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  • Dim 21 Mai - 18:22
    Alerte : Défense de Sable d'Or
    Invasion venue d'outre-tombe


    Une main aux doigts terminés par des sabots attrapa le rebord d’une des rares barques encore disponible. Broken Goat se hissa, épuisé et légèrement blessé. Heureusement, ce n’était que quelques égratignures. Il avait connu bien pire quand il était esclave. Le cobe haletait, respirant nerveusement. Il s’allongea sur le ventre. La créature avait lancé une nouvelle attaque mentale semblant plus puissante que les premières. L’hybride avait eu l’impression que son cerveau allait exploser. Des images toujours plus terrifiantes envahissaient son esprit. Puis quand cela cessa, des cris toujours, mais aussi des rires. Ceux de personnes atteintes de folie. Broken Goat regardait la scène de massacre qui se déroulait devant lui avec un regard vide. Chaque fois qu’il tentait quelque chose, il avait l’impression que la situation ne faisait qu’empirer. Le fait de voir les soldats entre-tuer, le décourageait encore plus.

    De nouveaux cris s’élevèrent dans l’eau. Broken Goat remarqua des remous dans l’eau, puis des gens se faire emporter dans l’eau comme les proies de crocodiles. Le cobe ne portait pas vraiment ces reptiles dans son cœur. Et pour cause, ils rendaient son refuge aquatique moins sûr. Dans la situation actuelle, il pensait que les poissons et autres requins faisaient déjà leur œuvre. Mais il n’en était rien, un rapide regard et il remarqua des cadavres de sirènes et de tritons animés. Avec le peu qu’il lui restait de santé mentale, il avait bien remarqué que cette attaque était belle est bien coordonnée et bien organisée. Sans doutes préparée d’avance. Broken Goat suspectait des nostalgiques de l’esclavage voulant faire payer à l’Impératrice l’affront d’avoir voulu abolir une pratique qui leur était bien profitable. Il y avait sans doutes beaucoup de mécontents de voir cela disparaître. Même en ayant cherché des compromis comme les morts-vivants.

    Pourtant, même quand l’esclavage était encore présent, il y avait sans doutes déjà des voix qui s’élevaient contre cette pratique. A commencer par les esclaves eux-mêmes. Rares étaient ceux qui appréciaient cette conditions et qui étaient prêts à défendre un tel système, même avec le poids de la tradition. Toute société se devait d’évoluer et même un être ayant du mal avec le changement comme Broken Goat en était conscient. Mais certains étaient réticents à tout ça. Peut-être parce que jusqu’à maintenant, ils en bénéficiaient. Beaucoup s’étaient enrichis avec l’esclavage.
    Le cobe restait apathique sur sa barque. Il était encore sonné par la dernière attaque. Quand il senti des tangages venant de l’esquif. Ils se firent plus importants, comme si on cherchait à faire chavirer l’ensemble et son contenu.

    En parlant de contenu, Broken Goat remarqua un filet de pêche et des harpons. Son premier travail depuis sa libération lui avait appris à manier ces outils. Enfin, pour ça, il fallait être en équipe. Le cobe commençait enfin à reprendre un peu ses esprits après l’attaque de la chose non-identifiée, mais il sentait qu’il était déjà à bout par tous ces malheurs qui frappaient cette ville. Il ressentait de la colère vis-à-vis de ceux qui étaient responsables de ce carnage. Cela le déterminait encore plus à traquer les esclavagistes jusqu’à ce que cette pratique n’existe que dans les livres d’histoire. Mais pour ça, il devait survivre.
    Le cobe agita sa tête comme pour se remettre les idées en place. Cette fois, il avait bien envie d’en finir et de pouvoir retourner traquer ces ordures d’esclavagistes. Mais pour cela, il devait déjà se débarrasser des sirènes réanimées, et surtout donner l’alerte. Peut-être qu’ils pourraient avoir de l’aide. Même si ça risquait d’être compliqué, au vu de leur situation désespérée, ils n’avaient pas d’autre choix.

    Pendant qu’il cogitait, les sirènes et tritons réanimés, continuaient de tenter de faire chavirer l’embarcation sur laquelle était réfugiée le cobe. Broken Goat se redressa et prit un harpon. Il réalisait que ces objets fonctionnaient un peu comme les lances. Il n’était pas un expert en combat à la lance, mais il se débrouillait à la pêche. Peut-être pas aussi bon que ses homologues humains, mais ses résultats étaient acceptables.

    Broken Goat luttait pour se concentrer. Alors qu’il visait une sirène, il avait encore la tête qui tournait et l’être décharné se dédoublait. L’arme était reliée à une corde afin de la récupérer avec sa prise. S’il ratait, il pourrait récupérer son projectile. Sauf si les morts-vivants coupaient la corde. Heureusement, leur capacité mentale était proche du néant. Même avec une attaque coordonnée. Ils ne cherchaient pas à esquiver quoique ce soit, aucune stratégie. Juste foncer dans le tas et viser le premier vivant qui passait par-là. Sauf quand c’était des poissons un peu trop petits ou des requins attirés par les sirènes en putréfaction. Bien que les créatures aquatiques bien vivantes rendent service sur le moment, ils ne suffisaient vraiment pas.

    Finalement, le cobe tira, mais le plouf et le poids inchangé au bout de la corde trahissait un tir raté. Décidément, cette migraine avait du mal à passer. Heureusement, le harpon n’avait pas été détaché. Il allait ainsi retenter d’avoir ce maudit poisson. Broken Goat inspira profondément avant de se concentrer sur sa cible. Cela ne lui plaisait pas, mais il allait devoir viser la tête de la chose pour la mettre hors de combat. Sans la tête, cette chose serait aveugle. Heureusement, le zombie aquatique ne faisait pas beaucoup d’efforts pour se rendre plus compliqué à atteindre. Les sirènes réanimées avaient beau être plus à l’aise dans l’eau que les zombies d’humanoïdes terrestres, elles gardaient un côté pataud.

    Il lança son harpon et cette fois-ci, malgré ses maux de tête, il parvint à faire mouche. Le crâne de l’être marin fut traversé de part et d’autre par le harpon. Mais cela n’avait pas suffi à tuer le mort-vivant aquatique. On disait qu’il fallait vraiment y aller pour tuer ces êtres d’outre-tombe. Mais Broken Goat peinait à extraire le harpon de la tête de la sirène. Il posa son sabot sur son crâne pour aider à le faire sortir. Il devait prendre sur lui pour ne pas vomir, ce n’était pas un cheval chez qui ce n’était pas possible.

    Puis il y parvint, mais non sans mal et la sirène était toujours en vie. Il prit une pagaie et la frappa, l’adrénaline du moment, couplé à l’instinct de survie l’empêchait de flancher. Puis le crâne déjà fragilisé par le coup de harpon finit par se disloquer sous un dernier coup de pagaie. Le cadavre redevenu inanimé sombra dans les flots. Broken Goat avait tué son premier mort-vivant. Mais étrangement, il ne ressentait pas plus de fierté, hormis le fait d’être encore vivant.

    Il devait rejoindre le quai, bien qu’il ne soit pas forcément sûr, l’eau était devenue bien dangereuse. En tout cas, il fallait se débarrasser de ces créatures aquatiques. Et Broken Goat ne pourrait pas le faire tout seul. La faune marine attirée par les cadavres ambulants ne serait pas non plus suffisante. Cependant, en regardant les filets, le cobe se disait que ça pourrait-être utile. Et sur la terre-ferme, prisonniers de filets, les morts-vivants aquatiques seraient des cibles faciles. Le cobe rama en direction des quais avec sa barque en tentant d’éviter les morts-vivants.

    Quelques uns des soldats encore vivants vinrent l’aider à monter. Heureusement, ces derniers n’étaient pas devenus fous, puis le télépathe était encore en vie. Il allait pouvoir contacter Deydreus de la situation devenait difficile à gérer entre l’insaisissable créature qui rendait fou et donnait mal à la tête.
    Le télépathe se chargea de transmettre le message au commandement afin que le vampire qui supervisait l’opération puisse aviser de la suite des évènements au port. En particulier les soldats devenant fous et se massacrant entre-eux. Même si la situation semblait s’être temporairement réglée. Jusqu’à la prochaine attaque de la source des murmures. Il fallait vraiment se débarrasser de cette horrible créature.

    Broken Goat prit les filets de pêche dans la barque et en montra d’autres disséminés un peu partout dans ce village de pêcheurs alors qu’il tenait toujours son harpon.

    - Filets…servir à attraper sirènes…

    Un des soldats,  un pêcheur conscrit valida l’idée.

    - L’antilope n’a pas tort. On en attrape plusieurs, on les immobilise et on a plus qu’à les achever une fois sur la terre-ferme !

    Finalement, le plan se mit en place. Pendant qu’une partie des soldats s’attelaient à bloquer l’avancée des morts-vivants sur la terre-ferme, les autres, en priorité ceux qui avaient une expérience dans la pêche, lançaient des filets dans l’eau et remontaient ces derniers remplis de morts-vivants, en particulier les sirènes et tritons. Puis ils étaient achevés sur la terre-ferme par d’autres soldats tandis que les autres se chargeaient de revenir pêcher les autres sirènes. Broken Goat se chargeait de capturer les créatures aquatiques au filet avec d’autres hommes. Il avait toujours un peu mal à la tête et se sentait encore faible. Mais l’adrénaline semblait l’aider à tenir. En revanche, la prochaine attaque psychique risquait de le laisser avec de très lourdes séquelles durables.

    CENDRES

    Résumé:
    Noble du Reike
    Noble du Reike
    Brak'Trarg
    Brak'Trarg
    Messages : 363
    crédits : 2900

    Info personnage
    Race: Oni/Drakyn
    Vocation: Guerrier - Combattant
    Alignement: Chaotique Bon
    Rang: B - Garde royal
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t104-brak-trarg-la-creature-du-reike-termine
  • Dim 21 Mai - 19:17
    Brak après que Tgaar lui ait souhaité bonne chance, laisait ses amis a leur sort en s'envolant vers els entrepots et même si cela était pour un court instant et qu'il savait se batre et n'était pas entieremetn san sprotection cela rendit le coeur de Brak lourd de laisser ses amis exposé au danger. Mais cette nuit el danger était partout et la zonne du marché n'était guerre épargné quand Brka la survola. FInalement il ateingit un genre d'entrepot ou il trouva un stock de jarre d'huile de poisson. Le stock n'était pas ... aussi fourni qu'escompté mais il aiderait a tenir c'est sur.

    preant la grande caisse contenant le stock entier Brak resorti aussi rapidemen tque possible de l'entrepot non sans ecraser trois tête de zombis au passage les ramenant à l'état de cadavre inerte qu'il n'aurait jamais du quiter. une fois sorti de l'entrepôt la caise entre ses paluche et ses aile de nouveaux dépolyé et dans les airs Brak se trouva face à un dileme devait il aller aider les reikois au marché ou retourner aux rempart aider ses amis. après deux secondes d'hésitation Brak décida d'alelr aider ses amis face a l'adversité l'amitié et loyauté et ait les meilleures armes.

    de retour sur les remparts il entendit Killanna lui demander de protéger la chef astryd près des archers. Brak aurait préferer lui aussi protéger Tagar, mais il n'en dit rien et hocha rapidement de la tête pour toute reponse afirmative. Titan's Slayer son épée géante avait reprit sa place sur son dos tandis que la caisse de jarre d'huile posé près des archers et astryd. Brak prit entre se samisn ses deux fidèles marteaux près a se battre au corps a corps. le chaos environant étant trop dense et dangereux pour le lancer de marteaux et l'épée géante car il toucherait a coup sur ses aliés. cependant il dit rapidement à Astryd et au groupe.

    "voilà une caisse de jarre d'huile de poisson qui devrait nous aider. je vais vous protéger au corps a corps avec mes marteaux "

    dit Brak joingnant rapidement le geste à al parole en faisant exploser la tête au marteau d'un zombi à moins d'un mètre de Astryd puis commençant a en ataquer trois autres au marteaux qui s'était aproché des archer qu'il put vaincre d ela même manière

    Brak était décider a faire son maximum marteaux en paluche et ceux jusque a ses griffes et corcs de dragon si le fallait pour porteger ses amis les zombis n'avait qu'a bien se tenir.


    résumé :

    _ Brak va chercher le stock d'huile de poisson à l'entrpot près du marché

    _ Brak revient sur les remparts et pose la caisse près d'astryd

    _ Brak anonce au groupe l'arrivé de l'huile de poisson et son intention de protege rel groupe au corps a corps a coup de marteaux

    _ brak abat les premiers zombis et continu de protéger le groupe face au suivant plutôt du coté D'astryd et des archers.


    utilisations des pouvoirs ,

    - vol palier 1 : plusieur fois
    - force surhumaine palier 2 : 1 fois
    - force surhmaine palier 1 (pour porter la caisse d'huile ^^) : 1 fois


    voix et thème de Brak'Trarg:


    Bric à Brak (inventaire de Brak'Trarg:


    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 5 W84111
    Citoyen du Reike
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    Lardon
    Lardon
    Messages : 167
    crédits : 3182

    Info personnage
    Race: Hybride
    Vocation: Mage soutien
    Alignement: Loyal neutre
    Rang: C (RSAF)
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t1296-lardon-aka-lars-petitgroin-termine
  • Lun 22 Mai - 8:48
    Un petit groupe d'homme dévalait la rue au trot pour rejoindre Lardon, aussi essoufflés, sales et puant de transpiration et de tripailles que l'était les deux escouades qui remontaient.

    - Soldat ! Situation ! Gueula l'un des officiers.

    Une femme parmi ceux qui venaient d'arriver, et portant l'uniforme des miliciens de Sable-d'Or, prenait la parole pour répondre.

