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  • Jeu 7 Sep - 14:56
    Le soleil, la foule, le bruit… Trop de choses. Trop de choses pour un simple combat d’arène… Non… Ce n’est pas tout à fait un simple combat d’arène. Dans d’autres circonstances oui bien évidemment que ce serait le cas néanmoins les événements de sable-d’Or sont encore sur toutes les lèvres. Peut-être que le peuple Reikois avait besoin de ça pour se relancer, pour se galvaniser, se redonner du courage avant ce qui les attend… Ce qui nous attend. Mais c’est son idée… Bien évidemment que je n’allais pas refuser. Autant pour lui faire plaisir que pour la simple excuse de pouvoir passer du temps avec elle. Et il me suffit de voir son sourire pour savoir que j’ai fait le bon choix. Même si cela implique devoir traiter avec ce soleil si agressif. “Oui oui c’est…” C’est une arène… Et une très bonne chose qu’elle ne soit effectivement jamais entrée dedans. Même si dans une certaine mesure je ne suis pas certaine qu’elle aurait été celle pour qui il faut avoir peur. Dans le même temps, je ne connais pas grand-chose des habitués de l’arène… Les quelques affiches que nous avons pu voir parlaient d’un événement incontournable, avec des héros en devenir… Dans quelle mesure serai-je capable de profiter du spectacle ? Voir un bain de sang ne m’intéresse pas outre mesure mais il y a à apprendre en toute chose et…

    Hein ? Mon avis sur ? C’est un véritable four… J’ai l’impression de cuire juste en respirant…” À mon sens, le simple fait de parvenir à vivre en plein désert fait de ces gens des héros, mais cela n’est clairement pas suffisant pour les Reikois. Elle guide le chemin, se glisse au milieu des gens vers ‘de bonnes places’, quoique cela implique. En l'état, je veux vraiment juste m’asseoir. Et imaginer tous ces gens crier en coeur et taper des pieds… “Si on peut avoir à boire facilement alors je ne dis pas non… Mais m’asseoir me va tout à fait. Je commence à fatiguer un peu.” Et ce n’est que le matin… Prendre à boire n’est peut-être pas une mauvaise idée en soit…

    De ma main libre j’attrape deux gourdes entre deux gradins, le problème de l’eau est réglé, pour l’instant, maintenant la place. Elle a raison, un homme commence à avancer, si je me base sur les murmures c’est un habitué, l’un de ces héros. Un homme qui a réussi à faire reconnaître son nom auprès de son peuple. Impressionnant. “On peut se poser n’importe ou non ? J’aimerais bien être tout en haut des gradins si ça ne te dérange pas ?
    Tour 1 Post 1
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  • Jeu 7 Sep - 18:53

    Il sentait bon le sable chaud
    Feat. who wants - Message 1


    Taisen, ville la plus militaire du Reike, tout ici est martial, des bâtiments à la posture des gens qu'on croise. Ils ont tous la tête haute, la démarche rigide, le pas qui résonne et parfois quand on y prend garde on réalise que dans la rue la foule finit par mimétisme par marcher au pas. C'est un dépaysement total et assuré pour la Shoumeienne que je suis.

    Pour le coup qu'est-ce qui m'amène dans cette ville, dans ce lieu? Les affaires ni plus ni moins. Mon navire le Renouveau est sorti de mes chantiers c'est fait, il a fait son voyage inaugural il y a trois semaines déjà entre Mael et Ikusa sans encombre.  J'ai des pistes pour des nouveaux clients mais certains sont particulièrement stricts et un noble souhaite un navire si et seulement si c'est Mestre Mac Dougal qui réalise toute la marqueterie, sauf que ce maitre menuisier n'est plus au Shoumeï. Deux mois de renseignements pour apprendre qu'il est parti s'installer à Taisen. Me voilà donc ici afin de tenter de le convaincre de venir à Mael trois mois pour réaliser tout l'ouvrage nécessaire. A mon arrivée il joue les divas, les princes et se fait désirer et me fait attendre, rendez vous dans deux jours, j'ai donc du temps à tuer.

    J'ai appris pour les événements qui ont secoué le Sekaï, finalement nous n'avons pas été les seuls à avoir pris de plein fouet des conflits hors normes et affronté des adversaires titanesques dirons nous. Je pensais rester dans l'auberge pour profiter de la fraicheur relative du lieu comparativement à l'extérieur mais l'aubergiste nous a gentiment mis dehors car lui, ses employés, tous vont aux arènes.

    Voilà donc comment je me suis retrouvée ici, sous une chaleur accablante. Par chance j'avais porté des tenues que j'avais acheté en République pour avoir moins chaud, couvertes, dignes de ce nom, qui respectaient sans souci mes critères de bienséance mais qui avaient le mérite d'être dans des tissus légers, du lin notamment, portant un voile sur ma chevelure pour me protéger du soleil. J'avais suivi la foule, compressée, oppressée pour finalement accéder aux gradins et trouver une place un peu abritée par un auvent léger de tissu. Une fois installée, j'ai laissé tomber ma protection sur mes épaules et pris un éventail pour m'éventer.

    Cela criait, applaudissait, dans l'arène une gladiateur venait d'entrer, magistral, impressionnant, héroïque selon ce que je pouvais entendre. Je me concentrais donc sur ses mots, désireuses d'en savoir plus de ce programme de "réjouissance". Des gladiateurs allaient s'affronter, ils étaient tous des hommes libres maintenant avec l'arrêt de l'esclavage prononcé par l'Impératrice ? Je regardais autour de moi mes voisins et voisines, une tête connue serait un miracle mais j'étais naturellement curieuse donc j'observais.
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  • Jeu 7 Sep - 19:45
    Tour 1 - Poste 2

    Elle semblait un peu ailleurs, et cela ne rassura pas la Reikoise sur le fait qu'elle etait contente d'etre la ou non. Alors que la foule menaçait de les séparer constamment, elle n'hésita pas une seconde a revenir quasiment contre elle, en gardant un tout petit ecart. Il faisait assez chaud comme ça, et ce n'etait pas que la faute du soleil.

    - Ouais, pareil. Tu le sais peut etre pas, mais je deteste la chaleur. Ironique pour une fille du desert.

    En tout cas la professeur semble plus douée pour mettre la main sur des ressources que la jeune femme a ses cotés. En deux tours de main, elle avait trouvé une gourde d'eau, et Elia la délésta de l'une d'elle, de sa main libre, gardant l'autre autour de celle d'Eloise.

    - En haut ? Plus prêt du soleil, on va cuir !

    Mais d'un autre coté, si c'etait pour voir, autant que ce soit au meilleur endroit possible. En se retournant, elle pu voir l'homme grimper au milieu de l'arene, sur une estrade, et elle passa derriere la professeur pour la pousser un tout petit peu en avant et la faire accelerer vers les rares places encore libre en haut.

    - La bas, y'a de la place.

    Elle s'y dirigea et constata que même la c’était assez serré. Elle lâcha la main d'Eloise et prit quelques pas d'avant, avant de poser la main sur l'épaule d'un gars assit la. Elle lui murmura quelque chose a voix basse, qu'Eloise ne pu pas entendre, et se leva d'un bon, l'air pas vraiment a l'aise, avant de s'écarter. La reikoise se retourna toute sourire vers son amie :

    - Ce monsieur nous laisse gentiment sa place. On sera moins serrée comme ça !

