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  • Jeu 8 Déc - 19:57

    Août, An 3

    Bizarre, l'ambiance, en ce moment, quand on va traîner dans les bas-quartiers.

    Bon, pas que ce soit des coins particulièrement sympas, comme le nom l'indique subtilement, hein, mais là, c'est encore plus chafouin que d'habitude, et les gens ont davantage tendance à pas se coller les uns à autres ni à discuter avec ceux qu'ils connaissent moins bien. Du coup, avec un visuel pas dingue et des occupants pas bien sympathiques, j'peux comprendre que ça ait pire réputation.

    Alors que les chiffres de la criminalité ont pas l'air d'avoir augmenté outre-mesure, en plus. C'est plutôt même l'inverse, beaucoup moins de dingueries ici, et davantage ailleurs.

    Mais les Officiers Républicains ont le doigt sur le pouls de la ville, n'est-ce pas, en tout cas c'est ce que disent les chefs qu'ont surtout les doigts dans le pot de confiture, donc dès qu'on a pigé ce qui se passait, le commissaire a envoyé son meilleur élément : moi. Ou, p'tet, celui qu'était dispo et en train de glander à côté de la cafetière au lieu de faire semblant d'écrire des rapports et de patrouiller.

    Toujours su que j'devais améliorer mon jeu d'acteur.

    Donc ouais, il fait pas bien beau, on sent que l'été touche à sa fin, et c'est l'occasion pour les gens de tomber malade. C'est probablement juste une mauvaise grippe qui touche que les pauvres et les débiles, ce qui explique ça concerne que des réfugiés shoumeïens. Mais ça fait désordre, et ça colle pas trop à la ligne politique officielle des pontes -je me permettrais pas de commenter ou même de prétendre connaître l'officieuse-, alors faut savoir un peu ce qui se passe.

    Surtout que les sales rhumes et les gastros, généralement, ça liquéfie pas les organes sur plusieurs jours dans des souffrances horribles.

    A bien y réfléchir, c'est p'tet ça qui colle une sale ambiance dans le coin : les cris de douleur des réfugiés en train d'agoniser lentement.

    Du coup, la question se pose de savoir s'il faut boucler des quartiers pour éviter la contagion, isoler les réfugiés dans des logements adaptés, c'est-à-dire des camps, ou, pour les plus rigolos de nos représentants, pousser tout ça à la mer et se frotter les mains en disant ''Bon débarras''. Ca les occupe, nos chers élus, et ça fait les gros titres à la criée.

    J'arrive enfin à un vieil hôtel désaffecté, qui devrait pas tarder à tomber en ruines à voir sa façade défraîchie, ses fenêtres décaties et les trois hommes désoeuvrés qui zonent devant. L'un d'eux crache une bonne glaire en me voyant arrivé, et un autre glisse une main dans son manteau, sûrement pour attraper le manche de son couteau, ou d'une arme du même acabit.

    J'leur adresse un large sourire. Et je leur montre mon insigne.

    « Pancrace Dosian, Officier Républicain. On m'a demandé de venir jeter un oeil au mal qui vous ronge.
    - On pensait plutôt qu'un soigneur viendrait.
    - Je pensais plutôt faire la sieste cet après-midi. On se heurte tous à une réalité impitoyable. Quel étage ? »

    Le plus vieux des trois, qu'avait pas encore parlé, rajuste son bonnet et pointe pour me laisser passer.

    « Deuxième étage. Première à droite. C'est Anton qu'a le truc, maintenant.
    - Le truc ?
    - Le machin
    - Hm, ouais, j'vois. »

    L'escalier a les marches qui commencent à moisir, même si c'est manifestement maintenu propre. Pas ciré ni verni, mais balayé, et c'est bien plus que ce qu'on pourrait attendre de la majorité des barraques par ici. J'essaie pas d'être particulièrement discret, donc tout grince et j'évite de toucher la rampe. Pas à cause d'un quelconque risque de contagion, encore que j'ai remonté mon écharpe pour bloquer mon nez et ma bouche contre les miasmes, mais plutôt pasqu'elle est carrément branlante et que j'ai pas envie que tout me tombe sur la gueule.

    J'arrive finalement à destination, et j'pousse une porte pas verrouillée, pour entrer dans un appartement de forme classique et désuette. L'entrée est occupée par deux vieilles qui se mouchent à répétition et m'jettent un sale regard, qui s'améliore pas quand j'montre que j'suis un officier républicain. Bah, j'comptais pas les emballer, elles peuvent tirer la tronche si ça les amuse.

    « Le malade est à l'intérieur ? On m'a demandé de venir jeter un oeil.
    - Vous n'êtes pas la guérisseuse.
    - Je suis ni guérisseur, ni elle, ouais, j'confirme. »

    La chambre est juste après un salon, et dans les deux, les rideaux et volets sont fermés, ce qui fait que j'avance dans un clair-obscur qui rend les quintes de toux répétées pas spécialement jouasses. Le gars est sur une paillasse, avec une mince couverture qui le couvre, et ce que j'présume être sa femme lui passe un linge d'eau sur le front. J'ai ignoré les trois chiards dans un état catatonique dans un coin. Ils feraient mieux d'aller jouer dehors, ça leur ferait du bien, et ils nous traîneraient pas dans les pattes, m'est avis, mais, hé.