    - Les remparts sont prit d'assaut par la horde et certaines alcôves sont tombés ! Il y a des débordements de l'ennemi vers le marché et on a fait ce qu'on a pu pour maintenir les blocus dans les ruelles. Le tueur de troll nous a envoyé défendre le mage, Capitaine !
    - "LE" tueur de troll ?
    - Oui, capitaine ! Il est seul ! Assurait la soldate. Il en a abattu un et nos hommes se sont chargés du second qui était à terre mais on a perdu plusieurs  des nôtres dans l'affrontement. Je crois qu'il s'occupe du dernier.

    Une ou deux secondes peut-être s'écoulaient en silence, les capitaines recevaient des rapports télépathiques, puis de nouveaux ordres étaient donnés. Les sept miliciens de carrière qui venaient de les rejoindre allaient former la nouvelle escorte du mage à tête de cochon, les autres reprenaient leurs places au sein des escouades.

    - Soldats ! Nous n'avons eu droit qu'au menu fretin et pourtant il en reste bien plus qu'on ne pourrait en cuire ! Déclamait l'autre officiers en charge tout en élançant son bras vers la porte Nord pour ordonner la reprise de la progression vers celle-ci. Et il y a pire ! Des trolls et des géants font partit de la horde des morts ! Quelques murmures se répandaient au milieu des hommes. Mais notre armée est là avec ses renforts ! Nous allons aider le tueur de troll et défendre plus proche de la porte où se trouve les cadavres de troll, leurs carcasses nous serviront d'obstacles pour mieux gérer la venue de l'ennemi !

    Les trois petits groupes remontaient de quelques mètres en réceptionnant plusieurs mordeurs, il y avaient parmi eux des volontaires, tombés lorsque la porte céda ou un peu plus tard contre les premières vagues et les trolls, mais aucun des défenseurs n'hésitaient à offrir le dernier vrai repos à leurs anciens camarades. La rage et l'adrénaline accompagnaient ces coups donnés, chassant à plus tard l'horreur et la tristesse de devoir achever leurs amis ou des membres de leur famille.
    Devant eux s'étalait de tout son long le corps inerte de l'un des trolls, en plein travers de l'avenue, un autre presque accolé à lui prolongeait ce monticule nauséabond de chair en putréfaction jusqu'à une maison dans laquelle il était à moitié encastré, entouré de plusieurs soldats qui étaient prit à partit avec des zombies qui se frayaient difficilement un chemin entre les corps massif.

    - Ligne avant, sortez les nôtres de ce bordel et rameutez les de ce côté ! Le centre ! Entravez les passages larges avec ce que vous pouvez ! L'arrière en support. Nous ne tiendrons pas ce point éternellement, préparez-vous au repli à mon ordre ! Prévenait le premier capitaine avant de se retourner vers un jeune volontaire en lui tendant une corne de brume en bronze. Prend-ça fiston, et grimpe sur le toit, tu devrais avoir une meilleure vue sur les portes Nord, et je veux que tu me crache tes poumons en soufflant dans cette corne dès que tu vois un truc étrange les franchir.
    - Oui, capi.. heu chef, capitaine ! Heu, un truc étrange comment ? Demandait maladroitement l'adolescent à la chevelure blonde qui ne devait pas avoir fini son service militaire.
    - Plus étrange que ces saloperies de mordeurs, fils ! Que ça fasse cinq mètres de haut, que ça brille ou que ça chie des pierres célestes par le cul, tu souffle là d'dans comme un demeuré, et tu reviens ventre-à-terre !

    Le garçon acquiesçait en s'emparant de la corne d'appel, filant par une ruelle déserte adjacente tandis que les autres hommes se dispersaient en suivant les ordres donnés, aidant leurs frères d'armes à se replier derrières les immenses dépouilles et à entraver la progression des macchabés.
    Lardon faisait partit de cette deuxième équipe, aidés de plus de paires de bras que les sept qui l'accompagnaient, ils balançaient ce qu'ils trouvaient pour obstruer les travées trop larges, poutres, gravats, même les cadavres servaient à bâtir des entraves de fortune.
    Le mage porcin usait de ses talents télékinétique pour envoyer des volées de petits projectiles divers à hauteur de torse pour abattre et ralentir d'un peu la progression des morts, le sol jonché de cadavres et l'agencement des lieux ne lui permettait pas d'être aussi efficace que tout à l'heure avec sa magie terrestre, encore qu'il jouait bien plus de sa masse en acier que de ses sorts dans l'immédiat.

    De longues minutes s'écoulaient dans l'urgence. Les défenseurs rassemblaient presque une vingtaine des leurs, épuisés mais en vie, extirpés des décombres ou épaulés dans leur lutte contre l'ennemi. Ceux-ci se reformaient pour tenir les étroits passages qui laissaient échapper des zombies au compte-goutte, guidé par le second capitaine qui avait gravit une façade à demi-effondrée.
    Personne ne cherchait le tueur de troll, la priorité était donné au maintient de la "barricade", peut-être était-il déjà partit aider à un autre endroit ? Pas le temps de faire des recherches, ni même de remerciements.
    Le blocus cadavérique ne tiendrait pas très longtemps, le mugissement de la horde pas delà les grandes dépouilles était significatif, ils allaient continuer d'avancer, et qu'ils finissent par passer par dessus ou à travers les carcasses de trolls, ou même qu'un autre mort géant les renversent, cela n'était qu'une question de temps et les précieux instants que les vivants continuaient de gagner était déjà mit à profit dans la réorganisation du plan de défense de l'avenue Nord.

    Le premier capitaine informait l'hybride cochon de son futur rôle à jouer.
    Les rapports des mages télépathes indiquaient la présence de plusieurs zombies sur la place du marché à l'Est, et le risque de tenaille devenait trop grand si cette zone venait à être perdue et submergée. Les effectifs supplémentaires qu'ils venaient de récupérer permettait à l'une des escouades d'envisager de s'exfiltrer vers les halles marchandes pour apporter leur aide, pendant que l'autre resterait en défense dans l'avenue principale.
    A moins d'un miracle ou que la situation ne change radicalement, ce point finirait par céder d'une façon ou d'une autre, et Lardon allait avoir pour mission de freiner le débordement du mieux qu'il pourrait pendant que l'une et l'autre des escouades rejoindraient leurs nouvelles positions.


    Résumé:
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    Anonymous
  • Mar 23 Mai - 0:31
    En contrebas, le combat fait rage. La glace vient frapper les flammes, terrassant les ennemis, laissant des traces sur les bâtiments. Dans le meilleur des cas. Une grande partie des habitations frappées par les pouvoirs de Shaïna ou de l’oiseau céleste ne s’en tirent pas avec seulement quelques pierres calcinées mais avec des plaies béantes. En l'état, il est difficile de dire qui cause le plus de dégâts à la ville entre ses défenseurs et ses attaquants. Mais la défense est efficace. Du haut de sa monture, Miya voit progressivement les hordes de créatures s'amoindrir. Les goules qui quelques secondes plus haut terrorisées le sud ne sont plus qu’un tas de cendres fumantes. En tout cas pour celles rencontrées par sa sœur. Rapidement, ailleurs, les mêmes mouvements se dessinent. De nouvelles créatures émergent des ténèbres pour continuer leur funeste tâche. Elles le savaient, elles en avaient conscience, elles se sont plusieurs fois fait la remarque, à chaque fois plus proche du pied du mur. Les y voici. Il faut trouver la source, l’origine de tout cela. Endiguer le problème au plus vite. Non seulement pour défendre la ville et ses habitants mais surtout, et c’est cette pensée qui fait plisser Miya des yeux, chercher ce détail, cette aiguille dans la botte de foin qu’est la ville, mais surtout parce que perdre la bataille ici veut dire permettre aux créatures d’attaquer leurs alliés de dos. Et dans ce cas le résultat ne pourrait qu’être désastreux.

    Comme sa sœur quelques instants plus tôt dans la ruelle, Miya se penche légèrement en avant, relâchant légèrement sa prise sur le cou du phénix. Méthodiquement, elle analyse la zone. Droite, gauche, revenant sur son étude de l’endroit avant de tendre le bras vers le Sud.

    La ! Un tunnel. C’est de la qu’elles sortent. Tu peux t’en occuper ? Le faire s’effondrer ou geler l’entrée ? Si tu as besoin que Shaïna vienne allumer un feu je peux lui demander de venir. En tout cas elles viennent de là c'est certain.

    En écho à sa demande deux nouvelles goules émergent de l’endroit se glissant rapidement dans les rues à proximité. Vu d’en haut l’explication de la situation saute aux yeux. Le tunnel est directement au pied d’un des murs. D’un des remparts. Loin de l’agitation et des habitations donc. Aucun militaire n’est encore venu jusqu’ici s’assurer de la situation ou s’ils l’ont fait c’était avant l’arrivée des créatures.

    On ne peut pas faire exploser l’entrée du tunnel. S’il est profond ou s’il y a des complications cela pourrait avoir de grosses conséquences sur le mur à côté. Ne reste que la solution de geler l’entrée et tu es la seule à pouvoir t’en occuper. Sur une couche assez épaisse idéalement, je n’ai aucun doute sur le fait que ta glace ne disparaîtra pas aussi facilement mais autant faire d’une pierre deux coups et renforcer les murs du tunnel pour éviter un effondrement si des créatures venaient à s’y attaquer.

    Tout en donnant ses directives, Miya parcourt des yeux la cité à la recherche de sa sœur. La trouver n’est pas dur, il lui suffit de chercher les foyers de flammes s’ouvrant de temps à autre au milieu de places ou de zones assez grandes pour limiter les risques d'extension de l’incendie. Cette situation ne lui plait pas, comme elle sait que sa jumelle doit grincer des deux à chaque utilisation de sa lave néanmoins elles ont toutes deux conscience de la situation. Elles n’ont pas le choix. Et comme Boreas l’a déjà prouvé, même si cela laisse des traces, elle est tout à fait capable de restreindre les flammes de l’élémentaire.

    Une fois qu’on s’est occupé du tunnel, il ne reste qu’à nettoyer la zone. Si jamais tu as besoin, je peux essayer de te guider pendant que tu t’en occupes. Il en reste encore pas mal de ce que je peux voir. En attendant, notre priorité est le tunnel. Et la raison de sa présence.

    Tout en parlant, elle continue de fouiller la zone. Difficile de dire la raison de la présence de ce nid à problème, aucune des deux jumelles n’ayant été très assidues durant les cours concernant les créatures magiques, convaincu que en cas de problème elles pourraient s’en tirer avec leurs capacités de combat néanmoins, elle sait que cet œuvre est très certainement humaine. Quant à trouver son auteur, c'est un autre problème.

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Au sol Shaïna continue sa chasse. Méthodiquement elle passe d’un adversaire à l’autre, ne prenant que des combats dans des lieux ou les risques pour la ville sont plus faibles, attirant les autres créatures dans des foyers de flammes qu’elle a déjà déclenché ou s’assurant d’être à un endroit avec assez d’espace pour en déclencher un nouveau. De temps à autre son arme se brise, incapable de tenir face à la chaleur qu’elle dégage, la forçant à la remplacer avec ce qu’elle trouve, l’arme d’un combattant tombé plus tôt quand elle a de la chance, un outil de pêcheur ou de fermier quand la bonne fortune n’est pas au rendez-vous.

    Gardant toujours un œil vers le ciel, elle suit le déplacement de sa sœur et du phoénix, moissonnant en se rapprochant de l’entrée du tunnel, tentant d’endiguer à la source le mal mais sans jamais s’éloigner plus que de raison du reste des militaires. En l'état, elle ne peut plus venir en aide aux civils, et cela ne servirait pas à grand-chose vu les créatures arpentant les rues, mais les ordres sont absolus et elle se veut d’être prête à y répondre à tout moment. En l'absence d'ordres contraires, elle est le rempart de flammes ralentissant les opposants.
    Résumé & Pouvoirs:
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Mar 23 Mai - 7:38
    Zombieland
    Feat Des morts et des vivants


    Irritée...

    Cela avait été une mauvaise idée d'admettre une autre personne que Kaelinn sur toi... L'humaine ou la chose rousse, qu'importe, parlait beaucoup, et tu n'appréciais pas la chaleur qui l'entourait. Naturellement, en tant qu'oiseau céleste, prenant sa source dans le froid viscéral du monde, tu avais du mal à collaborer avec ces parfaits opposés. Tu étais à deux doigts de tout laisser tomber, ce rôle d'oiseau bienfaiteur ne te plaisait déjà plus et tu étais las d'entendre la rousse bredouiller des ordres à ton encontre.

    Pourtant, tu n'en fis rien... La curiosité malsaine prenant davantage de place dans ton crâne que la gène et l'embarras... Après tout, tu voulais savoir comment tout ce chaos allait se résoudre. Avec un peu de chance, tu aurais le plaisir de savourer la victoire ou la défaite de ce groupe de soldat improvisé sur le pouce.

    - Je te conseille de... prendre un autre ton avec... moi !

    Tu poussais un cri, clairement irritée que ce ne soit pas Kaelinn qui t'ordonne quoi faire ! Tu étais comme ça, une créature énervante et instable, davantage propice à répandre le désordre qu'à l'organiser. Plongeant alors vers l'endroit d'émergence que vous aviez repéré, c'était en poussant un nouveau cri que tu vins à te stabiliser un peu à son niveau avant de canaliser ta magie de glace pendant quelques secondes.

    - Cela va... me prendre... du temps.