    Elle avait son sourire un peu plus factice, mais n'ajouta rien de spécial. L'homme dans l'arene commençait a parler, et Elia prit sa gourde et l'ouvrit en écoutant un peu distraitement, les yeux sur la foule. Déformation professionnelle de l'eau du Reike. Quand elle eu longuement bu, le gars dans le sable finissait son discours.

    - Si tu veux mon avis, le gars est pas mauvais, mais a juste eu de la chance. Son palmares c'est quoi ? Faire des pompes dans le sable, tringler des esclaves, et balancer des coups d'épées au hasard en faisant attention a pas en prendre. Ca fait beaucoup d'admirateurs pour pas grand chose. Moi aussi je pourrais le faire.

    Elle refit l'ordre de sa phrase dans sa tete et rougit de nouveau, encore une fois de façon peu visible. Mais elle avait toujours ce petite plissement d'yeux quand elle etait légérement génée.

    - Enfin, sauf pour la partie avec les esclaves, quand même.

    Elle prit de nouveau la main d'Eloise. Entre les deux siennes, sans trop la serrer, elle qui avait déjà chaud. Le premier combat n'allait pas tarder.
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  • Jeu 7 Sep - 19:57
    Alasker n'avait pas la moindre idée du pourquoi et du comment, mais il semblait que son chemin le ramenait, toujours, irrémédiablement vers l'arène de son pays. Cette fois encore, en tant que simple spectateur, le champion de la Griffe s'était vu contraint de se frayer un chemin à travers la foule surexcitée, pour rejoindre les quelques Serres rassemblés en un groupe disparate, du côté Ouest de l'arène. Comme eux, il avait préféré se mêler au bas peuple plutôt que de souffrir des discussions mondaines de la haute sphère reikoise et de ses peigne-culs d'invité. Hélas, même ici, désormais, soldats et jouvencelles connaissaient le nom du Tovyr et des Serres, si bien que tous ceux qui avaient un jour combattu au nom du Reike ou simplement suivi une formation militaire assidue -soit deux bons tiers du pays- le saluaient à vue. Le géant ignorait également parfaitement comment certains le reconnaissaient. Ses vêtements - tout à fait civils, pour l'occasion- ne rappelaient clairement pas ses exploits à Sable d'or et aux alentours, pas plus que son grade. Leonhard soupçonnait que le mystère de cette reconnaissance inattendue trouvait une grande part de sa réponse au sein de ses yeux d'encre, puisque même au sein d'un empire aussi cosmopolite que le Reike, les géants au teint pâle et aux orbites entièrement noirs devaient se compter sur les doigts d'une main.

    "-J'aurais dû prendre mon armure." Grinça-t-il en dardant la foule sur sa droite, dont certains représentants ne pouvaient s'empêcher d'adresser à lui et au reste de la troupe des œillades tantôt admiratives, tantôt inquiètes.
    Eisyleij, l'elfe de la bande, darda un regard ouvertement méprisant à la bure dépourvue de décoration dont s'était affublé son comparse démesuré et ricana.
    "-Tu te rends compte qu'à ce rythme, tu vas te transformer en héros du peuple?" Un sourcil blond, rendu famélique par d'innombrables cicatrices, se haussa sur la face du lycanthrope.
    "-Quoi?"
    Les doigts fins d'Eisyleij grattèrent la manche de la bure noire du géant.
    "-Ce n'est même pas du satin. Réfléchis un peu.
    -Tu préférerais que je m'habille comme l'autre tanche, là-bas ?" Du menton, le géant désigna Orion le Brave, tout en haut de cette estrade trop grande pour lui. "De mon temps et celui de Tulkas, les gladiateurs ressemblaient encore à des guerriers, pas à des danseuses." Après un court instant de réflexion, il laissa un rire mauvais secouer sa carcasse. "Bon, surtout de mon temps.
    -C'que je veux dire, c'est qu'un général qui vient se mêler au bas peuple, qui s'habille sans soie ni dorure et qui ne saute jamais rien d'autre que des roturières, ça fait très…
    -Guerrier?
    -Héros du peuple. Humble. Exemplaire."
    Alasker grimaça.
    "-Je préférais quand on empalait des rebelles au nord."
    Eisyleij parti dans un grand éclat de rire tout en suivant du regard une belle blonde qui descendait des gradins en le dévorant des yeux.
    "-Parle pour toi, ta renommée est contagieuse." Apprécia-t-il, sans cesser de sourire.
    Les trop larges épaules se haussèrent. En bas, Orion s'égosillait à haranguer la foule de sa voix de jeune coq et ce simple fait lui donnait des envies de meurtre.
    "-Tu l'as déjà affronté ?" Demanda un Serre. Mitch, peut-être. Ou Leonhard. C'était toujours dur à dire, dans un pareil brouhaha.
    L'interroge secoua la tête avant de répondre.
    "-Nan. J'ai tué Cortosse le sans-peur, bouffé Noctis le sombre et massacré Nymia la brutale, jamais eu l'occasion de taper le Brave sur le sable. Mais y'a pas beaucoup de gladiateurs aimés du public qui acceptaient de me croiser."
    Les Serres rirent autour du Tovyr, qui daigna esquisser un demi-sourire face à cette explosion de bonne humeur.

    Dans les gradins, bien trop de Républicains commençaient à se masser parmi les autochtones de Taisen pour qu'aucune anicroche n'ait lieu. L'idée que les deux nations acceptent de mettre leurs différences de côté le temps d'un spectacle sanglant avait quelque chose de presque comique. Apparemment, les fidèles de la vieille chouette Mirelda avaient subi un sacré retour de médaille avec le drame de Kaizoku. Selon lui, le Reike aurait dû en profiter pour attaquer et enfin raser cette potentielle menace de la carte, mais plus il les voyait et moins l'idée qu'ils puissent même être des menaces lui paraissait plausible. La plupart de leurs hommes ne pouvaient que difficilement prétendre égaler la masse musculaire des femmes Reikoises, ce qui en disait long sur leurs capacités martiales, si tant est qu’elles existaient encore.

    “-Tulkas n'devait pas venir?” Hasarda Mitch, tirant ainsi le géant de bien belliqueuses considérations tout en lissant son épaisse moustache.
    La large silhouette du supposé héros de guerre fut agitée d’un nouveau petit rire.
    “-Il va venir. Il aime trop l’arène pour rater une miette du spectacle.


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  • Jeu 7 Sep - 22:15
    Le Jour de la Force
    L'avantage cette fois, c'est qu'Eliëndir n'a pas besoin de traverser la moitié du continent pour participer à l'événement du moment. Enfin, participer est un bien grand mot. Il n'est qu'un spectateur parmi tant d'autres, de toute cette tuerie qui s'annonce sous les acclamations d'une foule déchaînée. Taisen n'est pas vraiment la destination touristique par excellence mais elle n'en reste pas moins un symbole fort pour cette nation militariste aux mœurs belliqueuses. Berceau des combattants les plus redoutables de l'Empire, voués à s'engager dans l'armée régulière ou à servir de distraction sanglante au sein de ses nombreuses arènes. Le Colisée a été désigné comme le théâtre parfait pour "célébrer" le Jour de la Force, une fête Reikoise qu'il ne connaissait pas et un énième prétexte absurde pour faire couler le sang par amour du "sport". Eliëndir a toujours eu un avis bien tranché concernant l'esclavage et les coutumes arriérées du Reike, le genre qui ne serait pas bon de partager en ce lieu. En sa qualité d'ambassadeur, il a été expressément invité par le gouvernement pour faire le lien et servir les intérêts de la cité de Melorn engagée dans la lutte contre les archontes, suite à la tragédie de Sable d'Or. Par conséquent, sa place au sein de l'arène a été grassement payée alors il aurait été très déplacé de ne pas faire au moins acte de présence.

