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  • Dim 14 Mai - 11:09
    Pour l’heure, Zéphyr songeait à trois possibilités.

    La première, la moins probable, c’était qu’un nécromant fou avait décidé de s’en prendre aux Sables d’Or. Mais les morts vivants étaient trop nombreux pour qu’un seul mage noir convoquât tous ces zombies. L’hypothèse était donc peu probable, à moins que plusieurs mages eussent convenu d’une alliance au point de créer une armée si colossale.

    La seconde hypothèse supposait un artéfact caché dans le coin, qui avait été activé pour une raison inconnue, et qui avait donc généré une magie nocive, capable de relever des cadavres au milieu du désert. Qu’il y eut des morts, bon, ce n’était pas très étonnant. On était au Reike après tout. Une nation guerrière et belliqueuse qui avait vécu bon nombre d’affontements. Alors il se pouvait bien qu’une magie ancestrale eut fait son effet au point de créer cette situation chaotique.

    La troisième hypothèse, c’était que le Titan Xo’rath (ou l’un de ses serviteurs) était de la partie et avait décidé de se rappeler au bon souvenir de la nation du désert. Une mauvaise idée puisque la Griffe avaient aussitôt réagi en apprenant la nouvelle. Deydreus en particulier.  Le guerrier eut tôt fait de rassembler des volontaires, de les diviser en groupes, et de répondre à la demande de Maître Morgoth. A cet égard, le commandant des armées impériales pouvait être fier de la réactivité et de la souplesse de ses troupes. La victoire n’en était pas assurée pour autant, mais aussitôt que le village avait demandé de l’aide à la capitale, des soldats s’étaient proposés, un bataillon avait rapidement pu être constitué, et il n’avait pas fallu longtemps pour que les renforts se mettent en marche.

    En sa qualité de maître-espion, Zéphyr aurait pu rester à la capitale. Mais pour quoi faire ? Cette brusque apparition de morts-vivants l’intriguait et il n’était pas du genre à se tourner les pouces lorsqu’un tel événement survenait. De plus, il avait pour lui la vitesse et la faculté d’adaptation. Il pourrait se révéler utile sur le champ de bataille, quoiqu’il ne ferait certainement pas des dégâts aussi lourds que des guerriers de renom. Evidemment, quelques-uns de ses espions aussi pourraient avoir un bon rôle de support, aussi l’Oreille avait convoqué plusieurs ses hommes pour accompagner la troupe. Ses agents ne pourraient pas tous être des berserkers : il ne voyait pas Broken se tenir en dehors de la ville, par exemple, car le cobe n’avait pas forcément sa place parmi les autres Serres. Mais chacun pouvait tenir un rôle important, voire essentiel pour épauler leurs frères d'armes. Dans le cas de ses subalternes, ils pourraient probablement assurer les communications entre les différents groupes de leur armée. Le tout était de ne pas mourir. Le membre de la Main avait en tout cas essayé,  autant que faire se peut, de s’entretenir avec ses hommes sur le chemin, non pas pour faire de grands discours, mais pour écouter éventuellement leurs points de vue et leurs appréhensions. Surtout concernant les jeunes recrues. Zéphyr leur avait adressé quelques mots, et puis, enfin, il s’était intéressé au village qu’ils allaient défendre.

    L'assassin avait réussi à se procurer une carte du village, et pendant leur marche dans le désert, le sabreur avait pris soin de mémoriser quels étaient les endroits-clés de la ville. Quelles étaient les voies sans issues ? Où lui faudrait-il passer pour être le plus efficace possible ? Où seraient les différents groupes de volontaires ? Quelles étaient les fonctions de chacun ? Que devaient-ils protéger en priorité s’il y avait une percée ennemie ? Le plus important avait été de mémoriser la disposition de son village dans son ensemble, pour qu’il puisse s’y déplacer les yeux fermés durant le combat qui serait assurément violent. Le maître-espion n’aurait certainement pas l’aisance d’un natif, mais il saurait en tout se situer grâce à quelques repères qu’il avait su retenir, non seulement grâce à la carte, mais aussi grâce à leur arrivée dans la ville.

    Qu’il se retrouvât finalement avec les Dévoreurs avait de quoi être presque amusant, quand on y pensait. En un sens, c’était des brutes, des fils de la Mort en personne, qui fauchaient leurs adversaires comme des épis de blé si ces derniers n’étaient pas assez forts pour leur résister. A côté d’Alasker ou de Khal, on pouvait se demander ce que le maître-espion faisait là : il n’avait ni leur force surhumaine, ni leur soif de sang, ni leur excitation du combat en vue du massacre qui allait se profiler. Pourtant, de manière assez paradoxale, la tension palpable, mélange d’enthousiasme guerrier et sauvage, ne dérangeait pas le Reikois outre mesure. Peut-être parce qu’il tuait, lui aussi, mais d’une autre façon. De manière plus subtile, mais non moins létale. Chacun sa méthode. Zéphyr serait en tout cas présent certes pour faire des dégâts, mais aussi pour suivre le développement du combat et d’en référer à Deydreus ou tout autre généraux le plus vite possible.

    Assez en retrait par rapport aux remparts de bougade, la troupe attendait « sagement » que leurs cibles avancent encore, avancent toujours plus vers le village de Sable d’Or. L’idée était de fondre sur eux pour affaiblir leurs forces et faire le plus de victimes possibles. Il était palpable que les bersekers n’avaient qu’une envie, celle d’en découdre. Pourtant, ils savaient se maîtriser, jusqu’à ce que viennent l’heure de charger.

    Lorsqu’Alasker fit le tour de ses hommes et vint adresser quelques mots à Zéphyr, un sourire mi-figue mi-raisin apparut sur le visage de l’homme aux yeux ambrés.

    - Mes clones seront rapides et se fondront dans la masse. D’ailleurs, Zéphyr avait prévu de leur donner quelques armes dès leur invocation, histoire qu’ils ne soient pas désarmés en se déplaçant dans Sable d’Or. Ils avaient notamment sur lui des dagues effilées en prévision qu’il leur filerait directement, à leur apparition. En ce qui me concerne, je resterai ici pour voir l’évolution du combat. On ne sait toujours pas qui, ou quoi, à créer cette horde de zombies, et nous aurons peut-être quelques surprises au cours de la bataille. Par un invocateur… Un artéfact… Que sais-je encore. Notre escadron aura plus de chances de remarquer quelque chose en étant en dehors des remparts. Si tôt qu’on le remarquera, ou si tôt qu’un élément suscitera notre intérêt, un des mes doubles ira prévenir Deydreus et le commandement. Mais si tu vois quelque chose à me faire part, je compte sur toi pour me le gueuler à pleine dent au milieu du combat.

    Evidemment, peut-être qu’il n’y aurait que cette armée de zombie… Et peut-être, effectivement, que les Reikois arriveraient à vaincre la menace plus facilement que prévu, mais mieux valait être prudent et pragmatique.

    Retournant le sourire étrange de Khal à son encontre, Zéphyr acheva de prendre la parole lorsqu’un de leurs gars leur déclara que les morts-vivants arrivaient près des remparts.

    - Il est temps de leur rappeler qui sont les maîtres de la guerre au sein du Sekai.

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  • Dim 14 Mai - 12:51
    La poussière et le sable se soulèvent sous les pas des soldats alors qu'ils arrivent à Sable-d'Or. La défense du village tient particulièrement à cœur à Oyun : elle doit sa vie à des combattants qui n'ont pas hésité à venir en renfort, et aujourd'hui, une fois de plus, elle aura l'occasion de retourner la pareille au Reike. Vêtue d'une armure de peau rudimentaire pour ne pas limiter ses mouvements, elle porte un carquois de lances en bandoulière, qu'elle a pris soin d'affûter un peu plus à chaque courte pause pendant le trajet depuis Ikusa.

    Elle connaît le village de nom, parce qu'elle l'a entendu quelques fois en faisant des patrouilles au marché de la capitale. En apercevant au loin Sable-d'Or, sa colline et son port, ses hypothèses se confirment : sans leurs échanges commerciaux, ce village ne sera plus rien. Elle hésite un peu lorsqu'il faut choisir où intervenir : défendre une des portes, les remparts, le port ? Elle a aussi l'habitude d'accompagner les Forces Médicales, mais au vu de la situation, les villageois blessés pourraient se sentir mal à l'aise de voir débarquer une orc armée jusqu'aux dents, même pour les protéger. Au final, Oyun choisit de suivre son sentiment initial : elle ira sécuriser la place du marché, pour couvrir les civils pendant qu'ils mettent à l'abri ce qu'il reste de leurs moyens de survivre.

    Elle se pare d'un brassard rouge, et décide de passer par les toits pour se faire une idée rapide de l'état des rues. Au loin, elle reconnaît quelques visages et armures familières, ce qui la fait sourire. Peu importe la difficulté de la bataille, ce village est entre de bonnes mains.

    Arrivée sur le toit d'un des bâtiments du marché, elle est bien contente que l'architecture locale privilégie les toits plats et aménagés. De sa position, elle peut voir tout ce qui se passe en dessous d'elle en concentrant une faible dose de mana dans ses yeux. Elle signale sa position aux autres soldats et aux civils en sifflant, au cas où le bruit de son atterrissage et la taille de son ombre n'aurait pas suffi pour annoncer son arrivée.

    Lance en main, les jambes fléchies et légèrement écartées, Oyun est en position pour tirer au premier signal.

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    Deydreus Fictilem
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  • Lun 15 Mai - 1:00
    "And Now The True Test... Hold Fast, Or Expire?"

    Le silence. Voila qui était une chose qu'on pouvait apprécier comme détester. Pour beaucoup, l'absence de bruit représentait habituellement le confort et un repos mental bien mérité. Un isolement face au monde cruel qu'était Sekai. Mais, parfois, cette quiétude était le triste synonyme d'une mort prochaine. Ou à défaut, d'un massacre approchant. Les grognements et gémissements des morts qui grattaient contre la double porte de la cité s'étaient soudainement arrêtés. Comme si les morts-vivants s'étaient retirés. La vérité était pourtant bien plus terrifiante.

    Pour les gens sur les remparts et ceux restés à l'extérieur, la scène s'était déroulée en deux temps. Tout d'abord, la horde s'était retirée quelques mètres en arrière, dans un silence... De mort. Puis, dans un long gémissement, l'amas de corps abominables s'était jeté contre les murs de la cité. Déjà affaiblie par les nombreux raclements des ongles abimés des créatures, la porte n'avait pas tenu. Dans une pluie de copeaux de bois, de gonds et de chairs arrachées la horde se jetait à présent sur les fiers guerriers venus défendre la zone nord de la ville. Dans un hurlement commun, les reikois s'étaient mis en branle, actionnant leurs différents plans d'action tandis qu'au centre de la ville, Deydreus observait toute la scène de ses yeux vairons, aboyant ses ordres aux différents groupes. Il n'y avait plus de place pour le doute, pour la peur, ou bien pour la légèreté. A présent, la mort était omniprésente.

    Et elle venait pour chacun d'eux.



    GROUPE GRIS:  @Alasker Crudelis  @Zéphyr Zoldyck  @Kahl  @Lardon  @Shan'ael Lipswyrm

    C'était le chaos. Partout où l'on regardait, on ne pouvait observer que des ombres dansantes et différentes effusions de sang. Des cris de guerriers blessés, mêlés aux hurlements sans fin des morts-vivants donnaient à la scène un air particulièrement apocalyptique. En réponse à l'intrusion, les forces en présence s'acharnaient à défendre autant que faire se peut la cité qui venait d'être violée par la présence impie. Chaque centimètre comptait. Chaque parcelle de sable cédée aux zombies mettait un peu plus en danger la vie des habitants qui achevaient leur évacuation et tentaient de trouver un refuge. A l'extérieur de la cité, le mouvement de la horde avait sonné le glas de l'interminable attente qui frappait les Dévoreurs et le maître-espion. Sans avoir besoin d'attendre le signal du chef des armées, le groupe s'était lancé dans sa manœuvre, traversant les quelques dizaines de mètres qui les séparaient du flot continu de morts. Le but était simple et inchangé: infliger le maximum de dégâts à l'intrus afin d'amoindrir ses forces, voir de créer une diversion suffisante pour permettre aux autres troupes armées de souffler. Et, au possible, trouver une source. Quelque chose qui permettrait de couper le flot magique qui animait la marée putréfiée.