    J'me présente et j'enquille, pasque j'compte pas passer ma journée ici.

    « Vous auriez moyen de me retracer à qui vous avez parlé récemment ? Est-ce qu'ils ont développé des signes de maladie aussi ? »

    Ils commencent à peine à parler que y'a du bruit derrière, et qu'une des mamies s'exclament :

    « La guérisseuse est là, nous sommes sauvés ! »

    J'demande que ça, moi.
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  • Mer 14 Déc - 19:08
    Août, An 3

    J’étais à Courage depuis quelques jours déjà et mes journées étaient forts occupées. J’avais rencontré un des directeurs de la SSG pour parler commerce, j’avais pu participer au Bal Blanc de la Mairie dont j’avais soufflé l’idée à Mme La Mairesse. J’avais croisé du monde, des amis, mais aussi bon nombre de réfugiés de Shoumei qui comme moi cherchaient comment s’adapter, comment prendre un nouveau départ ici en République.

    Pour ma part j’avais eu une révélation la veille lors d’un office chez un vieux Baron de Benedictus, j’avais rencontré la grande oratrice de Xo’Rath et j’avais grâce à elle prit une décision quand à mon avenir et celui de mes gens : il ne se ferait pas ici en République, nous allions reconquérir pacifiquement et économiquement Mael, la prendre aux Reikois et lui redonner son faste d’antan. Tout cela c’était ce qu’on appelle la théorie, et tout le monde sait qu’en théorie tout se passe bien et qu’en réalité… On se retrouve souvent dans des situations acadabrantesques.

    J’avais prévu de quitter Courage dans le jours à venir mais une jeune fille était venue me chercher à mon auberge, je l’avais croisé au bal blanc, elle disait avoir de l’aide, son père et son frère étaient malades et elle n’avait pas confiance dans les médecins de République, étrange à mes yeux mais je ne pouvais refuser de l’aider. Alors je l’avais suivi au chevet de sa famille et je m’étais cassée les dents sur leur cas. Je ne comprenais pas le fonctionnement de leurs maux.

    J’avais analyser les symptômes mais je ne comprenais pas les causes et pour tout dire les deux hommes étaient peu loquaces ce qui m’ennuyait. J’avais soulagé leurs douleurs mais je n’avais pas guéri quoi que ce soit, je reviendrai le lendemain pour étudier l’avancée des problèmes. Etrangement on me demanda de venir voir une autre famille et à ma grande surprise je me retrouvais avec les mêmes symptômes et le même silence mutique. Je fis de mon mieux, continuais d’expertiser tant bien que mal mais sans connaître l’origine, le facteur commun, le patient zéro aussi, il était dur de dénouer ce genre de situation. Ce fut en fin de matinée quand je sortis de la seconde maison de réfugiés qu’on me demanda si je pouvais venir voir une autre famille… C’était trop suspect et incompréhensible et surtout personne ne parlait. Rien de ma connaissance n’attaquait ainsi les organes internes.

    Un peu dépité mais décidée d’aider quoi qu’il en coute je me rendis donc la troisième bâtisse.

    ************************************
    Je fus accueillie au pied d’un vieil hôtel désaffecté, le niveau social était encore plus bas que les deux précédentes familles donc. Ce qui ajouterait le manque d’hygiène, de nourriture potentiellement aussi, de soins tout court. Je montais car on m’indiquait qu’il fallait aller trouver le vieil Anton au second étage, il souffrait depuis deux jours pour sa part.

    Je monte notant l’odeur nauséabonde caractéristique des bâtisses mal entretenues et aux systèmes d’évacuation des eaux usées défectueux. J’arrivais à l’étage et j’entendis un “la guérisseuse est là”. Bien j’étais attendue, c’était une bonne chose.

    Je me présentais donc dans cette pièce avec ma robe de ville de belle qualité mais visiblement salie depuis ce matin, on m’avait vomi dessus voyez vous, j’avais eu beau nettoyer au mieux, l’odeur semblait incrustée et la tâche aussi, j’y remédierai plus tard. Mes cheveux étaient attachés en un chignon bas sur ma nuque et j’avais mis un foulard pour éviter que des mèches ne glissent sur mon visage. Je portais une besace emplie de remèdes et d’outils sommaires de médecin qu’on m’avait confié le matin même.

    - Bonjour messieurs dames. Je suis Myriem de Boktor, guérisseuse de Mael.

    Une des jeunes filles qui trainait gloussa et ajouta.

    - On sait on vous a vu au Bal Blanc de la Mairie, vous étiez avec Mme la Mairesse et on aurait bien aimé être à vos côtés mais on a pas pu rentrer.

    Je souris doucement et répondis.

    - L’important ce jour c’est que vous alliez bien. Bon où se trouve le ou les malades? Combien y en a-t-il ici?

    La vieille femme qui parlait à Pancrace grimaça.