    Ceci dit, ce n'est pas Eliëndir qui voulait absolument se rendre à cet événement. Quelqu'un d'autre était particulièrement enjoué à l'idée de passer quelques jours loin de Melorn pour découvrir les paysages du Reike, même si cela impliquait d'être parqué comme du bétail dans des tribunes austères en luttant contre la chaleur insoutenable du désert. Il faut être sacrément masochiste tout de même mais après tout, pourquoi pas ? C'est l'occasion de prendre quelques vacances au soleil. Que voulez-vous, il est tout simplement incapable de refuser quoi que ce soit à la merveilleuse femme qui partage sa vie. Quelques minutes avant le début des hostilités, la diligence s'est arrêtée devant l'une des entrées réservées aux invités privilégiés avant que le cocher vienne lui-même ouvrir la porte. Eliëndir est le premier à descendre, vêtu pour l'occasion de quelques vêtements aux couleurs claires et surtout aux tissus légers pour tenter vainement de soulager sa peine face à ce soleil de plomb qui ne laisse personne indifférent. Pour la même raison, sa longue chevelure immaculée est attachée derrière sa tête de manière relativement élaborée par différents ornements, en dégageant complètement les traits soignés de son visage. Posant le pied sur le sol, il pivote immédiatement des talons en proposant sa main bien en évidence pour aider la sublime femme qui l'accompagne en ce jour, à descendre à son tour.

    « N'oublie pas ton éventail. »

    Elle risque d'en avoir besoin pour survivre à cette journée. Sur ces mots, il offre bien volontiers son bras à sa bien-aimée avant de rejoindre calmement les tribunes aménagées et adaptées pour accueillir les invités de marques et les personnalités les plus fortunés. Il y a clairement deux types de tribunes bien distinctes. Il y a ceux qui peuvent profiter d'un coin d'ombre et d'un service impeccable où il suffit de demander pour boire et se sustenter à volonté. Puis, il y a les autres. Le petit peuple rassemblé dans des parcages en plein soleil. « Quelle injustice. » pense-t-il, en s'installant dans l'un des fauteuils qui leurs sont réservés, ceux-ci étant particulièrement confortables il faut bien le dire, à l'ombre des rayons meurtriers qui s'abattent sur l'arène et les plus miséreux.

    « Les arènes sont toujours un peu bruyantes mais tu vas t'habituer. »

    "Un peu" est un euphémisme car à peine a-t-il le temps de finir sa phrase, que le présentateur du jour fait une entrée fracassante sous les applaudissements de la foule. S'ensuivit un long silence pendant le discours de la vedette de l'arène. Puis à nouveau, une explosion d'excitation qui fit trembler toute la structure du Colisée. Il leur en faut peu mais il n'y a pas à dire, on sait s'amuser chez les Reikois. Eliëndir en profite pour faire un signe de la main à un domestique chargé du service afin de commander quelques rafraîchissements avant le début des hostilités. C'est gratuit, pourquoi s'en priver ?

    CENDRES



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  • Jeu 7 Sep - 22:23

    Il faisait une chaleur à cuire les démons effraies. Et Rim adorait ça, son ample chevelure d’ordinaire étouffante ramassée pour l’occasion en un chignon de mèches rebelles. Dans l’étuve que formait l’immense arène, l’air circulait en lourds roulis d’exhalations chaudes, brassant les corps et les âmes d’un souffle d’adrénaline contenue. Douce folie des êtres vivants que de se parquer volontairement dans le cœur d’un volcan pour le simple bon plaisir d’apercevoir des pectoraux saillants… Rim étouffa un sourire mutin derrière la voilure de son éventail payé beaucoup trop cher pour une décoration bien trop sommaire. Après tout, les combats la distrairaient peut-être de son rôle principal, ambassadrice gracieusement conviée à ce singulier spectacle par la famille de nobles reikois qui l’hébergeait. Pour l’heure, elle devait toutefois jouer son personnage de peigne-culs d'invitée, prenant particulièrement à cœur son portrait de touriste républicaine émerveillée par la culture locale.

    Elle avait à ce titre non moins que dévalisé une grande partie du stock d’une boutique à l’entrée, arborant des bandeaux de différentes couleurs à ses poignets avec la candeur satisfaite d’une enfant s’amusant follement. Elle avait en outre jeté son dévolu sur une infusion de fouettard vendue par cette même commerçante, souhaitant accompagner agréablement sa découverte du public. Car c’était cela, avant toute chose, qui asséchait sa langue et embrasait sa poitrine : il n’y avait soudain pas assez de silhouettes à détailler, pas assez de visages à scruter pour atténuer son avide curiosité obsessionnelle. Elle n’avait cure des combattants versant leur sang et leurs larmes sur le sable traitre, hormis pour d’éventuelles prouesses d’armes. La foule, cette masse noirâtre et difforme, cette créature aux membres morcelés d’une multitude d’égos disparates, était ce qu’elle était réellement venue observer. Et ses prunelles absorbaient ce trop plein de couleurs sans discontinuer, masquée par une réponse judicieusement orchestrée ici et là visant à entretenir la conversation distillée par ses hôtes.

    Elle s’arracha bon gré mal gré à la fascinante découverte d’un homme cochon quelque part loin parmi les spectateurs pour arrimer ses iris cuivrées à une carrure cette fois-ci familière. Soren Goldheart, assis parmi la frange de la population aisée, à une ou deux places de sa rangée. Elle ignorait s’il avait perçu le feu de son regard, mais elle se fendit malgré tout d’une légère courbure de la nuque en guise de révérence improvisée. Difficile pour une ambassadrice de ne pas connaitre les Sénateurs de son pays... L’inverse était moins vrai. Et c’était tout à fait confortable pour Rim, qui ne se sentait ainsi pas l’obligation d’aller déranger le malheureux politicien dans l’un de ses rares moments de paix. Après tout, une arène était moitié moins terrible et sanglante qu’une assemblée sénatoriale.

