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    L'Amiral Bigorneau
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  • Lun 8 Jan - 20:00
    - LA QUÊTE DE LA TÊTE -

    La Quête de la Tête [Pirates et compagnie] PIRRRRATE



    Au beau milieu d'innombrables hurlements et d'explosions dans lesquelles copeaux et braises étaient agités en une véritable tempête ardente, l'Amiral Bigorneau s'avançait à grande peine, une main sur son tricorne pour éviter de le perdre durant les bourrasques déclenchées par les détonations et l'autre, fermement accrochée à la poignée de son sabre. Partiellement protégé des tirs par la coque de son navire, il progressait au niveau des sabords pour découvrir Eustache le Boscambusier qui faisait office de véritable canon vivant en projetant une multitude de billes à l'aide de sa force herculéenne. Les tirs faisaient mouche et les hommes de l'embarcation ennemie qui faisaient pleuvoir le feu à tribord tombaient dans d'immenses effusions sanglantes lorsque les projectiles métalliques chauffés à blanc pénétraient le bois pour venir rebondir à toute allure juste au dessus du faux-pont en sifflant sur leur passage. L'Amiral tapota l'épaule démesurée de son collègue aux traits crustacéens et vint beugler dans ses oreilles -ou l'équivalent, peu importait- quelques mots d'encouragement :

    "Continue à tirer mon grand ! Maintiens la pression, tu fais un boulot formidable ! On va bientôt virer de bord et cogner, prépare-toi à passer au contact !"

    La conversation entre l'Elémentaire et le cuisinier de bord fut de courte durée. Le homard géant était peu causant de base, mais il le devenait encore moins lorsqu'un titanesque harpon enduit d'huile brûlante se torpillait à toute allure en plein milieu du bâtiment dans un craquement monumental. Séparés par le projectile immense qui avait manqué de peu de les hacher menus l'un comme l'autre pour faire une jolie salade de fruits de mer, les deux pirates se gratifièrent d'une silencieuse salutation et l'Amiral continua sa chaotique supervision de la bataille sanglante. Passant sous une trappe entrouverte, il fit appel à ses facultés magiques et invoqua par les interstices une tornade d'eau salée qui lui permit une ascension jusqu'au pont principal. Jouant de sa vitesse surhumaine, il bondit en esquivant à la hâte un carreau de baliste qui lui était clairement adressé puis fit tournoyer sa lame pour parer à la hâte quelques flèches enflammées qu'on lui jetait à la gueule.

    "Foutredieu de bordel de merde, ces petits racaillons ne nous lâcheront pas d'une semelle !"

    S'abaissant par réflexe lorsqu'il entendit le hurlement emblématique des canons de la Renégate, l'Amiral pivota pour être témoin du coin de l'œil des assauts meurtriers dont se rendaient responsables Saumâtre et ses hommes et constata avec joie que les armes volées aux culs-bleus faisaient leur petit effet, chose d'autant plus vraie lorsque lesdites armes étaient retournées contre leurs supposés propriétaires. Bigorneau aurait aimé lui aussi pouvoir jouer de sa carte maîtresse mais du fait d'un butin bien trop conséquent qu'ils avaient chipé près d'un avant-poste côtier de l'Office Républicain, ils étaient condamnés à rester en surface et à prier pour que l'escorte de Saumâtre s'avère suffisante pour repousser les attaques de ces foutus justiciers de la Nation Bleue.

    Trois bateaux, trois putain de bateaux de guerre dépêchés pour aller s'occuper de faire couler deux pauvres navires pirates. N'était-ce pas un poil excessif ? Les marins de la Flotte sans nom (parce qu'on avait pas encore trouvé) s'étaient cependant fait une sacrée notoriété en très peu de temps et nul doute qu'en cette période consacrée à la sécurité et à l'amplification de la puissance de la marine nationale, les républicains étaient un petit peu moins blagueurs qu'à l'accoutumée. Il fallait les comprendre aussi, ça ne devait être rigolo que très peu de temps de se faire harceler par la voie des eaux lorsqu'on était déjà en constante bataille contre ses propres alliés. Pointant son sabre en direction de l'embarcation la plus dangereuse et la mieux armée, à savoir la plus proche, Bigorneau beugla :

    "Mr. Doudou, assistez-moi en prenant la barre ! On va virer de bord et éperonner ces enculés, sinon Saumâtre va nous chaparder la vedette !"

    Les pirates avaient les dents longues, les pirates tritons... deux fois plus ! Saumâtre était un élément-clé de la Flotte mais en l'absence de bonne raison de croire au pouvoir du légendaire Capitaine de la Ginette, le marin du récif noir ne tarderait pas à entrevoir l'idée d'un changement d'allégeance. Pour s'assurer de la bonne évolution de ses propres projets et pour se prémunir d'un coup de dague crantée dans le buffet, l'Amiral se devait donc de sortir le grand jeu en toutes circonstances. Marimba fureta entre les gambettes de ses frères d'armes et réapparut en un rien de temps au niveau de la barre que lui avait indiqué l'Amiral et lorsqu'il donna le signal, Bigorneau fit apparaître sous ses pieds deux petits vortex aquatiques ayant pour objectif de le tenir solidement en place au milieu du pont lors du brutal virage qu'ils s'apprêtaient à amorcer. Hurlant à pleins poumons, il ordonna à ceux qui n'étaient pas partis à l'abordage :

    "ON S'ACCROCHE ! CA VA TOURNER SEC !"

    De sa main libre, il fit mine de saisir une barre invisible et se cramponna à l'objet imaginaire avant d'effectuer une brutale rotation en parfaite synchronisation avec Doudou qui l'observait de loin. L'action mécanique couplée à la manoeuvre magique eut l'effet de brutalement faire virer le navire de bord, le plaçant parfaitement de travers pour amorcer l'assaut frontal. Tonneaux, caissettes et autres armes abandonnés furent jetés dans tous les sens mais Bigorneau, quant à lui, vint conserver sa posture en embrassant le mouvement des vagues sauvages, pianotant ensuite dans les airs pour former du néant une arme flottante. L'eau sortie de l'océan s'accumula au dessus de ses doigts, formant en un rien de temps un titanesque trident fait d'eau comprimée par magie. Une fois son projectile préparé, il hurla :

    "FEU ! QUE DIABLE ! FEU !"

    Mimant de jeter l'objet énorme, il balança son bras en avant et le trident fut catapulté à toute vitesse, passant juste en dessous de sa voilure pour s'empaler dans le Grand-Mat ennemi, le démolissant d'un seul coup en charcutant au passage plusieurs soldats de la Nation Bleue qui s'envolèrent dans une explosion d'eau empourprée et de tripailles morcelée. Criant sa victoire en dansant sur le pont comme un forcené, l'Amiral se retourna vers l'axolotl et lança par dessus les explosions :

    "T'as vu ça mon Doudou ? T'as vu c'que je viens de leur mettre ?!"
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    Doudou Marimba
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  • Lun 8 Jan - 22:14
    D’un geste rageur, l’hybride mit un coup de pied dans le bois verdâtre de la Ginette, et posa ses deux index sur ses tempes afin de canaliser au mieux les neurones qu’il avait l’impression de perdre à chaque détonation.
    - Charogne borgne…Con des tes morts…Doudou Marimba s’échinait  à compter comme il pouvait, entre les explosions, les odeurs âcres et les clameurs de cette bataille navale ridicule, il avait du mal à se concentrer. Et calculer dans un bordel cataclysmique c'est pas la chose la plus aisée à faire, surtout quand la table tremble de toutes parts.
    -Alors, en partant du principe que Bouffon Bleu 1 est à une vitesse moyenne de 9,5 nœuds, et Bouffon Bleu 2 plus ou moins 11 nœuds, ça voudrait dire que Bouffon Bleu 3….

    L’hybride baragouinait ce qu’il pouvait tout en essayant d’analyser une carte crasseuse et en piteux état. Il allait pour crier une information, lorsqu'il sentit un frisson désagréable lui parcourir le dos. Le navigateur leva sa petite tête allongée, pour apercevoir son patron un peu plus loin. Oulalala, il connaissait ce regard. Ses branchies se redressèrent d’un seul coup d’un seul, et il se précipita vers le timon. Zigzagant avec aisance, évitant un tonneau qui roulait par-ci, un corps qui tombait sans vie par là, il arriva sans peine à l’arrière-pont.

    Presque instantanément, il agrippa fermement le gouvernail, et en simultanée avec l’Amiral Bigorneau, Marimba s’engagea dans une manœuvre forcée avec le navire.