    - Bah y a le vieux Anton ici mais… en bas y a aussi Ludivine et son époux qui sont pas bien fringants depuis tout à l’heure.

    - Trois de plus? Vomissements? Teint jaunâtre, tâche sur l’abdomen, crampes et douleurs violentes?

    Le regard rivé vers le sol était éloquent, je soupirais, j’allais donc pouvoir les soulager pour un temps mais je n’avais pas d’information sur pourquoi et comment pour le moment. Avisant le bel homme en uniforme je demandais poliment.

    - Vous êtes la pour soigner vous aussi Monsieur ?

    Les républicains arboraient presque tous des uniformes, alors peut-être que les soigneurs aussi non?

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  • Lun 19 Déc - 19:32

    La nana se pointe, et j'me dis que si elle est pas la moitié d'un manchot, elle arrivera bien à soigner mon gus, les autres qu'ont l'air touché aussi, et qu'on va coller tout ça dans un cordon de sécurité puis refermer la page de cette histoire avant que ça touche les honnêtes citoyens de la République. Malheureusement, si c'était qu'une mauvaise grippe, j'suis à peu près certain que le commissaire aurait pas dépêché un fringant officier républicain tel que moi.

    Ou alors il m'en veut toujours de lui avoir soufflé la dernière tartelette à la framboise à la cantine l'autre jour. Allez savoir, avec les chefs : ils vivent pas dans le même monde que nous.

    « Officier Républicain Pancrace Dosian, enchanté. Soigner, je vous laisse faire, ça vaut mieux. »

    Le seul truc que j'aie jamais soigné, c'est la vie, donc chacun chez soi. En tout cas, elle fait jeune, quoiqu'elle est même pas humaine. J'me demande si y'a un genre de grand principe des guérisseurs : soit c'est des vioques, t'as l'impression qu'ils sont déjà les deux pieds dans la tombe, soit c'est des jeunes femmes plutôt extrêmement charmantes. Comme si y'avait pas d'entre-deux ou que les beaux jeunes hommes trouvaient mieux à faire. Agiter des épées, probablement, et hurler torse nu sous la neige. Comme au Reike, je l'ai lu dans le journal, c'est forcément vrai du coup.

    Je la laisse prendre le temps d'examiner le patient, qui continue à cracher ses poumons et à pousser des p'tits gémissements de souffrance. De là où j'suis, ça n'a vraiment pas l'air terrible, comme affliction, donc si j'pouvais éviter de l'attraper, ça serait le top. J'me rapproche de la fenêtre entrouverte histoire que l'air circule. En tout cas, la famille proche confirme les hypothèses, et j'en déduis qu'elle a déjà vu des gens qu'avaient la même chose. P'tet un coup à creuser.

    « Vous avez vu beaucoup de gens qui avaient ça aussi ? Vous arrivez à les remettre d'aplomb ? »

    Pasque si oui, c'est quand même mieux. Pendant qu'elle continue de tripoter Machin et de faire ses affaires, j'reprends le fil de ma question, celle qu'avait été abandonnée lors de l'arrivée de la guérisseuse en chef.

    « Du coup, ouais, vous fréquentez des gens qui sont tombés malades aussi ou pas particulièrement ? »

    Elle prend le temps de réfléchir, la bourgeoise du grabataire, fait une liste de gens sur les derniers jours. Son front se plisse sous la concentration, et avec la fatigue qui s'est accumulé, j'vois bien qu'elle a du mal à remonter le fil de leurs rencontres. J'lui laisse le temps, on n'est pas pressé, de toute façon.

    « Il y a Ludivine et Savori, en bas, qui se sentent un peu moins bien récemment. Sinon...
    - D'autres shoumeïens, peut-être ?
    - Hé bien, oui, nous sommes assez proches les uns des autres... »

    Vu là où ils crèchent, j'en doute pas un instant.

    « ... c'est ce qui nous rappelle le pays, et nous réconforte. Nous cuisinons des spécialités locales et échangeons des histoires et...
    - Oui, oui, je vois le genre, mais est-ce qu'il y en a qui sont tombés malades récemment dans la communauté ?
    - Je, oui, c'est bien pour ça que vous êtes là, non ? »

    Touché, malheureusement.

    « Vous auriez des noms et des adresses pour faire quelques vérifications d'usage, si possible ?
    - Anton a vu Carli, Flayol, Ellie, Shoma, de tête, récemment ? Les deux premiers sont de l'autre côté de la place et Ellie et Shoma sont décédés il y a quelques jours...
    - Condoléances. Rien d'autre ? Ca pourrait être important. »

    Elle se creuse les méninges mais y'a rien d'autre qui sort. Bon, p'tet que les deux d'en bas en sauront davantage, ou ceux d'en face. Personne sait encore interroger les macchabées, après tout. J'me tourne vers la guérisseuse.

    « Moyen d'avoir un mot en privé ? »

    On s'écarte dans une autre pièce et j'la jauge.