    Pourvu que cette sinécure inspire à ses compatriotes une once de bon sens et qu’aucun d’entre eux n’ait la splendide idée de chercher des noises à son voisin de banc. Elle avait le sentiment que certains reikois seraient plus que ravis de pousser au crime les visiteurs étrangers. Les Serres pourpres à tout hasard, songea-t-elle en suivant leur arrivée d’une trompeuse fixité. Ah, comme elle regrettait que ses amis reikois ne puissent l’éclairer davantage sur leur sujet… La force militaire de ce pays était définitivement captivante.
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    Lucifer
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  • Jeu 7 Sep - 23:52
    Ce qu'il faut admettre, c'est que les reikois savent bien s'amuser contrairement à ces coincés du cul de la République. Plus chiant qu'eux, tu meurs.
    Assis dans la loge des empereurs, la plus prestigieuse et confortable du Colisée, j'observe la scène d'une curiosité détachée. Autour de moi, l'opulence règne. Les tissus les plus doux recouvrent les sièges et les murs sont décorés avec une minutie qui démontre l'importance de cette place. Une brise fraîche vient tempérer la chaleur ardente du soleil, la galerie étant parfaitement isolée du reste de la plèbe.
    De ma place, je domine tout le monde et c'est exactement là que je devrais être. Je souris en observant la foule en contrebas. Beaucoup sont des gueux de la République qui, dans leur vie quotidienne, dénigrent sans cesse la culture reikoise. Pourtant, les voilà en train de se parader à Taisen, se précipitant pour un stupide siège, pour un morceau du spectacle, pour un moment de distraction loin de leur triste réalité d'un ennui mortel.
    "Hypocrites", dis-je avec dédain. “Ils critiquent le Reike et pourtant ils en sont les premiers consommateurs."
    Un mouvement à ma droite attire mon attention. Deux sièges restent vides. Ceux de Tensai et Ayshara, nos bons et glorieux souverains Je me demande s'ils seront présents. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'un événement de cette envergure a lieu.
    Tout en me perdant dans mes pensées, la voix tonitruante d'Orion Le Brave retentit au sein du Colisée. Les mots qu'il prononce ne m'intéressent guère. Pour moi, il n'est qu'une marionnette, un pantin dans ce grand théâtre qu'est le Jour de la Force. Son discours, aussi ardent soit-il, n'est que du vent à mes oreilles. Il parle de courage, d’affrontements épiques et de l'honneur des défenseurs de Sable d'Or tombés au combat. Tout ceci n'est que superflu.
    La seule chose qui m'importe, c'est le jeu de pouvoir et les intrigues qui se cachent derrière ce spectacle. Car, en fin de compte, ce n'est pas la force des gladiateurs ou la ferveur du public qui déterminera le véritable gagnant de cette journée, mais les décisions prises dans l'ombre, loin des yeux indiscrets.
    Mon regard vagabonde sur la foule. Je peux sentir l'excitation de ces pauvres gens grandir, tels des animaux sauvages. Alors que la plupart sont captivés par le divertissement visuel, je suis plutôt intéressé par les jeux de pouvoir qui se déroulent en coulisses. Qui tire les ficelles ? Qui sont les véritables maîtres du jeu ?
    Le Jour de la Force promet d'être riche en rebondissements et je suis prêt à jouer ma part.
    Que le spectacle commence avant que je m'endorme.
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  • Ven 8 Sep - 1:39
    En cette belle journée ensoleillée, la chaleur tapant un nouveau jour dans le désert du Reike. Une elfe n'étant aucunement friande de combat s'était décidé à assister à l'évènement qui frappait la grande agglomération qu'était Taisen. Une erreur qui la fit regretter sa venue. La chaleur était plus étouffante autant par le soleil brûlant sa peau si claire, que par l'agglutinement de tous les spectateurs. C'était un brouhaha sans nom, les festivités n'avaient même pas commencées que le public était déjà surexcité, de gros gaillards la bousculant alors qu'ils se frappaient entre eux "pour rire". Sa patience était déjà remise en cause. Mais Ellana était une bonne âme, elle comprenait que pour beaucoup c'était un évènement très attendu, et cela leur permettaient de se détendre et de se défouler à la fois.

    Ainsi elle parcourut les gradins en esquivant les grosses masses et silhouettes entravant son chemin. Elle réussit à s'installer en restant intacte. Fière d'avoir fait preuve de patience et d'agilité, une fois ses fesses posées, elle soupira de soulagement contente et dans l'attente du début des combats. L'annonce avait été faite, les tours ne sauraient tarder. L'elfe inspira pour retrouver son calme qui avait été mit à l'épreuve et juste avant d'expirer... Elle se mangea un grand coup de coude au coin de la mâchoire, se fut tellement violent que sa tête se balança de l'autre côté. Non, son calme n'avait pas été retrouvé. Elle se leva soudainement, observant la scène. Deux zigotos trop surexcités de se retrouver, avaient commencés un jeu de main. A bout, Ellana poussa violemment la silhouette qui était sûrement responsable de son coup.

    "Hé ! Vous ne pouvez pas faire attention ?!"

    La personne qui lui faisait dos, se releva, dévoilant sa grande taille qui avait été sous-estimé par l'elfette. Il lui fit face en lâchant un soupir de buffle. Devant relever la tête, Ellana abaissa les oreilles, pinçant ses lèvres dans son erreur. Elle se retourna, et s'assit, regardant dans le vide et évitant le colosse qui lui, ne se détourna pas de celle qui l'avait dérangé.


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  • Ven 8 Sep - 10:43
    Le voyage s’était passé sans encombre. Il faut dire que lorsqu’on fait partie des privilégiés, les trajets sont plus confortables et sans trop de risques. Le laquais du couple royal s’était fait plaisir pour sa première sortie d’Ikusa : habits tissés dans les plus belles étoffes, bijoux saillants et chaussures à la dernière mode reikoise. Pour être crédible dans la peau d’un noble gobelin ayant fait fortune – disons dans la bijouterie -, il avait dû troquer ses vieilles fripes contre un costume de “nouveau riche m’as-tu-vu”. Ainsi, il se garantissait une place privilégiée dans les gradins car sans ça malheureusement, il ne pourrait pas vraiment assister au spectacle. Ou alors il aurait fallu convaincre une bonne âme de le prendre sur ses épaules sous peine de se faire écrabouiller par la plèbe... Il aurait pu prendre l’apparence d’un Reikois lambda également mais il était fort probable que le spectacle dure plus d’une heure, il se réservait d’ailleurs cette cartouche vers le dernier combat au cas où il ressentait le besoin de jauger la température de la foule envers leurs souverains.

    Mal à l’aise de devoir passer devant les gardes de la sécurité - toute une vie à essayer de les fuir ça laisse des traces –, le petit homme vert montra discrètement son tatouage flambant neuf et fila vers la tribune de “l’Elite”. Enfin arrivé sur sa place assise, l’assassin jeta quelques regards autour de lui et constata les regards suspicieux des quelques personnes assises autour de lui. Les gobelins n’étant pas vraiment connus pour exposer leur richesse en public, on pouvait néanmoins penser qu’il y avait de temps en temps un “oncle excentrique” dans la famille et c’était donc son rôle pour cette mission.

    Il lança quelques “Bonjour” timides avec sa voix fluette ce qui lui permit d’engager la conversation avec sa voisine de droite qui visiblement n’attendait qu’une oreille attentive pour déblatérer un monologue sans fin. Si l’idée d’une conversation lui plaisait au début car elle lui permettait de crédibiliser un maximum son statut, le sens unique de l’échange et le désintérêt total pour les sujets futiles abordés provoqua chez l’imposteur un profond sentiment de malaise et de déception. Il n’arrivait même pas à en placer une alors qu’il était si fier de la petite vie qu’il s’était inventé durant le trajet. Tant pis, au moins il était sûr de ne pas éveiller les suspicions avec des détails mal préparés...