    - CHA…RO…GNE…A….CUL…BORDÉ…DE...NOUILLES...

    En un temps record et dans un violent mouvement, la Ginette fit un revirement spectaculairement, trônant de manière insolente devant l’un des vaisseaux les plus retors du conflit. Bigorneau se tenait, tout fier de lui, au milieu de vacarme retentissant, agitant son arme comme un triton palmé agitait sa queue pour appâter sa donzelle.

    Alors qu’il souhaitait se remettre sur sa carte, le compas de l'axolotl faillit lui filer de la poche, et l’hybride, en voulant le rattraper, faillit atterrir sur le postérieur. Bah voilà, de toute façon c’était toujours comme ça. Déjà pas moyen de se la jouer discrétos, naaan, fallait faire de l’esbrouffe. Pis avec le Saumâtre là, fallait toujours qu’ils en fassent tout un patacoin avec leur équipage. Pas moyen d’hydrographer tranquille. Observant la situation autour de lui, il analysait le mouvement des vagues par delà la rambarde, et huma l’air, ses yeux globuleux plissés. La flotte du Capitaine Saumâtre n’était pas très loin, mais assez éloignée pour tenter de chahuter un peu les puterelles qui leur collaient aux nageoires.

    Quand l’Amiral le héla pour lui demander de reprendre la barre, il pesta contre tous les ancêtres de l'élémentaire, enfin pas trop fort non plus, et se reposta derrière le timon en hurlant :

    - AYE AMIRAL ! ATTENTION LEUR BARCASSE EST UNE RAPIDE, ON LES AURA PAS EN VITESSE !

    Ca n’eut pas l’air de décourager Bigorneau le moins du monde, qui avait déjà fait virevolter son arme aquatique pour la faire arriver chez les nodocéphales d’en face. Toujours impressionné par le talent grotesque de son patron, Doudou se contenta de lui répondre, pour faire suite à sa mise en garde.

    - Ah bah vous les aurez par la force, oui ça oui, ça oui oui, comme d’hab quoi, ouaip.

    Il s'apprêtait enfin à revaloriser les fameuses distances et vitesses, mais par Kaiyo, les Océans en avait décidé autrement ! Il y eut une nouvelle sorte de grabuge, des cris et des sifflements fusèrent : les marins d’eau douce du bateau ennemi avaient profité de ce rapprochement inopiné afin d’envoyer grappins et encore plus de projectiles pétaradants. La bonne affaire !

    - TENTATIVE D’ABORDAGE À BÂBORD AMIRAL ! Hurla Doudou, en louvoyant entre deux courants violents, tout près de l’embarcation de la Nation Bleue, afin de créer un fracas de vagues entre les deux navires de ligne.

    La Ginette grinça en un son menaçant, et avec l’aide de son propriétaire ainsi que du mouvement imposé par le navigateur, il y eut le résultat escompté. Et quel résultat ! Des vagues vengeresses et rageuses vinrent s’écraser sans retenue sur la caraque, la faisant dangereusement tanguer, ce qui n’était pas anodin vu son envergure. ! Cela devrait complexifier leur champs de possible en matière de manoeuvrage.

    Déjà qu’on avait les voisins de devant qui tapaient à la porte, il allait quand même pas laisser tous ces écornifleurs se tailler l’invit’ sur la Gigi !
    HO HO HO !
    HO HO HO !
    Capitaine Saumâtre
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  • Lun 8 Jan - 23:46



    Respirant à plein poumons, le triton nauséabond étirait un large sourire alors que les canons de la Renégate venaient de cracher une nouvelle salve en direction de l'un des navires républicains. Dans un fracas retentissant, les boulets vinrent se ficher dans la coque du bateau adverse. Une multitude de copeaux de bois furent projetés contre les pauvres marins qui tentaient tant bien que mal d'anticiper la violence du coup reçu. Des bras furent arrachés, des hurlements poussés et, surtout, des culs-bleus tués. Ricanant gravement et de manière particulièrement mauvaise, Saumâtre laissa de nouveau l'odeur du sang glisser jusqu'à ses narines, se mêlant aux embruns salés et l'odeur de la poudre. Qu'il était bon d'être un pirate en ces temps si chaotiques!

    Et pourtant, la situation actuelle n'était pas si glorieuse. Trois navettes républicaines lancées contre la Ginette et son escorte. Une vengeance violente contre un larcin audacieux contre un pauvre avant-poste. Enfin pauvre. Pas assez pour que les pirates l'ignorent. De fait, ils avaient commis leur méfait et s'en étaient allés, avant de tomber proue à proue avec une mini flotte particulièrement vindicative. Et à présent. Le chaos régnait sur les flots.

    - Allez les artilleurs! On prépare une nouvelle salve! Syrtes, tu nous fait bouger pour qu'on s'aligne avec ces minables! Les voltigeurs, à la flotte!
    - CAP'TAINE, LA GINETTE BOUGE!!!
    - Enfoiré de Bigorneau, il veut faire le beau encore pas vrai? OK LES GARS, ON CONTINUE SUR NOTRE RAFIOT? ON LE DEFONCE POUR ENSUITE DEGOMMER LE DERNIER NAVIRE!

    Il y avait trois bateaux. Deux navires pirates. Ils en descendraient surement chacun un. Alors, à présent, il fallait détruire le dernier avant la Ginette. Pivotant légèrement tout en profitant du vent, la Renégate offrit son flanc bâbord au navire qu'elle venait de harceler et dans un grincement sourd, les sabords du bateau pirate s'ouvrirent de nouveau, avant que des flammes ne jaillissent de ses entrailles. Cette fois, la salve frappa la coque basse du navire ainsi que ses zones supérieurs. Dans de nouveaux hurlements terrifiés, les marins républicains tentèrent de répondre en usant de leurs balistes et autres machines de guerre, se voyant harcelés par celles de la frégate d'escorte de la flotte sans nom qui serait bientôt la Flotte des Profondeurs. Car oui, Saumâtre y tenait à ce putain de nom.

    Une profonde vibration secoua un instant le Renégate alors qu'un trait de baliste venait de se ficher dans une des rembardes. Et dans Jocelin. Pauvre Jocelin. Enfin. On vivait pas une vie de pirate pour ensuite se plaindre quand lors d'échauffourés l'un des notres tombait. Et puis c'était pas Syrtes Jocelin. Alors c'était pas si grave. Cependant, le tir provoqua chez Saumâtre l'envie de se venger par pur principe. Canalisant sa magie, le triton s'approcha du bord de son navire et hurla à pleins poumons alors qu'il libérait sa magie.

    - HEY LES FILS DE PUTE!

    Puis, dans un grondement, une violente tornade de courant acéré vint frôler la surface de l'eau pour former une trombe qui s'abattit violemment sur le pont adverse, déchirant les voiles et tous les malheureux qui se trouvaient dans la zone. Quand la tornade cessa, les voltigeurs avaient déjà fait la traversée et grimpaient à présent sur le navire républicain. Bientôt, le pont n'était plus que chaos et violence, tandis que le bruit singulier de canons se replaçant dans leurs sabords respectifs se fit entendre aux délicates oreilles de l'enfant du Récif Noir.

    - Feu.

    Et la pluie mortifère reprit de plus belle. De nouveau, les éclats de bois. De nouveau, des hurlements provenant des humains minables de la nation bleue. Le bateau républicain faisait à présent peine à voir. A moitié sous l'eau, le vaisseau des culs-bleus n'avait également plus de voiles en bon état et les cordages fouettaient l'air tandis qu'ils cédaient les uns après les autres. En face, l'équipage était paniqué et ne semblait plus savoir comment réagir. Ce qui était juste parfait, pour des prédateurs tels que les Arpenteurs.

    - Syrtes! Je te laisse la barre, fais en sorte de toujours laisser la possibilité de faire une bordée, mais rapproche nous un peu. Il est temps que j'aille jouer.

    Compressant alors l'air sous ses pieds, le capitaine pirate réalisa soudainement son pouvoir pour se propulser en l'air. Ecartant les bras dans son vol plané tel un magnifique oiseau de proie, Saumâtre s'écrasa sur le pont ennemi lourdement en dégainant son coutelas et son arbalète de main. Et d'un coup, il enclencha la gâchette, décochant deux carreaux qui vinrent se figer dans le crâne du membre de la marine qui avait eu le malheur de s'avancer vers lui. Puis un nouveau sourire carnassier étira les lèvres fines du triton sanguinaire alors qu'il posait ses pupilles fendues sur le capitaine républicain.