    « J'vais supposer que vous savez ce que vous faites, et aller droit au but : est-ce que c'est une maladie magique extrêmement violente pour laquelle il faut trouver des soins et qui peut toucher tout le monde ? Est-ce qu'il faut déclarer une quarantine ? Quelles sont les conditions de contagion ? »
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  • Mar 27 Déc - 17:19
    J’ai incliné la tête après les présentations sommaires de mon interlocuteur Républicain, au moins ce n’est pas un troufion de base, un officier c’est forcément quelqu’un de compétent et qui a déjà quelques galons ou réussites non?

    - Enchantée officier Dosian.

    Je ne commente rien sur l’aspect des soins, en effet c’est ma partie mais je laisse mes oreilles traîner car quelque chose m’interpelle et me dérange dans cette affaire. Son métier c’est de poser des questions pertinentes et récupérer des preuves ou indices dans tous les cas.

    J’observe donc ce brave Anton, je commence par apaiser sa douleur, on voit ses traits se détendre presque instantanément, en réalité je ne soigne rien à ce moment, j’apaise juste ce qu’il ressent pour qu’il puisse se détendre et que je le soigne plus calmement. Je laisse ma magie couler comme à son habitude, l’air change dans la pièce et s’emplit d’une odeur marine des plus agréables qui change des odeurs de la maladie et de la crasse.

    Comme je m’y attendais, ce brave homme a les poumons touchés, des tâches noirâtres les emplissent, c’est une sorte de liquide qui se développe dedans et empêche la respiration. Sauf qu’en théorie nul liquide ne va dans les poumons sauf dans le cas d’un oedème pulmonaire. Mais cela n’en est pas un car le liquide aurait été de l’eau et un épanchement cela se vide aisément par magie, ici le liquide est épais, consistant, gras, non naturel. Cela provoque un teint jaunâtre aussi cette maladie car le foie est touché et le même liquide étrange.

    Et sur le torse du malade comme sur celui des autres il y a des tâches noires sur l’abdomen, comme si la peau voulait se nécroser ce qui n’avait aucun sens. Il se tord de douleur et je ne vois aucun remède. Je soigne les symptômes et je vais donc l’apaiser quelques heures, une journée au mieux mais comme je ne sais pas d’où vient le liquide, sa cause, son origine je ne peux pas l’éradiquer. J’ai testé les poisons et créé un anti poison générique mais il n’y a eu aucune réaction, ce n’est pas un poison. Après il reste une possibilité, une seule finalement et elle ne m’enchante pas car si elle touche beaucoup de monde cela signifie que ce qui en est à l’origine est puissant ou.. nombreux.

    Je travaille pendant près d’une heure avant de m’arrêter, en sueur moi même. Anton a le teint moins cireux, il respire convenablement et semble apaisé, mais cela ne va pas durer hélas. Je me relève et j’explique alors cela.

    - Vous allez vous sentir mieux durant quelques heures Anton mais je n’ai soigné que les symptômes, je ne comprends pas encore l’origine de vos maux. Tant que je ne sais pas ce qui vous frappe je ne peux agir de manière perenne.

    Je suis dans l’attente mais rien ne vient, au diable le silence de ces gens, ne comprennent-ils pas que sans leur aide, sans leurs paroles je ne peux rien faire de plus? Ils se condamnent eux même à souffrir s' ils ne parlent pas? Et à mourir dans la foulée !

    Posant mon regard sur l’officier, je me sens lasse et me battre contre des moulins n’a rien de bien réjouissant selon moi.

    -J’ai soigné plusieurs personnes depuis ce matin oui mais mon verdict est le même partout, je stoppe la progression de leurs maux pour quelques heure s, une journée peut-être plus je ne sais pas, cela dépendra de leur constitution mais je ne peux pas les guérir.

    Alors que je m’essuie le front avec un mouchoir propre que je viens d’imbiber d’eau pure créé magiquement, j’écoute les questions que pose l’officier aux gens présents et je soupire en entendant les réponses. Visiblement le constat est quand même très ciblé, seuls des shoumeiens semblent malades et tous ont les même maux et la propagation se fait graduellement. Est-ce lié à un contact avec un malade?

    D’un autre côté quand je les écoute je ne peux que comprendre leur envie de se retrouver ensemble pour partager un repas, une histoire, un souvenir de chez nous, vivre déraciné sans le moindre espoir de retour pour beaucoup de ces gens c’est un calvaire selon moi.

    J’ai noté le nombre de patients qui doit encore être vu, pour les soulager mais cela ne me réjouit pas du tout. L’Officier me demande à parler en privé et j’approuve. Je le suis dans une pièce à l’écart et je l’écoute avant de répondre en mesurant mes mots.

    - C’est bien généreux de votre part de m’accorder le bénéfice du doute quand à mes compétences médicales, je ferai de même avec les vôtres de fait.

    Un prêté pour un rendu, c’est de bonne guerre non? Je viens de soulager un vieil homme sous ses yeux mais non… Encore un pragmatique probablement ou un républicain qui ne croit qu’à la médecine traditionnelle et pas la magique? Allez savoir. Je me concentre malgré tout sur le fond de ses interrogations.

