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  • Jeu 23 Mar - 11:10
    Mise à l'épreuve de la Foi

    Feat Dante


    Je suis optimiste mais parce que je crois en la capacité de résilience des êtres vivants du Sekaï et notamment ceux qui comme moi ont une existence brève, les anciens, ceux issus des races anciennes à la longévité avérée ont plus de mal à avancer avec les changements c'est un fait. Mais je veux croire qu'il peut y avoir un lendemain heureux, parce que sinon à quoi bon vivre et continuer?

    - Vous avez raison Dante, la monde avance bien comme il le veut et non comme nous le voulons. Les institutions, les nations, sont éphémères à l'échelle du Sekaï, mais je suis moi aussi une étincelle dans ce monde mais j'espère pouvoir être avec d'autres une partie d'un tout qui me dépasse et fait avancer les gens. Et oui personne ne nous enlèvera nos croyances, ce sont elles qui nous guident et nous aident à avancer. Mais je veux que nos aspirations communes nous permettent de faire mieux que survivre, j'ai l'impression de survivre depuis déjà trop longtemps. Mon monde s'est brisé avec le début de ma guerre, ma petite vie tranquille de noble certes mais la guerre a tout chamboulé et cela m'a poussé à prendre des décisions pour la survie de mes gens, je l'ai vécu ainsi même si cela peut sembler présomptueux. Et je n'ai eu de cesse d'avancer pour eux et pour demain en somme. Et je suis ici pour voir si demain peut se construire avec l'aide du Nouvel Ordre ou si je dois ne compter que sur moi et ... les liens déjà tissés pour pouvoir vivre comme nous le souhaitons et pas dans l'ombre d'un oppresseur qui nous dénie le droit de croire ou prier. Mais une chose est sûre je ne deviendrai jamais Reikois, je suis Maelienne, je suis Shoumeienne dans mon coeur, mon âme et mon sang !

    Cela sonnait comme un serment mais j'y croyais, et je songeais encore à mon serment sur le parvis de la Cathédrale de Mael, mes mains posées sur le bouclier de Viviane, Sainte relique de Mael dont je retrouverai la trace pour qu'avec son retour, le passé, son idée, revive encore plus fort !
    La suite, mes mots, mes actes, peuvent paraître étranges de prime abord mais j'ai besoin de comprendre à qui, à quoi j'ai à faire pour pouvoir espérer aider Dante comme il m'a aidé.

    - Ma magie est forte, puissante probablement et ma foi l'amplifie la majeure partie du temps car je crois en moi et mes capacités, il existe diverses formes de foi et la confiance en soi en est une qui peut aussi soulever des montagnes. Je sens la douleur de l'Oni quand bien même nul son n'est émit, mais je vis ce qu'il ressens et je n'aime pas cela faire souffrir mais je dois creuse magiquement pour comprendre, c'est hélas le prix, le tribut à payer, je n'ai pas encore trouvé comment éviter cela.

    Et enfin j'obtiens une réaction, surprenante mais attendue, les mots sont forts et l'animosité de ce démon enfermé omniprésente mais cela ne m'effraie pas, car j'ai la certitude que le démon ne peut rien faire contre moi directement, il a besoin de son porteur et je ne sens pas d'animosité de la part de Dante, il manie l'épée, ils ont un pacte mais il semble avoir son libre arbitre et je parie la dessus pour tout avouer. Je ne fais pas le poids contre un puissant guerrier, je suis forte magiquement mais pas rapide, ni combattante.

    - Déplaisir partagé pour la présence désagréable.

    Je me tais quelques secondes, le laissant déverser sa bile, livrer ses mots acides et tenter de me faire peur en un sens. Alors que le démon parle, mon regard glisse vers le visage de Dante et s'ancre à ses grands yeux. Je laisse couler les mots pour plonger dans ce regard sombre et froid. Mais mon regard aussi est noir, mes iris sont presque aussi sombres que mes pupilles en temps normal et pourtant personne ne vous dira que je suis quelqu'un de froid. Ma magie active en a changé la couleur mais ce n'est qu'apparence ce qui compte n'est pas la couleur mais ce qu'on perçoit dans les ombres. Le regard de Dante semble vouloir repousser les autres, fermé, isolé et pourtant, si on fouille, on perçoit l'étincelle, je la sens, je sais qu'elle est présente, tapie derrière cette apparence, je sens la bonté. Nous commettons tous des actes repréhensibles, même moi j'ai tué des hommes, pour me défendre certes mais j'ai pris des vies sans le vouloir vraiment et cela ne change pas ma nature.

    - Je n'ai sur la conscience que les morts que j'ai pu causer, volontairement ou pas, ceux que je n'ai pas pu ou su soigner aussi, ceux dont j'ai ignoré la présence et qui faute de mes soins, de mon aide auront péri. Je ne suis responsable que devant ma conscience tout comme Dante. Et qu'il ait tué ne change rien à cela. Hier est une chose, demain est à construire et aujourd'hui... il a sauvé la vie d'une inconnue dont il n'avait que faire ainsi que celle de sa jument. Alors ce parfait inconnu mérite mon attention, mon aide et pas mon jugement, je ne suis personne pour juger de toutes façons.

    Dante reste silencieux, le regard de ce dernier a glissé vers le sol, il accepte les mots du démon et se pense mauvais, c'est ainsi que je le ressens et c'est forcément subjectif de ma part mais peu importe.

    - En réalité il est des choses que je ne contrôle pas oui mais j'ai une certitude, si je détruis le lien qui vous unis il ne mourra pas. Il sera affaibli et j'aurais probablement besoin de plusieurs jours pour l'aider à se sentir mieux car il aura un manque de toi, tu t'es immiscé au plus profond de son être, de son corps, tu as probablement aussi réussi à lui faire croire qu'il est mauvais et que tu es parfait pour être avec lui, que vous êtes une sorte... d'équipe. Mais il n'en est rien, il est le gardien de ta prison, ton geôlier, il a choisi de surveiller ta prison pour que tu ne nuises plus. Il a fait de toi son chemin de croix, son épreuve de foi, de volonté, mais tu n'es rien d'autres que cela, une épreuve. Alors imagine qu'au lieu de détruire ce lien...
    Je laisse ma magie couler, non plus dans Dante, je sais comment soigner son corps meurtri, cela sera long, douloureux mais faisable si il l'accepte, non ma magie coule sur le lien qui uni l'Oni au démon et je change d'approche, ma magie n'est plus la pour soigner les corps mais purifier, alors j'attrape le lien et je l'entoure de ma magie pour remonter le long de ce dernier et me diriger vers le centre de son "existence", l'épée. Je perçois les sceaux, les runes, les couches de magie qui l'enferment, toutes ces magies sont destinées à le maintenir enfermé, mais elle ne bloque pas une magie pure, salvatrice, une magie capable de détruire les malédictions, même divines, alors dissiper dans le néant un être sans corps, un esprit malfaisant... J'entre dans sa prison et l'entoure, ne lui laissant pas le loisir de s'échapper, de toutes façons il est emprisonné...

    - Je peux t'annihiler si je le souhaite !

    Et cela étant dit je resserre ma prise pour lui montrer que je peux le faire mais... je ne le fais pas, je ne choisirai pas de détruire une âme, quelle qu'elle fut. Dans ma main je sens celle de Dante, je la serre doucement avant de dire.

    - Le choix restera le votre, je ne crains pas ses mots, je fais confiance à mon instinct. Et vous m'avez aidé, vous méritez mon aide car vous êtes meilleur que vous ne le pensez, peu importe le passé, vous pouvez être sauvé et vous pourrez sauver des gens aussi. Vous avez entendu ce que je peux faire, mais je ne peux choisir pour vous de vous enlever ce rôle de geolier... Je peux casser le lien ou détruire le démon... et vous soigner.

    Message 8
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  • Dim 26 Mar - 16:27
    Mise à l'épreuve de la foi
    Mise à l'épreuve de la foi
    On peut dire que pour quelqu'un comme Dante qui a toujours vécu dans les montagnes éloignées de Shoumei, la vie dans les grandes villes et en particulier les coutumes habituelles de la noblesse lui sont assez étrangères. Pour être honnête, c'est surtout beaucoup de préjugés. Tout comme les élites et aristocrates peuvent le voir comme un arriéré brutal et sans éducation, Dante voit les nobles comme des gens imbus d'eux-mêmes se plaisant dans une vie oisive et de luxe et profitant de privilèges qui, pour la majorité, les ont obtenus simplement parce qu'ils sont nés dans la bonne famille et non pas par la sueur de leur front. Il y a certaine une part de vérité là-dedans, mais ses opinions se mettent à vaciller au contact de Myriem. Il apprend d'elle, d'une certaine façon.

    Elle n'est pas du tout l'image qu'il se faisait des petits nobles pompeux des grandes villes. C'est une femme réfléchie et clairvoyante, elle semble savoir exactement dans quelle direction elle va. Et même si ce n'est pas totalement vrai, c'est l'impression qu'elle lui donne. Altruiste, peut-être trop pour son propre bien. Elle fait passer sa foi et son intérêt pour ses gens avant le sien, elle cherche véritablement à faire le bien et il en est absolument convaincu à présent. Elle rayonne comme une lueur d'espoir au milieu du paysage morose qui règne à Célestia. Shoumei et les derniers croyants ont besoin d'optimisme. Même si elle ne s'en rend pas compte, Myriem a toutes les qualités nécessaires pour rassembler les foules et raviver la foi dans le cœur des Shoumeiens. Elle n'est peut-être pas encore un symbole aussi fort que Seagan mais qu'importe. Myriem est une personne que Dante pourrait suivre dans sa noble quête. Il accepterait de se salir les mains pour que les siennes puissent rester immaculées. En ce monde malsain et désolant, la bonté d'âme est une qualité rare en voie d'extinction et il faut la préserver à tout prix.

    « Restez fidèle à vos convictions, Shoumei a besoin de gens comme vous. Aujourd'hui plus que jamais. Je suis curieux de voir comment vous comptez vous y prendre pour rétablir l'ordre sans faire couler plus de sang. J'aimerais croire en votre vision des choses. Montrez-moi, Myriem. »

    Ce grand coeur va l'amener à faire des choix difficiles à l'avenir et le premier pointe déjà le bout de son nez. Kar'ath est un être diabolique de nature, fondamentalement mauvais et en opposition constante à toute forme d'autorité qu'elle soit sociale ou divine. Vicieux et manipulateur, torturer l'esprit des mortels n'est qu'une passion morbide parmi tant d'autres. Il sait exactement où appuyer et comment tourner le couteau dans la plaie. Pourtant, Myriem ne semble pas hésiter un seul instant contrairement à Dante. L'Oni est conscient de son passé et que la voie qu'il emprunte est maculée de sang, c'est inévitable. Convaincu qu'il faut répondre à la violence par la violence, il n'a jamais connu autre chose.

    Malgré tout, cette femme qu'il vient à peine de rencontrer s'obstine à lui tendre la main pour une raison qu'il n'est tout simplement pas capable de comprendre. C'est d'autant plus perturbant que personne avant elle n'a jamais fait ce simple geste envers lui. Pourquoi s'entêter à aider un meurtrier tel que lui ? Il n'est qu'un outil pour le Nouvel Ordre voué à servir les sombres desseins des Titans. Une arme qu'on utilise et qu'on jette lorsqu'elle n'est plus utile. Un vie sacrifiable, de la chair à canon. Il le sait parfaitement et quelque part ça lui convient tant qu'il peut apporter sa pierre à l'édifice. Il ne se sent tout simplement pas méritant des mots et de la confiance de la magicienne.

