Serres Pourpres. Fixant toujours le prisonnier alors qu'Isolde semblait être rentrée dans la pièce, le bretteur reprit la parole.

    - Tu es sûr?
    - O-Oui. Il cracha un peu de sang qui s'écrasa un peu à côté de Deydreus, qui venait d'esquiver. Allez vous faire fo... grmbll

    Un simple gargouillis sanglant quitta les lèvres du captif. Relâchant sa tête et essuyant sur ses vêtements la lame de la dague qu'il avait sorti, la Griffe fixa tous les autres prisonniers, qui avaient pour certains laissés des hoquets de surprise s'échapper de leur gorge.

    - Je vais être clair. Et direct. Je veux des réponses. Alors soyez coopératifs. Pourquoi avoir fuit? Pourquoi avoir résisté?

    La même question que posée plus tôt. La même chance de réponse. C'était à eux, à présent, de savoir s'ils voulaient répondre ou non. Rangeant sa dague, le bretteur laissa son regard glisser sur la jeune étudiante puis après s'être rapproché d'elle, il enchaina.

    - J'espère que le sang ne vous choque pas. N'hésitez pas à monter voir mes hommes à l'étage supérieur si cela vous sied, la zone est sécurisée. Et je suis certains que vous saurez apporter un regard neuf à la situation, surtout si de la magie est impliquée. Vous restez pour l'heure la seule à avoir vu le mage pyromancien. Même s'il s'agit plus d'un mouvement que d'une identification formelle.

    Il la laissa réagir, puis il retourna ensuite à l'interrogatoire. Quelques longues minutes plus tard, l'entièreté des prisonniers avaient été interrogés. Sous son masque, une mine agacée venait tirer les traits du vampire. De ce qu'il avait appris, ces imbéciles faisaient partis de la pègre et fomentaient une tentative de rébellion contre Tensai. Néanmoins, aucun d'eux ne souhaitait avouer qu'ils avaient participer. Ils avaient quitté les lieux par peur d'être abattus par l'armée puis avaient résistés, persuadés qu'à cause de leur liens avec la rébellion ils seraient exécutés. Et, au final, ils avaient aggravés leur cas. En revanche, le vampire obtint tout de même une information assez importante, qui leur offrait une nouvelle piste. Les Stellaires. Si le reikois avais effectivement pensé à eux suite à la description d'Isolde, le bretteur préférait s'assurer de leur implication avant toute chose. Au moins, il savait à présent qu'ils avaient un lien avec l'attaque. Il restait à savoir de quels côtés ils se tenaient. Se tournant alors vers ses hommes, le chevalier sombre fit un signe de tête. Puis, dans un mouvement unique, les soldats à la livrée noir et sang empoignèrent leurs armes, les passant ensuite rapidement sur les gorges des différents prisonniers. S'effondrant sur le sol, les corps tressaillèrent quelques instants alors que leur raisiné commençait à couler et imbiber le bois du bâtiment. Remarquant alors la brune qui était redescendue, le chef des armées retira doucement son heaume, comme pour donner une image moins "brutale" après ce qu'il venait de faire. Fixant l'étudiante, le vampire prit finalement la parole.

    - Des membres de la pègre. Ils n'avaient rien à voir avec l'attentat mais nous n'avons ni le temps de les exfiltrer, ni les moyens de les maintenir appréhendés. Ils souhaitaient de toutes façons s'opposer à la couronne, et les personnes baignant avec la pègre n'ont que peu d'intérêt à mes yeux. Il marqua une pause, avant d'enchainer. Néanmoins nous avons obtenu quelques informations. Des stellaires seraient plus ou moins impliqués. A nous de savoir à quel point et sous quelles conditions. Mais il nous faut d'abord trouver leur lieu cérémonial. Si je les vois mal s'en prendre à des concitoyens priant le Shierak, je ne peux écarter la piste, surtout compte tenu du soleil aperçu et de leur appétence habituelle pour les flammes. Et vous de votre côté? Vous avez trouvé quelque chose?

    La question était posé avec sincérité. Il valait mieux savoir si l'étudiante avait obtenu la moindre information. Puis, une fois son complément effectué, ils pourraient enfin quitter le bâtiment et ainsi se diriger vers le lieu de résidence potentiel des Stellaires. Avec de la chance, ces derniers se montreraient moins stupides que les malfrats ayant osé résister à la fureur impériale.  

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    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

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  • Mar 28 Nov - 19:20
    [PA] - Les larmes étoilées
    Feat Deydreus

    Isolde assistait à l’interrogatoire des suspects ligotés. La griffe se chargeait des derniers récalcitrants. L’un d’entre eux particulièrement, refusait de parler. Le captif n’eut guère le temps de terminer son insulte, le guerrier avança rapidement sa lame et lui trancha la gorge. La brune ne fut pas choquée par le geste, mais resta assez surprise. Elle n’imaginait pas cet homme de l’Empire agir avec si peu de retenue et de compassion. Il paraissait très froid, sans aucun égard pour ses sujets. Enfin, il valait mieux qu’il fût ainsi, plutôt qu’un pleutre incapable de passer à l’action lorsqu’il le fallait. Encore une fois, cela renforçait l’idée qu’il n’était pas homme à contrarier.
    La brune observa la tête du captif repartir vers l’arrière, lorsque le chef des Serres pourpres la lâcha. Tous semblaient à présent se tenir correctement, craignant de subir le même traitement sanglant.

    Lorsque le guerrier s’approcha d’elle, Isolde l’observait encore avec une certaine admiration dans le regard. Il était rassurant d’être près de lui. Aussi, même l’étudiante n’était d’abord pas enchantée par le fait de suivre les troupes, elle commençait à trouver l’idée non déplaisante.
    Elle ne put s’empêcher de souffler doucement du nez, dans un léger sourire dissimulé, lorsqu’il évoqua son éventuelle gêne face au sang. S’il savait ô combien cela ne la dérangeait pas et même que cela plaisait terriblement à la nécromancienne. Elle se ressaisit néanmoins rapidement, espérant qu’il n’ait pas vu sa réaction. Puis, elle hocha la tête et exécuta les ordres, plus qu’une demande, énoncés par la griffe.

    La brune monta les escaliers d’un pas léger et rapide, arrivée à l’étage, elle se dirigea dans l’une des pièce, en évitant les corps qui jonchaient le sol. Il s’agissait d’une première chambre, très sobre. Il y avait un lit vétuste, disposé dans le coin droit et au fond de la pièce, la literie ne paraissait pas de première fraîcheur. Une petite table de chevet en bois se tenait à côté, avec une bougie entièrement consumée, la cire tombée négligemment sur la table. Un coffre en bois, qu’elle ouvrit, il ne renfermait que des vêtements de rechange, usés et vieillis. Rien d’intéressant dans cette pièce.
    La brune la quitta alors, afin de se rendre dans la deuxième chambre, plus vaste, bien que la disposition fût presque identique à la précédente. Un soldat des Serres pourpres était encore présent, rassemblant les corps et cherchant lui aussi des indices.

    - « Puis-je me permettre de les observer, si jamais des détails me revenaient ? » Demanda-t-elle.

    « Bien sûr, allez-y. » Lui répondit-il, en quittant la chambre.

    La nécromancienne s’avança alors vers les corps alignés, elle inspecta leur tenues, les éventuelles armes qu’ils possédaient, ou bien des bijoux ou quelconques signes distinctifs. Mais rien, absolument rien de concluant. Elle balaya alors la pièce du regard, observant la bouteille de vin posée sur une armoire. Elle scruta alors plus précisément cette dernière. Il s’agissait d’une armoire basse en bois, avec de grossières fermetures métalliques et un cadenas, ce qui retint l’attention de la mage noire. Cette dernière tenta de trouver la clé permettant de l’ouvrir, en retournant dans le couloir, afin de fouiller les corps étendus. Mais, à part quelques pièces et des babioles sans grand intérêt, elle ne trouva pas cette fichue clé. Elle se saisit d’une petite hache trouvée accrochée sur le mur, servant d’armurerie de fortune. D’un coup sec et violent, la reikoise frappa le cadenas pour l’ouvrir. Elle dut répéter cette action à trois reprises, mais elle parvint à casser le cadenas et ouvrir l’armoire. Elle contenait des vêtements basiques, un casque rouillé et d’autres affaires en mauvais état. Cependant, en fouillant, elle découvrit quelques parchemins tachetés, comprenant des plans et une liste de noms. Elle lut rapidement la chose, mais elle préférait laisser l’expertise de la griffe juger de l’importance de ces documents. Rien de plus d’intéressant, elle quitta alors l’étage, empruntant l’escalier pour revenir près du guerrier.

    Lorsqu’elle revint, la mage noire assista à l’exécution des prisonniers. Ils eurent, tous, sans exception, la gorge tranchée. Elle observait leur sang se répandre sur le sol en bois de la bâtisse, formant de petites flaques pourpres. Puis, elle leva ses prunelles émeraudes vers la griffe. Elle le regarda intensément, alors qu’il ôtait son heaume, lui dévoilant enfin son visage. Le regard du guerrier semblait inquiétant, renforcé par la différence de couleur de ses yeux, l’un était bleu glace et l’autre rouge, plutôt original. Ses traits dégageaient une sévérité, amplifiée par les nombreuses cicatrices qui constellaient son visage. Des cheveux longs et bruns et une barbe fournie, tranchant avec l’extrême pâleur de son teint.
    Elle écouta les informations qu’ils avaient obtenues, haussa les sourcils en l’entendant évoquer les Stellaires. La brune ne possédait que peu d’éléments sur ce groupe. Elle savait qu’ils étaient des fanatiques religieux, extrémistes du Shierak.