    Finalement, tu relâchais ton souffle vers l'entré du tunnel, tentant de geler celle-ci... Cependant, c'était bien plus simple à dire qu'à faire, dans ce champ de bataille aux échos multiples, il te fallait t'assurer qu'une de ces créatures ne te sautent pas dessus. Pire... Il fallait aussi que ta glace soit suffisamment solide pour bloquer définitivement cette faille dans les défenses de la ville. Du moins le temps que les autres soldats aient réussi à endiguer l'invasion. Après tout, tu serais bien ennuyée de voir que tout ce beau monde avait échoué simplement car ils n'avaient pas pensé à surveiller leurs arrières...

    Ou du moins car ils avaient eu la mauvaise pensée que tu étais capable de surveiller cela pour eux.

    Relâchant pendant plusieurs instant ton souffle froid, tu sentais l'air se cristalliser et s'imperméabiliser... Petit à petit, tu refusais cette entrée à ces goules en espérant que cela soit suffisant. Enfin... Espérer était un bien gros mot. Outre mesure, tu t'en fichais ouvertement, mais tu n'avais cependant pas envie de devoir y revenir une nouvelle fois. Tu faisais des efforts, mais il fallait clairement pas trop t'en demander non plus. Davantage d'ordres reçus, et tu finirais sans doute par rejoindre les rangs des ennemis bien moins causant à ton goût !

    Ceci fait, selon ton bon jugement d'oiseau de malheurs, tu retournais sillonner les cieux, attaquant les quelques monstres qui avaient le malheurs de se dévoiler au clair de lune.

    Au moins tout ceci était un bon défouloir.

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  • Mar 23 Mai - 11:35
    Ta tête te faisait un mal de chien, un de ceux que tu éprouvais dès lors que l'extrême violence, tu utilisais. Mais cette fois, il n'y avait pas tant d'autres solutions plausibles et la menace n'avait rien de vivante. Tu ne blessait que des êtres ne devant point exister qui, dans leurs tombes devaient rester. La brume commençait à se dissiper à travers la grande baie vitrée qui avait éclater sous la pression, soumis à cette chaleur intense. Des cadavres ambulants il ne restait au point grand-chose si ce n'était des ossements brûlants jonchant le parquet et les tapis, tout autant que les marches menant à ce salon depuis l'extérieur.

    En te dirigeant vers l'extérieur, désireux de connaître la suite des hostilités, tu manquas de trébucher tant tes jambes étaient mollassonnes. De toute ton âme, tu espérais que les choses étaient de nouveau calmées aux alentours de la demeure du régent et que l'hôpital pourrait reprendre son service initial, sauver les pauvres blessés et non-devoir lutter de plus belle contre l'horreur qu'incarnaient ses êtres sans vie. Mais ce fut le désarroi complet qui t'y attendait, vision terrifiante qu'était celle de la crypte continuant à vomir ses macchabées sur la cité. Ce problème n'avait rien de régler et si l'on attendait davantage pour s'en occuper, alors les morts finiraient par vous ensevelir, les soldats des murailles et du ports dans l'incapacités de venir vous prêter main forte, déjà débordés eux même.

    Deux solutions s'offraient à toi, retourner à l'intérieur de la demeure, apporter les nouvelles de ta brève réussite qui ne servait finalement qu'à offrir un peu de temps, temps que tu allais gâchais à parler, ou prendre le peu de courage que tu possédais en main et achever les cadavres continuant à vous assiéger. Évidemment, ton cœur de couard te suppliait de retourner dans le manoir, de guider les autres vers la résolution de cette problématique. Tu n'étais qu'un soigneur, un troubadour et tout ceci n'était guère fait pour toi, tu en venais même amèrement à regretter d'avoir suivi l'effort commun qu'était venir sauver cette cité. Sot que tu avais été de t'en croire capable, au cœur de cette taverne, buvant quelques thés et discutant de tout et de rien, tu aurais été bien plus en sécurité, là où tu devais être réellement.

    Pourtant, tu étais bel et bien ici, entouré par la mort et la désolation, la panique grandissante et les élans de courage incertains. Tu savais parfaitement au fond de toi que chaque instant représentait un combat que tous, toi compris, devait servir cet effort commun qui vous avait poussé à venir. Il s'agissait d'une bataille à grande échelle, et tu y étais plus qu'un troubadour perdu, tu avais des capacités spéciales, des talents élémentaires que tu pouvais utiliser. Non, que tu te devais d'utiliser.

    Là, au milieu de cette arrière-cour autrefois parcourue par des lignes fleuris et quelques arbustes taillés, tu piétinais, rechignais à choisir. Ton regard se portait de la crypte au manoir, puis inversement. Et chaque seconde était plus dur que la précédente tant il te fallait agir sans attendre.

    Tu soufflas, exaspéré autant par la situation que ton comportement. Si seulement tu possédais la même assurance que ces guerriers, ces gladiateurs et ces soldats toujours prêt à agir, prêt à sacrifier leurs vies pour la patrie.

    Depuis les rues des cris continuaient à monter, des brasiers à se propager et la même scène se répétait à l'intérieur du manoir. Une claque tu élanças contre ta propre joue, plus forte que tu ne l'avais cru tant le choc résonna dans ton crâne, au moins, cela t'avait sortie de tes doutes. Il y avait déjà les soldats, les brassards blancs et le Porte-mort à l'intérieur de la demeure du régent, qui luttaient pour survivre et repousser les morts, ils n'avaient point le temps de se charger d'un autre problème. Alors tu pouvais au moins faire ce qui t'était possible pour améliorer la situation.

    Dans un élan dantesque, tu sprintas jusqu'à la crypte, tâchant d'éviter les zombies éparpillés à gauche et droite, trop lents pour te rattraper. Plusieurs fois, des mains griffues passèrent non loin de toi et, à chaque fois, des frissons de peur te parcouraient le corps. Tu te voyais déjà les rejoindre et pourtant, tu continuais à avancer jusqu'à la sinistre porte d'où ils provenaient. Un bref instant, tu hésitas entre vaporiser l'intérieur de la crypte ou simplement les colonnes maintenant la structure debout. Si tout s'effondrait, cela les stopperaient, ils seraient toujours debout, mais incapable d'en sortir tandis que vaporiser l'intérieur n'avait rien de garanti tant le lieu pouvait être grand. Tu n'en savais diablement rien.

    Alors tu te concentras, grimpant sur les restes d'une carriole écrasé contre un mur pour y trouver un semblant de protection. Puis, de nouveau, tu te concentras pour augmenter la température de ta carcasse, laissant ta peau perler et entrer en ébullition, les fumerolles s'intensifièrent et rapidement te couvrir, puis, de tes deux mains dirigées vers la structure, tu aspergeas les piliers de marbre et de granit sculpté habilement des décennies plus tôt, mais la cité n'en était plus à quelques dégâts collatéraux prêt. Avec une ferveur nouvelle, celle d'un espoir de réussite, d'un espoir de survie, tu continuas d'abreuver les murs de la crypte d'une ardente vapeur, t'apprêtant à t'arrêter que lorsque des bruits d'effondrement tu entendrais.

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  • Mar 23 Mai - 13:39
    Attaque de Sable d'Or



    Il existe deux types d’équilibres. Celui de l’Ordre, stable, solide sur ses appuis, et celui du Chaos, instable. C’est celui d’un objet déposé avec précaution sur la pointe d’une arête, où la moindre perturbation extérieur suffit à tout envoyer en l’air, quelqu’un qui respire trop près, des pas sur un plancher, parfois même de simples vibrations sonores suffisent. Cette précarité délicate est exquise lorsqu’on l’applique à la grandeur et à la brutalité d’un champs de bataille. À Sable d’Or, les deux armées mortes et vivantes s’affrontent avec toutes leurs volontés pour s’annihiler mutuellement, mais à un instant donné, seulement une seule d’entre elle possède l’avantage. Pour Violence, plus on se rapproche de cet équilibrium entropique, et plus le combat perdurera. Les forces nécrotiques ont le dessus pour l’instant, et si le Démon venait à se retirer dès maintenant pour simplement profiter de l’affrontement, elle n’aurait peut-être pas autant à savourer qu’en restant un peu plus au marché.

    Mojian, toujours immobile, perds de vue l’Orc qui était venue à ses côtés, par contre la Sphère repère quelque chose de bien plus intéressant dans l’immédiat: la horde de marche-morts déborde de plus en plus de l’autre côté du mur et les corps s’écrasent successivement dans un vacarme d’os brisés. Le pantin du Démon fait un pas en avant mais s’arrête presque tout de suite, le bas des remparts côté marché est plongé dans le noir, seul les sons des zombies qui tombent trahissent pour le moment leur présence après qu’ils se soustraient aux lumières en haut des fortifications, mais il y a quelque chose de singulier. Les zombies peinent à se relever après les chutes, manquant parfois de jambes valides pour ce faire, mais certains d’entre eux, des formes émanant des ténèbres, semblent non seulement “épargnées” par la descente des remparts mais aussi plus sveltes… plus frais.


    Dans un râle d’agonie râpeux, les nouveaux arrivants s’élancent sur la silhouette de Mojian. La coquille vide, mue par la volonté de sa lame, hurle également avec une voix que des cordes vocales humaines ne pourrait produire.

    HIIIYYYRREEEEEEAAA

    Tout d’abord, le menu fretin. La Lame Famélique balaye l’air et trouve la chair, la Lame déchire, la Lame achève. Violence et Mojian entament une danse frénétique dont les pas imprécis résultent de l’excitation ostensible du Démon. Le rire macabre du porteur qui s’adonne complètement au combat ponctue les coups d’épée qui fusent dans les airs, trouvant occasionnellement sur son passage les ossements putréfiés et les quelques morceaux de cuir et d’armure rouillée portés par les zombies de pacotille. Mojian piétine de ses grèves les crânes animés qui tombent au sol, renvoyant les corps des défunts reposer une nouvelle fois dans l’Outre-Monde. Soudainement, une épée en acier poussiéreuse vient s’entrechoquer contre le métal alien du Démon. Mojian relève la tête, à travers sa visière l’orbe de pure noirceur dévisage les orbites vides du squelette en face de lui, entièrement armuré, cotte de maille encore pimpante et assemblée, et le corps est dans un état de préservation avancé mais l’absence de muscle n’a pas l’air de le déranger. Surprise par la rapidité de ce nouvel adversaire, Mojian ne réagit pas à temps et la lame de son ennemi coulisse le long de celle de Violence avant de remonter et de percer de sa pointe la peau de l’humain. L’arme ne s’enfonce pas très loin, bloquée contre l’Épée Maudite au niveau de la garde, les deux combattants s’efforcent de repousser les efforts l’un de l’autre tandis que Violence prends le temps de manipuler la structure interne de son soldat via son pouvoir de corruption, rien de très demandant, il s’agit juste de descendre un petit peu les poumons et l’artère jugulaire pour éviter une blessure trop grave là où la pointe continue de transpercer la chair. Le Démon s’occupe également de déformer les canaux sanguins pour limiter le saignement même si le gros de la blessure est déjà fait. Mojian cède. Le Chasseur enfonce son épée dans la clavicule de l’homme à travers le défaut de la cuirasse endommagée. Celui ci ne hurle pas, il n’a aucune réaction, aucun mouvement de recul ou de toucher sa peau meurtrie, à la place, il pivote violemment sur la droite, emportant dans son geste l’arme plantée en lui et la soustrayant à la poigne squelettique du Chasseur pour le désarmer, puis, il fait sens inverse en soulevant Violence à bout de bras et décapite l’engeance nécromante.

    À la fin du geste, le pantin commence à ressentir les effets de la fatigue. Sa tête se penche vers l’avant et il contemple les cadavres qui s’enchaînent sur le sol pour dessiner un sentier macabre vers les ombres des murs. Même s’il n’est plus assez conscient pour être capable de répondre à la douleur malgré sa présence, la mécanique biologique de son corps reste la même. Il ne parvient plus à s’oxygéner au même rythme que ses muscle consomment l’O2 et naturellement, ses poumons travaillent plus, sa gorge s’assèche, et pourtant, son corps ne ralentit pas. Son coeur se met à battre plus vite, compensant l’effort, son rythme s’accélère, et pourtant, son corps ne ralentit pas.
    La Corruption est puissante, elle a eu le temps tout au long de ce dernier mois à s’emparer du corps de Mojian, à s’approprier chaque cellule de son être pour pouvoir le modifier à sa guise. Les tentacules d’influences démoniaques qui parcourent son corps s’immiscent dans ses épaules, dans ses organes internes, dans ses os, ses muscles, ses nerfs, ses veines. Partout. En cet instant précis, Mojian n’a plus rien d’humain si ce n’est l’apparence, et même cela va bientôt prendre fin. Sous l’armure noire et la cape du chasseur de monstre, le corps s’altère fortement. Remontant dans veines du malheureux, Violence atteint le coeur de sa cible et le renforce en modifiant les cellules de surface pour le parsemer de muscles réactifs supplémentaires afin d’améliorer le contrôle cardiaque et de stabiliser le rythme des battements. Les poumons de la cible gagnent en capacité, et les bronchioles se déploient de manière plus éclatées au sein des organes afin d’augmenter leur surface exposées à l’air. Cette structure serait normalement trop fragile pour un être vivant classique, mais grâce à la magie du Démon c’est chose possible. La seule chose qu’elle ne pourra pas accroître est la résistance musculaire de son hôte aux dégâts dus à la fatigue, lorsque tout cela sera terminé il sera probable que le corps subisse une atrophie majeure, mais tant pis.

    Fort de sa nouvelle anatomie, Mojian relève la tête pour dévisager les autres Chasseurs qui arrivent. Pas de hurlement cette fois, Violence prends soin de contrôler sa propre influence sur le mental de son hôte afin de l’empêcher de s'époumoner, l’air est désormais précieux. Brandissant une nouvelle fois la Lame Famélique, l'épée ensanglantée du précédent Chasseur toujours plantée en travers de son épaule et ressortant dans son dos, Mojian se précipite vers le reste des zombies cuirassés.