    « Oh... Alors c'est donc ça. Prendre dix vies et en sauver une, fait de lui un sauveur ? Tu es d'une pitoyable crédulité. Tu tomberas de très haut et je serais là pour me délecter de ce moment. J'ai hâte. Vous vous êtes bien trouvés tous les deux, en vous complaisant dans votre misérable existence. »

    Tiraillé entre son devoir et la raison que tente de raviver Myriem, le chevalier errant est passablement confus. Si le choix est difficile pour la Maëlienne, il l'est tout autant pour Dante. La différence étant que la magicienne ne tremble pas. Et pendant qu'il réfléchit encore à ce qu'il devrait faire du choix qui s'offre à lui, le Démon enfermé se fait étrangement silencieux depuis que la magie de Myriem se fait de plus en plus intrusive. En fait, l'artefact ne réagit pas plus que ça à la menaçante présence de Myriem et aussi surprenant que ça puisse être, Kar'ath ne semble pas chercher à se défendre d'une quelconque manière.

    Très silencieux jusqu'à maintenant, Dante ouvre les yeux dans un éclair de lucidité et intervient avant qu'il ne soit trop tard bien que Myriem n'avait pas l'intention d'agir sans son consentement.

    « Ne le tuez pas. Cette prison est une punition pour s'être opposé aux Dieux il y a des milliers d'années. Il cherche la liberté par tous les moyens et la mort serait une délivrance pour lui. Ne lui faites pas ce cadeau, il ne mérite pas que vous vous salissiez les mains tout comme je ne mérite pas votre bonté. Pas encore. J'aimerais être meilleur mais je ne sais pas comment m'y prendre. »

    Il souffle bruyamment du nez en relâchant la main de la jeune femme, il baisse le menton et dévie le regard vers l'état de son bras gauche.

    « Mais si c'est vraiment votre volonté, alors peut-être que vous pourriez... faire quelque chose pour mon bras, j'imagine. »

    Bien trop fier par nature, c'est sa façon maladroite de demander de l'aide pour ce mal qui le gangrène. Effacer la maladie à la racine prendra du temps, des semaines peut-être des mois d'un traitement pénible et très douloureux, du temps libre qu'il n'a pas en ces temps troublés. mais si Myriem est capable de réduire l'emprise du Démon et de la maladie, il saura certainement faire bon usage du temps supplémentaire qu'elle lui offrira.

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  • Mer 12 Avr - 19:21
    Mise à l'épreuve de la Foi

    Feat Dante


    Les paroles de Dante sont surprenantes en réalité et malgré moi, je sens une bouffée de fierté monter en moi. Pas de la fierté mal placée, non juste le fait de sentir que mes paroles et mes actes ne sont peut-être pas vains, que je ne me débats pas sans fin contre des moulins à vent, non ce que je ressens c'est que j'ai peut-être vraiment trouvé ma voie, mon chemin et que venir ici au sommet de Shoumeï, dans un des derniers bastions de mon monde, fut la meilleure des choses que j'ai pu faire. Néanmoins quelque chose m'arrête dans cet élan de fierté, montrer comment faire à quelqu'un d'autre? Je me sens un instant désemparée par ces mots, je me sens totalement indigne de telles paroles en réalité.

    - Comment m'y prendre? Eh bien pour tout avouer c'est bien parce que je n'ai pas encore trouvé le moyen d'y parvenir que j'ai décidé de réaliser ce pélerinage, de venir ici rencontrer les membres de ce Nouvel Ordre, j'ai entendu diverses choses, des actes de guerre, de foi mais aussi d'humanité et je voulais voir si la voie dictée en ce lieu pouvait m'aider à apporter la pierre à l'édifice de la reconstruction de Shoumei. Notre nation a besoin d'espoir mais aussi de panser ses plaies et moi...

    Je souris doucement en disant cela.

    - Je suis avant tout une guérisseuse. Je sais soigner les corps, les plaies, mais aussi les âmes torturées ou maudites, ma magie a toujours été au service des autres tout comme moi. C'est ainsi que devait agir la noblesse, elle a failli par le passé, obnubilée par le pouvoir et la richesse c'est pour cela que nous étions désunis, nos dirigeants n'avaient à coeur que leurs intérêts propres et si on veut voir demain fleurir nous devons changer et nous adapter.

    Etrange en un sens que de réaliser certaines choses au moment ou on les prononçait tout simplement. Formaliser et verbaliser ses pensées était un moyen de révéler notre conscience et cet échange avec Dante et le démon qu'il gardait m'aidait à comprendre ce que j'étais venue chercher vraiment et pourquoi.

    Le démon cependant ne désarmait pas mais il n'avait aucune chance de me convaincre pour tout dire, j'avais des qualités et des défauts et l'un d'eux c'était que j'étais têtue et surtout je me fiais à mon instinct depuis toujours et je ne changeais jamais de ligne de conduite et Dante... méritait que je lui tende une main, je le sentais, c'était l'évidence. Je ne pouvais physiquement faire face au démon enfermé et pourtant c'était ce que je faisais. Je n'avais nul pouvoir mental ou bouclier psychique mais je n'avais pas peur d'affronter ou de faire face à ce genre d'être millénaire qui empestait le mal et le répandait sur le Sekai comme une maladie.

    - Nous avons l'honnêteté de reconnaître nos faiblesses et nos failles tout simplement. Quand à être crédule je le sais on me le dit souvent en me demandant de me méfier mais finalement... Ne suis pas toujours ici ? N'ai-je pas le choix de te détruire ou de te laisser survivre dans ta prison? N'ai-je pas l'opportunité de partir sans me retourner ou de choisir de soigner Dante? J'ai mon libre arbitre tout simplement et je suis humaine, je fais des erreurs mais chacune d'elle m'aide à grandir tout simplement.

    Ce sont finalement les mots de Dante qui scellent le destin du démon. J'incline la tête en souriant, ainsi en sera-t-il.

    - Je ne suis pas meilleure que vous Dante. Nous sommes ici car nos choix nous y ont conduit. Peu importe le chemin déjà parcouru, ce qui compte c'est ce que nous ferons de celui qu'il nous reste non? Je laisserai ce démon vivre en ce cas sauf si vous changez d'avis un jour Dante, je répondrai présente. Quand à être meilleur, vous avez déjà fait le premier pas, votre route est surement encore longue mais s'interroger sur celle ci est la preuve que vous êtes prêts à avancer.

    Cela étant dit il semble gêné et c'est avec maladresse qu'il accepte mon aide. J'ignore donc totalement l'épée, elle n'est pas ma quête, mon fardeau mais celle de Dante et pour l'heure il n'a pas besoin de moi. Pour le reste... Je m'approche de Dante, m'asseyant à ses côtés et prenant sa main de nouveau dans la mienne. Son bras dénudé me montre l'ampleur du mal qui le ronge. Le moment me semble étrange en réalité, il vient de choisir de garder son fardeau mais il accepte mon aide, combien de temps aurais je? quelques heures? Quelques jours? Combien de temps me laissera-t-il pour l'aider? Je doute qu'il soit très patient et qu'il me laisse des jours, l'inactivité est l'ennemi de nombre de guerriers et ils ont toujours été les pires patients pour les guérisseurs.

    J'inspire profondément pour laisser ma magie couler, l'air est moins lourd qu'auparavant et il se charge rapidement de l'odeur marine caractéristique de ma magie. Mes yeux eux aussi ont pris cette teinte intense et violette, plus lumineux que lorsqu'ils sont noirs et sombres, contrastants avec ma peau claire. Mes mains glissent sur la peau écailleuse de Dante, parcourant cette dernière pour l'analyser, l'observant, d'abord à l'extérieur puis ensuite mon regard se voile, perdant pied avec la réalité pour aller voir en profondeur ce qu'il en est. J'ai déjà fait un passage préalable mais trop rapide pour jauger de la dangerosité de cette gangrène. Ce n'est pas douloureux pour Dante que cette étude mais cela doit lui sembler long. Les minutes s'écoulent en silence, le feu décroit en intensité faute de combustible réintroduit. Ce n'est qu'au bout de presque deux heures que je m'arrête, je suis en sueur mais confiante, n'est-ce pas quelque chose qui me caractérise après tout?

    Je bouge un instant mes jambes et réalise que le feu a beaucoup diminué.

    - Je crois qu'il faut raviver ce feu si nous ne voulons pas tomber malade sottement. J'ai plongé en vous et je peux vous aider, tout va dépendre du temps que vous allez m'octroyer en réalité. Je suis ici pour rencontrer Seagan en effet mais je ne comptais pas repartir dans la foulée, je peux rester ici le temps nécessaire. Dans tous les cas, je vais commencer par couper les filaments qui remontent vers vos organes, ils sont issus de magie noire pure et je peux les détisser et vous libérer d'eux, ils sont la cause de vos maux et proviennent de votre lien ou pacte. Ils reviendront donc forcément, en vous je peux soigner la conséquence de vos choix mais tant qu'il vivra même enfermé dans sa prison de métal il pourra recommencer son oeuvre. Je pense que j'en ai pour la nuit à détruire ces liens consciencieusement. Il faudra ensuite que je me repose et après je pourrais soigner votre chair, vos muscles, même rendre un aspect normal à votre bras... Mais cela demandera du temps.


    La nuit va être longue.

    Message 9

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  • Sam 15 Avr - 16:22
    Mise à l'épreuve de la foi
    Mise à l'épreuve de la foi
    Mûrer dans le silence, le chevalier errant n'ajoute de rien de plus à la conclusion de Myriem sur l'avenir du peuple Shoumeien. Changer et s'adapter, c'est peut-être ce que lui aussi doit faire pour enfin emprunter la voie de la rédemption. Loin du fracas des armes et d'une vie de violence qui lui colle pourtant à la peau. Sa conversation avec Myriem est rafraichissante, chacun de ses mots résonnent dans son esprit comme la voix de la raison. Peut-être qu'au fond, il aimerait être aussi altruiste que la magicienne qui lui tend la main. Malgré qu'il soit incapable de soigner les corps et purifier les esprits comme elle le fait, il a l'impression qu'une nouvelle route possible qu'il ne suspectait pas jusqu'à maintenant, apparaît soudainement dans le sillage de cette femme. Une seconde chance, l'espoir d'une vie meilleure.

    Un jour peut-être, sera-t-il assez mature pour emprunter cette voie. Pour le moment, il ne sait simplement pas comment faire. Rien ne fera vaciller sa foi et la quête divine qui lui incombe. Qui sait quel fléau s'abattra sur le monde si un monstre comme Kar'ath devenait incontrôlable ? Le Démon d'ailleurs, a arrêté de se montrer insistant envers la magicienne. Celle-ci a pris sa décision et ne compte pas revenir sur sa parole. Dante lui, respectera son choix bien qu'il se sent indigne de cette gentillesse qu'elle a à son égard. Il hoche simplement la tête à ses mots. Myriem a raison, le chemin est encore long et rien ne presse. Il continuera de vivre au jour le jour, un pas après l'autre.

    Cette douce odeur marine vient à nouveau caresser ses narines lorsque la magicienne se remet à l'œuvre. Sans se débattre, il la laisse parcourir son corps meurtri. Elle semble l'analyser en profondeur, même s'il ne saurait pas expliquer avec exactitude ce qu'elle fait. C'est un domaine qui lui est encore trop inconnu. Curieux, il se contente de poser ses yeux sur Myriem qui semble être au milieu d'une intense concentration, presque en transe. Les minutes défilent et le feu faiblit sans qu'il ne le remarque, captivé par les pouvoirs de la magicienne. Et la magicienne en elle-même. Le temps se fait long et le guerrier est étonnamment patient. Il finit tout de même par fermer les yeux, vidant son esprit pour entamer une méditation. Ça l'aide à retrouver son calme et à se reposer sans entrer dans un sommeil profond.

    Sa respiration est lourde mais calme et régulière. Il faut deux petites heures à Myriem pour l'analyser en long et en large, rouvrant les yeux quand la voix de Myriem réapparaît dans la petite cavité rocheuse. Ses yeux sombres se posent naturellement sur le feu qui décline pour constater lui-même de son état. Il déplace ses jambes en marchant près du sol pour récupérer quelques bouts de bois qui trainent non loin. Il se penche vers le feu et se met à calmement souffler sur les braises encore chaudes. Il tend l'oreille aux explications de Myriem et comme il s'en doutait, tant que Kar'ath sera là, Myriem sera incapable de lui proposer une solution durable. Il continuera de mourir à petit feu tant qu'il sera trop borné pour voir la vérité en face. Et surtout, cela prendra énormément de temps et beaucoup d'efforts à Myriem pour lui venir en aide. Réfléchissant un moment à la situation, il finit de raviver légèrement le feu qui devrait vite reprendre quelques couleurs.