    - La maladie qui les frappe est violente, atypique et surnaturelle. Elle n’a pas de sens médical et me semble donc… créé… Je pencherai même… sur une malédiction qui les frappe… Le problème étant que je ne connais pas les tenants et aboutissants de cette malédiction et je ne peux donc en détisser les liens originels sans la comprendre. Enfin la malédiction ou maladie magique. Vous devez créer une zone de quarantaine, elle peut se limiter à ce quartier, elle ne touche que des shoumeiens visiblement et des gens dans le besoin, nul noble n’a été affecté ou bourgeois à ma connaissance. Je ne sais pas comment cela se propage, le fait de les avoir cotoyé suffit peut-être à nous avoir contaminé.

    Je montre la limite de mes connaissances, il me manque des informations.

    - Ils ne me répondent pas mais il cachent quelque chose, ces gens ont peur, je le sens, mais pas de la maladie, de quelque chose qu’ils refusent de me dire. Un chantage? Une menace globale? C’est à vous je le crains de poser les bonnes questions. Je peux vous dire ce que ressentent ces gens selon vos questions, pas si ils mentent ou pas non mais les émotions que vous provoquez parfois cela peut aider à comprendre les situations.


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  • Jeu 29 Déc - 12:44

    Bon, pas terrible mais on s'en contentera : elle arrive à alléger les souffrances du vioque, mais pas à le soigner. Faut dire, si c'était possible, on en serait p'tet pas là, à se demander si on doit boucler la moitié de la ville en espérant qu'on va pas se taper une épidémie monstre qui décimerait la population. Et où l'Office Républicain serait en première ligne pour assurer les cordons de sécurité et tout. J'ai déjà la flemme, pour être honnête, en plus de pas vouloir spécialement attraper la même chose que lui.

    Je hoche la tête quand elle dit qu'il faut mettre en place une quarantaine et creuser davantage pasqu'il y a anguille sous roche. Et j'fais la grimace quand Boktor dit qu'on a p'tet choppé la saloperie qui traîne. Bon, j'suppose qu'on va dire que j'reste ici, alors, au risque de le filer au collègue. Et la plupart ont pas des masses le sens de l'humour, un peu comme moi.

    « D'accord, on va essayer de les interroger un peu plus. Avant, faut juste que j'envoie un message au poste histoire qu'ils foutent un cordon de sécurité. Et en attendant, on reste ici tous les deux. J'suppose que z'alliez pas vous faire la malle dans tous les cas, mais c'est trop risqué de diffuser la maladie ou la malédiction. J'reviens. »

    J'demande une salle isolée, et on m'refile une vieille salle d'eau qui sent le moisi, avec la moitié des carreaux qui manquent. J'm'assieds à même le sol, et j'prends une inspiration qui pue. Puis mon esprit quitte mon corps, et apparaît dans le bureau du capitaine, vide à cette heure. En patrouille ou en pause, probablement. J'passe dans celui du commissaire.

    « Dosian, qu'est-ce que vous foutez là ?
    - Chef, pardon, Chef. J'ai été envoyé regarder l'histoire des shoumeïens tous malades.
    - Oui, alors ?
    - Une guérisseuse est arrivée, elle pense qu'il faudrait boucler le quartier par mesure de sécurité. Nous n'avons pas encore d'information sur la façon dont la maladie ou la malédiction se répand, mais elle n'a pas reconnu le mal que c'était.
    - Elle est fiable ?
    - Aucune idée, Chef, j'y connais rien, Chef. »

    Je lui fais un topo rapide de la situation, et de la possibilité qu'il s'agisse d'une maladie créée pour l'occasion par un sorcier mal intentionné.

    « Bon, je vais demander aussi un appui aux mages, s'il y en a un qui daigne se libérer, même si ça prendra quelques jours. En attendant, essayez de tirer ça au clair. Je veux des rapports réguliers. Et ne mourrez pas, ça ferait de la paperasse.
    - A vos ordres, Chef, avec plaisir, Chef. »

    Quand j'reviens, on retourne dans la chambre du grabataire et de sa bourgeoise.

    « On a quelques questions. Va falloir répondre honnêtement, hein ? C'est plus ou moins votre seule chance de vous en sortir.
    - Comment ça ? Ce n'est pas une maladie ?
    - P'tet que oui, p'tet que non. Ludivine, Saori...
    - Savori.
    - Ouais, Savori, pardon. Shoma, Ellie et Carli, aussi. Des choses particulières à redire ?
    - Non, non, ce sont juste d'autres réfugiés qui ont poussé jusqu'à Courage quand il a fallu répartir notre peuple au sein de la République. On nous a dit qu'il y avait des opportunités au nord mais...
    - Mais ?
    - Mais c'est compliqué.
    - Comment ça ? »

    je sais très bien comment, on a déjà beaucoup trop de faits divers pour des accrochages avec les shoumeïens, et en plus, ça fait des remous politiques, avec les optimates et les conservateurs qui les appellent les chouchous des Goldheart. Leur capital en prend un coup, mais les affaires tournent plutôt bien pour tout le monde, surtout que les réfugiés sont venus avec ce qu'ils avaient de plus précieux sur le dos, et ça, tout le monde l'a bien perçu.