    - Salut les filles, ça tente quelqu'un de se faire baiser par un poisson?
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  • Mar 9 Jan - 1:11





    La Quête De La Tête




    Ambiance musicale:


    La Quête de la Tête [Pirates et compagnie] La_tet16



    - AaAaAaaaAah...

    La caresse des vagues qui venait se mouver contre le sable chaud des plages tropicales d'une île déserte. Imitant son geste, les doux courants d'airs aussi agréables et chaleureux, eux, poussaient à leur tour ce même sable en direction de l'océan, faisant à la fois vibrer de concerts les centaines de feuilles de palmiers et de cocotiers des berges paradisiaque de ce petit havre de paix oublié. Le calme, la sérénité, le quiétude de l'isolation et d'un monde encore vierge du courroux des hommes et de leurs manigances aux milles visages et milles tourments. Il n'y avait d'autre lieux aussi propices pour le repos. D'ailleurs, cela devait faire plusieurs décennies, voir siècle, peut-être même millénaires que l'on avait amarré et exploré ce morceau d'archipel idyllique et il en était probablement mieux ainsi.

    Alors qu'une lame bleu azure venait lentement, doucement, s'écraser contre les rivages, repartant par la même occasion avec son lot de minuscule petit cailloux dont était composée la plage dorée, celle-ci dévoila dans son départ quelques petits trésors jusqu'ici enfouis. Sortant du sable, quelques têtes de coquillages firent leur apparition, ainsi qu'une étoile de mer rosé de taille minuscule. Commençant à faire aller ses petits bras de gauche à droite, comme affolée d'être sortie de son élément, elle se glissa tant bien que mal et à vitesse d'escargot, jusqu'à la courbe blanche d'une des plus grande coquille à sa proximité. Une deuxième vague vint se glisser contre le rivage jaune, emportant à nouveau une partie de ce qui la composait à l'océan, poussant en dehors et ramenant par la même occasion notre petite amie rose sur son coquillage de fortune. Là, sa coquille couleur perle se dévoila un peu plus, laissant découvrir un trou noir, sombre, inquiétant sur l'une de ses facettes. Au même moment, un coup de tonnerre jaillis à l'horizon, accompagné d'une vue spectaculaire.

    Un flash de lumière, puis deux, puis trois...et une multitude explosèrent dans la clarté du jour, visible à des lieux à la ronde. Le roulement d'un grondement incessant s'en suivis, brisant l'ambiance paradisiaque qui régnait sur le petit ilot enchanteur. Le cri de dizaines de dizaines d'hommes montèrent jusqu'aux nuages blanc qui flottaient sur le fond bleu des cieux, légèrement étouffés par le son de la mer, mais aussi des bourrasque qui s'affolaient dans les voiles de ces navires incroyables. Au même moment, le coquillage se mit à vibrer de manière frénétique. Le sable se mouva autour de lui, découvrant de plus en plus cette défaillance dans sa surface immaculée. Au sein de celle-ci, au sein de la noirceur qui y régnait, une petite étincelle sembla faire son apparition, comme si la lumière solaire avait été réfléchie sur...une perle? Le coquillage renfermait-il une perle en son intérieur?

    Une autre vibration, semblant être née d'un énième coup de canon à l'horizon fit tomber la petite créature rosée de son perchoir. Cherchant à fuir la chaleur de l'astre solaire et du même coup, une sécheresse certaine qui l'attendait si elle restait en proie à ses rayons, l'étoile se laissa glisser dans la fosse obscure de la palourde couleur neige. Petite voleuse, elle étira l'un de ses appendices afin de s'emparer de l'éclat qui brillait en son centre. Si aucun homme n'était présent pour rafler ce trésor perdu...c'était elle qui le ferait apparemment...


    - aaaAAAAAAAAAAHHHHH!!!!!!!!

    Mais cette fois-ci, au lieu d'être étouffé, inaudible, enterré par le sable et la mer, le petit cri qui avait fait office d'ouverture à cette introduction fut beaucoup plus bruyant. Comme effrayée, la créature au cinq membres s'empressa de quitter l'orifice qu'elle venait de pénétrer, ne laissant derrière elle que la plainte effrayante du coquillage étrange qu'elle venait de "réveiller". Le trésor pouvait probablement attendre apparemment.

    Quelle étrange coquille...





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    Eustache le Boscambusier
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  • Mar 9 Jan - 13:29
    - Hriiiiiiiiii !

    Le vrombissement strident produit par les pédipalpes d’Eustache trahissait une certaine colère. Ah ça, il était de mauvaise humeur le boscambusier. Manquer de se faire empaler par un carreau d’arbalète capable d’abattre un dragon c’était quelque chose. Heureusement, la Ginette, malgré ses airs, était une pétasse solide et ce n’est pas ça qui allait la couler.

    Dans un élan assez agacé, Eustache attrapa de sa pince le harpon couvert de poix qui avait manqué de le réduire à l’état de brume rouge, blanche et bleue. Car oui, cet imbécile de cuistot avait la chair toute blanche d’un homard et le sang transparent de ces derniers. Il s’amusait toujours à regarder une plaie devenir bleue sur le fond rouge de sa carapeau. Y’a des choses comme ça qui occupent quand l’eau de mer doit bouillir dans la pièce sèche.

    La force prodigieuse du cuisinier passablement agacé, alimentée autant par la magie que par la colère, l’aidait à épauler son javelot improvisé. Se frottant le pouce contre son rostre pointu avant d’estimer la distance avec l’équerre formée de son index et de son doigt, il s’élança comme un javelinier avant d’être envoyé au sol par une manœuvre aussi sèche que brutale

    L’inertie, c’est une pute, et Eustache fut projeté sur le dos avant d’être brutalement envoyé contre le bastingage. Ouais, il n’avait pas entendu l’ordre de l’Amiral ni celui de M’sieur Doudou, et déjà de passablement mauvaise humeur, c’est avec une certaine hargne que le cambusier bosco se redressa en refermant ses doigts recouverts de chitine autour de son ancre favorite. Une goutte tomba sur le haut de sa caratête et relevant les yeux, il admira un instant le merveilleux trident d’eau qui se formait au-dessus de lui. Pour lever les deux bras, l’ancre avec, de joie en voyant le projectile réduire en peau de chagrin le grand mat d’une des trois caraques.


    « Joli tir Capiral ! »aurait-il dit si la nature avait été assez prévenante pour le munir de lèvres et de cordes vocales. Ah ça, en bon enfant bâtard d’un humain et d’un homard, la providence ne semblait hélas pas avoir jaugé primordial qu’Eustache soit capable de s’exprimer. Alors, c’est d’une série de vrombissement que ses homologues pouvaient interpréter comme une expression de joie qu’il allait se contenter.

    Puis, c’est dans le tumulte des bouches de canons qui vomissaient leurs gerbes de feu et d’acier qu’il put entendre Doudou hurler en faisant tourner la barre du navire, la drosse, mise en branle par les poulies donnèrent vie aux palans qui animaient, à leurs tours, le gouvernail. Et c’est comme un serpent d’eau que le navire, sous les manœuvres du timonier, parvinrent à éviter l’abordage.

    Voir même, c’était eux qui se trouvaient dans la position rêvée pour se lancer à l’assaut du pont des loups de mers de la république.

    Courant vers le pont supérieur où se trouvaient Doudou et Bigorneau, grimpant les planches gorgées d’eau de la Ginette pour se retrouver à hauteur du capitaine. Eustache pris le temps de fermer le poing pour tendre le pouce et ce qui lui servait d’auriculaire, traçant des cercles avec sa main. Demandant à son capitaine :


    - « M’amuser ? »

    Qui lui répondit avec son affreux sourire qui était devenu, depuis maintenant des années, sa signature et en levant les pouces en l’air. Faisant signe à Doudou de lui donner une impulsion avec une manœuvre de navire, le homard colossal vint se poser sur le bastingage du pont supérieur en tenant fermement la barre de bois de sa pince et reposant son ancre-de-combat sur l’épaule.

    Et au prochain passage à proximité de l’un des navires poursuivants. S’agrippant à une corde qui passait par là, Eustache se lança à l’abordage. Véritable boulle de haine écarlate qui fendit les airs comme un pendule démesuré pour atterrir sur le pont de l’un des navires. Une autre de ces manœuvres suicidaires qui faisaient un peu la renommée de la flotte du terrible amiral.

    - Aux armes ! On nous ab- C’est quoi, ça ?

