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  • Ven 23 Déc - 15:23


    C'est dans l'arène que jaillira la Griffe ou le défunt.

    Un grand jour, un jour funeste ? Peut-être. La vie de Deydreus Fictilem allait changer aujourd'hui. Et en ça, les reikois en avait la certitude. Affronter le roi dans un combat singulier était un événement rare. L'homme ayant terrassé le Titan. L'homme ayant pris le pouvoir de sa force légendaire. Peut-être même l'homme le plus puissant du Sekai. Est-ce que la vie du roi était en danger dans ce combat ? Surement pas. Par contre, celle de Deydreus, oui. Pour être honnête, la foule était mitigée quant à la réussite de Deydreus. Tous se demandait s'il survivrait à un mauvais coup. S'il arriverait à convaincre le roi de sa bravoure et son allégeance avant de fermer les yeux pour la toute dernière fois. Les hommes qui travaillaient avec Deydreus, eux, ne doutais pas de leur camarade. Ils ont d'ailleurs décidé de faire de ce jour, une journée de fête et de beuverie. Car oui, affronter le roi, Tensai Ryssen en duel, était déjà un miracle en soi. Et le fait d'avoir accepté, témoignait déjà d'un certain courage.

    L'arène de l'académie de Taisen avait été choisi comme lieu de combat. Et pour cause, l'ensemble des académiciens furent conviés à suivre ce duel. C'était l'occasion pour eux d'observer, de tenter de comprendre ce que le roi attend d'un Reikois. Une leçon de bravoure, de technique et de force. Le public commençait ainsi à remplir les gradins. Bientôt, il ne resta plus une seule place assise et le reste de la populace s'agglutinait dans les fosses d'observation. Une magie d'hologramme puissante projeté le combat à l'ensemble du royaume afin que tous soit conscient de ce qu'il s'y trame. C'est un sorcier Reikois qui entra en premier dans l'arène. Il tapa avec sa canne sur le sol et invoqua en écrit les mots qu'il prononçait.

    — Valeureux Reikois, Brave reikoise, le grand jour est arrivé ! Aujourd'hui, et devant les yeux de l'ensemble du royaume, notre puissant roi, et fierté du Reike, Tensai Ryssen affrontera le volontaire et courageux Deydreus Fictilem dans un combat singulier. Homme contre homme ! Les règles de combat sont simples. Il n'y en a aucune ! Les combattants s'affronteront vêtu de l'armure de leur choix et armé de l'arme de leur choix. Le combat se terminera lorsque notre souverain aura pris la vie de Dreydreus ou si notre bon roi aura décidé de faire de cet homme, notre Griffe.

    Les soldats reikois tapèrent du pied pour faire du bruit suite à cette annonce.

    — Sans plus tarder, je vous demande de bien vouloir accueillir et saluer l'homme qui se tiendra debout devant notre roi, prêt à combattre pour sa vie, DEYDREUS FIC-TI-LEEEEEEEM !

    La grosse double porte s'ouvrit afin de faire sortir Deydreus de l'ombre.


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  • Ven 23 Déc - 16:38
    Silencieux. Voila ce qu'avait été Deydreus tout le long du voyage jusqu'à l'arène. Puis, de nouveau, il n'avait pas prononcé le moindre mot lorsqu'on lui indiqua la chambre où il pouvait se préparer. Pour peu, on aurait put penser que le guerrier angoissait. Qu'il était nerveux. En vérité, Deydreus était impatient. Assis sur un tabouret particulièrement simpliste, le chevalier faisait cliqueter les jointures de sa lourde armure d'ébène. Derrière lui, Gorrek et Vivien grognaient légèrement tandis qu'ils s'assuraient que les sangles d'attache et autres boucles de l'armure étaient en place. Au dessus et tout autour d'eux, les trois hommes entendaient les fracas d'une foule déchainée.
    Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'un tel événement pouvait avoir lieu. Affronter l'Empereur. En duel qui plus est. Un léger ricanement s'échappa des lèvres pincées de l'armure d'ébène, ce qui fit hausser un sourcils aux deux membres des Serres Pourpres derrière lui. Un duel en arène, comme un gladiateur. Alasker devait, sans aucun doute, trouver la chose particulièrement ironique s'il décidait d'observer ce combat. Qui plus est, Deydreus était un peu actuellement comme tous ces braves qui, autrefois, étaient venus croiser le fer contre l'armure d'airain en pensant s'en sortir contre Iratus. Pourtant, contrairement à eux, Deydreus savait ce qu'il faisait. Il connaissait ses propres forces ainsi que ses faiblesses. Et il savait à quel point l'adversaire en face de lui n'avait que peu de chance de le détruire autrement qu'en un seul coup.

    - C'est bon patron.

    Se relevant finalement, le vétéran fixa ses deux compagnons et les remercia d'un signe de tête approbateur. Marchant, toujours silencieusement, vers le râtelier qui se trouvait sur sa droite, Deydreus observa quelques instants la lame qui avait été forgée pour l'occasion. Une épée longue relativement basique. La lame était droite, en acier solide. En son centre, une gouttière détaillée descendait jusqu'à la garde dans un acier trempé plus sombre et gravé. La garde, quant à elle, se déployait comme deux serres sur les côtés, fondant dans un pommeau aux lanières de cuir noir et rouge. La fin du pommeau, enfin, était forgée dans le même acier que la garde et portait les mêmes gravures. Une grande partie des économies des soldats de la troupe était passée dans la forge de cette lame. Elle était sublime, et pourtant sans aucune spécificité particulière. On lui avait demandé, à de multiples reprises, pourquoi il n'avait pas souhaité combattre avec Silence ou Hurlement. La réponse était pourtant simple. Ces lames allaient par paire, et leur équilibre entier gravitait autour de cette mécanique. De plus, le phantacier avait la tendance à marquer la chaire et bien plus. C'étaient des lames faites pour la guerre, pour le massacre. Pas pour un duel. Et puis, s'il arrivait quelque chose à Deydreus, ces lames pourraient être données à Alasker, même si ce dernier préférait les haches. Alors voila, il allait combattre avec une épée, certes sublime, mais comme on en trouvait des centaines et des centaines dans l'armée. "Résilience", comme les gars avaient choisi de l'appeler. Un nom plutôt bien trouvé, pour une lame aussi banale. Ce n'était pas plus mal, au final. Car Deydreus n'était, lui aussi, qu'un homme parmi tant d'autres. La seule chose qui le différenciait véritablement, ce n'était pas l'équipement, mais sa technique, et la volonté qu'il avait de changer les choses. Aujourd'hui, cette volonté allait être testé, tout comme sa technique.

    Plaçant le fourreau de la lourde épée longue dans son dos, l'armure noire se décida finalement à avancer doucement vers la double porte qui le séparait de l'arène. En chemin, il put observer chacun de ses hommes qui le saluaient. Tous avaient cette lueur dans leurs yeux. Cette flamme qu'il était fier de voir brûler dans leur coeur. Ils allaient boire, et festoyer aujourd'hui, et ce peu importe l'issue de l'affrontement. Car c'était dans la nature des mortels d'affronter la mort, et de se surpasser face à elle. Léonard fut l'un des derniers que l'homme aux yeux vairons put observer. Le blondinet, le visage grave, fixait son supérieur alors qu'il tenait dans ses mains le casque cornu du chevalier. Attrapant le casque, Deydreus plongea son regard dans celui de son camarade, avant de venir tapoter son épaule.

    - Te souviens-tu lorsque je te disais que nous tombions tous sur des adversaires plus fort que nous? En ce jour, c'est mon cas. Notre Empereur est fort, probablement le plus fort d'entre nous tous. Mais j'ai quand même choisi de l'affronter. Car ce n'est pas tant l'issue du combat qui compte ici. Tu vois, il y a peu, les mortels pensaient que les titans étaient inarrêtables, que rien ne pouvait s'opposer à eux. Nos armées les ont terrassés. Peut-être, qu'en ce jour, je marquerais un nouvel exploit. Ou bien, je périrais, mais selon mes termes. Peu de guerriers ont la chance et l'honneur de choisir celui qui mettra fin à leurs jours. Alors, ne ferme pas ton visage et profite de la fête comme les autres. Car, aujourd'hui, les Serres Pourpres entrent dans l'histoire.

    Sans rien ajouter de plus, Deydreus enfila finalement son heaume, savourant le froid de l'acier contre ses joues. Son corps tremblait presque, tandis que l'appréhension du combat et l'adrénaline commençaient à s'emparer de lui. Tout l'Empire allait avoir les yeux posés sur lui. Tous, verraient comment l'homme qu'il était pouvait repousser ses limites, ou périr en essayant. La double porte s'ouvrit enfin, lourdement. Une grande brise vint caresser la peau de l'armure d'ébène à travers les différentes jointures. Faisant cliqueter ces dernières, Deydreus sortit finalement de l'ombre, les grèves frappant le sol sableux de l'arène alors qu'une foule en liesse acclamait la venue de la violence. Le vétéran ne jeta pas un regard à la foule. Pas par peur, mais plutôt car il souhaitait garder son esprit entièrement concentré. En face de lui, le mage-orateur chauffait encore un peu plus la populace présente. Frappant des pieds et des mains, cette dernière beuglait sans cesse et, si l'arcaniste faisant face au chevalier n'avait pas usé de sa magie, le cavalier aurait pu ne jamais l'entendre. S'arrêtant à quelques mètres de ce dernier, l'homme aux yeux vairons sentait, depuis fort longtemps, son coeur battre dans sa poitrine.

    Aujourd'hui, il deviendrait un héros, ou trépasserait comme l'un d'eux.

