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    Info personnage
    Race: Vampire
    Vocation: Guerrier combattant
    Alignement: Loyal mauvais
    Rang: B - Griffe
    qui suis-je ?:
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  • Mar 13 Fév - 10:24


    Lorsque Deydreus reçut le coup de tête du faucheur, sa vision se troubla quelques instants. Dans ce choc terrible, le heaume du bretteur aux lames jumelles se décrocha pour tomber dans les flammes, à l'instar de la faux de l'ancienne Griffe. Quelques secondes. Quelques courtes secondes de vide qui permirent également à son adversaire de lui subtiliser Hurlement, sa seconde épée. A présent, le duel prenait une nouvelle tournure. Il ne s'agissait plus simplement d'un duel entre le champion d'un Archonte et le champion du Reike. Il s'agissait d'un duel d'escrime entre deux héros maudits. L'un condamné à lutter contre ceux qu'il avait autrefois juré de protéger. L'autre à vivre éternellement dans une condition le faisant naviguer entre folie sanguinaire et raison. Et pourtant. Pourtant les deux êtres se souriaient mutuellement.

    - C'est un honneur de la recevoir ainsi. J'aurais souhaité également que notre combat puisse durer plus longtemps. Ou de pouvoir échanger plus longuement sur les actes passés et à venir. Malheureusement, chaque seconde menace la vie de tout ceux qui m'accompagnent. Obtiens le repos, mon frère. Que les Astres t'accueillent enfin en leur sein.

    Et puis les deux guerriers s'élancèrent l'un contre l'autre. Dans un choc terrible, les lames en bronze céleste et phantacier s'entrechoquèrent violemment. Un choc d'autant plus affreux qu'elles n'avaient jamais été forgées pour être dressées l'une contre l'autre. Et pourtant, comme un symbole, elles venaient aujourd'hui se croiser dans un long ballet sanglant. Silence contre Hurlement. Multipliant les techniques de frappe et de parades, Deydreus cherchait à terrasser son adversaire qui malgré ses faiblesses naissantes, tenait toujours bon. Puis, dans une énième passe d'armes, les deux guerriers parvinrent chacun à entailler de nouveau l'armure de l'autre. Deux frappes au torse, les propulsant de nouveau en arrière sans parvenir à taillader leur chair. Et pourtant. Pourtant la bête dans l'esprit du vampire jubilait. De leurs corps respectifs, de longs filets sanguins coulaient inlassablement. Témoins morbides de la violence de leurs échanges. Inspirant à plein poumons, Deydreus pouvait sentir cette odeur dans l'air. La cave gelée était emplie d'une odeur de putréfaction et de sang. Et ce dernier s'avérait particulièrement enivrant. Quelque chose s'était passé. Une odeur plus forte que les autres s'était répandue dans l'air. Un élixir absolu et qui avait déjà forcé le bretteur à lutter. Mais cette fois, mêlé au reste... L'assaut de la Soif se faisait plus fort.

    La vision du vampire se brouilla de nouveau, se teintant d'une aura rougeâtre tandis qu'il ouvrait la bouche pour haleter et révéler ses deux longues crocs. Son regard semblait plus froid, plus animal tandis qu'il sentait cette damnée soif venir ronger les chaines qu'il lui imposait. Violence, chaos, sang et mort. Un cocktail qu'il ne connaissait que trop bien, et qu'il adorait consommer. Et à cet instant, décuplé par l'excitation de son duel et ses propres blessures, la Soif avait le droit à un peu de liberté, éveillant chez le vampire son plus grand pouvoir. La dextre de Deydreus se resserra alors doucement sur son arme, avant de venir la rengainer sous les yeux de l'ancienne Griffe. Cette dernière, affaiblie par leurs multiples échanges, devait surement comprendre que l'attaque ultime se préparait car il fit quelques mouvements de recul, dressant devant lui Hurlement. Dans l'air, les gouttes sanguines qui tombaient de leurs corps semblèrent se figer dans leur chute. Suspendues comme si le temps s'était momentanément arrêté. Dépliant un peu plus ses ailes membranées, le vampire étira un long sourire carnassier tandis que de longs filets sanguins semblaient s'étendre le long de ces dernières. De son bras écarlate, une fine couche de sang cristallisé glissa également sur son armure endommagé, la recouvrant d'une grande pellicule écarlate qui semblait forger sur son corps meurtri une nouvelle armure organique et ensanglantée. Jusqu'à venir lui placer un casque à l'apparence aussi menaçante que ne l'était son heaume habituel. Puis, derrière sa tête, une auréole sanguine fit son apparition, se mettant à tourner doucement tandis que plusieurs excroissances semblaient apparaitre sur les ailes du bretteur aux yeux hétérochromes. Bientôt, ces dernières prirent une nouvelle forme, s'apparentant à des roses de sang figées contre les membranes des ailes du vampire alors que la partie osseuse ressemblait de plus en plus à des ronces entremêlées.

    [Event] La marche du Vent d'Acier - Page 8 M1NMKbX


    - Bene pugnasti, bellator.

    Puis les roses éclatèrent en un millier de pétales sanguinolents. Dansant dans l'air comme un tourbillon vermillon, ces derniers se projetèrent directement en direction du champion de l'Archonte. Ce dernier se propulsa sur le côté, tentant d'esquiver la première "salve", avant de se rendre compte que cette dernière pivotait pour le suivre. Commandés par la volonté du vampire, les pétales volaient à présent partout autour de lui, emplissant rapidement l'espace qui el séparait de son adversaire. Bientôt, le maître du sang dominait chaque zone du territoire où il était bloqué. Et l'ancienne griffe en fit rapidement les frais. Déchirant son armure, l'attaque sanguine du chef des armées reikoises vint ensuite mordre sa chair. Rongeant de longs sillons dans son corps pour venir le ralentir. L'affecter. Bientôt, les mouvements de ce derniers ralentirent, provoquant l'ultime assaut. Se refermant sur son corps fatigué à la manière d'un linceul entourant un cadavre, les pétales tourbillonnèrent à une vitesse folle alors que Deydreus approchait. Puis, d'un mouvement du poing, le bretteur referma une dernière fois sa prison sanguine sur son adversaire, détruisant définitivement son corps alors qu'il l'observait avec fierté. Et lorsque les pétales achevèrent leur course mortelle, le bretteur écarta subitement les mains après avoir récupéré Hurlement, déployant cette myriade de pétales partout autour de lui, chassant les flammes. Chassant les restes de l'ancienne griffe qui, enfin, pouvait trouver le repos.

    Suspendu ainsi dans l'air, le vampire se posait en véritable figure horrifique pour l'archonte. Toute la symbolique qu'il représentait à présent se matérialisait sous le regard déjà bien occupé du fils de X'O-rath. Le long du corps de Deydreus, les plaies provoquées par le duel commencèrent à fumer doucement, laissant de grandes volutes noires se répandre dans l'air tandis que sa chair se refermait peu à peu. Et pendant que son corps se régénérait, le chef des armées observait les combats en cours. Les dévoreurs, fidèles à eux même, harcelaient et avaient visiblement frappé un grand coup. Il ne restait plus longtemps avant que l'infamie que l'Archonte représentait ne sombre définitivement. Avant qu'Alasker ne récupère son trophée et montre aux dieux que la chasse ne prendrait jamais fin. Ses yeux vairons glissèrent ensuite vers les Serres en contrebas, admirant avec fierté la bannière flottante des Serres pourpres ainsi que leur position parfaite. Ils tenaient, encore et toujours face aux assauts des morts, démontrant toute la résilience de leur peuple et le savoir faire des soldats noir et sang. La force et la volonté de Tulkas. Au niveau des archers et des civils, les choses semblaient avoir pris une tournure plus sombre puisqu'une abomination venaient d'apparaitre. Ainsi, l'ultime pièce de l'Archonte avait été déployée et se voyait déjà malmenée. Nul doute qu'avec les efforts de Vaesidia et des autres champions, elle ne ferait pas non plus long feu. Puis les yeux du bretteur remarquèrent le flux de morts qui s'acharnaient contre les positions ennemis et, instinctivement, un nouveau sourire glissa sur les lèvres ensanglantées du guerrier. Isolde était parvenue à faire ce qu'elle souhaitait. Elle avait fait sien le pouvoir de l'Archonte et retournait ses propres forces contre lui. Elle avait montré à tous l'utilité de son pouvoir et sa force. Etirant un peu plus son sourire, Deydreus hurla autant que possible au travers de la caverne.