    La question posée par le marin qui pointait Eustache de son index n’était pas tout à fait dénuée de sens. Il faut dire que la plupart du temps, quand on imagine un hybride, on pense à un mec ivre animé par un besoin compulsif de se vider les couilles dans une chèvre, dans un porc voir dans une vache. Pas forcément à un homard de deux mètres à la carapace ébouillantée qui semble animé par une singulière volonté de faire du mal à son prochain.

    - Qu’attendez-vous bande de vauriens ?! Tuez-le !

    Le premier marin à réunir assez de courage pour s’attaquer à l’abomination fit la rencontre avec le jouet favori du boscambusier, une ancre maniée à une main comme une pioche démesurée. L’inertie, c’est une pute, et c’est dans une gerbe de sang mêlée à un craquement d’os assez sonore pour être perçu même dans le tumulte des caronades que le pauvre louveteau de mer fut envoyé par-dessus bord.

    Les marins étaient habitués au combat, mais les pirates du Sekaï et plus particulièrement ceux de la flotte de l’amiral Bigorneau étaient devenus des maîtres de l’improvisation. Quand une quinzaine d’hommes s’étaient rassemblés pour tenter d’écraser le crustacé sous le poids du nombre, ce dernier répliqua en plongeant la main dans sa sacoche pour en extraire des billes d’acier qu’il projeta avec une force prodigieuse vers eux. Véritables shrpanels d’avant-garde, la myriade de projectile réduisit les marins sans armures à l’état viande hachée.

    Les plus chanceux avaient été percutés en plein torse ou en pleine tête, une mort aussi spectaculaire que miséricordieusement instantanée. Les autres, plus poissards, se retrouvaient avec des membres en moins ou avec les viscères à l’air.

    Frappant comme un sourd, profitant de ne pas devoir faire attention à ses camarades, c’est une tornade faite d’ancres et de pinces qui massacré l’équipage. Certains hommes se jetèrent à l’eau plutôt que de confronter la bisque vivante.

    Dans ce raz de marée de violence. Eustache endommagea gravement le navire, qui se mit à dériver tandis que le reste de la bataille menait son cours. Grimpant jusqu’au pont supérieur du navire, détachant une main encore fermement attachée au gouvernail de la caraque républicaine, Eustache décida de mener le navire vers une plage en attendant que ses camarades finissent le reste de la flotte.

    Le navire s’échoua et se coucha sur le flanc en s’écrasant sur un banc de sable. Et c’est avec désinvolture qu’Eustache débarqua sur la plage. Tenant dans sa pince une cuisse dénudée qu’il portait à ses pédipalpes. Ce sont des cris qui attirèrent son attention. Longeant la plage en s’arrêtant de temps en temps pour pousser des encouragements vrombissants à la flotte qui continuais le combat, il s’approcha de la source des cris.

    Un crâne.

    Posant l’ancre dans le sable. Se penchant pour attraper le crâne dans sa main. Il leva le crâne à sa hauteur pour l’observer. Penchant la tête sur le côté.


    - Hrii ?

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  • Jeu 11 Jan - 20:35
    Les hommes de Bigorneau et de Saumâtre avaient entrepris l'abordage des navires les plus proches et dans un océan rendu tumultueux par les explosions et les divers afflux de magie qui s'opposaient, le chaos régnait en maître incontesté. Tournant doucement sur lui-même pour superviser d'un œil gourmand les manœuvres de ses équipiers, il vit le fameux Doudou qui s'évertuait à manier la barre de cette vieille carne de Ginette et qui, de par son savoir-faire et ses réflexes extraordinaires, parvenait à se défaire des tentatives foireuses des culs-bleus pour reprendre l'ascendant dans cette bataille pourtant bien trop brutale pour être analysée avec finesse. Les poings sur les hanches, l'Amiral accorda un regard en biais au petit axolotl, se félicitant intérieurement de l'avoir recruté :

    "Bon travail Mr. Marimba. Change rien et fais comme si j'étais pas là, je vais te donner un p'tit coup de pouce."

    Posant un genou à terre, Bigorneau plaqua sa main libre contre les planches de son pont et la Ginette gronda sourdement en réponse à son appel. Un afflux magique s'insinua à l'intérieur du navire fantôme et l'eau impétueuse se mit à bouillonner tout autour du vaisseau tandis que s'illuminaient les runes bleutées qui parsemaient la coque de l'embarcation. La mer parut se comprimer autour de la coque et, d'une façon tout à fait impensable, la ligne de flottaison de la Ginette changea, faisant s'élever le navire à une vitesse impressionnante et lui offrant une prise de hauteur sur l'ennemi qui l'empêchait d'aborder convenablement. Certains des marins républicains ayant eu l'audace de vouloir bondir à cet instant se retrouvèrent plaqués contre la coque glissante, se heurtant aux moules et aux algues encastrées dans les planches et glissant ainsi jusqu'à tomber à la flotte. Jouissant au contraire de leur ascendant, les Naufrageurs bondissaient de leur perchoir pour fondre sur le pont adverse.

    Eustache avait profité de l'occasion pour suivre les directives de l'Amiral et s'était empressé de s'engager dans une mêlée sanglante. S'il n'accorda aux assauts de son cambusier qu'un regard distrait, Bigorneau sentit un frisson de plaisir sadique remonter le long de son échine lorsqu'il entendit le grondement de l'ancre agitée en tout sens et les hurlements de souffrance qui en résultaient. Il ne fallut pas longtemps au homard ainsi qu'aux autres Naufrageurs et Voltigeurs pour venir à bout d'une embarcation dont l'armement était pourtant fort respectable. C'était là-dessus qu'avait toujours joué Bigorneau : l'aspect imprévisible de ses assauts et ripostes.

    Alors qu'il savourait déjà le parfum d'un vent aux remugles sanguinolents qui n'évoquait pour lui qu'une proche victoire, l'Amiral fut toutefois surpris par une détonation tonitruante suivie par une violente explosion bleutée. Plaçant par réflexe son sabre devant son faciès barbu, il se protégea un peu de la lumière puis discerna enfin après quelques instants de cécité la silhouette d'un bien étrange personnage. Ne lui faisant même pas face, un guerrier au corps parsemé d'arcs électriques avait fait son apparition d'une façon suffisamment théâtrale pour éveiller la jalousie de Bigorneau. Vêtu de tissu que complétait quelques pièces d'armures au style fort original, il s'était affublé d'un chapeau circulaire, d'un épais foulard faisant office de masque et portait à la ceinture un gigantesque Nodachi à la lame noire et décorée d'un éclair doré. Bougonnant à moitié dans sa barbe, l'Amiral releva d'abord qu'une part de son pont avait été calcinée à l'atterrissage du bonhomme, puis lança avec dédain :

    "Et t'es qui toi ?"

    L'intrus fit claquer son sabre d'une impulsion du pouce, laissant entrevoir la lame de son épée tout en jetant une œillade en biais à l'Amiral. Ses yeux ambrés paraissaient emplis d'une haine sans pareille, contrastant grandement avec le regard à peine interloqué que lui accordait l'Elémentaire en retour.

    "Bigorneau, comme on s'retrouve..."

    Il y eut un léger silence, puis l'Amiral renifla avant de rétorquer mollement :

    "On se connaît ?"

    Le type pivota légèrement pour se positionner face à son adversaire tout désigné, avant de ricaner furtivement pour ensuite ajouter :

    "Lors de la grande bataille au pic du Dragon Vermeil, tes chiens et toi avez pris d'assaut l'avant-poste. A cette époque, je n'étais qu'un bambin. En tant qu'hériter de la technique du sabre foudroyant, je m'entraînais nuit et jour pour..."

    "Oui bon abrège. J'ai pas ton temps. Je t'ai demandé ton nom, pas une biographie."


    Evidemment vexé par l'impudence du pirate aliéné, le duelliste finit de tirer son Nodachi et laissa le courant foudroyant parcourir sa lame dans un puissant grondement, tout en adoptant une posture de combat. Bigorneau se contenta en retour de se frotter le museau, tout en conservant son air détaché. Sa lassitude grandissait à chaque mot du samouraï pompeux. Vociférant, le jeune guerrier lança :

    "Espèce de monstre ! Je vais mettre un terme à tes exactions en massacrant cette flotte diabolique qu'est la tienne ! Vous avez eu la folie de prendre la tête de Fieracier mais..."

    "Qui ?"

    "Comment ça qui ?"

    "Fieracier, 'connais pas. C'est qui ?"