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  • Ven 23 Déc - 20:06
    Elle avait fait le déplacement spécifiquement pour voir ça ; pour voir ça et potentiellement se faire de l’argent, après tout c’eut été dommage de ne pas en profiter. L’activité était déjà frénétique avant même d’être entré dans l’arène elle-même : nombre de marchands s’arrachaient l’attention des spectateurs qui n’avaient d’yeux que pour le combat qui s’annonçait. L’atmosphère électrique poussait également les derniers arrivants à la violence alors que la grosse majorité des places étaient déjà prises, il fallait donc en venir aux mains pour s’assurer qu’on pourrait assister en direct à ce que beaucoup appelaient déjà la mort de Deydreus. Tyvishani n’était pas si catégorique et on la regarda comme si elle était folle lorsqu’elle mit quelques pièces sur la victoire de l’humain ; une position qui contrastait singulièrement avec l’assurance des autres parieurs mais aussi avec le chauvinisme ambiant. La demi-ange fut d’ailleurs bien surprise de voir qu’elle n’était pas seule à se lancer dans cette folie mais qui la conforta dans sa position : un goblin avait fait la même chose. Toutefois la créature verte s’attirait les foudres des passants qui l’entendaient déblatérer.

    « Non seulement je pourrais dire: j’y étais, j’étais là quand l’empereur a perdu ! Mais en plus je pourrais dire que je l’ai vu venir ! »

    Elle ne savait pas s’il s’agissait d’un républicain ou s’il avait loupé la partie de l’éducation reikoise qui vous invite à ne pas crier à plein poumon que l’empereur va être défait mais toujours était qu’il ne se faisait pas d’amis. La logisticienne préféra alors se dérober pour ne pas s’attirer la colère populaire par association. Lorsqu’elle pénétra dans l’arène il n’y avait déjà plus de place, elle s’y était attendu et pourtant elle n’avait pas réfléchi à un plan de secours. On la bouscula, une femme lui donnant un coup d’épaule, Tyvishani espérait que ce n’était pas volontaire, pour se dépêcher de rejoindre une place que la demi-ange n’avait pas vu. Faisant claquer sa langue d’agacement et puis lui vint une idée : d’un coup de ses puissants muscles dorsaux elle quitta la terre ferme et poursuivit son envol jusqu’à un des grands piliers qui décoraient l’arène des grandes bannières impériales claquant au vent. Assise au sommet d’une des colonnes, les jambes battant dans le vide, le dos légèrement courbé pour pouvoir observer ce qui se passait en contrebas, la logisticienne regretta de ne pas avoir pris quelque chose à grignoter avant de s’installer sur son perchoir ; quelque chose comme du maïs soufflé avec du caramel par exemple.
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  • Ven 23 Déc - 22:32
    Les Gladiateurs et personnel d'arènes était une grande famille unie et solidaire, et tous n'avait que le grand combat de tensai contre Deydreus Fictilem, candidat au poste de la Griffe, bien sur les gladiateur ne pouvait pas tous venir dans l'arène aussi désignèrent il Brak'Trag pour les représenter sur les gradins. Brak étant conuu et s'entendant bien avec le maitre d'arène local il eut droit a une place réservé au premier rang des gradins dans la loge. Après un vol direct depuis Ikusa la veille.

    Brak s'était présenté et instalé a sa place discutant avec el maitre d'arène des enjeux du combat qui allaot se dérouler sous leur yeux. a cette ocasion Brak était revêtu de sa tenue de gladiateur et portant a sa ceinture ses fidèles "crakpum" " brisecrane" ses marteaux fidéles et favoris. officielement Brak'Trarg était pour Tensai comme il l'avait dit a tous et au maitre d'arène a coté de lui dan sla loge.Mais en réalité Brak espérait que ce soit Deydreus qui remporte le combat. Pas pour voir l'empereur humilié. mais pour voir l'émergence d'un nouveau héros dans le Reike. Une victoire de Tensai était attendue et habituelle , mais une victoire de Deydreus aurait un bie plus bel impact et serait bien plus interessant a voir en terme de combat d'arène mêem si dan sle cas présent il s'afgissait d'un duela fort enjeux, et non d'un combat de gladiateur. (Brak ne connaissait pas Deydreus mais connaissant Tensai pour avoir coambatu a ses coté qu'il était très fort en combat et doté de multiple technique ) qui que soit le vainceur se serait un combat de légende.

    Enfin vétu d'une armure d'ébène et casque a corne Deydreus, se présentan dans l'arène Brak zooma de ses neunueil de dragon sur lui pour l'évaluer et estima qu'il avait ses chances, Brak se leva un instant de son siège et cogna doucement ses deux marteaux ensemble a l'adrese de Deydreus, dans l'antique geste de salutaton des gladiateurs. avant de se rasseoir ayant hate de voir l'entré sur le salbe de Tensai et le début du combat. Brak n'avait pas parié cela n'était pas son genre san scompter sa supertistion de gladiateur a ce sujet.


    voix de Brak'Trarg:


    thème de Brak'Trarg:


    Bric à Brak (inventaire de Brak'Trarg:
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    Alasker Crudelis
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  • Ven 23 Déc - 22:58
    Il y avait quelque chose d’infiniment étrange pour Alasker à l’idée de venir assister à un combat dans l’arène de Taisen depuis les gradins. Un nombre incalculable de fois, le loup s’était retrouvé à la place des combattants, à faire rougir le sable pour le plaisir honteux de spectateurs trop lâches pour se résoudre à assouvir leurs besoins de violence eux-même. Après avoir raccroché, Iratus s’était juré de ne jamais venir à la place de ces gens qu’il avait si longtemps méprisé. Jusqu’à ce jour, l’ancien gladiateur n’avait jamais manqué à ce serment.
    Puis le seigneur du Reike avait défié Deydreus en combat singulier.
    Et ça, ça méritait bien une petite incartade à son serment.
    Les gradins étaient remplis. Les bancs fourmillaient littéralement de vie, ça en devenait insupportable. A chaque mouvement de foule, chaque exclamation, chaque dispute éclatant entre les “supporters”, une grimace douloureuse faisait son chemin sur les traits du lycanthrope. Les seuls moment où il acceptait, en général, de voir autant d’âmes rassemblées au même endroit, c’était avant ou pendant une bataille, parce que la situation permettait d’apaiser presqu’immédiatement la rage sourde que les bains de foules provoquaient en lui. Même si sa façon de l’apaiser se résumait habituellement à réduire la taille de la foule à grands coups de hache.

    “-Z’êtes venus pour voir le massacre aussi?” Souffla un type rondouillard, en s’asseyant à côté de lui.
    Alasker grinça des dents mais s’efforça d’hocher la tête d’un air presqu’aimable.
    “-Ouai.
    Il s’était assis à quelques rangs des autres membres des Serres, principalement pour éviter que sa mauvaise humeur ne vienne entamer l’enthousiasme des gars. Ils vivaient cette situation avec tellement de joie, c’en était presqu’agaçant. Esyleij, l’elfe de la bande, avait déjà réussi à séduire une donzelle après lui avoir expliqué qu’il était “le meilleur ami” du prétendant au titre de Griffe. Ikaryon et Gorrek s’agitaient, tels des gosses, sur les bancs, en scandant le nom de leur patron, qu’ils pensaient invincible.
    Alasker éprouvait une pointe de culpabilité à l’idée de ne pas partager leur joie ignorante. Le géant ne doutait pas de la force de son patron, c’était un dirigeant-né, un tacticien de génie et un combattant hors-pair en plus d’être son plus fidèle ami...Mais l’être qui allait se tenir face à lui, en ce jour, avait conquis un empire pluri-millénaire, combattu des titans et plus ou moins sauvé le foutu monde. Pour prouver son courage et sa dévotion sans faille, Deydreus avait accepté de croiser le fer avec un dieu ayant comme fils un putain de dragon.
    Il n’était pas question de savoir si son patron allait perdre, il s’agissait de savoir quand ça arriverait. Trop tôt, et l’Empereur pouvait le juger indigne et l’achever. Trop tard, et son adversaire, agacé, risquerait de ne plus retenir ses coups.
    Les dés étaient pipés dès le début, et pourtant, Deydreus avait tout de même accepté ce combat. Rien que pour ça, il méritait sa promotion.
    “-Ca ne va pas durer longtemps, si vous voulez mon avis.” Enchaîna le gros, assis à ses côtés. “Vous avez déjà vu l’Empereur? Il doit faire deux fois la taille de ce maigrichon et peser trois ou quatre fois son poids en muscle.
    -Ce “maigrichon”. C’est mon patron.” Gronda Alasker, posant son regard d’encre sur la silhouette disgracieuse du bonhomme, qui répondit à cette inspection en affichant une moue si laide que son faciès évoquait davantage le porc que l’être humain. “Et à la fin de ce combat, il sera La Griffe.
    C’en était trop pour son partenaire de discussion importun. Il leva son imposant derrière du banc et alla rejoindre la foule dans une des fosses d’observations. Alasker l’observa faire avec un mélange de dégoût et d’amusement. Si c’était à ça que ressemblaient les observateurs d’un combat “royal”, il n’avait guère envie d’imaginer quelle gueule pouvaient bien avoir eu ses propres spectateurs, à son époque d’esclave-gladiateur.
    Des gradins surchargés de monde, sur sa droite, s’extirpa difficilement Léonard, qui, chose rare parmi les Serres en ce moment, portait sur ses traits les traces d’un doute envahissant et morbide. Timidement, le soldat de troupe s’approcha de son lieutenant.
    “-La place est libre?
    -Je ne suis pas de très bonne compagnie mais oui.
    Léonard prit place aux côtés du lycanthrope. Après quelques courts instants de flottement, alors que la foule se levait une nouvelle fois pour acclamer le courage de Deydreus, le blond risqua un coup d’oeil en direction du reste de la troupe, un peu plus haut dans les gradins.
    “-Je m’en veux de ne pas partager leur bonne humeur.
    Un triste sourire apparu sur les traits couturés de cicatrice du géant avec qui il partageait le banc.
    “-Il va vivre, Léonard. Tu l’as vu se battre, comme moi. Dey’ est impossible à tuer.” Menti Alasker, en tentant de se forcer à y croire.
    Le soldat, peu confiant, détourna son regard de ses comparses souriants et le recentra sur son supérieur.
    “-Alors pourquoi tu tires cette gueule, toi aussi?
    -Je regrette simplement de ne pas pouvoir me battre à ses côtés.
    Léonard cligna des yeux, ouvrit la bouche, la referma…Puis, enfin, il se mit à rire.
    “-Pourquoi tu ris, maintenant?” Bougonna Alasker.
    “-Je viens de prendre conscience que c’est mon cas aussi.
    Alors, un étrange lien se forma entre le soldat et son lieutenant. Ils échangèrent un sourire, jetèrent un coup d’oeil vers l’arène et, de concert, ils se levèrent du banc pour acclamer leur chef.
    Exactement comme tous les autres Serres.
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  • Sam 24 Déc - 10:16
    La foule acclame et trépigne d'impatience, l'excitation est palpable, certains beuglent bien trop fort et d'autres lancent des paris. Je reste imperturbable, prenant une place non loin du premier rang. Je veux pouvoir admirer ce combat, quand bien même je connais la puissance de notre empereur. Après tout, j'étais à ses côtés lors de l'attaque contre le titan, Tensai est redoutable. Être ici me permet d'admirer une nouvelle fois ce guerrier. Les yeux sont rivés sur l'orateur qui donne le ton, sa voix tonitruante sonne le nom du valeureux duelliste : Deydreus Fictilem. Les portes s'ouvrent et laissent apercevoir un brave gaillard a l'armure singulière. Concentré, celui-ci s'avance sans broncher, sans regarder autour de lui, si ce n'est son objectif premier : Affronter Tensai. L'arène de l'académie me rappelle ma jeunesse, j'y ai combattu bon nombre d'anciens élèves. Croisant les bras, sourcils froncés et le regard rivé sur le gamin, je sens une détermination sans faille.