    - Combattez, enfants du reike! Que notre fureur dévore les espoirs fous de ces dieux maudits! Que la justice de notre peuple règne et anéantisse les plans de X'O-Rath et ses enfants! Montrons à ces dieux ce que nous valons! Montrons leur comme il est vain de s'en prendre à la nation du Dragon! Pour le Reike!

    Accompagnant ses mots par une dernière action, le vampire pointa ses deux épées dans deux directions. L'une vers les chaines se trouvant sous la plateforme où se trouvaient Isolde et Ixchel, l'autre vers la marées de morts s'acharnant sur les Serres. Et les derniers pétales encore présents s'élancèrent rapidement. Une pluie sanguine et mortelle, venant assister à la fois les efforts des guerriers d'élite, et ceux des archers ralentissant la progression des morts vers la plateforme.

    Le combat global touchait à sa fin. Et il n'y avait aucun doute sur le fait que la marche du vent d'acier écraserait les restes de ce maudit Archonte.

    Résumé (Tour 9 ):


    [Event] La marche du Vent d'Acier - Page 8 Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


    Citoyen du Reike
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    Isolde Malkyn
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    qui suis-je ?:
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  • Mar 13 Fév - 10:39
    La marche du Vent d'Acier
    Event Reike/Melorn

    Quelques paroles de la troisième Griffe du Reike venaient aux oreilles de la brune. Elle jetait des regards furtifs au duel acharné livré par les deux guerriers. Elle ne pouvait pas se permettre de perdre en concentration, bien que ce combat offrît un spectacle exquis. La Nation du désert paraissait unie, forte et inébranlable. Ainsi, le champion de l’archonte le reconnaissait et livrait une bataille loyale.

    Les troupes des Serres ne lésinaient pas non plus sur les moyens et leur force de frappe, combinée à celle d’autres guerriers, parvenaient à lutter contre la horde réanimée. Personne n’abandonnait le combat et tous restaient courageux, visant un but commun. Même si certains possédaient un objectif plus personnel. Ce qui était évidemment le cas de la nécromancienne. Elle avait appris beaucoup de choses en ce jour funèbre. De plus, pouvoir défier elle-même un archonte à l’aide de ses pouvoirs, elle n’aurait pu l’imaginer quelques mois auparavant. Elle avait accompli tant d’actions et elle avait beaucoup progressé sur le chemin des arcanes obscures. Cette route demeurait semée d’embûches, mais c’était dans l’effort et la douleur qu’elle voulait gravir le sommet de son art. Elle était convaincue d’être sur la bonne voie.

    Sa puissante attaque psychique avait su déstabiliser l’archonte. Comme elle s’en doutait, il possédait les barrières nécessaires à sa protection. Concernant cette forme de magie, ce n’était pas étonnant. Pour autant, le moment de faiblesse de la figure de chair permit aux alliés de la frapper de manière plus directe et plus intense. Les Dévoreurs semblaient téméraires et prêts à en finir avec l’archonte. La mage n’eut guère le temps de voir la suite des évènements, elle se baissa lorsqu’elle perçut un des harpons fondre sur elle. Par chance, les réanimés mettaient à mal les assaillants aux harpons et l’arme fut de ce fait déviée. La mage redoubla d’intensité en canalisant son sort de nécromancie, afin de conserver une première partie des morts face aux harponneurs. Les macchabées luttaient jusqu’au bout, les harcelaient pour les faire tomber des charrettes, croquer dans leur chair putréfiée. Ils n’étaient pas gênés par la fatigue, rien ne les arrêtait. Ils ne cesseraient l’assaut seulement lorsque ces résidus de putréfaction seraient totalement anéantis.

    Quant aux apprentis grimpeurs qui tentaient de rejoindre la maîtresse des morts, celle-ci leur envoyait l’autre partie de ses réanimés sous contrôle. Avec l’aide apportée de la part des alliés et le Serre d’élite qui trancherait le moindre zombie qui pourrait parvenir à atteindre le haut du pilier, la mage noire restait protégée.
    Son regard émeraude se posa alors sur Dimitri, il était sur la forge, tout prêt de l’orbe. Elle comprit ce qu’il s’apprêtait à effectuer. Pourtant, il semblait hésiter… La magie corruptrice de l’orbe tentait de l’en dissuader, les sombres arcanes des titans restaient puissantes et pernicieuses.

    - « Dimitri ! » Hurla-t-elle, spontanément.

    Elle ignorait si sa voix pouvait porter jusqu’à lui, si même dans sa confusion, il saurait l’entendre. Mais détruire cette orbe restait crucial. Une partie de l’essence de l’archonte se trouvait dans celle-ci. Et Depuis Sable d’or, ils savaient que la briser affaiblirait son possesseur. Elle espérait que son appel ou toute autre chose allait ramener le chasseur à la réalité. Et lui permettre d’achever son œuvre.

    Les combats faisaient rage de toute part. Néanmoins, ce n’était pas encore la fin. La bestiole déchaînée termina sa course effrénée et surgit dans la salle. Elle prit à partie une des femmes de l’expédition. Certains se tenaient prêts à l’accueillir et le piège allait se refermer sur la créature violacée. Seulement, sa fougue et sa rage lui procuraient une force indéniable. Isolde lança une nouvelle attaque mentale, cette fois-ci dirigée contre le gigantesque animal corrompu. Il ne possédait pas les barrières protectrices de l’archonte, nul doute que ce sort intense allait lui faire courber l’échine. Suffisamment pour permettre aux alliés d’attaquer.

    Ensuite, guidée par son envie de tester une autre forme de sa sombre magie sur la créature. Isolde invoqua son catalyseur pour former dans un même temps une troupe de vingt-cinq zombies. Ces nouveaux pantins articulés, frais et disposés à en découdre, se jetaient sur l’ours infecté et le harcelaient de toute part. Ils grimpaient partout où ils trouvaient des prises, pour le déstabiliser, le freiner et le blesser. Si certains parvenaient à atteindre sa tête, ils lui crèveraient les yeux. La petite armée de cadavres ambulants ne s’arrêteraient que lorsqu’ils seront retournés à la poussière, délivrant leurs dernières agressions pour faire tomber l’abomination.  



    Résumé des actions:



    I am a mortal, but nothing human inside. What will be left of me when I'm dead ?


    La berceuse d'Isolde
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    Stadzank
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    Race: Gobelin
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    qui suis-je ?:
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  • Mer 14 Fév - 12:15
    Si proche du but et soudain, l’énorme main de l’Archonte attrapa le faux-Gatlig par le cou et cette dernière se referma progressivement, l’étranglant et lui coupant la respiration. Les pieds ballants à quelques dizaines de centimètres du sol, le Dévoreur s’agita de toutes ses forces mais rien n’y faisait, il ne pouvait sortir de l’étreinte mortelle de l’Ennemi. Stadzank s’arrêta alors de gigoter afin de garder le si peu d’oxygène qui lui restait mais il sentait nettement que la fin était proche. Les secondes d’étranglement paraissaient des heures et déjà le fil de sa vie défila devant ses yeux... Son enfance heureuse à écumer les docks du port d’Ikusa avec sa bande de cousin, à l’époque les Gloidveeld étaient les rois du commerce de la Capitale... Puis la chute du clan, ses parents prenant les armes pour venger un honneur qui n’a laissé derrière lui tellement de cadavres et une bande de gamins à la rue... Puis l’adolescence dans les quartiers malfamés à ronger son frein, souhaitant chaque jour mille tournant à ses oppresseurs... Son apprentissage de la vie d’assassin après la rencontre avec celui qui deviendrait plus qu’un mentor... Les longues heures d’entrainement, d’attente aussi pendant les filatures mais avec toujours cette épée vengeresse qu’il souhaitait plonger dans chacun des corps de ses rivaux... Puis la trahison de son mentor, sa condamnation à mort et l’attente interminable dans sa petite cellule de la prison de Kyouiji... Et la délivrance, la découverte des souterrains du Palais, de ses nouveaux maîtres, la métamorphose de sa quête de vengeance, l’ascension du clan Gloidveeld et surtout, son serment d’allégeance envers le Couple Impérial. Sa rencontre avec l’Oreille, sa nouvelle vie de fantôme au service de la Couronne, les réseaux qu’il avait commencé à tisser en République, son infiltration dans la Pègre de Kyouji pour devenir l’un des lieutenants du frère de l’Impératrice...

    Non, il ne pouvait pas partir, pas maintenant... Stadzank n’avait qu’effleuré du doigt les nouvelles tâches qu’il devait accomplir quoiqu’il en coûte. Il y avait trop d’objectifs non réalisés, trop de projets en cours. Non, il ne pouvait pas partir, pas maintenant...