    « Si vous pouviez... me libérer de cette magie noire, même temporairement, je vous en serais éternellement reconnaissant, Myriem. Pour le reste, je me suis habitué à cette apparence disgracieuse. Ne vous sentez pas obligée de faire tout ça pour moi, vous ne me devez rien. Je vous en demande beaucoup et je ne veux pas vous faire rester ici plus que nécessaire. Vous voulez sans doute rentrer chez vous. Lorsque vous voudrez repartir, je connais un chemin plus rapide pour descendre la montagne. Je vous guiderai. »

    Une façon de la remercier pour cette main tendue qui persiste à vouloir lui venir en aide. Il serait bien ingrat de décliner cette proposition et d'ignorer la chance qu'il a d'avoir rencontré une personne comme Myriem. Les âmes pures sont trop rares en ce bas-monde.

    « Hmph. Est-ce dérangeant si on se tutoie ? C'est un peu plus naturel, pour moi. »

    Les règles de bienséances sont un peu différentes par chez lui, comme on peut s'en douter. Et puis, on peut dire que d'une certaine manière, ils ne sont plus vraiment deux inconnus. Il se gratte la tête du bout de l'index, près d'une de ses cornes.

    « J'aimerais beaucoup que tu me parles un peu plus de Maël et de ta vie là-bas, à l'occasion. Comment c'était avant la guerre ? Je ne suis pas habitué à la vie dans les grandes villes. »

    Il restera à sa disposition durant son séjour sur cette terre sacrée, une autre façon maladroite pour simplement lui dire «merci». C'est loin d'être un petit paradis mais au moins, elle y sera en sécurité et pourra communier à nouveau avec les Dieux en présence d'autres croyants comme elle.

    « Je m'occuperai du nécessaire pendant que tu es là. Tu dois être fatiguée, tu devrais te reposer. Dis-moi si je peux faire quelque chose, si tu as besoin de quoi que ce soit. Je ne suis jamais loin. »

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    qui suis-je ?:
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  • Mar 18 Avr - 21:27
    J'étire mes jambes pour réactiver la circulation sanguine dans ses dernières, c'est bien le seul inconvénient de ce genre de travail, on oublie soi même le temps que l'on passe et on néglige des choses simples comme le fait de bouger pour ne pas finir ankyloser. Je regarde Dante bouger à son tour pour réactiver le feu, c'est qu'il ne fait pas spécialement chaud dans la grotte. Après je suis maelienne, j'ai grandi au Shoumeï et je connais la vigueur de nos hivers mais malgré tout je reste une noble et je suis plus habituée au confort qu'à la vie rude. J'ai eu beau passer un an loin de chez moi chez bien vite repris mes habitudes et retrouvé plaisir à vivre une vie douce et confortable. Ce serait donc mentir que de dire que je peux passer de ce dernier sans souci, je le fais uniquement quand nécessité fait loi.

    J'écoute ensuite les mots de Dante, je sens en lui une sorte de conflit, et pour moi cela a un vrai sens, il veut vivre et c'est le plus important, soigner quelqu'un qui n'a que faire de la vie qu'il possède n'a pas de sens mais là il n'en est rien. Quelles que soient ses raisons, Dante a cette énergie, cette envie et donc c'est important de l'aider tout simplement, et qu'il fut un croyant est une raison supplémentaire à mes yeux, même si je n'irai pas laisser mourir un reikois qui ne m'a rien fait, toute vie est précieuse, je connais le cycle de la vie, je respecte la mort mais parfois on peut la repousser.

    - Je ne me sens pas obligée de faire quoi que ce soit Dante, je peux vous aider, c'est dans... mes cordes c'est pour cela que je le propose. Je ne pourrai rien faire la conversation serait déjà close, je ne mentirai pas ou ne chercherai pas à vous rassurer inutilement mais les divins m'ont octroyé des dons que j'ai travaillé depuis toujours, des dons puissants et ils m'ont offert la foi en eux. J'ai appris depuis toujours que la vie est précieuse, toute vie et la votre en fait partie.

    Je souris doucement à la suite de ses paroles et réponds sans l'ombre d'une hésitation.

    - Croyez le ou non mais quand j'ai pris la route de Célestia j'ai annoncé à mes proches que je partais plusieurs semaines, que j'avais besoin de temps pour me ressourcer, je crois que j'envisageais mon voyage comme une retraite spirituelle. Alors si mon séjour ici est concentrée sur vos soins, qu'il en soit ainsi, cela me convient vous savez. Mais quand j'aurais terminé vous pourrez me montrer ce chemin plus rapide avec plaisir.

    Vint ensuite la question du tutoiement, pas que cela me dérange réellement mais c'était que ce n'était pas du tout habituel pour moi, je n'avais pas l'habitude de tutoyer les gens. Pour le coup j'étais à l'opposé de Dante mais ici en ce lieu, avais-je besoin de me conformer au protocole qui régissait ma vie au quotidien? J'en doutais.

    - Je vais essayer c'est le mieux que je puisse promettre Dante. Mais cela ne m'est pas très naturel non plus pour tout avouer.

    Je restais à observer les flammes du feu qui repartait, réchauffant l'endroit. J'avais une grande non envie de bouger et pourtant... A regret je me suis relevée pour aller récupérer mes vêtements qui avaient séché afin de rajouter des couches sur ce que je portais. Le plus dur fut d'aller chercher et remettre mes bottes pour tout avouer. Une fois rééquipée je suis allée prendre dans les fontes de Jovena une épaisse couverture et je l'ai rapportée près du feu pour m'emmitoufler dedans, ma cape elle n'était pas sèche du tout. Je m'étais encore rapprochée du feu, celui ci pouvait menacer mes affaires mais j'avais le froid sur moi et le fait de n'avoir pas bougé en une tenue non adaptée m'avait refroidie. Déjà je me sentais mieux bien couverte. Genoux repliés, bras les enserrant, j'avais reposé ma tête dessus. Un instant je me voyais à Mael avant la guerre.

    - J'ai grandi dans le Manoir de ma famille, à la campagne en réalité, avec les pieds dans l'eau. Mes premiers souvenirs sont liés à l'eau pour tout avouer, j'ai appris à nager très vite. Et c'est ma mère qui m'a enseigné les lettres et les mathématiques avant que mon père ne m'enseigne l'histoire et la théologie. Chacun avait ses domaines de prédilections. Et moi je crois que j'étais une élève attentive et pas trop pénible, j'aimais apprendre. Ce fut le maitre d'armes de mon père qui m'a enseigné l'équitation mais il avait toujours refusé de m'enseigner les arts du combat car cela ne convenait pas à une Dame disait-il. Je n'ai mis les pieds à Mael pour la première que pour mes dix ans, il y a une grand fête pour le printemps. J'ai découvert une ville magnifique, blanche comme les pages d'un livre, brillante, lumineuse, elle irradiait, c'est ainsi que je l'ai en mémoire. J'ai déambulé dans les rues avec mes parents, elles étaient toutes pavées, il y a une vie foisonnante, c'était bruyant aussi mais on s'y sentait bien. Ils m'ont mené à la Cathédrale ce jour là pour assister à un office, c'était le cardinal qui officiait, il imposait le calme et l'apaisement dans sa façon d'être. L'office parlait des divins bien entendu mais j'ai le souvenir qu'il... crachait sur le culte des ombres et je ne comprenais pas pourquoi il faisait cela alors que le monde des vivants et celui des gardiens forment un tout. Je suis ressortie chamboulée et durant ma visite mes parents avaient prévu de me faire découvrir l'Académie de Mael car j'allais pouvoir y rentrer dès que  je serai une femme, un an ou deux après me disais-je à l'époque. Ils voulaient aussi m'offrir un cadeau marquant pour ce jour là et nous avons poursuivi nos déambulations. Elles nous menèrent devant une bâtisse ou se trouvaient des enfants et des vieillards, le lieu était ancien mais bien entretenu. On m'expliqua que c'était un hospice de nécessiteux. Et c'est la que j'ai senti la tristesse de tous de plein fouet, ils étaient malheureux et moi chanceuse. Alors j'ai demandé que mes parents fassent un don à ce lieu plutôt que de m'acheter un cadeau. Mon père le fit, je me sentais heureuse de pouvoir aider. Nous sommes rentrés ensuite au Manoir et les mois qui suivirent je suis revenue en ville souvent avec mon père, il allait travailler sur le port dans sa compagnie marchande et moi... accompagnée d'un garde j'allais dans cet hospice, j'y ai appris les premiers soins, mes premiers remèdes et je savais déjà ce que je voulais apprendre à l'Académie, les soins ! Mael était devenu un second foyer pour moi, un foyer auquel je tenais et que je voulais aider, protéger...


    Je me tus, réalisant qu'encore une fois je parlais beaucoup, et en m'arrêtant je baillais.

    - Vous.. enfin tu ne vas pas disparaitre cette nuit non?

    La pression, le stress, tout tombait et la fatigue me rattrapait de fait.  Malgré moi je bougeais pour chercher une position plus confortable près du feu, emmitouflée dans ma couverture.

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  • Jeu 20 Avr - 20:58
    Mise à l'épreuve de la foi
    Mise à l'épreuve de la foi
    Toute vie est précieuse. Est-ce vraiment le cas ? C'est un état d'esprit que Dante a bien du mal à comprendre. Peut-on affirmer que toutes les vies sont égales ? Selon ce principe, il n'y aurait donc aucune différence significative entre quelqu'un qui fait le mal autour de lui, comme Kar'ath du temps où il était encore libre, et Myriem qui au contraire s'efforce de faire le bien et d'aider son prochain ? Le chevalier errant a suffisamment vu d'horreur pour comprendre que tout le monde n'a pas les mêmes droits en ce monde. Pour Dante, il y a ceux qui méritent de vivre et ceux qui méritent de mourir. C'est aussi simple que ça.

    Visiblement, il n'arrivera pas à lui faire changer d'avis. La Maëlienne est bien partie pour rester un moment, peut-être plus que nécessaire et elle accepte de consacrer une partie de son temps libre au traitement du mal qui le ronge de l'intérieur. Myriem a un talent certain pour les soins, un don que peu de gens peuvent se vanter d'avoir. Même si Dante ne s'en rend pas compte, les mages capables de traiter sa maladie sont peu nombreux. Il serait bien idiot de décliner cette proposition, c'est une chance pour lui.

    « Vous êtes la bienvenue à Célestia. Restez aussi longtemps que vous le voulez. Vous serez sûrement bien loin de vos standards habituels, mais vous ne serez jamais aussi proche des Dieux qu'au sommet de cette montagne. Je ne suis pas le plus à plaindre, vous savez. Certains ici sont gravement malades et je suis incapable de leur venir en aide. Vos dons seront très utiles ici. »

    Néanmoins, il ne fait que lui souffler l'idée. Il n'a pas l'intention de la pousser à quoi que ce soit, si elle ne le veut pas. Myriem est sûrement trop altruiste pour refuser d'aider et ce sont souvent les plus miséreux qui souffrent le plus. Et ils sont nombreux à s'entasser au sommet de Célestia, dans l'espoir que quelqu'un arrange enfin la situation. Dante fait ce qu'il peut, se mettant au service de la communauté mais c'est très loin d'être suffisant. Et il ne sera pas toujours là non plus, son destin l'appellera bientôt ailleurs.

    Le feu repart et la pièce devrait lentement mais sûrement se réchauffer petit à petit. Dante est un montagnard pur souche, les températures dangereusement négatives ça lui connaît plutôt bien. Il n'est pas immunisé au froid, mais il s'est forgé une certaine résistance naturelle au fil des années. Disons qu'il s'en sort mieux que Myriem dans cet environnement, ne donnant pas l'air de souffrir du froid ambiant. Sa cape de fourrure intégrale est assez épaisse pour l'empêcher de grelotter.