    De plus en plus frustré par la nonchalance de son ennemi de toujours, l'homme au sabre fit tournoyer sa lame et dévoila dans ses grands mouvements acrobatiques une partie de son visage. Un jeune elfe au teint mat, petite barbiche au menton. Plutôt beau gosse, mais franchement ennuyeux. S'embrasant face à l'Elémentaire, il hurla en pointant ce dernier de son arme :

    "Comment peux-tu... Vous l'avez tué à Kaizoku, démons des mers ! J'ai juré de le venger et de laver sa mémoire de l'affront que..."

    "Jeune, 'faut vraiment que t'apprennes à synthétiser et à donner du contexte à ce que tu racontes. Je pige pas un traître mot de ton histoire, je n'ai pas la moindre idée de ce que tu me baragouines et je n'ai jamais entendu parlé d'un Fiépapier ou j'sais pas quoi. J'crois qu'à ce stade, pour ton bien et le mien, 'vaut mieux que t'écourtes ton monologue de chevalier vengeur et qu'on entre dans le vif du sujet, parce que ça commence à faire long. Tu mets tout le monde mal à l'aise, je sais pas si tu t'en rends compte."

    "VA T'FAIRE FOUTRE BIGORNEAU !"

    "Voilà, simple et concis. En garde, moussaillon."


    Filant en avant à une vitesse équivalent à celle que pouvait atteindre l'Amiral dans ses bons jours, le samouraï poussa un cri sec et se jeta brusquement sur le pirate, lame en avant, seulement pour croiser le fer avec le marin qui l'observait avec cette insupportable suffisance. Le claquement des armes d'acier confrontées l'une à l'autre se fit entendre dans une véritable cacophonie et les deux tempêtes se lancèrent dans un duel d'une rare violence.
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  • Ven 12 Jan - 16:52
    Se prenant une giclée d’eau salée dans la tronche, l’axolotl fit une grimace comme ce n’était pas permis.

    - OUAIS BEN ACTIVEZ VOUS VOTRE ALTESSE CAR LA C’EST VRAIMENT COMME SI VOUS ÉTIEZ PAS LA HEIN ! Répliqua-t-il en donnant un geste vif, faisant vibrer le timon.

    Il entendit le ricanement de son patron fuser entre le vent et les voiles, et il ne put s’empêcher de rire lui aussi. Rire qui s’interrompit bientôt quand une bleusaille vint essayer de l’attaquer par derrière. D’un mouvement souple, il se dégagea sur le côté, attrapa une de ses dagues cachées on ne sait où et la planta droit dans l'œil du malheureux.

    - Nan mais oh faut pas déconner, y’en a qui bossent putain. Dit-il le plus sérieusement du monde, et se remit à son poste en enjambant le cadavre du soldat.

    Il aurait voulu qu’ils se cassent plus loin, rejoindre l’autre bisque qui s’était carrément posée sur une plage tranquillou, cependant un espèce de bellâtre avec des habits un peu trop jolis pour être sur un bateau sorti de nulle part pour confronter le patron.
    Eh beh, c’est qui encore ce guignol ? Marmonna l’hybride en campant sur ses positions.

    Il ne restait de toute façon plus qu’une frégate à défoncer puis ce que l’autre vaisseau était en train de se faire pulvériser par Saumâtre et ses copains, et Eustache avait décidé de partir en croisière avec la barcasse des autres pisse-froid..

    - C’est Angelo Fulminatti ! Répondit une voix pleine d’admiration.

    - ETRON DE REQUIN DE TES ANCETRES ! Marimba sursauta de toutes ses branchies.

    Une petite gonzesse se tenait à côté de lui. Il ne l’avait pas du tout entendue se glisser près de lui milles sabords ! Elle avait une chevelure vert d’eau, des grands yeux turquoises, et bon bah elle était bonne hein. L’hybride remarqua de suite l’uniforme, de meilleure facture que l’autre chair à rillettes qu’il leur été passée sous les pattes, cette nymphe là, c’était pas le même standard. Une main discrète sur l’une de ses dagues, Doudou marmonna sans grande conviction :

    - Ah ouais, et c’est qui Angelo Fulminatti du coup ?

    - C’est l'héritier de la technique du sabre fou-

    - Foutre.

    - Hein ?

    - Deux

    -

    Doudou s’appuya contre son gouvernail, l’air décontracté, une patte toujours à portée de son arme. Il gardait un œil, et sur la minette, et sur la situation sur le bateau.

    - Et donc à part tripoter du manche à foudre toute la journée, il fait quoi d’autre Fulminator ?

    - Ignorant, le grand Angelo vient prendre sa revanche, et vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer et vous ne pourrez qu'implorer son pardon ! Répliqua la nymphette, des étoiles pleins les yeux, en regardant le faquin charger le Bigorneau. - Aaaah il est vraiment majesteux ! Il n'a aucune défaite à son actif vous savez ?

    - Ouais enfin méfiez-vous, certains d'entre nous c'est leur délire un peu le côté pleureuse soumise.. Répondit l’axolotl en se grattant le menton, songeur. Il préféra ignorer la dernière remarque de la jeune femme, ne préférant pas rentrer dans un débat inutile, sachant très bien que le blanc-bec allait bientôt bouffer des algues par le cul. A cette pensée, il eut un petit rire satisfait.

    - Riez tant que vous le pouvez, mais la foudre du grand Fulminatti va s'abattre sur vous ! S’écria-t-elle un poing en l’air, l’air fier. Ses beaux cheveux flottaient dans les airs. Marimba eut un sourir narquois.

    - J’ai absolument pas envie d’être couvert de foudre, moi...

    - Arrêtez avec vos sous-entendus dégueu, vous êtes pas drôle.

    - J'vois pas de quoi vous parlez. Du coup vous êtes là pour qu’on se batte, ou on se compte fleurette ?

    - Je dois avouer que je n’ai pas très envie de me battre contre une armée d’ingrédients pour paëlla, ni de me faire draguer par un poisson bizarre avec des balayettes accrochées à la trogne. Et puis, je veux vraiment assister au combat de Seigneur Fulminatti. Ça vous dérange pas ?

    - Ah non, non je vous en prie, je vais continuer mes calculs moi, si vous n’y voyez pas d’inconvénients. En tant qu’AXOLOTL de l’équipage, je dois retourner à mes fonctions vous comprenez.

    - Mais aucun problème, faites-donc, faites-donc !

    - A la bonne heure ! Vous ferez gaffe, y’a un gars à vous juste derrière, vous prenez pas les pieds dedans. Y'm'a tout dégeulassé mon ponton d'ailleurs, niveau capital sympathie, on repassera.

    - Ah ? Ah oui ! C’est Godefroy. Pfff, ça m'étonne pas. Horrible personnage, si vous voulez mon avis. La sous-officière se cala sur une rambarde, et lui expliquait ça sur le ton de la confidence.  Un vrai olibrius comme c'est plus permis. Il est mieux là où il est, croyez-moi.

    - Ravi d’avoir rendu service écoutez. Doudou souleva son tricorne en signe de galanterie, ce qui arracha un sourire à la petite bleue. Eeeh dommage qu'elle soit autant en pamoison sur le fils Fulminatti,  elle aurait plu à l' Amiral !

    Elle se reconcentra ensuite presque aussitôt sur le sac à foudre, cria son nom et scandant une sorte de chanson en son honneur.
    Sans vraiment payer attention au combat qui s’engageait entre Fulminatti et Bigorneau, Doudou se remit sur sa boussole et sa carte, essayant de voir comment il pourrait rejoindre l’autre homard qui s’était taillé en vacances sur une île environnante. Parce que maintenant le patron était dans son roman d’aventure là, c’était qui qui devait reprendre la barre ? C’est bibi, oeuf de rascasse de fusil ! En espérant qu’ils fassent pas trop de bruit…
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  • Sam 13 Jan - 10:16



    Un trait d'arbalète fila en direction de Saumâtre qui, se jetant au sol, parvint de justesse à éviter de se retrouver embroché comme l'oncle Ted du petit Romuald. L'homme poisson que tout le monde appréciait à Brumerive. Enfin, peu importait. Se relevant soudainement, le capitaine pirate sortit de son étui son arme de jet et décocha les deux carreaux de son arme sur celui qui avait tenté de l'abattre. Une juste punition, qui fit pivoter l'assaillant sur lui-même avant de s'effondrer dans une mare de sang. Puis, le triton reprit ses déplacements sur le pont ennemi, coutelas au clair.

    - Alors... QUI VEUT BAISER AVEC UN POISSON?