    Mais les Dévoreurs d’Alasker, les vrais, en avaient décidé autrement. Tellement submergé par l’assaut de l’Avant-Garde, l’Archonte le libéra en le projetant sur l’Oni bleu déjà fort mal en point. Dommage que là il fasse un 1m60, d’habitude avec son 90cm c’était sûr qu’il n’aurait pas trop fait de dégâts néanmoins Kahl n’eut pas vraiment l’air de ressentir la douleur. D’ailleurs est ce qu’il ressentait quoique ce soit sous cet aspect plus mort que vif ?  

    Tel un pantin de bois désarticulé, le demi-gobelin aux dreadlocks retomba sur le sol dans un roulé-boulé qui dut provoquer un sacré paquet de contusions. D’ailleurs l’assassin ne put se relever dans l’instant, il fallait vraiment qu’il aille chercher des ressources au fin fond de son esprit torturé pour se relever. Et sur qui est-il tombé me direz-vous ? Sur le ménestrel, assis sur un tabouret dans la pénombre entrain de gratter sur son luth un air qui flairait bon la colère, l’énervement... La haine. Puis apparut devant lui le Marchand de Sable, Strytart Gloidveeld et... Gatlig qui se mit à chanter. Enfin parler avec un débit certain serait plus approprié comme description.

    Air de la chanson:

    Hey, s’il te reste une chance, une opportunité
    De saisir tout ce que tu as toujours voulu, en un instant
    Tu la choppes ou tu vas la laisser filer ?


    L’épée-lige du couple royal trouva alors dans la colère de toutes ses personnalités qui vivaient en lui la force de se relever et de continuer le combat. Sur ses deux jambes et alors qu’Alasker, Kahl et le reste des Dévoreurs ne cessaient pas d’harceler l’Archonte avec des attaques toujours plus puissantes, Stadzank joigna ses deux mains, se concentra et puisa dans les souvenirs qui venaient de défiler dans sa petite tête pour créer une créature ténébreuse qui viendrait perturber un peu plus l’Ennemi. C’est dans un nuage de ténèbres qu’apparu une réplique miniature du Laconda vu au dernier Jour de la Force (le vrai faisait 20 mètres celui-là en fait 5) derrière le Nécromancien en chef. La bête issue du mana de l’assassin commença alors à s’enrouler autour de la jambe droite de sa cible puis remonta vers le haut du corps jusqu’à ce que la tête de l’animal des ténèbres apparaisse derrière la nuque de l’Archonte et morde à pleine dent le cou du Nécromancien.
    Laconda des ténèbres:
    Dans le même temps, la chanson suivait son cours dans la tête du gobelin, son esprit morcelé criait qu’il était temps d’en finir.

    Mes côtes sont pétées, mes genoux flanchent, mes bras sont ankylosés
    Il y a de la gerbe sur mon gilet, v’nant des cloques de l’aut’taré
    J'suis énervé, mais en surface j'suis plutôt cool et préparé
    Pour lâcher mes scuds, mais je n'arrête pas de ressasser
    L’objectif qu’on m’a fixé, l'Archonte se met à beugler
    Il ouvre la bouche, mais ses mots sont à chier
    Il vomit ses paroles, et tout le monde se met à le défoncer  
    Le temps est écoulé, c'est fini pour lui, bloah !
    Brusque retour à la réalité, Oh voilà la gravité qui s'y met
    Oh, maint’nant Big Nounours, j’le calcule mêm’pas
    J’suis possédé, et jamais j'abandonnerai ma mission
    Non, c’est moi qui l’aurais, il sait qu’c’est un âne
    Ce n'est pas important, je plane
    Je sais quoi faire, mais j’suis cassé
    J’hésite pas, car je sais
    Que quand je retournerais chez moi, ça s’ra une fierté
    De retour au bercail, yo
    Ce sera une parodie
    Je ferais mieux d'choper c't’anneau et d'pas m’louper


    Maintenant que la mana était déversée dans le Laconda et qu’il était maintenant entrain de s’attaquer à l’Archonte, l’espion du couple royal savait qu’il était temps de revenir à la charge. Comme le disait si bien Gatlig dans sa tête, il avait encore une opportunité, une chance d’arriver à ses fins. Alors faisant fi des conséquences d’un nouvel échec, le faux Dévoreur retourna dans la mêlée et déploya toute son agilité de voleur pour bondir sur le bras qui l’avait presque tué quelques secondes avant et arriver enfin à récupérer cet anneau si précieux pour ses maîtres !

    Tu ferais mieux de te laisser emporter par la musique, par l'instant
    C'est à toi, à jamais à toi go (go)
    Tu n'as qu'une seule chance, ne la rate pas Gros  
    Cette opportunité n'arrive qu'une fois dans une vie, yo

    Tu ferais mieux de te laisser emporter par la musique, par l'instant
    C'est à toi, à jamais à toi go (go)
    Tu n'as qu'une seule chance, ne la rate pas Gros  
    Cette opportunité n'arrive qu'une fois dans une vie, yo
    Résumé:
    Noble du Reike
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    Arkanon Ikhilosho
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  • Mer 14 Fév - 16:09
    C'était le moment, celui que nous attendions et que nous redoutions tous à la fois. La créature déchainée finit par traverser le dernier rempart que nous avions dressé en faisant trembler tout ce qui se trouvait autour d'elle, sentant mon plastron vibrer contre mes écailles. Aussitôt, je tranchais des stalactites avec Serrcoeur, qui se plantèrent pour certaines dans le dos de l'ursidé, m'apercevant qu'il s'en était pris à une jeune femme. Elle s'était tenue face à la créature en formant avant son arrivée une épaisse armure . Ce courage qu'elle avait eu de se dresser ainsi contre cette monstruosité était en tout point, admirable et je ne comptais pas la laisser plus longtemps dans la gueule de l'ours, quitte à me mettre en danger moi aussi.

    Mais pour cela, j'allais avoir besoin de mes deux mains. Sans plus attendre, après avoir rangé mon arme dans mon dos, je me laissais tomber vers l'avant. Pour être sûr de pouvoir tirer au mieux de ma puissance et de gagner en vitesse, sur les premiers mètres, je me mis à courir sur la paroi de glace , jusqu'à ce qu'il ne le soit plus possible, tandis que de petits éclairs rouges crépitaient autour de mes jambes. Puis ce fut au tour de mon bras droit que je contractais, faisant rouler mes muscles jusqu'à la limite de la déchirure, eux aussi maintenant entourés de crépitements écarlates, mes yeux se colorant de la même façon. Ma tête pointée vers le sol, vers celui qui tentait de broyer l'une des nôtres, je levais mon poing une dernière fois avant de l'abattre sur lui.

    L'onde de choc fut assez puissante pour briser mon gantelet qui partit en centaine de morceaux, certains se plantant sur le dos de ma main brulante tandis que les autres furent projeté au loin.Mon corps tout entier s'était mis à vibrer durant ces quelques secondes où enfin, j'avais pu porté une frappe sans retenue.Un bruit de craquement résonna pendant l'impact sans que je ne puisse voir le temps de déterminé si j'avais réussi à blesser cette chose violacée ou non. Immédiatement après, je m'étais redressé pour courir sur la surface de son dos, faisant un bruit immonde à chacun de mes pas qui me conduisaient vers sa tête. L'ours ne sembla pas tenter quoi que ce soit vers moi ,comme s'il avait eu un moment de faiblesse, en proie a je ne sais quelle affliction qui allait me permettre d'atteindre mon objectif sans encombre. J'étais certain que les morts-vivants qui le harcelaient plus bas n'y étaient pas pour rien dans cette histoire.

    Lorsque j'y parvins, je me laissais glisser aux côtés de la malheureuse, empoignant mon arme que j'enfonçais aussitôt dans la gueule de la créature à la perpendiculaire. Je voulais la forcer à l'ouvrir plus en grand afin qu'elle libère la jeune femme, usant la force de mes deux bras qui se gonflèrent au point que l'on pouvait entendre mes écailles crissées entre elles tellement elles étaient serré les unes contre les autres. J'écartais petit à petit ces lames qui lui servaient de croc de l'épaule de celle qui était de loin la plus valeureuse du groupe se tenant sur le promontoire en ayant fait front au danger. Mais cela n'était pas suffisant, j'allais devoir demandait au guerrier de Jade s'il le pouvait de venir m'aider. Je penchais légèrement ma tête afin de prévenir la blessée, non sans difficulté, serrant les dents par intermittence due à l'effort que cela me demandait:

    -Préparez vous... je vais... vous ...sortir de là ...petite bogue. Brak ! Prête- moi ta force !