    Alors que le gobelin commençait à se demander si finalement se faire écraser par la foule ne serait pas un sort plus enviable que le sien, l’arrivée d’Orion le Brave permit une trêve dans son supplice. Le petit homme vert applaudissait vivement le présentateur de l’évènement comme s’il était réellement “fan” du personnage : tout était bon pour se détacher de cette arapède ambulante et puis finalement il commençait à se laisser porter par l’ambiance de l’arène. Toute cette foule acclamant les combattants, c’était déjà un spectacle en soi pour les gens comme lui qui n’avait jamais assisté à ce genre d'évènements.
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  • Ven 8 Sep - 10:51
    Je passe entre les rangs, posant la question un à un à tous les gens du public. Je sens bien que j'en énerve une grande partie, mais il y a aussi quelques regards condescendants ou empathiques qui se posent sur moi. Quoi qu'il en soit, ça ne va pas m'arrêter.

    « Bonjour, vous n'auriez pas vu un garçon de treize ans, à peu près cette taille-là, les cheveux bruns frisés, la peau un peu comme moi, avec des écailles rouges derrière les oreilles ? Non ? Merci. Bonjour, vous n'auriez pas...
    - Dégage, j'y vois rien !
    - Excusez moi, mais vous n'auriez pas vu un...
    - Dégage j'tai dit !
    »

    Je change de rangée, ça ne sert à rien de chercher les ennuis, de toutes façons. Ça fait quelques temps que je suis partie à la recherche d'Elnael, et je ne suis pas à Taisen de gaieté de coeur ou pour faire du tourisme. Les indices que j'ai pu récupérer sur la route auprès des voyageurs et autres marchands m'a confirmé que mon neveu avait été vu se dirigeant par ici. Il a probablement entendu parler de ce jour de la Force. Ça ressemble bien au genre de divertissement qui lui plairait. Alors je suis assez convaincue qu'il est ici. Seulement cette arène est gigantesque, et tout le monde n'est pas encore installé, il pourrait être n'importe où. J'ai bien reconnu quelques visages dans la foule, mais certainement pas les boucles brunes de mon fugueur.

    Il fait si chaud que quand je me prends sur la tête la boisson fraîche d'un spectateur agacé par mon interrogatoire, je lui en suis presque reconnaissante. J'en profite pour remonter mes cheveux sur mon crâne et les attacher en hauteur, dégageant ma nuque. La chaleur sèche du désert est bien différente de celle de mon île natale. A laquelle j'évite de trop penser. La destruction, le Kraken, le volcan... j'ai tout appris durant mon voyage. Je devrais me sentir coupable de ne pas avoir pu y être, de ne pas avoir réussi à faire basculer les choses. Mais j'en ai probablement déjà trop fait pour Kaizoku, et le bien-être de mon neveu passe en priorité. C'est pourquoi il faut que je le retrouve, vite, avant qu'il ne s'attire des problèmes plus grands que lui.

    J'ai déjà eu l'occasion de venir au Reike, mais ça doit être une première pour Elnael, ou presque. Il ne connaît pas du tout la mentalité des gens ici. Ça va mal se finir si mon idéaliste de neveu rencontre un féroce soldat de cette nation impressionnante. Il va se faire bouffer tout cru, mon pauvre enfant. Je continue donc à avancer dans les rangées, en m'excusant du désagrément, et marchant une fois ou deux sur un pied qui dépasse. Je crois apercevoir une fois ou deux l'objet de mes convoitises, mais ce n'est jamais lui.

    Puis d'un coup, la foule se met à crier, et je comprends que quelque chose se passe en bas. Je ne peux que me retourner vers l'estrade où est monté le présentateur. Sa voix puissante nous parvient à tous comme s'il n'était qu'à quelques mètres de nous, et il accapare toute l'attention pendant un instant. La vieille dame devant laquelle je me tiens à me moment me tire sur le côté pour me faire tomber sur le banc à côté d'elle. Je cesse ainsi de lui bloquer la vue, et ses longs doigts griffus s'accrochent à mon bras. Au milieu de ses rides, un gigantesque sourire enfantin est apparu, et ses yeux pétillent d'émerveillement. Le spectacle de cette grand-mère retombant en enfance devant le spectacle à venir est presque plus beau que le spectacle lui-même, et j'en oublie un instant l'endroit où je me trouve, mais surtout la raison qui m'y a menée. Elle se tourne alors vers moi, ne lâchant toujours pas mon bras, et m'adresse la parole.

    « On va bien s'amuser, Keily, ma chérie ! C'est adorable de m'avoir emmené ici !»

    Oh mince. C'est pas du tout ce que j'avais prévu. Il faut vite que la petite fille qu'elle croit que je suis réapparaisse, pour que moi je puisse retourner à ma recherche. Sauf que les combats sont sur le point de commencer, et que le public ne va plus me laisser me balader à ma guise... Alors bon, je peux peut-être le chercher du regard, assise ici... C'est pas comme si les griffes fermement agrippées à mon bras comptaient me laisser faire autrement, de toutes façons.
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  • Ven 8 Sep - 11:55
    Confortablement installée dans la diligence, Dahlia observait le paysage, les yeux grands ouverts sous l'émerveillement qui la galvanisait. Depuis sa plus tendre enfance, la Fae observait le Reike comme un lieu inaccessible, dont elle ne pouvait constater autant les défauts que les avantages qu'en s'enfermant dans d'épais livres. Si la République apprenait à ses enfants à se méfier de leur voisin, la jeune femme n'en restait pas moins une idéaliste dans l'âme, à ce titre le peuple du désert ne lui faisait ni chaud ni froid, espérant même secrètement une réconcilliation. Sa curiosité prenant le dessus sur sa raison, la Fae s'était mis en tête d'organiser un voyage vers le Reike en compagnie de son âme soeur, motivée d'autant plus par sa grossesse inattendue qui les empêcherait d'entreprendre de telles escapades sans une excellente organisation. Ses doigts entrelacés dans ceux d'Eliëndir, croisant son regard par inadvertance, elle lui adressait à chaque fois un sourire radieux débordant de gratitude. Celui d'une femme ayant tout ce qu'elle voulait après avoir été privé du strict nécessaire toute son existence. Ils pouvaient bien être perdus dans le désert, tant qu'il se trouvait à ses côtés, le reste n'avait aucune importance.


    Une fois arrivée à destination, Dahlia s'empressa de quitter sa calèche en attrapant la main puis le bras d'Eliëndir. Alors qu'ils n'étaient pas même entrés, la jeune femme sentait l'effervescence de l'arène s'infiltrer dans ses veines, l'enthousiasme guerrier si caractéristique de cette nation barbare lui faisant l'effet d'un véritable coup de fouet. Son autre main se glissa dans sa sacoche pour y saisir son éventail et elle rétracta ses ailes multicolores qui dansaient dans son dos, craignant de couper la vue à ceux qui se trouveraient derrière eux une fois installés. Ses yeux s'agitaient partout, son cerveau ne sachant plus où se concentrer tant le stade s'animait et quand elle fut enfin arrivée à son siège, elle souleva les pans de sa robe immaculée pour s'installer sagement à l'ombre, aux premières loges d'un événement dont la grandeur défiait les malheurs qui venaient de s'abattre sur le Reike. Depuis la cité elfique, la Fae n'avait entendu que les échos de cette attaque dévastatrice, son attention se redirigeant naturellement vers la catastrophe qui venait d'ensevelir Kaizoku. Le monde changeait, bien trop vite à son goût, et si elle n'en disait pas un mot, l'inquiétude ne faisait que grandir dans son coeur de future mère. Sans doute qu'une distraction l'aiderait à se défaire de ses angoisses.