    Objectif: Tuer le maximum de monde et tenir la zone Nord / Perturber la horde : 0/1 - Survivre

    GROUPE VERT:  @Tagar Reys  @Kilanna Launi  @Zaïn Tevon-Duncan  @Brak'Trarg  @Astryd Isdotyr

    Akim était un jeune soldat prometteur mais un peu fainéant. Une fois son service militaire achevée, le brun à la peau mate s'était rendu à Sable-d'Or pour s'enrôler en temps que garde et protéger sa cité natale. Lui qui avait toujours adoré les embruns marins et les bruits réguliers des voiles claquant au vent s'épanouissait doucement à faire respecter l'ordre impérial dans la ville côtière. Et à vrai dire, la tâche n'avait jusqu'à présent jamais été très dure. Mis à part quelques bagarres d'ivrognes et des règlements de comptes entre marins, la vie était paisible. Alors au final, Akim avait bien choisi sa carrière et son lieu d'affectation.

    Mais aujourd'hui, les restes ensanglantés du jeune garde recouvraient la pierre des murailles et son regard vitreux croisait celui des défenseurs présents tandis qu'il se réanimait peu à peu pour se relever. Eclatée contre les murs et l'entrée nord, la horde tentait d'accéder à la ville par tous les moyens possibles. Et ces moyens impliquaient de chevaucher les restes abattus d'autres zombies mis à mal par les défenseurs, créant une colline de macchabés et un accès privilégié aux remparts. Puis la colline devint multiples, et les soldats commencèrent à devoir lutter sur plusieurs "fronts". Dans le sang, les cris et les larmes, la bataille faisait rage, chassant toute beauté au spectacle nocturne de la ville. Et pour les membres aux brassards verts, l'objectif était simple: repousser l'assaillant et trouver une solution aux collines macabres. Ou ils finiraient submergés, et rejoindraient le rang des morts.

    Objectif: Défendre les murs et détruire les moyens d'accès des zombies: 0/1 - Survivre  

    GROUPE JAUNE: @Shaina Solare  @Kaelinn

    Au sud de la ville, on aurait pu penser que les choses auraient été plus calmes. Que, comme l'étendue des morts s'écrasait au Nord, il s'agissait là de la partie "facile". Pourtant, il n'en était rien. Formés en petits groupes, l'agglomérat de soldats, de gardes et de volontaires s'acharnaient à faciliter l'évacuation des civils vers la demeure du régent. Cette dernière étant engoncée dans des murs intérieurs, cela permettait ainsi de mettre plus de monde à l'abri. Mais alors que cette opération suivait son cours, plusieurs mouvements attirèrent le regard des sentinelles présentes. Il ne s'agissait pas simplement de zombies décérébrés car les mouvements étaient vifs et ordonnés. Brigands? Autre chose? Il fallait en avoir le cœur net et lorsque le rapport fut fait au commandement, l'ordre fut donné. Les troupes au sol fouilleraient le district tout en tentant d'aider la population tandis que dans les cieux un volatile particulièrement espiègle assisterait l'enquête. Car si la mort ne touchait pas encore cette partie de la ville, il valait mieux s'assurer que toute perturbation de l'ordre public n'était pas due à autre chose que quelques personnes apeurées...

    Objectif: Trouver la source des mouvements / continuer l'évacuation des civils: 0/1 - Survivre  

    GROUPE VIOLET: @Broken Goat

    Partout dans la ville, l'écho des combats venant de commencer résonnait. Partout, l'odeur de la Mort venait emplir les narines des reikois présents. Mais étonnamment, le chaos n'accompagnait pas ce mélange nauséabond. A vrai dire, l'anxiété présente depuis l'arrivée des troupes était toujours présente au niveau du port. Les quelques bateaux amarrés tanguaient doucement tandis que l'évacuation continuait. Il n'y avait, pour l'heure, que l'urgence des civils à protéger. Et puis vinrent les premiers murmures. D'abord légers, ces derniers s'intensifièrent et commencèrent à perturber les forces en présence, forçant quelques soldats à s'éparpiller dans le quartier à la poursuite d'une provocation invisible. Si rien ne semblait important pour le moment, l'ordre fut tout de même donné aux brassards violets de surveiller ces murmures tout en continuant potentiellement l'évacuation des Sablois.

    Objectif: Trouver l'origine des murmures / continuer l'évacuation des civils: 0/1 - Survivre    

    GROUPE ROUGE: @Oyun

    A cause de sa proximité avec les remparts, la halle des marchés était également victime des débordements morts-vivants. Perturbant l'évacuation des habitants, des dizaines de zombies parvenaient à passer parfois les défenses, s'enfonçant dans les ruelles et les halles pour venir semer la mort et la destruction derrière les lignes de défense. Par chance, des troupes avaient été déployées dans ce district pour aider la garde, permettant une réponse rapide. Les objectifs étaient en soit assez simples mais pourtant particulièrement difficile. Car si l'enjeu n'était pas aussi brutal pour le moment que sur les remparts, chaque zombie errant au niveau du marché provoquait obligatoirement des victimes. Et ces victimes, grouillant dans leur sang et leurs viscères, finiraient inlassablement par se relever...

    Objectif: Terrasser les zombies qui sont parvenus à passer et continuer l'évacuation des civils: 0/1 - Survivre

    GROUPE BLANC: @Nefih

    Au sein de la demeure du régent, les choses étaient probablement aussi chaotiques qu'au niveau des remparts et de la porte Nord. Le danger n'était certes pas immédiat, mais les nombreux mouvements de foule provoquaient une angoisse supplémentaires aux réfugiés qui s'inquiétaient d'autant plus lorsque les premiers blessés furent acheminés. Traces de griffes, morsures, frappes d'armes rouillées. Les pauvres soldats et gardes qui revenaient du "front" se retrouvaient aussi mutilés que traumatisés. Il fallait les traiter, apaiser leurs peines et leur cœur. Plus important encore, il avait été notifié au commandement que ceux qui succombaient finissaient par se relever pour dévorer leurs anciens frères d'armes. Alors, chaque vie était encore plus précieuse, car se retrouver avec des morts parmi tous ces civils ne pouvait que provoquer une réaction en chaîne aux conséquences désastreuses. Alors les brassards blancs s'affairaient aux soins et à l'escorte des nouveaux arrivants. Au placement des civils et à la distribution de ressources essentielles. Tout en croisant les doigts pour que, dans tout cet enfer, rien ne profite de la nuit pour surgir là où les vivants se regroupaient.

    Objectif: Soigner les blessés arrivant, s'assurer qu'aucun ne succombe et gérer les nouveaux arrivants: 0/1 - Survivre

    Résumé:


    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 2 MmtmkVy

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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  • Lun 15 Mai - 12:43
    Sous une cervelière cabossée se cachait un monstre tout droit sorti d'un de ces trop sombres contes pour enfants. Son visage n'existait plus vraiment, des larves de mouches fouisseuses l'avaient dévoré. Sa mâchoire inférieure pendait lamentablement sur le côté droit de son faciès dévasté, retenu dans sa chute par un mince filet de chairs, d'os et de nerfs pourris situé juste en-dessous de ce qui restait de son oreille. Le monstre ne portait pas d'armure parce que rien, sur ou dans son corps, ne méritait la moindre protection. Ses viscères, à l'air libre, se balançaient entre ses jambes écorchées, emplissant l'atmosphère d'une odeur innommable qu'aucun mortel ne pouvait décemment souhaiter sentir. L'un de ses bras manquait à l'appel, ça n'était plus qu'un moignon purulant se terminant peu avant le coude et ne cessant de cracher des gouttes d'un sang noir tout aussi puant que les boyaux précédemment mentionné. Il était mort et pourtant vivait. Incapable de souffrir, de penser, de ressentir, le mort-vivant marchait sans savoir pourquoi au milieu de centaines de ses semblables. Le fait que ses dents soient déchaussées ou absentes, que sa langue ne soit plus qu'une tranche de viande faisandée et inerte, que ses gencives aient pourries depuis bien longtemps et que la possibilité même de mordre lui soit tout bonnement interdite par la quasi-disparition de sa mâchoire inférieure, tout cela ne suffisait pas à le dissuader de chercher à atteindre son seul but : se repaître de la chair fraîche des habitants de Sable d'or. Alors il marchait, gauchement, singeant cette action si naturelle que son ancien lui avait dû effectuer un nombre incalculable de fois avant de finir dans la tombe, porté par le mouvement de ses innombrables semblables. Sa stupidité évidente, ses réflexes primaires, encore amoindris par l'état global de son corps et la fragilité de ses articulations ne le maintenant debout que grâce à l'aide d'une quelconque magie noire, tout cela expliquait pourquoi le mort n'essaya même pas d'esquiver, lorsque la double lame d'une hache aussi lourde que lui apparut sur sa gauche pour le fendre en deux, lui, et une paire de ses camarades.

    A cet instant, les Dévoreurs étaient autant guerriers que paysans. Ils ne se battaient pas, ils fauchaient. Leurs coups, dépourvus de la moindre grâce, de la moindre technique, se contentaient de traverser les corps délabrés, les ouvrant comme des fruits trop mûrs. Alors que le flot de cadavres se massait vers les portes enfoncées de la ville attaquée, il ne parvenait que difficilement à prendre conscience de l'attaque sur son flanc exposé. Avec le temps et l'expérience, les bourreaux en armure cramoisie avaient appris à considérer une troupe de morts-vivants comme une seule et même entité, lente en réaction, certes, mais inexorable dans son avancée. Lorsque la conscience partagée du flot redirigerait son attention dans leurs directions, alors ils devraient se replier pour frapper ailleurs et éventuellement forcer l'armée à se scinder pour les poursuivre.
    Mais pour l'heure, ils fauchaient.
    Les dévoreurs s'étaient déployés en une seule et même ligne. Chaque combattant se trouvait à un mètre de l'autre, de sorte à ce que chacun puisse frapper le plus librement possible, toute tactique avancée leur étant parfaitement inutile face à un ennemi aussi stupide. Un premier assaut brutal nourrissant plusieurs buts : Évaluer la menace ennemie. Causer un maximum de dégâts. Et permettre à Zephyr de repérer la moindre cible importante qu'il prendrait soin de leur désigner pour la prochaine attaque.

    Un torrent de chair infestée et d'esquilles d'os rongés se déversa sur le heaume cornu d'Alasker alors que la Salvatrice venait prélever un nouveau tribut parmi les morts-vivants. Il pouffa en sentant le bronze de son canon d'avant-bras vibrer sous la pression trop faible d'une mâchoire gâtée. D'une bourrade, il pulvérisa son agresseur et piétina les restes de son corps détruit tout en engrangeant un nouveau coup transversal.
    "-C'est mon neuvième!" Gueula Kirk, son espadon passant au travers d'un torse partiellement couvert d'une cotte de maille percée.
    "-Et tu crois que c'est un exploit ?!" Lui répondit Nahr, sans cesser de broyer un crâne pourrissant à coup de pommeaux."Ils se défendent moins bien que ta mère hier soir !"
    Un concert de jappements censés évoquer des rires se mit à secouer les rangs espacés des berserkers en plein effort. Alasker, au centre de leur formation, ne parvint pas totalement à réfréner un sourire. Quelque part, sur sa gauche, Kahl massacrait les morts avec une application tenant plus de la psychose que du professionnalisme, pourtant l'oni, comme tous ses hommes, demeurait terriblement stoïque dans l'application de son courroux. Il en savait la raison. Les Dévoreurs n'étaient que les membres d'une meute de loups sauvages. Ils s'excitaient en sentant la peur et en goûtant le sang. Mais même le plus assoiffé des berserkers se refuserait à boire l'ichor répugnant s'échappant des trop nombreuses plaies d'un zombie et nul mort-vivant n'avait jamais fait montre de la moindre peur. Alors les berserkers frappaient avec un enthousiasme modéré, seulement satisfaits par l'idée de pouvoir laisser libre court à la violence hantant leurs rêves, diurnes ou nocturnes.
    Ça paraissait simple. Trop simple. Et Alasker en était presque à espérer qu'une autre vague n'arrive après celle-ci, de crainte de voir ses hommes, à l'appétit entamé, lorgner du côté du village après la victoire. La simplicité apparente de la tâche titillait sa paranoïa et ses sens surdéveloppés ne cessaient de chercher à décrypter le chaos ambiant, à la recherche d'un indice, d'un hurlement plus grave que les autres ou de la senteur musquée d'un poison inédit parvenant à percer l'odeur de charogne infestant l'air autour d'eux.
    Une lame courte dérapa sur son épaulière, tenue par un bras rendu faible par son absence de chair. La main gauche d'Alasker quitta sa comparse le long de la hampe de la Salvatrice, le temps de broyer le crâne de son agresseur entre ses doigts gantés.
    "-Vingt-trois !" Compta-t-il à haute voix avant d'écraser du pied un torse rampant aux mâchoires caquetantes. "Vingt-trois et demi!"
    Le massacre devait continuer malgré ses doutes et la menace d'une victoire trop facile. Il ramena la Salvatrice à lui dans un balayage contrôlé, projetant membres et viscères au-dessus des geignards sans repos et prépara aussitôt une nouvelle frappe en reprenant l'arme à deux mains.
    Le sable sous ses pieds devenait collant, gluant de sang et d'autres fluides corporels peu engageants. Depuis le début de l'attaque, il avait progressé de trois pas au milieu des restes de cadavres. Pour éviter l'encerclement, les Dévoreurs avançaient lentement, profitant de la portée de leurs armes pour trancher tout obstacle animé dans leur passage. L'agonie était un mot inconnu chez les morts-vivants et à chaque centimètres gagnés, les berserkers devaient s'assurer que les cadavres à leurs pieds ne se mettraient pas à mordre leurs jambières. Ils piétinaient les enveloppes vides, visant mâchoires et membres flétris, les pacifiant définitivement sous leurs pieds bottés. Un geste aussi vital que grotesque, que trop peu de vétérans et de soldats expérimentés pensaient à répéter, inlassablement, durant un affrontement avec des adversaires nécrotiques. C’était, hélas, ce genre d’oublis -bien souvent- qui apportait aux armées de morts-vivants de nouvelles recrues.  
    Un revenant un peu plus robuste que les autres leva une parodie de bardiche rouillée dans sa direction. L’arme explosa en morceaux au contact du fer de la Salvatrice, qui arracha au passage une grande partie du visage du mort.
    “-Tenez-vous prêts !” Hurla-t-il en remarquant le nombre grandissant d’orbites vides se tournant dans leurs directions. Et ses hommes lui répondirent en hurlant tels des loups.