    C'est alors que j'entendis comme un bruit inquiétant venant de mon arme, comme si le métal ne supportait plus la pression de toute cette force contre sa lame.Heureusement, Brak était apparu à ce moment-là, lançant une attaque colossale sur la partie supérieure de la mâchoire de l'ursidé, qui lâcha complétement sa prise. Je profitais pour abandonner Serrcoeur dans cet antre cauchemardesque, afin d'extirper celle qui avait côtoyé la mort de très près, la soulevant malgré son poids et les pics qui me blessèrent par endroits. Je me mis à courir en l' emportant dans mes bras, découvrant en jetant un oeil derrière moi que mon arme qui faisait partie de ma famille depuis des générations,se briser en mille éclats avec un pincement au coeur. Mais si c'était le prix à payer pour sauver une vie, alors ça en valait la peine.

    Ne sachant si l'ours allait profiter que notre fuite pour nous attaquer, je nous emmener sur le côté, n'ayant pas oublié pendant ce sauvetage celui qui se tenait au loin. Oui, je parlais bien sûr de l'homme qui avait déjà déchainé ses bourrasques auparavant et qui semblait être prêt à porter une ultime attaque. Si nous étions pris dedans, nous perdrions la vie, c'est une certitude. Nous dévions nous dépêcher à nous mettre à l'abri si nous tenions à sortir en un seul morceau d'ici.

    Tour 9:


    Arkanon discute en 993300
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  • Mer 14 Fév - 17:07
    Demeurant focalisée autant que possible sur le maintien des deux barrières de flamme, mon attention se porta durant quelques secondes sur les Dévoreurs et l’Archonte du fait du cri strident poussé par celui-ci. Bien que ce hurlement fût, à mon humble avis, bien plus harmonieux que les éructations et vocalises du farfadet verdâtre, je remarquais, non sans délectation, que ce sbire des Titans avait été malmené par le Tovyr et ses troupes. En effet, Alasker était parvenu à trancher l’un des bras de notre ennemi ce qu’il n’avait guère apprécié. Cette blessure, bien qu’anodine, indiquait clairement une évidence : s’il saignait, l’on pouvait le tuer. Néanmoins, malgré cette amputation, notre adversaire ne comptait pas se laisser faire facilement, car il riposta aussitôt. Durant un instant, je fus tentée, par vengeance, mais aussi par devoir, de profiter que ses efforts fussent dirigés contre mes alliés pour tenter de lui loger une flèche enflammée dans le crâne. Après tout, cette…chose avait réanimé des compatriotes. Il avait osé commettre un blasphème à l’égard des guerriers qui avaient, jadis, protégé notre glorieux Empire et qui avaient triomphé des Titans. Cela n’aurait été que justice qu’une elfe participât à sa mise à mort. Mon instinct me dictait d’user de mes pouvoirs à son encontre quand bien même cela condamnerait les Dévoreurs. Après tout, ils n’étaient que des pions sacrifiables à l’instar de n’importe quel membre de cette expédition. Profiter d’une telle circonstance opportune…tirer de son inattention était légitime, voire même judicieux. Qui irait se lamenter sur la mort de quelques hommes d’armes, si un archonte venait à périr ? Personne. Je n’avais qu’à concentrer mon mana pour générer un trait enflammé, à l’encocher et à viser… Je n’avais qu’à ignorer le reste, ignorer les Serres qui mourraient, ignorer les civils qui s’organisaient, ignorer les Dévoreurs, ignorer Isolde… Je n’avais qu’à faire fi de mes instru…

    À peine eus-je cette pensée que je m’admonestais une claque mentale. Étais-je devenue folle ?! Ignorer des ordres d’un supérieur hiérarchique ? Sacrifier des troupes reikoises ? Trahir l’Empire au nom de considérations personnelles qui n’étaient d’ailleurs même pas véritablement les miennes. Toute cette colère, toute cette haine, cette frustration, cette soif de revanche ne m’appartenait pas…du moins pas totalement. J’avais reçu des instructions et je comptais bien m’y conformer ! Mes archers et moi-même étions un maillon essentiel de la défense des membres de cette expédition et je comptais faire en sorte que nous tous, nous accomplissions notre devoir ! Le reste n’avait aucune importance. Je me moquais de l’honneur. Je n’avais que faire de la justice. Seul un but méritait d’être poursuivi. Un seul objectif que je pouvais résumer en un seul mot : la victoire, la victoire à n’importe quel prix, la victoire en dépit de toutes les terreurs, la victoire quelque longue et difficile que soit la route pour y parvenir, car sans victoire, il n’y a pas de survie ! Or, je comptais bien tout faire pour que cette fin se réalise. Ma survie ou les ambitions personnelles d’un instinct perturbé n’entraient pas en ligne de compte.

    Fort heureusement, je ne pus m’appesantir plus longtemps sur ce sujet, car la plateforme se mit soudainement à trembler au point qu’un trait de glace fit voler plusieurs caravanes et chevaux dans un contrebas. Ces secousses firent place à un long rugissement provenant de nos arrières. Par réflexe, je me retournais, inquiète à l’idée de ce que cet archonte nous avait réservé comme ultime surprise. Après tout, j’avais perçu les sons générés par cette créature précédemment et avais considéré qu’elle était bien plus grosse qu’une abomination. Aussi, me mis-je quelque peu à pâlir à l’idée de l’affronter. Si cette monstruosité était pire que tout ce que nous avions affronté, nous risquions d’éprouver des difficultés pour l’abattre…surtout que dans le cas de mes hommes, nous n’avions pratiquement plus de flèches à disposition. Certes, au besoin, je savais que le contrôleur pouvait compter sur ma participation pour générer une nouvelle explosion…mais avec autant d’alliés présents à l’entrée et au regard de la fragilité du terrain, une bonne partie de l’expédition risquait de passer de vie à trépas. Hélas ! Si la situation l’imposait, j’étais prête à emporter cette abomination avec nous dans la mort. Bien que ma disparition prématurée ne me gênât pas outre mesure, j’estimais qu’il était largement préférable pour nous de gagner le plus de temps possible avant d’en arriver à cette éventualité. Tant que mes frères et sœurs d’armes résistaient, mes archers continueraient de harceler les rangs ennemis.

    Quelle ne fut pas ma surprise lorsque sous mes yeux, apparut un ours gigantesque aux veines violacées. Ma première réflexion fut de noter sa taille pour le moins impressionnante, la seconde, en revanche, fut de relever la similarité entre cet animal issu des milieux polaires et notre Oni. Ils étaient atteints de la même affliction… Mais dans ce cas, cela voulait-il dire que notre allié, autrefois bleuté, était damné ? Sa nouvelle condition était-elle immuable ? Pouvait-on le soigner ? Si cela s’avérait impossible et que la mort de l’archonte n’avait aucune incidence sur son état, n’allait-il pas se retourner contre nous ? Peut-être était-il plus prudent de le surveiller, dès à présent, au cas où il chercherait à se retourner contre nous. Au vu de sa taille et de sa puissance, il ne faisait aucun doute que ce Kahl serait un atout indéniable pour l’adversaire quand bien même cet archonte finissait par disparaitre. Avant de parvenir à l’abattre, ce géant d’azur réussirait à générer de nombreuses pertes dans nos rangs. Aussi, je préférais garder une flèche au cas où il faudrait l’exécuter s’il nous trahissait malgré lui. Quoi qu’il en soit, la vision de cet ours eut le don, ironiquement, d’apaiser mes craintes. Certes, mes confrères et consoeurs auraient du mal à en venir à bout comme en témoignait le fait qu’une sœur d’arme semblait en bien mauvaise posture malgré sa gigantesque armure, mais je devais bien admettre que je m’attendais à une surprise bien plus sinistre et redoutable… Me retournant vers mes hommes qui avaient également tourné la tête vers notre invité, je m’adressais à eux en ces termes.