    « Tu penses ? Je suis un peu venue sans réfléchir je dois le reconnaître. Je me suis dit qu'un peu de spontanéité ne pouvait pas me faire de mal mais ne t'inquiète pas, je n'en ferais pas une habitude. ». Elle pencha la tête pour la coller contre l'épaule de l'Elfe, son bras glissant en dessous du sien pour s'y accrocher tel un koala à sa branche. « Je n'ai jamais vu de combat en arène, j'attends énormément de ce spectacle. Je ne suis pas la seule. Désolée de t'y avoir traîné, je conçois que ce n'est pas tout à fait ta tasse de thé, j'ai trouvé l'occasion trop bonne pour la rater. ». Des excuses, encore et toujours, car il était après tout impossible de la changer. Elle croisa le regard de toute cette populace mélangée, reikois, républicains, citoyens du monde tandis qu'un des gladiateurs déclarait les hostilités ouvertes. Sa main arrêta temporairement de l'éventer pour se poser sur son ventre rebondi témoignant de l'arrivée imminente d'un nouvel individu sur ses terres et ses muscles se relaxèrent. Elle était ici tout autant à sa place que n'importe qui et pour la première fois depuis des lustres, elle ne craignait plus pour sa sécurité. « Merci mon amour. Peut-être que notre petit ange deviendra un grand guerrier, qui sait… ». Les violences seraient dignes des plus grands et si le spectacle ne lui plaisait guère, elle pouvait toujours s'éclipser en coulisse auprès du plus bel homme que le Sekai ait porté…
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    Leonora de Hengebach
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  • Ven 8 Sep - 15:32
    Le matin était déjà trop ensoleillé pour Léonora alors qu'elle se préparait pour une journée peu banale. Cela faisait déjà une dizaine de jours qu’elle avait quitté Liberty pour un périple de deux semaines à explorer la région du Reike. Une destination imprévue s’ajouta à son carnet de voyage lorsqu’on lui avait glissé lors d’une conversation fort peu stimulante, l’événement phare de la saison, une expérience unique : assister à un spectacle de gladiateurs dans une arène authentique.
    Léonora  avait toujours été fascinée par les combats contés par son père ou ses frères et avait passé des heures à les écouter. Elle voulait vivre une expérience qui lui permettrait de se rapprocher de cette époque lointaine. Elle s’étonnait parfois de cette nostalgie.

    Elle était emplie d'excitation de se rendre à l'arène et en rien comparable lorsqu'elle entra dans l'arène, elle fut immédiatement impressionnée par sa grandeur. Les gradins étaient déjà remplis de spectateurs qui attendaient avec impatience le début du spectacle. La jeune noble souhaitait une place près du centre, avec une vue parfaite sur ce qui allait se dérouler sous peu.
    Le soleil tapait dur, créant une atmosphère lourde où chacun tentait de se rafraichir comme il pouvait. La tension montait dans la foule alors que celui qui devait être le maitre de cérémonie, si l’on puit dire ainsi, entrait en scène, portant une toge étincelante et des armes impressionnantes. Léonora était déjà complètement absorbée par la scène. Tellement qu’un vieil homme lui donna un coup de bâton sur les jambes.

    - Dégage gamine ! tu vois pas qu’tu m’gâches la vue !

    Dans un autre contexte, le vieil homme se serait retrouvé quelques mètres plus bas, son bâton dans le fondement. Mais le lieu ne s’y prêtait pas tout à fait. Elle se contenta donc de lui jeter un regard noir avant de rejoindre les places réservées aux personnalités plus prestigieuses.
    Elle se glissa là où trois places étaient toujours disponibles, ajusta sa robe de lin puis son couvre chef qui protègerait son visage du soleil mordant, son éventail et la voilà maintenant prête, la foule en liesse n’en pouvait plus d’attendre, elle applaudissait pour l’accompagner.
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  • Ven 8 Sep - 20:14
    - Tu es sûr de vouloir retourner là-dedans ?

    C’était un étrange retour au bercail. Il inspira un instant, comme pour gorger ses poumons de cet arôme si particulier qu’avait le joyau du désert. Ce bastion de civilisation dans la grande mer de sable de l’hinterland impérial.

    Il pouvait sentir la chaleur jusque dans l’air sec qui plongeait le long de sa trachée pour venir nourrir de leurs flammes l’intérieur de sa poitrine. Ces étals de marchés où viandes marinées étaient vendues à la sauvette, où des épices rares et coûteuses partout ailleurs dans le Sekaï se vendaient par poignées ; de l’anis, du cumin, du fenugrec, du safran. Graines de nigelles et boisseaux de karfa.

    Il redécouvrait cette chaleur, cette fournaise qui blanchissait la pierre dont étaient bâties les murailles de la ville, qui donnait la teinte du caramel à sa peau et la noirceur à ses cheveux. Qui terrassait aussi bien les plus grands barbares du nord que les marins les plus chevronnés du sud. Sans parler de ce sable, qu’on pouvait retrouver partout, car même si les grandes murailles du Lion protégeaient la ville des pires tempêtes, même les murs polis par des légions de grains de sables n’étaient pas assez grands pour entièrement protéger la ville de la fureur des dunes. Il se sentait chez lui, et pourtant, il craignait d’être là.

    Craignait de recroiser Sau’inn et Orestre, craignait d’être à nouveau confronté à son ancienne nature. Craignait d’être à nouveau séduit par le faste et le luxe de son ancienne vie. D’à nouveau céder et de se contenter de grives alors que les merles font pleinement l’affaire. Mais plus que tout ça, il craignait d’avoir déjà été oublié, lui, qui avait jusqu’il y a quelques mois encore dédié toute son existence aux jeux de l’arène. Lui qui avait gagné tant et tant de tournois. Lui, qui encore il y a peu, se rêvait l’égal d’un dieu.

    - Arrête un peu, t’es une Serre maintenant.

    Grondait-il dans sa barbe avant de se glisser dans l’arène et de bouder les loges les plus luxueuses, autant par volonté d’intégration à son unité que de crainte de recroiser l’ancien maître. Mais là où Mitch, Eisyleij et Alasker avaient rencontrés quelques difficultés à se rendre dans l’arène en se mêlant à la foule, Tulkas lui la naviguait avec une aisance déconcertante. Habitué aux bains de foules bien plus oppressants, il se glissait, se dérobait et progressait dans cette rivière de corps comme un saumon qui remonte un torrent. Si ce n’est qu’il n’avait rien d’un poisson et qu’aucun ours ne l’attendait pour se nourrir. Et finalement, sans réelle difficulté, l’ancien champion de Taisen, vêtu d’un kaftan rouge et blanc aux manches descendant jusqu’aux coudes, d’une épaisse ceinture plaquée de bronze et les bras décorés de bijoux épais. Il avait rejoint, toute somme, assez discrètement sa troupe. Et à la remarque de Mitch, comme un fantôme. Il répondit.

    - Tulkas est là.

    En arrachant un sursaut à celui qui avait posé la question à l’épais Tovyr. Tulkas vint se poser à ses côtés, bras croisés sur son torse tout en regardant le spectacle qui se profilait, là-bas, tout en bas.