    « Certaines guildes ne facilitent pas l'installation de nos artisans. Mais vous devez le savoir, si vous êtes officier républicain.
    - C'est bien que vous le disiez avec vos mots. Du coup, vous faites quoi ?
    - Pour le moment, on temporise, surtout. On met en commun ce dont on dispose, et on espère pouvoir rentrer un jour.
    - Ouais, 'sûr, j'comprends. Quelque chose d'autre à dire ?
    - Non, pas vraiment... »

    J'me gratte la joue. M'faut un autre angle.

    « Allons voir les autres. »

    Puis, dès qu'on est sorti, j'me tourne vers Boktor, alors qu'on descend l'escalier.

    « Elle a ressenti quoi ? Honte, gêne, pudeur ? Peur, colère, p'tet, aussi, pour les difficultés d'installation ? »

    Ludivine et Savori sont deux jeunes femmes qui commencent à tousser, alors j'laisse la guérisseuse commencer par s'assurer qu'on va pouvoir causer sans être interrompu par des quintes toutes les quinze secondes. Depuis qu'elle a dit qu'on risque de l'attraper aussi, j'ai l'impression d'avoir de la fièvre et envie de me racler la gorge, mais c'est dans la tête, j'suis sûr. J'espère. Putain.

    Deux filles fauchées, pas dégueulasses, loin de chez elles. Si elles trouvent pas quelque chose rapidement, dans un mois, elles font le trottoir. Si elles le font pas déjà, en tout cas. On refait un topo rapide, histoire de pas perdre davantage de temps.

    « Vous vivez comment ? Enfin, j'veux dire, comment vous financez votre train de vie ? »

    Ludivine me regarde d'un air amer. P'tet que les mots étaient pas bien choisis, à voir le dénuement et leurs vêtements abîmés.

    « On survit en vendant petit à petit ce qu'on a pu emporter.
    - Et ça suffit, depuis tout ce temps ?
    - Il y a beaucoup d'entraide. Nous sommes très soudés, face à l'adversité.
    - Super. Vous avez pas un gentil mécène qui vous aide ? Des coups de main de la ville ou de la République ?
    - Un peu, au début, mais maintenant, c'est plus compliqué... »

    Pas déconnant, on peut pas non plus accueillir toute la misère du monde. J'veux dire, on en avait déjà assez chez nous. J'jette un oeil à Myriem.

    « Pour revenir à cette histoire de mécène...
    - Quel mécène ? Pourquoi on en aurait un ? »

    Soupçonneuses, tout d'un coup, tiens.

    « Hé, j'fais que poser les questions pour vous aider, moi. Si vous voulez pas répondre, on va tous être bien emmerdés. »

    Les visages se ferment. J'prends un ton de voix plus doux, des fois que.

    « Je vous demande pas si vous tapinez. J'essaie de comprendre comment vous vivez et survivez. Je suis officier républicain, je sais les risques que deux jeunes femmes sans le sou peuvent rencontrer en ville, surtout dans des quartiers moins... familiaux ou résidentiels. »

    Une manière bien polie et élégante de dire qu'on les a collés dans les bas-fonds pasque y'avait que là que y'avait plus ou moins de la place.

    « Tiens, à qui est-ce que vous revendez vos reliques et autres biens ? Ou c'est un prêteur sur gages, peut-être ? »

    Ou alors faut le doigté d'une shoumeïenne de bonne famille pour ouvrir la coquille. J'fais signe que j'peux m'absenter quelques instants si Boktor pense que ça peut être une bonne idée.
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    qui suis-je ?:
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  • Lun 16 Jan - 18:40
    Je ne pouvais hélas pas faire de miracles à proprement parler pour l’heure. Enfin si je pouvais éventuellement y parvenir, briser et détruire toutes les cellules malades ou corrompues mais cela m’aurait sans nul doute entièrement vidée de ma mana et ne m’aurait pas donné l’explication de cette épidémie. J’étais incapable de soigner ainsi tout le monde et donc ce n’était pas une solution que je pouvais garder ou utiliser, sauf si nous croisons quelqu’un aux portes du royaume des gardiens.

    J’acquiesce donc aux paroles de l’officier Dosian.

    - Allez y c’est normal de prévenir vos supérieurs je comprends tout à fait.

    Cela semblait plein de bon sens même sans connaître le moindre de leurs protocoles militaires.
    J’avais tenté une boutade.

    - Méfiez vous, je ne serai peut-être plus là en effet. Cette histoire ne me semble pas simple et la fuite elle est aisée.

    Bien sûr cela ne m’avait pas traversé l’esprit mais savait-on, on ne dit pas “fontaine je ne boirai pas de ton eau”.
    J’attends donc l’officier qui a quitté la pièce en m’approchant des malades.

    - Soyez sans crainte, nous allons tout faire pour vous aider, je vous le promets.
    - On peut faire confiance à l’officier?
    - Jusqu’à preuve du contraire, les républicains nous accueillent de bon coeur et nous aident, alors je suis certaine qu’il fera tout pour qu’on parvienne à soigner le plus grand nombre de malades.