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  • Mar 23 Mai - 15:37
    "Inutile de me le dire deux fois, chef !"

    La voix rauque d'Iratus était parvenue à s'élever au dessus des gargouillements ininterrompus et des sons de la bataille contre le flot cadavérique. Kahl, l'oreille tendue et toujours à l'affut, obtenait sans mal les informations directement de la bouche de son supérieur et, dans les rares cas où les aboiements du loup ne l'atteignaient pas, c'était un second Dévoreur qui se chargeait de lui passer le message d'une manière ou d'une autre. S'extirpant d'un épais nuage de sable, Kahl réapparut en abattant sa masse sur une poignée d'opposants, les écrasant tous sur le champ. Riant aux éclats, il s'attarda un moment sur l'état du combat. Chacun des hommes en armure pourpre se mit à beugler plus fort que son voisin, prenant avec enthousiasme les ordres d'Alasker et créant ainsi un concert barbare à la mélodie purement sauvage. Kahl, tout aussi bruyant si ce n'était plus, empoigna avec force l'épaule de l'un de ses adversaires et vint le projeter sans effort sur un regroupement d'immondes combattants décharnés. En pivotant, il aperçut à nouveau le fameux Zéphyr et s'autorisa le luxe de l'apostropher :

    "Ca vous change sacrément de votre quotidien, n'est-ce pas ?"

    Dans un mouvement atrocement exagéré, Kahl se cambra en arrière. Sa gueule énorme s'ouvrit et ses muscles anormalement tendus se contractèrent par magie. Tel un fauve, il vint ensuite se jeter en avant et mordit sans hésitation la gorge décomposée de l'un des ennemis. Indifférent au gout ignoble du sang pourri, il tira si fort sur sa prise que toute la structure supérieure du mort-vivant fut démolie, le réduisant à l'état de tas de barbaque noircie en un éclair. La joie sadique de Kahl l'aveuglait et lorsque cela se produisait, il avait tendance à se laisser distraire même dans ces moments critiques. La face recouverte de viscères, il continua de fixer le Maitre-Espion qui virevoltait partout sur le champ de bataille.

    "Mais vous faites ça drôlement bien, dites-moi ? C'est un style peut être un peu trop élégant en vue du contexte, cela dit..."

    Même en état de crise, les considérations du géant pour l'esthétique du combat n'étaient pas mises de côté. Sa vision de la beauté était bien atypique et justement, il avait l'impression aujourd'hui de se trouver en plein cœur d'un véritable chef-d'œuvre. Une pique de douleur exacerbée le ramenant cependant sur terre et lorsqu'il se tourna pour faire face à la menace, il réalisa qu'une dague rouillée venait de le frapper au dos. Portée par un assassin à la tête à moitié grignotée, l'arme était loin de pouvoir percer l'entièreté de son cuir épais mais la souffrance fut néanmoins suffisante pour l'agacer significativement. Sans même prendre le temps d'user de son arme, il envoya dans le menton du zombie un direct si net et rapide que ce dernier fut propulsé dans la foule de morts animés.

    "Malpolis."

    Lorsqu'il leva les yeux, il aperçut un nouvel ogre dépassant du tumulte et se mit en tête d'en faire une affaire personnelle. Massue en main et épaules en avant, il fonça dans le tas en arrachant comme de la mauvaise herbe les gueules cassées des monstres qui se présentaient sur sa route et quand il parvint à atteindre le colosse qu'il abordait de profil, il décida de porter l'assaut via un balayage porté avec une force herculéenne. Broyer les jambes d'abord, achever le reste ensuite. Un plan simple, mais potentiellement dans ses cordes.

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  • Mar 23 Mai - 16:30
    Oyun balaie du regard la petite équipe qu'elle a rejoint. Les maçons improvisés ajoutent du sable à la chaux pendant que la mixture prend forme lentement mais sûrement. Quelques planches ont été récupérées, mais la plupart des binômes partis chercher du matériel ne sont pas revenus - elle en voit un se battre, et ne peut qu'espérer que les autres n'aient pas connu un destin plus funeste.

    Le mage encaisse la pression qui repose sur ses épaules avec l'honneur propre aux militaires de l'Empire. Pendant qu'il malaxe son énergie magique pour l'étirer et faire apparaître des roches là où il n'y a que du sable, il pose quelques questions à Oyun sur la stratégie à privilégier. C'est plus rassurant d'avoir son avis aussi, et ça lui permet de se concentrer sur ce qu'il doit faire, et pas sur les revenants qui pourraient l'attaquer à tout moment. Elle lui conseille de renforcer les zones les plus éloignées des piliers, au moins jusqu'à hauteur de ses yeux - les siens à lui, parce qu'elle le dépasse de deux têtes - et de laisser le colmatage des fissures apparentes aux autres. Ni l'un ni l'autre n'ayant de connaissances approfondies en construction, ils se mettent d'accord assez vite. Dans le pire des cas, quelqu'un pensera bien à leur donner les ordres appropriés, non ? Enfin, dans le véritable pire des cas, il pourra toujours compter sur elle pour servir de repas aux mort-vivants pendant qu'il s'échappe, pense-t-il. Une grande orc tout en muscle, c'est plus appétissant qu'un humain de taille moyenne.

    Pendant que l'atout majeur des réparations se pose des questions existentielles, Oyun vise et jette sa lance sur un revenant. Elle rate le crâne de quelques centimètres et s'enfonce dans sa gorge. L'orc s'avance avec prudence pour récupérer son arme et finir le travail : une frappe latérale suffit à envoyer sa tête valser plus loin. Le son de la tête broyée sous des pas en armure précède de peu un cri de guerre démoniaque. Ce qu'elle voit apparaître dans l'obscurité lui arrache un frisson d'hésitation. Son instinct est partagé entre le fait de chercher l'origine du hurlement inhumain, se jeter dans la mêlée pour freiner dès que possible les mort-vivants les plus rapides, et l'ordre qu'elle s'est donné de protéger le mage de terre. Et sous ses yeux, ce sont maintenant des cadavres armés et équipés qui viennent répandre la mort à Sable-d'Or.

    La discipline l'emporte. Elle ne quitte pas le flanc du mage, et reste dévouée à sa survie. Elle tue de loin un mort-vivant qui s'approche de la chaux, puis réinvoque sa lance pour la tirer à nouveau, cette fois dans le genou d'un revenant en armure dans l'espoir de le ralentir. Déséquilibré par l'impact, il flanche puis se redresse avant de briser la hampe de l'arme en deux et de reprendre son trajet vers les remparts. Oyun dégaine sa hallebarde et prévient le mage à voix basse.

    - Je vais devoir les laisser se rapprocher un peu. Moins d'angles morts.

    Elle joint le geste à la parole, et désarme le… "chasseur" semble être le terme choisi par les éclats de voix des camarades autour d'elle. Elle le désarme, mais il s'adapte, semblant presque déterminé à passer dans son dos - si les morts pouvaient montrer la moindre émotion. Oyun lui tranche un bras, puis une jambe. Il continue de se battre et d'avancer, constate-t-elle avec dégoût. Elle l'achève en fendant son crâne avec sa lame, puis se replie. Le mage commence à invoquer les énergies terrestres et rocheuses, et elle suit ses mouvements pour mieux anticiper ceux de l'ennemi.

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  • Mar 23 Mai - 18:52




    - Sable-d'Or -


    Berndvan Gereck état un jeune soldat reikois engagé dans l'armée de l'empire depuis peu. Il n'était donc guère âgé et n'avait pas encore connu l'amour, il avait connu peu de choses d'ailleurs. Il exerçait alors son service militaire obligatoire à Sable-d'Or, ayant eu la chance d'avoir été affecté à sa ville natale pour réaliser son service. Il pouvait ainsi rentrer tous les soirs de permission chez ses parents au lieu de rester en permanence la la caserne de la petite ville portuaire. Il eu toutefois moins de chance lorsqu'une marée de morts-vivants s'abattit sur les murailles de la ville. En cet instant, il aurait tout donné pour être à un autre endroit, peu importe où, mais pas pris au piège sur le chemin de ronde entre un océan de monstres et une ville en proie aux flammes.

    Berndvan avait beau avoir suivit l'entrainement des jeunes soldats de l'empire, il oublia tout sur le champs. Son épée semblait plus lourde que d'habitude, son bouclier plus encombrant et il ne faisait que se prendre les pieds dans la moindre marche. En proie à la panique, il se prenait même à trébucher sur rien du tout. Il voulait devenir pêcheur d'huitres, non soldats, bien que tout comme jeune reikois, il avait une âme de guerrier, celle-ci s'évapora pour ne laisser qu'un pêcheur d'huitres. Un de ces monstres se jeta par dessus les créneaux et attrapa Donvan, son ami d'enfance, par l'épaule, lui plantant alors deux empans d'une épée rongée par la rouille au niveau de la clavicule.

    Tout en réprimant un cri face à la mort brutale de son camarade, Berndvan perdit son épée et son bouclier des mains et pivota pour prendre ses jambes à son cou. Il courut en sur le chemin de ronde pour tenter de rallier un groupe de soldats. Mais trois morts-vivants surgirent de par dessus les créneaux et lui barrèrent le chemin, s'en était fini de lui. Il passa un regard paniqué par dessus son épaule pour constater qu'aucune échappatoire ne se présentait à lui. Incapable de lutter, avec ou sans armes, face à ces monstres, il jaugea la distance qui le séparait du sol, plus bas. Il fut alors pris de vertige en se rendant compte pour la première fois de la véritable hauteur des murailles de Sable-d'Or. Impossible de sauter, il ne ferait que se briser le cou.

    Et pourtant, Berndvan fut bien obligé de surmonter cette crainte afin d'esquiver l'assaut des morts. Dans un hurlement, il se jeta dans le vide. Et s'il parvint à atterrir sur ses deux pieds, un craquement sinistre de sa cheville accompagné d'une vive douleur lui fit comprendre que plus jamais il ne marcherai de sa vie. Tout ce qu'il lui restait à faire était de ramper dans la boue pour tenter de fuir les murs de la ville, peu importe si on le traitait de couard et de déserteur jusqu'à la fin de ses jours, au moins il vivrait. Mais Berndvan avait toujours été un rêveur, et en pensant avoir une chance de survivre, il ne s'était jamais autant trompé de toute sa courte existence. Il n'eut cependant pas le temps d'en faire le constat, sa moelle épinière fut alors broyée par une masse d'arme à pointe.

    S'il avait eu peur en sautant de si haut, les morts-vivants étaient incapable de ressentir la moindre crainte. Ses poursuivants s'était jetés à sa suite sans la moindre hésitation et s'étaient abattu sur lui. Le tuant sur le coup. Mais comme animé par une magie nécromantique, le cadavre de Berndvan se releva, parvenant à se déplacer en boitant, penché dans une position bizarre sur le côté, le regard vide. Il se mêla alors à la masse grouillante cherchant à grimper sur les remparts depuis l'intérieur de la ville afin d'en déloger les défenseurs.

    Zaïn Tevon-Duncan sauta sur le toit d'une maison bordant la muraille et en arracha une large poutre, la soulevant comme s'il eu s'agit d'une simple brindille. Il sauta de son promontoire pour abattre l'énorme morceau de bois sur le cadavre ambulant de Berndvan, ayant été réduit en bouillie pour de bon. Il souleva de nouveau le chevron et balaya un groupe de zombies approchant avant de faucher un autre surgissant d'une ruelle adjacente. L'hybride propulsa alors la poutre sur une troisième vague de morts, repoussant des masses entières d'assaillants à l'aide son arme improvisée. Mais il dû bientôt se retirer de la rue boueuse, sautant d'un bond sur la muraille, pourtant d'une hauteur capable de briser des os par la simple chute de celle-ci. Il attrapa alors un zombie par le col et l'envoyant très haut dans les airs, allant s'écraser au sol plus loin.

    Au moins Kilanna était en sécurité dans les airs. Tant qu'à Tagar, Zaïn s'adressa alors d'une voix forte, pour passer par dessus le boucan, à son ami Tagar maniant toujours sa magie d'une main de maitre afin d'endiguer le flux incessant de morts passant par dessus les créneaux.

    - Il nous faudra bientôt quitter la muraille ! Il y a trop de ces créatures venant de l'intérieur même de la ville !

    Cela ne servait à rien de continuer à tenir une muraille si celle-ci était prise d'assaut des deux côtés. Les pouvoirs de Tagar pouvaient également servir à nettoyer la ville, une fois qu'il se seraient débarrassés des portes-peste.

    Résumé :
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  • Mar 23 Mai - 20:12
    Le fracas des armes , le bruits de boucliers, le cris des hommes voyant leurs trippes répandues sur le sol , d’autre qui se faisaient littéralement dévoré. La main toujours sur mon côté meurtri , l’autre amin serrée sur la garde de ma lame qui pourfendit un de ces macchabée , je l’en extirpais de son carcan de chair et fit signe a mes hommes doté de bouclier de serrait les rangs , les lanciers passèrent leur piques dans les interstices , j’ignorais combien e temps mon mur de fortune tiendrais , mais le mage et les archers sur ma position étaient en parti couvert, ceux qui pouvait tirait depuis les murailles , d’autres se servaient du rempart de fornoue de bouclier et de lance pour harceler les morts progressant sur le chemin de ronde, le tout était de réduire leur nombre. Agrippant un soldat télépathe par le colle , mon ton est plsu déterminer que jamais.

    - Faite savoir à la Griffe que nous avons besoin de plus de renforts dans cette portion des murs ! Ca chauffe par ici !