    Cela me rappelle ma jeunesse, bien qu'effronté, je ne connaissais ni les remords, ni les regrets. Tout ce que je voulais, c'était devenir plus fort et monter les échelons, devenir une véritable arme à tuer au service de l'Empire. Pour beaucoup, ce sont ces ambitions qui nous animent, et non de simples rêves. Être au service de l'Empereur est un honneur, d'autant quand nous sommes reconnus par lui-même, en personne. Si ce jeune réussit les épreuves de Tensai, j'ai hâte de voir ce qu'il adviendra. Dans tous les cas, il y aura de l'action. J'entends siffler le nom de l'empereur, pour d'autres celui de Deydreus. Personnellement, l'issu du combat est indéniable. Toutefois, je pense sincèrement que Tensai jaugera la ténacité, l'efficacité et la puissance du duelliste. J'attends impatiemment le commencement de ce duel.

    Deydreus représente la nouvelle génération des valeureux guerriers, peut-être même une toute nouvelle figure. Tensai, tout le monde le connait pourtant, voir le jeune homme l'affronter en personne demande bien plus que du cran. Il doit avoir une idée derrière le crâne. L'envie de voir un si beau combat me prend aux tripes, c'est ce qui m'a également poussé à venir ici.

    - Allez, Boi. Montre nous de quoi t'es capable. me murmurai-je a moi-meme.
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  • Mar 27 Déc - 0:10
    Quand j’ai su que l’Empereur affrontait Deydreus, un officier du Reike que j’avais rencontré par le passé, ma curiosité a immédiatement été réveillé. Après tout, Tensai a l’habitude de combattre pour soumettre, mais là, c’est différent et j’ai vite compris qu’il voulait le mettre à l’épreuve comme je l’ai été.

    J’ai déjà vu les deux combattre et si le Drakyn est beaucoup plus fort, je me demande combien de temps va réussir à tenir Fictilem. Je me suis donc rendu dans cette bonne ville de Taisen pour y assister. Sur place, je vois de nombreuses personnalités dans cette arène de l’académie, qui est d’ailleurs pratiquement pleine, je reconnais même Tyvishani, une très belle métisse ange qui s’est mis tout en haut d’une colonne, sans doute pour mieux voir. Je lui fais signe de la main.

    Dans les loges, se trouve Brak’Targ à qui je passe le bonjour également et je me dis que c’est une rudement bonne idée, alors j’essaye tant bien que mal de le rejoindre, mais la foule est trop dense. Heureusement pour moi, un des professeurs de l’établissement me reconnaît et me demande :

    Vous n’avez pas de place réservée ?

    Je le regarde d’un air blasé, vraiment si j’avais ce genre de privilège, est-ce que je serais ici, à galérer ? Mais comme j’ai besoin de lui, je reste poli et je lui demande :

    Pourriez-vous m’avoir une place ?

    Il hoche la tête et me fait signe de le suivre. Accompagné de mes dix gardes du corps, il n’est pas trop difficile de progresser, maintenant que nous avons un but et nous arrivons devant un colosse à la peau très blanche et qui semble de fort méchante humeur. L’érudit lui, indique aux élèves qui s’étaient assis à proximité :

    Faites de la place au Ministre, bande d’ignares.

    Il doit avoir une sacrée réputation, car les étudiants se lèvent immédiatement et nous pouvons nous asseoir. Par manque de chance, je me retrouve juste à droite du presque chauve et je n’ose pas demander à changer de place, par peur de passer pour un gars relou. Je me contente juste de lui dire, d’un ton mesuré pour ne pas le froisser :

    Vous connaissez l’homme qui défie l’Empereur ?
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    Ayshara Ryssen
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  • Mar 27 Déc - 9:58

    Taisen la Féroce, la ville du lion, le lieu où les meilleurs soldats du Reike voyaient jour. Brutale et austère, cette grande cité représentait l'un des principaux bastions de la nation du désert et faisait intégralement partie de sa politique.
    Ayant bénéficié d'une éducation à moitié républicaine, Ayshara ne pensait pas nécessairement du bien de cet endroit autrefois célèbre pour sa forte pratique de l'esclavage. Et pour sûr, plusieurs familles nobles taisenoises avaient un avis assez mitigé concernant la douce souveraine. Certes, ces dernières considéraient son droit au trône et la pureté du sang royal coulant dans ses veines, mais elles ne partageaient pas sa mentalité abolitionniste. En s'aventurant ici, la vosdraak savait qu'elle n'y trouverait pas que des alliés.

    Évidemment, cela n'empêchait pas la dragonne de respecter les principes qu'elle jugeait importants et d'agir selon ses convictions.
    Ces combats barbares d'arène ne lui plaisaient pas. Encore moins lorsque c'était son cher et tendre mari qui devait s'y pointer. Pourquoi fallait-il qu'il se montre en spectacle ? Tous les citoyens du royaume connaissaient déjà son incroyable puissance, celle capable de terrasser un titan. Nul besoin de le rappeler !

    Bon. La vérité c'était que la reine avait du mal à accepter que l'élu de son coeur se mette lui-même en « danger », se souvenant que trop bien de la fois où ils avaient organisé un tournoi au colisé d'Ikusa afin d'annoncer sa toute première grossesse. Quelle lourde erreur ! Le simple fait de repenser à ce tragique événement provoquait un désagréable sentiment d'anxiété chez la jeune femme... Et si les rebelles du régime en place en profitaient pour attaquer de nouveau ?

    Ainsi, Ayshara accompagna soucieusement Tensai à Taisen, souhaitant être présente pour l'assister en cas de problème ou de blessure grave.
    Ouais, elle s'inquiétait inutilement. Aucun mortel au sein de ce monde ne possédait le pouvoir de vaincre l'Empereur en combat singulier. Du moins, pas à sa connaissance.

    Pendant son voyage, elle organisa même une collecte de fonds en étroite collaboration avec les responsables du Campus de Drakstrang : une part de profits générés par l'événement iraient aux veuves et orphelins de la guerre. Plutôt que de se plaindre de ces sanglants affrontements, la mère-dragon préférait faire preuve de pragmatisme et en tirer des avantages significatifs pour les nécessiteux. Les traditions reikoises ne changeraient pas du jour au lendemain, après tout.

    - Dites-moi, Haz, avez-vous déjà eu l'occasion de croiser ce Deydreus ? Accompagnées du petit Draknys et d'une poignée de gardes, les deux femmes pénétrèrent à l'intérieur de la loge royale. Situé en hauteur, ce point d'observation s'avérait être de loin le meilleur. Je suis curieuse de le voir à l'œuvre. Les services de renseignements nous rapportent qu'il s'agit d'un meneur d'exception.

    L'impératrice s'assit sur le siège lui étant réservé, attendant le déclenchement des hostilités. Un serviteur lui proposa d'ailleurs une généreuse coupe de vin, offre qu'elle déclina avec politesse.


    Deydreus vs. Tensai (RP 2 - Griffe) Wow
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  • Mar 27 Déc - 11:43
    Taisen, Haz n'y avait pas mis les pieds depuis des années... Elle avait passé ici une grande partie de son enfance, de son adolescence, de son entraînement militaire en tant que jeune adulte, avant d'intégrer le service de la famille royale comme garde royale, puis comme protectrice personnelle de l'impératrice. Elle echangeait souvent par courrier avec sa mère, mais même alors qu'elle était de passage ici, elle savait que son devoir la conduirait à ne pas pouvoir la voir, car elle devrait toujours rester aux côtés de sa protégée, venue ici avec son mari pour cet événement exceptionnellement important. Depuis la prise de pouvoir de Tensai, le pays était privé de Griffe, l'empereur jouant le rôle de chef des armées. Aujoird'hui verrait un guerrier prendre ce rôle, ou mourir avec honneur.