    Restant un moment près du feu comme le ferait un enfant, à l'observer reprendre des couleurs, il tend l'oreille pour écouter Myriem lui narrer son histoire. L'Oni reste impassible tout du long et bien qu'il ne le montre pas, il est particulièrement attentif à ce récit sur son enfance. Les deux protagonistes sont différents sur bien des points, aux antipodes l'un de l'autre. Myriem a grandi près de la mer, les pieds dans l'eau alors que Dante n'a connu que la dureté de la pierre au plus près du sommet des Rôcheuses. Il n'a pas eu la chance de naître parmi la noblesse, ni d'avoir une éducation aussi poussée que celle qu'à reçu Myriem. Et au contraire, là où la belle brune n'a pas eu l'opportunité d'apprendre l'art du combat, Dante en a fait son domaine de prédilection. D'aussi loin qu'il se souvient, il a toujours eu une arme à la main. Une épée, une dague, un bâton. Toutes les armes sont différentes et Dante a appris à toutes les connaître sur le bout des doigts.

    L'Oni est déjà allé à Maël, une ou deux fois. Très brièvement et il n'en a pas des souvenirs aussi marquants que Myriem. Comme elle le dit si bien, tout est très bruyant et il y a un peu trop de passage à son goût dans les grandes villes. Rien ne remplacera jamais la quiétude d'un village reculé dans la campagne ou la montagne. Un petit havre de paix, loin de la guerre et des intrigues politiques, avec juste le nécessaire pour vivre. Une retraite anticipée loin de toute civilisation, devenir un ermite aigri protégeant farouchement son petit bout de terre, cela lui conviendrait parfaitement. Myriem mentionne la cathédrale, ce qui lui fait soudainement tourner le regard dans sa direction. Il n'a jamais eu l'occasion de voir ce monument, symbole de sa foi. Il aurait pu s'y rendre mais, étrangement, il ne se sentait pas légitime de se mêler aux autres croyants. Un sauvage au milieu des gens civilisés, prêchant la même foi ? Un tableau bien curieux, peut-être avait-il peur de ne pas être à sa place. Suffit de voir sa taille et sa corpulence, une cape à capuche n'est pas suffisante pour l'aider à passer inaperçu.

    Là où il a grandi, c'est le vieux du village qui disait la Messe. Autant dire que les textes religieux étaient d'une rareté absolue et que certains préceptes pouvaient être plus ou moins différents avec ce qui était raconté dans les grandes églises de Shoumei. L'influence était tout simplement différente. Les religions peuvent changer, la preuve. Le Culte des Ombres était mal vu lorsque Myriem était enfant et maintenant, il avance main dans la main avec le Divinisme. Cela aurait toujours dû être le cas. Il écoute la suite de son récit, jusqu'à l'histoire de l'hospice pour les miséreux. Un petit rictus apparaît sur le coin de ses lèvres, un bref sourire qui disparaît aussitôt. Voilà donc d'où lui vient cette passion pour les soins. Myriem a eu une enfance heureuse et en un sens, Dante est heureux pour elle. Chaque enfant devrait avoir le droit de grandir dans un foyer aimant, peu importe que ce soit une vie humble ou de luxe.

    Curieusement, il se surprend à apprécier ce moment. Simplement l'écouter parler, la Baronne a ce quelque chose d'apaisant dans sa façon d'être et de s'exprimer. Réalisant que le récit touche à sa fin et qu'il s'est un peu trop éternisé avec la magicienne. Lui qui comptait simplement l'aider à s'installer avant de disparaître de sa vie, peut-être pour toujours. Myriem a fait un long chemin, elle est exténuée et il l'a retenue bien trop longtemps. Il marque un petit silence avant de lui répondre.

    « Je ne vais pas disparaître. Si je ne suis pas là à ton réveil, c'est que je ne suis pas loin. La journée a été longue, dors et repose-toi. »

    Un repos bien mérité, c'est certain. Dante va veiller un moment sur le feu, s'assurant que Myriem ne manque de rien avant qu'elle s'endorme enfin. Il entretiendra le feu pendant une bonne partie de la nuit, peut-être qu'il ne sera plus là quand Myriem ouvrira les yeux. Quelqu'un doit continuer de s'occuper des réfugiés dans le besoin, quelqu'un doit chasser pour nourrir tout ce beau monde, quelqu'un doit les protéger du sort qui s'abat sur eux.

    Mais Dante n'est jamais loin. Si Myriem le cherche, elle le trouvera.

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  • Ven 21 Avr - 15:37
    Mise à l'épreuve de la Foi

    Feat Dante


    Je percevais les émotions de Dante et je sentais son incompréhension en un sens face à mes choix mais d'un autre côté je sentais qu'il était intéressé par le portrait que je dressais de Mael ou de ma vie de chatelaine, évidemment que ma vie était enviable, je l'avais toujours su, j'avais grandi avec une cuillère en argent dans la bouche. Et le comble de tout cela j'avais toujours ma vie fade et peut-être même ennuyeuse, et la guerre était le déclencheur qui m'avait poussé à me dépasser, me transcender, prendre des risques. Jamais sans tout cela je n'aurais pu même envisager de voyager, de prendre des décisions radicales pour mes gens et moi-même, cela m'avait changé, fait grandir mais sans tuer le coeur de ce que j'avais toujours été : une bienfaitrice ?

    Les paroles de Dante me confirmant que j'étais la bienvenue ici me rassurèrent, pour une fois je me sentais à ma place, ou du moins j'espérais trouver ici ce je ne sais quoi qu'il me manquait encore. Etait-ce un but véritable? Un besoin de spiritualité? De la reconnaissance? Je n'en savais rien mais j'attendais depuis longtemps ce pèlerinage et je savais que j'en avais besoin pour me recentrer et trouver une raison d'avancer demain en quelque sorte.

    Je crois qu'après avoir dormi à la belle étoile dans le désert ou naviguer durant plusieurs mois j'ai appris à dormir n'importe ou quand la fatigue est présente. Mais j'avoue sans honte préférer un lit au matelas confortable.
    J'avais écouté la suite en souriant, il continuait du moins en avais-je l'impression à chercher à me dissuader de m'occuper de lui, de le soigner mais j'étais têtue, un petit défaut.

    - J'ai bien assez de technique et de savoir faire pour te soigner et m'occuper de ceux qui en ont besoin le temps de ma présence en ces lieux, ce serait un juste retour des choses en réalité. Tu me montreras ou aller pour les trouver.

    La messe était dite en un sens et mon choix acté. La fatigue était bien présente et je n'avais nulle crainte, qui viendrait nuire à des croyants au sommet d'une sainte montagne? Néanmoins le sommeil ne tarda pas à m'emporter. J'avais chaud maintenant et mon épaisse couverture fut assez confortable. De la position assise j'avais glissé vers le sol, allongée près du feu, mes pensées et songes divisées par diverses images qui se superposaient fruits de cette longue journée.

    Quand au matin j'ai ouvert les yeux, enfin dur de savoir si c'était le matin dans une grotte, le feu était presque éteint, Dante avait du repartir depuis un bon moment déjà. Je me suis étirée comme j'ai pu avant d'oser sortir de la couverture. J'ai pris mon sac et j'en ai sorti la pierre cadeau d'Athénaïs, je prononçais le mot "lumière" et la pierre s'illumina, source suffisante pour y voir à peu près. Je l'avais fait sertir et elle pendait au bout d'un collier que l'enfilais. Je récupérais du bois qui restait encore et ravivais le feu. Ensuite je pris le temps de me laver, peu m'importait les températures, c'était une chose que je ne pouvais négliger, et par chance je ne manquais pas d'eau grâce à mes dons. Une fois propre je pris une tenue différente de la veille, ma tenue de voyage allait rester pour s'aérer, je ne pouvais laver du cuir de toutes façons. J'enfilais une épaisse robe de laine bleue, je remis mes ceintures et démélais mes longs cheveux, je n'avais pas le courage de les coiffer cependant.

    Tenue pratique:

    Une fois prête j'ai cherché Dante mais sans succès et finalement après m'être renseignée je compris qu'il avait du partir en urgence aider des réfugiés. Ne voulant pas être un poids je me mis en quête d'une autre personne : Seagan.
    Je l'ai trouvé et (en cours).

    La journée avait filé, après cette rencontre je m'étais rendue après de certains malades, il n'était pas dur de les trouver et quand le message fut passé qu'une guérisseuse était à Célestia je fus assaillie de demandes. Je fis comme j'avais appris à le faire en temps de guerre, j'avais rapidement et sommairement listé tous les cas de malades avérés qui se présentaient ou dont on me parlait, j'avais demandé à une ado de me suivre pour me guider. Et je notais tout, les noms, symptômes, blessures, depuis quand, nourriture, tout... Et après je ne sais combien de temps de cette étude j'avais une liste de priorités à suivre tout en gardant en tête que je devais garder de l'énergie car Dante était sur ma liste prioritaire.
    La jeune fille m'avait regardé de travers quand j'avais dit que j'avais dormi dans l'espace de Dante, comme si il était craint en un sens. J'avais souri malgré moi, j'avais appris à ne pas me fier qu'aux apparences. Le temps défilait et il faisait nuit depuis un moment déjà mais nous étions aux portes de l'hiver et dans les montagnes, difficile de savoir l'heure qu'il était. Mais j'avais déjà bien travaillé auprès de certaines familles, j'avais rassuré une jeune femme qui risquait d'être mère dans les semaines à venir aussi, son bébé était vigoureux même si plutôt petit mais cela n'était pas important. J'avais soigné surtout des bronchites sévères qui auraient pu tourner en pneumonie et ici en l'absence de soins et de médication cela pouvait être mortel. J'avais eu la surprise de trouver près de mon sac quelques présents, tous modestes mais pour me remercier il y avait un morceau de lard séché, une demi miche de pain, des baies des montagnes, des orties fraîches pour faire de la soupe. En soit j'avais de quoi faire un repas bien correct.
    J'étais retournée à la grotte de Dante ne sachant pas si il y serait déjà rentré.


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  • Sam 22 Avr - 19:38
    Mise à l'épreuve de la foi
    Mise à l'épreuve de la foi
    La nuit fut courte pour l'Oni. Comme bien trop souvent d'ailleurs, la faute à un quotidien qui a drastiquement changé depuis la guerre. En réalité, c'était déjà une habitude bien ancrée dans son horloge interne bien avant le retour des divins. Arpentant les routes et ne restant jamais vraiment au même endroit, sur des terres hostiles et ravagées, baisser trop longtemps sa garde dans l'optique d'un sommeil réparateur pourrait être fatal à un vagabond non aguerri. Des journées longues et des nuits brèves donc, tel est le rythme de vie du bourreau des Dieux depuis des années.

    Myriem n'a pas mis longtemps à s'endormir, dans le calme et la quiétude de son modeste habitat qu'il n'utilise pas aussi souvent qu'il le devrait. Il concède volontiers son petit espace à Myriem le temps de son séjour, c'est suffisant pour une ou deux personnes. Quelqu'un doit veiller sur les réfugiés et sur les portes du sanctuaire. En l'absence d'une partie de l'effectif depuis que le Nouvel Ordre s'est tourné vers Sancta, l'Oni a la lourde charge de veiller sur les âmes perdues en quête de rédemption auprès des Dieux silencieux. Guidant les malheureux sur les étroits sentiers vers le sommet, les aidant à trouver un endroit où s'installer pour qu'ils puissent passer ce premier hiver depuis la catastrophe. Et celui-ci s'annonce particulièrement rude. Tous n'y survivront pas, c'est une bien triste réalité. Et pourtant, il s'efforce d'apporter son aide aux plus nécessiteux.