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  • Lun 15 Mai - 16:52
    Tu avais imaginé le pire durant cette longue marche interminable jusqu'à la cité assiégée, et ce n'était rien en comparaison à l'enfer dans lequel tu pataugeais. Loin des affrontements, tu entendais pourtant tant de cri et de hurlement, mais point ceux des guerriers luttant avec hargne mais ceux des blessés et des mourants que l'on parvenait à extraire du front, souvent avec mainte peine pour ramener des hommes et des femmes qui n'en avaient plus vraiment l'air. Tu voyais des visages défilé et aucun ne semblait heureux de cet affrontement, il ne restait que des mines terrifiés, autant par ce qu'ils avaient vu que celle d'une mort imminente.

    Tu aurais tant voulu t'extraire de cet endroit, de ce manoir dans lequel les secours s'organisaient encore dans la plus grande détresse. Non pas sous un flot continue de morts déambulant, mais de marcheur presque mort. A peine avais-tu franchis les murailles de la ville que l'odeur du sang, de la sueur autant que de la pourriture avait assailli tes narines pour ne plus la quitter des jours durant. Si tu y survivais. Au milieu des autres brassards blancs tu traversas des rues où la panique régnait en maîtresse et où les habitants causé autant de chaos que les agresseurs. Des feux se propageaient avec aisance, trop peu de mains présentes pour en venir à bout. Des étals étaient renversé et des bêtes tentaient de s'échapper. Un dromadaire harnaché d'une chaîne en fer beuglait qu'on le libère, qu'il ai une chance lui aussi de survivre, mais personne ne viendrait l'aider et cela te fendait le cœur. Tu hésitas à lui porter secours, un simple instant qui te suffit pour être bousculer par d'autres cherchant à rejoindre la sainte demeure devenu hôpital de fortune. Puis le flot continue eu raison de toi et voilà que peu à peu la bête disparaissait derrière toi pour être aussi supplanté par d'autres blessés, d'autres suppliques que l'on vienne à les aider.

    Il n'y avait rien d'étrange, à ton plus grand regret, que les brassards blancs portent davantage attention aux Sablois qu'à leurs animaux pourtant si utile. Oh comme le monde était cruel d'ainsi abandonné ceux qui ne demandaient rien à personnes.

    Tu passas devant une étroite ruelle où l'un de tes confrères cherchait à libérer un vieil homme que quelques décombres avaient presque amputé d'une jambe. La charpente n'était plus sur lui, mais le pauvre soignant ne parvenait point à le déplacer seul. "Et toi, viens m'aider !" Hurla t'il à ton égard tandis que tu étais le seul à l'avoir regardé. Véritable électro choc que ce fut cet appel qui te sortie de ta léthargie face à l'ampleur de la situation. Tu jouas de ta frêle corpulence pour quitter la foule et t'enfoncer à ses côtés, joignant l'effort commun pour parvenir à lever le bougre dont la plaie ne cessait de saigner malgré le bandage de fortune. "Cela risque de piquer un instant, mais vous vous sentirez mieux ensuite." Dis tu en essayant de te montrer aussi compatissant que possible, sans parvenir pourtant à masquer la peur qui tirailler le ventre. Tu collas tes mains au bandage, guère le temps de le retirer, puis tu concentras la chaleur de ton être en ce point, focalisant une vague de vapeur pour aider à cautériser. L'homme grimaça d'abord puis se mit à hurler de plus belle, jurant que ta mère n'était qu'une coureuse de rempart de bas étage que même les gardes les plus véreux ne voudraient pas pour une nuit. Tu comprenais, il n'y avait rien d'agréable dans une telle précipitation de ton art. Il fallait faire vite, et la vitesse impliqué un manque de tact acide que ni lui ni toi n'apprécia. Néanmoins, cela permit de le déplacer sans qu'il ne perde davantage de sang. Quelle ironie parvins tu à penser que de devoir aider un vieil être souffrant d'une blessure aussi sévère alors qu'il était loin des affrontements, uniquement car les gens manquaient si cruellement de clairvoyance face à l'approche de la mort.

    Vous retrouvâtes le flot de la populace qui avait déjà diminué, bien qu'il restait délicat d'y déplacer un blessé sans qu'il ne risque d'autres maux. Non sans peine, vous parvîntes aux escaliers d'une place centrale où une fontaine ne crachait plus qu'une eau rougis par le sang des mourants qui y pataugeaient dont personnes ne trouvaient le temps de s'occuper et qu'il faudrait pourtant parvenir à gérer. Tandis que tu transportais l'homme, tu cherchais du regard quiconque se trouverait libre de pouvoir agir mais où que ton regard se porte, il n'y avait que la terreur et des mains déjà occupés. Rapidement, autant que pour le dromadaire, la fontaine et ses blessés disparurent derrière toi, ne te laissant qu'espérer qu'ils ne viennent point à se relever seuls. "Et pour eux ?" Demandas tu de désespoir à l'autre secouriste qui te répondis sur le même ton que tu avais employé. "Plus tard, on va s'en occuper, plus tard . . . "

    Vous montâtes les dernières marches vous séparant de l'intérieur de l'hospice improvisé. Les doubles portes pourtant grandes ouvertes jouaient à l'entonnoir l'espace d'une nuit où les gens se bousculaient pour parvenir à entrer les premiers, toucher la miséricorde de quelques soins avant qu'il ne soit trop tard, mais lorsque ce trop tard était bien plus loin que son voisin mutilé. Et avec tristesse tu voyais des gardes et soldats trop gravement blessés pour continuer le combat agir avec ce même égoïsme du sauver moi en premier. Vous fûtes écraser au moment de passer les portes, ton confrère brassard blanc lâcha prise, se retrouvant coincé entre le flot et le mur te laissant seul avec l'estropié que tu parvins difficilement à faire marcher, ta force trop peu suffisante. Comme tu aurais aimé avoir le luxe de regretter être aussi frêle, mais l'heure n'était guère à cela. L'heure n'était qu'à une chose qui semblait impossible à réaliser. De part et d'autres de la grande salle, des couchettes avaient été aménagé, faites de simples morceaux de rideaux, couvertures et autres tissus où écorchés et mourants attendaient. Il te fallut plusieurs secondes vitales pour trouver un endroit où déposer l'homme. Comme ce mot te fendait l'âme. Déposer. Il ne s'agissait que d'un nombre dans une multitude, tu ne tenais plus un homme, juste un parmi trop et lorsque tu le laissas tu n'eus guère le temps de le rassurer ou lui donner la moindre marche à suivre que tu ne possédais même pas. Des goûtes de sueurs perlaient de ton front et de tout ton être, autant de pression et de panique qui te laissait désemparé. Tu fonças vers le premier groupe de brassard blanc que tu aperçus. "Je viens de déposer un vieil homme blessé à la jambe, sa plaie ne devrait plus saigner mais . . . ." On te coupa net. "Plus vite ! Soin prioritaire ou pas ?
    - Non. Répondis tu amèrement. "Mais il y a une fontaine à deux rues d'ici où potentiel mort imminent.
    - Alors qu'est ce que tu attends ?
    - Peux pas m'en occuper seul."
    L'homme souffla d'agacement, aussi débordé que tu ne l'étais, pris au dépourvu par ce nombre croissant de secours à porter et si peu de monde pour le faire. "Toi, va avec lui !"

    L'ordre était simple et personne ne le remis en question. Tu ne connaissais ni son nom, ni son grade et pourtant le simple fait qu'il sache prendre la moindre décision t'étais suffisant pour lui offrir ta confiance. Ton accompagnatrice était bien plus costaude que toi, une Drakyn tout de muscle bâti et cela ne te frappas que lorsque vous courûtes côte à côte en direction de ladite fontaine carmin. Si la dame n'était guère en train de lutter, c'est bien parce qu'elle était boiteuse, ce qui ne l'empêchait nullement d'user de toute son énergie pour parvenir à porter secours. Telle une histoire sans fin, le flot de blessé ne désemplissait jamais et tu parvenais à avancer uniquement parce qu'elle t'ouvrait une marche aisée.  Et lorsque tu parvenais à trouver un peu d'espoir à ne point voir plus d'un ou deux nouveaux arrivants pour votre troupe, c'était pour aussitôt être brisé par une nouvelle série de hurlements horrifiques provenant tous droits des murailles.

    Grâce aux étoiles qui veillaient à minima sur Sable-d'Or, les mourants l'étaient toujours. Oh, comme tu n'aurais jamais cru penser un jour cette phrase. Ils continuaient à geindre de douleur, l'un d'entre eux te semblaient suffisamment pâle pour bientôt rendre son dernier souffle. "T'sais bien guérir ?! Moi nan pas d'blessures comme ça." Te lanças la Drakyn tout en se penchant vers l'un d'eux."Oui, des dons. Aide moi à le sortir, je crois qu'il va bientôt nous quitter." Toute trace de courtoisie et de politesse t'avais quitté et, sans doute dans les jours qui suivraient, cela viendrait te hanter lorsque tu te rendrais compte qu'à l'instar de tout ceux que tu juges trop souvent de haut, la peur et la panique te faisaient perdre bien de ta clairvoyance. Ta consœur déposa avec autant de délicatesse que l'urgence de la situation le permettait le blessé dont elle s'occupait hors de l'eau, sur le muret de granit, puis elle vint te prêter main forte pour que vous sortiez le mourant. A nouveau, tu usas de tes dons pour cautériser ses plaies et infuser de ta nature guérisseuse en lui. Une entaille profonde sur le flanc, une autre à l'épaule, un simulacre de morsure à la joue et bien d'autres entailles. Diantre que cet être s'était montré fort de toujours parvenir à respirer, tout comme être arrivé jusqu'ici. Il serait trop cruel de l'abandonner si près du but. Ses blessures étaient trop graves pour que seul tes pouvoirs ne suffisent, la pourriture des Macabées devaient s'être infiltrés en lui et voilà des maux que tu ne savais traiter avec aisance. Il fallait quelques décoctions d'herbes et d'infusions que tu n'avais aucunement le temps de faire.

    "Maintenant les autres." Lâcha la dame pour te sortir de cette réflexion malvenue. Tu acquiesças aussitôt, courant vers le dernier à moitié dans l'eau. Vous le sortîmes avec aisance, il était dans un piteux état mais pourtant en meilleur forme que son prédécesseur. Tu t'épuisas de nouveau à focaliser ton énergie pour venir à bout de ses lésions les plus durs et, une fois chose faite, tu terminas de soigner le dernier des trois. L'en passant à côté tout à l'heure, ils t'avaient semblé plus nombreux. Serait-il possible que . . . ? Non, pur paranoïa. "On peut les ramener, ce n'est plus critique." A son tour d'acquiescer, d'une facilité déconcertante, elle fit passer le plus endolori sur une épaule tel un sac de patate, pris le deuxième sous l'épaule pour l'aider à marcher et te demandas d'aider le troisième. Tu avais déjà peiné à aider le vieil homme, alors ce soldat en armure et bien plus musclé te semblait relevé du miracle. Pourtant tu ne t'attardas pas à remettre en question ou hésiter et tu le pris comme tu pouvais pour l'aider à marcher.