    Nous essayons de tenir tant bien que mal face à cette invasion des murailles , lorsqu’en un bruit sourd le garde royale vin atterrir non moins de moi. Une caisse Pline d’huile . Le sourire aux lèvres je fis signe a trois soldat d en distribuer des contrant aux archers pouvant tirer depuis els murailles , ceux qui sont encore en état et nullement gêné le dispositif de château de bouclier que j’avais mis en place les courrais le temps de tier quelques volées, al concentration d’archer disponible était moindre certes mais maintenant les flèches étaient enflammée.

    - Que ceux qui peuvent…enflammes leurs flèches et l Enfer su ses portes Pestes, ceux loin des murailles !!!

    Je me gardais quelques contenant en réserves afin de me faire de projectiles au cas où, certes les explosions sur le chemin de rondes pourraient avoir un effet indésirable mais cela me permettrait d’en tuer le plus possible.


    - Garde Royal ? Quel est votre nom ? Quels sont vos aptitudes hormis …


    Je m'arrête un temps constatant la charpie qu’il faisait de deux morts avec ses martiaux,

    - Une affinité hors normes avec vos marteaux !

    La position défendue avec des châteaux de bouclier des deux côtés ou ,nous tenions était défensive , les lances et les piques permettent une allonge. A couvert derrière ce dernier je tentais des frappes d'estoc, lance à al amin , c'était le deuxime type d'arme que je maitisais , je me servais des interstices pour pourfendre mes cibles , retirant net ç chaque la lance , pour en tuer un autre



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    Alasker Crudelis
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  • Mar 23 Mai - 21:39
    Parmi les Dévoreurs, Nahr était surtout connu pour être le plus fidèle ami de Gorog, l'orc à barbe blanche. Bon combattant, il demeurait moins performant dans l'art de l'anéantissement de son prochain que Kahl, moins rapide que Gatlig et certainement moins cruel que ce salopard de Kirk. Nahr n'en éprouvait aucune rancune et, si il rougissait parfois d'être systématiquement éliminé au premier tour lors des concours de duels "amicaux" traditionnels des Dévoreurs, jamais le drakyn aux cornes sciées n'en voulait à celui ou celle parvenant à le mettre à terre. Éprouver ne serait-ce qu'un soupçon de haine envers un frère d'arme, simplement parce que ce dernier se révélait meilleur que lui, ça semblait impossible, indécent, et c'était probablement pour cette raison, d'ailleurs, que Nahr finissait toujours par mordre la poussière dans les cercles de duel : sa rage, il ne se contentait pas de savoir la contenir difficilement, le Drakyn pouvait la rediriger, la changer et même, parfois, éprouver de la compassion. Un bon guerrier mais un mauvais berserker, le cœur des Dévoreurs, certainement pas les crocs.

    Alors, face à la molle mais incessante charge des cadavres marcheurs, Nahr faiblissait. La destruction aveugle ne lui procurait aucune satisfaction et la force de ses bras faiblissait chaque fois que son regard d'un brun si banal avait le malheur de se poser sur les orbites vides du corps réanimé d'un enfant. De toutes les horreurs que les titans avaient un jour déversé sur cette terre trois fois damnée, il n'en existait pas une seule de plus détestable, selon lui, que les morts-vivants. Dénaturer la mort, pour cet ancien père de famille à jamais endeuillé, c'était réveiller une peine si forte qu'elle en devenait presque physique. Son cœur battait à tout rompre, son visage se crispait à chaque fois que son arme entrait dans un de ces corps trop mous et ses muscles semblaient lui brûler d'avantage qu'aux termes d'une course d'une dizaine d'heures. Les larmes coulaient sur ses joues trop pâles à chaque estoc, chaque taille, chaque frappe. Le plus horrible restant que les combats contre ce type d'ennemi s'avéraient, fatalement, souvent les plus interminables de tous. La douleur s'étirait, l'accompagnait, bien après la fin du massacre et jamais personne ne l'avait vu prendre part à une récolte de trophée, une fois la victoire remportée face aux hordes nécrotiques. Il préférait s'isoler, tenter de dormir tout en sachant pertinemment que ses rêves se feraient tous happer et remplacer par d'horribles cauchemars durant la semaine suivante, voire le mois.
    A cet instant, le Drakyn aux cornes sciées sentait que le flot menaçait de le submerger. Il avait mis trop de temps à se débarrasser de la prise d'un cadavre particulièrement vindicatif et maintenant ils s'approchaient dangereusement de ses angles morts. D'une ruade, le berserker brisa la cage-thoracique ouverte d'une chose à la langue pendante et enchaîna sur un coup transversal qui projeta quatre morts-vivants dans le sable. Sans prendre la peine de s'assurer d'avoir totalement neutralisé ses dernières victimes, Nahr effectua deux nouveaux pas en arrière dans l'espoir de s'éloigner de la masse.
    L'un des corps précédemment projeté au sol usa de sa main restante pour entraver sa retraite, manquant de le faire trébucher en le ralentissant encore. Les morts le dépassèrent, et, tout en usant de toutes ses forces pour punir les plus pressés, Nahr accepta l'inévitable approche de sa propre mort. La seconde d'après, un cadavre écorché s'écroula à moitié dans son dos, l'emportant avec lui dans sa chute. Privé de son épée, le guerrier ne pris pas le temps de dégainer sa dague, arracha la tête de celui qui l'avait condamné et usa du corps décapité comme d'un bouclier pour éviter l'étreinte mortelle du flot.
    Le ciel étoilé disparu, remplacé par un plafond d'os dénudés et de crocs pourris. Sa propre respiration, ses propres battements de cœur vinrent obstruer son ouïe. Sa vie ne défila pas devant ses yeux, pas vraiment. Tandis que des mains décharnées aux ongles brisés creusaient au travers du torse sans tête lui servant de dernier bastion, Nahr ne se remémorra qu'une chose, et une seule.
    Une pluie diluvienne dans un champ glacé. Des pelletées de terre gelée, faites au cours de son premier accès de rage désespérée. La mort et la maladie, toutes deux contenues par des linceuls blancs tachés de boue et de sang. Un petit corps, posé au creux des bras trop maigres de la seule femme qu'il ait jamais vraiment aimé.
    "-Adieu." Avait-il dit en les recouvrant de terre.
    "-Adieu." Répéta-t-il en sentant le poids d'une trentaine de morts-vivant l'écraser avec autant de force qu'un ogre.

    "-Nahr, debout !" Aboya une voix étouffée que le principal concerné ne parvint pas à reconnaître.
    Sa respiration lui revint en même temps que la vision. Le ciel réapparu. On lui arracha des mains son bouclier improvisé, puis une main gantée, gluante de sang jusqu'au coude, l'attrapa par le col pour le forcer à se relever.
    "-Nahr, debout!" Postillonna de nouveau son sauveur, sans cesser de faire claquer ses mâchoires. Nahr gratifia l'inattendu bienfaiteur d'un air surpris.
    "-Sanguin?
    -Les dunes !" Parvint à cracher l’aliéné tandis que ses paupières se mettaient à cligner de manière tout bonnement frénétique. "On est arrivés…aux dunes." Du menton, il désigna quelque chose derrière le miraculé, qui porta son regard ébêté dans cette direction.
    Derrière, il y avait la mort.
    Un sillon de cadavre, long d'une dizaine de mètres, au bout duquel un ogre au visage infesté de larve de mouche tentait tant bien que mal de faire reculer la colère incarnée.

    Alasker avait senti monter la rage bien avant que Nahr disparaisse sous les flots. Ca avait commencé par un simple constat, celui du bloquage de l'articulation de sa genouillère gauche par l'accumulation excessive de bris d'os au sein de cette dernière. Rien de bien grave, si on oubliait le fait que l'entrave le forçait à boiter pour espérer courir. Quelque chose, dans son crâne, s'était réveillé en humant l'odeur de l'agacement. Les griffes du loup s'étaient mises à gratter les parois de sa boîte crânienne, lui déclenchant un saignement oculaire, puis nasal, rougissant sa vision tout en la rétrécissant. Attisant son appétit tout en lui causant la plus horrible des nausées.
    "-Je n'arrive pas à l'atteindre." Avait dit Gorog entre deux coups de marteaux.
    Le lycanthrope avait dû se concentrer pour comprendre de quoi l'orc parlait, principalement parce qu'il était occupé, à cet instant, à retirer son poing d'une mâchoire caquetante ne cessant de faire crisser l'airain de ses gantelets.
    Lorsque son regard ensanglanté s'était posé sur Nahr, les morts l'avaient déjà renversé. Le drakyn aux cornes sciées disparaissait sous la vague, cerné de toute part, et cette vue, combinée à la souvenance du début des hostilités, de ce silence de mort ayant précédé l'assaut étrangement coordonnées des portes, termina de créer un soupçon dans le crâne supplicié du géant d'airain. Un soupçon douloureux, chargé des souvenirs d'une guerre que le Reike entier pensait naïvement avoir gagné.
    Un peu d'agacement, la vue d'un de ses hommes en train de tomber, se superposant aux souvenirs de la plus ignoble des guerres. Ça avait suffit.
    Sa charge avait tout simplement pulvérisé les sept premiers cadavres sur son chemin. Les autres, le tranchant de la Salvatrice s'en était chargé. Constatant que le début de la contre-attaque commençait, les Dévoreurs s'étaient élancés à leur tour, punissant chacune des immondices ayant eu le malheur de se croire en droit de les poursuivre. Au travers de sa vision rougie par une rage aussi vieille qu'efficace, Alasker n'avait discerné la forme grotesquement disproportionnées de l'ogre que quelques secondes avant que sa hache n'aille se planter dans ce torse abominablement gonflé en éventant les tripes nauséabondes de l’abomination cadavérique. En réponse à cette agression soudaine, l'ogre avait tenté de le repousser d'un coup de genou aussi lent que prévisible mais qui aurait pu, sans l'ombre d'un doute, briser son plastron et ses côtes si Iratus ne s'en était pas éloigné.
    Maintenant, le loup tournait autour de sa proie, prélevant quelques morceaux de chairs et d'os à chaque fois que son graisseux adversaire osait tenter quelque chose. Fauchant chaque revenant assez stupide pour se croire capable d'empêcher une glorieuse mise à mort.
    "-Pour le Reike ! Pour les Serres !" Hurla Aelios, quelque part dans son dos. Le géant n'avait pas la moindre idée d'où pouvait se trouver ses autres hommes. La poussière, le sable soulevés par la contrecharge et ce qu'elle causait dans les rangs ennemis alourdissait l'air, recouvrant les environs d'un épais brouillard de guerre et Alasker se refusait à user d'une partie de ses dons pour trouver ses hommes, face à pareil adversaire.
    "-Pour le sang !" Répondit la voix, reconnaissable entre mille, de Kirk, qui s'était toujours révélé trop égoïste pour se battre au nom de quelque chose d'autre que son propre plaisir. En général, les autres se contentaient d'ignorer la vanité ne manquant jamais de franchir ses lèvres.
    Mais cette fois, sa déclamation avait quelque chose de séduisant.
    "-Pour le sang." Repris Iratus en parvenant à sourire malgré la lancinante douleur dévorant son crâne.
    Il esquiva d'un bond la poigne trop lente de la bête et la Salvatrice la priva de trois doigts. Puis Iratus insuffla un peu de mana dans les muscles de ses cuisses rendus brûlant par l'effort.
    "-Et pour la guerre."
    L'ogre n'eut pas le temps de réagir lorsqu'Alasker sauta. Un être doté d'une véritable conscience n'aurait pas même imaginé que quelque chose de si lourd et épais puisse être capable de s'élancer aussi haut, aussi vite. A peine assez éveillé pour avoir un soupçon d'instinct de conservation, la grotesque brute leva mollement un bras devant son visage, juste avant que la hache ne s'abatte dessus.
    Cela ne changea strictement rien.
    La lame passa au travers d'un humérus partiellement dénudé pour s'écraser sur une gorge rendue proéminente par son gonflement. La tête boursouflée se détacha des grasses épaules et les mouches nichant à l'intérieur, perturbée dans leur repos, s'en allèrent à tire d'ailes lorsque la boîte crânienne s'écrasa au sol.
    "-Pour le sang et la guerre !" Scanda Alasker, en se jetant de nouveau sur les rangs ennemis, sitôt atterris. Et cette fois, l'ensemble des Dévoreurs repris son exclamation.
    Parce qu'au final, n'était-ce pas pour eux deux qu'ils se battaient, avant tout autre chose ? Lorsque la rage les prenait et que le raisiné des vaincus venait recouvrir leurs armes, leurs armures, jusqu’à leurs visages, les Dévoreurs ne pensaient plus à la loyauté ou à l'empire. C'était à peine si certains restaient capables de reconnaître leurs frères d'armes. Des bêtes sauvages, en armure de combat. Pas des soldats loyaux. Jadis, certains avaient pu prétendre à ce titre, mais plus maintenant. Ils s'étaient engagés, tous, trop profondément, avec trop d'engouement, sur la voie du berserker, de la rage, de la ruine.
    Alors, pour quoi d'autre que la guerre et le sang de telles bêtes pouvaient-elles se battre ?
    La Salvatrice traversa un visage décharné, pulvérisant l'os et la chair, broyant la gelée d'un œil vitreux.
    Ses hommes, lui, Kahl, Deydreus, même les Serres plus…normaux. Les champs de batailles hantaient leurs rêves. Ils souhaitaient tous, plus ou moins secrètement, l'émergence d'un nouveau grand conflit. Nuit et jours, ils s'entraînaient pour ça.
    "-Sang et ruine !" Reprirent les Dévoreurs. Et durant quelques battements de cœur, l'homme et le loup s'accordèrent à être fiers. Fiers d'être les prédateurs qu'ils avaient toujours souhaité être. Fiers de se battre à la tête d'une meute aussi assoiffée. Fiers d'être puissants. Brutaux. Cruels.
    A travers le brouillard de guerre, le géant d'airain parvint à distinguer une silhouette aussi intimidante que la sienne, à la peau bleuâtre. Kahl. Kahl courait, épaule en avant, en direction de… D'un plissement d'yeux, Alasker découvrit la chose sur laquelle l'Oni se jetait. Un autre ogre. Un autre potentiel trophée.
    Il voulait sa part.
    Alors, les crocs découverts par un sourire sauvage, Iratus s'élança à la suite de l'autre géant des Dévoreurs, dans l'espoir de pouvoir arracher un peu de cette chair putréfiée entourant la lourde ossature de la victime du cornu bleuâtre.