    Dante s'est réveillé bien avant les premières lueurs du jour, aquamancienne dormait encore à poings fermés. Quelques heures lui suffirent à retrouver un peu d'énergie pour cette nouvelle journée qui pointe le bout de son nez. Remettant un peu de bois sur le feu et soufflant sur les braises pour qu'ils puissent continuer de réchauffer l'habitat pendant le sommeil de la Maëlienne pendant son absence. L'Oni n'a pas traîné, récupérant sa lame noire dans son fourreau, il s'est simplement volatilisé sans faire de bruit. Après un court passage au sanctuaire, il a passé la matinée à parcourir les escaliers de pierres et les chemins sinueux de la montagne à la recherche de quelques courageux bravant la terrible ascension de Célestia. Il en arrive tous les jours ou presque, parfois des voyageurs solitaires mais aussi des familles cherchant refuge là où ni les morts-vivants ni le Reike ne pourront les trouver.

    On dit que la foi déplace des montagnes et c'est assez vrai en un sens et pourtant, tous ne sont pas capables de surmonter cette épreuve sans un peu d'aide. Le chemin est long, difficile pour des corps faibles et mal préparés. Plus on s'approche du sommet, plus l'oxygène se fait rare et les températures se font basses. C'est dans ce contexte chaotique qu'il retrouve de bon matin quelques voyageurs exténués, transportant péniblement une petite charrette transportant une partie de leurs affaires, dont une des roues est cassée. C'est tout ce qui leur reste depuis la guerre. Ils ont fui vers la République comme beaucoup mais n'ont pas pu s'installer là-bas et ont été gentiment reconduits aux frontières avec le Reike. Ils ont entamé une route périlleuse vers Célestia, le dernier endroit où des croyants pouvaient espérer trouver refuge loin de la tyrannie de l'Empire. C'est malheureusement le quotidien de beaucoup de Shoumeiens.

    Il a donc fallut s'occuper de cette route, un immense bourbier qu'on se le dise mais une fois réparée, le petit convoi a pu reprendre la route vers le sommet. Un peu de chance dans leur malchance, ils ont dès à présent un guide qui connaît la montagne comme sa poche. Dante a donc guidé tout ce beau monde vers le reste des réfugiés près du sanctuaire des Dieux. Après leur installation, l'Oni ne s'est pas éternisé très longtemps. Le voilà déjà reparti vers une autre aventure, ses journées sont bien remplies et au moins il ne s'ennuie pas. Disons que ça lui change un peu de sa vie de violence, ce n'est pas forcément pour lui déplaire. Il s'est longtemps absenté, tout le reste de la journée en fait. Revenant à la nuit tombée, les bras chargés.

    Il traverse les galeries rocheuses faiblement éclairées par quelques torches. Un manteau de fourrure sur le dos pour cacher les traits disgracieux de son corps malade. Un arc en bois et un carquois dans le dos, deux massifs cerfs chacun sur une épaule et un Champa accrochés à sa ceinture. Une espèce cousine de ceux que l'on peut croiser dans des régions plus chaudes, plus habituées aux montagnes et au froid. Évidemment, son entrée ne passe pas inaperçue. Rejoignant un petit groupe de chasseurs pour déposer les deux cerfs sur le sol sans dire un seul mot. Ils sauront préparer le gibier, cela devrait pouvoir nourrir suffisamment de monde pour les prochains jours et ce soir, les réfugiés pourront dormir sereinement avec le ventre plein. Il n'attend pas de remerciement, il s'éclipse bien avant. Le Champa à sa ceinture par contre, n'est pas pour eux.

    Retournant s'enfermer dans sa petite grotte sinistre, dans laquelle Myriem s'est installée depuis hier, il croise justement la magicienne près de son antre.

    « Bien dormi ? Comment vont tes orteils ? Tu tiens debout, c'est bon signe. »

    Déposant ses affaires, son épée et son arc dans un coin de la pièce, il accroche le lapin sur le mur mais avant de le dépecer et de le préparer, il va encore devoir rallumer le feu pour ne pas changer de ses habitudes. Utilisant sa vieille casserole, ses maigres ingrédients serviront d'accompagnement pour le repas du soir.

    « Tu as déjà mangé quelque chose ? »

    Si ce n'est pas le cas, il l'invite implicitement à se joindre à lui.

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  • Mar 25 Avr - 18:49
    Mise à l'épreuve de la Foi

    Feat Dante


    Le soir appelle visiblement un repos mérité pour l'Oni tout aussi bien que pour moi. Je réponds d'un sourire à sa question.

    - Je suis plus résistante qu'il n'y parait vois-tu. J'ai appris à tenir bon et aller de l'avant. Et j'ai effectivement gardé tous mes petits orteils, j'aurais été bien ennuyée si j'en avais perdu, on perd l'équilibre quand on en perd un et il est très difficile de se réhabituer mais vois-tu. *je murmure comme si j'allais révéler un grand secret* je sais aussi que je pourrais en théorie faire régénérer un de mes membres si je venais à le perdre. C'est quelque chose que j'ai appris durant mes études de médecine magique. On nous apprend les techniques pour nous soigner nous même si cela reste du théorique car pour y parvenir il faut une maitrise de son art mais aussi une capacité magique importante, savoir canaliser beaucoup de mana et ... je pense en être capable dorénavant.


    Je ne disais pas cela pour me vanter mais parce que j'avais vu mes capacités grandir au cours des dernières années, je soignais plus vite, plus profondément, plus de gens en un même temps et pour le même temps de récupération et il en allait de même pour moi, j'avais déjà testé les soins sur moi-même et je devenais plus agile en ce domaine. Mais je doutais de connaître vraiment les limites de mon don encore, je n'avais pas tout expérimenté ou tout testé, et pour le coup, sans pour autant envisager Dante comme un cobaye j'espérais réussir à le soigner plus rapidement que je ne lui avais annoncé la veille. Je préfère toujours me montrer raisonnable voire pessimiste dans mes estimations, on en ressort bien mieux lorsque finalement le temps est plus court.

    A la question suivante je secouais la tête par la négative.

    - Non je n'ai pas mangé mais de ma longue journée je ne suis pas revenue les mains vides. J'ai eu beau refuser, on m'a collé dans les bras des mets que nous allons partager tout simplement. Tu m'offres le gite et le couvert alors je vais participer aux repas non?

    Cela étant dit je m'installais après avoir enlevé mon manteau sur un rocher qui ressort puis je reviens près de Dante et du feu avec ma besace. Je m'installe un peu lourdement, c'est que le sol est dur, je ne suis pas encore bien habituée forcément, je grimace et souris en même temps de ma propre bêtise à m'être laissée à moitié tomber. Je sors donc mon butin du jour.

    - Donc ce que j'ai à te proposer... Des orties fraîches qui sont parfaites pour faire du bouillon, un peu de lard qu'on peut découper et jeter dedans aussi. Et... une demi miche de pain presque fraîches et... summum du luxe, des baies des montagnes. Un festin à l'horizon non? Et après le repas je m'occupe de débuter tes soins, ce soir tu n'y échapperas pas.

    Et pour tout avouer j'étais fière de moi, je n'avais pas l'habitude d'être payée d'une quelconque manière pour les soins que je prodiguais mais ici cela avait du sens, c'était un échange de bon procédé, un moyen de donner un semblant de vie communautaire avec les règles habituelles. Un peu plus et on aurait pu s'imaginer à Melorn, enfin de ce que j'en savais de leur système de troc, finalement c'était plus intuitif qu'il n'y paraissait. J'attrapais un couteau dans mes affaires et cherchais une roche plate pour couper les orties. Je commençais mon travail tout en discutant.

    - Je crois pour tout avouer que je n'ai jamais été aussi heureuse d'être vivante, je... j'avais peur que ma rencontre avec Seagan ne soit la fin de ma route en réalité mais.... Non, c'était une rencontre que je n'oublierai pas mais l'important c'est que je suis toujours là pour en parler. Les rumeurs sont telles que j'avais peur au fond de moi d'avoir entrepris un pèlerinage ici sans issue. J'ai même fait signé des actes pour assurer l'avenir de mon fils si jamais il m'arrive quoi que ce soit, cela me paraît tellement stupide en un sens ce soir... Comme quoi...


    Une fois les orties découpées je les récupérais pour les porter dans la marmite de Dante qui était sur le feu, en même temps que je jetais mes plantes je rajoutais de l'eau fraiche et pure que j'invoquais. D'ailleurs une question me vint en tête en même temps que je faisais cela.

    - Dis moi euh... est-ce qu'il y a un endroit ici... ou on peut se nettoyer? Je peux invoquer de l'eau certes mais elle prend la température du lieu et je enfin.... je n'ai pas beaucoup l'habitude de me laver avec de l'eau de montagne, froide en somme... Vous avez une source, quelque chose? Ou vais-je devoir aller me glacer dans une rivière ? Je... c'est stupide comme demande je sais bien mais est-ce que ça vient de mon métier de médecin ou de mon éducation, je ne supporte pas d'être sale pour tout avouer.

    Je me sentais sotte en disant cela, imaginant bien que je pourrais toujours faire une toilette de chat au besoin, sommaire, hygiénique, mais si jamais il y avait autre chose à Célestia?

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  • Ven 28 Avr - 19:52
    Mise à l'épreuve de la foi
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    Entament les préparatifs pour allumer un feu en frottant très fort deux silex, l'Oni semble assez surpris d'en apprendre plus sur la véritable portée des pouvoirs de Myriem. Fronçant les sourcils en regardant la jeune femme comme si elle se moquait de lui. Est-elle vraiment capable de faire repousser un membre perdu ? La magie permet de faire une telle prouesse ? C'est assez difficile à imaginer pour lui qui n'a aucune connaissance en la matière. Sa capacité de régénération se limite aux blessures plus ou moins graves et profondes, mais Dante serait bien incapable de faire revenir un membre perdu.

    « Vraiment ? C'est assez incroyable. J'aimerais beaucoup voir ça de mes propres yeux le jour où tu réussiras. »

    Pour le simple croyant qu'il est, une telle capacité relève du don divin. Littéralement du miracle. Alors s'il est naturellement dubitatif, il ne peut que la prendre au mot. Qui sait, peut-être qu'un jour lui aussi sera témoin d'un miracle que Myriem aura réalisé. Produisant quelques étincelles sur du bois sec et un petit peu de paille, Dante n'a pas trop de mal à rallumer le feu pour réchauffer la pièce qui mine de rien s'est bien refroidie depuis ce matin. Hochant la tête, Dante n'a pas eu le temps de sonder certains réfugiés aujourd'hui mais il comprend que Myriem est allée les voir pour proposer son aide. Les médecins manquent et aucun n'a l'expertise et les connaissances de Myriem en la matière alors sa présence est rafraîchissante à bien des égards.

    « Un juste retour des choses. Ce sont souvent les gens qui ont le moins qui donnent le plus. »

    Un constat qu'il a pu faire au fil des années, la générosité ne s'achète pas. Entre personnes dans le besoin, il est naturel de s'entraider dans cette épreuve que les Dieux imposent à leurs fidèles. Le feu prêt, Dante peut enfin s'occuper de préparer le repas en se saisissant d'une lame à sa ceinture. Quelques fines entailles au niveau des pattes et à quelques endroits bien précis puis il suffit de retirer énergiquement le pelage de l'animal avant de l'ouvrir pour en retirer les boyaux. L'Oni fait ça assez naturellement, se nourrir avec ce que lui offre la nature fait partie de son train de vie depuis toujours. Il se met à souffler bruyamment du nez, synonyme d'un rire amusé pour Dante, en constatant qu'effectivement ils n'iront pas loin avec les maigres gains qu'a ramené Myriem de sa journée. C'est mieux que rien et honnêtement, c'est surtout l'intention qui compte.

    Il s'arrête un moment à la mention du Haut-Prêtre de l'ordre, tournant la tête vers la magicienne alors qu'elle lui fait comprendre qu'elle a eu l'occasion de le rencontrer en personne. C'est quelque chose de difficile à oublier pour sûr, Seagan est un individu à l'aura démesurément grande capable de rassembler les foules et rallier des personnalités hétéroclites à sa cause. Ce n'est pas vraiment pour le symbole que Seagan représente que Dante s'est engagé sur cette voie en l'occurrence. Mais bien pour comprendre d'où lui vient cette force et cette détermination qui le fait avancer sans jamais hésiter. La tâche est immense, sûrement trop lourde pour un seul homme et pourtant il ne doute jamais. C'est l'impression qu'il donne en tout cas.