    A peine fîtes vous quelques pas qu'une soldate titubant appela vers vous. "Aidez moi ! Vous . . . en . . . sup  . . . " Elle s'effondra sur le sol, lâchant par la même occasion ses entrailles qu'elle maintenait avec peine à l'intérieur de son corps. Une floppée de sang gicla de sa bouche et son corps se fracassa contre les pavés. "Vas y, j'le prends." Scanda ta consœur en se montrant digne d'une force prodigieuse pour parvenir à soulever l'homme que tu aidais d'un bras et ainsi l'aider à déambuler. Un merci sec fut la seul réponse qu'elle obtint alors que tu courais déjà vers la nouvelle venue. Autre miracle qu'elle parvienne jusqu'ici, encore qu'elle était plus loin dans la rue, te rapprochant par la même occasion des murailles, des hurlements, du tintements du métal et des viscères tranchées. Il n'y avait plus le temps pour la peur, tu ne t'en étais point libéré mais tu parvenais à ne plus la chasser et à t'en faire une alliée te laissant sur tes gardes, sur le qui-vive pour autant de menaces possibles que de personnes à secourir. Si tu avais trouvé le manoir transformé austère, tu regrettais presque de ne plus y être.

    "Cela risque de faire mal." Face contre terre, tu n'étais même pas sûr qu'elle soit toujours consciente mais tu n'avais sans doute pas le temps de la retourner, ni la force. Alors, tu usas encore de tes pouvoirs qui continuais à amenuiser tes forces mais cette fois avec une véhémence plus radicale. Tu n'avais qu'entre aperçu de quoi elle était atteinte et sans doute bien d'autres entailles la couvraient, alors, point le temps de viser l'endroit de la douleur. Ta paume droite sur sa nuque, la gauche vers le bas de son dos et un rayonnement de lumière jaillit de chacun de tes tatouages et de tes balafres, des volutes de vapeur émergèrent de ton être et vinrent vous entourer d'un épais brouillard noirâtre. Tu continuas à maintenir le contact alors que ta tête commençais à te tourner, et lorsque tu commenças à te sentir sombrer, tu arrêtas espérant de tout ton cœur que cela serait suffisant. Il fallut plus de temps à la vapeur pour partir que pour se former, néanmoins, d'une main à sa bouche tu pu sentir sa respiration et son front n'était guère bouillant, ça avait marché. Il le fallait. Tu levas la tête, le regard droit vers les étoiles et essayas d'y puiser davantage d'espoir que tu n'en avais pour la suite de la nuit.

    Une toux rauque te fit baisser la tête tandis que le corps sous tes mains était pris de quelques soubresauts. Un frisson parcouru ton corps, était-ce le pire ou le meilleur qui arrivait ? La guerrière crachat un mélange de sang, de bile et de salive avant de te remercier d'une voix faiblarde que tu fis taire aussitôt. "Economisez vos forces, nous devons encore retourner jusqu'à la demeure de votre régent." Ces propos lui était autant adressé qu'à toi même car en essayant de vous relever, tu sentis tes jambes mollassonnes sous votre poids. Sans doute à cet instant plusieurs hommes perdaient la vie, là-bas sur les remparts pour vous permettre de voir un autre jour et voilà que tu subissais le courroux de jambes sans vigueur. Tragique ironie. Alors, autant pour eux que pour toi, tu fis appel à une force intérieur que tu n'avais que trop rarement vu ce siècle dernier, le souffle qui te permettait de subir torture après torture et restait vivant.

    Votre remonté fut lente, ridicule d'un regard extérieur sans doute, mais vous parvîntes à rentrer aussi sain et sauf que possible. A l'instar du vieil homme, tu cherchas une place où l'aliter et tandis que tu l'aidais à se coucher, tu la sentais déjà presque partir vers le royaume des songes, elle était exténué. Le rapport que tu fis fut rapide, expéditif même tant l'on te renvoya vers d'autres gravement blessés à guérir. Ta camarade avait déjà fait circulé tes capacités et vous étiez bien rares à pouvoir ainsi soigner ce soir, alors tu n'eus aucun répit avant que l'on t'amène vers le flanc ouest du manoir, là où les plus gravement meurtris étaient soignés avec les derniers recours possibles, les soignants priant pour qu'aucun décès ne survienne en ce lieu où les seuls combattants étaient les potentiels futurs gueules insatiables. Tu te joignis à eux, pour les soins comme pour les espoir de miracles et tes mains vinrent se poser tour à tour sur les nécessiteux, t'épuisant toujours plus à chaque fois. La lumière vive de ton être commençait à s'amaigrir, comme coupé de son carburant, un bien piètre sacrifice en comparaison de tes frères Reikois.

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    Race: Hybride Humain-Cobe (antilope)
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  • Lun 15 Mai - 17:06
    Alerte : Défense de Sable d'Or
    Invasion venue d'outre-tombe

    L’évacuation des civils avait déjà commencé bien avant l’arrivée de l’armée de cadavres ambulants. Broken Goat et son groupe se chargeaient de faire embarquer un maximum de monde dans les bateaux qui patientaient sur le port. Toute embarcation avait été réquisitionnée. Les morts-vivants n’étaient pas vraiment reconnus pour leurs compétences en natation. Les soldats se chargeaient de superviser cette foule compacte afin d’éviter des bagarres. Egalement, ils veillaient à ce que chacun n’embarque que le minimum. Ainsi, plusieurs furent contraints de laisser leurs bagages à quai. Sans parler des bousculades qui devaient être gérées. Car certains étaient vraiment pressés, ce qui était parfaitement compréhensible selon Broken. L’instinct de fuite prenait le dessus. Cependant, il était d’accord que dans la situation actuelle, il valait mieux être calme et organisé, il voyait bien la différence. Les navires se remplissaient plus rapidement ainsi. Le fait qu’il soit à cheval évitait à l’hybride d’être bousculé et comprimé par cette marée compacte.

    Et bien-sûr, il y avait quelques spécimens pénibles qui compliquaient l’évacuation. Comme ce gobelin venu avec tous ces sacs d’or et qui refusait obstinément de s’en séparer malgré les règles d’emporter le minimum. Ou encore cette noble qui se plaignait de devoir grimper dans un navire entourée de roturiers. Heureusement que pour eux, le cobe était un individu patient et calme, pas vraiment du genre à avoir la gâchette facile. Il tentait d’expliquer calmement la situation. Mais chaque négociation ralentissait l’évacuation. Et Broken Goat avait beau dire à ces gens que leur égoïsme faisait perdre du temps, ils pouvaient être plus têtus que des mules. Cela stressait l’hybride et il sentait en lui un certain agacement face au comportement de ces individus. Quand un homme vint avec un gros bagage et qu’il insista pour monter avec, ce fut la goutte de trop pour le cobe qui finit par le menacer avec sa lance, les oreilles plaquées en arrière.


    - Bon… Toi lâcher affaires et toi monter !!!

    Le type, surpris, coopéra et grimpa dans le navire sans faire plus d’histoires après avoir laissé son bagage. L’évacuation repris un rythme satisfaisant. D’ailleurs, le comportement de Broken Goat avait surpris un de ses collègues espion habitué à son côté très docile et soumis lié à son passé d’esclave. Même le cobe s’était un peu surpris lui-même. Il souffla et chercha à contrôler sa respiration afin de se détendre.

    Pendant ce temps, l’armée de macchabés s’était rapprochée et était entrée en contact avec les défenseurs à l’extérieur. En témoignait les sons de fer et les cris qui s’élevaient au loin derrière les murailles. Les oreilles de l’antilope étaient dressées, en alerte. C’était une proie après tout. Puis un bruit encore plus inquiétant se fit entendre. Comme quelque chose en bois qui implosait. Quelques instants plus tard, on apprit que la porte de la muraille de la ville avait cédé sous les flots de cadavres ambulants qui avaient ainsi pénétré dans la ville. La panique s’installa alors parmi les citoyens et les soldats qui se chargeaient de coordonner leur évacuation. Malgré la peur, ces derniers devaient continuer à maintenir un certain ordre afin que l’embarquement se passe au mieux. Ce qu’ils faisaient tant bien que mal. Surtout, ils se devaient d’éviter que qui que ce soit se fasse piétiner par une foule affolée. Broken Goat entendit les pleurs d’un enfant qui cherchait ses parents après avoir été séparé par un mouvement de foule. Puis une vieille dame prit en charge celui-ci lui disant qu’il retrouverait ses parents plus tard. Ce genre de comportement redonnait foi en l’humanité chez l’hybride. La solidarité existait encore en ce monde. Dommage que les comportement égoïstes soient une telle nuisance au point de briser le meilleur des autres.

    Malheureusement, il y eut un autre ralentissement plus sérieux. Cette fois-ci, cela venait d’un marchand qui tenait à faire embarquer une charrette entière de marchandise et bloquait ainsi tout le monde. Broken Goat talonna son cheval pour se frayer un passage dans la foule et rejoindre ses collègues qui tentaient de négocier avec le commerçant qui était entouré d’une dizaine de gorilles bien baraqués et armés. Si les soldats commençaient à se battre contre ces types, sans doutes qu’ils manqueraient pour affronter les morts-vivants. Surtout que ceux qui défendaient le port n’étaient pas forcément les plus expérimentés au vu de l’éloignement de celui-ci par rapport à l’endroit par lequel rentraient les zombies.

    Les choses allèrent de mal en pis, quand ils entendirent des murmures dans les rues. Ajoutant de la tension dans l’air déjà chargé. L’ancien esclave se raidit sur sa monture. Si c’était bien les morts-vivants, alors leur progression était plus rapides que prévu. Des soldats furent détachés afin de trouver l’origine de ces sons qui devenaient de plus en plus audibles. Broken Goat fut l’un d’eux et la peur l’envahi quand il découvrit qu’il était de ceux qui iraient investiguer dans les rues. Alors qu’il s’éloignait des quais, l’hybride regarda une dernière fois en direction de la foule qui peinait à embarquer dans l’un des navires à cause du marchand.

    En dehors des sabots du cheval, les sons de batailles au loin, et les étranges murmures, les rues étaient relativement calmes. Tout était figé, rappelant des gens s’étant enfuis, laissant en plan leurs occupations du moment. Broken Goat remarqua un jouet au sol, une petite figurine d’Aazho en bois montée sur des roulettes avec une corde pour la tirer. Le cobe espérait que son propriétaire était en sécurité. Pendant sa progression, les murmures continuaient, mais le cobe entendit d’autres sons, comme des plaintes, puis des appels au secours. Cela venait d’une boutique qui avait des airs familiers, mais cela ne pouvait-être celle de Senmout. Car il n’était pas au même endroit et surtout, il était mort. Le cobe mit pied à terre et pénétra dans l’établissement en tenant son cheval par la bride. Hors de question que l’animal ne serve de repas aux cadavres ambulants. Même si l’hybride ignorait si les zombies s’en prenaient à d’autres créatures que des humanoïdes. Mais ne sait-on jamais.

    La boutique était vide, enfin pas totalement, le cobe entendit des voix venant de derrière le mur, mais il ne voyait aucune porte. Il se mit à chercher un moyen d’aller derrière. Il n’avait rien pour casser le mur et si tout s’effondrait sur lui et le cheval. Tandis qu’il tâtonnait, il eut l’idée de déplacer des armoires sur le pan de mur en question. Mais rien dans un premier temps, jusqu’à ce que l’une d’elles ne révèle une porte. Broken Goat la poussa et entra, suivi de son cheval qui comme lui, restait en alerte. Ce qui se trouvait devant lui fit remonter de douloureux souvenir encore beaucoup trop récent. Enfermés dans une cage similaire à ce que le cobe avait connu chez Senmout, des esclaves, tous terrifiés. Ils devaient se douter que ça chauffait dehors et qu’ils étaient prisonniers, à la merci des morts-vivants. Dans la pénombre, Broken Goat distingua un trousseau de clefs accroché au mur en face de la cellule dans laquelle étaient détenus les malheureux. Et ces esclaves étaient bien vivants. La preuve, ils suppliaient le cobe de venir les libérer. Il fallut un peu de temps à l’ancien esclave pour ouvrir la cellule, ne serait-ce pour y trouver la bonne clef, puis il finit par y parvenir.

    - Vous...être libres. Moi… pouvoir vous amener à bateaux…

    Cela rappelait à Broken Goat quand Kilanna l’avait libéré, lui et les autres esclaves. Désormais, il se trouvait à la place de l’hybride aux ailes de dragon à aider ceux qui en avait besoin.