    Autant dire que je ne songeais pas à la générosité naturelle en disant cela mais plus au pragmatisme Républicain qui inciterait à des soins généraux pour éviter la contagion et plus d’ennuis.

    Au retour de l'officier, j'indiquais d’un signe de tête que j’étais prête et que j’allais rester attentive à leurs réactions physiques, gestes, mais surtout à leurs émotions. Les deux se montrent d’abord très inquiets à l’idée que ce n’était pas une maladie, le doute suggéré les bloque quelque peu pour tout dire.

    J’avais haussé les sourcils à l’évocation de la complexité de partir plus au Nord, qu’est-ce qui bloquait? Je n’avais rien lu ou vu d’un point de vue administratif, j’étais moi aussi réfugiée et rien ne m’empêchait de me déplacer en République. Quand il en termine avec elles, je m’adresse à mon tour aux jeunes filles, je les remercie chaudement avant de sortir en les assurant de notre soutien ou aide mais en insistant sur le fait que le proverbe, aide toi et le ciel t’aidera ne fonctionne pas ! On a besoin de leur coopération.

    A Pancrace je réponds alors que nous descendons les escaliers.

    - Bon… Ils n’avaient clairement une émotion plus forte que les autres, ils ont peur et n'avaient pas confiance. Pas de honte ou de pudeur, elles craignent quelque chose et sont comme des huîtres fermées, la peur cache le reste. Après pour avoir rempli les mêmes formulaires administratifs qu’eux, il n’existe techniquement rien qui nous empêche de voyager librement en République, tout est explicite et clair, légalement on a le droit d’aller travailler au Nord, il y a donc quelque chose ici qui les en empêche.

    Arrivés en bas, il me laisse d’abord oeuvrer auprès des jeunes femmes, elles ont exactement les mêmes symptômes, moins prononcés, c’est donc plus récent et moins installé mais c’est la même maladie. Je ne peux donc que les soulager pour un temps mais pas stopper l’évolution de la maladie tant que je n’ai pas plus d’éléments en main. Cependant, alors que j’observe Ludivine, il me semble repérer quelque chose, une marque sur le poignet, une tâche brunâtre, je n’avais pas fait attention, est-ce lié?

    Quand je passe au tour de Saori par mes palpations par acquis de conscience je prends ses mains en mimant des gestes et je repère la même marque brunâtre, je ne crois pas aux hasard ou coïncidences. Je laisse ma magie affleurer cette tâche… Ca pue la magie noire ! bon cela ne répond pas au pourquoi ou comment mais cela confirme que ce n’est pas une affliction naturelle. Une fois les soins finis je me pose aux côtés de l’officier et j’écoute ses questions et observe leurs réactions. Elles s’offusquent d’ailleurs littéralement quand il parle de prostitution, autant dire que pour une diviniste c’est un peu la déchéance la plus totale que de vendre son corps.

    Les jeunes femmes restent suspicieuses et répondent néanmoins.
    - On vend dans les ruel…
    - Sur la place du marché comme tout le monde !
    - Oui sur la place du marché bien sûr.

    Dorian allait proposé de partir mais visiblement sa dernière question les emmêle.

    - Excusez moi mais cette question semble vous contrarier ou inquiéter. Pourquoi avoir dit les ruelles Ludivine et vous être ensuite corrigée? Vous n’avez pas la possibilité d’aller sur la grand place?
    - Si bien sûr , répond Savori d’un ton qui ne souhaite pas de contradiction.

    Ludivine pour sa part regarde ses chaussures et ne réponds pas. Nous tenons l’ouverture, la faille, Ludivine… Je m’approche d’elle doucement et souris.

    - Nous sommes ici pour vous aider vous le savez, mais il faut que vous parliez.

    Je prends les mains de la jeune femme dans les miennes, avec chaleur. Et sans qu’elle n’ait le temps de réagir je relève sa manche pour laisser paraître la tâche.

    - Depuis quand vous avez ça?

    Le sentiment de panique la submerge elle et son amie et menacent de m’emporter. Je vacille un instant et lâche ses mains. A l’officier je finis par dire après avoir retrouvé ma respiration.

    - Quelqu’un ou des gens les menacent et ça… c’est une marque de magie noire.


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  • Mar 24 Jan - 12:33

    J’cogite. Pas de honte, mais de la peur, et les mêmes symptômes en bas, chez les deux jeunes femmes. Puis ça se perd dans les explications, ça se corrige. Visiblement, elles peuvent pas commercer à la vue de tous sur la place du marché, ce qui n’est pas forcément surprenant : les autres marchants apprécient pas des masses la concurrence, sans compter que si c’est des clodos qui essaient de refourguer leurs merdes, les patrouilles de mes collègues manqueraient pas de leur dire de décaniller. Et encore, c’est quand c’est pas des services de sécurité « privés », comprendre des gros bras, qui se chargent de le faire manu militari et généralement avec bien moins d’égards.

    « C’est pas tant les difficultés administratives que de devoir se déplacer continuellement qui complique les choses, j’suppose. J’sais pas à quel point le gouvernement favorise la répartition des shoumeïens sur les territoire, pour être tout à fait honnête, mais s’ils se disent qu’ils vont rentrer chez eux quand la situation ira mieux, ils ont tout intérêt à se masser près des frontières, non ? »

    Enfin, c’est ce que je ferais à leur place.