    - « Je ne vois pas pourquoi ils s’en prendraient aux leurs. Certes, les fidèles du Shierak semblent bien modérés, à côté des Stellaires. Mais de là à exterminer tout le monde, y compris femmes et enfants pour un manque de doctrine ? Je n’y crois pas. » déclara-t-elle.

    L’étudiante disait ce qu’elle pensait, il ne pouvait pas s’agir d’eux et ils se sont trouvés là pour une toute autre raison. C’était inexplicable.

    - « Leur présence s’explique évidemment, ils souhaitaient sans doute profiter de la cérémonie, pour tenter de convertir le plus de fidèles. » ajouta-t-elle.

    Puis, lorsque le guerrier lui demanda si elle avait trouvé des informations de son côté, elle lui tendit les parchemins.

    - « Voilà tout ce que j’ai pu récupérer. » dit-elle.

    Il saurait très certainement quoi en faire.

    Après l’analyse des documents effectuée, les troupes se préparaient à quitter la bâtisse, afin de se rendre au village tout proche. Là où possiblement, se rassemblaient des membres des Stellaires. Afin d’écourter le temps de trajet, même si le village se situait juste à côté d’Apresol, ils allaient utiliser des montures. La plupart des soldats montaient à cheval, les autres en renfort suivaient certainement à pied. Afin de laisser les montures disponibles pour les soldats, Isolde monta derrière la griffe. Ainsi, elle put profiter de sa protection et ne se gêna pas le moins du monde, pour passer ses bras autour de sa taille. Évidemment, il aurait été fort regrettable de chuter de cheval.  

    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] 85ks

    Ils furent rapidement arrivés à destination. Les lueurs des torches éclairaient faiblement les abords du village, les alentours semblaient calmes. La bourgade paraissait plus sobre que celle précédente. Un sentier menait vers la place centrale, qu’ils empruntèrent en silence. Isolde desserra sa prise, laissant le guerrier libre de ses gestes et prête à descendre de monture lorsqu’il l’ordonnerait. Elle restait à l’affût et écoutait les directives, pour la suite des opérations.

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  • Mer 29 Nov - 7:16
    Analysant les papiers qu'Isolde lui avait remis, le chevalier sombre repassait chaque nom dans son esprit. Si ces derniers ne lui disaient pas grand chose, il était évident que l'information pourrait s'avérer importante, notamment pour l'Oreille. Les plans, eux aussi, étaient une véritable mine d'or en guise de renseignements. Cherchant à passer par des égouts, les prisonniers exécutés prévoyaient visiblement de remonter les ruelles sans se faire remarquer, afin de soit rencontrer les noms listés, soit les exécuter. Dans tous les cas, les papiers trouveraient tout leur sens dans les mains du maître-espion. Pour l'heure, Deydreus préférait les garder, au cas où l'un des noms listés ressortiraient au niveau de leur prochaine destination. Si cette dernière n'était pas extrêmement loin d'Apresol, le chef des armées ordonna tout de même la réquisition de quelques chevaux pour permettre à la troupe de se déplacer plus rapidement. Actuellement, ils effectuaient une course contre la montre et bien qu'il pouvait user de ses ailes pour se rendre plus rapidement dans le village voisin, le bretteur ne souhaitait pas se séparer du reste de ses troupes. Ordonnant donc rapidement à ses lieutenants de gérer la ville sinistrée et de continuer les fouilles, c'est aux rênes d'Hellheistr que le vampire commença à quitter le bourg. Accompagné, derrière lui, d'une étudiante qui venait de le ceinturer de ses deux bras. Etirant un sourire amusé, le chevalier ne protesta pas le moins du monde, contrairement à sa sinistre monture qui laissa un long hennissement désapprobateur face à l'idée de voyager avec deux personnes sur son dos plutôt qu'une.

    Le nouveau village était calme. Beaucoup trop calme. Si le vampire ne se méfiait habituellement pas trop des petites bourgades sans histoire, il les considérait de facto comme suspectes lorsqu'elles ne semblaient pas réagir aux nombreuses déflagrations ayant eu lieu plus tôt dans la nuit, ni même à l'arrivée d'un groupe armé. Arrivant sur la grand-place, le chevalier aux sombres armoiries descendit le premier de sa monture, observant les alentours tandis que ses hommes faisaient de même et prenaient position. Une fois la zone sécurisée, le vampire tendit sa dextre à l'étudiante afin de l'accompagner dans sa descente, venant finalement la saisir aux hanches pour l'aider à toucher le sol. Il fallait dire que le destrier de guerre ne s'était pas montrer très complaisant et il aurait été dommage qu'elle ne se blesse en tombant.

    - Aki, je te laisse gérer les bêtes avec Mitch et Gorrek. Les autres, on va reprendre notre avancée. Surtout faites attention au moindre mouv-...

    La phrase du chef des armées fut coupée net. Une odeur avait captée son attention. Un parfum acide, amer. Une odeur caractéristique qu'il avait déjà senti par le passé, lors d'une bataille près des jungles reikoises. Du poison euphorique. Enduit sur un objet filant vers la jeune femme à ses côtés. Dans un geste d'une rapidité exemplaire, le bretteur déploya ses deux ailes membranées avant de venir saisir Isolde pour la plaquer contre lui, renforçant au passage sa constitution et sa résistance tandis que plusieurs carreaux venaient s'écraser contre son corps et les pavois des Serres Pourpres qui dressaient leurs défenses.

    - Là-bas! Dix individus!
    - Akemi, Vulfrin, Atrius, répliquez immédiatement!

    Un "oui chef" simultané résonna alors dans l'air tandis que les claquements significatifs d'arbalètes lourdes venaient accompagner les cris des tireurs. Au loin, trois cris de douleurs s'élevèrent dans la nuit.

    - On s'barre les gars!

    Tournant la tête, la brune toujours dans ses bras, le chevalier observait les assaillants qui commençaient à s'enfuir. Si plusieurs avaient été touchés par la réplique des Serres, seule un seul d'entre eux semblait avoir été grièvement blessé. Se trainant dans le sable, le bougre gémissait douloureusement tandis qu'une petite trainée vermillon venait noyer le sol.

    - Ne les poursuivez pas. Isaac, va me chercher cet imbécile. Il tourna la tête, plongeant ses yeux bicolores dans ceux de la nécromancienne. Tout va bien?

    Il écarta ensuite ses grandes ailes membranées et les fit disparaitre tandis qu'il relâchait doucement la jeune femme. Conscient que le danger était toujours présent, il lui demanda tout de même de rester assez près de lui. Au cas où. Un peu plus loin, le fantassin à l'armure rouge et noir trainait par le col l'un des attaquants, lui faisant lâcher des cris encore plus bruyants. Le jetant presque aux pieds du chef des armées, le soldat d'élite sortit ensuite son épée, qu'il vint placer juste contre le corps du malheureux. Posant ses yeux dessus, Deydreus analysa l'attaquant en question. Un jeune drakyn, probablement à peine âgé de vingt ans. De petites cornes tordues s'élançaient depuis une chevelure hirsute et rousse. Ses yeux bleus, rougis par les larmes de douleur, renforçaient son air enfantin. Sur son corps, la marque indélébile du carreau d'arbalète traversant son torse ne laissait aucun doute quant à l'issue des prochaines minutes pour le jeune homme. Pour le reste, ses vêtements ne présentaient aucun symbole solaire, ou autre signe indiquant une appartenance religieuse. Se penchant légèrement sur lui, le chef des armées grogna presque sa prochaine phrase.

    - Pourquoi?

    Déglutissant, le jeune mourant se contenta de tourner son regard vers lui, avant de murmurer dans un gargouillis sanglant.

    - P-Par delà le royaume des âmes ils ve-veillent sur no-nous... Ja-Jamais nous ne laisserons les enfants des étoiles do-dominer nos cœurs..

    Plissant les yeux, le vampire pensa immédiatement aux Stellaires. Seulement, ce dernier ne semblait pas en faire réellement partie. Alors. Qu'en était-il? Ce fut le toussotement du drakyn qui sortit Deydreus de ses pensées. Observant ce dernier qui lâchait son dernier soupir, le bretteur souleva son corps interte avant d'analyser les tâches de sang présentes sur sa tunique. Si la plupart du raisiné appartenait au nouveau macchabé, d'autres traces semblaient appartenir aux autres assaillants. Peut-être que ces derniers sauraient mieux leur répondre? Laissant alors retomber le corps sans vie, le vampire sentit son instinct de prédateur s'éveiller au cœur de la nuit. Bientôt, les battements de cœur des êtres l'entourant commençaient à résonner dans son esprit, lui indiquant dans une étrange géolocalisation les positions de ces proies potentielles. Grâce au sang, ils pourraient remonter la piste de la demeure des imbéciles qui avaient voulu les prendre par surprise.

    - Je vais utiliser l'odeur de leur sang, et le gout de ce dernier pour les retrouver. Restez tous derrière moi et protégez Isolde. Je refuse qu'il lui arrive quoique ce soit. Il se tourna ensuite vers la nécromancienne après avoir passé le sang récupéré du bout des doigts sur sa langue, passant sous le heaume. Pour le reste, j'espère que vous saurez vous montrez diplomate, nous allons essayer de capturer ces êtres stupides plutôt que les exécuter directement. Il faut savoir pourquoi ils ont attaqués, et qui ils combattent réellement. Je suis presque certain qu'ils nous ont confondus avec quelqu'un d'autre. Ce village cache visiblement bien des secrets. Et je suis sûr que ces derniers sont en lien avec l'attaque ayant eu lieu.