    « Tenez vos positions ! Vos ordres n’ont pas changé. Cet ours n’est pas notre priorité pour l’instant. Nous avons d’autres problèmes bien plus pressants à gérer ! »

    À peine eus-je donné cet ordre, que mes troupes reprirent leur position sur la plateforme, en veillant à demeurer à l’écart des endroits qui, suite à l’apparition de l’ours, avaient été fragilisés et reprirent leur tir sur la marée de morts-vivants qui harcelait les Serres pourpres. C’est d’ailleurs à ce moment que j’entendis, en dépit du vacarme, et sans nul doute grâce à ma position, le discours de la Griffe. Par automatisme, je levais temporairement les yeux vers lui. Vraisemblablement, il avait remporté son duel même si cela n’avait pas été sans mal au vu des quelques volutes noires qui se dégageaient de sa personne. Quoi qu’il en soit, l’archonte avait perdu l’un de ses atouts et était en bien mauvaise posture. Le discours de Fictilem était d’ailleurs parvenu jusqu’aux oreilles de « mes troupes » au point que leur visage s’éclaira d’une détermination renouvelée, mais surtout d’une confiance inébranlable dans leur chef et dans sa promesse d’une victoire qui était désormais à portée de mains. Même si je ne partageais pas certains pans de son allocution tant cette notion de justice me paraissait incongrue, à l’exception d’une part infime de mon âme, la vision de cette silhouette sombre et triomphante ; flottant au-dessus des vestiges d’une armée sinistre encerclée par le feu et l’acier, était d'une magnificence inégalée. Mon cœur se mit à battre plus vite. Ce spectacle était pour ainsi dire fascinant et était bien plus éloquent que n’importe quel discours. La danse envoutante des quelques pétales de roses qui subsistaient associée à l’aura de majesté, mais aussi de mort qui se dégageait de cet homme suffisait à faire de ce dernier une figure mythique surgie des légendes anciennes de mon peuple. À lui tout seul, le légat symbolisait la victoire, mais aussi la mort ce qui m’aurait laissée presque contemplative si, dans un geste, il n’avait pas soudainement pointé ses épées dans deux directions que je suivais du regard…jusqu’à ce que je constate qu’un harpon était parvenu à se ficher non loin de la position d’Isolde et que des zombies commençaient à grimper le long de la chaine reliée audit projectile pour atteindre la nécromancienne. Il fallait absolument contrecarrer leurs plans et faire en sorte que celle-ci puisse continuer à affecter les mouvements de l’ennemi sans être inquiétée pour sa sécurité.

    « Merde ! Redigirez vos tirs sur ces foutus équilibristes ! Abattez-les-moi, aucun d’eux ne doit atteindre le pilier. »

    Pestant contre mon absence de vigilance, j’encochais une flèche dans mon yumi et abattais l’un de ces matassins avant de suspendre mon tir quelques instants. Précédemment, Fictilem avait usé de ses fameux pétales pour attaquer ladite chaine. Or, ces derniers avaient lacéré les ennemis situés sur cette chaine. Aussi, il y avait une forte probabilité pour que celle-ci soit déjà quelque peu endommagée. Préférant vérifier ma théorie rapidement, pendant que mes alliés se chargeaient d’annuler cette représentation macabre de cirque, j’usais de mes prédispositions pour inspecter chaque maillon de la chaine jusqu’à ce que je constate que l’un d’entre eux semblait avoir été fragilisé. Affichant un sourire carnassier, j’attrapais mon yumi et générais, une fois encore, grâce à mon mana, une flèche de feu que j’encochais. Veillant à contrôler le flux de magie pour que celui-ci n’endommage pas mon arc, j’entrepris d’user de mes dispositions pour viser avec précision ce fameux maillon détérioré par Deydreus et décochais mon trait une fois que je jugeais que sa puissance fût raisonnable. Celui-ci, tel mon tir précédent, dessina une courbe majestueuse à travers les ténèbres de cette grotte. Il fendit l’air à une vitesse fulgurante et percuta le maillon de la chaine avec une force destructrice. Dès lors, un éclair incandescent acheva de consumer le métal déjà fragilisé auparavant qui, sous l’effet de la chaleur intense, se rompit provoquant dans un grondement la chute des morts vivants dont les corps finirent empalés en contrebas, écrasés par leurs semblables ou consumés par mon mur de flammes.


    N’ayant plus désormais à me soucier de ces ennemis, je pus donner de nouvelles instructions à mes hommes.


    « Bardez-moi de flèches le cul des damnés qui harcèlent le Luteni et les Serres ! »

    Veillant à conserver trois Togari-Ya au cas où l’Oni se montrerait hostile une fois l’archonte abattu, j’usais de mes dernières flèches pour tenter d’abattre les derniers morts-vivants qui, désormais, se ruaient sur nos alliés tels des animaux enragés. Était-ce là la manifestation du désespoir de ce serviteur des Titans ? Est-ce que cette soudaine sauvagerie, ce soudain chaos de la part de ces macchabées étaient le fruit de sa volonté et des émotions qui l’agitaient ? Si tel était le cas, c’était particulièrement encourageant pour nous. Cependant, une telle bestialité de la part de ces pantins décharnés pourrait occasionner de nombreux morts parmi les rangs des Serres. Après tout, un ennemi affligé par le tourment et acculé n’avait plus rien à perdre. Quand bien même, ces êtres étaient décérébrés, il n’en demeurait pas moins que leur comportement, leur mouvement et leur tactique évoluaient en fonction des desiderata de l’Archonte qui était en bien mauvaise posture. Même si je ne pouvais changer cet état de fait, j’essayais avec mes derniers traits d’abattre les morts qui menaçaient le plus Tulkas afin que celui-ci puisse continuer d’incarner un phare de pertinacité et de courage auquel ses troupes pourraient se rallier, et ce, même s’ils étaient confrontés à un véritable océan de ténèbres.

    Résumé:


    "La mémoire est une forme d’immortalité. La nuit, quand le vent se tait et que le silence règne sur la plaine de pierre scintillante, je me souviens. Et tous revivent. Les soldats vivent. Et se demandent pourquoi..."
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  • Mer 14 Fév - 21:01
    Le pilier était ENFIN tombé et s'effondrait sur les vilains zombis, était les neuenuils de Brak sous l'effet de la fatigue ou est ce que le fait que le pilier soit enfin détruit avait il romput le controle et l'inteligence des zombis. Si c'était le cas sella augmenterait les chances de l'expédition sna spour autant enlever la dangerosité de la situation. Et en pensant a du danger un autre et pas des moindres ne tarda pas a faire son apparition dans le dos de Brak . Dans un tremblement de plateforme et bruit efroyable a vous petrifier de frayeur était arrivé par l'entré jusque là murée sur la plateforme un énorme nounours méchant violacé (comme le monstre Reikois a fourure bleue violette ). Brak l'espace d'un instant fut un demi poil jaloux pourquoi fallait t'il que les monstre ennemis soit plus grand et musclé que lui.

    Mais ce qui a cet instant occupait toute la caboche de Brak, c'était certes de tuer le nounours monstre, de part son coté Gladiateur qui y voyait un adversaire épique digne des plus grandes arènes de l'empire et qui ferait un combat mythique, Mais c'est surtout pour protéger les civils et ses camarades d'expédition qu'ils soit Reikois ou de Melorn ou d'ailleurs qui était sa raison et détermination première à zigouiller le nounours.

    Brak toujours en vol s'approchait des lieux du combat a venir contre le nounours ses deux fidèles marteaux dans ses paluches qui les menaçait , il était a un battement d'ailes de fondre sur lui depuis les hauteurs de la salle Quand Brak de ses super neuneuils de dragon, observa que le nounours avait les jambes piégé dans un trou dans le sol qui l'immobilisait mais SURTOUT il était sur le point de croquer une jeune dame en armure de métal a pointe qui avait eut le courage de l'affronter ne première ligne au corps a corps.

    Brak effectuait son batement d'ailles marteaux en avant quand du coin des neuneuils il vit son ami Arkanon sauter de la corniche embuscade ou il l'avait déposé précédement et ou arpes avoir fait tomber quelque pics de stalactites sur le dos du nounours violacé, Arkanon sauta sur son dos lui assener un grand smash avant de courir sur le mur et aller commencer a deserer les mâchoires de la bête à l'aide de ses armes pour délivrer la gente dame chevalière en armure.

    Brak de son coté fondit de tout son poids et toute la vitesse dont il était capable en diagonale descendante sur l'arrière de crane de l'ours putréfié, pour le frapper sur la tête d'un grand coup de Brisecrane (marteau ô combien approprié pour une attaque de ce type ^^ ), Brak avait initialement songé a frapper de ses deux marteaux en même temps au corps a corps mais à al place de cela il frappa de sa paluche droite et Brisecrane la bête sur l'arrière de sa tête, tandis que de sa paluche gauche il effectua un lancer de marteau du dragon pour que Crackpum frappe violament le coté de la machoire de la bête oposé à Arkanon affin que le nounours par reflexe ouvre la guelle et lache la gente dame en armure et ce précisément au moment ou Arkanon lui demanda un coup de paluche.

    sa frappe de Brisecrane faite de sa paluche droite et Crackpum de retour dans sa paluche gauche, Brak s'empressa de rejoindre Arkanon et le gente dame deriere Ben le controleur royal au boulier qui était sur le point de lancer une graden attaque a son tour sur le vilain nounours. ses papates à terre Brak se tourna vers Arkanon et ayant vu le sacrifice de son arme (et de son gantelet) il lui posa deux doigt amicaux pourvue de grigirife de dragon sur l'épaule et lui dit de sa voix de gentil monsmonstre amical.