    Comme chaque fois que le couple impérial se déplaçait officiellement, toute la garde royale était mobilisée. Haz et ses collègues avaient passé des jours a selectionner les itinéraires, donner leurs ordres aux soldats en garnison en ville, faire bloquer des rues... De sorte que rien ne puisse bloquer le convoir de Tensai et Ayshara. Mais chaque déplacement restait néanmoins un stress supplémentaire, la foule allait se masser pour apercevoir le char du couple imperial, pour les acclamer, pour encourager leur roi pour ceux qui n'auraient pas eu leur place dans le colisée. Le trajet se fit sans encombre, et une fois arrivés au colisée, une grande partie de la garde accompagna leur empereur pour qu'il rejoigne les salles de préparation, alors qu'un petit contingent suivit la jeune imperatrice. Haz était la seule a se tenir juste à côté de Ayshara, les autres formant un périmètre plus élargi pour dégager le chemin vers la loge royale. Haz se tint debout, juste à droite du trône de la reine sur laquelle elle prit place. Juste à temps pour voir le prétendant entrer dans l'arène.

    " Je ne l'ai jamais rencontré, majesté. Mais il semble être un fier guerrier, fort et apprécié. Ce sera un beau combat."

    Les yeux de Haz, brillants d'une lueur blanche, trahissaient qu'elle observait avec son regard magiquement aiguisé les moindres faits et gestes du guerrier. Sa manière de se mouvoir, les gens qui l'avaient salué juste avant qu'il ne franchisse le seuil de l'arène, l'état de son armure... Comme elle avait l'habitude de le dire, la moitié d'un combat se joue à la capacité de bien jauger son adversaire, elle tenait ça de Shali. Elle tourna le regard vers l'impératrice, souriante bien qu'elle essaie de ne rien en montrer. Elle sentait le trouble de son amie, elle ne la connaissait que trop bien, même si celle-ci faisait tout pour le cacher. Si elles avaient été seules, la protectrice aurait osé un contact rassurant, ici, elle ne pouvait se contenter que de mots pour la réconforter.

    " Ne vous en faites pas, ma reine, l'empereur n'est pas en danger. La question sera plutôt de savoir si face à un tel adversaire, Deydreus saura démontrer les qualités nécessaires avant d'être vaincu. "

    Haz ne portait pas particulièrement Tensai dans son cœur, au vu de la manière dont sa prise de pouvoir s'était passée, mais pour autant elle acceptait pleinement la volonté de sa protégée, et respectait egalement le guerrier qu'était son époux. En vérité, elle aurait aimé pouvoir le combattre en duel, elle qui se voulait être une des plus fines lames de l'empire. Elle rejeta ses craintes concernant une possible attaque rebelle profitant de cette occasion dans un coin de son esprit alors que l'annonceur invoquait le nom du seigneur du Reike.

    " Le voici. "
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  • Mar 27 Déc - 19:39


    De Barbare à Roi. De Mortel à Légende. Tout est issu du combat.


    Tensai était prêt. Comme toujours, il était prêt à se battre. Son corps était-il complètement guéri de ses blessures face aux Titans ? Seule la reine le savait. Tensai, lui, ne se plaindra jamais d'une blessure, d'une gêne, d'une excuse pour feindre un affrontement. L'honneur. C'était là, la plus grande force de notre roi. Un honneur qu'il s'est juré d'honorer. L'honneur envers son fils, sa femme, son pays. Aujourd'hui, un homme souhaitait devenir Griffe. C'était là une des plus hautes distinctions que l'on pouvait faire à un soldat. La Griffe était le premier commandant sur les troupes reikoise juste derrière Tensai lui-même. Pour pourvoir à ce poste, il fallait faire preuve de génie tactique, de maitrise au combat. Mais plus que tout, il fallait que le peuple se rende compte du courage de cet homme et de son honneur. Il fallait que tous ceux qui regarderaient ce combat se rendent compte de la valeur de cet homme et le suivent jusqu'à la mort. Il fallait obtenir une confiance sans nom des hommes qui donneront leur vie pour leur pays. Lui fournir un combat facile, n'aurait pas servi son honneur. Et ce n'était pas du goût du roi d'octroyer un poste si important à quelqu'un qui n'était pas prêt à risquer sa propre vie pour son royaume.

    L'arène était comble. Plus aucune place assise n'était de mise. Beaucoup d'observateur. Il savait que sa femme serait présente. Un frisson. Une excitation parcourra l'échine du roi lorsque Deydreus fit son apparition dans l'arène. Il sentait les cris de joies et d'encouragement des soldats. Un rictus se dessinait sur le visage du roi. Puis disparu pour laisser place à un regard plus sérieux. Il y avait tout juste un an, lors d'un tournoi similaire à celui-ci, des rebelles avaient profité de ce moment de joie pour s'immiscer et risquer sa propre vie et celle de sa femme, jadis enceinte. Il savait que dans la tête de certain que représenter une telle opportunité pourrait donner quelques sombres idées. Il espérait toutefois que la notoriété qu'il avait amassée en tuant de sa main un Titan, pourrait faire rebouter les plus audacieux. De toute façon, si rebelle il y aurait, ils seraient exécutés sans sommation, sans loi, ni justice. Car ce n'était que justice de mourir de la main du roi.

    — Et maintenant ! Retenez votre souffle. Avec plus de 1000 victoires et 0 défaites, un barbare devenu roi. L'homme, la légende que l'on surnomme déjà comme le Pourfendeur de Titan, le Dragon Roi. Notre Roi ! Veuillez applaudir, acclamer à en perdre les cordes vocales. TENSAIIIII RYYYYYYSSSSEN !

    C'était le moment de faire son entrée. La foule tapait du pied. Des guerriers procédaient une haie d'honneur en tapant fièrement leur épée sur leur plastron. Tensai mis pied dans l'arène. Il n'était pas vêtu de son armure complète. Son heaume, il l'avait laissé au vestiaire.  Ses longs cheveux blancs étaient attachés derrière son dos (like mon avatar). Son épaule droite et son bras droit étaient entièrement recouverts de sa légendaire armure sombre, protégeant de la magie. Le reste de son torse et bras gauche étaient, eux, complètement nu, dévoilant une musculature solide et de nombreuses cicatrices de guerre. Sur son pectoral gauche, nous pouvions ainsi aisément remarquer le tatouage reikois. À ses hanches, il avait fixé sa célèbre cape couleur pourpre et il portait un pantalon de cuir sombre jusqu'à rejoindre ses jambières sombres. Pourquoi avait-il fait le choix de ne pas revêtir entièrement sur armure sombre ? Certains pourraient voir en cela de l'arrogance ou de la bonté envers son adversaire. Mais il n'en était rien. Pour un guerrier aussi fier que Tensai, il voulait que son adversaire prenne bien conscience de l'adversaire qu'il avait en face de lui. Il voulait que celui-ci que ce dernier perdrait la vie, ce serait de la main de son roi. Il voulait qu'il prenne bien conscience de l'impact d'un tel affrontement. Tensai était néanmoins armé. Il avait choisi un espadon solide et ample pouvant aussi bien s'utiliser à une ou deux mains. Lorsqu'il arriva à sa position, à une dizaine de mètres devant Deydreus, le public commençait à se calmer, jusqu'à devenir silencieux et pouvant écouter le voile de la cape du roi voguer au vent. Tensai ne s'était pas redressé vers son peuple, il était concentré et toisait son adversaire comme le génie de combat qu'il avait toujours été.

    — Allez, fiston... Montre-moi ce que t'as dans les tripes !

    Tensai se mit en position de combat, un pied d'appui en arrière, une position parfaitement équilibrée.

    Tenue de Tensai:

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  • Lun 2 Jan - 16:48
    All hail the next Claw
    Quelques heures avant le duel - Pavillon de la dernière Griffe

    Comme souvent depuis la prise de retraite de la précédente Griffe, son ancienne soldat venait régulièrement lui rendre visite. Que ce soit pour prendre des nouvelles de son mentor, ou encore lui demander conseils. Depuis que l'homme n'était plus en service, une relation presque amicale avait vu le jour entre les deux. Valha avait été l'un de ses éléments les plus fidèles, mais s'était aussi montrée utile, un atout lors de certaines opérations militaires où la discrétion était de mise...
    Ce jour, la soldat d'élite était, pour ainsi dire, venue pousser un coup de gueule. Elle savait que l'Empire avait la nécessité d'une nouvelle Griffe et que la prise de poste de la prochaine n'était plus qu'une question de temps. Pourtant, son attachement à son mentor était telle qu'elle avait du mal à passer à autre chose. Elle ne s'était jamais posée la question auparavant : comment ferait-elle pour travailler pour un nouveau membre de la main alors que pas plus tard qu'"hier", elle était le bras droit de l'homme se tenant debout devant elle ? Si elle devait jouer sur les mots, alors elle allait y arriver, elle travaillerait pour le prochain membre de la main comme elle avait travaillé pour le précédent. Cependant, quelque chose l’inquiétait et c'était la perspective qu'elle ne soit pas sur la même longueur d'onde que ce dernier. Son métier demandait de la coordination, qu'elle soit les yeux et les oreilles de son supérieur, mais aussi et surtout qu'ils puissent se faire une confiance aveugle.
    Après avoir fait part de ses doutes à son mentor, celui-ci lui répondit, d'un ton agacé.

    « Votre fidélité est toute à votre honneur, soldat. Cependant, je ne suis plus l'homme que vous connaissiez autrefois. »

    « Vous avez tort- »

    « Et par là je veux dire que je ne suis plus la Griffe. »

    « Certes, mais- »

    « Il n'y a pas de "mais", cessez votre impertinence ! Votre devoir est et a toujours été de servir la Griffe et non moi. »

    Un silence s'installa entre les deux interlocuteurs et Valha dû tourner sa langue plusieurs fois dans sa bouche pour ne pas répondre tout ce qu'il lui passait par la tête. C'était là l'un de ses points forts, savoir se maîtriser lorsque la situation l'exigeait. De plus, elle avait beaucoup trop de respect pour l'homme, pour encore plus le froisser.