    - Mh. Orion. Commentait-il. Ça fait longtemps.
    - Tu le connais ? Demanda Mitch.
    - Il a débuté quelques années après moi. Après le départ d’Iratus. Commentait-il en levant un œil vers l’imposant Tovyr à ses côtés. Quel m’as-tu vu n’est-ce pas ?

    Sévère et austère, l’image du grand expert se brisa tout aussi tôt dans un rire franc qu’il tentait, sans grand succès, de dissimuler derrière son poing. L’ironie de la situation ne lui échappait pas, bien au contraire, elle le rendait hilare. S’était-il bien regardé, pour porter pareil jugement envers l’annonciateur ? Tulkas avait été bien plus flamboyant, là en bas dans le sable. Finalement, un soupir lui échappa.

    - C’est étrange d’être dans les gradins, quand on a combattu. Dans le sable ou dans la boue. Pire encore quand on a fait les deux, n’est-ce pas Alasker ?

    Demandait-il en tournant un peu le visage vers ce vieux rival qui était devenu un idéal à atteindre, une force à surmonter, un guerrier à surpasser. Même s’ils n’étaient pas les meilleurs amis du monde, les années ayant creusé un énorme fossé entre ces deux hommes qui furent autrefois frères d’armes dans le sable gorgé de sang de l’arène.

    - Il a parlé de Cortosse, Noctis et… Nymia, je crois. Lança une voix, c’était celle de Mitch. Tu les as connu Tulkas ?
    - Cortosse ? Ce connard est mort en hurlant de terreur quand Alasker lui a ouvert le bide, on l’appelle le sans-peur avec une pointe de sarcasme. Noctis et Nymia avaient du talent en revanche, mais moins que notre Tovyr adoré.
    - Et toi, tu l’as affronté Orion ?
    - Tu sais combien d’gladiateurs passent dans cette arène tous les jours Mitch ? Des dizaines, et c’est un chiffre de basse saison ça. Nan, Orion je ne l’ai jamais affronté. Mais c’est un champion, il a eu l’intelligence de se retirer avant d’être détrôné.
    - C’était qui alors ton plus grand adversaire ?
    - Un béhémoth figures toi, que j’ai tué à mains nues.
    - Quoi ?

    Tulkas tourna la tête vers Mitch, qui semblait incrédule face au fait d’armes de Tulkas qui se contentait de le toiser un instant avant de rire.

    - J’ai aussi tué un ogre, ou un très gros troll je ne sais plus. Fanfaronna-il avant de lever une main. C’est impressionnant pour le petit peuple, Mitch. Mais les arènes sont prévues pour maximiser les chances de succès des combattants. L’arène, y’a beaucoup de spectacle dedans.

    Il inspira un instant en retournant son attention vers l’arène où plus bas les dernier préparatifs, discrets, presque invisibles pour ceux qui n’avaient jamais combattu dans le sable pour le plaisir d’une foule. Un sourire lui échappa. Avant de finalement commenter.

    - J’espère que ça vaudra la peine. Dit-il dans un rire un peu jaune. De refoutre les pieds dans ce nid d’esclavagistes.  
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  • Ven 8 Sep - 23:50
    Des jeux. Du sang. Du spectacle.
    Voilà ce qui satisfait la plèbe, encore plus une nation comme le Reike. Ce pays n’a-t-il pas toujours été guerrier et vindicatif ? Alors pourquoi s’étonner qu’il y ait foule et que les gradins soient remplis ? Une fois qu’on entre dans le Colisée, les vivats sont nombreux, les discussions sont passionnées, l’excitation des spectateurs est à peine réfrénée.  Même des Républicains et des Melornois ont répondu présent, souffle-t-on à l’oreille de Zéphyr. L’espace d’un instant, l’Oreille tourne les yeux vers les tribunes des ambassadeurs étrangers. Il aurait été intéressant d’y faire un tour, s’il avait été possible d’avoir une discussion véritablement soutenue avec Eliendir et Rim Carsis. Mais ce n’est ni le lieu ni l’endroit pour ce genre de choses. Puis, être interrompu à chaque blessure des gladiateurs, à chaque clameur du public n’est pas du goût du conseiller royal, qui continue à défaut son chemin vers la loge impériale.  

    Tensai aurait pu venir. Mais comme la Griffe, la Paume, ou l’Oreille, l’Empereur se concentre pleinement sur la Peste obscure. Les groupes seront désormais envoyés dans quelques jours, et il n’est pas question de faire preuve de relâchement en dernière minute. Zéphyr lui-même n’a pas pris la peine de se déplacer réellement jusqu’à la cité du désert. Il s’est contenté de créer un clone qui puisse le remplacer pour aller jusqu’à Taisen. D’une part, il pourra ainsi rester avec ses homologues et préparer leur lutte contre Puantrus. D’autre part, il pourra représenter le couple royal grâce à son double. Mieux encore, il pourra surtout agir en tant que maître-espion. Un événement d’une telle ampleur, ouvert aux étrangers des autres nations, est une aubaine pour son réseau. Le bretteur peut non seulement s’assurer de la santé de l’un ou l’autre personnage, mais il peut également récolter toute sorte de ragots, confirmer tel événement, prendre note de l’état d’esprit des Reikois, envoyer de discrètes invitations, faire des opérations spéciales pendant que l’attention du peuple est attirée autre part. Les possibilités sont nombreuses, les choix multiples. Et ça tombe bien, Zéphyr reste un opportuniste.

    Tel un chef d’orchestre, le conseiller royal s’est impliqué dans l’événement, avec la collaboration du seigneur de la ville. Il a d’abord envoyé ses espions à chaque entrée du somptueux édifice. Sous couvert d’un rôle administratif – récolter les frais d’entrée et recueillir l’identité des visiteurs –, Zéphyr devrait savoir exactement qui a tenu à participer au Jour de la Force. Evidemment, on peut toujours mentir. Mais la sécurité a été spécialement renforcée pour qu’un drame comme celui de la Flèche ne se reproduise plus. Ensuite, l’Oreille a évidemment déployé ses espions dans les gradins. Du simple citoyen reikois au mercenaire, du maître d’arme au voyageur inconnu, ses agents ont pris des multiples visages, là où ses informateurs se sont dispersés et ne tarderont pas à lui faire part de ce qu’ils ont vu et entendu. Ses hommes les plus fiables ont également reçus quelques noms en particulier à surveiller. Les sénateurs républicains, par exemple. Il n’est pas question que quelque chose leur arrive durant cet événement, mais il n’est pas question non plus qu’on leur fasse aveuglément confiance durant leur séjour dans l'Empire. De plus, si un rapprochement entre la République et le Reike est envisageable dans le futur, autant en profiter pour mieux discerner ces individus.

    Mais il n’y a pas qu’eux qui intéressent le chef des troupes spéciales. Ceux qui ont tourné autour de l’ancien Cœur. Ceux qui ont rencontré la Griffe. Ceux qui se sont encore illustrés à l’attaque de Kaizoku. Ne sont-ce pas là des personnes dignes d’intérêt ? C’est un joli méli-mélo, certes, mais qui mérite qu’on s’y penche. C'est pourquoi Zéphyr a soigneusement mobilisé ses troupes pour tirer le plus d'informations possibles de cette rencontre festive.