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    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

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  • Mer 29 Nov - 11:10
    [PA] - Les larmes étoilées
    Feat Deydreus

    Le chevalier se montrait prévenant avec Isolde, il l’aida à descendre de monture, geste auquel elle répondit avec un délicat sourire. Aussi, lorsqu’ils subirent une attaque, il n’hésita pas à la protéger de son corps. Elle se doutait bien qu’il n’agissait pas ainsi par pur altruisme. La brune restait une rescapée de l’attentat et un témoin d’importance, elle pouvait les aider dans cette affaire et c’était pour cette raison que la griffe se souciait qu’elle restât en vie.

    Elle avait été la cible de la première attaque et cela la contrariait beaucoup. Elle mesurait pleinement les risques de cette mission, soulagée d’être sous la protection d’un homme de cette trempe. D’un homme ? Évidemment, sous le coup de l’émotion, elle avait chassé de son esprit, cette image des longues ailes membranées. À Drakstrang, elle avait bien entendu quelques rumeurs au sujet de la griffe de l’Empire, des bruits couraient dans les couloirs. Des hypothèses farfelues, des idées positives ou négatives, bien que le dirigeant des Serres pourpres restât globalement populaire. Certains lui prêtaient même une relation charnelle avec l’Empereur lui-même, ce qui faisait sourire doucement l’étudiante, sans toutefois en porter un véritable intérêt.
    L’histoire qui avait su retenir l’attention d’Isolde, évoquait l’éventuelle malédiction dont serait victime la griffe, un sang maudit qui porterait un pouvoir particulier.

    - « Je vais bien, merci. » Lui répondit-elle doucement.

    Il replia ses ailes et se détacha d’elle. La brune sentait encore fortement les battements rapides de son cœur, suite à l’attaque. Elle restait alors près du guerrier, comme ce dernier le lui avait conseillé.
    Un des assaillants fut amené aux pieds du chevalier par ses hommes. Il semblait bien jeune et déjà suffisamment endoctriné pour mener ce genre d’attaque contre l’Empire. Isolde secoua doucement la tête à cette idée, une vie gâchée par de mauvais choix et des fréquentations douteuses. Elle écouta attentivement les paroles étouffées du jeune Drakyn. Ce dernier évoquait le Royaume des Âmes, jusque là rien d’anormal. Cependant, la fin de sa phrase semblait plus équivoque. Les enfants des étoiles… Parlait-il des Stellaires, ou de la religion du Shierak en général ? C’était confus. En même temps, qu’attendre des dernières paroles d’un condamné à mort. Elles pouvaient tout autant se révéler cruciales que confuses et vides de sens.

    La jeune femme aux yeux verts, observait à présent le chevalier, celui-ci semblait s’intéresser au sang du défunt. Ce qui se confirma dans ses paroles suivantes. Il faisait appel à une forme de magie du sang, il utilisait son odeur et son goût pour traquer ses proies. Cette magie sombre, associée aux ailes sorties précédemment, en plus de l’extrême pâleur de sa peau… Isolde comprenait de mieux en mieux cette rumeur de malédiction sanguine. Il était très certainement atteint de vampirisme. Ce qui pouvait expliquer certaines choses, quant à ses capacités surhumaines et une absence significative d’émotions humaines. Quoiqu’à travers le Sekai, rien ne demeurait éternellement figé. Il existait des individus de race humaine, incroyablement inhumains. Et des vampires, préférant se nourrir de sang animal, plutôt que de toucher ne serait-ce qu’un cheveu d’un être humanoïde. Enfin, cela ne changeait rien, dans les faits, à leur situation. Et Isolde ne s’en formalisait aucunement. Puis, ce qui paraissait amusant, elle-même possédait un certain goût du sang et s’en délectait avec un plaisir non dissimulé, et ce, sans être atteinte d’une quelconque malédiction.

    Ainsi perdue dans ses pensées, elle n’avait pas tout écouté des paroles de la griffe. Celui-ci partait alors devant, elle comprit simplement qu’elle devait rester en arrière avec ses hommes et le suivre d’un peu plus loin. Il remontait la trace des autres idiots qui les avaient attaqué.
    Lorsque enfin, le chevalier s’arrêta devant l’une des maisons du village, il fit signe à ses hommes de le rejoindre aussitôt. Ils mettaient un nouveau dispositif en place, afin de pénétrer dans la maison, d’en déloger ses habitants de manière plus ou moins ferme.
    Un premier travail de fond effectué, Isolde entra à son tour dans la maison. En revanche, contrairement à la première bâtisse, les hommes à l’intérieur de celle-ci, semblaient bien plus préparés et nombreux. Pas le temps de déambuler aisément à travers les pièces, il fallait agir et vite. Elle demanda toutefois l’autorisation de la griffe, avant de potentiellement utiliser ses pouvoirs magiques. Il accepta.
    Chose faite, elle s’avança accompagnée d’autres soldats des serres pourpres, dans ce qui semblait être la pièce principale. Plusieurs hommes restaient postés là, alors que d’autres avaient déjà été neutralisés par les serres. Analysant très rapidement la situation et sans s’éterniser, la mage noire lança un puissant sortilège mental sur un petit groupe d’opposants. Ils étaient à peu près quatre, à une dizaine de mètres d’elle. Les effets ne se firent pas attendre, un premier tomba genoux au sol, se tenant fermement la tête de ses deux mains. Le deuxième hurla, avant de se mettre lamentablement à vomir sur le parquet de bois. Le troisième tenta une attaque, mais toucha un des autres hommes de son clan, facilitant le travail des soldats, pour le maîtriser efficacement. Cela dit, les choses ne se passèrent pas aussi bien pour le quatrième antagoniste. En effet, ce dernier devait posséder une immunité ou un bouclier puissant qui contrait les sorts psychiques, vu qu’il ne fut aucunement atteint par la sombre magie d’Isolde. Au contraire, il riposta aussitôt, en envoyant des courants électriques, par le maniement de la foudre, en direction de la jambe de la nécromancienne.


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  • Mer 29 Nov - 16:39
    Fermant les yeux, Deydreus laissa son odorat le guider. Dans son esprit, de grandes lignes écarlates se dessinaient dans la ruelle. Quand il rouvrit finalement les yeux, le bretteur avait visuellement la représentation de ces lignes et put aisément retracer la direction des fuyards. Derrière lui, le reste des hommes suivaient, encerclant Isolde pour la protéger. Laissant son regard passer de maisons en maisons, le vampire se préparait à subir le moindre assaut. La moindre embuscade. Seulement, il n'y eut rien. Seulement le silence de la nuit et les formes dansantes de civils tentant d'observer aux travers de leurs volets les déplacements des troupes armées. S'il eut l'envie de fouiller chaque maison pour interroger chaque habitant, le bretteur savait qu'ils n'avaient pas le temps de passer ainsi la ville au peigne fin. Alors, il se focalisa simplement sur la direction des assaillants et, bientôt, le bâtiment où ces imbéciles se terraient.

    Contrairement à Apresol, il n'y eut ici aucune somation. Les Serres ayant été engagées en premières, il n'était plus nécessaire de déterminer les intentions des bougres se trouvant à l'intérieur. Ils étaient tous, naturellement, considérés comme hostiles. Ordonnant aux Serres de se mettre en position, le vampire ne prit même pas la peine de sortir ses lames et se contenta d'ordonner l'assaut. Dans une entrée fracassante, les soldats d'élite pénétrèrent dans le bâtiment. A l'intérieur, bien plus de personnes s'étaient préparés à subir l'assaut que lors de l'assaut dans la ville précédente. Pourtant, cela ne freina nullement les fantassins à la livrée noir et sang puisqu'ils se jetèrent sur leurs adversaires, tranchant ce qu'ils pouvaient et neutralisant les cibles les plus faibles. Une fois la "première" vague lancée, le reste du groupe s'engouffra finalement dans la bâtisse. Si les Serres Pourpres parvenaient à progresser, leur avancée était naturellement plus lente et périlleuse. Quand Isolde s'approcha de Deydreus pour lui demander si elle pouvait user de magie, ce dernier haussa un sourcil amusé avant de lui répondre positivement. Bien sûr, il prendrait le soin d'observer sa façon de combattre. Les mages, spécifiquement à Drakstrang, possédaient des dons aussi variés qu'intriguant.

    Ainsi, lorsque la nécromancienne lança son attaque mentale sur le groupe de "rebelles", le vampire attendit de voir comment les choses allaient se passer. Quand les premiers hommes flanchèrent sous la pression mentale, le chevalier sombre ordonna à ses hommes de venir les saisir pour leur passer des entraves et les neutraliser. Grâce à Isolde, une vague de chaos se répandait dans cette poche de résistance. Malheureusement, l'un des adversaires sembla résister aux assauts psychologiques de l'étudiante et canalisa un sort de foudre. Son objectif était clair, frapper la brune et ainsi permettre à ses camarades de reprendre potentiellement le dessus. Seulement... La foudre n'atteignit jamais la nécromancienne. S'écrasant contre une barrière sanglante, l'électricité glissa sur le rideau vermillon cristallisé avant de s'évaporer. Surpris, le mage ennemi fit un pas en arrière, observant le vampire d'un œil inquiet.