    Outre le sujet de Seagan, l'Oni a un petit mouvement de tête quand elle lui parle de son fils. Il reste silencieux pendant quelques secondes, le temps de trouver les mots.

    « Ce n'est pas stupide, tu as bien fait. L'ascension est dangereuse même pour une mage aussi talentueuse que toi et la région n'a jamais été aussi inhospitalière. Ton fils. Comment il s'appelle ? »

    Il détourne le regard pour se reconcentrer sur la préparation du repas. Découpant la chair en morceaux pour que cela soit plus facile à cuire et plus agréable à manger.

    « Et avec Seagan. Tu as eu ce que tu étais venue chercher ? »

    Myriem ajoute quelques herbes et un peu d'eau qu'elle invoque avec une aisance propre aux mages du Sekai. Si seulement il pouvait avoir une Myriem de poche pendant ses quelques errances à travers les terres dévastées de Shoumei. Ses repas seraient d'une bien meilleure qualitée. Il en faut pour nourrir un colosse de sa carrure. Pour le moment à Célestia, disons qu'il est au régime. Il récupère les bouts de viandes fraîchement découpés et ajoute tout ça à la préparation de la marmite. Il tourne discrètement ses yeux sombres en direction de la magicienne, la question est assez surprenante en soi. Et ça l'amuse un coup sur le moment. Malheureusement, prendre des douches convenables est assez rare par ici comme on peut l'imaginer. En particulier en hiver. Mais Myriem n'est pas d'ici et elle est habituée à son petit confort des grandes villes ce qui est compréhensible en un sens. Ces nobles décidément.

    Il penche légèrement la tête sur le côté, réfléchissant un moment à la question en récupérant une spatule en bois pour venir remuer lentement le bouillon.

    « Il y a une source, ce n'est pas tout à fait à côté mais je connais le chemin. Je suis tombé dessus un jour, en allant chasser. Il y a de l'eau au fond d'une grotte assez discrète, personne n'y va jamais. Ne t'attend pas à avoir de l'eau très chaude mais la température est correcte à l'intérieur. Il fait nuit, c'est un peu tard mais je te guiderai demain matin. »

    Température correcte, à comprendre qu'elle est juste un peu moins froide que les rivières et les quelques courants d'eaux que l'on trouve dans la région. Protéger du froid d'une certaine manière, cela reste tout de même de l'eau de montagne. Mais au moins, Myriem ne risquera pas de mourir d'hypothermie.

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  • Lun 22 Mai - 19:36
    Mise à l'épreuve de la Foi

    Feat Dante


    J'avoue avoir dit une bêtise plus grosse que moi pour voir la réaction de Dante, je m'attendais à ce qu'il me rit au nez et c'eut été logique, normal mais non, il reste plutôt impassible et demande juste à voir. Je ne sais hélas pas assez jouer la comédie pour maintenir une bétise dite à la volée. Aussi je ris doucement avant d'ajouter tout en continuant à l'aider.

    - Je plaisantais, je ne sais pas faire repousser un membre cela me parait impossible en réalité au vu de mes connaissances magiques. Il n'existe qu'une seule capacité capable de faire ce genre de prouesse, c'est le don de se régénérer tout simplement, cette aptitude permet de créer de nouveaux tissus, de relancer la création d'un membre perdu notamment. Les soins magiques aussi puissants soient-ils peuvent réparer, éviter la mort qui serait inéluctable sinon mais pas faire repousser un membre. Mais un jour peut-être un mage guérisseur comprendra comment produire le même effet magique que celui de la régénération, nous faisons se reproduire les cellules donc pourquoi pas en créer de toutes pièces?

    Je parlais encore à tord et à travers mais pouvais-je changer vraiment? Non c'était impossible, je n'aimais pas les longs silences, j'avais besoin de les combler et de parler pour cela. J'avais l'impression de déranger quand le silence s'installait, comme si... je ne savais pas, peut-être que je n'étais tout simplement pas amatrice de la solitude et que j'aimais les gens et leur compagnie.

    Le feu lancé, l'ambiance de la grotte change, les lumières évoluent et les ombres apparaissent, se glissant derrière nos propres silhouettes, la chaleur dégagée par le feu est rapidement perceptible elle aussi, et bien que shoumeienne, je vis dans les plaines habituellement, pas au sommet de Célestia.
    J'acquiesce aux paroles de Dante.

    - La générosité est en effet plus présente chez ceux qui ont le moins. Les nantis en mon genre sont hélas plus souvent habitués à recevoir ou prendre plutôt qu'à donner.

    C'était un fait avéré et je savais avoir fait montre d'égoisme aussi par moments et cela se produit régulièrement sans que je ne le réalise, trop chanceuse et pas vraiment regardante du pourquoi ou du comment, me contentant de récolter le fruit du laveur de mes gens, pas par méchanceté ou autre, juste par la force de l'habitude, par ma naissance. Changer le monde, les moeurs, passe d'abord apr soi-même c'est là le chemin le plus dur et ma présence ici, loin de tout confort est mon chemin de croix, mon changement pour préparer l'avenir.

    J'entends ce qui doit être un rire de la part de Dante quand je me vante de mes récoltes en un sens, c'est maigre assurément, mais bon.

    - Je ferai mieux demain, par contre je ne peux pas aller chasser quoi que ce soit, j'en suis incapable. En général je n'ai pas à me préoccuper de fournir la nourriture pour mes repas, je suis navrée.

    C'était sincère, je m'étais plus ou moins incrustée dans son antre et j'étais un poids aussi, mais je me disais que le troc était un bon moyen de payer mes repas et que mes soins compenseraient mon manque de ressources pratiques dirons nous.

    La question sur mon fils me fait esquisser un sourire mitigé, comme toujours quand il s'agit de lui, je l'aime autant que je déteste ce qu'il est, et j'en ai honte, honte de ne pas être capable de l'aimer de manière inconditionnelle comme toute mère devrait aimer son enfant mais je n'ai pas encore réussi à l'accepter pleinement, un jour cela viendra surement mais pas encore hélas.

    - Mon fils je l'ai nommé Amael. J'étais en exil quand il est arrivé sans prévenir... Je ne me savais pas enceinte... Et bref Mael me manquait cruellement alors... C'est ainsi qu'il porte ce nom je ne voulais pas oublier d'où je venais et où nous retournerions un jour tous les deux. Il ne pourra jamais oublier ses origines ainsi.

    J'avais fini pour ma part avec les maigres légumes et je songeais à mon entretien avec Seagan.

    - Je ne sais pas trop en fait, je crois... je crois que j'idéalisais totalement cette entrevue avec une utopie. Seagan est, enfin était notre Monarque, il est devenu le guide du Nouvel Ordre et... je ne sais pas trop quoi tirer de tout cela, je pense que j'ai besoin de réfléchir à tout cela et probablement de retourner lui poser des questions, je ne sais pas bien encore comment le Nouvel Ordre peut aider Mael et le Shoumei à renaitre ou grandir, c'est flou. ( et non joué surtout ;( )

    La suite fait de nouveau sourire Dante, oui c'est ce qu'il fait, il ne doit pas le faire souvent, cela ne lui semble pas très naturel mais bon au moins je le fais sourire c'est déjà signe que je ne l'agace pas trop. Néanmoins sa réponse me soulage et je soupire de fait.

    Chaude ou froid peu importe, je crains d'être assez ... maniaque alors cela me conviendra parfaitement !

    Je réalise que tout est dans la marmite, il ne reste donc plus qu'à attendre maintenant que cela cuise. Du coup je me nettoie les mains avec un peu d'eau et je m'assieds à côté de Dante, du côté de son bras malade.

    - C'est à moi de travailler maintenant. Je te l'ai dit je vais avoir besoin de quelques jours pour purifier ton bras. Hier j'ai nettoyé la magie noire de Kar'ath, je doute qu'elle se soit déjà déployée vu que tu n'as pas du te servir de lui. Du coup je vais soigner les cellules malades dans ton bras en partant de l'épaule, je vais agir de la partie touchée le plus récemment pour aller jusqu'à ta main, car c'est le point central et le contact direct, le plus ancien, le plus malade en un sens. Je vais donc détruire toutes les cellules malades car elles se multiplient comme toute maladie et se déplacent, je vais ainsi couper les liens vers les organes proches, le poumon est touché ainsi que la veine ao... une des veines du coeur... Ce soir ce sera ma tâche, tu ne ressentiras rien hormis peut-être le mécontentement de .... *fais un signe de tête pour désigner l'épée*. Par contre tu dois enlever ton haut, je ne soigne pas les tissus désolée.

    J'attends qu'il l'enlève bien entendu et de mon côté je frotte mes mains par réflexe et active ma magie, mes pupilles changent de couleurs pour virer au violet et l'air s'emplit d'odeur marine alors que des gouttelettes d'eau apparaissent sur mes mains. Je les pose sur le torse de l'Oni et la magie s'écoule alors, fraîche et vivifiante de mes mains vers Dante. Il faudra une bonne heure avant que je n'en ai terminé avec cette première phase de soins.

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  • Ven 26 Mai - 23:23
    Mise à l'épreuve de la foi
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    Encore une fois, Dante n'y connaît vraiment pas grand-chose dans le domaine de la magie alors ce n'est pas très surprenant qu'il soit tombé la tête la première dans le piège de Myriem. Lui qui arbore toujours un visage très sérieux et qui est légèrement naïf sur les bords, la plaisanterie a fait mouche avec une facilité déconcertante. Honnêtement, la magie permet de faire tellement de choses que faire repousser un membre n'était pas si dérisoire que ça de son point de vue. Maintenant, il se sent bien stupide d'y avoir cru.

    Elle mentionne aussitôt la capacité de régénération que peuvent utiliser quelques rares personnes au sein du Sekai. Une capacité qu'il connaît bien en l'occurrence puisqu'il fait partie des quelques élus qui ont la chance de pouvoir refermer les plaies en ne laissant plus qu'une simple cicatrice. Et des cicatrices, il en a plus qu'il n'en faut absolument partout sur son corps. La régénération est-elle de la magie ? Dante n'a jamais su, il ne s'y est jamais vraiment intéressé pas plus que le réel fonctionnement de cette capacité. Créer de nouveaux tissus... De son point de vue, il se contente simplement d'arrêter un saignement, de réparer sa peau ou sa chair. En fait, il le fait plus instinctivement qu'autre chose. D'ailleurs pour illustrer la chose, il vient se faire une entaille sur la paume de sa main avec le couteau qui lui a servi à dépecer le repas.  L'Oni ne grimace même pas, il en a vu d'autres et des bien plus impressionnantes. Montrant la blessure à Myriem, celle-ci se referme d'elle-même très rapidement.

    « Je n'en sais pas autant que toi sur la magie mais je peux faire ça. Par contre, je ne sais pas si je suis capable de faire repousser un membre. J'en doute mais je n'ai jamais essayé. »

    Est-ce même possible de réparer un membre perdu grâce à cette capacité ? Dante a encore la chance d'avoir tous ses doigts, il n'a donc jamais eu besoin d'en arriver à cet extrême. Et si ça devait arriver, il n'est vraiment pas sûr d'en être capable pour le moment. Espérons qu'il n'en aura jamais besoin mais au vu de son train de vie actuel, cela semble presque inévitable si Kar'ath ne le tue pas avant. Enfin, pas besoin de casser l'ambiance, ce soir ils pourront profiter d'un bon repas pour calmer la faim avant qu'elle ne s'installe durablement dans leurs estomacs.

    Dante acquiesce simplement de la tête quand Myriem avoue ne pas savoir chasser. Ça ne s'apprend pas aussi facilement et l'hiver, en pleine montagne. Pas n'importe laquelle d'ailleurs, le plus haut point du monde pour être exact, les animaux se font particulièrement rare. Il y a des chasseurs parmi les réfugiés et Dante essaye d'aider dès qu'il en a l'occasion mais le constat est aussi triste qu'il est glaçant. Il y a plus de bouches à nourrir que de gibier dans la région.