    - Vous… rester avec moi… Dangereux dehors…


    Et il n’avait pas tort. Ils se figèrent et tous se mirent en alerte quand ils sentirent une odeur de putréfaction caractéristique. Broken Goat avait déjà senti ce fumet nauséabond quand il était chez Senmout. Celle des Driv’Zafra vendus par le marchand pour paraître honnête. Tandis que les esclaves quittaient l’arrière-boutique dans laquelle ils étaient cachés, ils trouvèrent devant-eux, un homme marchant péniblement et se contentant d’émettre un râle caractéristique. Il n’avait plus qu’un œil vitreux. Sa mâchoire pendait, retenue uniquement par de fins bouts de chair. Des cheveux fins parsemaient son crâne et il portait une barbe courte. Sa tête visiblement trop lourde pour son cou décharné, pendait sur le côté. Son ventre était gonflé, non pas à cause d’un système digestif de ruminant, mais par le travail de décomposition et menaçait d’exploser à tout moment. Ses vêtements n’étaient plus que des loques difformes peinant à cacher les différents effets du pourrissement. Sa peau était d’une pâleur verdâtre. La créature menaçait le cobe qui tremblait. Sa panique s’était transmise à son cheval, ainsi qu’aux esclaves terrés derrière-lui.

    Broken Goat ne pouvait s’enfuir. Il était coincé par ce mort-vivant. Mais celui-ci semblait isolé. Quoiqu’il en soit, il allait devoir se battre. Lui qui ne s’était jamais battu de sa vie. Celui qui n’avait jamais apprit à manier les armes pour ne pas se révolter face à son maître. L’hybride menaçait le zombie de sa lance, mais la créature ne semblait en avoir cure. Elle continuait à s’approcher de lui en continuant d’émettre des sons ressemblant à des gémissements mêlés à un râle continu. Comme si cet être était en colère qu’on l’ait réveillé de son repos éternel et voulait s’en prendre aux autres, faute de pouvoir déverser sa rage sur le responsable de son dérangement. Mais Broken Goat n’avait pas le temps de s’apitoyer sur l’être fébrile qui lui faisait face. Non, il devait protéger les esclaves et son cheval. Son hésitation mettait les autres en danger. Il se décida enfin à planter la lance dans le cœur du cadavre ambulant. Mais cela ne lui fit rien, il continuait d’avancer, car il était déjà mort. Il fallait d’avantage l’handicaper, cet être écœurant.  Broken Goat n’avait pas l’instinct de chasse, donc tuer n’était pas vraiment dans ses cordes. Même en combat, les cobes ne cherchaient pas vraiment à mettre à mort l’adversaire. Surtout que les vaincus avaient tendance à fuir avant de finir trop endommagés. Car ça en ferait des cibles faciles pour les prédateurs. Les antilopes avaient leur propre manière de faire la guerre et elle était très différente.

    Le cobe cherchait quelque chose dans la pièce qui pourrait l’aider. C’est là qu’il vit un gros vase assez long. Il demanda à deux des esclaves de mettre celui-ci sur la tête du zombie tandis qu’il l’immobilisait avec sa lance et le maintenait tant bien que mal à distance. Puis les deux hommes s’exécutèrent, n’ayant pas d’autres plans, et ainsi, le mort-vivant fut privé de sa vue et ses bras furent entravés par la céramique. Puis ils le poussèrent pour l’enfermer dans la cage. Broken Goat se frotta les mains d’un air satisfait. Alors qu’ils s’éloignaient, le zombie continuer de vouloir aller vers eux, mais bloqué par le vase et coincé derrière les barreaux, il se cognait continuellement jusqu’à tomber. La poterie avait tenu et des jambes décharnées dépassaient et continuaient de s’agiter.

    Seuls, ces êtres étaient faibles, mais leur nombre et leur insensibilité les rendaient puissants. La preuve, Broken Goat avait vaincu un zombie alors qu’il n’avait aucune compétence en combat.

    Ils quittèrent la boutique et derrière-eux, ils constatèrent que quelques morts vivants assez isolés se dirigeaient déjà vers eux. Heureusement, ils étaient terriblement lents en encore assez loins. Le cobe en vit un sans jambes, ramper péniblement. Puis un avait l’air terriblement frais et portait un bracelet de couleur. Si quelqu’un tombait, il grossissait les rangs de cette armée d’outre-tombe. Broken Goat l’apprenait ainsi. Il incita les esclaves de se dépêcher. Il les fit passer par des petites ruelles tortueuses. Il avait déjà vu des gazelles de Thomson zigzaguer afin de distancier leurs prédateurs et surtout de les épuiser. Mais les morts-vivants ne s’épuisaient pas. Mais si cela pouvait leur compliquer la tâche, alors pourquoi pas. Après cette laborieuse progression dans les dédales de rues, le cobe rejoignit enfin le lieu d’embarquement des Sabliens. Les militaires avaient réussi à convaincre le marchand de laisser sa marchandise. Alors qu’il laissait les esclaves faire la queue parmi les autres citoyens, Broken Goat alla voir un de ses collègues afin d’avoir des nouvelles de la progression de l’évacuation. L’homme lui expliqua qu’ils avaient menacé le marchand en prévenant Deydreus, le vampire qui supervisait les forces présentes. Et on savait la réputation de la Griffe et de ses hommes, ce qui fit réfléchir à deux fois le marchand. Ils avaient tout de même fait un rapport par l'intermédiaire du télépathe pour avertir le vampire du retard que l'évacuation avait prise. Tandis qu’il écoutait son camarade, le cobe jeta un œil au marchand qui était devenu pâle comme un linge depuis que les esclaves étaient arrivés. Comme s’il cachait quelque chose à leur sujet. Mais l’heure n’était pas à débusquer de l’esclavagiste. Ils tireraient les choses au clair ultérieurement.

    Quelques instants plus tard, alors que les plaintes se précisaient, la masse de civils était encore importante, tandis que les bateaux pleins quittaient les quais afin que d’autres vides se présentent pour que l’évacuation continue. Ce fut à ce moment-là que les esclaves purent enfin monter à bord. C’est alors que l’un d’eux, un jeune homme aux cheveux noirs hirsutes, s’arrêta devant l’hybride perché sur sa monture. Il remercia alors l’ancien esclave. Là où les autres s’étaient montrés distants, ils avaient juste coopéré parce qu’ils n’avaient pas le choix. Dressés à obéir. Quelque chose de tristement familier pour le cobe.

    En attendant, les murmures étaient toujours plus pressants. Le cobe allait sans doute devoir enquêter de nouveau sur ces derniers. Même si c’était très probablement des morts-vivants. Ce qui l’inquiétait, c’était que les soldats partis investiguer comme-lui n’étaient pas revenus. Puis l’armée d’outre-tombe s’approchait de plus en plus et la pression se faisait ressentir.


    CENDRES

    Résumé:


    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 2 J03t
    Espèce animales de Broken Goat et Turu (parce qu'on a moins de mal à reconnaître un dragon que ces animaux bien réels):

    Tenues et équipement de Broken Goat:

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  • Lun 15 Mai - 18:45
    C’est un oiseau, non, c’est un dirigeable, non, c’est super-Kilanna !

    C’est avec beaucoup de soulagement que je vois arriver ma garde-du-corps préféré à qui je fais des grands signes. Mais comme quoi un bonheur n’arrive jamais seul, c’est au tour de Zaïn de débarquer. Je leur dis bonjour avec beaucoup d’effusion, mais ce n’est pas fini, car voilà que monte sur les remparts le garde royal Brak en personne ! Avec lui, impossible de perdre et il semble d’ailleurs très motivé, vu la manière dont il brandit son marteau et je lui réponds avec un grand sourire :

    Merci de ton aide, je me sens tout de suite plus rassuré.


    Alors que je pensais que tout le monde était présent, voilà qu’arrive Dame Isdotyr, une soldate qui m’a bien aidé lors d’une enquête à l’académie militaire. Elle se trompe sur mon nom et tout en la saluant d’une courbette, je la reprends gentiment :

    C’est Tagar. Ne vous inquiétez pas pour la vue du sang, ce sont des morts-vivants.


    Et oui, un petit peu d’humour, ne fait jamais de mal. Je la laisse faire son discours, qui me rappelle celui d’une fête pour le jour de l’indépendance ou celui d’un général devenu gladiateur, pendant que j’évalue la situation. Elle se présente mal, les zombies sont nombreux, très nombreux et ils sont parfaitement coordonnés, ce qui est un sacré problème. La porte nord a cédé et certains des soldats présents sont morts et pire que tout, se relèvent ! Voilà qui est problématique et ce n’est pas rien de le dire.

    J’indique donc à mes alliés :

    Tenez le plus longtemps possible, je vais disperser les collines des morts. J’ai juste besoin que l’on veille sur moi, car je dois rester concentré.

    Je fais confiance à mes amis, renforcé par mes dix gardes-du-corps, d’habitude, je commence les combats doucement, en utilisant mes sorts les plus faible, mais là, je n’ai pas vraiment le choix. Je dois d’abord penser à ma protection et je crée une armure de métal, tout autour de moi, aussi solide que le meilleur acier. C’est donc bien protégé que je lance mon sort le plus impressionnant, en faisant bouger l’immense statue en métal, de plus de cinq mètres de haut, de Sable d’Or qui surplombait les remparts.

    Je trouve cela inspirant que le fondateur de ce village, le seigneur élémentaire de sable, revienne après des siècles pour défendre ce qu’il a créé. Il saute en bas des remparts écrasant au passage quelques morts-vivants et je le fais bouger pour que ses bras et jambes dispersent les collines au loin. Heureusement que je me suis entraîné avec mon propre golem de fer, il y a peu, j’ai donc une bonne expérience.

    Je suis assez confiant dans la gestion de ma marionnette, il faut juste que je reste absolument concentré dessus et surtout que je ne dépasse pas un rayon de vingt mètres si je veux continuer mon opération de déblaiement, ce qui va m'obliger à ma déplacer près de chaque point chaud, j’ai d’ailleurs l’impression de travailler dans le BTP.

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  • Lun 15 Mai - 20:45
    Ce qui venait d'arriver était une hérésie. Il n’était pas stratège militaire, et pourtant il trouvait inconcevable la stratégie employée. En entendant l'arrivée de la marée, il avait quitté son mur pour trottiner vers la muraille. Quelqu'un en armure légère, l'air pas vraiment a l'aise, lui avait sommé de reculé, il l'avait ignoré superbement, afin de monter sur les remparts.

    En haut, ils étaient nombreux, mais il n’était pas totalement persuadés que ce soit tous des militaires de professions, voir des combattants tout court. Plus d'un devaient être des volontaires, la pour faire gagner le maximum de temps aux civils. Et pourtant ils s’étaient reculés pour la plupart derrière les remparts. Il y avait bien un groupe en armure plus imposant que les autres, qui dirigeait clairement la manœuvre au vu de leur position, mais ça n'allait sans doute pas suffir.

    Le choc fit trembler toute la structure. La pierre elle même donna l'impression d’être sur le point de ceder, mais ce fut simplement la porte qui vola dans un enfer auditif qui fit froncer les yeux de l'elfe. Il avait songé commencé avec son arc, c'etait totalement inutile dorénavant. Déja les créatures s'engouffraient dans la ville.

    Quitte a les laisser rentrer, ils auraient pu leur donner les mur et les bloquer a l'intérieur. Dorénavant, ils étaient un peu bloqué entre deux eaux. Les civils allaient peut être pouvoir être évacué par bateaux, a l'ouest toute, mais il n'y avait pas eu assez de temps. Et c’était a eux d'en gagner.

    La première étape, du point de vu de l'elfe, était de faire en sorte de bloquer les rues. Aussi fort soient ils, ils ne pouvaient pas se concentrer sur chaque mort un par un et c’était sur qu'un bon nombre allaient passer le filet établit par les différents groupes de guerriers. Il savait qu'ils étaient un peu partout dans la ville, mais plus le gros que pack resterait la, plus ce serait sécurisé pour les habitants.

    Il tourna la tête pour constater que déjà, les morts s'engorgeaient dans les travées pour monter en haut. Ils étaient tellement nombreux qu'ils se poussaient les uns les autres un peu ou le petit bonheur la chance les placer. Il abandonna rapidement l'idée de faire le tour et se pencha, avant de se laisser tomber dans le vide. Il prit quelques appuie sur le mur avant que la gravité le rattrape et que son corps ne chute complètement.