    " Courage mon ami Arkanon, tu a fait le bon choix, moi aussi j'aurait tout sacrifié si c'était pour sauver une vie allié, mais la bataille n'est aps encore terminé montrons a ces villains zombis de quelle hargne au combat on les neutralisera. "


    résumé :

    _ Brak toujours en vol après la chute du pilier, va vers le villain nounours pour le combatre.

    _ Brak fait une attaque en piqué sur l'arrière du crane du nounours pour le frapper de toute sa force de monmonstre dragon

    _ Brak frappe simultanément au corps a corps l'arière du crane du nounours d'un de ses marteaux tandis qu'il lance l'autre sur la machoire de la bete pour qu'l lache la gente dame en armure et aider son ami Arkanon à la délivrer.

    _ Brak atteri en sécurité hors de la zonne d'attaque a venir de Ben aux coté de Arkanon et lui donne des parole et geste de réconfort et de courage pour la suite de la bataille.


    pouvoir utilisé ce tour :

    _ vol du dragon (vol palier 1 )
    _ super force de Dragon ( palier 4 pour la frappe au corps a corps sur l'arière du crane) et (palier 2 sur le cote de la machoire Brak n'a pas osé faire plus fort a ce niveau là car il y avait un trop grand risque pour la gente dame en armure et son ami Arkanon ^^ )
    _ lancer de marteau du Dragon (prouesse d'arme ) pour l'attaque au lancer de marteau sur le coté de la machoire affin d'aider Arkanon et aider a délivrer la gente dame en armure a pic Smile
    _ parole de réconfort et d'encouragement d'un grand monmonstre amical avec grande amitié Green Smile Smile

    utilisation pouvoirs :
    palier 1 : 7 / infini (dans un tour ou Brak utilise plusieurs pouvoir palier 1 je compte comme une seule utilisation )
    palier 2 : 2/16
    palier 3 : 2 /10
    palier 4: 2/2



    voix et thème de Brak'Trarg:


    Bric à Brak (inventaire de Brak'Trarg:


    [Event] La marche du Vent d'Acier - Page 8 W84111
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  • Jeu 15 Fév - 11:33
     
    La marche du Vent d'Acier
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    Au cœur de la tempête se trouve un point, un petit endroit où le calme règne. Les vents violents gravitent autour, entrainés dans une danse de destruction, mais n’arrivent jamais à rejoindre ce point central, ce cœur de la tempête, cet œil du cyclone. Et à l’intérieur de ce point ? Un silence assourdissant, une quiétude sans précédent. Plutôt paradoxal, n’est-ce pas ? Que le cœur de la tempête, là où sa puissance est maximale, soit représentée de manière aussi … contradictoire ?

    C’est pourtant logique ! Chaque force engendre inévitablement son contraire. La tempête est une manifestation du Chaos, semant la destruction sur son passage tel un dieu aveugle, déployant une force immense, tellement puissante qu’elle franchit un seuil, créant un déséquilibre que seul un négateur peut contrebalancer. Quand le Chaos se déchaine, il appelle inévitablement l’Ordre, qui se manifeste dans le cœur même de la tempête tel un arbitre intransigeant.

    Savez-vous quelle est l’ironie de la chose, cependant ? L’Ordre n’a que faire des imbéciles piégés dans la tempête, il n’est là qu’en tant que négateur du Chaos. Alors ne vous aventurez pas dans l’œil du cyclone, car c’est là que la destruction atteint son paroxysme.


    ***

    La quantité de mana que Ben le Bouc concentrait était phénoménale, si bien que l’immense pression le rendait incapable de bouger d’un pouce. Le vent hurlait autour de lui, créant une aura de destruction qui se concentrait de plus en plus dans l’espace entre les deux mains de l’officier impérial, causant des petites coupures sur ses vêtements et sur la peau de ses mains et de ses bras. Sa cible était aux prises avec les forces reikoises, et la créature venait d’encaisser de terribles attaques, donnant l’opportunité au trio de guerriers engagés au corps à corps de se replier et laisser le champ libre au contrôleur.

    Il était temps, car le seuil venait d’être franchi ! Le mana, rassemblé en une quantité affolante en un point unique, s’effondra sur lui-même, et les vents destructeurs furent aspirés d’un coup, causant … le silence. Entre les mains de Ben le Bouc se trouvait l’œil du cyclone, L’Ordre appelé pour contrebalancer le Chaos.

    Le calme … avant la tempête !

    Poussant un mugissement, le logothète déploya son bras droit en direction de l’abomination, et projeta cet œil du cyclone droit sur elle, causant une détonation sonore assourdissante. La glace sous ses pieds subit le contrecoup de l’énergie cinétique déployée, si bien qu’une onde de choc parcouru le sol verglacé derrière le contrôleur sur une grande distance. Devant Ben le Bouc, l’œil du cyclone avait filé à une vitesse ahurissante, rentrant en contact avec la bête. Le noyau oblitérait tout sur son passage, et les vents destructeurs dansaient autour sur une large zone, lacérant jusqu’à la moindre particule à une échelle si microscopique que s’en était impossible à comprendre. L’Ordre et le Chaos, deux forces primordiales engagées dans une danse mortelle, au milieu de laquelle se trouvait la carte maitresse de l’ennemi, Et les potentiels imbéciles n’ayant pas daigné écouter l’avertissement du contrôleur.

    Ben le Bouc tomba sur le dos, repoussé par le formidable courant d’air généré par un sort aussi puissant, tout en tenant le bras droit et en poussant un long grognement étouffé. Son visage était déformé par la douleur, et sa main droite était constellée de petites coupures. Un tel Déploiement de pouvoir avait nécessairement un prix : le bras droit de l’officier, ayant canalisé le mana en furie, avait subi un important traumatisme pendant tout le processus, et encaissé le contrecoup cinétique lors du Déploiement. Les os étaient cassés en plusieurs endroits, et les muscles étaient déchirés jusqu’aux insertions de l’épaule. Le logothète au bouc grisonnant ne pourrait plus utiliser son bras droit, pas avant d’avoir bénéficié de soins importants, ne lui laissant que son bras gauche pour faire appel au mana.

    Spoiler:


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  • Sam 17 Fév - 12:26
    Le feu et le sang. Voilà toute rétribution que réclamaient les Serres. Le feu, et le sang.

    L’arme brisée, les gantelets fracturés à force d’être utilisés comme des marteaux improvisés, Tulkas tenait encore et toujours la formation. Véritable clé de voute de la position défensive tenue par les Serres Pourpres, il frappait, broyait, écrasait. Quand une épée parvenait à trouver l’interstice entre son épaulière et son plastron, le Luteni attrapait l’agresseur par la tête, le soulevait, et l’utilisait comme un boulet de canon improvisé.

    Toujours à danser sur le fil ténu qui sépare l’obsidienne de la pierre de sang, à osciller entre le soldat et le gladiateur, le Luteni faisait preuve de toute son expertise martiale aiguisée au fil des années à gorger de sang le sable de l’arène de Taïsen.

    L’épée qui venait de s’enfoncer dans ses chairs était arrachée et retournée contre les ennemis du Reike. Là où l’instant d’avant il se battait avec la force d’un dragon, il frappait maintenant comme le vent, tranchant et décapitant tous les morts-vivants qui s’approchaient en hurlant. Une dernière charge, un baroud d’honneur pour les morts qui, une fois acculés, n’avaient plus qu’une seule option devant eux. Charger, avancer, tuer, tuer et tuer encore. Dévorer la chair des vivants, manger leurs cœurs et manger leurs forces.

    Mais les soldats d’élites qui se battaient aux côtés du Luteni n’étaient pas de simples hommes d’armes. Ils étaient vêtus de l’armure noire et portaient le tabard de sang et de cendres. Sur le champ de bataille, ils n’étaient qu’un, une unité, dont la discipline et l’expertise surpassait celle d’une horde de cadavres mus par de simples instincts bestiaux, mus par la faim de viande et de vie.

    - Boucliers !

    Beugla Tulkas, dont la voix était comme le tonnerre et le fouet. La phalange se forma en un battement de cœur, la base des boucliers ancrés dans les cadavres et formant à nouveau cette redoutable muraille contre laquelle l’ultime vague des non-morts allait se briser. Epaules contre épaules, boucliers se chevauchant, les Serres prirent place devant lui.