    - Ne la touchez pas.

    Levant sa dextre, le chevalier sombre manipula sa magie élémentaire, faisant voler en multiples gouttes sanguines la protection précédente avant de les rediriger rapidement sur l'électromancien. Ce dernier, surpris, ne put réagir à temps et vit son corps se faire transpercer de part en part par de multiples pieux sanguinolents qui, se joignant finalement en un pieu violent, l'empalèrent avant de s'écarter subitement, démembrant au passage l'ancien mage ennemi. Dans toute la salle, une pluie sanguine vint se répandre sur le mobilier et contre le sol. Une vision brutale, horrifique, qui brisa instantanément l'esprit des malheureux guerriers qui affrontait la Griffe et ses troupes. Dans un geste commun, la plupart des ennemis jetèrent leurs armes et levèrent leurs mains. Tous savaient, face à cette démonstration de force, que résister n'amènerait qu'à une fin sordide.

    - Amenez les prisonniers à l'étage, sécurisez le bas. Il se tourna vers Isolde. J'aime votre pouvoir Isolde, il nous sera potentiellement utile si ces imbéciles refusent de parler.

    Quand enfin les prisonniers furent menés à l'étage, Deydreus ordonna qu'ils soient tous alignés contre les murs de la salle. Cette dernière, un ancien dortoir, ressemblait à présent bien plus à une salle d'exécution. Marchant au centre de la pièce, le vampire ôta son heaume et vint le déposer doucement contre l'une des tables de bois. Puis, il sortit d'une de ses sacoches le papier avec les noms qu'Isolde lui avait donné plus tôt. Le dépliant, le chef des armées observa chacun des prisonniers. Puis il énonça chacun des noms. La chose était assez simple à comprendre. Ils devaient se manifester, s'ils désiraient parler ou savaient quoique ce soit. Si en revanche aucune réponse ne parvenait aux oreilles du sombre chevalier, alors les choses deviendraient plus violentes. Ce fut au dernier mot, qu'enfin, l'un des captifs se décida à réagir. Se retournant vers ce dernier, le bretteur observa l'individu. Un humain, basique, au corps ni trop musclé ni trop frêle. Pas beaucoup plus âgé que le drakyn abattu plus tôt. D'ailleurs, les deux blessés précédemment avaient péri dans l'assaut. S'approchant de ce dernier, le chevalier plongea son regard vairon dans le regard du malheureux.

    - Ton nom.
    - Isvald. Isvald Morkor. Sire.
    - Hum. Il se tourna vers Isolde et deux de ses hommes. Emmenez le au rez de chaussée. Tâchez de savoir ce qu'il sait sur les noms, et s'ils ont un lien avec ceux que nous recherchons.

    Observant ensuite le jeune homme se faire enlevé, le vampire se retourna vers les autres prisonniers. A présent, un interrogatoire plus musclé allait se réaliser. Quand Isolde revint au niveau de l'étage, le dortoir était devenu une scène particulière. D'un côté, les corps des suspects non coopératifs avaient été allongés et entassés pour permettre au sang de ne se déverser qu'à un seul endroit. De l'autre, Deydreus faisait face aux trois derniers interrogés. Grognant presque, le vampire avait retiré son gant droit et terminait de gifler de sa main recouvert de sang cristallin celui à qui il parlait, griffant au passage son visage.

    - Je ne me répéterai pas. Que se passe-t-il dans ce village?

    Cherchant ses mots, le captif semblait tout d'abord vouloir refuser de parler. Puis, observant le tas de cadavres, ce dernier soupira longuement avant de finalement prendre la parole, jetant tout de même un regard noir au chef des armées.

    - Des foutus stellaires veulent changer notre façon de vivre. A nous. Fiers enfants des ombres.
    - Des ombres?
    - Ouais, on est une bonne partie dans ce village à vénérer les gardiens, et ça se faisait dans le secret, jusqu'à ce que ces enfants de viol viennent vous mener à nous à cause de leur volonté de nous changer ou nous punir.
    - Pourquoi avoir attaqué?
    - On connait votre politique depuis Sable d'or. On est pas dupes. C'était ça ou mourir.
    - Où sont les Stellaires? Vous savez un truc sur l'attaque?
    - Ils se terrent un peu plus loin, à l'est dans le village. Et ouais. Mais j'dirais rien.
    - Dommage.

    D'un geste vif de la main, le vampire enfonça une dague dans la tempe du cultiste. S'il fut agacé des manques d'informations, un tableau se dessinait petit à petit au moins pour les malheurs frappant le village. Si effectivement ce dernier était empli de cultistes, alors ils s'étaient jetés dans la gueule du loup. Retournant vers Isolde, le chevalier sombre replaçait doucement son gantelet d'acier sur sa main aux lueurs vermillon tandis qu'il venait ancrer son regard bicolore dans l'émeraude de ses prunelles.

    - Ce village est un véritable bourbier pour fanatiques. Il semble qu'une poche de Stellaires se trouve à l'est de ce village. Si nous agissons vite, nous pourrions les retrouver et voir si, enfin, ils ont un lien avec l'attentat. Que ce soit pour le prévenir ou autre chose. Même si je commence à avoir ma petite idée. Vous avez eu du nouveau sur votre interrogatoire? Les noms désignaient-ils des cibles de haute valeur ou bien des cultistes se cachant parmi nous? Un lien avec l'attentat? Les responsables peut être?

    Il écouta ensuite les propos d'Isolde, se grattant doucement la barbe en réfléchissant.

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  • Ven 1 Déc - 14:55
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    Les courants électriques envoyés par le mage n’atteignirent jamais Isolde. En effet, le guerrier s’était interposé, utilisant, lui aussi, sa magie. Une barrière faite de sang cristallisée se dressa et les éclairs vinrent arrêter leur course dessus. La brune trouvait la magie de la griffe puissante et stupéfiante, elle n’avait pas l’habitude de voir manier cet élément ainsi. Elle jeta un regard vers lui, alors qu’il invectivait le mage ennemi. Elle n’était pas non plus coutumière du fait de devoir être protégée de la sorte, mais étrangement, cela ne lui déplaisait pas. Par ailleurs, la jeune femme n’était pas au bout de ses surprises, contemplant l’action du chef des Serres Pourpres. Le pieu, rassemblant  les gouttes de sang créées par la barrière, vint empaler l’assaillant avant d’étirer sa chair pour le démembrer. Ce qui créa une effusion de sang et un tableau horrifique pour leurs opposants. La griffe n’était rien du héros de guerre qui était parfois conté à Ikusa. Il était mauvais, il ne semblait pas seulement vouloir neutraliser ses ennemis. Il voulait les anéantir, les détruire entièrement.

    Sa démonstration eut l’effet escompté, aucun ne résistait à présent, tous avaient déposé les armes, et enfin semblaient décidés à coopérer. Ils montèrent alors à l’étage, où les quelques prisonniers furent alignés. Le message paraissait clair, soit ils parlaient, soit ils étaient exécutés. Le silence fut d’abord pesant, avant qu’un des hommes ne vînt le troubler. La griffe ordonna ensuite à deux de ses hommes… et à Isolde de redescendre afin d’interroger le bandit. Elle haussa encore les sourcils, décidément, il n’était pas aisé de se laisser diriger ainsi. Oui, monsieur demeurait chef des armées, cela lui donnait le droit de beugler des ordres à tort et à travers. Mais lorsque ceux-ci étaient dirigés vers la nécromancienne, cela la contrariait. Elle ne répondit pas et se contenta de tourner les talons, manifestement agacée.

    L’assaillant était traîné dans les escaliers, lorsqu’ils arrivèrent au sous-sol, Isolde se tourna vers l’un des deux soldats.

    - « Attachez le solidement à une chaise. J’ai une petite idée, qui vous plaira très certainement. » Annonça-t-elle, dans un sourire enjoué.

    Peu de chance, en réalité, que cela pût leur plaire. Toutefois, la griffe avait décidé de confier à la mage noire cette mission. Alors, ils allaient faire les choses à sa manière, elle ne leur laissait, de toute façon, pas le choix.
    La jeune femme utilisa sa magie ténébreuse sur les deux soldats.

    - « Ne craignez rien, je sais ce que je fais. » dit-elle.

    Elle lança une faible attaque mentale, simplement pour tester leurs défenses psychiques. L’un des deux semblait résister, alors que le deuxième attrapait déjà sa tête entre ses deux mains. Elle stoppa alors le sortilège immédiatement, se dirigeant vers celui qui avait résisté.

    - « Toi, tu seras chargé de protéger mon corps. Je serais inconsciente. Rien ne doit m’arriver. » Déclara-t-elle.

    La brune vint alors près de lui, afin qu’il la tînt dans ses bras pour la soutenir. Elle n’avait pas envie de contempler son corps échoué au sol. Elle profiterait donc des bras du soldat, pendant qu’elle jouait avec l’autre. D’ailleurs, elle dirigea ses prunelles émeraudes vers celui-ci.

    - « À nous deux ! » Dit-elle, dans un sourire toujours amusé.