    Mais c’est la tache brunâtre qui attire l’attention de Boktor, qu’elle attribue à de la magie noire. Sans être particulièrement sensible, j’me note que ma maîtrise des magies d’identification pêche un peu, pasque j’avais rien senti un peu plus tôt quand j’avais vérifié le corps des victimes. Faut dire qu’à part suivre une piste et retrouver quelqu’un à proximité, hein…

    C’est déjà pas mal, cela dit, et toujours mieux que sentir les crottes de chèvres et regarder les branches cassées dans la forêt.

    J’me passe la main dans les cheveux. J’ai envie de leur mettre des baffes, mais c’est aussi ça, le boulot d’officier républicain : réussir à convaincre les gens de nous parler pour qu’on puisse faire quelque chose, plutôt que se baser sur les on-dits. C’est juste que d’habitude, quand c’est un criminel, ou très fortement présumé, on a le droit à des incitations physiques pour l’encourager à nous ouvrir son cœur et gagner un temps précieux. Comprendre, lui coller un coup de code pénal dans la tronche.

    Le poids de la Justice, tout ça.

    « Magie noire, hein ? Mesdemoiselles, il va être temps de nous en dire davantage. »

    Silence. Ludivine reste timide et effacée, tandis que Saori a les sourcils froncés et le pli têtu de la bouche. J’en ai déjà marre. Au moins, j’ai pas eu besoin de sortir, même si ça m’aurait sans doute détendu. J’pousse un long soupir.

    « Il faut bien avoir conscience que, d’une, nous sommes là pour vous aider, et de deux, il va bien falloir parler. Je veux dire, sinon, je peux toujours vous emmener au poste, mais ça ne changerait foncièrement rien. Bref, on peut faire ça de façon agréable et chercher à résoudre votre problème, ou de façon désagréable, mais ça arrivera quand même. C’est… inéluctable. »

    Elles tiquent bizarrement sur le dernier mot. Une croyance diviniste bizarre ? Bah, chacun sa merde, hein. J’reprends la parole pour essayer de poster l’estocade finale.

    « Puis, surtout, vous semblez être un paquet à avoir le même problème, tous des shoumeïens. Même Myriem de Boktor ici présente, malgré toutes ses compétences en soins et guérison, ne parvient qu’à retarder l’échéance et soulager la souffrance. C’est quoi le plan, que vous l’attrapiez tous et que vous en mouriez ? Franchement, à ce compte, autant prendre le risque, ça sera jamais pire que mourir en souffrant. »

    Encore une fois, c’est Ludivine qui commence la première, en laissant échapper un sanglot étouffé. Saori la prend dans ses bras au milieu de ses explications, un peu fouillies au demeurant.

    « Pour survivre, on doit vendre nos reliques, nos bijoux, bref, tout ce qu’on a de précieux. Mais, mais, c’est difficile parfois, déjà il y en a trop en même temps, donc le cours chute, disent les bijoutiers, puis… »

    Oui bon c’est sûr que même si c’est précieux, les amateurs de babioles shoumeïennes ont p’tet pas besoin de récupérer tout un pays de bibelots non plus, faut bien l’avouer.

    « … du coup, on est entré en contact avec un certain Taki, au début il achetait normalement, et puis il a demandé toujours plus pour toujours moins… »

    Ouais, rien de particulier jusque-là.

    « Puis comme ça suffisait pas, il y a eu des avances, des prêts… »

    Ah bah voilà, un usurier ou un prêteur sur gages. C’était si dur à admettre ?

    « Et comme Bratum a essayer de s’enfuir, il a dit que maintenant, il devait nous mettre une marque pour s’assurer de ne pas subir la euh, malhonnêteté crasse des shoumeïens… »

    Le classique, j’adore. J’me demande encore comment on peut tomber dans ce genre de panneau, et j’suis persuadé qu’à ce rythme, les deux sont dans la rue à la fin du mois pour rembourser leurs dettes. Il trouvera un moyen de présenter ça joliment, j’en doute pas une seule seconde.

    « Bah voilà, c’était pas si dur, que j’commente. On peut le trouver où, ce bon vieux Taki ? »

    C’est que j’connais pas tous les arnaqueurs de Liberty, moi.

    « Si on a besoin, on peut le retrouver à l’étage de la Taverne du Vieux Cerf… »

    M’est avis qu’il serait temps d’aller lui faire une p’tite visite. Si les usuriers et autres conneries du genre, c’est pas interdit, marquer les gens par de la magie, les maudire et les pestiférer, ça fait désordre, et j’doute pas que mes patrons trouveraient ça moyennement rigolo s’ils l’apprenaient. Et si on pouvait résoudre tout ça avant que ça m’arrive aussi, ça serait quand même autrement plus agréable.

    En quelques pas, j’suis dehors.

    « Hé, tu viens ou c’est pas trop ton rayon ? »

    M’étonnerait que Boktor se défile mais elle pourrait être mal à l’aise.
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