    Le choc fut brutal, les hommes cédèrent un pas en accusant la marée d’ennemis qui tentait de les submerger. Ils tenaient, ils tiendraient, qu’importe les milliers de griffes qui tentaient de désunir leurs boucliers, les millions de dents qui mordaient et tentaient de tordre l’acier, ils tiendraient. Puis la Griffe s’éleva au-dessus d’eux, exhorta ses hommes et les enfants du Reike à redoubler d’efforts, puis, une pluie de pétales de sang vint pleuvoir comme des hallebardes sur l’amassements de cadavres aux portes de la plus solide des forteresses du Grand Nord, le mur de bouclier des Serres.

    Ensuite, vinrent les flèches, les rares survivants à la pluie de mort de la Griffe tombèrent sous les flèches qui perforaient les crânes, brisaient les lombaires et démembraient la chair molle des cadavres réanimés. La charge était brisée, la horde désorganisée. Là où les morts étaient eux aussi un poing, ils étaient maintenant une multitude de branchages bons à élaguer. Et saisissant l’opportunité, pour la première fois depuis ce qui semblait maintenant être une éternité, le courant de la guerre se retourna.

    Les lances baissées, les épées au clair et le Luteni en fer de lance, la phalange desserra les rangs pour permettre à tout un chacun de se battre librement et de soutenir les guerriers à leurs côtés. Quand Tulkas hurla l’ordre de charger, les hommes s’élancèrent ensemble pour remettre sous terre cet attroupement de cadavres qui pensaient avoir droit à une seconde vie sous l’égide du Père de la Mort. Lance éternelle de la Griffe, les Serres, libérées du poids du désavantage numérique, purent enfin s’enfoncer profondément dans le corps mou de la horde, jusqu’à planter le fer de Coeurébène dans le cœur impur et impie de la non-vie.

    Ils frappaient, tranchaient, repoussant ces bêtes sauvages et cruelles dans l’obscurité dont elles n’auraient jamais dû sortir, ramenant la lumière du feu du Dragon sur cet autel aux faux-dieux. Louant les étoiles, le soleil et la lune, priant la Mère des Batailles et le Corbeau, ils avançaient, chantant presque une litanie guerrière. Il ne s’agissait plus d’une bataille, mais simplement d’une boucherie où l’on découpait de la viande trop faisandée.

    Et de la pointe de sa bannière, frappant et empalant, le bras couvert de son propre sang, Tulkas menait la dernière charge pour mettre un terme à l’existence de la horde. Alors qu’il retirait la hampe de la cage thoracique de ce qui avait été autrefois un officier d’un grand empire, Tulkas s’autorisa un instant pour récupérer son souffle. C’est là qu’il entendit l’explosion d’air déployée par Ben, qu’il se rendit compte du rugissement et de la bataille contre la bête qui les poursuivait autrefois, puis il tourna la tête vers la plateforme, où Alasker et les frères à l’armure de sang affrontaient l’archonte. Ses hommes terminaient le travail, il faisait confiance aux dévoreurs et au contrôleur pour gérer chacun de leurs côté les ultimes sursauts de cette bataille.

    Il s’autorisa enfin, à concentrer cette énergie qui imprégnait son être pour retisser ses chairs au niveau du bras, l’adrénaline tombant, la douleur commençait à se faire sentir.


    Résumé (Tour 9):


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  • Sam 17 Fév - 12:49



    ☾ ⋆  ☾ ⋆ ☾ ⭑ ☽ ⋆ ☽ ⋆ ☽

    Son ascension avait été rapide. Conscient qu’il ne devait pas perdre un instant, il avalait la distance sans se retourner. Ce qui se produisait plus bas ne le concernait plus. Son objectif fixé, il devait atteindre l’orbe lumineuse au plus vite au risque de se faire repérer. Ses muscles durement sollicités continuaient de lui envoyer des signaux qu’il n’écoutait pas.
    Le bleu éclatant de l’orbe flamboyait et faisait danser des ombres détestables sur la paroi fait de roche et de glace. La lumière si dense n’était pas confortable pour les prunelles du chasseur. Il ne savait si sa magie en était la cause ou si sa nature si particulière encourageait cette luminescence à simplement brûler sa rétine.  
    Il écaillait la roche glacée de son arme pour ne pas chuter lorsque les prises devenaient bancales. Il se remontait à la force de ses bras jusqu’à trouver une plateforme stable. À y regarder de plus près, il avait comme l’impression que l’ensemble ressemblait plutôt à des os congelés moulés dans une roche pure. Il doutait qu’il s’agisse uniquement d’ossements, car l’aspect était peu cassant. Les os gelés ne pouvaient pas voir autant de résistance… Il devrait s’émietté comme du petit pain rance et sec. La magie des faux-dieux avait sans doute créé cette immondice et il ne ressentait aucun mal à fendiller et percer chaque parcelle pour atteindre la luminosité bleue.

    L’intensité de la lumière mystique lui arriva à pleine figure. Alors qu’il se tenait enfin devant la sphère lumineuse, il sentit son esprit se vider brutalement. Incapable de bouger ni d’émettre un son, son bras sur le point de rencontrer l’orbe s’était figé à quelques centimètres de celle-ci. Transporté à mille lieux des affrontements, il sentit son esprit se remplir de pensées bénéfiques sur les dieux des anciens temps et leur royaume divin. Ses faibles connaissances à ce sujet étaient comblés par la présence subliminale de cette sphère intense. La vision céleste de cette vie qu’ils avaient à offrir aux mortels et de tout ce qu’ils avaient pu apporter pour les êtres magiques et non magiques le frappa de plein fouet. Il eut une vision très nette de ce monde d’où il venait et qu’il avait repoussé dans une case abandonnée de son esprit. La netteté des représentations se fondit dans sa conscience, et lui fit perdre pied progressivement. Cette sensation se mélangeait à celle de la roche sous ses pieds, bien présente. Perdu, hébété par cette situation inhabituelle, il perdait toute volonté de la briser. Il ressentait des picotements le long de ses doigts, fermement serrés autour de son arme. Cette beauté ne méritait pas la destruction. Ses yeux clairs s’imprégnaient de toute cette vérité que l’orbe avait à lui offrir. Un aperçu du royaume divin ne manqua pas d’époustoufler son esprit. Les immenses couloirs blancs et bâtiments immaculés lui ouvraient ses portes. Pour quelle raison ? Il avait sans doute mérité cette attention soudaine de la part des divinités. Divinités qu’il ne priait jamais. Pourquoi ne se mettrait-il pas à le faire ? Qu’est-ce qu’il en avait à foutre de leurs suprématies. Pourtant, il le savait au fond de lui, qu’elles méritaient bien la même attention que cette orbe lui offrait. Il se sentait considéré désormais, comme un être vivant à part entière. Il n’était pas seulement ce qu’on attendait de lui. Il devenait quelqu’un, ses origines ne semblaient plus aussi flous. Son esprit s’ouvrait sur une dimension qu’il chérissait soudainement. Tu te fatigues. Les dieux méritaient respect. L’orbe pourrait le sauver. Non, seulement toi-même.
    Toujours figé dans cet projection anormale, des ondulations autour de lui faisaient vibrer son corps. L’enchantement avait un effet de somnolence sur sa conscience. Son esprit se faisait happé par cette énergie mystique et envahissante. Elle s’imprégnait totalement de son esprit, envahissant chaque espace. Ses pensées étouffées, il s’entendait parlé. Une voix de fond. Anodine présence. Sa voix se confondait avec autre chose sans qu’il ne sache quoi. Un écho lui venait. Des voix qu’il connaissait.
    L’orbe brillait toujours de ce bleu fantasmagorique. Il pourrait la garder pour lui, la contrôler, la faire sienne. Quelle idée, tu as renié la magie bouffon. Plutôt mourir que de ne pas essayer de la posséder. Il remettait en question tout ce en quoi il croyait.

    Des tonalités connues venaient crier dans son esprit. Un voile l’empêchait de parfaitement les entendre. Dans cet entrelacement de voix inutiles, il entendait même la sienne. Pourquoi s'entendait-il parler ? Sa conscience essayait-il de reprendre l’ascendant. Cette connexion visuelle avec la sphère lui donnait une impression de surpuissance. Il entendait au-delà du possible, mais faisait le choix de ne pas entendre. Il connaissait cet état. Une voix l’appelait. Incapable de savoir de qui venait ce timbre perdu dans des fracas d’armes insupportables, il l’ignora. Mais son esprit continuait de lui remettre ce son en boucle.
    Le choix de ne pas entendre. Étouffer. Massacrer. Asphyxier. Cette sensation extrême le prenait à la gorge. Désagréable. Cette bulle de sentiments confortables virait progressivement au noir. Elle tentait de lui faire croire que tout ceci était merveilleux et de convenable. Servir les dieux. ᅳ T’as choisi le mauvais bougre merde lumineuse. Son petit doigt trembla. L’asservissement avait rythmé sa vie. Pourquoi ce serait différent sous la bannière de ces dieux maudits et dépassés ? La barrière entre son esprit et sa réalité commença à se fissurer. Quelques minutes interminables s’étaient écoulés, il entendait parfaitement désormais. Conscient de ce qu’il était en train de se produire, de cette vague de détermination que l’orbe lui envoyait pour survivre, il retourna l’arme contre lui.