    « Je m'occuperai du repas. Je chasserai pour nous deux. Tu en fais déjà assez en aidant les malades et les plus démunis. »

    Il ne faut pas s'attendre à de la gastronomie de sa part, évidemment. Mais au moins, Myriem aura quelque chose à se mettre sous la dent le soir venu. Dante fera en sorte qu'elle ne manque de rien, une façon de la remercier pour ce qu'elle fait pour les réfugiés mais aussi pour lui. Il vient touiller soigneusement le bouillon dans sa vieille casserole, reportant de temps à autre son regard sur la magicienne quand elle mentionne son fils. Outre le fait qu'elle ne s'est pas bien cassée la tête pour trouver le nom de son fils, l'Oni en comprend la signification pour une naissance qui n'était pas spécialement voulue. Terrain sensible donc et même Dante peut le comprendre alors il se contente d'hocher la tête sans rebondir sur le sujet.

    Sans l'interrompre, il écoute le bilan de son entrevue avec Seagan au sujet du Nouvel Ordre. Visiblement, ça n'a pas eu l'effet escompté et Myriem semble avoir encore plus de doute qu'à son arrivée à Célestia. C'est dommage mais en réalité, il n'en est pas vraiment surpris. Le Nouvel Ordre n'est pas exactement l'organisation terroriste que décrit l'Empire pour se faire passer pour les sauveurs du Sekai. Néanmoins, ce serait mentir de prétendre que certains dirigeants de l'ordre ne sont pas poussés par un esprit de vengeance. Shoumei souffre et Seagan veut le bien pour son peuple. Il est prêt à tout pour ça, même s'il doit commettre les pires atrocités et devenir un monstre aux yeux du monde. En ça, Dante n'est pas si différent du Haut-Prêtre et c'est bien parce qu'ils partagent les mêmes ambitions que l'Oni lui prête son bras armé. Pour le moment.

    « Seagan n'est plus celui que tu as connu avant la guerre. Je n'ai pas connu l'ancien Seagan mais c'est le constat que beaucoup de monde se fait en arrivant à Célestia. Désolé que ça ne se soit pas passé comme tu le voulais. »

    Myriem n'est pas comme eux, elle possède un cœur pur. Elle n'est pas faite pour cette vie de violence alors il n'y a rien d'étonnant au fait qu'elle n'ait pas trouvé satisfaction auprès du Nouvel Ordre. Leurs objectifs ne sont pas si éloignés que ça et pourtant, c'est au sujet de leurs façons de faire que les idéaux de Myriem et de l'ordre diffèrent complètement.

    Dante s'occupe du fourneau pendant que la magicienne change d'emplacement pour se rapprocher de son bras malade. Il tend l'oreille pour écouter tout ce qu'elle lui raconte en essayant de ne pas se perdre en chemin. Il y a beaucoup d'informations et cela lui importe peu la façon dont elle s'y prend pour soigner son bras. Elle est médecin et elle semble savoir ce qu'elle fait, alors ça lui suffit amplement. Il n'a pas besoin de plus de justification. Alors sans dire un mot, il attrape le col de son manteau de fourrure qu'il tire vers le haut pour retirer son vêtement chaud. Il le dépose quelque part à côté de lui et laisse son bras aux soins de Myriem. Pendant qu'elle utilise sa magie, l'Oni n'ose pas trop bouger son bras comme si ça allait la perturber pendant sa séance de thérapie.

    « Puisque le Nouvel Ordre n'est pas le soutien que tu espérais. Qu'est-ce que tu comptes faire à présent ? Et si Shoumei ne peut pas être sauvée ? Tu devras rentrer dans le rang, l'Empire n'aime pas beaucoup les dissidents. »

    Peu probable que Myriem rentre chez elle et claque des doigts pour pouvoir renvoyer les Reikois chez eux. C'est loin d'être aussi simple, malheureusement. La Baronne a la volonté de changer les choses et de venir en aide à Shoumei. C'est plus facile à dire qu'à faire alors reste à savoir comment elle compte vraiment s'y prendre.

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  • Jeu 22 Juin - 17:32
    Mise à l'épreuve de la Foi

    Feat Dante


    Encore une fois je fais de l'humour sans même réaliser que cela pourrait être mal pris, défense illusoire de ma part, les plaisanteries sont un moyen de me cacher finalement, de détourner l'attention la plupart du temps. Je n'aime pas être le centre des attentions finalement, c'est stupide pour une jeune noble qui espérait briller, devenir importante dans sa nation et qui n'aime pas que la lumière soit sur elle en un sens, manque de confiance au final. Je me concentre néanmoins sur le principe de la régénération, car si je plaisante il est des choses qui m'intéressent et la magie curative, celle apotropaïque aussi, tout cela me passionne finalement, j'aime aider, soigner et voir le regard des gens que s'emplie de gratitude et de soulagement c'est cela que j'apprécie. En un sens ne suis je pas en train de me voiler la face depuis des mois, ce n'est pas Mael que je veux voir revivre, c'est le regard de ses habitants que je veux voir briller de la simple fierté d'être de Shoumei, d'être fiers de ce qu'ils sont, de ce qu'ils savent faire depuis toujours.

    - Tu régénères? Tu manipules donc de la magie sans le savoir vois tu. Je suis une piètre théoricienne pour ma part, mes professeurs se lamentaient de cela mais j'ai quand même retenu des choses, le monde qui nous entoure est empli de vie qui lui est propre, d'une énergie particulière qu'on appelle mana et nous en avons tous en nous aussi, mais nous ne sommes pas tous capables de l'utiliser, de la manier. Après chaque... élu? a la capacité de s'en servir de diverses manières. Je manipule l'énergie pour générer de l'eau et soigner avec celle ci aussi, mais je ne créé rien en réalité, l'eau est une partie intégrante du Sekaï. Et toi qui régénère, j'imagine que tu concentres ta propre mana pour forcer les cellules de ton corps à se multiplier de manière exponentielle et rapide tout simplement. Comme lorsque je soigne. Je... On ne va pas regarder si tu peux régénérer un membre perdu, ce serait un peu bête si cela ne fonctionne pas mais... si tu veux bien juste... te piquer le bout du doigt, et moi je regarde ce qu'il se passe pour voir si mon idée est bonne ou si c'est tout autre chose finalement.

    Je voulais voir , j'étais curieuse oui, la régénération était-elle une sorte de magie curative?

    Je souris à la suite, amusée par la tournure des événements et des propos de Dante, chacun son rôle, chacun ses compétences et dit ainsi cela sonnerait presque juste. Je ferme les yeux en imaginant une vie simple dans les montagnes, loin du tumulte de la ville, des vicissitudes du Reike ou des ruines de Shoumei. Ici à Celestia, une vie de foi, une vie de compassion envers les autres, mais je secoue la tête, je suis trop vaniteuse dans le fond pour pouvoir accepter une vie dans les montagnes, au service des autres oui mais depuis mon confort, depuis mon piedestal de noble.

    - Je fais si peu en réalité, mais... cela me convient oui, je n'escompte pas me laisser dépérir ! Et j'ai bien compris qu'il y avait pas mal de personnes à soigner, m'assurer qu'ils vont bien, qu'ils sont bien remis de maladies ou autres en effet et je ne peux le faire en une seule journée.

    J'observe le bouillon qui commence à dégager de bonnes odeurs, c'est que mon estomac réclame, l'usage de la magie est couteux en énergie et on a toujours faim ensuite.

    La conversation a ensuite déviée sur Seagan et je réfléchis à tout cela en même temps que nous échangeons, je suis sur ma faim c'est certain, j'espérais je crois le miracle qui n'a pas eu lieu durant la guerre.

    - Je ne l'ai même pas vraiment connu avant la guerre, croisé à quelques cérémonies, entendu parlé mais jusqu'à ce jour je n'avais jamais eu l'opportunité de lui parler directement. En un sens il est plus accessible maintenant mais... je ne sais pas dire si je suis déçue en réalité par Seagan ce ne serait pas juste de dire cela. Je crois que j'espérais autre chose, une lumière dans la nuit, un guide qui dirait, demain Shoumei renaîtra de ses Cendres, demain je reprendrai la tête de notre belle Nation, ensemble nous reconstruirons ce monde sans les parjures, sans les corrompus ou ceux qui ont fui face à l'adversité... Je visais trop haut je crois. Mais d'un autre côté Seagan est un lumina millénaire, il voit le monde forcément différemment de moi et mes vingt cinq printemps et je crois que c'est à ma propre naïveté que j'en veux d'avoir espéré de grandes choses d'un homme plutôt isolé au final.

    Je soupire, c'est dur de réaliser que non le Reike ne sera pas mis dehors d'un claquement de doigts, non le Nouvel Ordre n'a pas d'armée comme le disent les rumeurs, non ils ne sont même pas une vraie menace, ils sont juste l'incarnation de notre vie passée, de nos croyances, un phare dans la longue nuit que nous traversons. Tout en parlant j'ai soigné Dante, c'est important, finalement, je dois me concentrer sur les petits actes quotidiens qui cumulés peuvent changer des choses, des vies, des avenirs, en croyant en l'effet papillon en un sens.

    Ma magie coule, je suis fatiguée mais je me suis imposée quelque chose pour ce soir, un objectif et je m'y tiendrai. Je ne dis rien aux dernières questions de Dante, parce que je ne sais pas ce que je vais faire et comment je vais le faire même si je doute de rentrer dans le rang.

    Les minutes s'égrènent, et Dante peut sentir son bras devenir plus léger, moins lourd, les cellules saines sont moins denses que les malades et corrompues par Kar'ath, son bras déjà souple et dont il se sert sans souci pour se battre va se révéler encore plus réactif, il va réaliser que ce n'est pas qu'un mot, que sa peau qui a changé de couleur, la corruption qui le ronge, l'alourdit, lui pèse et le nettoyage magique en profondeur le libère de cela, pour un temps, semaines, mois, dur de le savoir et surtout ce n'est que la première étape de sa guérison.

    Quand j'ai fini je pousse un soupir de soulagement, c'est exténuant. Je me relève et m'étire et ce n'est qu'à ce moment là que je réponds.

    - Je vais continuer Dante, le Nouvel Ordre n'est pas la solution miracle dont je rêvais mais j'ai l'espoir qu'on puisse de nouveau prier les divins sans être marginalisés ou mis au cachot. Je ne plierai pas le genou devant les Empereurs du Reike, je ne deviendrai pas citoyenne de cet Empire qui ne nous voit que comme une ressource économique, une main d'oeuvre peu chère, et qui a volé notre savoir, nos richesses pour payer sa fichue armée ! Je trouverai le moyen de rendre l'espoir aux habitants de Mael, et.. je n'abandonnerai pas, parce que je veux que demain vaille le coup d'être vécu. Et je retournerai voir Seagan demain et les jours à venir, parce qu'il doit entendre que sa voie n'est pas la bonne, il utilise les armes du Reike, leur violence... ce n'est pas le bon chemin j'en ai la conviction ! Mais pour l'heure... je n'ai pas trouvé "le" bon chemin.



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  • Mar 27 Juin - 20:08
    Mise à l'épreuve de la foi
    Mise à l'épreuve de la foi
    Comme un enfant à qui on raconterait une histoire, Dante est scotché au récit que lui fait Myriem au sujet de la magie. Le mana, l'énergie omniprésente qui réside dans toutes les espèces vivantes de ce monde. C'est une notion qu'il connaît évidemment mais pas qu'il comprend tout à fait. Pas en profondeur, dans son explication la plus complexe du moins. En réalité, Dante aussi est capable d'utiliser la magie. Il le fait à son échelle, notamment avec sa capacité à régénérer ses tissus meurtris et même si ça ne va pas beaucoup plus loin, il se montre très curieux et très intéressé par le sujet. Il y a tellement de magie différente, trop pour qu'il puisse en comprendre le fonctionnement intégrale mais tant que la théorie reste assez élémentaire, alors c'est peut-être un domaine qui serait à sa portée à l'avenir.