    Par sa puissance psychique, Isolde s’empara alors du corps du soldat, afin de le posséder entièrement. Son propre corps vacilla et tomba dans les bras de l’autre combattant. L’esprit de la brune demeurait à présent dans le corps du soldat d’élite. Elle en profita aussitôt pour lancer un regard noir à sa proie, attachée. Lui et ses hommes avaient tenté de tuer Isolde plus tôt, à l’extérieur. Et encore après, dans ce salon. Elle le gifla, d’une puissante gifle contenue dans la force surhumaine du guerrier entraîné. Il était agréable pour elle de se sentir avec une telle force. Elle abattit une seconde fois, la main puissante du possédé, sur la joue de la victime. La tête de ce dernier partit sur le côté avant de retomber vers l’avant, visiblement sonné. Elle releva alors sa tête, en tirant sur ses cheveux vers le haut.

    - « Alors, que sais-tu sur la liste de noms ? » Interrogea-t-elle.

    « La possession ? » dit-il, en se mettant à rire. « Ce n’est pas à toi que je veux parler, sale putain. »

    Isolde étira ses traits en un sourire mauvais, qui restait cependant amusé. Elle avança doucement, toujours dans le corps du soldat.

    - « Mh. Crois-tu, dans ta situation, être en mesure d’exiger quoique ce soit ? » Dit-elle, en se rapprochant de son oreille.

    Puis, sans prévenir, elle mordit férocement l’oreille de sa proie. Elle la serra des dents du possédé et tira de toutes ses forces, afin de l’arracher. Elle la recracha au sol. La victime hurlait de douleur, elle lui mit une autre gifle. Avant d’attraper de nouveau sa tête et le forcer, cette fois-ci, à contempler le sol, à regarder sa propre oreille, arrachée, sanguinolente, sur le bois.
    Elle se positionna ensuite devant lui, accroupie. L’opposant lui cracha au visage, répandant sa salive, mélangé au liquide pourpre provoqué par les nombreux coups. Elle essuya le visage du possédé, dirigeant ensuite son doigt dans sa bouche, afin de goûter une nouvelle fois son sang.
    Elle mordit à présent la lèvre de l’opposant, férocement, qu’elle arracha elle aussi en tirant dessus. Cette fois-ci, elle mastiqua la chair et l’avala entièrement.
    Le soldat, qui tenait toujours son corps inerte, semblait vouloir intervenir. Elle se retourna vers lui et lui fit un signe négatif, à l’aide de l’index.

    - « Tututu, je n’ai pas terminé. » se contenta-t-elle de dire, avant de reporter son attention vers l’opposant, qui poussa un nouveau cri de douleur.

    - « Je peux continuer ainsi avec toutes les parties de ton corps. Toutes. » annonça-t-elle, conservant un sourire sadique. « Ou alors… Tu me dis ce que tu sais à propos de ces jolis noms. »

    « Très bien. La liste de noms correspond aux gars qui devaient mener une attaque contre Tensai. » Il fit une pause, il avait du mal à parler, avec sa lèvre arrachée et un filament de sang coulait de sa bouche. « Des rebelles principalement, il y avait aussi quelques gars de chez nous. Mais… je pense qu’ils sont morts. »

    - « Tu vois quand tu veux, bon garçon. » Dit-elle, en tapotant sur sa tête.

    « Je t’emmerde. L’attentat, c’était nous. Et si c’était à refaire, on referait exactement pareil. Maudit soit le Shierak, maudits soient les Stellaires ! Gloire au Ombres, Gloire aux Gardiens ! »

    La nécromancienne leva les yeux au ciel, ne prêtant plus attention aux paroles du fanatique. Elle arrêta ensuite sa sombre magie, dépossédant le corps du soldat et revint à elle. Elle fit un clin d’œil au guerrier qui l’avait maintenue tout ce temps, puis remonta à l’étage.
    Le dernier interrogatoire semblait débuter. Elle se positionna près de la griffe, avant qu’il ne s’éloignât pour mener la question.  

    - « Eh bien, l’Empire ne fait pas beaucoup de prisonniers. » Constata-t-elle, en voyant tous les corps empilés sur le côté de la pièce, en plus du dernier interrogé.

    Isolde aperçut la main sanguine et cristallisée du vampire, elle ne posa pas de question pour le moment, elle se contenta de  l’écouter, avant de prendre la parole à son tour.

    - « La liste de noms correspondait aux individus impliqués dans une rébellion contre l’Empereur. Aussi, il a avoué que les cultistes étaient responsables de l’attentat, ce qui rejoint les paroles de celui-ci. » dit-elle, en adressant un regard à la dernière victime interrogée. « Néanmoins, je pense qu’il faut aller interroger les Stellaires. Pour confirmer la responsabilité des cultistes d’une part, et pour leur soutirer également des informations d’autre part. Visiblement, les Stellaires avaient ces enfants des Ombres dans leur viseur, depuis pas mal de temps. » Ajouta-t-elle.

    Enfin, elle s’éloigna, jaugeant le nombre de victimes dans la pièce. Lorsqu’elle se retourna, elle aperçut le soldat qui l’avait maintenue, lorsqu’elle possédait le corps de son frère d’armes. Elle n’entendait pas ce qu’il disait à la griffe, mais vu son regard, il devait lui parler des méthodes de la nécromancienne, qui n’avaient pas l’air d’être à son goût. Mais cela, elle s’en doutait.
    Alors que la troupe se préparait à se mettre en route, afin d’atteindre le camp des Stellaires, la jeune femme s’attendait à de potentielles réprimandes.  


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  • Ven 1 Déc - 17:20
    Deydreus écouta le rapport d'Isolde. Ainsi, les noms regroupaient une multitude de rebelles qui avaient souhaité perpétrer un assassinat contre l'Empereur. Un soupir las quitta les lèvres du vampire. Pourquoi ces imbéciles souhaitaient-ils attaquer un tel guerrier alors même que les Titans envoyaient leurs agents et les Archontes contre l'Empire? Alors même qu'ils tentaient, de nouveau, de rayer les mortels de la carte? La logique de ces pleutres échappait totalement au bretteur qui resta tout de même silencieux le temps que la jeune nécromancienne n'achève son discours. D'après elle, et surtout d'après les mots de l'idiot interrogé, les cultistes étaient les responsables de cette attaque. Si la chose n'étonnait pas réellement Deydreus, ce dernier se gardait bien de tirer les conclusions trop rapidement. Il était même d'accord avec la brune. Interroger les Stellaires serait leur meilleure option. Soit pour tirer définitivement les choses au clair, quitte à les innocenter ou confirmer leur complicité. Soit pour s'en faire des alliés. Car dans tout ce qui s'était dit, une chose se confirmait peu à peu, un nid de cultistes, plus ou moins grand, se trouvait dans cette bourgade. Et ils n'attendraient pas que le chef des armées et son petit groupe achèvent leur enquête.

    - Allons chercher ces Stellaires en ce cas.

    Ordonnant le début du départ, le vampire s'assura tout d'abord que les derniers prisonniers étaient exécutés. Effectivement, l'Empire ne faisait pas beaucoup de prisonniers, surtout lorsqu'ils manquaient de temps et ne pouvaient pas se permettre de laisser des ennemis capturés dans une zone aussi hostile. Par la suite, et alors que les Serres commençaient à s'en aller pour quitter le bâtiment et sécuriser la sortie, Deydreus fut approché par Versace, l'un des Serres, qui se pencha près de lui pour l'informer d'un détail intéressant. D'après le soldat d'élite, l'étudiante s'était livrée à une expérience particulièrement... Audacieuse. Haussant un sourcil, le vampire invita le nouveau "cannibale" à venir le voir tandis qu'il posait son regard vairon sur la brune aux yeux de jade.

    - Comment te sens-tu?
    - Comme quelqu'un qui vient de bouffer un plat avarié. C'est immonde putain. Comment il fait Alasker?
    - Oh arrête, tu sais bien que les Dévoreurs font ça à chaque fois. Paraît que ça finit par avoir un gout de poulet. Et puis t'as une gueule à porter du rouge.
    - Je t'emmerde, Mitch.
    - Assez. Le vampire soupira. Alberic, si tu te sens nauséeux, signale le immédiatement. La chair crue est mauvaise pour le corps humain.
    - Ca marche. Et pour elle?
    - Vous continuez de faire ce que je vous ai demandé. Personne ne touche à ses cheveux.

    Ils acquiescèrent. Sans véritablement protester. A vrai dire, et même s'ils n'appréciaient pas ce qu'il s'était passé, les Serres en avaient vu d'autres. Surtout quand ils collaboraient avec leurs frères d'armes plus... "Libres" qu'étaient les guerriers à l'armure vermillon. Laissant ses hommes se déplacer donc, le bretteur aux lames mortelles s'approcha de l'étudiante et lui fit signe de s'approcher. Quand ils passèrent finalement la porte, l'être aux yeux bicolores prit finalement la parole.

    - Que les choses soient claires. Je ne désapprouve pas vos méthodes. Il marqua une pause, fixant la jeune femme. Je vous ai demandé d'user de tous les moyens et de votre magie pour obtenir les renseignements nécessaires. Seulement, la prochaine fois, demandez à mes hommes s'ils seront d'accord pour gouter de la chair humaine. Il étira un sourire tandis qu'il replaçait son heaume. La réponse pourrait vous surprendre. Vous savez, les Serres Pourpres me sont loyaux, mais surtout, ils luttent tout comme moi constamment contre des pulsions. La plupart sont sortis de la boue et du sang, et combattront jusqu'à ce que la mort ne les emporte ou que leur psyché les pousse à rejoindre les Dévoreurs pour continuer de servir ma bannière. De ce fait, votre petit jeu aurait pu faire basculer Alberic. Et si cela avait eu lieu, nous aurions dut faire le nécessaire. Je n'ai pas de souci à voir mes hommes tomber. J'en ai si je vois leur vie gâchée. Et si cela arrive à cause d'une imprudence, je répandrai les organes de la personne responsable aux quatre coins du désert reikois, tout en gouttant chaque goutte de sang que son corps m'offrirait.  