    « Valha, je vous le dis désormais en tant qu'ami, plus que mentor : un refus de votre part pourrait être perçu comme de la traîtrise à l'Empire et vous coûter cher. »

    Un nouveau silence s'installa, lourd de sens. C'était un fait indéniable, non comme si elle n'était pas au courant. Les valeurs de la soldat étaient opposées à toutes machinations à l'encontre de sa patrie.
    Le retraité fit les quelques pas qui le séparaient de la fenêtre Nord de sa pièce à vivre.

    « Avez-vous fait vos devoirs ? »

    « Oui, j'ai fait des recherches sur cet homme. Je suis remontée aussi loin que je l'ai pu, mais mon manque d’accréditations m'a fermé des portes. J'ai dû passer par des moyens moins conventionnels. Ces dernières informations sont à prendre avec des pincettes. »

    En réalité, s'il lui avait demandé d'effectuer ces recherches, c'était bien plus pour elle que pour lui. Il savait déjà tout ce qu'il y avait à savoir sur Deydreus Fictilem. Il avait eu un grand nombre de remontées positives à son sujet au fil des années, si bien qu'il se faisait peu de soucis quant à ses capacités à mener des troupes.

    « Je vois, montrez-moi. »

    La soldat d'élite s'approcha d'une démarche habituelle lui ayant, elle aussi, value le surnom de lionne. Elle tendit le dossier, relié par deux fines lanières de cuir... L'homme de dos le feuilleta rapidement, puis il hocha la tête avant de le remettre à son ancienne subordonnée. Il se retourna pour la regarder droit dans les yeux.

    « Très bien. Préparons nous pour l'arène... Et Valha, cessez de ressasser le passé, il en va de votre intérêt. »

    ***

    Temps présent - Porte Est de l'arène

    Ils avaient mis plus de temps que prévu pour entrer dans l'arène, si bien qu'ils avaient déjà entendu l'annonce des entrées des deux participants au duel.

    « Je vais rejoindre le bas des gradins, je veux voir ce combat de plus près. »

    Valha salua son mentor, qui se dirigea vers les places où l'attendaient d'autres officiers retraités de l'Empire. Lorsqu'il disparut dans la foule noire de monde, elle se fraya un chemin jusqu'à l'ombre de l'entrée et sortie des gradins Est. Elle resterait debout, cela n'avait pas d'importance puisqu'elle était habituée à piétiner. Le soleil de plomb ne gênerait pas sa vision périphérique sur l'arène et ce qu'il s'y passerait. Elle leva un regard juge sur le centre de celle-ci, où les deux duellistes se faisaient à présent face. La soldat était sceptique et dit plus familièrement, loin d'être emballée par un tel évènement. Premièrement parce que le rapport de force entre les deux participants n'aurait pas été égal même si l'Empereur avait été à cloche-pied et n'avait utilisé qu'une seule main. Deuxièmement et c'était la principale raison pour laquelle elle était aussi frileuse, parce qu'elle ne comprenait pas bien pourquoi il avait été nécessaire d'en faire un spectacle. L'Empereur avait déjà la reconnaissance et le soutien de ses citoyens puisqu'il était un héro de guerre, gagner ce duel ne lui rapporterait rien (mis à part, peut-être, montrer à son peuple qu'il peut faire preuve de clémence ?). Sinon, l'Empire était t-il autant en manque de divertissements pour qu'une telle affaire d'État doive en devenir un ? Tout ce que voyait Valha dans cette arène, était un évènement qui servirait l'Empire grâce aux nombreux paris qui s'étaient faits, mais surtout le jeu d'un chat avec une souris qui, quand bien même elle allait attaquer en retour, finirait par mordre la poussière. Il ne s'agissait pour la soldat d'élite, que d'une humiliation publique dont le peuple tout entier se souviendrait. Quand bien même ce Deydreus Fictilem aurait le respect de certains pour avoir eu le courage, ou la témérité, d'affronter Tensai Ryssen, quand bien même il survirait et deviendrait la nouvelle Griffe... Il aurait ensuite un long chemin à parcourir avant que la majorité des civils, qui ne sont guère au fait de ses exploits guerriers, cessent de rire dans son dos et le prennent véritablement au sérieux. Parce que tout ce que la soldat d'élite avait constaté avec le temps, c'était à quel point le peuple était ignare.

    Valha n'avait jamais été qu'une personne avec un humour noir, qui n'appréciait qu'un unique type de spectacle : celui de la guerre et de la vue du sang qui gicle et s'écoule des plaies. Les autres mondanités et ici festivités, étaient à ses yeux dérisoires, une perte de temps (mis à part la perspective d'une boisson alcoolisée bien fraîche, après avoir bien sûr terrassé les troupes ennemies)...
    Elle appuya son épaule contre la sortie du tunnel, croisa bras et jambes. Pourvu que l'homme face à l'Empereur rende quelques coups dont l'on se souviendrait.
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  • Mar 3 Jan - 22:14
    alors que la tension montait dans l'arène attendant l'arrivé de Tensai Brak était entre deux eaux d'un coté il était heureux de représentéer les gladiateur faire partie de la "famille" et de palabrer avec le maitre d'arène dan sla loge et surtout revoir Tensai en action et de le soutenir (même si la victoire du chalenger l'intéréssait d'avantage en terme de beauté de combat ). Mais d'un autre coté sa frimousse faisait une légere girse mine, Brak disimulait une mémencolie et un manque, a la fois de l'arène et de sa vie au plais auprs de Tensai, sa mise a pied le pesait et lui faisait honte rendant son coeur de gentil monmonstre bien lourd, il lui fallait ratrapper celui qui l'avait piégé au plus vite ce n'est qu'a ce prix qu'il pourait retrouver sa place, mais en attendant ... autant profiter de l'évènement.

    Moins d'une minute plus tard [b]rak vit arriver non lion de lui la reine Ayshara et sa protectrice Haz prendre place, a leur venue Brak se leva et inclina respectueuseme,t le buste en leur direction avec un souire cordial et scincère sur sa frimousse. juste avant d'apercevoir un eptit dragoneau bien connu au coté de Ayshara. A Draknys, Brak grand enfant, fit un grand kikou de sa paluche et un sourire des plus affectif et amical de grand nenfant.

    juste avant de se rtounrer a temps vers l'arène pour l'arrivé de Tensai, Brak était surprit de le voir aussi peut armuré pour un tel combat mais après tout, c'était un guerrier reikois qui respectait l'honeur, il était donc logique qu'il donen possibilité a son adverssaire de marquer des points. Mais pour autant Brak savait que Tensai même en simple pagna et sans arme était pour l'avoir vu a l'oeuvre aussi dangereux si ce n'est davantage qu'un titan.

    Brak Même si il doutait que Tensai le verrai (car il ne regardait que son adverssaire, et pas les gradins), le saluat comme il se doit cognant ensemble ses deux gros poings et inclinant le buste, avant de se raseoir et la pousse éun soupir triste, vu apr son voisin le maitre de l'arène, qui lui tapoata gentimlent l'avant bras un bref instant.

    "La famille" des gladaiteur et personnel d'arène savait la situation de Brak et le fait qu'il avait mit a pied de ses fonctions de garde royale et si il savait que ce n'était pas définitif la rasion était resté confidentielle.


    voix de Brak'Trarg:


    thème de Brak'Trarg:


    Bric à Brak (inventaire de Brak'Trarg:
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  • Sam 7 Jan - 14:59
    *Koff koff*

    Cinq fois. Cinq fois qu'il me mettait au tapis. Je sentais mes paumes brulantes à cause des frictions contre l'épée. Mes jambes et mes bras me piquaient à cause des écorchures provoquées par les gravas et le sable de la zone d'entrainement. Mon souffle était court, irrégulier. Mes yeux balayaient les moindres détails comme s'ils allaient m'offrir une réponse, une possibilité. En face de moi, le chevalier à l'armure d'acier me fixait d'un air presque amusé. Pourtant, je voyais dans ses yeux ambrés toute la détermination dont il faisait preuve et toute la froideur qu'il éprouvait. Je n'étais pas à la hauteur. Jamais je ne pouvais l'être contre quelqu'un comme lui. Jetant mon arme au sol, je provoquais enfin une réaction, ou plutôt un grondement, chez mon adversaire.

    - Ramasse ton arme gamin.
    - A quoi bon? Vous êtes bien trop fort pour moi. Je n'ai aucune chance. Je n'ai même pas six ans.
    - Alors, tu comptes abandonner? Vivre comme un lâche en sachant que je peux t'écraser dès que l'envie m'en sera? Ou bien tu comptes devenir un loup, une bête sauvage qui, lorsqu'elle est aculée, devient encore plus dangereuse qu'habituellement?
    - C'est facile à dire pour vous. Vous êtes déjà fort.

    Un long rire gras s'échappa de la gorge du chevalier qui se mit à genoux, arrivant afin à peu près à ma hauteur.

    - Viens là Deydreus.

    Je m'approchais, le pas hésitant, tandis qu'un gout d'acier séjournait toujours dans ma bouche.

    - Tout le monde, peut devenir fort, s'il y met l'envie. Mais, sache ceci. Il y aura toujours plus grand, plus fort. Tu tomberas sur des races façonnées pour la guerre et l'affrontement, des créatures si improbables que ton cerveau n'arrivera qu'à peine à concevoir leur fonctionnement. Nous ne sommes que des humains. Une race moyenne, dans un monde cruel. Mais nous sommes déterminés, combattif, et en nous entrainant, nous pouvons surpasser ces races. Tout ce qui compte... Il tapota mon cœur et mon front. C'est ce qui réside là dedans. Le reste, ce n'est que de l'entraînement. Toujours plus dur, toujours plus intensif. La faiblesse nait d'un corps mou. Alors, forge toi jeune Fictilem. Forge toi avec la même intensité que mon frère forge ses lames.