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    Afosios Smaragdi
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  • Mar 23 Mai - 22:27
    image rp

    Message 3

    Cette fois, même l'illustre Smaragdi ne put contenir la douleur qui l'étreignit alors que la pression de l'insaisissable adversaire se renforçait sur son esprit. Les mains jointes contre son crâne, il ne put s'empêcher de laisser s'échapper un bref cri de douleur lorsque l'attaque s'accentua. Heureusement, sa volonté était d'émeraude, à l'image de ses yeux qui, bien que dissimulés derrière le factice sourire de son masque, ne dégageaient rien de plus qu'une folle rage. Ainsi, cette saloperie qui se cachait dans l'ombre avait été courroucé par quelques images dérangeantes et une brève altercation ? Et cela se prétendait défier la puissance du Reike et de son splendide représentant ? Ce n'était rien de plus qu'un couard et rien d'autre !

    Dans un hurlement strident, le courroux de la Main Gauche de l'Impératrice s'abbati de nouveau sur les quelques assaillants qui arrivaient, Crocs-du-Soleil fendi l'air sans jamais s'arrêter, cheminant à travers les membres pourris et les torses titubants, les arrachant à leurs primes propriétaires pour les jeter au sol, là où ils redevenaient ce qu'ils étaient même lorsqu'ils s'animaient : des déchets. Rien de plus. S'opposer à Afosios Smaragdi, c'était s'opposer à la volonté même d'Ayshara Ryssen. Et s'opposer à l'Elue Divine des Astres, c'étaient condamner son corps autant que son âme aux ténèbres. Alors qu'ils en jouissent autant qu'ils le désirent, car c'est bien tout ce que l'Arlequin leur offrirait dans sa folie sanguinaire.

    Et pourtant, le Soleil et la Lune soient loués, ils n'avaient encore franchi les limites qui le retenait d'utiliser à leur pleine puissance les dons qui lui avait été pourvus par la nature.

    Pas encore.

    Un coup d'œil en arrière lui dévoila le désastre que représentaient les quelques civils et le constat fut sans appel :

    • Inutile.

    Ces citadins n'étaient donc bons qu'à se faire dévorer par les pires créatures que les Titans avaient put un jour imaginer ? Ni la Foi, ni l'Honneur n'avait sut animer leur âme, alors à quoi bon s'acharner à tenter de les sauver, si eux-mêmes n'étaient pas capable de combattre pour la sauvegarder ?

    C'est pourtant ce que cherchait à faire l'homme-cobe, dans un excès de courage et peut-être de naïveté. Quoi qu'il en soit, il fallait convenir que si la nature n'avait jugé bon de ne lui offrir qu'une moitié d'humanité, il en démontra ce soir la plus belle et la plus pure part, faisant preuve de toutes les qualités que l'on attendait d'un reikois. Si la nuit accordait la victoire au peuple élu, alors Afosios n'hésiterais pas à faire valoir la vaillance de cette créature à grande corne. Leur regard se croisèrent et il se comprirent. Ainsi en accord, les deux êtres, dont l'un était quand même beaucoup plus beau que l'autre, il fallait quand même le dire, se chargèrent chacun de leur mission respective.

    • Commissionnaire ! S'écria alors l'Arlequin à l'adresse du télépathe qui faisait la liaison avec le Quartier-Général, communiques cette instance : le gouvernant des marmonnement est cerné. Exigeons fantassins à l'instant ! Ennemi menaçant, je répète, ennemi menaçant !

    Restait plus qu'à espérer que la venue de quelques renforts allait permettre de faire pencher la balance en faveur du Reike. Dans l'immédiat, c'était la seule solution qui c'était présenté à l'esprit du nobliau. Dans le pire des cas, le responsable des murmures serait intimidé par l'arrivée de troupes fraiches sur ce secteur et il fuirait. Dans le meilleur, ces nouveaux arrivants allaient grandement contribuer à le localiser.

    Que se passerait-il se la Griffe découvrait qu'Afosios l'avait trompé ?

    Pfff ... Quelle importance ? Ce n'était pas comme si le Général-en-Chef des Armées Impériales avait le bras suffisamment long pour se permettre de critiquer les choix d'un homme qui avait toujours eu les faveurs de l'impératrice. En tant que tel, Deydreus n'était rien de plus qu'un outil dont elle disposait à sa guise dans l'éxécution de sa destinée divine, au même titre qu'Afosios.

    Seulement, comme tout outil, on avait toujours nos préférences.



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    Deydreus Fictilem
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  • Mer 24 Mai - 1:08
    "How many rats will it take to gnaw through a tonne of putrid flesh?"

    Nikolaï courait. Encore. Et encore. Le jeune marchand prenait ses jambes à son cou depuis quelques longues minutes. Les goules et autres monstruosités le pourchassaient inlassablement. Pourtant, des groupes d'évacuation étaient présents en ville. Mais il n'en trouvait aucun. Chaque fois, il arrivait trop tard. Ou se faisait poursuivre par des monstres qui le forçaient à changer de route. Les ruelles de Sable-d'Or, il les connaissait bien. Pourtant, elles lui paraissaient aujourd'hui complètement inconnues. Des maisons en ruines et en feu. Des morts partout dans les rues, qui se relevaient peu à peu. Et surtout, surtout, ces cris au loin. Ces longs gémissements annonciateurs de chaos et de destruction.

    Trébuchant sur les restes déchiquetés d'une jeune femme, le marchand s'écroula lamentablement dans le sol sableux. Toussotant et grognant, ce dernier cherchait un moyen de se redresser. De repartir. Mais la fatigue commençait à prendre le dessus et, alors qu'il relevait doucement la tête pour se motiver, pour se redonner de l'espoir, sa tête quitta son corps. Une gerbe de sang, projeté dans l'air nocturne et chaotique de la cité à l'instar d'une pluie de pétales rouges. Un raisiné brillant qui vint recouvrir le corps décharné qui venait de commettre son méfait et qui déjà se détournait du corps pour trouver une nouvelle victime.

    Une once de beauté macabre, dans une toile déchirée et torturée.



    GROUPE GRIS:  @Alasker Crudelis  @Zéphyr Zoldyck  @Kahl  @Lardon  @Shan'ael Lipswyrm
    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 5 UVNiMMG

    Les ogres tombaient. Les uns après les autres. Que ce soit avec style ou avec force brute, les guerriers par delà les remparts parvenaient à faire tomber leurs terribles adversaires, même si certains d'entre eux subissaient au passage quelques blessures légères. Pire encore, il n'y avait pas que les mastodontes à gérer mais aussi la horde qui s'était spécifiquement détachée pour venir les engloutir. Mais lorsque les derniers ogres tombèrent, et que la contre-attaque des Dévoreurs fut lancée, le combat se retrouvait de nouveau plus équilibré. Difficile, mais équilibré. Et puis, sans difficulté, les berserkers vermillons n'auraient de toutes façons pas véritablement apprécié la bataille. De son côté, les observations de Zéphyr portèrent leurs fruits. Par delà la marée de cadavres, le maître espion remarqua une étrange anomalie. Seulement, l'air ondulant et l'obscurité, même avec la nyctalopie, rendait l'observation difficile. Il était donc impossible de savoir de quoi il s'agissait pour le moment. Et alors qu'il allait informer Alasker de ce qu'il se passait, de gigantesques explosions résonnèrent depuis les remparts de la ville.

    Du côté de Shan et de Lardon, les choses se passaient également bien. Les prouesses d'armes et techniques de l'elfe furent suffisamment puissantes pour venir abattre le troll qui avait eu l'audace de se relever. Une fois le corps gargantuesque effondré, les zombies peinèrent à progresser, ce qui donna l'opportunité à l'armée en place de reprendre une progression vers les portes. Les choses s'annonçaient bien. Les vivants reprenaient enfin du terrain. La diversion en dehors des murs fonctionnait. Puis les détonations arrivèrent, replongeant tout le quartier Nord dans un chaos sans nom. Déboussolés et surpris, les guerriers mirent quelques longues secondes à comprendre ce qui venait de se passer. Ici et là, les cris des hommes blessés et les différents ordres de repli ne tardèrent pas à se faire entendre. Les murs venaient visiblement de tomber, et le combat allait maintenant définitivement se porter au cœur même de la ville.

    Objectif:
    - Tuer le maximum de monde et tenir la zone Nord  
    - Perturber la horde : 1/1
    - Abattre les Ogres et les Trolls réanimés: 10/10
    - Se replier vers les lignes arrières: 0/1
    - Aller observer l'anomalie: 0/1
    - Survivre : 5/5

    Etat de santé de Kahl: Légèrement blessé

    GROUPE VERT:  @Tagar Reys  @Kilanna Launi  @Zaïn Tevon-Duncan  @Brak'Trarg  @Astryd Isdotyr
    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 5 Mp5EUnL

    Les efforts de Tagar étaient particulièrement méritoires. Maniant sa boule d'acier, le ministre parvenait à arracher les monticules de cadavres qui s'agglutinaient et permettait de temporiser un peu l'afflux constant de corps réanimés. Dans les airs, Kilanna s'efforçait tant bien que mal de plonger, poignarder et viser tous les cadavres spéciaux qu'elle pouvait remarquer. Malheureusement, ces derniers étaient nombreux. Très nombreux. Et certains étaient déjà bien proches des murs. Brak et Zain, de leurs côtés, faisaient leur travail remarquablement bien. Ils empêchaient les monstres de parvenir respectivement jusqu'au Coeur et jusqu'à Astryd qui terminait de donner ses derniers ordres. Et la volée de flèches quitta les arcs bandés des archers paniqués, qui laissèrent leurs traits empênés filer dans l'air pour se ficher jusque dans la chair putréfié des nombreux zombies et porte-pestes présents.

    Depuis les airs, Kilanna ne put qu'assister à ce qui venait d'arriver. Prenant feu, l'un des zombies explosifs gonfla et laissa l'entièreté de son mélange bileux se répandre dans les airs et tout autour de lui dans une déflagration sans précédent. A l'instar de celui ayant rendu l'âme contre le géant vert, la gigantesque bourrasque enflammée se déversa telle une vague nauséabonde sur les environs, brûlant les morts classiques puis provoquant une réaction sur tous les porte-pestes trop proches. Ces derniers éclatèrent à leur tour. Et ainsi de suite. Tel un serpent de jade, la multitude d'explosions glissa le long de la horde pour venir s'écraser contre les murs et lécher la pierre. Et dans les airs, une myriade de pierre, d'ossements et de corps décharnés furent propulsés un peu partout. Pour peu, l'hybride ombragon manqua de se faire propulser par le souffle mais tenant bon, elle put remarquer que Tagar, maître de la magie d'acier, avait remodelé de justesse la boule d'acier qu'il maniait pour former une barrière protectrice au dernier moment sur lui et les personnes l'entourant. Ils avaient été sauvés, mais pour combien de temps? Car à présent, les murs avaient volé en éclat, et déjà, la horde s'engouffrait dans les failles pour dévorer les vivants tandis que partout, les mages télépathes hurlaient l'ordre de repli.    

    Objectif:
    - Défendre les murs et détruire les moyens d'accès des zombies: 1/1
    - Abattre les Porte-Pestes
    - Se replier vers les lignes arrières: 0/1
    - Survivre : 5/5

    Etat de santé Brak: Légèrement blessé // Etat de santé Astryd: légèrement blessée

    GROUPE VIOLET: @Broken Goat  @Afosios Smaragdi
    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 5 LSyvW6k

    Les Morts continuaient d'affluer. Malgré les défenses et les tentatives de repousser les macchabés dans les profondeurs de l'océan, ces derniers continuaient leur inexorable progression. Alors, pour les combattants, l'espoir s'échappait peu à peu. Il ne s'agissait pas d'un flux aussi important qu'au Nord mais, à mesure que les assauts psychiques s'enchainaient et que des soldats tombaient, les rangs des morts ne faisaient que s'agrandir. Il ne restait plus que quelques minutes, si ce n'est quelques secondes, avant que les défenses ne soient submergées et que les civils se retrouvent totalement exposés, pendant que les guerriers seraient dévorés. Pourtant, tout n'était pas perdu. Alors qu'une énième vague de tritons et autres sirènes réanimés venait s'écraser contre les soldats, des cris s'élevèrent depuis les ruelles proches. Des cris non pas de terreur, mais de hargne. Surgissant dans l'obscurité, les soldats noirs et sangs de la Griffe firent leur apparition, tranchant et frappant tout ce qui passait à leur portée et qui n'était pas vivant. En formation serrée et progressant rapidement, les soldats d'élite vinrent stopper le chaos qui régnait sur le port avec une facilité admirable. Remotivés par l'arrivée soudaine de leurs confrères, les soldats présents reprirent du poil de la bête et dans un courage renouvelé, reprirent le combat. Bientôt, la marée de morts n'était plus une menace directe et fut cantonnée aux eaux. Menés par Morgoth, les quelques Serres Pourpres qui avaient été détachés de la position de la Griffe formaient à présent un cordon de protection autour de leurs camarades et des civils. Puis le mage dressa une barrière magique, sensée protéger contre les futurs assauts psychiques de la satanée créature rôdant. Le signal d'alerte avait permis l'arrivée de renforts, ainsi que la demande explicite du départ de volontaires pour fouiller les quartiers afin d'abattre la bête. Car tant qu'elle rôderait, plus aucun civil n'allait pouvoir être évacué. Et le chaos ne ferait alors que s'intensifier, surtout maintenant que la ligne de défense se trouvait plus proche du port. Ainsi, quelques nouveaux soldats furent affectés à Afosios. Comme ce dernier avait visiblement connaissance du lieu où se terrait la créature, Morgoth - sous l'instance de Deydreus - ordonna à ses gardes d'accompagner le bouffon. Pour le cobe, le choix était sien, même s'il n'était pour l'heure pas très utile avec les Serres et autres gardes situés près du port.  