    Il s'aggripa a la première prise, soit un porte drapeau sortant du mur, son corps vibrant fortement sous le choc et l'impact, et se laissa tomber les deux pieds écrasant les deux zombies qui eurent le malheur d'arriver sous ses talons. Il avait dégainé ses dagues, mais n'avait pas pour objectif de s'occuper de clairsemer les rangs. Il voulait bloquer la rue. L’inconvénient, c’était que battre en retraite allait etre plus difficile. Mais de toute manière, ici ou plus loin, les morts étaient partout.

    Il virevolta comme le vent dans la marée, evitant parfois, ici ou la, une main ou un coup de dents, contrant d'un coup de l'ame au niveau du crane. Avec ses lames effilés couplés a sa force naturelle, il n'avait que peu de soucis a se frayer un chemin vers l’arrière, la ou le flot était plus mince, bloqués par les hommes en armure encore proche des murailles.

    Il trouva ce qu'il avait repéré plus tot, un long chariot faisant facilement trois cent kilo. Il s'en approcha, le front couvert de sueur, une mèche restant collée de façon poisseuse. Il faisait chaud, ce n’était vraiment pas la meilleure époque pour un enfer pareil. Mais par ici, même l'été ça aurait été un calvaire.

    Il souleva le chariot a main nu, en poussant un grognement d'effort, et le balança a l'horizontale, couché sur le coté, en plein milieu de la rue, écrasant plusieurs cadavres au passage. Un banc de corps se retrouva aussitôt bloqué, fonçant tete baissé dedans sans réussite, avant de commencer a essayer de contourner de chaque coté. Il y avait de chaque coté de quoi faire passer un homme large ou deux plutôt malingre. Ce qui était le cas de la plupart des cadavres. Mais désormais, ils étaient obligés de passer de façon plus réduites, et donc plus facile a occire. Il fallait les empêcher de s'agglutiner contre le bois, pour éviter qu'ils ne renversent la muraille de fortune.

    - Vous, la bas , ici !

    Il avait a peine regardé si c’était des soldats ou des volontaires. L'idée était a la fois d'avoir des appâts, et des gens en protection derrière. Il leur indiqua le piège, pour clairsemer les zombies pénétrant dans la ville. Plusieurs devaient attirer les zombies de chaque coté, pour que ceux derrière puisse les abattre a la chaîne.

    - Utilisez les cadavres comme rempart vis a vis des autres, mais faites attention a ne pas en rater un avant de se concentrer sur le suivant, si ils ne sont pas tombés définitivement, vous allez vous faire submerger.

    Il serra ses dagues.

    - Je vais rester un peu plus en avant, vers la muraille, pour eviter qu'il n'en arrive trop d'un coup. Si vous entendez quelque chose provenant de la ville, dites le moi et j'irais en soutiens ailleurs.

    Donnant naturellement ces ordres, il se retourna et disparut a nouveau dans la mélée. Il esperait juste qu'avec ce systeme précaire, ca donnerait du temps pour que dans le reste de la ville, on se prépare, on évacue les civils, et on monte d'autre barricades.

    Il aurait fallut les bloqués dehors, bon sang !


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  • Lun 15 Mai - 20:59
    Elle l'avait trouvé ! Tagar lui faisait signe. Alors, après y avoir répondu d'un geste qu'elle n'était pas sûre qu'il ait vu, elle amorça sa descente... Lorsqu'on l'apostropha. Tiens, il était là aussi ? Elle se souvenait mal de cette créature, mais elle ne pouvait pas prétendre ne pas le connaître. Alors, elle lui adressa un nouveau signe.

    - J'avais de toutes façons prévu de descendre.

    Ce qu'elle fit donc à ses côtés pour retrouver les deux autres hommes. Ils furent rapidement rejoints par d'autres soldats, donc la meneuse ne tarda pas à leur adresser un discours encourageant. Lorsqu'elle mentionna le "lieu où ils voudraient être", elle lança un coup d'oeil amusé à Zaïn. Pensait-il la même chose qu'elle ? Le lieu importait peu, tant qu'il était là.

    Néanmoins, elle fut vite rappelée à l'ordre par Tagar lui-même. D'un autre côté, en tant que patron, c'était aussi son rôle de s'assurer que ses employés ne se laissent pas distraire. Hochant la tête, elle se rapprocha, restant à ses côtés. Il se concentrait sur les monticules, à elle d'empêcher les morts-vivants de l'approcher. Et puis, elle avait deux dagues, à présent... Autant que cela serve. Elle ne pouvait pas remercier assez ses collègues de lui avoir permis de s'entraîner à leurs côtés. À présent, même si elle était encore loin de pouvoir se qualifier de bonne combattante, elle était devenue parfaitement ambidextre. Elle avait toujours clamé que son point fort était sa mobilité, il était temps de le prouver. Vérifiant qu'elle ne le gênait pas, elle se plaça devant Tagar, prête à faire tomber le moindre ennemi qui tenterait de monter par ce côté. Dans le même temps, elle indiquait à ses alliés :

    - Je prends l'avant !

    Ce n'était peut-être pas la meilleure solution. En effet, el plus de repousser les zombies, elle devait prendre soin de ne pas masquer sa marionnette à la vue de Tagar tout en évitant de le blesser au passage. Enfin, maintenant qu'elle avait choisi, elle ne pouvait plus faire marche arrière. Concentrée, elle ne savait pas ce qu'avaient choisi les autres, mais le plus probable était qu'ils s'étaient répartis sur l'espace laissé libre. Elle ne pouvait donc plus se permettre de changer d'avis.
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  • Lun 15 Mai - 22:05
    Un silence. Un répit. De quelques secondes seulement. A peine suffisant pour reprendre son souffle, pour se demander ce qu’il se passe au pied des remparts. Les bruits et les gémissements cessent alors que la horde se replie, comme si elle obéissait à un ordre unique. Puis, telle une vague qui déferle, voilà que les morts-vivants se jettent sur la porte Nord. Celle-ci vole aussitôt en éclat, et dès lors, la guerre commence. La Vie contre la Mort. Les guerriers contre des cadavres. Des monstres vis-à-vis des civils, des combattants, des soigneurs : tous n’ont rien demandé et pourtant, tous ont répondu à l’appel de la Griffe et du chef de la cité.

    Zéphyr n’est pas du genre à s’arrêter sur les cris courageux ou effrayés de ses pairs. Pendant l’attente de son escadron, l’homme a observé son environnement, et surtout, il a cherché la moindre anomalie se détachant du paysage. Y a-t-il une grotte ou bien une cavité ? Y a-t-il encore des dunes un peu trop prononcées, qui pourraient dissimuler d’autres troupes de morts-vivants ? Le paysage a-t-il quelques chose qui paraisse anormal, et qui puisse trahir un savant camouflage, créé par exemple par un mage ? Le maître-espion attend certes que son groupe parte au front, mais il profite de cette accalmie pour prendre note d’un maximum de détails avant l’affrontement avec les défunts du Sekaï.

    Lorsque les Dévoreurs se mettent en marche, le guerrier ne reste pas en arrière. Il compte bien se déplacer à son gré parmi leurs ennemis, en les fauchant comme des épis de blé. Attendre tranquillement sur un rocher, à guetter la source de tout ce foutoir, c’est tout d’abord stupide, puisqu’on peut facilement être repéré. Ensuite, c’est tout bonnement chiant et le guerrier compte bien se mêler à ses festivités. Mais contrairement à ses homologues, le maître-espion n’est pas capable de réduire en purée la chair des zombies par sa simple force. Les éviter oui. Les trancher, ce sera aussi facile. Mais en faire de la pâtée pour les vautours et les autres prédateurs du désert, il faudra repasser. Heureusement, les frères d’armes d’Alasker ont de la ressource, et ce n’est pas comme si il manquait de paire de bras ici.

     - Khal, apostrophe le maître-espion d’une voix tranquille, juste avant l’assaut. Je tranche et tu écrases. Ca te va ?

    C’est un plan des plus élémentaires, mais il s’adresse-là à des bersekers, ils sont donc parfaits pour réaliser un tel travail. D’ailleurs, ses autres comparses pourront prendre à un moment la relève si jamais ils se perdent de vue durant le combat.

    Lorsque la nuée de cadavres cherche à entrer dans la ville, les Dévoreurs se jettent à leur tour dans la mêlée. Il n’y a pas besoin de réfléchir dans des batailles comme celle-là. Puisque tuer n’est pas possible – leurs ennemis sont déjà morts –, ils ont toutes les raisons du monde de se laisser aller à la destruction la plus totale. L’Oreille, de son côté, se contente de dégainer son sabre, et sans prévenir, la silhouette de l’homme accélère brusquement. Une folle seconde, sa lame resplendit au soleil du désert, puis, l’instant d’après, l’acier fend tendons, nerfs, et muscles. Son arme découpe la chair pourrie qui se présente face à lui et les zombies qui sont trop avancés dans leur décomposition n’ont pas le temps de réagir. Un des monstres perd aussitôt son bras, puis, sa tête vole au-dessus de la mêlée avant d’être broyée par l’un des guerriers pourpres. Mais Zéphyr est déjà ailleurs et il poursuit à sa façon son carnage, laissant le soin à ses pairs d’écraser ce qui tombe à terre sous son sillage.

    Evidemment, le maître-espion n’a pas pour seul objectif de faire des victimes. Il essaie avant tout de repérer si un des cadavres est plus particuliers qu’un autre, tel un seigneur zombie, par exemple, qu’il faudrait annihiler en priorités sous les ordres d’Alasker. Le duelliste essaie également de repérer tout objet enchanté qui puisse être caractéristique à la horde, et être éventuellement un catalyseur pour la magie noire. Repoussant avec fermeté un zombie qui cherche à l’attraper à l’épaule, l’assassin profite de sa vitesse et de son agilité pour bousculer le cadavre, qui tombe aussitôt à la renverse faute d’avoir un équilibre solide. Dans sa chute, il réussit à entrainer d’autres morts avec lui, et un rictus bientôt apparaît sur les lèvres du guerrier. On dirait presque des quilles ou des dominos qui tombent les uns derrière les autres et qui vont mettre un temps fou à se relever. Mais d’ici là, ils seront morts. On les laissera pas attaquer quiconque à nouveau.

    Un cri du côté de la porte attire brièvement son attention. Un inconnu semble avoir installé une barricade de fortune en ayant brusquement mis un chariot sur la route des zombies. Une stratégie intéressante, puisque leurs adversaires sont contraints de se diviser en deux.

    - Toi là ! Zéphyr s’adresse à un volontaire, sans doute un natif de Sable d’Or, il ne sait pas trop bien. Va en support combler l’un des chemins créer par le chariot ! Tuez-les bien et créer un rempart naturel avec leurs corps !

    Ca peut sembler dégoûtant, mais on est en pleine guerre, il n’est pas temps d’agir dans la finesse.

    Repoussant un énième zombie, le maître-espion évite prestement une attaque menée en duo, et il profite de la perte d’équilibre de l’un pour prendre son élan et se retrouver à nouveau dans la mêlée.

    Son objectif, maintenant, est de retourner côté désert pour voir s’il n’y a rien de nouveau.

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  • Lun 15 Mai - 22:07
    le groupe d'amis sur les remparts fut rejoint par une dame armuré dont Brak avait du mal a se souvenir si il l'avait croisé mais en tpout cas elel paraissat compétante dna sla chose martiale et tenta de les remotiver avant l'attaque.

    Attaque de mort vivant qui ne tarda pas tanat que ça, car assez rapidmeen tla porte nord céda faisant ainsi entrer les mort vivant dans la ville cependant du haut des remparts il n'avait le temps de s'en emouvoir car déjà les mort vivant sur les murs s'amoncelait formant ainsi des monticule et ramps sur lesquelel grimper. Pire le soldat présent à leur coté qui venait hélas de mourir, déjà se relevait pour grossir le rang des morts vivants.

    Tagar de son coté prit l'initiative, en usant d'une statue de métal pour en faire un genre de golem, comme quoi meêm posthume l'image du fondateur de la ville pouvait la défendre.
    Kilanna, de son coté protégea Tagar . L'initiative de Tagar était excelente mais hélas elle paraissait à Brak trop lente a la mise en pratique du moins si le golem était seul.

    Brak remit son marteau à la ceinture, et prit en paluche Titan's Slayer et dit a ses amis tout haut.