    Il se releva alors, reprenant son arme et me frappant violemment au visage. Le choc fut brutal, et pour peu j'aurais pu entendre ma mâchoire craquer sous la violence du coup. Et j'aurais alors abandonné, encore. Au lieu de cela, je roulais de nouveau dans le sable aride et pestait, me redressant en attrapant l'une des épées d'entrainement. Il prit alors une position étrange, qui m'était inconnue. Il murmura quelques mots, à l'image des invocateurs et autres utilisateurs de magie. Puis s'élança vers moi. Je n'eut même pas le temps de voir ce qu'il en était que, de nouveau, je me retrouvais au sol. Tout l'entrainement se fit alors ainsi, et au final, je parvenais enfin à répéter sa botte et à l'utiliser contre lui. Une frappe surprenant, visant des points faibles de l'armure.

    *
    *  *


    Un sourire discret était venu s'installer sur les lèvres du dirigeant des Serres Pourpres. Enfin, il se retrouvait de nouveau devant la même situation qu'il y a des années. Un match à sens unique. Une probabilité de victoire nulle ou négative. Lorsque la lourde porte devant lui s'ouvrit, l'officier était au salut militaire Reikois traditionnel. Il respectait énormément son adversaire, son Empereur, et jamais il ne se serait permis de le saluer d'une façon médiocre. L'être le plus puissant du Seikai lui faisait dorénavant face.

    Prenant quelques longues secondes à observer son adversaire et sa tenue, l'armure sombre soupira de satisfaction. L'Empereur ne lui faisait pas l'affront de venir sans armure, ou sans arme. Non, il le respectait. Et cela rendait déjà le combat mémorable, peu importe son issue. Attrapant Resilience de sa main gantée, Deydreus dégaina sa lame dans un silence quasi religieux. La levant en l'air, il fixa l'épée double et ses pensées allèrent à ses hommes. A Alasker. Une meute qui hurlait depuis les gradins et qui le pensait invincible, ou tentait au moins de s'en convaincre. Il espérait ne pas les décevoir en ce jour. Reportant son regard vers Tensai, Deydreus empoigna son arme de ses deux mains, s'arquant légèrement pour adopter une posture de combat. Son adversaire fit de même, plaçant ses jambes dans une posture classique mais efficace. Il invita le chevalier sombre à l'attaquer. Bien, Deydreus n'aimait pas subir gratuitement des assauts répétés.

    Concentrant une partie de son mana, l'officier s'élança à une vitesse folle en direction de l'Empereur. Son arme était dressée vers l'avant, visuellement placée pour procéder à une frappe d'estoc, seulement, cela n'était qu'un leurre. Une vieille technique, appris par son oncle. Arrivé au niveau du guerrier-dragon, Deydreus se tordit dans un mouvement bien trop rapide pour un humain normal, profitant de sa super vitesse pour changer son angle. La lame se dirigeait maintenant vers le creux du genoux arrière de Tensai, prêt à faucher ce dernier dans un mouvement ample. Pourtant, la cible véritable de cette attaque était l'autre jambe. Soit son adversaire voyait la feinte et devait se replacer, forcé d'adopter une posture défensive sans possibilité de contre-attaquer immédiatement, soit il ne voyait pas la feinte et prenait la frappe de plein fouet. Habituellement, cette feinte était une prouesse d'armes qui se réalisait spécifiquement avec deux lames mais, en ce jour, Deydreus devrait faire sans.

    Personnellement, le chevalier à l'armure d'ébène se doutait bien que la frappe n'aboutirait pas, mais, au moins, il forçait une manœuvre défensive et avait rendu honneur à son vieil oncle en l'effectuant. D'ailleurs, ce pauvret était sans doute quelques part, au nord de l'Empire, à boire de l'hydromel en regardant son protégé affronter le tueur de titans en combat singulier.

    Résumé:


    Deydreus vs. Tensai (RP 2 - Griffe) MmtmkVy

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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    Vaesidia Inviere
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  • Sam 7 Jan - 21:51
    Chaleur et inconfort. Telles étaient les deux sensations qui occupaient mes pensées ou, en l’occurrence, une partie d’entre elles. En effet, depuis un certain temps, je me trouvais, en compagnie de soldats et de janissaires mobilisés spécialement pour cette occasion, en faction à l’intérieur de l’arène de l’académie de Taisen et avais eu « l’indicible honneur » d’obtenir une place de choix afin de mener à bien la tâche qui m’avait été confiée, conformément à mes prérogatives d’esclave de guerre, à savoir protéger le couple impérial. Aussi, du fait de mes prédispositions dans le domaine de l’archerie, l’on m’avait ordonné de demeurer à l’opposée de la loge royale, en hauteur, afin d’être en mesure de visualiser ce cirque ainsi que ses occupants dans sa globalité et de pouvoir réagir le cas échéant. De même, au vu de ma position, je pouvais soutenir mes homologues et la garde prétorienne en couvrant une hypothétique retraite si un adversaire se faisait jour… Ce qui pouvait être le cas. J’en avais conscience comme certains de mes homologues.

    En effet, ce combat au sein d’une arène n’était pas sans rappeler des évènements fâcheux au cours desquels des rebelles avaient tenté de commettre un véritable régicide. Par conséquent, l’on nous avait ordonné, pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise, d’être extrêmement vigilants…ce que je comptais faire même si une partie de mon attention risquait de se focaliser sur ce fameux évènement qui était sur les lèvres de tous les Reikois : la joute entre ce Deydreus Fictilem, un homme dont j’avais pu faire la connaissance récemment et le roi Tensai Ryssen. Ainsi, au regard des impératifs formulés, j’avais revêtu ma tenue de combat et demeurais en faction, depuis un certain temps, bien droite, le dos visé contre un des piliers de la structure afin de faire oublier à tous ma présence même si je fis en sorte d’enserrer, de ma main gauche, la poignée de mon yumi disposé à mes côtés afin de pouvoir réagir en un éclair.

    Cela dit, bien que j’eusse en tête mes ordres et que je déposais, successivement, mon regard sur diverses personnes vérifié qu’ils ne représentaient pas une menace, je ne manquais pas de ressentir un certain inconfort. Effectivement, étant en faction depuis déjà un certain temps, je ressentais des fourmis dans les jambes et n’appréciais qu’assez peu les aspérités de l’une des pierres du pilier contre lequel je me trouvais et qui appuyait contre l’un de mes deltoïdes. Et encore, ce n’était rien en comparaison d’un autre élément. Effectivement, même si je me faisais violence pour ne pas céder à mes pulsions et rester de marbre, j’éprouvais le désir de porter ma main droite à mon cou pour exercer une pression sur le collier de métal reflétant mon statut social tant j’avais, une fois de plus, de ne pas recevoir un afflux d’air suffisant. Pire encore ! La chaleur ambiante me donnait l’impression que des mains enserraient lentement et surement mon cou. Ce trouble, dont j’avais conscience qu’il n’était rien de plus qu’une illusion issue d’une quelconque obsession dont je n’arrivais pas à identifier les origines, me poussa, bien malgré moi, à accélérer quelque peu la cadence de ma respiration, mais aussi à tenter d’inspirer plus profondément.

    Essayant de chasser cette angoisse de mon esprit par tous les moyens, je me concentrais sur le visage de celles et ceux qui prenaient leur place dans cette arène. Parmi eux, je reconnaissais quelques nobles ainsi que quelques hommes politiques importants de la couronne ce qui n’était pas une surprise. Après tout, le duel qui s’annonçait revêtait une certaine importance étant donné qu’il déciderait de la nomination ou non d’un homme au titre de Griffe. Ironiquement, les circonstances voulurent que ce dernier soit Deydreus Fictilem, une personne dont j’avais fait la rencontre très récemment et qui titillait, encore maintenant ma curiosité surtout au vu des circonstances. Qu’elles étaient ses motivations pour accepter de se retrouver ainsi propulsé dans cet amphithéâtre ? Était-ce de l’ambition ? Ou bien y avait-il une autre raison ? De ce que je me souvenais de notre rencontre, ce guerrier m’avait donné l’impression d’être une simple coquille vide. Tout semblait le laisser indifférent. En cela, je savais d’instinct que cette absence de considérations pour son environnement ou autrui le rendait quelque peu dangereux et surtout bien plus intéressant que la plupart des êtres mortels.

    Aussi, j’en venais à me questionner. Si ma perception de cet individu n’était pas erronée. Pourquoi accepter d’être ici ? Pourquoi vouloir être en ces lieux ? À ces interrogations, j’en venais à formuler deux hypothèses, si du moins j’excluais, de l’équation, toute forme d’émotions. La première était simple et reposait sur un facteur que je comprenais aisément. En tenant compte du fait qu’il était venu à ma rencontre pour en apprendre sur ma vision de l’art de la guerre, l’on pouvait aisément supposer que Fictilem désirait s’améliorer en tant que militaire. Or, dans ce domaine, il était important d’entraîner l’esprit, mais également le corps. Mieux encore ! Les deux pouvaient être associés dans certains types d’exercice. En raisonnant ainsi, il était, par conséquent, évident d’affirmer que Deydreus souhaitait affronter l’homme dont les compétences martiales étaient reconnues partout dans le Reike à savoir l’Empereur. Après tout, il avait réussi à conquérir ce royaume et avais su défaire un Titan. Il représentait, donc, un défi de taille. Toutefois, bien que je puisse comprendre un tel désir, j’estimais qu’il ne pouvait pas justifier la tenue d’un tel évènement.