    À la demande de la magicienne, Dante vient se faire une petite entaille sur le bout de l'index sans même hésiter ou broncher. La plaie se met rapidement à saigner mais surtout, Dante n'a besoin que de se focaliser un minimum sur la blessure pour qu'elle vienne se refermer en un temps record. Dante ne saurait pas expliquer le processus de régénération avec des mots. Il le fait, c'est tout. Pour le moment, tout ce qu'il fait en rapport avec la magie est surtout dû à de l'instinct pur sans aucune réflexion derrière. Techniquement, il n'a besoin que de se concentrer et du mana nécessaire pour venir reformer ses cellules détruites. Cela lui permet aussi d'arrêter un saignement au moins temporairement. C'est assez prodigieux quand on y pense, de quoi faire jalouser certains mages et certains médecins. Pourtant de son point de vue, cela n'a rien de très exceptionnel.

    « Ce n'est pas toujours aussi simple. Parfois, cela peut prendre plusieurs minutes voire plusieurs heures en fonction de la gravité de la blessure. Tu dis que c'est de la magie ? Je... ne le voyait pas comme ça, avant. Je n'ai jamais fait de magie, je ne sais pas comment ça fonctionne. Tu penses que tu pourrais m'apprendre ? »

    Dans le sens général de la chose. Faut pas s'attendre à ce que ça devienne un génie du jour au lendemain, ça non. Pas sûr que la théorie passionne un homme d'action comme lui. Pour Dante, un puissant utilisateur du feu, un soigneur traitant les maladies ou un nécromancien. C'est du pareil au même pour lui. Un mage est un mage. De la magie c'est de la magie. Ça ne va pas plus loin. Il a une vision plutôt simpliste de la chose et il ne comprend pas encore tout à fait les subtilités d'un domaine aussi complexe et diversifié que celui-ci.

    Pendant que la discussion suit son cours, Dante finit de remuer sa préparation qui ferait sûrement rougir (de honte) les plus grands chefs étoilés de Liberty. Le temps d'aborder le sujet du Haut-Prêtre, notamment. Visiblement, le Lumina aussi fort soit-il n'a pas réussi à devenir le symbole d'espoir qu'il aurait dû être pour les derniers Shoumeiens et les vrais croyants. Difficile de lui en vouloir, la tâche est colossale pour ne pas dire irréalisable. Si Dante a décidé de le suivre, c'est principalement pour sa force plus que pour l'aura qu'il dégage devant une foule. Évidemment, Myriem n'attend pas la même chose que lui de la part de l'ancien dirigeant de la fédération. Si même Seagan n'est pas à la hauteur de la tâche, qui pourrait le prétendre ?

    Pendant que Myriem s'est mise en tête de s'occuper de son bras malade coûte que coûte, il récupère deux bols en bois pour servir généreusement deux portions. Il rajoute une cuillère en bois dans l'un des bols qu'il vient tendre à Myriem pour qu'elle puisse enfin faire taire son ventre qui crie famine. Ce n'est pas de la haute gastronomie et elle s'en doute déjà, mais c'est un bon repas qui l'empêchera de se coucher le ventre vide, ce soir. Il a un tout petit rictus en coin des lèvres en s'imaginant Myriem aller taper sur les doigts de Seagan comme une maman qui gronde son fils parce qu'il joue à "faire la guerre". Dubitatif sur ses chances à faire changer le Lumina mais pourquoi pas ? Dante n'est pas non plus sûr de savoir quelle est la bonne démarche à suivre pour sauver ce qu'il reste de cette nation. Tiraillé entre la vision belliqueuse et extrémiste de Seagan que l'Oni n'a pas eu beaucoup de mal à adopter suite aux horreurs qu'il a vu et vécu pendant la guerre, mais aussi l'avenir radieux et certainement très utopique que Myriem lui dépeint sans avoir à faire couler plus de sang. Dante est un grand péssimiste de nature et c'est donc une vision un peu plus difficile à entrevoir pour lui mais il espère sincèrement que Myriem atteindra ses objectifs à l'avenir. Myriem pourrait réussir à montrer un chemin sans violence à cette brute de Dante. Qui sait, un jour peut-être.

    « Je ne suis pas sûr que tu arriveras à résonner Seagan mais je suis sûr que tu finiras par trouver le bon chemin, même s'il est différent de celui du Nouvel Ordre. Je veux croire en ton optimisme et en ta bonté d'âme. Peut-être que c'est de ça dont Shoumei a le plus besoin. »

    Pour le moment, les deux divinistes peuvent profiter d'un repas chaud, d'une agréable soirée au coin du feu à discuter pendant des heures parce que oui, Dante n'est pas si rustre que ça, il sait tenir une conversation. Et surtout, ils ont le droit à une bonne nuit de sommeil sur un sol beaucoup trop dur pour être supportable surtout pour une noble loin de son confort habituel. Effectivement, ce n'est pas le grand luxe à Célestia mais c'est mieux que rien et jamais elle ne retrouvera la quiétude de ce lieu mythique ailleurs.

    Au petit matin, quand la magicienne se réveille, Dante s'est déjà éclipsé et a déjà commencé à vaquer à ses occupations quotidiennes. Pour autant, il n'a pas oublié leur conversation de la veille et ce que Myriem lui a demandé. Il finira par revenir chercher la Baronne et quelques affaires pour le petit trajet qui les attend.

    « Bonjour. Bien dormi ? On ne devrait pas tarder à se mettre en route, si tu veux toujours voir la grotte. Ce n'est pas très loin mais il faudra faire attention sur le chemin. Il a bien neigé cette nuit. »

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    Myriem de Boktor
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  • Sam 15 Juil - 22:48
    Mise à l'épreuve de la Foi



    Feat Dante


    Surprise malgré tout par la rapidité avec laquelle Dante accepte d'essayer ce que je propose je ne peux d'observer, étudier sa capacité de régénération. Je suis concentrée et je perçois des fluctuations de mana, cela n'est pas aussi visible que lorsqu'on invoque des éléments, ou qu'on déplace des objets ou tout pouvoir visuel mais la régénération est bien ce que je pensais, un acte magique tout simplement.

    - Je pense que cela dépend de ta fatigue, de la nature de ta blessure. De l'énergie ou l'attention que tu daignes consacrer à ta blessure aussi. La magie est un acte volontaire en grande partie et si tu considères que ce n'est pas important alors tu vas comment dire... concentrer peu de magie et donc ta régénération prendre du temps alors qu'en combat si tu es blessé et que tu sais que cela peut te porter préjudice, ton instinct va pousser ta magie à se manifester plus vite et plus intensément pour te guérir rapidement. Je peux t'enseigner la magie à ma façon, cela ne sera pas la même qu'un vrai professeur mais comme je fonctionne surtout à l'instinct je me dis que cela peut être productif.


    Je souris à cette pensée, enseigner, expliquer comment se concentrer, méditer, se recentrer tout simplement. C'est acté et cela fera partie de nos longues discussions les journées qui suivront, j'enseignerai à Dante à apprendre à s'écouter tout simplement, se concentrer sur lui-même et pas son environnement. Apprendre à occulter ce qu'il se passe autour pour pouvoir forcer son énergie à lui à travailler selon ses envies, ses besoins aussi, pousser sa régénération en un sens à se déclencher selon son bon vouloir et selon les résultats qu'il veut, stopper un saignement, régénérer les muscles ou tendons, reformer la peau...

    Ce premier soir, notre repas s'est passé dans un calme relatif, les seuls bruits du lieu étaient nos discussions enfin surtout mes paroles nombreuses et probablement un peu soûlante ou enivrante pour Dante qui avait l'habitude d'être seul. Néanmoins je ne peux pas changer en une soirée non? Mon séjour à Célestia, les soirées avec Dante me changeront aussi plus que je ne l'avais imaginé, j'ai appris à laisser le silence s'installer, à l'écouter et le respecter et ne pas le craindre. De mes entrevues avec Seagan je ne sortis pas pleinement satisfaite, nous allions collaborer c'était une certitude, Célestia et ses gens produiraient du bois pour mes chantiers navals et je fournirai des vivres et de l'argent pour qu'ils puissent acheter ce dont ils manquaient ici sur les sommets du mont. Un échange de bon procédé, c'était une bonne chose mais pas suffisant.

    Le lendemain matin, après une nuit rude sur la pierre, ce n'était pas simple pour moi même si je faisais bonne figure, je fus ravie de m'étirer et d'entendre que Dante n'avait pas oublié ma demande.

    - Aussi bien dormi que possible, mais la fatigue permet de sombrer et dormir d'une traite, mon sommeil a été de plomb et j'espère ne pas avoir euh... ronflé...

    Pudeur stupide sur le coup mais c'était ainsi on ne se change pas après tout. J'enfilais mes bottes et je sortis de mes fontes des vêtements secs et propres, et un sac de coton dans lequel se trouvaient empaquetés du savon, un peigne et une brosse, en somme de quoi me laver et laver mes vêtements actuels parce qu'ils commençaient à sentir aussi mauvais que moi pour moi non nez délicat.

    C'est donc avec le lever du jour que nous sommes partis plus haut encore dans la neige épaisse et poudreuse. C'était rude pour le coup, j'avais les muscles endoloris par les efforts de la veille et par les deux nuits à même le sol. Au bout d'une heure qui m'avait semblée totalement interminable nous sommes arrivés devant la fameuse grotte. Je sortis la pierre blanche d'Athénais et activais le sort qu'elle avait scellé dedans, une lumière blanche et claire fut produite, pas de chaleur, pas de brulure.

    La grotte était sombre forcément et fraiche, en toute logique. Nous avons avancé jusqu'à arriver à une cavité plus profonde dans laquelle se trouvait une source, autour des rochers, de quoi se cacher en réalité. Après des mois passés dans le désert dans un oasis, toute diviniste que je fusse j'avais réussi à passer outre la pudibonderie inutile. Je posais mes affaires propres et sèches sur un rocher et enlevais mes bottes avant d'enlever la suite, bas, gilet, chemise de coton épaisse, le tout pour me retrouver uniquement avec la chemise longue de lin qui composait une partie importante de mes sous vêtements. J'avais testé l'eau, elle était froide c'était un fait avéré mais j'avais besoin de me laver.

    J'entrais dans la source non sans manquer une respiration, souffle coupé par le froid de l'eau claire du lieu. Je claquais des dents sans pour autant renoncer. Je finis par m'enfoncer dans l'eau et y glisser ma tête, m'immergeant complètement. Je ressortis quelques secondes après.

    - Par les divins c'est gelé ! Mais... Ca... fait du bien.

    Je claquais presque des dents mais peu importais, je revins près du bord pour attraper mon savon et frotter mes cheveux avec vigueur, les gestes vifs étaient primordiaux pour ne pas avoir trop froid. Tout en frottant avec force je me permis un petit.

    - Le bassin est assez grand si tu as besoin de te laver aussi, je n'ai nulle peur pour ma... mon honneur ?

    J'avais confiance en cet oni alors qu'il se dépeignait comme un monstre assassin, pour ma part je n'y croyais pas. Et j'avais autre chose à faire que songer au fait qu'il me regarde, la crasse ca ne part qu'en frottant et mes vêtements et moi même avions besoin de propreté. Alors que je frottais avec vigueur je me demandais un instant, question de mage surement...

    - Je me demande si ta capacité de régénération et en un sens de contrôle de ta mana et de ton corps par extension ne peut pas te permettre aussi de réguler aisément ta température. Théoriquement... Je me dis que tu dois pouvoir forcer ton corps à produire la chaleur dont tu as besoin, ou baisser ta température selon les besoins non? As-tu déjà songé à ça ou... constater ce genre de phénomène?

    J'en avais des interrogations cons parfois je sais bien mais on ne se refait pas, et ce n'était ni la première de mes interrogations des jours qui allaient suivre avant que Dante ne me ramène sur le chemin de Mael.


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