    "Je vais aller aider ton golem Tagar essayer de pas me viser quan dvous tirerez sur les zombis. C'est l'heure du peletage du fossoyeur WWWWAAAARRRRGGGGGGHHHHHH"    

    voyant Astryd lui faire signe pour attaquer un monticule de zombi menaçant non loin de la ou était le golem Brak alla donc pour araser ce second monticule de zombi montant déjà de trop sur le coté du rempart.  

    lança Brak haut et fort en cri de guerre bien viril et bien reikois (tout en priant les dragons dans sa caboche de s'en sortir ou si il devait devenir un zombi au moins qu'il fasse n sorte de prendre le controle Brak préferant etre un zombi a jardiner pour tagar que de faire du mal a des riekois inoncent ).  déployat tpout grand ses nainailes queue de dragon, Brak s'envola son épée géante à la main . Protéger par son armure lourde et heaume en justice solide Brak savait que cela brulerait les zombis au contact mais ne serait sans doute pas assez sufisant pour les tuer neutralisé définitivement d'un seul coup.

    Quoi qu'il en soit Brak mit un gran dcoeur à l'ouvrage en usant de sa superforce dans ses peleté de zombis qu'il tentait de blancer le plus loin possible des remparts et de la ville, a défaut de les tuer cela ferait gagner du temps, le tout en veillant a ne surtout pas géner le golem de son meilleur ami Tagar et d'enchainer les déplacmeen tpour en pas être submergé lui même.




    Résumé :

    _ Brak agit après le discour de motivation d'Astryd le début de l'attaque et enfins les actions de Tagar et Killanna,

    _ Brak annonce a ses amis qu'il va descendre aider le golem de Tagar et demande a ses amis de ne pas le viser quand il tireront sur les zombis.

    _ brak (après une piere aux dragon dan ssa tête ) s'envole et descend aider le golem de Tagar dans son oeuvre

    _ brak attaque le monticule de zombi menancant désigné plus tôt par Astryd

    _ brak utilise son épée géante comme une pelle (de fosoyeur ^^) pour dégager les monticule de zombi et les lancer le plus loin possible des remparts,

    _ brak pendant son action veille a se deplace rpour en pas etre submergé et surtout NE PAS géner le goleme de Tagaar dan sses actions

    _ Mêem si brak est en bas des rempart a araser un monticule de zombis il reste dans le groupe VERT

    Utilisation de pouvoirs :

    - armure ne justice solide intégrale avec heaume fermé + une épée géatne en phontacier
    - vol palier 1
    - force surhumaine palier 2  

    atout de brak pour ses actions :
    - armure lourde integrale et heaume en justice solide qui fera des blessure de brulure aux zombis au contact
    - épée géatne en phontacier qui augement e la gravité des blessures (pour peut que cela puisse aider a maitriser des zombis)


    voix et thème de Brak'Trarg:


    Bric à Brak (inventaire de Brak'Trarg:


    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 2 W84111
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  • Lun 15 Mai - 22:09
    Ils sont là, ils sont nombreux peut être plsu de la population de la ville en elle-même. La passion de notre empire , l’amour de notre terre, c’était cela qui nous motivait à bouger , à sortir nos épées de leur fourreau et lutter pour renvoyer ces écervelés et cette charogne d’où ils viennent… Les morts se relevaient mais ils n’ont plsu ce que nous vivant n chérissons, la conscience, la famille, l’amour mais aussi la liberté. Ces trois derniers éléments sont des puissants moteurs dans ce genre de combat. Le stress ? L’appréhension ? oh oui je la ressentais mais c’est justement cela qui dans de moment pareil , on s’accroche à la vie, le tout c’est de dépasser le stade de la peur, de la crainte , et de s’en amuser. Les gens proche de moi pouvaient m’entendre

    - Tenez la ligne…Ne reculez pas… Ils sont déjà mot !!! et nous les renverrons bientôt à leur maitre !!!

    Egath est avec moi , sa main sur sa garde , je pouvais voir qu’elle tremblait commue une feuille, compréhensible je sentais les malaises et la peur des gens qui m’entourait. Un sentiment humain, les colonnes évoluais a grand pas. Dégainant ma lame, j’altérais entre parade et attaque pour neutraliser la charge qui grimpait arrivant a mon niveau, des soldats me collèrent et firent de même. D’un coup d’œil je vis nos archers se mettre en place, discipliné , apte a livrer leur flèches mortelles , ils pourraient nous aider à réduire le nombre des assaillant. Reculant d’un pas , lassant le soin au épéiste de doser la colonne je fis signe au garde royale de les aider de manière à pulvériser à l’aide de ces grand coup , au moins une partie de la colonne pour nous donner un peu de répit. Passant derrière les archers je leur donnais instructions et commandement

    - Ce n’est que de la chair putrides… ne perdait pas le temps a viser des endroits précis sauf pour ceux qui sont armurés…Ce qui importe c’est que vos flèches touche , tachez de faire mouche.

    Les archers se saisirent alors d’une flèche de leur carquois, voila une arme que je déteste , elle tue à distance , le respect et l’honneur d’un corps à corps..Il n’y a que ça de vrai, je leva une main en l’air , d’une voix forte je criais.

    - Archers !? Encochez !!!

    L'ordre fuit réitéré plus loin pour que tout le monde puisse entendre. Comme un seul homme les archers du Reike encochèrent et se mirent en joue , les pointes mortelles pointées vers les assaillants.

    - Archers !? Tendez !!

    Ce qui allait arriver droit sur les ennemis était des dizaines et dizaines de pointent mortel. La main toujours en l’air j’attendais qu’ils soient bien plsu apportée pour qu’une volée fasse un bon résultat.

    - Tirez !!!

    Là encore l’ordre fut retranscrit et le pointent se libérèrent. Il nous fallait des choses plus puissantes, quelques chose qui pourrait pulvériser les colonnes et le rendrait infranchissable. Le Golem de Tagar faisait déjà son travail, il nous fallait l’aider.

    - Qu’on apporte de l’Huile , du salpêtre ou de la poudre…Quelque chose qui flambe !! Vite !!!


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    Zaïn Tevon-Duncan
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  • Lun 15 Mai - 22:51




    - Sable-d'Or -

    C'était tout bonnement impressionnant d'assister au déploiement des troupes pour assurer la défense de la ville. Toute une compagnie d'archers s'était déployée le long des remparts, se tenant entre les créneaux, faisant glisser leurs carquois sur leurs cuisses afin de décocher leurs flèches le plus promptement possible. En bas, les brigades menées par une main de maitre par la Griffe, se mettaient en position, équipés de lances, de boucliers et de glaives, les soldats de l'armée régulière prenaient place aux emplacements stratégiques et accès à la ville. Tandis que les compagnies libres, composées de volontaires épris d'un patriotisme prononcé, avaient été dirigées vers les ailes afin de mieux répartir la force des troupes de défense le long des murs de la ville. C'était tout bonnement impressionnant, encore une fois.

    Mais Zaïn Tevon-Duncan n'était pas là pour observer le déploiement des troupes, il n'était pas venu pour tirer une leçon de stratégie, bien qu'il aurait bien aimé. Il faisait partie des compagnies libres qui étaient animées par un patriotisme suffisamment important pour se lever en pleine nuit afin d'aller dégommer des morts-vivants à la pelle. Il était certa là pour ça, et avait hâte de commencer, mais il était aussi présent pour assurer la protection de sa bien-aimée qui assurait elle-même la protection de Tagar Reys. Autant dire que ce dernier tait bien protégé, disposant de deux boucliers humains de confiance.

    - Bien le bonjour l'ami, tu as le don d'être toujours dans le feu de l'action ! Je vais enfin avoir l'occasion de me battre à tes côtés. Le salua-t-il en grimpant les marches vers le chemin de ronde où son ami et Kilanna se trouvaient.

    Vint alors un nouvel ami de l'hybride, arrivant par la voie des airs, Brak'Trarg, garde royal de son état, posa pied à terre à leurs côté, affuclé de son sourire et de sa joie habituelle. Décidemment cette journée risquait d'être mémorable, maintenant que Zaïn était entouré de ses plus chers amis et de sa dulcinée. Un sacré comité de grand combattants venus se serrer les coudes encore une fois. C'était si beau et si épique. Zaïn serra fortement la main de Brak, affichant un large sourire en retour, lui prouvant par là qu'il partageait sa joie des retrouvailles. Tagar manifesta également sa satisfaction de voir arriver le garde royal. Ses talents allaient être utile, se permettant même de faire une blague. Ah ce Tagar !

    Zaïn fut également admiratif devant le charisme et le professionnalisme de la guerrière qui les rejoignit sur les remparts, menant ses hommes telles une véritable cheffe d'orchestre. C'était là aussi impressionnant. Ses archers firent alors des ravages parmi les morts-vivants qui tentaient de s'approcher des murailles. Pendant ce temps, Tagar avait pris les contrôle des opérations, déployant encore une fois sa puissante magie, c'était vraiment un petit bout d'homme d'une talent stratosphérique ! Tant qu'à Brak, il se jeta dans la mêlée le sourire aux lèvres. Tant qu'à Zaïn, lui aussi se joignit aux réjouissances, se chargeant alors de déblayer les quelques zombies qui parvenaient à passer par dessus les murs de la ville et surtout ceux qui attaquaient par derrière, depuis l'intérieur même des remparts.

    Une horde tenta alors de grimper les escaliers menant sur le chemin de ronde où ils se trouvaient. Zaïn se positionna en haut et donna un puissant coup de point dans le premier qui passa à portée, l'onde de choc pulvérisa tout ceux qui se tenaient derrière, déblayant d'un seul coup puissant les escaliers. Il pivota alors pour jeter un coup d'œil à Kilanna. Rien de comptait plus qu'elle. Il devait s'assurer en permanence de la sécurité de son hybride adorée. Il vit alors que des morts-vivants étaient parvenus à passer sur la muraille. Il se jeta sur eux, c'était si simple, il n'avait qu'à cogner dans le tas et réduisait en miettes ces bouts de chair, il les faisait disparaitre tel un magicien !

    Un mort parvins à se jeter sur le dos de l'hybride et tenta de la lacérer avec une lame rouillée. Mais Zaïn renforça ses épaules et le surin de brisa dessus, et si un mort-vivant avait pu s'étonner de quoi que ce soit, il aurait été déconcerté par sa lame brisée. Mais il tenta alors de le mordre, immédiatement l'hybride le choppa par la nuque et le fit passer par dessus lui pour l'éclater au sol, le réduisant en bouillie contre la pierre. Il se retourna alors pour voir d'où il venait. Ce mort là avait dû être un garde tué dans la mêlée qui s'était relevé pour les attaquer. Ils devaient absolument tuer plus de zombies que ces derniers ne tuaient de soldats, ainsi à ce rythmes il pourraient l'emporter, il fallait juste garder la cadence.

    Zaïn remarqua alors que trois assaillants s'apprêtaient à se jeter sur Kilanna, sauf que ce fut Zaïn qui se jeta sur eux, les attrapant entre ses bras et broya sans peine les trois macchabés... Mais il le regretta aussitôt, constatant que sa tunique bleue avait été tâchée de rouge. Rah ! Même le savon ne ferait pas partir ce sang ! Bon sang !

    Cherchant vengeance, il continua alors à se défouler sur les zombies qui cherchaient à les prendre à revers depuis l'intérieur de la ville, s'occupant de défendre les deux escaliers permettant de monter sur la muraille. Il entendit bien la demande de la guerrière cherchant un produit inflammable, ce qui était une idée brillante, mais dans l'état actuel des choses, Zaïn refusait catégoriquement de s'éloigner de Tagar et surtout de Kila. Ils pourraient vite être submergés sinon. Un soldat allait surement s'en charger à sa place, Zaïn avait beaucoup trop de pain sur la planche, en plus il était énervé maintenant... Roh !

    Il commença alors à s'emparer des restes d'armes et armures jonchant le sol et les propulsait avec force contre les morts-vivants qui se les prenaient en pleine poire, s'écroulant au sol sous l'impact violent. Il en loupait plusieurs mais la densité des ennemis permettait qu'il touche toujours au moins une cible à chaque coup. C'était plutôt cocasse à observer et grisant à exécuter !



    Résumé :
    Zaïn reste auprès de Kilanna et Tagar pour dégommer les zombies qui cherchent à accéder aux remparts. Il demeure dans le groupe vert.

    Pouvoirs utilisés :
    Plusieurs sorts de niveau 1 : Attaques à répétitions (Force surhumaine)
    Un sort de niveau 3 : Onde de choc (Force surhumaine) 1/5
    Un sort de niveau 1 : Protection contre le surin (Renforcement de la constitution physique)


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  • Lun 15 Mai - 23:12
    Attaque de Sable d'Or

    Penser. Pense pens-er pense. Vas-y. Réfléchis. Non pas comme ça, réfléchis mieux. Pense. PENSE. Il ne peut pas. C’est trop dur. Il n’y arrive plus.