    Il hurla de rire, commençant à se jeter sur les premiers culs-bleus qu'il croisait. Dans sa tête, une mélodie sanglante se lançait à chacun de ses pas. A chaque rencontre entre les lames, et à chaque estafilade qui venaient courir sur sa peau écailleuse avant de se refermer presque instantanément. Car ouais. En plus d'être un incroyable beau gosse, Saumâtre savait aussi régénérer ses blessures. Retirant son sabre de la poitrine d'un nouveau républicain, le pirate plissa les yeux en apercevant la barre de la caraque ennemi.

    - Alors. Toi. T'es à moi...

    Commençant à avancer vers la poupe du vaisseau républicain, l'enfant du Récif Noir commença à bouger les épaules en rythme avec l'étrange son de terreur qui dansait dans son esprit malade. C'est pour ça qu'il buvait aussi. Pour rester normal. Enfin. Non. Il buvait car il aimait ça. Mais à présent que l'odeur ferreuse du sang était venue s'insinuer dans ses narines bien plus sensibles que la normale, le triton ne pouvait retenir sa soif de sang. Et ça tombait bien, du sang, les républicains avaient à en donner. Glissant alors jusqu'à une pauvre matelot qui activa son arbalète quand il arriva sur elle, Saumâtre activa en réaction sa magie élémentaire, faisant voler le carreau un peu plus loin pour qu'il se fiche dans le dos d'un républicain.

    - Pas de bol ma belle, ça marche pas ça. Dis moi, on t'a déjà dit que t'étais à croquer?

    Appliquant le geste à la parole, le presque-naga enfonça ses multiples dents dans la gorge de la jeune républicaine, arrachant lambeaux de chair et carotide. Dans une fontaine sanglante, une myriade de gouttelettes vermillon s'envolèrent dans les airs pour se mêler aux embruns marins et aux vapeurs de poudre. Avalant le morceau de barbaque qu'il venait d'arracher et ricanant en apercevant la pauvre femme qui se contorsionnait, terrifiée, tandis qu'elle tentait en vain de stopper le flux sanguin qui s'échappait de ce qui lui restait de gorge, Saumâtre s'approcha finalement de la barre où l'attendait le capitaine du navire ennemi. Écartant ses lèvres dans un sourire particulièrement carnassier et accentué par toute l'hémoglobine qu'il avait sur la gueule, le triton rengaina son arbalète avant de faire tournoyer son coutelas.

    - Alors, c'est toi que je dois buter si j'veux prendre le contrôle de ce rafiot? On commence le duel?
    - Vous êtes un monstre! Une pourriture des bas fonds de l'océan que je vais renvoyer dans les profondeurs!!!!

    Soupirant doucement, le triton se jeta en avant, provoquant instantanément la réaction de son opposant qui leva sa lame et hurla avant de s'avancer vers lui. S'arrêtant alors, Saumâtre éclata de rire tandis qu'il levait sa main gauche, expulsant soudainement une multitude de lames venteuses qui vinrent découper le pauvre marin qui s'effondra au sol, découpé en plusieurs morceaux sanguinolents.

    - Ouais nan, j'déconnais, j'voulais vraiment me battre en fait.

    Rigolant encore de son geste, le triton alla finalement se pencher sur le bord de la barre, tenant dans sa main la tête du capitaine républicain. Sur le pont, les voltigeurs faisaient eux aussi un massacre, et c'est dans un grand "bande de cooooons" que le capitaine pirate attira l'attention des marins de la nation bleue.

    - Bon. Votre chef est mort. C'est comme vous voulez, mais soit vous vous rendez, soit on vous bute tous. Vous avez de la chance, j'ai pas de homard étrange dans ma cale qui voudrait vous bouffer. Il disait ça, la gueule pleine de sang. Nous on vous foutra juste des menottes et voilà. Mais euh... Une explosion résonna sur l'un des navires restants. Décidez-vous vite quoi.

    Les marins se regardèrent un instant. Puis, alors que l'un d'eux allait protester, Saumâtre décocha un carreau de son arbalète de mains directement dans son crâne, laissant son corps mou choir sur le bois déjà tâché de sang. Regardant leur camarade, les autres marins levèrent ensuite la tête vers le triton tout sourire.

    - Quelqu'un d'autre?

    Naturellement, il n'y eu pas d'autres personnes. Et même si les cales de la Ginette étaient déjà pleines de trésors tout comme la Renégate, il restait bien une ou deux cages qui pouvaient accueillir de nouveaux prisonniers. Au pire, Saumâtre proposerait une place temporaire dans son équipage. Un poste qu'il nommait "l'Encas de bord". Une place de choix. Qui valait, au final, peut-être mieux que le sort réservé à ceux mis en cages. Enfin. Un détail. Très vite donc, et alors même que la bataille continuait de battre son plein, des planches furent déposés entre les deux navires pour permettre aux équipages de se transvaser. Puis, une fois les républicains sur la Renégate, Saumâtre tourna violemment la barre de la caraque afin qu'elle file vers la dernière qui était encore présente. Et enfin, il se jeta dans l'eau, attrapant ensuite la corde jetée par l'un des voltigeurs hilare face à l'action de leur supérieur. Ce fut une fois remonté que l'enfant du Récif Noir observa le reste du champ de bataille, avant de finalement s'approcher de Syrtes en essuyant son tricorne.

    - Alors, il reste quasi plus rien là pas vrai?
    - J'crois qu'Eustache est allé échouer un bateau sur la rive.
    - Quoi? Mais il est complètement con, ça va pas sur le sable un bateau.
    - C'est le but, Saumâtre.
    - Ah ouais. Bon. Et les bordées?
    - Elles sont prêtes.
    - Très bien. Très bien.

    Il s'approcha alors du pont, dévoilant ses dents toujours tâchées de sang pendant que Syrtes pivotait le navire pour l'aligner avec ce qui leur restait d'adversaires. Quand elle lui fit un signe de la tête, le capitaine se retourna vers les Artilleurs.

    - FEU!

    Et de nouveau, les canons tonnèrent.

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  • Ven 19 Jan - 22:30





    La Quête De La Tête






    La Quête de la Tête [Pirates et compagnie] La_tet16



    Alors que la bataille faisait rage, les dunes mouillées du bord de mer continuait d'être balayée par les allées et venue des caresses de l'océan. Seulement, plus les navires s'affolaient non loin de l'île déserte, plus le mouvement des vagues s'accentuait, enlevant à ces plages un peu plus de grain de sables à chaque fois, dévoilant de plus en plus cet étrange coquillage qui grommelait sous-terre...jusqu'à ce que l'improbable se produise. Une pince rouge, énorme, forte, vint soulever l'item couleur perle afin de le retourner. L'homard géant regarda bien attentivement la babiole qu'il venait de pêcher après s'être échoué non loin d'elle et l'avait très évidemment entendu se plaindre. Une fois face à face avec un vieux crâne craqué, la créature hybride pu percevoir au fond des orbites creuses de la chose...une flamme blanche et miniature. Dansant tranquillement en plein centre de leurs socles, ces feux étranges se déplacèrent très lentement jusqu'à arriver face au regard du crustacé anthropomorphe, comme si elles étaient deux pupilles vivantes qui allèrent fixer celui qui osait avoir soulever leur hôte. Là, les flammes s'intensifièrent subitement, remplissant totalement la noirceur des trous du crâne qui ouvrit grand sa bouche, hurlant de terreur à la vue de ce qui se trouvait devant lui et suite aux bruits étranges que produisait le pirate échoué.

    - AAAAAAAAHHHHH!!!!!!!!

    Les mandibules osseuses bien ouvertes, ses dents abîmées bien en vues, le crâne semblait prit de panique...malgré l'absence totale d'émotion distincte sur son faciès blanc-gris recouvert d'une mousse aquatique verdâtre. Les flammes, toujours aussi intense et projetant quelques flammèches partout autour d'elles sous la crise de la tête, se dirigèrent ensuite vers la cuisse que tenait l'immonde créature entre ses pinces cramoisie, lui valant cette fois-ci un cri non pas de panique, mais d'horreur pure et de terreur.

    - AAAH!!.....AAAAAAAAAAAAAAAAAH!!!!!!!.............AAAAAH!!

    Au creux de ses armes naturelles, le colosse rougeoyant pouvait sentir le crâne vibrer intensément. Les flammes de ses yeux se chargeant d'une énergie incroyable qui dégageait de plus en plus de chaleur. Les flammes immaculée changèrent de couleur, se rapprochant d'un orangé pétant, comme celui d'un couché de soleil. Le feu prit ensuite de l'ampleur, se propageant sur la surface totale du cranium étrange, obligeant le géant à relâcher sa prise avant de ne se faire brûler vif et enfin, au lieu de simplement tomber au sol, la tête se mit à flotter au dessus des vagues et du sol sablonneux des berges, tournoyant autour de celui qui avait éveillé ce qui aurait dû être mort en principe. Là, les hurlements cessèrent afin de produire des paroles intelligibles, mais encore empreinte d'une panique certaine.