    De ce fait, ma seconde hypothèse me paraissait bien plus pertinente même si elle reposait sur ma perception d’ancien officier du royaume du Reike. À l’époque, en tant que capitaine, je me souvenais encore d’à quel point certains généraux avaient pu se montrer terriblement incompétents dans la gestion du conflit qui nous avait opposés à Tensai. Pire encore, certains semblaient être dénué de toute forme de réflexion tactique ce qui en l’occurrence, avait conduit à de nombreuses défaites. Aussi, si je prenais en compte le fait que le dirigeant des Serres Pourpres semblait s’intéresser de prêt à l’art de la guerre, l’on pouvait aisément prétendre qu’il désirait obtenir le titre de Griffe non pas par ambition, mais pour éviter que celui-ci ne soit obtenu par un quelconque arriviste décérébré n’ayant aucune conscience des réalités militaires et se souciant essentiellement de son honneur.

    Si cette supposition était avérée, elle permettait dès lors d’expliciter la démarche de Deydreus même si elle l’obligeait à devoir se plier à cette comédie que je trouvais particulièrement douteuse. En effet, à l’inverse de nombreux Reikois, je n’avais jamais éprouvé une quelconque forme d’affection envers les combats de gladiateurs, mais aussi envers cette « tradition ». En vérité, elle me paraissait même méprisable et hors de propos au point que je ne parvenais pas à comprendre pourquoi notre souverain légitime n’en était pas venu à l’abolir. Ou du moins, je faisais mine de ne pas la saisir. Il n’était pas très difficile de deviner que cette péripétie permettait au roi du Reike de se mettre en scène et de rappeler à tous la force ainsi que certaines autres vertus qui le caractérisaient en tant qu’Empereur. Cette piètre œuvre théâtrale offrait un portrait flatteur du souverain qui non seulement, rappelait à ses ennemis dans l’arène qu’il était le maître incontestable de l’Empire, mais qui, en plus, parvenait par ses prouesses à émerveiller la foule avide de sensations fortes, qui, dès lors, se retrouvait à l’acclamer.

    Bien qu’une conduite aussi ostentatoire soit justifiable, il n’en demeurait pas moins qu’elle aurait dû être supprimée tant elle était désuète et surtout dépourvue de sens dans le cas qui nous occupait. Tensai Ryssen aurait très bien pu accepter de combattre le meilleur gladiateur ou meilleur guerrier au cours d’un tournoi ou d’un duel, mais de là à se plier à un tel exercice pour nommer la personne qui dirigerait ses armées. C’était une absurdité sans nom. Hélas ! En tant qu’esclave de guerre, il m’était impossible de m’exprimer sur le sujet même si je n’en pensais pas moins.  Pourquoi éprouvais-je un tel ressentiment envers une telle décision ? Tout simplement, car il me semblait bien peu judicieux de nommer ainsi la femme ou l’homme qui deviendrait magister militum. C’était un non-sens complet. Un combat dans une simple arène n’était en aucun cas similaire à un champ de bataille ou à une guerre. Il fallait être candide ou simple d’esprit pour le croire. Pour devenir Dux, il était impératif de disposer d’un certain savoir-faire qui ne se limitait pas à affronter et à résister à un adversaire dans un amphithéâtre en face à face.

    Pour être honnête, cette manière de procéder en disait long sur le Reike et sur son dirigeant qui se retrouvait à faire les mêmes erreurs que ses prédécesseurs même si, en dépit de cela, je savais que je continuerais à le servir loyalement. Cette comédie démontrait, en effet, le caractère guerrier de cette nation. Or, si j’avais bien appris à dédaigner une caste, c’était bien celle de ces va-t-en-guerre tant ils avaient l’esprit étroit et n’avaient aucune finesse. Pire encore ! Ils se battaient, bien souvent, pour une cause que je qualifiais volontiers de perdue ou de déplacé à savoir l’honneur. Or, l’honneur n’avait jamais permis jusque là de remporter des batailles et encore moins des guerres. Bien au contraire, elle condamnait souvent ces hommes au trépas et causait des millions de morts dans les rangs des soldats…soldats qui auraient pu être sacrifiés de manière plus judicieuse.  Aussi, que l’on puisse ainsi, permettre à un guerrier de devenir Griffe me répugnait et me donnait des haussements de cœur. Pour devenir magister militum, il était impératif que le candidat fasse preuve de certaines qualités qui ne se limitaient pas à sa loyauté, à l’usage d’une arme ou de la thaumaturgie ou encore à la force de son opiniâtreté. Il devait, effectivement, être capable de démontrer sa métis, son imagination ainsi que ses prédispositions tactiques et stratégiques. Organiser un ordre de bataille, deviner le plan de son ennemi, accepter de fuir pour mieux attirer ledit adversaire sur un terrain qui vous donnerait l’avantage n’était pas donné à tout le monde et surtout pas à des guerriers qui n’accepteraient pas de mettre en œuvre le principe de retraite tactique tant il allait contre leurs principes. En somme, tout ceci était pour le moins inquiétant pour le Reike. Aussi espérais-je que cet homme pût ravir ce titre. Même si ce n’était qu’un mortel, il avait le mérite de savoir raisonner et de se poser les bonnes questions quand il s’agissait de partir au combat.

    Mue par mon devoir, je notais, du coin de l’œil l’envol d’un des spectateurs pour aller rejoindre l’un des piliers de l’arène.  Par acquit de conscience, je pris soin de vérifier qu’elle ne représentait pas une menace même si je savais, intérieurement, que je n’aurais de cesser de veiller sur elle, tant elle représentait une potentielle menace pour la loge de l’impératrice étant donné qu’à l’inverse des autres quidams, cette personne pouvait toujours, d’un battement d’ailes, la rejoindre ou se mettre en position pour l’abattre à l’aide d’un quelconque sortilège. Soucieuse de remplir mes obligations, je remarquais également la présence d’un autre risque pour notre dirigeante même si, en l’occurrence, même les autres janissaires et gardes ne devaient pas l’avoir raté non plus. Il s’agissait d’une personne  d’une stature imposante dotée d’une armure d’acier écarlate. Sa présumée robustesse du fait de son apparence en faisait une menace sérieuse bien que j’eus confiance en mes homologues pour en venir à bout si jamais un esclandre venait à avoir lieu.

    Aussi, je me reconcentrais sur l’arène alors qu’un sorcier reikois faisait son apparition pour annoncer ce que tout le monde attendait. Pour bien des spectateurs, ce petit cérémoniel ne devait pas revêtir une quelconque forme d’importance si ce n’est la confirmation de la tenue prochaine d’un affrontement entre deux hommes d’armes. Pourtant, à mes yeux, le discours de ce magicien était capital, car il présentait les « conditions  tactiques » de cette rencontre. Au-delà même de la dimension quelque peu mortelle que revêtait ce duel, cette lutte, qui promettait sans doute d’être acharnée, risquait de s’avérer bien plus intéressante que je ne l’aurais crue tant elle ne reposait, si j’en croyais bien mes oreilles qui se redressèrent du fait de mon soudain intérêt, sur aucune règle. Dans l’esprit d’un guerrier, ces mots étaient, sans aucun doute, anecdotiques, mais dans l’esprit d’un militaire ou même d’un janissaire suffisamment imaginatif, cet « ordre » offrait une grande marge de manœuvre. Encore fallait-il pouvoir s’en saisir. Or, l’officier Fictilem m’en semblait tout à fait capable si je me fiais à l’impression que cet homme, qui fit d’ailleurs son entrée dans l’arène, m’avait faite.

    Par conséquent, j’en vins à m’interroger sur ce qu’il avait prévu. Même s’il s’agissait d’un combat, je n’osais croire que Deydreus n’ait pas échafaudé un plan. À première vue, si j’en croyais son attirail, l’on aurait pu croire que cet homme allait affronter « de face » son adversaire. C’est du moins ce que laissait indiquer la lourde épée présente dans son dos ainsi que le port de son armure. Toutefois, je n’imaginais pas un seul instant que cet humain ferait un choix aussi peu judicieux face à l’Empereur. Certes, j’ignorais quelles étaient véritablement ses prouesses martiales, mais il ne demeurait pas moins qu’il allait se confronter à Tensai Ryssen, un être qui était parvenu, non seulement à conquérir l’ancien royaume du Reike, mais aussi à mettre à bas un Titan. Aussi, il était certain que la force brute ne suffirait pas à triompher de lui ou à le mettre à mal. Pire encore, cela serait sans doute lui offrir la victoire sur un plateau d’argent. Fictilem devait le savoir. Mais peut-être désirait-il jouer sur les apparences même si face à son ennemi, cela ne servirait sans doute pas. Peut-être voulait-il faire croire que son armure ainsi que sa longue épée le rendaient lent et donc incapable d’attaquer vite et rapidement certains points névralgiques à l’instar des articulations comme je l’aurais fait avec mes dagues… À moins qu’il ne disposât d’un autre atout dont j’ignorais l’existence...

    Le sorcier continua sur sa lancée et présenta, en grande pompe, l’identité du second combattant qui pénétra également dans l’amphithéâtre. Son apparition suscita un vif trouble ce qui me fît quelque peu grimacer tant les exclamations des divers spectateurs associés aux bruits d’épée heurtant des plastrons de métal heurtèrent quelque peu les tympans de mes oreilles qui s’abaissèrent quelque peu en arrière. Pourtant, très vite, ce sentiment d’inconfort laissa la place à d’autres émotions alors que mon regard se posait enfin sur l’Empereur du Reike, Tensai Ryssen, que je n’avais jamais vu ni rencontré jusqu’à présent. M’attardant qu’assez peu son physique, je détaillais du regard son équipement, qui en disait long sur l’homme en lui-même. Seuls son bras droit et son épaule semblaient détenir une armure. Le reste, à l’exception de son pantalon de cuir et de ses jambières sombres, était dépourvu de vêtements au point que l’on pouvait aisément voir les détails de sa physiologie comme sa musculature saillante ou ses multiples cicatrices.