    Ses jambes sont faibles, il avance lentement, machinalement, vers le nord. Pourquoi il marche? Il ne sait pas. Comme un pantin dénué de toute volonté. Il fait juste ce qu’on lui demande. Ce qu’elle lui demande. La douleur est omniprésente, son corps le brûle tant qu’il a l’impression que des flammes incessantes le rongent en permanence, son esprit est fatigué. Grignoté par souffrance continue. Grignoté par cette chose dans son bRAs. Ççà@?.!

    Ça fait mal, il faut continuer d’avancer.




    Pour le Démon qui habite son hôte, c’est un repas de choix qui se profile à l’horizon, elle peut la sentir, cette vague de soldats sur le pieds de guerre, qui se prépare au combat. Elle le ressent, alors elle y va. Pour l’homme sous l’armure noire qui marche inlassablement au gré de son parasite, c’est autre chose, pauvre, pauvre Mojian. Depuis maintenant un mois qu'il manie Violence, il aurait dû s'y attendre. Ce qui reste de l'ancien chasseur de monstre qui venait abbattre des diablotins pour trois piécettes n’est plus que l’ombre d’un homme, ce n’est plus qu’une carapace presque vide, son âme irradiée par la présence de celle du Démon à ses côtés. La corruption se fait toujours de manière très méthodique au fur et à mesure du maniement de la Lame Famélique. D’abord le bras, puis le corps, enfin l’esprit. Mojian est en stade terminal, et vu les déficiences qui commencent à sérieusement se faire ressentir, il n’en a pas pour plus de quelques jours à vivre. Peut-être même une semaine si Violence lui trouve un soudain regain d’intérêt, mais c’est souvent comme ça avec les jouets trop inintéressants, et Mojian n’est que ça à ses yeux, sans intérêt. Pas de pouvoirs particuliers, pas de technique de combat raffinée qui auraient pu impressionner l’incarnation de la guerre, rien. Juste un outil.

    Et cet outil se dirigeait actuellement vers une ville, là où le Démon ressentait déjà les premières douces effluves de brutalité foisonner à travers la fabrique du réel. Il se passait quelque chose là bas. Une bataille. Excitée, la Lame canalise sa mana dans le corps combiné qu’elle force à se mouvoir, ses injonctions télépathiques sur l’esprit mou de son hôte sonnant comme des ordres qu’il se contente d'exécuter à défaut d’avoir des envies propres. L’instant d’après, Violence et Mojian se retrouvent perchés sur les remparts sud de la ville portuaire fortifiée. Une simple silhouette noire, arquée, immobile pendant que la Sphère dans l’oeil de Mojian épie la scène à travers son casque. Elle doit se rapprocher encore un peu, elle doit voir ça d’elle-même, ressentir ça de près. Devant elle, une partie de la ville s’étends, elle ignore les quelques personnes perchées sur des toits qui semblent observer la bataille, obnubilée par l’action qui semble se tenir plus au nord, la Sphère s’excite dans l’orbite atrophié de son porteur, suscitant une vague de douleur dans ce dernier. Aucune réaction. Il ressent bel et bien la souffrance, mais n’a juste plus la volonté de l’exprimer. En contrebas des murailles nords quelques affrontements semblent prendre place. Une nouvelle téléportation et le chasseur de monstres se retrouve au milieu d’un marché commun. Des habitants fuient encore les lieux et en temps ordinaire de faim avide de fureur, Violence les aurait tué sur le champs, mais là le contexte est différent, c’est une bataille, une vraie. Un affrontement de grande envergure avec son lot de désolation et de déferlante de carnage. Elle se fiche des civils, elle cherche les belligérants. Le Démon n’en revient pas, il attends ça depuis si longtemps, la dernière vague de déchaînement date de… l’invasion des titans à Shoumeï… c’était il y a une éternité pour l’impatiente Guerre Personnifiée. Pendant que quelques civils continuent de courir, la figure recourbée de Mojian se tient immobile au milieu des étales. Son armure noire et son casque intégral couvrent son apparence morbide dû à la corruption, et lentement son bras droit se lève machinalement pour aller chercher le manche de la Lame Famélique accrochée dans son dos. Ainsi dégaine-t’il une longue et large épée à deux mains, à la garde surdimensionnée et dont le métal sombre comme l’encre reflète un tranchant menaçant. Étrangement, malgré le prérequis qu’une telle arme nécessite, Mojian ne prends pas la peine de joindre sa main gauche sur le manche, cela fait des semaines que son bras droit est tout à fait capable de manipuler la lame seul. Et il attends.

    Des créatures nécrosées tombent depuis le haut des murailles, quelques rares d’entre elles ne se relèvent pas, s’écrasant la tête contre le sol dans des bruits visqueux de chair et d’os putréfiés. Celles qui se remettent debout se ruent avec engouement sur les vivants pour arracher les membres et mordre sans modération, et lorsque les péons succombent et tombent à terre, leurs corps sont parcourus de spasmes peu après et se relèvent à leur tour, perpétuant le cycle des marches-morts. Violence se délecte de toute la scène. Au milieu du marché, un rire lugubre se fait doucement entendre, gagné par l’euphorie de son Démon, Mojian ricane, un bruit profondément perturbant, venant de cordes vocales qui ne sont plus tout à fait humaines et résonnant dans son casque fermé, déformant un peu plus le timbre du son.

    HAHAHAHAHAH HAHAHAHAHAH HAHAHAHAHAH H


    Son attention attirée par ce comportement étrange, remarquant l’individu sans brassard, un des soldats qui assiste à l’évacuation arrive vers l’individu à l’allure suspecte, déposant sa main sur l’épaule de l’homme en noir.

    ”Hé-”

    Sa mâchoire finit d’articuler sa phrase en touchant le sol, suivie de près par le reste de la tête. La Claymore Affamée redescend lentement, reposant la pointe de l’épée dans la poussière maculée d’humeur rouge. Mojian ne s’arrête pas pour autant, tournant la tête vers les zombies qui se précipitent vers lui, les réflexes les plus primaires qui restent encore en lui se mettent en branle et il brandit la lame en direction des maccabés. L’acier alien attrape le premier des marcheurs à la hanche, tranche en diagonal à travers les intestins pourris et remonte pour parachever la découpe dans une envolée de viscères puants. Le sang immobile dans les veines obsolètes de la créature s’écoule dans le sable et la poussière. Parfait. On continue. Deux mouvements, deux attaques. Les dents du troisième zombie s’enfoncent dans l’acier, brisant de lui-même les chicots à l’émaille fragilisé contre la brassière noirâtre tandis que la lame s’enfonce dans sa tête, rompt la colonne et ressort du corps. Un coup de pommeau écrase la tête, et Mojian se baisse pour marteler sauvagement les crânes et finir ses cibles de l’instant. VIOLENCE
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  • Mar 16 Mai - 0:28
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    Message 1 - Les Nimbes

    • Monsieur ?

    Un doigt sur les lèvres pour lui ordonner silencieusement de se taire, Afosios garda les yeux clos, avant d'étendre à nouveau ses bras en direction de la Lune. Il resta un instant ainsi, à la contempler avec ferveur, cherchant dans sa silhouette les réponses à cette attaque. Malheureusement, la Mère des Etoiles était muette, ce soir. Aucun écho ne lui parvint, aucune ordre ne lui fut intimer. Il était là, à tenter de communiquer avec les Astres comme avant chaque affrontement avec les forces impies de ce monde. Pourtant, contrairement à toutes les autres fois, il était seul. L'incompréhension et la colère naissante vinrent s'afficher sur son visage, ressentiment qu'il n'éprouvait pas envers la Sainte Lune, loin de là, mais bien envers ce qui venait. La chose qui contrôlait les morts devait être également responsable du divine et soudain mutisme.

    Et pourtant, malgré les combats qui éclataient et les cris de terreur des habitants, il crut entendre un léger et lointain écho.

    Un murmure ?

    Non, il avait dut rêver. Cela ne ressemblait pas aux vois habituels. Ce n'était probablement que les conséquences des exclamations martiales.

    Se redressant finalement, il se dissimula derrière ce masque de Fou qui, avec le temps, ne devenait guère plus qu'un avatar de la Mort, le sourire factice l'ornant n'étant que la dernière image que voyaient ceux qui trépassaient sous les lames de l'Assassin personnel de l'Impératrice. Puis, d'une saut agile, il quitta le tôt sur lequel il avait trouvé refuge pour prier et se dissimuler aux yeux des militaires, rejoignant les ruelles de la cité assaillie et se dirigeant vers la place où les lieutenant de la Griffe distribuait les brassards de couleurs. S'il croisa le Chef des Armées, Afosios ne lui accorda qu'un simple regard, suivi d'un discret signe de tête. En tant que proche de l'Empereur, Deydreus était probablement au courant de l'identité secrète du Fou et ressentirait immédiatement le bonheur de savoir que, de là où elle était, la Divine Souveraine se trouvait près d'eux, incarnée par sa Main Gauche.

    Mais surtout, il ressentirait de la crainte.

    Car s'il connaissait l'identité d'Afosios, alors il savait parfaitement que le jeune homme était inconstant, indisciplinée, caractériel, versatile et, pour faire simple, complètement indigne de confiance et un véritable cauchemar à gérer pour tout militaire. La preuve en fut faites dès l'instant suivant, lorsque le regard du nobliau fut irrémédiablement attiré par l'une des couleurs proposée. Violet. La couleur d'Ayshara, évidemment. Ce n'était pas une coïncidence et l'explication la plus logique était d'en attribuer le mérite à la Mère-Lune, qui avait probablement soufflé cette idée à la Griffe elle-même. Tout arrivait à qui savait voir.

    Faisant fit des ordres du gradés, il se saisit du morceaux de tissu, aveugle, sourd et muet face aux remontrances du soldat, et le porta à son bras gauche, celui proche de son cœur, se sentant immédiatement investi d'une nouvelle force, à présent que sa tendre amie se trouvait si près de lui.

    Puis de nouveau un murmure.

    Ce fois, ce ne pouvait être que le fruit de son imagination. Il y avait une voix maligne dans les airs. Se tournant en direction de là où ils provenaient, il entreprit de les suivres, s'enfonçant dès lors dans les méandres de la Sable-d'Or, en direction du port.

    Les quelques civils qu'il croisa en chemin n'obtinrent pas l'aide qu'il était censé leur apporté. Que faisaient-ils là, à implorer son aide ? Ne devraient-ils pas combattre pour leur survie et pour la gloire de leur souveraine ? Non, bien sûr que non. Ces êtres faibles attendaient qu'on les sauvent, qu'on leur montre la voie. Seulement, ce n'était pas là le rôle d'Afosios. Il n'était là que parce que la volonté d'Ayshara s'étendait sur chaque terre de son Empire et qu'il en était l'incarnation parfaite. Il était un outil dont elle disposait à sa guise, pas un messager, un porte-parole ou ... pire que tout ... Un héro comme aimaient se prétendre être ces stupides guerriers qui risquaient leurs vies contre des morts sans importance. Non, lui, Afosios Smaragdi, Sieur de la Maison Smaragdi, avait une destiné plus éclatante et paradoxalement plus discrète à accomplir.

    Et cette destiné ne s'encombrait pas des déchets sur sa route.

    Aussi ignora t-il superbement les civils apeurés, passant à côté d'eux et, au besoin, les rejetants d'un revers de la main s'ils osaient agripper ses vêtements en quête de soutien.

    Au loin, un groupe de badauds se tenaient près du port, avec à leur tête un ... Une ... Antilope ? Montée sur un cheval, qui plus est ? La tête du Fou se pencha sur le côté, autant signe d'incompréhension que d'intérêt. Voila que la nuit se révélait être pleine de surprise. Il resta un instant là, à observer cette scène que jamais il n'aurait crut voir un jour, jusqu'à constater que d'autorité, celle de l'hybride semblait toute relative. Bien qu'il réussit à ce faire obéir du marchand récalcitrant et à s'en sortir face à ses ennemis, il semblait évident que la maitrise martiale n'était pas sa qualité première.

    Aussi s'avança t-il vers l'attroupement, doucement et sifflotant tranquillement.

    • La Nuit reconnait le "N", déclara t-il en guise de salutation tout en s'inclinant.

    D'un mouvement plus rapide que ce qu'il pouvait discerner, la lame de Croc du Soleil, la lance en Adamantine qu'Ayshara lui avait offert, vint se placer sous la gorge du marchand.

    • Personnage à mine de Cobe, cette personne manifeste t-elle de sinistres machinations ?

    En attendant la réponse de l'hybride, le tranchant de la lance s'appuya plus fortement sur la peau de l'homme. Pour le retard qu'il avait fait prendre à l'évacuation, la mort lui serait tôt ou tard administrée. Autant en apprendre le plus possible avant l'exécution de la sentence.



    Résumé:
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