    -QUOI? QUI OSE...QU'EST-CE QUE T'ES, QU'EST-CE QUE TU ME VEUX.

    VOUS NE M'AUREZ PAS...CARAPACE D'EAU DOUCE......VOUS...NE ME MANGEREZ...PAS!!!!!


    Et, comme pour appuyer ses mots, le manteau de chaleur intense qui enveloppait la surface de la chose volante s'agrandit, prenant de plus en plus d'ampleur...mais à une vitesse plutôt lente, comme s'il agissait de manière défensive plus qu'offensive. Le message était claire: la créature flottante ne voulait pas être touchée, et attendait des réponses apparemment. Seulement, l'hybride saurait-il lui répondre, ou se contenterait-il de balbutier ces mêmes vocalises qu'il avait déjà émis quelques secondes plus tôt?

    Dérangée par les coups de canon, la tête de mort volante se retourna violemment vers l'horizon afin de fixer le vaisseau qui était en cause de tout ce raffut, puis revint vers l'autre carapace vivante.



    - Mais qu'est-ce que...où sommes-nous par tout les titans!!!


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  • Ven 26 Jan - 22:01
    - Hrrru ?

    L’abominable tête de homard qui semblait greffée à un corps fait de carapace chitineuse se pencha sur le côté pour faire part de confusion. Le crâne dans sa main hurlait de plus en plus fort, d’une façon délicieuse qui fit naître un frisson dans son bas-ventre. Ce cri alléchant qui mettait en appétit et réveillait ses sens de prédateurs. La peur, la terreur, la panique. Une forme d’écume s’échappa de ce qui ressemblait le plus à une gueule chez le crustacé démesuré, ses pédipalpes se frottant d’excitation en faisant mousser cette étrange salive, les antennes vibrantes, trahissant un sursaut d’énergie insoupçonné.

    Il voulait entendre encore ce cri, c’était un jouet merveilleux qu’il venait de trouver. Il était comme un enfant tenant un coquillage à son oreille, pour entendre le doux bruit des vagues. Apaisant et réconfortant. Et le chant de cette tête sans corps était devenu son plus beau trésor.

    Jusqu’à ce que les lueurs de son crâne ne se mettent à briller, que des flammes ne naissent de l’éther et commencent à faire chauffer l’épaisse carapace du boscambusier et rougir les innombrables bracelets d’or et de cuivre qu’il tenait à son poignet.

    - Hri !

    Siffla la créature en libérant le crâne. La pince venant serrer le poignet douloureux. Quelle descente, quelle descente ! Il jubilait déjà d’avoir trouvé un jouet pour bercer ses nuits, grondant, geignant, vrombissant, le colosse pourpre s’ébroua un instant en dirigeant ses billes noires vers le crâne qui… Volait ? Curieux.

    Et qui parlait maintenant. Se penchant pour récupérer la jambe a moitié dévorée, s’essuyant les pédipalpes blancs d’écume sur son épaule. Il observait le crâne flottant, son trésor, son dû.

    - Hrrru ?

    Eustache pencha la tête sur le côté, comme un chiot curieux avant de la pencher de l’autre. Inexpressif derrière ses airs de homard démesuré, il regardait et réfléchissant à comment communiquer, il pinça ses doigts entre eux et plia le bras pour faire un geste allant vers sa gueule a deux reprises, avant de secouer l’index pour indiquer non. Si la tête comprenant le langage des signes, Eustache signa :

    « Pas manger. »

    Puis, empalant la cuisse sur son rostre pour avoir la pince libre, il le pointa du doigt avant de se taper la pince broyeuse de l’index de sa main normalement articulée, pour ensuite dessiner, de ses bras, un monticule de choses brillantes. Avant de se désigner de l’index.

    « Toi, trésor, moi. »

    Puis à sa dernière question, il désigna la Ginette de l’index, puis tendit l’auriculaire et leva le pouces, pour les secouer de façon ludique devant lui. Puis mima un grand chapeau et retirant la cuisse de son rostre, il mima de porter un grand chapeau avant de poser sa main sous ce qui ressemblait le plus à un menton chez lui pour agiter ses doigts, mimant une barbe de tentacules.

    « Ginette, Jeu, Capitaine, Barbe. »

    Puis, réfléchissant un instant, il signa à nouveau quelque chose. Refaisant le chapeau de sa main libre, pour ensuite poser l’index, le majeur et le pouce sur le dos de son énorme pince et mimer un petit objet torsadé.

    « Capitaine Bigorneau. »

    Ayant l’impression de ne pas être compris, l’homme-homard, Eustache de son petit nom, fouilla ses poches pour en tirer un carnet… Détrempé. Observant le papier humide, il le jeta sur le côté avant de regarder autour de lui. Pressant un peu ses pieds dans le sable, s’enfonçant dedans, il eut un éclair de génie.

    Enfouissant sa main dans les chairs à vif de la jambe qui lui servait de jamon iberico du pauvre, il referma ses doigts autour du fémur. Utilisant sa pince comme un étau, il désossa la cuisse qu’il abandonna dans le sable pour dessiner dans le sable mouillé et écrire.

    « Capitaine Bigorneau arrive, bataille république. »

    Et de s’asseoir a côté de ses mots, tapant gentiment le sable mouillé à ses côtés pour observer le carnage sur les mers.
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    L'Amiral Bigorneau
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  • Lun 29 Jan - 13:10
    Dans un fracas retentissant, l'Amiral fut propulsé à une dizaine de mètres en arrière, jeté en l'air comme un misérable sac à patates avant de se prendre son propre Mât d'Artimon dans le dos. Lâchant un râle de douleur lorsque ses vertèbres embrassèrent le bois contre leur gré, Bigorneau s'écroula mollement sur le pont principal, surplombé par un Fulminatti particulièrement en colère dont les traits se déformaient en un sourire particulièrement sadique. Son sabre parcouru d'éclairs claqua violemment lorsqu'il l'agita et l'Amiral haussa les yeux vers son opposant malgré les spasmes douloureux que déclenchaient dans tout son corps l'excès de magie foudroyante.

    "T'es bien meilleur pour te bagarrer que pour causer, jeune."

    Angelo ramena son arme sur son flanc, se préparant pour une nouvelle frappe tandis que l'axolotl et la demoiselle obsédée le bretteur observaient l'affrontement dont la conclusion se faisait déjà peu glorieuse pour l'Amiral. Bigorneau planta son sabre dans le bois du pont pour se redresser non sans lâcher un vilain glaviot ensanglanté par terre et le républicain, lorsqu'il le vit se relever, ajouta d'un air narquois :

    "Ces compliments m'iraient droit au cœur, s'ils n'étaient pas formulés par un parasite de ton espèce."

    Bigorneau ricana dans sa barbe face à cette injure décomplexée, puis il accorda malgré la menace que représentait Angelo un regard à ce qui l'entourait. S'il était en bien fâcheuse posture, Eustache avait quant à lui parfaitement réussi son coup et à en juger par les explosions successives qu'il entendait, l'Amiral pouvait établir sans mal que la Renégate et ceux qui la manœuvraient étaient parvenus à conserver l'ascendant sur l'opposition. Que Bigorneau se fasse savater ou non par ce duelliste survolté ne mettait pas à mal l'opération, mais il avait tout de même prévu de claquer autrement que de la main d'un petit pignouf tel que cet Angelo.

    "J'te sens chafouin, mais 'faut que tu comprennes que le massacre dont tu m'as causé n'avait strictement rien de personn..."

    Un revers cinglant de la main que des éclairs venaient amplifier le fit taire et manqua de lui décrocher la mâchoire. Propulsé sur le côté, il fit quelques pas en arrière en tâchant de retenir son chapeau et lorsque son dos heurta la rambarde en un violent impact, il accorda par réflexe un regard à la plage et aperçut son colossal homard de cuisto' qui s'empiffrait tranquillement en attendant d'être récupéré. Les crocs serrés par la douleur, il lâcha tout de même :

    "Branleur, va. 'Pourrait revenir à la nage plutôt que de m'laisser me faire castagner, ce fichu crustacé."

    "Fais-tu tes ultimes prières, vieux débris ?"