    Il va sans dire qu’il n’est pas le seul à jouer au grand jeu de la politique et de l’ombre. Lorsque l’Oreille pénètre dans la loge impériale, en compagnie de deux espions déguisés en serviteurs, il a tout juste le temps d’entendre le commentaire d’un homme malingre, mais dont les yeux gris-verts ne sont pas moins vifs et alertes. Un sourire vint fugacement éclairer son visage alors que le ministre s’approche d’un pas tranquille, mais assuré, en direction de l’intendant de Maël.

    - N’est-ce pas le propre de la République d’être sournoise et hypocrite ? Encore que, vous pourriez me dire, certains d’entre nous le sont tout autant que nos voisins de l’Est.

    Une mine affable sur son visage, le commandant des assassins s’approche de son homologue reikois alors qu’il le salue plus franchement d’un signe de tête.

    - Je suis ravi de vous voir en si bonne santé, messire. Le guerrier jette un œil à l’arène qu’ils dominent totalement depuis leur position, puis il repose son regard sur la loge. Je vois que vous avez pris vos aises, fait-il alors qu’il s’assied à côté de Lucifer, sur un siège dédié aux proches du couple impérial. Ses subalternes, eux, sont restés plus en retrait, en attente des desiderata des deux hommes. On m’a dit que vous vous trouveriez ici donc je me suis dit que je viendrai vous tenir compagnie, déclare-t-il posément.

    La vérité, c’est que rien n’est totalement laissé au hasard avec Zéphyr. S’il a rejoint Lucifer, ce n’est pas totalement innocent, mais tout vient à point à qui sait attendre, n’est-ce pas ?

    - Leurs Majestés vous adressent leurs salutations, bien entendu. Le conseiller royal est interrompue par l’arrivée fracassante d’Orion et il pose un instant ses yeux dorés sur le dirigeant des festivités. Celui-ci débite certes un bon discours, mais ce n’est pas cela qui l’intéresse, et quand l’ancien gladiateur se retire, le sabreur reprend comme s’il n’avait jamais été interrompu. Un rafraîchissement vous intéresserait-il ?  

    Alors qu’il parle, ses pupilles viennent se poser sur l’ensemble des gradins. Les tribunes sont remplies, les spectateurs crient, l’excitation est à son comble. Une situation qui lui convient tout à fait, puisqu’il a soigneusement posé ses pions et que dans toute cette liesse, n’importe qui est moins amené à protéger ses secrets.

    Quoiqu'il se passe,  la toile de l'Oreille est tissée, et rien ne devrait lui échapper.
    Citoyen de La République
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    Athénaïs de Noirvitrail
    Athénaïs de Noirvitrail
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    qui suis-je ?:
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  • Sam 9 Sep - 1:15
    Les rayons du soleil n’avaient pas tardé à l’empêcher de rester dans son lit. Taisen, à cette période de l’année, était toujours aussi impossible de jour, malgré l’épaisseur des murs de pierre et de torchis des habitations. Enveloppée dans le fin drap qui avait accompagné cette nuit, Athénaïs tenta de s’extraire du lit, en émettant le gémissement caractéristique de celle qui aurait voulu y rester plus longtemps. Epuisée par sa nuit, mademoiselle de Noirvitrail se traina lentement vers le bac d’eau fraiche qui servait aux ablutions matinales. Le fait d’être à Taisen avait ses avantages : l’eau était disponible en quantités suffisantes pour que l’on puisse se laver.

    Sa toilette faite, la jeune femme s’enveloppa dans une robe de lin blanche et chaussa ses sandales à lanières avant de coiffer sa chevelure sauvage. Elle passa quelques minutes à essayer de la maîtriser avant d’abandonner à mi-chemin, tant l’effort semblait vain. Suffisamment agacée, elle se résolut à protéger sa tête du soleil écrasant en enfilant un foulard coloré pour protéger son front et éviter à ses cheveux de partir dans tous les sens.

    Cela faisait quelques temps qu’Athénaïs était revenue de Kaïzoku et elle avait décidé de profiter de sa permission pour accompagner Parwan à Taisen pour assister à l’Epreuve de la Force. L’évènement était, selon les dires de sa compagne, si important et si impressionnant, qu’il fallait le voir au moins une fois dans sa vie. Jetant un dernier regard depuis la terrasse de l’auberge où le couple séjournait, Athénaïs admira la silhouette imposante du Colisée se dessinant à l’horizon. Déjà, les carillons retentissaient et la demoiselle se rappela qu’elle n’avait qu’à les suivre pour rejoindre sa compagne.

    Attrapant ses bracelets et sa sacoche, elle referma la porte à l’aide de la lourde clef de laiton qu’elle passa à son cou avant de descendre rapidement les escaliers. A l’entrée de l’auberge se trouvaient des gourdes d’eau, fraichement apprêtées pour les voyageurs. Elles portaient toutes le symbole de l’auberge et devaient revenir à la tombée du jour pour être à nouveau remplie et rafraichie. Tout contrevenant s’exposait à de sévères réprimandes et gratifié d’un petit extra sur sa facture finale.

    Armée de sa gourde et bien décidée à rattraper son regard, la jeune femme accéléra le pas dans les rues encombrées de Taïsen, se frayant un chemin dans la foule pour atteindre le Colisée. Il ne lui fallut pas longtemps pour franchir les grandes portes, où les cris des commerçants se mêlaient à ceux des gardes qui tentaient de canaliser la foule pour éviter la cohue. Jouant des coudes et profitant d’un esclandre entre un garde et un voleur à la sauvette, Athénaïs parvint à franchir le portail et se retrouva dans le cercle extérieur du Colisée, entre les passerelles de bois et les grandes arches de pierre.

    Evitant de peu un attroupement dans les escaliers latéraux, Athénaïs finit par atteindre le cercle intérieur, où les commerçants vendaient leurs marchandises, tout en ayant vue sur le cercle de combat. Une position idéale pour vendre tout et n’importe quoi. Tandis que les carillons continuaient de claironner le début prochain des combats, mademoiselle de Noirvitrail prit le temps de déambuler quelques instants devant les étals, cherchant à comprendre ce qui semblait se vendre le mieux chez la population reikoise. Elle n’eut cependant pas le temps de finaliser son enquête qu’elle aperçut la tente de Parwan – et Parwan elle-même – trônant au milieu de toutes ces tentures déployées.

    Athénaïs sourit et s’approcha de l’étal de sa compagne, humant l’air délicieusement mentholé qui annonçait son commerce. L’odeur était si plaisante qu’elle lui rappela l’odeur du linge frais étendu à Justice – un souvenir d’enfance qu’elle appréciait tout particulièrement. Doucement, elle s’approcha de la nomade, qui semblait occupée à négocier avec un visiteur. Sans faire le moindre bruit, elle se posa à ses côtés, laissant son amante négocier le prix de ses réalisations et laissa choir sa tête contre son épaule une fois le client parti.

    Athénaïs bailla et emplit ses narines de la délicieuse odeur d’encens froid et de sable chaud qui ne quittait jamais Parwan Sahriki. Elle sourit à nouveau avant de laisser courir ses doigts le long des manches de sa compagne.

    « Tu as bien choisi ton emplacement … » dit-elle encore un peu endormie.



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