    Par cette simple mise en scène, l’Empereur démontrait à tous y compris à Fictilem qu’il incarnait une force de la nature qui lui permettait, encore, de diriger l’Empire d’une main de fer et qui lui avait offert, jusqu’à présent, la victoire sur tous ses ennemis, Titans y compris. Pour autant, au-delà même de cette apparence, j’y voyais de la suffisance… la suffisance d’un homme qui pensait être invincible, celle d’un être qui était issu d’un peuple de barbare pour qui la vigueur représentait tout, celle d’un dirigeant qui, en un sens, démontrait également qu’il protègerait le Reike, sa femme, ainsi que ses alliés à l’aide de sa poitrine en faisant directement face à l’ennemi. J’y percevais aussi de la faiblesse… de la faiblesse due à de l’hybris, de la faiblesse à l’égard même de la considération qu’il avait pour celui qu’il allait combattre et qui, lui aussi, avait des alliés. Par bien des égards, il démontrait, à moins que cela ne soit pas voulu, qu’il ne prenait pas au sérieux son adversaire ni ce duel voire pire qu’il les dédaignait. Jamais au grand jamais, l’Empereur n’eût été ainsi pauvrement équipé s’il avait dû affronter un Titan. C’était une imperfection que ses rivaux auraient tôt fait d’exploiter notamment auprès du peuple qui était si crédule et qui pouvait occasionner divers menus inconvénients.

    Alors que j’observais attentivement l’Empereur, sans que je ne comprenne pourquoi, j’en venais instinctivement à serrer dans ma main la poignée de mon yumi au point que mes jointures en devinrent blanches. Mon inconfort ainsi que mon angoisse avaient laissé place à d’autres sentiments qui, sous bien des angles, me donnaient l’impression de vouloir me consumer moi ainsi que tout ce qui m’entourait.  J’éprouvais de la rage. Une indicible fureur avait pris place en moi  et m’intimait de me montrer vindicative vers… Je l’ignorais en fait. À croire qu’une part de mon âme s’acharnait contre le reste de mon être en criant et en tapant du poing dans l’espoir de prendre le dessus et d’ordonner à mon enveloppe charnelle de se mouvoir. C’était comme si, une voix froide et sournoise non dépourvue de ressentiments et qui ne correspondait nullement à mon instinct, m’enjoignait de rejoindre l’arène afin d’y combattre afin de soulager son besoin insatiable de revanche ainsi que son courroux. Il s’agissait d’un sentiment qui était presque douloureux tant il m’était difficile de le réprimer.

    Pour autant, alors que j’en vins à me mordre la lèvre jusqu’au sang, par un effort de volonté, je parvins à contenir cette frénésie qui menaçait de me consumer pour me centrer à nouveau sur ce face à face. Les deux protagonistes se toisaient du regard et en étaient, probablement, venus à se demander comment aborder ce duel. À première vue, de ce que je pouvais en juger même si je n’étais pas spécialiste de ce genre d’affrontements, les deux reikois essayaient de déceler une ouverture dans leur garde qui aurait pu leur permettre d’exploiter une faiblesse. Malheureusement pour Fictilem, il ne semblait pas y en avoir chez l’Empereur, du moins si l’on exceptait l’absence de véritable armure. Or, même si cette dernière dénotait la suffisance de Tensai, elle ne constituait pas nécessairement une faille. En vérité, il pouvait même s’agir d’un piège. C’était même certain. Il était fort probable qu’asséner des coups sur son torse ne lui ferait pas ployer le genou bien qu’il ne semblait pas, non plus, invincible comme en témoignaient ses cicatrices. Il pouvait saigner. De ce fait, s’il saignait, il était possible de le tuer ou du moins, ici, de l’affaiblir pour obtenir la victoire.

    Encore fallait-il y parvenir. Pour cela, j’estimais qu’à mon instar, Deydreus pouvait partir à la pêche aux informations. Même si les prouesses de Tensai Ryssen était connue de tous au Reike, j’ignorais tout de lui pour ma part. Je ne l’avais jamais vu combattre.  Par conséquent, afin de savoir comment le battre, il était impératif de déterminer les atouts qu’il détenait dans sa manche. L’inverse pouvait également être souligné pour Tensai envers Fictilem bien que dans ce cas, il savait qu’il y avait un écart de puissance certain entre lui et son officier. Cette collecte des renseignements comportait des risques qui s’ils étaient mal estimés pouvaient conduire au trépas du prétendant au titre de Griffe…

    …même si, selon cette voix pernicieuse et avide de revanche qui susurrait à mon oreille en cet instant, il existait un moyen d’y parvenir. Ce moyen n’étant nul autre qu’une interprétation des consignes du sorcier reikois formulées au début de cette altercation. Effectivement, cette partie vengeresse de mon âme était devenue, bien malgré moi, une sorte de muse. Pire encore ! Je ne pus nier la justesse des conseils qu’elle me formulait. D’après ce qu’elle et moi avions pu en juger, ce combat n’était régi par aucune règle. Seule la finalité importait. Soit Deydreus mourait, soit Tensai Ryssen reconnaissait sa valeur au combat et lui accordait un nouveau titre. Or, je ne pouvais pas décemment croire que notre souverain d’esprit octroierait ce titre à un benêt incapable d’aborder, correctement, la tactique. Aussi, l’on pouvait estimer que cette arène, dans son entier, était un champ de bataille et que comme l’un d’entre eux il n’était régi par aucune règle comme l’avait si justement bien souligné le sorcier.

    Dès lors, l’environnement entier de cet amphithéâtre était un atout. L’usité contre son adversaire était envisageable si ce n’est même souhaitable pour la survie de Fictilem. Si par exemple, l’arène disposait, comme certaines de celles que j’avais connues par le passé, d’un sous-sol, l’officier pouvait très bien l’utiliser à son avantage d’une quelconque manière à un moment donné. De même, le fait que Tensai soit empereur pouvait être utilisé contre lui bien qu’en l’occurrence Deydreus semblait bien mal pourvu, du moins si je me fiais à la nature des stratagèmes que cette sinistre muse m’inspirait. Si cette scène n’était régie par aucune règle, rien n’empêchait l’humain, s’il y parvenait et s’il le désirait afin de handicaper son adversaire, de se servir des spectateurs comme d’un obstacle et ainsi, peut-être d’obtenir plus « d’ouvertures ». L’Empereur ne pouvait, après tout, se permettre de tuer ses propres sujets. Pas de cette même manière, et ce pour des raisons évidentes.  En outre, la présence de son épouse en ces lieux constituait une faiblesse en soi. Retourner sa présence contre lui pouvait être une idée pour le déstabiliser ou, au contraire, le rendre furieux.

    Encore fallait-il être équipé pour cela, car après tout, l’humain ne disposait pas d’arcs contrairement à moi. Ne restait que la magie, mais j’ignorais quelles étaient ses capacités arcaniques. De même, en y repensant user de tels artifices pouvait se retourner contre lui si l’Empereur estimait que, malgré les conditions tactiques dévoilées par le sorcier, ce n’était pas digne d’une Griffe sous prétexte qu’il n’y avait aucun « honneur » là dedans. C’était une possibilité qu’il ne fallait pas sous-estimer même si, pour ma part, la victoire revêtait plus d’importance que l’honneur. Hélas ! Tous ne pensaient pas ainsi au sein du Reike.

    De fait, si ma muse avait tort, il ne restait pour Fictilem qu’un seul moyen de triompher de notre Empereur. Il fallait frapper pour tuer et surtout atteindre des points névralgiques comme ses articulations, ses yeux ou ses tympans. Ces deux derniers éléments constituaient sans doute d’ailleurs les points les plus vulnérables du souverain, mais jamais une épée longue ne pourrait atteindre de telles cibles tant une telle arme était dépourvue de toute forme de subtilité ou de discrétions. Aussi, alors que je me voyais le dirigeant des Serres Pourpres charger rapidement le pourfendeur de Titan, je prononçais ses simples mots dans un murmure en elfique :

    « Alea Jacta est... »
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  • Dim 8 Jan - 22:10
    L’Empereur avance dans l’arène, portant son armure, mais pas son casque, sûrement pour se montrer à son avantage ou disperser tout doute à propos d’une quelconque mise en scène. Je vois bien que la foule est en délire, mais je ne partage pas vraiment ce sentiment, et cela, pour deux raisons. La première est que je le croise assez souvent au sein du Palais et lors de nos réunions de travail, ce n’est donc pas un événement extraordinaire pour moi. La deuxième est que le maître du Reike me fait peur, il a déjà fait exécuter des soldats ou bien les as poussés à se suicider pour des broutilles et je ne me sens absolument pas en sécurité quand il est proche de moi.

    C’est quand même étrange, car pour moi, un bon dirigeant doit aimer son peuple, mais ce n’est clairement pas son cas. Je me demande, comme beaucoup d'autre d’ailleurs, pourquoi il a envahi notre Royaume, car il aurait été bien plus heureux en régnant sur les tribus barbares du Nord.

    Je suis sorti de mes pensées par l’arrivé de son opposant, qui lui, pas con, porte son casque. Il salue puis voyant que son opposant l’attend, fonce à une vitesse hallucinante vers lui. Il vise le corps, puis les jambes d’après ce que je comprends. J’ai reçu de nombreux cours d’escrime, mais j’ai toujours été un élève médiocre et cela était uniquement pour faire plaisir à Mère.

    Pour être honnête, tout cela va bien trop vite pour moi et j’essaye juste de suivre les grandes lignes. Grâce à ma magie, j’ai toujours appris à réagir vite, les sorts, sauf les plus puissants, pouvant être lancé extrêmement rapidement. Personnellement, je m’attends à ce que Tensai, avec sa délicatesse habituelle, le coupe en deux et finisse ainsi rapidement le combat. Du moins, c’est ce que je ferais si j’avais pour femme la sublime Ayshara qui m’attend.
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