    Sa dernière phrase avait résonné comme un léger avertissement. Non, il n'avait pas été choqué par ses méthodes. Ni même par la magie employée. A vrai dire, même l'acte cannibale lui était égal. Alasker et les dévoreurs avaient déjà fait bien pire. Ce qu'il lui reprochait, fondamentalement, c'était simplement qu'elle avait agit sans informer ses hommes. Un détail, certes, mais qu'il était bon de rappeler.

    - Restez près de moi Isolde, les ruelles nous sont hostiles et j'aimerai vous garder toute entière.

    Ainsi, la marche reprit. Etrangement, aucune attaque ne vint. Il n'y eut aucune tentative de s'en prendre à eux. Comme précedemment, les ombres se contentaient de les observer à travers les volets, mélangeant une forme de curiosité et de crainte. Si le culte des ombres était confirmé, alors effectivement, ces craintes pouvaient être justifiées.

    - Un village de cultistes acceptant en son sein des rebelles et des personnes qui rêvent de voir l'Empire à feu et à sang, et l'entièreté des mortels dans l'autre monde pour servir leurs dieux pitoyables. Un soupir quitta les lèvres du vampire. Si les Stellaires sont effectivement étrangers à cet attentat, alors leur aide pourrait ici être précieuse. Voyez comme tous ces pleutres nous observent, attendant la moindre occasion pour tenter de nous poignarder. Qu'ils viennent, mes crocs me démangent.

    Deydreus ne cachait que rarement sa nature de vampire. Et, vis à vis des agissements de la nécromancienne, le chevalier sombre était à peu près sûr qu'elle ne s'offusquerait pas du fait qu'il n'était pas humain. Surtout après ce qu'il s'était passé plus tôt. Pour le reste, le bretteur pensait ce qu'il disait. A la moindre attaque portée contre eux, le groupe armée répliquerait avec toute la férocité qui les caractérisait. Et dans l'esprit du vampire, les torches dansantes de futures flammes vindicatives venaient danser dans son esprit. Au bout d'une vingtaine de minutes, la troupe armée tomba enfin sur le lieu où les Stellaires étaient sensés se regrouper. Dans une place secondaire, une multitude de petites maisons étaient alignés et à peine entretenus, renforçant encore plus l'aspect inquiétant de la zone. Pourtant, ce n'était pas l'architecture des lieux qui étonna le vampire. Au centre de la cour, plusieurs individus se retrouvaient attachés à un poteau, et gémissaient lentement. Et la cause de ces cris provenaient indubitablement des civils les entourant.

    Portant sur eux de grands colliers marqués de Soleil ou d'un croissant lunaire, les différents protagonistes s'armaient de petits rochers qu'ils projetaient inlassablement sur le corps des prisonniers. Une scène barbare, où chaque projectile venait provoquer un bruit humide et sourd sur le corps des lapidés tandis que ce qui ressemblait aux fanatiques du shierak exultaient de joie. Un procès populaire, comme Deydreus en avait déjà entendu parler, semblait se tenir devant eux. Si sa dernière expérience avec les Stellaires remontait à l'époque où il était encore humain, le bretteur ne tenait aucune réelle rigueur envers ces derniers. Même si, dans l'idée, il s'opposait à leur fanatisme par pur principe. Pour lui, seule la Mère des Corbeaux méritait un tant soit peu d'intérêt.

    - Il semblerait que nos amis des étoiles soient eux mêmes en train de régler leurs petites affaires. Venez, allons leur poser quelques questions.

    Ordonnant ainsi à ses troupes de s'avancer, les Serres formèrent une périmètre de protection efficace afin de prévenir toute attaque potentielle des fanatiques. Seulement, ces derniers semblèrent plutôt satisfait de voir arriver les troupes loyalistes de l'Empire. Sous la clameur des Stellaires, la troupe armée fut bientôt arrivée jusqu'aux lapidés et le centre de la cour.

    - Que le Soleil illumine vos pas et que la Lune embrasse votre âme. C'est un honneur de vous voir ici messire. Et bienvenue chez nous.

    Jaugeant la femme qui venait de prendre la parole, le vampire analysa cette dernière. Vêtue d'une grande robe rouge aux cordages blancs, la rousse possédait deux prunelles bleutées et terminait une révérence bien pompeuse. Sur ses épaules, une coiffe aux motifs brodés venait terminer d'habiller ses habits de bonne facture. Sur cette dernière, on pouvait voir une sorte de fresque retraçant quelques symboles caractéristiques du Shierak.

    - A qui ai-je l'honneur?
    - Filonia. Prêtresse des enfants des étoiles. Veuillez excuser ce macabre spectacle, nous... Elle observa avec dégout les lapidés. Punissons, ceux qui osent vénérer les autres divins.

    Observant à son tour les victimes, Deydreus réfléchissait à la situation. Quittant les corps meurtris pour observer Isolde, le vampire étira un léger sourire. Le calme leur apporterait peut-être quelques réponses.

    - Je ne vais pas relever le fait que ces procès sont normalement interdits. Peu m'importe. J'ai, cependant, quelques questions à vous poser. Vous êtes au courant pour l'attaque à Apresol, n'est-ce pas?
    - J'en ai entendu parler par quelques dévots, oui.
    - Très bien. En ce cas. Expliquez-nous donc pourquoi ces derniers ont fuit. Et ce qu'il se passe ici. Il invita Isolde à s'avancer un peu plus, tournant la tête vers elle. Si vous avez également des questions, n'hésitez pas.

    Utilisations de pouvoirs:


    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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  • Dim 3 Déc - 12:21
    [PA] - Les larmes étoilées
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    Isolde sentait le regard du vampire peser sur sa personne. Elle observait furtivement, faisant mine d’être occupée à scruter les cadavres et potentiels indices aux alentours. Les soldats devaient se plaindre à leur chef suprême de ses méthodes particulières. Elle se garda de lever les yeux au ciel, en pensant à ses petits chiens dressés, qui remuaient docilement la queue devant leur maître.

    Elle descendit ensuite, prenant la direction de la porte de sortie, alors que la griffe la rappelait. Il était visiblement l’heure de sa fessée. Ils sortirent en même temps, elle se tourna presque docilement vers lui, affichant un air tout à fait innocent et naïf, aussi adorable qu’irrémédiablement faux.
    Lorsqu’il évoqua les Dévoreurs et leur manière beaucoup moins formelle de travailler, Isolde dissimula un sourire. Cela devait être quelque chose d’intéressant à observer, tant qu’elle ne demeurait pas leur proie. Aussi, lorsque le chef des Serres pourpres insistait sur le fait que l’acte de la nécromancienne, aurait pu avoir une issue sinistre, elle se retint de hausser les épaules. Il était extrêmement difficile, pour la mage noire, de se contenir. Et, malgré ses efforts, cela se voyait. Pour autant, elle ne prenait pas à la légère les menaces de la griffe. Elle connaissait ses pouvoirs et sa force, ainsi que son manque considérable d’empathie et de considération pour ses ennemis. Par ses démonstrations de puissance, depuis le début de leur aventure, il lui avait amplement prouvé ses talents. Elle ne comptait pas du tout se le mettre à dos. Toutefois, cela ne l’empêchait pas de répondre, de manière courtoise, sans renier qui elle était, sa nature profonde.

    - « Voici une promesse que je m’efforcerai de ne pas oublier. » Lui répondit-elle, évoquant la dernière parole du vampire. « Aussi, je demanderai l’autorisation la prochaine fois, messire. » Dit-elle, en insistant sur le dernier mot, rendant ainsi, volontairement, ses propos plus pompeux.

    Ils marchèrent ensuite en direction de leur prochain objectif. L’étudiante restait près du chevalier, ce dernier lui ayant demandé d’agir ainsi, par précaution. Ce qu’elle fit, amusée par sa manière de la formuler. Elle avait réagi par un sourire amusé, en continuant d’avancer, jetant, de temps à autres, des regards aux alentours. Elle se sentait scrutée, par les habitants de ce curieux village, aux tendances fanatiques extrémistes.
    Le guerrier partageait son opinion sur les lieux, il sentait cette tension, bien que silencieuse pour le moment. Lorsqu’il mentionna ses crocs, Isolde eut la réponse définitive à ses suppositions. La griffe de l’Empire appartenait à la race de ces créatures obscures, à ces êtres maudits de la nuit. Évidemment, cela ne la gênait pas le moins du monde. Par ailleurs, elle avait elle-même pensé à s’approprier cet état. Mais elle se ravisa, étant donné les contraintes évidentes liées au vampirisme. Au lieu de cela, elle avait opté pour une toute autre méthode pour atteindre l’immortalité. Chose qu’elle comptait mettre en application dans les mois à venir. Cela dit, Elle ne possédait aucunement l’envie d’en faire part à la griffe. Ce serait plutôt mal vu, vis-à-vis de l’Empire reikois.

    - « Vos crocs ? Ou votre soif, qui commence à se faire ressentir ? » lança-t-elle.