    Objectif:  
    - Trouver l'origine des murmures: 0/1
    - S'occuper des tritons et sirènes réanimés: 1/1
    - Donner l'alerte? 1/1
    - Survivre 2/2  

    Etat de santé Broken: Légèrement blessé (mental faible à cause de la nature hybride) // Etat de santé Afosios: Légèrement blessé (mental toujours "stable")

    GROUPE JAUNE: @Shaina Solare  @Kaelinn
    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 5 Srky1YD

    Combler le tunnel n'avait pas été une tâche véritablement compliquée pour le trio oeuvrant dans les quartiers Sud. En soit, la magie de glace avait fait son effet tandis que les pouvoirs des jumelles avait permis de neutraliser les différentes créatures rôdant ici et là et qui venaient à leur rencontre. Quand le dit tunnel fut enfin refermé, les différents protagonistes auraient pu penser que le calme serait enfin revenu mais il n'en fut rien.

    Exterminant une nouvelle goule, Shaïna sentit alors le sol trembler. D'abord comme un léger tremblement de terre, puis comme un véritable séisme. Cherchant à s'éloigner de cette source de perturbations, la rousse n'eut qu'à peine le temps de réagir lorsqu'une multitude de bras sortirent du sol et du sable pour tenter de la saisir. D'un bond, l'élémentaire parvint à éviter de justesse les différents appendices, constatant avec effroi leur origine. D'autres goules, aux corps bien plus laids et modifiés que celles qu'elles avaient combattu jusqu'à lors, venaient de sortir du sol pour attaquer ce qui se trouvait à la surface. Leur visage, proche de celui d'insectes nécrophage déployait une gueule hérissé de dents pointues et à la bave caustique glissant doucement le long des multiples crocs. Le tunnel, s'il avait servi de point d'entrée, n'était visiblement pas l'origine de l'arrivée des monstres et à présent que leur source d'arrivée était compromise, les morts semblaient chercher à pénétrer dans la ville autrement. Mais... Si elles pouvaient ainsi évoluer... N'y avait-il pas autre chose que cela cachait?

    Au loin, plusieurs détonations résonnèrent lourdement depuis les remparts. Si le souffle arriva jusqu'au trio, ce dernier reçut presque immédiatement par télépathie l'ordre de poursuivre l'évacuation des civils et les différentes investigations. Encore plus maintenant, l'armée avait besoin de tout, sauf d'ennemis pouvant les prendre à revers.

    Objectif:
    - Combattre les goules présentes: 5/5
    - Continuer de tuer les goules et morts présents dans les ruelles: 0.5/1
    - Trouver leur origine et enquêter près des portes Sud: 0.5/1
    - Combler le tunnel: 1/1
    - Survivre: 3/3

    GROUPE BLANC: @Nefih  @Le Porte-Mort
    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 5 WAHcxFM

    Un bruit sourd. Voila ce qu'avait donné la stratégie de Nefih. Dans ce terrible fracas, la structure de la crypte se brisa et les morts avançant ne purent qu'assister à leur propre fin. Broyés par la pierre et la pression de la vapeur, les cadavres ne seraient à présent plus un danger pour les différents réfugiés. Tout du moins, pour le moment. Nul n'était certain que ces derniers ne tenteraient pas de creuser autour du tunnel de la crypte pour tenter de sortir mais, dans l'immédiat, la menace avait été écartée. Et c'était tant mieux car au Nord-Est, de gigantesques détonations venaient de se déclencher, faisant vibrer jusqu'aux fondations même de la demeure du régent.
    Pris de panique, la foule abritée hurla et les débuts de protestations fusèrent. Les civils avaient peur. Ils étaient effrayés. Et pour cause, la ligne de front se rapprochait et ils craignaient de n'être que des rats pris au piège. Encore plus à présent que la zone d'évacuation au port était temporairement inexploitable. Alimentant le chaos naissant, une multitude de blessés affluaient dans de grands gémissements de douleur et autres complaintes. Ce n'était pas comme précédemment. Cette fois, les blessures étaient affreuses. Et de temps à autres, les nuages de poisons et d'acide venaient empoisonner le sang des quelques soldats revenant vers la zone blanche. Il fallait gérer plusieurs fronts. La panique de la foule, et les nombreux blessés. Rien était simple dans une guerre et c'était exactement ce qu'ils vivaient à présent. Une guerre pour leur propre survie.  

    Objectif:
    - S'occuper des civils et autres blessés tout en protégeant la demeure: 0.5/1
    - Régler le problème de la crypte et des morts-vivants approchant: 1/1
    - Calmer les choses au sein de la demeure: 0/1
    - Survivre

    GROUPE ROUGE: @Oyun  @Violence
    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 5 FpYme9o

    D'un côté, le chaos contrôlé qui venait déchirer et trancher les morts qui osaient s'approcher. De l'autre, une rage sans nom qui se déchainait sans tenir compte de son propre état. Cela pouvait sembler extrême. Exagéré. Mais dans une situation telle que celle-ci, aucune lame aussi déchainée pouvait-elle être n'était de trop.

    Légèrement blessé par l'attaque du chasseur, l'hôte de Violence pouvait tout de même continuer à se battre sans aucune difficulté, permettant de gérer partiellement le flot de morts qui tentait de venir submerger la position d'Oyun et des différentes personnes qui tentaient de combler les brèches murales. Et globalement, on pouvait dire que la situation se tenait. Qu'elle était stable. Achevant ses incantations, le mage de terre se tourna vers l'orc pour l'informer de sa progression et des différentes fissures qui avaient put être comblées. Grâce à cela, le mur n'en serait que solidifier et les troupes présentes dans le marché pouvaient alors se déplacer pour aller aider à l'évacuation des derniers civils encore présents dans la Halle, ou aller aider sur les murs. Puis les détonations vinrent.

    Dans une myriade d'étoiles émeraudes, les murs volèrent en éclat. Pour Oyun et ses compères, cela se traduisit par un violent souffle brûlant qui les propulsa à une bonne dizaine de mètres des remparts. Si l'explosion aurait dut leur être fatale, le mage de terre dressa à la va-vite une barrière terreuse pour absorber le choc. Si les flammes n'atteignirent pas l'orc, le mage et quelques soldats présents furent engloutis dans les nuages cendreux et brulants. D'eux ne restaient plus à présent que poussière sanglante. Se redressant et toussotant, les survivants cherchaient à comprendre ce qu'il s'était passé. Et à peine eurent-ils enfin saisit la situation que déjà, la nuée de morts saisissait l'occasion pour s'engouffrer pleinement dans la cité. L'ordre fut donné et un repli vers les lignes arrières entamé.  

    Et dans tout ce chaos, résonnaient les hurlements des chasseurs et autres morts en marche.

    Objectif:
    - Terrasser les morts qui dégueulent depuis les remparts ou viennent des allées Nord: 1/1
    - Trouver un moyen de renforcer les faiblesses structurelles
    - Protéger à tout prix le mage élémentaire
    - Abattre les "chasseurs": 0.5/1
    - Se replier vers les lignes arrières: 0/1
    - Survivre

    Etat de santé de l'hôte de Violence: Légèrement blessé

    *
    *  *


    Dans le sable soulevé, les hurlements se multipliaient. Civils paniqués et agonisants, soldats blessés ou hagards... Le chaos venait d'augmenter d'un cran au niveau du Nord-Est de la ville. Pour cause, l'explosion des remparts venaient de changer la donne. La défense ne serait plus si aisée que cela car les murs n'étaient plus protecteurs. Tentant de se ressaisir, de nombreux guerriers devaient déjà lutter contre les flots de macchabés qui revenaient à la charge, engouffrés dans les ruines de ce qui était autrefois les remparts de la ville portuaire. Face à ce chaos, Deydreus ne pouvait rester les bras croisés. Déployant ses ailes, le vampire s'élança dans les cieux pour se diriger vers les murs, accompagné au sol par quelques hommes et officiers venant renforcer son déplacement.

    Le but n'était pas de repousser les morts, mais d'assister le repli stratégique en cours. De limiter les pertes. Arrivant au niveau du marché et des remparts, la Griffe invoqua une multitude de pieux sanguins qu'il projeta rapidement sur les morts les plus proches de ses hommes. Puis il activa de nouveau sa magie, laissant la mana courir dans ses veines pour venir renforcer sa structure musculaire. Un nouveau claquement sonore résonna dans les cieux, tandis que l'être aux yeux vairons se jetait dans la mêlée, usant de sa super vitesse pour trancher et tuer tout ce qui n'était pas du côté des vivants. Silence et Hurlement déchiquetaient les chairs des morts, les punissant de l'affront qu'ils offraient aux reikois présents. Chaque vie perdue ici était une insulte. Et cette insulte ne resterait pas impunie. Après une énième série de coups ayant permis d'au moins sécuriser la position des "renforts", le vampire se redressa. Dans le chaos de la bataille et focalisé sur ses propres mouvements, il n'avait pas put remarquer les potentielles têtes connues. Et de toute façon, l'heure ne se prêtait pas à la discussion. Beuglant à celles et ceux qui pouvaient l'entendre, le sombre chevalier ordonna de nouveau le repli vers les lignes arrières tandis que ses mages relayaient aux hommes du Nord de faire de même. Puis, alors qu'il se repliait à son tour, le vampire laissa son regard hétérochrome glisser sur les restes fumants des murs et les ombres qui se repliaient ou qui les pourchassaient.

    La bataille allait être bien plus rude que prévu.

    Pouvoirs utilisés par Dey:
    - Vol p1 x1
    - Magie de sang P2 x1
    - Super vitesse p3 x1

    Résumé:


    Alerte : Défense de Sable-d'Or [Event] - Page 5 Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


    Citoyen du Reike
    Citoyen du Reike
    Lardon
    Lardon
    Messages : 167
    crédits : 3182

    Info personnage
    Race: Hybride
    Vocation: Mage soutien
    Alignement: Loyal neutre
    Rang: C (RSAF)
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t1296-lardon-aka-lars-petitgroin-termine
  • Mer 24 Mai - 10:01
    Une nouvelle détonation retentissait dans la nuit, par delà la barricade que tenait Lardon et les villageois, et par delà les hauts murs de pierre qui ceinturaient Sable-d'Or. Elle ne venait pas seule puisqu'une autre explosion se faisait entendre, puis une autre, et encore une autre, à des intervalles irréguliers mais courts et toujours en se rapprochant, jusqu'à la dernière au Nord-Est. Les nuages qui parsemaient la voûte céleste nocturne clignotaient d'un vert maladif à chaque fois, puis en apothéose, le fracas des pierres brisées et arrachées les unes des autres malgré leur solidité éprouvée depuis des milliers d'années.
    Alors que le sol tremblait sous l'éboulement de ces gardiens immémoriaux, la chute des créneaux et des corps frappaient le contrebas sur des dizaines de mètres, un gravât aussi large que l'un des cadavres de troll propulsé en direction de l'avenue Nord éventrait l'échoppe du barbier tenue de père en fils depuis cent-cinquante ans avant de finir sa course au milieu de la rue peuplée des macabres assaillants, creusant un profond sillon dans la terre.
    Plus personne ne pourrait profiter du plaisir de se faire tailler tignasse et moustache, barbe et rouflaquette, en appréciant la magnifique vue sur le port qu'offrait ce commerce familial. Un autre patrimoine de Sable-d'Or disparaissait.

    Le son d'une corne d'alerte s'élevait au milieu de ce nouveau cauchemar dans lequel il pleuvait du brave Reikois et des pierres millénaires. La jeune vigie apparaissait sur le toit le plus proche et pointait le Nord-Est du doigt.

    - Capitaine ! Les.. Les remparts ! Les remparts sont tombés ! s'écriait-il de sa voix juvénile qui n'avait pas encore muée et pleine d'effroi.

    C'était une chose de deviner et supposer ce qu'il s'était passé, s'en était une autre de se la faire annoncer, et encore une autre, qu'en levant le nez, après la retombée du nuage de poussière qui avait été soufflé dans leur direction, on ne puisse effectivement plus apercevoir la masse sombre et rassurante des anciens remparts. C'était une faille béante qui rendait Sable-d'Or vulnérable à l'assaut du reste de la horde.
    Lardon n'avait pas eu le loisir de pouvoir admirer béatement l'horrible spectacle de la chute des murs, avec quelques autres ils étaient toujours à abattre les zombies qui filtraient par les étroits passages.

    - R-repli ! Repli ! Ordonna la voix mal assurée du premier officier qui, lui, avait du pouvoir admirer cet événement catastrophique.
    - Deuxième escouade de défense, avec moi ! Gronda le second, plus ferme. Direction les halles ! Nous allons aider les nôtres à se replier jusqu'au carrefour !
    - Première escouade, repli jusqu'au carrefour ! Ce sera notre nouvelle ligne de front ! Le premier capitaine semblait avoir reprit du poil de la bête en moins d'une seconde, Lardon imaginait sans mal qu'il devait avoir reçu de nouveaux ordres sur l'évolution de la bataille par télépathie. Au trot, soldats !