    "Mais vas-tu cesser de me gonfler, imbécile ?"

    Sans tourner la tête en direction de son adversaire, il pointa un index en sa direction et aussitôt, une immense colonne d'eau salée s'extirpa de la mer pour venir se scinder en deux, manifestant une immense mâchoire aqueuse qui s'ouvrit autour de Bigorneau avant de fondre en deux trombes séparées qui filèrent à toute allure vers Fulminatti. Désarçonné par une manœuvre aussi filoute, le bretteur reprit une posture combattive et effectua une frappe latérale pour trancher littéralement les vagues magiques qui lui fonçaient dessus. Dans une explosion écumeuse, il fut protégé de l'assaut et son sourire s'agrandit seulement pour s'éteindre lorsqu'un vif pic de douleur le prit au bras gauche.

    Ce ne fut que lorsque le pourpre se mêla à l'eau claire qu'il comprit que la magie du vil pirate n'avait été qu'une diversion. Ses yeux s'abaissèrent naturellement et il aperçut avec stupeur son propre bras posé à ses pieds, découpé nettement juste en dessous de son épaule. Choqué par la vue de son membre décroché de son support, il fut purement et simplement estomaqué et lorsqu'il entendit dans son dos la voix railleuse de l'Amiral, un frisson d'effroi noyé dans l'adrénaline remonta le long de son échine :

    "T'es pas l'plus mauvais au sabre, mais c'est l'arrogance qui t'a perdu, petiot."

    "SEIGNEUR FULMINATTI !"

    La voix nasillarde et ô combien suraiguë de l'autre pimbêche écervelée vrilla littéralement les tympans de l'Amiral qui s'était effectivement déplacé avec une vitesse tout bonnement surhumaine pour sectionner le bras de son ennemi. Ignorant passablement son opposant déboussolé par la blessure massive qu'il venait d'essuyer, Bigorneau pointa son sabre ensanglanté vers Doudou et hurla à s'en égosiller :

    "Marimba ! Faites taire cette traînée et virez de bord, qu'on récupère le homard !"

    Il n'eut pas le temps de donner de plus amples indications que déjà, l'homme au sabre poussait un hurlement rageur et fondait sur lui en faisant rugir le tonnerre, paré pour un deuxième service malgré la perte de son bras. Bigorneau voulut parer l'assaut mais le choc électrique fut tel que son sabre fut propulsé droit dans le Grand Mât. Privé de son arme favorite, l'Amiral esquiva à la suite plusieurs estocades et plongea sur sa gauche pour se planquer, avant de beugler :

    "Et faites vite, par les couilles de Kaiyo !"
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  • Jeu 15 Fév - 22:21
    Marimba releva vivement la tête. Quand le patron lui donnait du “vous” c’est que ce n’était plus le moment de badiner. La petite républicaine s'époumonait, prête à dégainer son épée mais l’hybride fut bien plus rapide. Il grimpa sur le mât principal, tel un lézard à sa branche, avec une habilité saisissante et une fois à la hauteur de la malheureuse, sortit ses deux dagues. Elle n’eut aucunement le temps de réagir que le pirate lui enfonça les deux lames de chaque côté de sa gorge blanche. Une fois les deux lames bien plantées, l’axolotl les fit tourner dans le sens inverse d’un geste incisif et les ressortit presque aussi sec. Du sang se mit à s’écouler en profusion des deux plaies, nettes et presque chirurgicales.

    Les yeux de la jeune femmes s’écarquillèrent, et des gargouillis équivoques s’échappèrent de sa bouche. Dans un bruit guttural, elle essayait de reprendre un souffle qui déjà la quittait, et ses membres s’affaissèrent lourdement. Elle aurait pu s’écraser à même le plancher de la Ginette, si Doudou n’en avait pas décidé autrement. Avec un sourire mauvais, il fit tournoyer une de ses dagues et vint enserrer de ses chaînes le corps de la soldat et la tira avec brutalité contre la rambarde. Le corps de la républicaine, dans cet élan, fut renversé par dessus bord, sans autre cérémonie.

    Ramenant son arme à lui, il réajusta sa chaîne et hurla à l’adresse de son supérieur :

    - AYE AMIRAL !

    Il crut entendre un hurlement de désespoir, venant certainement du petit jeune devenu manchot, mais il ne prit pas le temps de le vérifier. Il avait d’autres choses plus importantes à faire. Un bruit familier attira son regard vers la flotte de Saumâtre. Il comprit très vite que le triton avait réussi à venir à bout de la deuxième frégate républicaine. ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que ce con décide de canarder l’ennemi qui était JUSTE en face d’eux. Du classique Saumâtre, c’était à se demander s’il voulait pas les couler avec les autres pisse-froid.

    Le barreur s’empara du gouvernail et hurla des ordres aux premiers collègues dans sa vision. L’heure n’était pas de savoir qui assurait quelles fonctions, mais bien de prendre la poudre d’escampette, sans quoi l’équipage finirait en tataki de fruits de mer.

    Dans un effort contre les éléments, entre le vent rageur et les vagues vengeresses qui se fracassaient contre la structure boisée de la Ginette, Doudou se mit à chanter bien fort :

    PETIT SOLDAT NE DÉGAINE PAS ! T'AS TOUTE L'HORIZON DEVANT TOI
    ALORS RAME MON P'TIT GARS, DIS TOI QUE C'EST TOUJOURS TOUT DROIT !
    AYE LÉ AYE LO AYE LÉ AH OH !
    DIS TOI QUE C'EST TOUJOURS TOUT DROIT ! AYE LO !
    PETIT SOLDAT NE DÉGAINE PAS ! ET SURTOUT NE FUIS PAS !
    MON P'TIT GARS, TE DÉBINE PAS MÊME SI T'AS LES FOIES
    DIS TOI QUE C'EST TOUJOURS TOUT DROIT !
    AYE LÉ AYE LO AYE LÉ AH OH
    AYE LÉ AYE LO AYE LÉ AH OOOOOH !
    TOUJOUUURS TOUUUT DROOOIT !
    "

    Et en donnant un brusque coup de timon dans un sens puis dans l’autre, il alpaga son supérieur avec un ton joyeux :

    - C’est le moment de couler la Vieille Dame,  Amiral ! Ses petits yeux verts pétillaient d’excitation, les canons lancés par leur allié sifflant d’un son menaçant, semblant se rapprocher dangereusement de leur flotte.

    Il n’en fallut pas plus pour Bigorneau pour gouverner la Ginette, et avec un geste bien trop élégant pour être pris au sérieux, il envoya valser le petit manchot d’un coup de pied dédaigneux et activa le navire sans plus de cérémonie. Il y eut plusieurs craquements sonores et comme un bouillonnement dans l’eau salée. La figure de proue sculptée pourfendant les flots dans un vacarme aquatique extraordinaire. Tenant fermement le gouvernail d'une patte, une autre sur son tricorne, le timonier se pencha en avant, accompagnant le mouvement de son bateau bien aimé, en reprenant à tue-tête son chant.

    - AYE LÉ AYE LO AYE LÉ AH OOOOOH !

    Tout l’équipage, dans un ballet ordonné et grotesque, se placèrent tous à leur poste, semblant ne faire plus qu’un avec la Ginette, qui vibrait et se frayait un chemin spectaculaire dans les profondeurs. Des hurlements incompréhensibles venant du reste des ennemis républicains se distordaient au fur et à mesure de la prodigieuse immersion de la flotte de l’Amiral Bigorneau.

    Il y eut comme un arrêt dans le temps au moment où le bateau fut totalement englouti par les flots. Tout se ralentissait dans l’eau. C'était un moment sublime, qui faisait vibrer le cœur d'hybride de Doudou. Marimba, desserra sa poigne, se délectant de cet instant bien particulier, qui restait un de ses favoris. Quand le vaisseau eut enfin fini cette manœuvre incroyable, l’équipage reprit vie, comme un seul homme. Enfin, homme… Avec un sourire mauvais, plusieurs se mirent à nager avec aisance et vivacité en direction des corps mouvants, désespérés et perdus de la bleusaille qui abandonnaient leur embarcation. Canardés de toutes parts, les pauvres bougres n’étaient à présent que de la chair à canon…Et à poissons !

    L'axolotl éclata d’un rire tonitruant, et se tourna vers son patron :

    - AHAH ! Ça vous la coupe hein, Monseigneur Faut-aller-vite gneuh gneuh !

    Les mains sur les hanches, un air fier imprimé sur sa face écailleuse, sa queue plate remuait de satisfaction.
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