    Elle ne connaissait rien du régime alimentaire du vampire. Il se nourrissait certes de sang, mais de quelle manière ? Est-ce qu’il puisait directement à la source, enfonçant ses canines acérées dans la jugulaire de ses proies ? Ou bien, du sang qui avait été déjà prélevé en avance, ou encore du sang uniquement animal ? Tant d’interrogations qu’elle n’allait pas tenter de vérifier pour le moment.

    Le reste du chemin se termina en silence. Isolde contempla la scène qui se déroulait sous ses yeux, lorsqu’elle fut arrivée sur la place. De véritables exécutions sommaires se révélaient aux troupes impériales, sans jugement préalable et par simple décision d’un groupe religieux. L’étudiante ne paraissait pas choquée par la situation, ni même indignée. Elle trouvait cela plutôt normal. Elle pensait, depuis quelques temps, que le pouvoir religieux du Shierak ne prédominait pas assez. Elle, qui pourtant, prônait la liberté, au sein de son propre culte. Elle se disait à présent, qu’un peu plus de rigueur ne leur faisait pas de mal. Avec davantage de fermeté religieuse, la recrudescence des fanatiques appartenant aux autres cultes, n’aurait jamais eu lieu. Les reikois devaient rester en pleine possession de pouvoir, et cela, devait obligatoirement passer aussi, par la voie spirituelle. Une armée forte, une Foi grandissante et un équilibre entre les deux, pour renforcer l’Empire et contrer les attaques ennemies.

    Finissant d’écouter une prêtresse Stellaire qui s’adressait à la griffe, la nécromancienne dirigea son regard émeraude vers les prisonniers ligotés. Plusieurs fidèles leur balançait des petites pierres, sous les cris, qui déchiraient la nuit étoilée. Le cœur de la brune se mit à battre de manière plus rapide. De plus en plus, ces derniers temps, les envies de violence s’insinuaient, vicieusement, dans l’esprit de l’étudiante. D’observer ces actions punitives, menées par cette inquisition arbitraire, lui offrait de nouvelles perspectives. Elle se voyait elle-même ramasser une pierre et infliger le même traitement, à ces hérétiques envahisseurs. Et d’imaginer cette action ne semblait pas lui déplaire. Au contraire, une lueur d’excitation traversa son regard.

    Elle fut cependant ramenée à la réalité par le chevalier. Isolde se rapprocha des deux protagonistes, saluant également la prêtresse, avant de l’écouter répondre.

    « Ils n’ont pas fuit, messire. Ils étaient simplement sur les traces des fauteurs de trouble. Ce sont eux, les hérétiques que nous punissons actuellement, les responsables de ce terrible attentat. Des adeptes du culte des Ombres. Et il y en a plus que vous ne le pensez. Nous sommes les Stellaires, les seuls, sauf votre respect, qui usons de tout notre pouvoir, pour mettre à mal ces traîtres. Dans sa voie actuelle, le Shierak est faible, impuissant face à l’hérésie grandissante qui menace notre peuple. »

    - Et comment comptez-vous faire cela ? » Interrogea Isolde, manifestement très curieuse de la suite.

     « Nous condamnerons fermement les hérétiques, nous les punirons par lapidations. Nous érigerons des bûchers pour purifier les impurs. Tout hérétique sera soumis à la volonté du feu sacré. »

    À cette phrase, les dévots prirent des torches, afin d’allumer les différents brasiers au centre de la place. Ils comptaient bien mettre leurs paroles à exécution. À moins que le chef des armées ne s’interpose, les cultistes allaient prendre feu dans cette partie du village, gouverné par les Stellaires.

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  • Dim 3 Déc - 14:52
    Ecoutant les propos de la Stellaire, Deydreus affichait une mine sombre. S'il n'avait jamais aimer le fanatisme religieux, le bretteur n'avait pas réellement apprécié la remarque de la prêtresse vis à vis de leurs actions. Ou plutôt, vis à vis du laxisme de l'armée par rapport aux fanatiques. Quand plus de cent milles hommes se mobilisaient pour aller affronter jusqu'à la mort des créatures divines pour sauver le monde de la folie de dieux corrompus, il était curieux de leur reprocher de ne pas se préoccuper en préventif d'êtres ne partageant pas leur foi. Surtout, Deydreus avait déjà vu par le passé le sort qu'ils réservaient à ceux qu'ils jugeaient indignes, même lorsqu'ils étaient aussi pro-shierak. Gardant cependant ses réflexions pour lui, le chef des armées haussa un sourcil en sentant le rythme cardiaque de la jeune femme à ses côtés augmenter. S'il avait déjà senti cela un peu plus tôt, l'annonce du bûcher semblait avoir déclenché quelque chose. Fixant cependant la prêtresse qui attendait une quelconque remarque du bretteur, ce dernier soupira longuement avant de faire signe à Mitch de s'approcher.

    - Formez moi un périmètre de sécurité autour de la zone.
    - Chef?
    - Le brasier et les cris qu'il va y avoir vont forcément attirer quelques troubles fêtes. A nous de les contenir.
    - Reçu.

    S'écartant alors du trio, le fantassin d'élite s'empressa de transmettre les ordres du dirigeant des Serres Pourpres, tandis que ce dernier répondait enfin à Filonia.

    - N'oubliez pas, cependant, que notre nation est toujours régie par des lois. Ce qui nous différencie des imbéciles de Shoumei depuis toujours, c'est notre défiance vis à vis de la soumission aveugle. Si je tolère aujourd'hui vos actions, n'oubliez pas que ces dernières sont normalement l'issue d'un procès équitable dressé par des autorités. Et non pas guidés par la ferveur et l'émotion. Vous n'êtes pas comme ces animaux de divinistes. N'agissez pas pareil.
    - Nul était notre attention messire. Elle fit une courte révérence. Nous ne souhaitons que punir celles et ceux qui s'en prennent à notre foi et nos vie.
    - Et c'est tout à votre honneur. Je ne faisais qu'un rappel. Pour le reste, vous ne détenez sans doute pas tous les responsables de l'attentat. Probablement seulement de petits complices.
    - Comment?
    - Plusieurs mages de feu, dont un puissant, semblent être à l'origine des détonations. Et ce n'est pas quelques cordages qui les empêcheraient d'utiliser leur mana. C'est aussi pour cela que je dresse ce périmètre. Avec ce bûcher, vous rendrez une justice partielle mais nous permettrez de délivrer une justice totale.
    - J'apprécie votre honnêteté messire, tout comme votre jugement. Dites nous, si vous avez besoin de quoique ce soit. Je vais aller prier au niveau de ces hérétiques, pour tenter d'accorder à leurs âmes le pardon des Astres avant que le feu ne les réclame.

    Elle partit alors, commençant ses préparations. Enlevant de nouveau son heaume, le chevalier sombre soupira longuement avant d'inviter Isolde à le suivre jusqu'à un banc situé non loin. Bientôt, les flammes d'un jugement religieux s'abattrait sur des âmes dont il n'avait cure, mais il souhaitait tout de même répondre à quelques questions de la nécromancienne.

    - Asseyez-vous. Il marqua une pause, attendant que la belle ne vienne se placer près de lui. Pour répondre à votre question de tout à l'heure. Oui. C'est ma soif qui commence à faire effet. Vous l'aurez sans doute compris, je suis un vampire. De fait, je me nourris de sang. Et cela fait plusieurs jours que je n'en ai pas consommé. Si je force mon corps à demeurer dans cet état pour aiguiser mes sens, je ne peux nier avoir envie de me nourrir. Et cela implique généralement que mes crocs. Il passa sa langue doucement sur ces dernières, les affichant à la brune. Se plantent dans la gorge d'une personne. Parfois consentante, parfois non. Surtout sur un champ de bataille.

    Il attendit quelques instants, observant les buches qui étaient placées aux pieds des lapidés qui, à peine conscients, ne firent que gémir lamentablement tandis qu'on préparait leur prochaine exécution.

    - J'ai senti votre cœur, tout à l'heure. Je ne saurais dire s'il s'agit de choc ou d'intérêt. Mais cela semble nouveau, pour vous. Ce genre de scènes j'entends. Il étira un léger sourire carnassier. Ce n'est rien, par rapport au spectacle qu'ils vont vous offrir. Il reporta son attention sur les futurs brulés. J'ai connu des Stellaires autrefois. Si je comprends leur foi, et la rigueur de leur fanatisme, je n'en suis pas appréciateur en temps normal. Seulement... Avec la venue des Archontes, et l'éveil des Titans, je préfère largement avoir des concitoyens partageant une religion que je connais plutôt que des esprits trop libres admirateurs des ennemis divins que mes épées viennent trancher. Cependant, j'espère juste que leur ferveur ne voilera pas leur esprit face aux autorités. Qu'ils comprendront, toujours, que l'ordre public est plus important qu'une quelconque croyance. Je n'ai aucune pitié pour ces cultistes. Mais je n'en aurais pas plus pour un Stellaire s'il massacrait un village d'innocents.

    Un nouveau sourire glissa sur ses lèvres alors qu'il repensait au village de Rêve, et au massacre qui s'en était suivi. Il était, quelque part, un peu ironique de sa part d'établir de tels propos quand on savait ce que le sombre chevalier avait fait pour le Reike au cours de sa vie. Enfin. Ce n'était dans le fond qu'un détail, car son idée était toujours la même. Les forts dominant les faibles. Et les mortels s'élevant par dessus les barrières dressés par les Titans. Pour atteindre ce but, tous les coups étaient permis. Reportant de nouveau son attention sur la brune, le guerrier aux yeux hétérochromes laissa son regard courir sur ses formes jusqu'à finalement atteindre son poignet droit. S'il trouvait la jeune femme charmante, il ne pouvait s'empêcher de repenser mentalement à Talia. Et à la similitude de leurs traits. Il vint alors attraper doucement la main de l'étudiante, passant son doigt ganté sur son poignet.