    Les deux unités se reformaient à la va-vite et les volontaires quittaient le point de défense au pas de course. Moins d'une minute s'était écoulé lorsque le second contingent de défenseur avait complètement disparu de l'avenue en se faufilant par l'intérieur d'une maison, rejoignant le dédale de ruelles adjacent en direction de la place du marché. Le premier groupe qui se repliait au pas de course en filant vers le sud de la grand rue avait déjà parcouru une vingtaine de mètres quand Lardon et son escorte commençait à leur emboiter le pas.

    - Et.. et moi je fais quoi ?! S'écriait de panique le garçon avec sa corne, toujours perché sur son toit et que tout le monde avait oublié.

    Lardon aurait lâché un juron, la situation était déjà cataclysmique et ce jeune idiot était resté les bras ballants comme une poule hypnotisée par une fourchette. Entre l'hybride et la maisonnée où se trouvait le blondinet se dressait une dizaine de zombie qui se ruait dans sa direction, et d'autres encore parvenaient à s'extirper de la barricade qui n'était plus défendue.
    Soufflant du groin, le porcin entama sa meilleure charge en couvrant rapidement la dizaine de mètre qui les séparait. Un revers de bouclier pour dégager le premier mordeur, une bourrade d'épaule pour bousculer le second, trois soldats de son escorte éclataient crânes et jambes des trois suivants.

    - Saute, bougre d'idiot ! Eructait le cochon une fois au pied de la maison haute de sept ou dix mètres. Je te rattrape !

    Peu confiant, le jeune homme avait hésité à sauter, laissant l'occasion aux zombies qui avaient fini par trouver un moyen d'accéder au toit de se jeter sur lui et le faire basculer dans le vide.
    Dans l'urgence, Lardon levait ses bras en direction du garçon et déclenchait sa magie télékinésique, il ne pouvait pas stopper sa chute mais espérait la freiner au moins. Le résultat n'était pas vraiment un succès. Les trois corps morts qui avaient basculé avec l'apprenti soldat s'écrasaient tête première tandis que l'idiot-bête trouvait un amorti salvateur à sa chute dans les bras du mage qui s'en retrouvait tout de même jeté à terre.
    Etourdit pendant une bonne seconde, c'était l'instinct de survie de l'hybride qui forçait son corps à tenter de se redresser avant même que sa conscience ne s'y emploi.

    - Debout ! Debout ! On va se faire grailler !
    - Ma... ma jambe ! Se plaignait le blond d'un cri de douleur légitime au vu de l'angle étrange que formait son genoux.

    Alors que l'homme-cochon se relevait tant bien que mal, deux mains presque squelettique attrapaient ses épaules et le tirait en arrière pour le plaquer au sol, une gueule béante hérissée de dents cassées s'ouvrant au dessus de son crâne. Le mouvement latéral d'une masse emportait la tête du mordeur juste avant qu'elle ne puisse croquer et l'envoyait s'écraser contre le mur de la maison proche.

    - Debout ! Hurlait la soldate en empoignant Lardon par l'encolure pour le redresser sur ses pieds.

    Titubant, il soutenait le garçon blessé. Un bref regard autour de lui suffit à lui faire comprendre à quel point cette décision de sauver l'apprenti soldat allait leur coûter la vie. Les macchabés avaient profité du temps perdu au sauvetage pour franchir encore plus nombreux l'ancien blocus, les soldats d'escorte qui l'avaient suivis se battaient à plus de deux contre un, en passe de se faire submerger. Trois mordeurs avaient d'ailleurs dépassé le cordon de sécurité et se jetaient sur Lardon.
    Il fut à nouveau sauvé par la soldate qui les chargea sans hésitation, bras ouverts pour être certaine de tous les emporter dans sa chute au sol.

    - Fuyez ! Vous retournez pas ! Hurlait-elle sans un regard tandis qu'elle dispensait un coup de tête, ou plutôt de casque, en pleine face d'un des zombies. Escortez le mage ! Tonnait sa voix pour les autres.

    Trois vainqueurs de leur duel se repositionnaient derrière Lardon, deux autres abandonnaient leur combat pour en faire de même, le sixième voyait sa retraite coupée et se repliait dans une ruelle, poursuivit par ses assaillants, tandis que la soldate envoyée par Shan'Ael retenait et attirait sur elle l'attention d'une partie des morts-vivants.

    - Venez, pourritures ! Je vais vous crever autant qu'vous voulez ! Un coup de bouclier repoussait un assaillant, puis une frappe droite explosait un crâne, elle parvenait à se remettre debout et balayait l'espace devant elle avec la tranche de son bouclier pour taillader gorges et mâchoires à portée, le coup de masse suivant produisait plus d'effet. Crevez ! Crevez ! Sable-d'Or et le Reike ne tomberont jamais ! Crève ! Crève !

    Malheureusement la hargne, la rage, la haine, et même la combativité de la Reikoise ne suffisaient pas à vaincre le surnombre des adversaires que la Mort avait déjà fauché une première fois. Elle aurait pu se replier avec les autres, ou fuir de son côté, mais elle était muée par quelque chose de plus fort que son instinct de conservation. Le patriotisme ?... ou bien la folie ?
    Contrairement à beaucoup sa vie ne s'achevait pas dans l'effroi, même emprunt de la douleur de se faire dévorer vivante, ses derniers cris résonnaient dans la nuit d'une férocité terrible qui aurait pu faire trembler les plus aguerris des adversaires. A l'exception de ceux-là.
    Son sacrifice n'était cependant pas vain, à s'être jetée ainsi à corps perdu dans cette escarmouche, elle avait fait gagner à ses frères d'armes et Lardon quelques précieuses secondes pour fuir les lieux, attirant sur elle une bonne dizaine de décharnés qui se bousculaient pour la dépiauter.

    Mais l'heure n'était ni au deuil, ni à trainer la patte car c'était au moins le triple d'affamés qui s'étaient lancés à la poursuite du groupe de survivants qui cavalaient, et Lardon, portant son blessé sur l'épaule comme un sac à patate, n'avait pas l'opportunité de pouvoir user de ses pouvoirs pour ralentir ses poursuivants. Il courrait déjà trop vite et devait se concentrer pour ne pas trébucher sur un cahot ou un cadavre, son escorte dans le même état d'esprit, le dos était tourné à l'ennemi et c'était une cavalcade effrénée qui n'allait trouver une issue salvatrice qu'au point de repli.
    Le souffle court, l'hybride voyait défiler toute l'avenue à grande vitesse, emporté par l'inclinaison de la pente et son propre poids, ses jambes commençaient à être douloureuses, il ne fallait pas qu'elles le trahissent, s'il tombait, c'était la mort assurée.
    Enfin il voyait le bout de la grand rue, l'intersection entre le Nord et l'Est, les nombreuses torches qui éclairaient le croisement et les renforts des volontaires et de l'armée Reikoise agglutinés autour d'une fosse large et profonde de plusieurs mètres. Trois minces rampes d'accès en bois avaient été installé au dessus du trou. Les sprinteurs ajustaient la trajectoire de leur course sans ralentir, les mugissements des mordeurs derrière eux indiquaient qu'ils étaient talonnés de près.
    Deux escorteurs passaient sur la passerelle la plus à gauche qui tanguaient violemment, un troisième courait sur celle de droite et un fou furieux décidait carrément de profiter de l'élan pour tenter sa chance d'un bond par dessus le gouffre. Il parvenait à atteindre le bord opposé et se faisait hisser par ses camarades. Lardon, lui, empruntait la rampe du milieu qui craquait sous les poids combinés du sien et du garçon qu'il portait, deux enjambées lui faisait couvrir la distance jusqu'au milieu de la fosse, à la troisième, sentant que la passerelle ne résisterait pas plus, il donnait une impulsion pour bondir de désespoir en direction l'autre rebord. In extremis, il s'étalait de tout son long sur le sol avec le blessé, au milieu des autres soldats.

    S'il en avait eu l'occasion, il serait resté là, vautré dans la poussière, le groin dans la terre, à laisser son corps endolori se reposer, ses poumons en feu, mais une main se glisse sous son bras et le soulève avec une étonnante facilité pour le remettre debout. C'est le capitaine de la première escouade.

    - Debout, pourceau, tu te reposeras quand tu seras mort ! Ordonnait l'officier sans mépris dans l'appellation. Rapport !
    - Elle !... Lardon s'interrompait, il voulait mentionner la Reikoise morte au combat qui leur avait permit de fuir, mais finalement était-ce vraiment l'information la plus utile à rapporter ? Ils sont juste derrière nous, Capitaine ! S'essoufflait à répondre le cochon.
    - Je sais. Lâcha le gradé d'un ton amer en portant son regard vers le haut de l'avenue.

    Il siffla pour alerter des hommes positionnés en amont de quelques mètres avant la fosse qui enclenchèrent un système mécanique de poids et de poulies solidement harnachés aux murs porteurs de maisons qui tendait une chaîne d'acier en travers de la rue à hauteur de buste.
    Un piège avant le piège. Le résultat ne se fit pas attendre, les premiers cadavres galopants, emporté par l'élan que leur donnait la pente douce de l'avenue, se retrouvaient décapité.

    - Bien, cela nous donnera un répit sur les premiers déferlements. Acquiesçait pour lui même le capitaine. Il était conscient de l'efficacité limité de cette chaîne, tout comme celle de la fosse qui finirait bien par être remplie bien avant qu'ils ne voient la fin de la horde, ces pièges temporaires n'étaient pas destiné à leur accorder la victoire mais à leur faire gagner toujours plus de temps pour l'évacuation des civils et leurs futures manœuvres. Soldats ! Notre nouvelle ligne de front s'étend de l'avenue Est jusqu'aux rues parallèles à l'avenue Nord située avant le port. Nous sommes désormais la dernière défense entre la demeure du Régent et le Port où ont été évacué les blessés et nos familles ! Les visages sont graves, la perte des remparts a porté un rude coup au moral des survivants, sans parler de tout ceux qui ont péris dans la catastrophe. Des survivants et des renforts nous rejoindront bientôt pour tenir l'avenue Est, dans l'immédiat je veux un cordon d'éclaireur sur les toits des habitations avant le Port et un groupe d'intervention de dix volontaires pour contenir les morts-vivants qui s'y seraient faufilé et barricader les ruelles à l'Ouest ! Les autres, déployez-vous entre ce point et la porte Est. Ce qui viendra du marché sera soit vivant, soit mort, sauvez les premiers, tuez les seconds ! Sable-d'Or ne sera jamais Sable-Mort !
    - Sable-d'Or ne sera jamais Sable-Mort ! reprenaient en chœur certains fantassins d'un cri de courage pour se motiver, eux et les autres volontaires.

    Le capitaine lâchait enfin Lardon qui essayait de rhabiller un tant soit peu, tout débraillé qu'il était après ses dernières chutes, bonds et roulades dans la terre. Le milicien aperçu le tatouage de citoyenneté sur l'avant-bras du cochon, chose qu'il ignorait jusque là.

    - Alors t'es un Reikois. Laissait échapper le gradé qui devait avoir probablement imaginé l'hybride comme un mercenaire ou un visiteur quelconque. Ecoute, fils, on va certainement encore avoir besoin de toi. S'adressait-il soudainement plus familier, l'élan patriotique sans doute. Reste ici dans l'immédiat mais prépare toi à bouger à mon ordre. Hé ! En faisant volte-face. Où sont les soldats qui l'escortait ?

    Pendant que l'officier beuglait pour retrouver l'escorte éparpillée de Lardon, celui-ci pouvait enfin reprendre son souffle malgré le tumulte autour de lui.
    Les volontaires formaient les groupes d'éclaireurs et d'interventions qu'avait ordonné le capitaine et s'enfonçaient dans la pénombre des rues voisines pour accomplir leur tâche, les soldats présents étaient plus nombreux que l'unique "première escouade", il y avait également parmi eux des armures qu'il ne reconnaissait que trop bien, celle des soldats d'Ikusa. Une œillade hasardeuse lui faisait apercevoir le petit blond qui était transporté vers la demeure du régent, une attelle de fortune autour de sa jambe cassée, puis un homme en armure le rejoint en se plantant devant lui, sa cicatrice reconnaissable sur sa joue indiquait à l'hybride qu'il s'agissait de l'un de ses escorteurs, rapidement rejoint par les autres.
    Ils n'étaient plus que quatre. En soustrayant l'héroïne et celui qui avait du s'enfuir par une ruelle, cela signifiait qu'un autre escorteur avait péri, sûrement durant leur fuite, Lardon ne l'avait même pas remarqué jusque là.
    Un silence lugubre tombait entre les cinq survivants, sales et essoufflés, et ce court répit éphémère ne faisait que leur imposer une vérité flagrante ; cette nuit macabre était loin d'être terminée.

    ***

    Pendant ce temps la seconde escouade s'était faufilée par des ruelles perpendiculaires à l'avenue Nord, rejoignant rapidement au pas de course les halles marchandes. Certaines rues étaient encore poussiéreuses de la chute des remparts et les hommes, menés par leur capitaine en tête, avançaient avec un peu plus de prudence.
    Les quelques premières rencontres mugissantes ralentissaient à peine leur progression, leur formation et l'agencement des rues permettait d'éliminer rapidement leurs assaillants mais le temps était compté. Au delà de la poussière et du faubourg du marché, s'élevait la complainte macabre des affamés qui se rapprochaient en franchissant les tas de gravats qu'étaient devenus les anciens remparts.
    Sur l'ordre du capitaine, l'escouade allait se séparer par groupuscule de trois ou quatre défenseurs afin d'aider les blesser à évacuer, civils ou soldats, et repousser la première vague de morts-vivants qui déferlait. Leur point de repli était l'avenue Est.


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