    - Dîtes moi Isolde, que signifie cette marque pour vous? Que ressentez-vous, en tant que reikoise face au monde qui nous entoure?

    Les cris des "hérétiques" résonnèrent alors dans l'air. Le feu avait commencé. Sous les prières de la prêtresse, les flammes commencèrent à s'élever rapidement sur les corps des malheureux. Une fin en soit assez horrible, qui ne choquait plus du tout le bretteur qui avait assisté, et même réalisé, ce genre de choses des centaines de fois. Pour le vampire, l'odeur de la chair brûlée n'était plus qu'un doux parfum le rappelant à sa mortalité et, surtout, à toutes ces guerres passées. Et à toute cette violence qu'il appréciait tant. Ecoutant cependant la réponse de la brune, le chevalier ne détourna pas son regard bicolore de l'émeraude de la jeune femme, si ce n'est pour observer quelques instants ses lèvres. En lui, la douce envie de venir mordre ces dernières avant de plonger ses crocs dans son cou glissa rapidement, avant d'être chassée par la volonté d'acier du bretteur aux lames sinistres.

    - Parlez-moi un peu de vous. Quel est votre but à Drakstrang? Vis à vis des magies que vous manipulez, j'imagine que vous étudiez la magie noire? Désirez-vous devenir une créatrice de Driv'Zafra? Ou bien souhaitez-vous plutôt vous diriger vers le côté tortionnaire de nos services secrets? Il étira un léger sourire, fixant la belle. Je vous vois bien dans cette seconde catégorie.

    Un trait d'humour, pourtant annoncé avec la même voix neutre. Pourtant, les quelques expressions traversant le visage cicatrisé du chef des armées trahissaient le fait qu'il appréciait cette petite discussion, tout comme la compagnie de l'étudiante. Finalement, ses yeux commencèrent à se tourner vers le brasier et les corps encore gesticulant des exécutés.

    - Il y a quelque chose de magnifique à voir de tels brasiers en pleine nuit. Dites moi, Isolde. Que pensez-vous de ce que nous vivons actuellement?

    Un moment de calme, comme pour profiter d'une tempête à venir. Reportant ses yeux sur la brune à ses côtés, le chevalier sentit comme son visage s'approcher doucement. Ou bien était-ce dut aux reflets des flammes incandescentes dans l'émeraude de son regard?

    Utilisations de pouvoirs:


    [PA] - Les larmes étoilées [Deydreus] Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


    Citoyen du Reike
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    Isolde Malkyn
    Isolde Malkyn
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    Info personnage
    Race: Humaine
    Vocation: Mage noir
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    qui suis-je ?:
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  • Lun 4 Déc - 13:10
    [PA] - Les larmes étoilées
    Feat Deydreus

    L’étudiante s’attendait à ce que les serres pourpres reçoivent l’ordre de mettre fin aux agissements des Stellaires, en éteignant les brasiers. Afin de libérer les prisonniers, même s’ils devaient périr de leurs propres lames. Au lieu de cela, leur chef déploya plutôt les troupes pour sécuriser les lieux, anéantir les tentatives de rebellions des autres hérétiques. Ainsi, il n’intervenait pas et autorisait la mise à mort sur les bûchers. Isolde restait plutôt surprise, agréablement. Elle se dit qu’un bon bûcher d’hérétiques sur la place de village, voilà qui avait de quoi remettre les idées en place. Puis, dans son esprit, même si à la base, elle n’était pas une farouche opposée des autres croyances, elle restait fascinée par cette idée de purification par le feu. Il y avait quelque chose de poétique dans cette exécution, comme un dernier signe de repentance, par le feu sacré.

    Ce fut d’ailleurs ce que laissa comprendre la prêtresse Stellaire, lorsqu’elle partit prier pour les âmes des hérétiques. Certes, il existait une punition arbitraire, dans cet acte. Toutefois, le divin faisait aussi son œuvre. Preuve que ce groupe extrémiste n’agissait pas simplement en bourreau, mais déclenchait une action salvatrice. Et ce geste parlait à l’étudiante, elle n’en était pas insensible. Elle comprenait leur volonté et trouvait leur cause juste. Ils croyaient en leur idéal et ils faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour le défendre. Et même si cela amenait à faire justice eux-mêmes, parce qu’ils se savaient dans le juste et le vrai.

    La jeune femme suivit le guerrier, suite à la demande de celui-ci. Elle s’assit sur le banc à sa suite, posant une jambe repliée sur le côté. Réajustant sa longue tresse ébène, elle écouta les propos du chevalier.

    - « Je l’avais effectivement deviné. Il y a beaucoup de proies potentielles en ces lieux, pour le chasseur que vous êtes. » Répondit-elle, sans émotion particulière, même si cela ne lui déplairait pas de le voir en action.

    Lorsqu’il évoqua le fait d’avoir ressenti les battements de son cœur, cela déclencha le même effet sur Isolde. C’était pour le moins intéressant, qu’il pût avoir accès à certaines de ses fortes émotions. Un léger sourire amusé se dessina sur ses lèvres rosées, à cette idée.
    Toutefois, elle grimaça un peu, lorsqu’il mentionna l’ordre et sa domination sur la croyance. Elle n’était pas d’accord avec les propos de la griffe.

    - « Vous n’êtes pas un fidèle du Shierak, n’est-ce pas ? Je ne partage pas votre avis… messire. » Se hâte-t-elle d’ajouter le dernier mot. « Je ne pense pas que la séparation de la foi et de la nation soit une bonne chose. Aussi, je n’ai pas l’impression que les Stellaires punissent des innocents, jusqu’à maintenant. »

    Après tout, ces hérétiques qui allaient brûler dans les flammes salvatrices, étaient les mêmes qui avaient commis un effroyable attentat, massacrant des fidèles. Des innocents qui célébraient dans la joie, homme, femmes, vieillards, enfants. Les vrais criminels portaient l’insigne des Ombres. Pas ceux de la lumière des Astres.
    La brune tressaillit lorsqu’elle sentit le guerrier attraper sa main. Elle se retourna subitement vers lui. Il scrutait son poignet.

    - « Je suis fière d’être reikoise. Cela ne changera jamais. Cette marque, je la porte avec honneur et respect. » Répondit-elle, sincèrement.

    Elle gardait précieusement sa marque d’allégeance à l’Empire visible. Elle ne se cachait jamais d’être fidèle au Reike. Même si le service qu’elle lui rendait n’était pas toujours exemplaire. En effet, la jeune femme faisait toujours passer ses propres intérêts avant le reste.
    Les premiers cris retentirent alors dans la nuit, elle tourna subitement ses prunelles émeraudes, qui s’illuminèrent du feu purificateur. Les battements de son cœur s’accéléraient à nouveau, elle trouvait le tableau absolument sublime. Elle ferma les yeux un instant, récitant silencieusement une prière adressée à la Lune. Ouvrant les paupières, elle fut confrontée au regard du vampire sur ses lèvres, puis sur son cou. Elle plissa presque imperceptiblement les yeux, avant de l’écouter l’interroger une nouvelle fois. Elle sourit doucement, se perdant dans ses pensées. Elle ne pouvait pas lui dire la vérité sur ses intentions futures. Au demeurant, elle ne savait pas précisément ce qu’elle allait réaliser. Pouvait-elle continuer ses études, devenir chercheuse, érudite, alors que les battements de son cœur allaient bientôt s’arrêter pour toujours. Elle restait condamnée, même si c’était la voie qu’elle avait choisi. Cela lui fermait aussi beaucoup de portes, elle en était consciente.

    - « J’étudie effectivement la magie noire. Je possède certains talents pour la nécromancie. » dit-elle, modestement, sans paraître trop enthousiaste. « Cependant, je ne sais pas encore vers quelle voie m’orienter. Je note cela dit vos propositions qui restent, en effet, très alléchantes. »

    La nécromancienne restait, volontairement, très évasive. Elle n’était de toute façon pas en mesure, à l’heure actuelle, de lui apporter une réponse plus détaillée et précise.
    Les paroles qui suivirent la désorientèrent un peu, parce qu’elle ne savait pas réellement ce que le guerrier entendait par là. Il semblait la courtiser, ou du moins, apprécier sa compagnie. Ce qui restait évidemment flatteur. Cependant, elle restait sur ses gardes, l’homme assis à ses côtés demeurait la griffe de l’Empire. Et aussi, un vampire très puissant, qui avait détourné avec envie son regard sur elle. La brune paraissait quelque peu gênée de la situation, bien qu’elle chassât rapidement cette pensée, grâce à son aisance naturelle.

    - « Vous devriez effacer cette idée de votre esprit. » Lança-t-elle, un sourire aux lèvres, avant de se lever.

    Elle détourna le regard en direction des bûchers, en effet, il semblait y avoir de l’agitation. Sa vision nocturne lui permettait de percevoir plusieurs silhouettes approcher, derrière les bosquets qui dissimulaient les premières habitations. Elle se tenait prête, observant le chef des armées et restant près de lui, au cas-où les évènements prendraient une plus mauvaise tournure.

    CENDRES


    I am a mortal, but nothing human inside. What will be left of me when I'm dead ?


    La berceuse d'Isolde
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