    La lame se planta douloureusement dans sa cuisse, il ne savait même pas s’il avait visé au bon endroit et éviter une artère, tend son esprit était dans le brouillard. ᅳ Rien n’y personne ne me dictera mes pensées et mes choix. Éructa-il dans un grognement sourd en retirant le couteau de chasse. Sa sensation déplaisante d’un esprit vidé et assiégé s’estompa. Soulagé parcellement, il se concentra sur cette douleur, l’acceptant et la vivant à son plein potentiel. Lui qui d’habitude l’ignorait et passait outre, suite à des années de sévices, s’imprégnait totalement de sa charge. La douleur profonde le fit trembler alors que son regard acier se plongeait sur cette chose. Il ne perdit pas un instant pour arracher l’objet de son support. La lumière bleuté fit danser des flammes sur sa peau devenue sans qu’il ne se rende compte entièrement noire. Il n’y avait plus aucune trace de ses arabesques dorées. Seul un tissu de chair sombre recouvrait la totalité de son corps. Sa colère et sa rage pourtant étouffée, transparaissait sur son épiderme.

    Le chasseur donna un ultime coup dans l’orbe pour qu’elle chute et s’élança à son tour dans les airs. En haut de cet autel, là où les dieux croyaient avoir un droit de vie sur les êtres qu’ils avaient créé, il allait leur montrer qu’ils avaient tort. La force de la chute additionnée à la force de frappe, il allait la briser en mille morceaux. Sa lame était prête, dès l’instant où la boule lumineuse toucherait le sol, à percer la coquille fragile et magique. Tel était sa volonté à cet instant, alors qu’il s’était jeté comme un fou furieux dans le vide pour qu’un unique coup suffise à exploser cette orbe maléfique.

    Spoiler:



    Codage par Magma.

    POSTE 9
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  • Sam 17 Fév - 16:33
    Tuer le fils d'un dieu n'aurait pas dû être aussi jouissif. Après tout, qu'était-ce donc d'autre que le plus sacrilège de tous les actes? Combien de Shoumeiens encore infectés par le culte des titans risquaient d'en pleurer durant des lunes entières ? Jamais, l'arme d'un mortel ne devait croiser une chair immortelle, divine, primordiale. C'était si éminemment absurde. Si impossible à imaginer. Entailler une viande céleste, c'était tailler dans les cieux, fracturer les os de la réalité, ébranler les fondations même de ce monde. Il n'y avait rien de joyeux, au final, dans une semblable situation, puisqu'un combat d'un tel acabit impliquait que nulle paix ne serait jamais possible entre les créateurs et les façonnés.
    Que les dieux devaient mourir pour que la vie prospère. Et que des milliers d'âmes risquaient de subir la vengeance du parent endeuillé.
    Et pourtant, Alasker s'était esclaffé tel un dément lorsque sa hache avait traversé le corps impossible du fils de la non-vie pour lui trancher un bras avec une aisance désarmante. Dans un chuintement humide, le membre amputé avait glissé le long de la lame pour s'écraser au sol, alors que son possesseur hurlait toute la rage et son désespoir au visage de ses bourreaux.
    Comme ses grands frères à Sable d'or, l'archonte - incapable d'admettre son inévitable fin - s'humilia en vociférant condamnations et menaces creuses avant de jeter un Gatlig passablement optimiste sur l'un de ses agresseurs. Le demi-gobelin percuta Kahl de plein fouet avant de rouler hors de vue des deux géants.
    “-Concentre-toi sur ma voix, Kahl !” Ordonna le chef des Dévoreurs au mort en sursis, qui semblait à peine conscient. A l'entente de son propre nom, la brute violacée sembla, dans un sursaut, réaliser quelque chose, mais quoi? Peu importait, pour l'instant, puisque seul comptait la mort et la ruine des projets divins.
    Ramenant la Salvatrice à lui, le lycanthrope ne pris pas la peine d'écouter la flopée d'insultes du dernier né de X'o-rath avant de s'avancer à nouveau, et cette fois avec une lenteur volontaire.
    Car l'orbe subsistait. Il vibrait, derrière le mourant divin qui s'échinait à le protéger, face à un Dimitri hésitant mais toujours plus proche.
    “-Est-ce que tu sens l'odeur de ta mort, mocheté?” Cracha-t-il en se passant la langue sur les dents. “Est-ce que tu as un cœur qui s'emballe? Une vessie qui manque de se relâcher?
    Un Dévoreur s’élança vers le fils de titan sur la défensive. Le regard de la chose se fit éclair et il foudroya sur place le guerrier qui hurla tout en vomissant sang et bile sans prendre la peine de retirer son casque. Le géant d'airain fit la moue en sentant les restes de l'attaque mentale qu'avait subi son sous-fifre se perdre dans sa propre psyché. Il sentit le loup sortir de sa tanière, au fond de leur crâne, pour refermer ses crocs sur la nuque de cet intrus tentant de saborder leur vaisseau et un filet de sang rouge clair se mit à couler du nez et des yeux d'Iratus, sans freiner sa lente progression vers l'ultime mise à mort. Dimitri et l'orbe disparurent de son champ de vision, lui donnant indirectement le feu vert.
    “-Est-ce que tu te sens sur le point de souiller tes chausses avec une merde divine? Allez, dis-moi…” Continua Alasker en essuyant d'un revers de gantelet ce liquide carmin que jamais il n'avait cessé de dépenser à outrance au nom de l'empire et de la guerre. “Où est ton dieu, maintenant?
    Dans les airs, alors que le porteur de faux tombait face au chevalier noir, l'odeur nauséabonde de la magie parvenait presqu’à masquer la puanteur de la mort. Que pouvait espérer ce simple fils de dieu face à la haine d'une nation? Le Reike, déjà vainqueur, allait fêter sa victoire sur les restes pillés de cette forge contre nature et nul orbe malfaisant ne risquait d'y changer quoique ce soit.
    Les deux géants s'approchèrent de leur cible aux aboies, se délectant de sa peur, de sa confusion et de sa rage impuissante alors qu'elle finissait de prendre conscience que tous ses plans n'avaient mené à rien.
    Orgueilleuse jusqu'au bout, l'abomination vociféra quelques insultes alambiquées à l'encontre de ses agresseurs avant d'être interrompue par l'arrivée impromptue d'un serpent d'ombre, resserrant ses anneaux évanescents autour de son corps grotesque. Sans trop chercher à savoir d'où cette dernière originalité pouvait bien venir, Alasker s’élança une fois de plus, profitant de l'ouverture offerte pour porter un coup vicieux, en direction du bas ventre de la créature. Qui ne chercha pas même à esquiver.
    A l’instant où le bronze divin trancha dans les chairs de l’enfant de X’or-ath, le corps de celui-ci se tordit non pas de douleur, mais de colère. Et alors que ce qui restait de Kahl s’en allait frapper à son tour, la main restante du monstre alla enfouir deux de ses cinq griffes au sein de l’armure déjà mille fois profanées du géant d’Airain.

    Le loup et l’homme souhaitèrent hurler, extérioriser  la douleur causée par l’irruption de toute cette kératine aiguisée au sein de l’enveloppe qu’ils partageaient, mais la violence du coup les priva à la fois de souffle, de vision et de voix. Le colosse qu’ils étaient ploya un genoux et planta le fer de sa hache au sol pour s’en servir de canne et se maintenir droit, autant que possible du moins.
    Sa face, déformée par une souffrance autant causée par les griffes qui fouillaient ses chairs que par l’excitation du prédateur s’excitant au sein de son crâne, lui conféra assez de forces pour attraper de sa main libre l’appendice qui venait de lui déclencher un millier de saignements internes et tirer jusqu’à ce que le coude reliant le tout à la chair divine cède, que les muscles se déchirent, et que l’archonte en devenir -déjà en partie broyé par les assauts répétés du plus simiesque des Dévoreurs- perde un deuxième bras.

    Les Dévoreurs se jetèrent sur l’enfant de la non-mort, sitôt ce dernier projeté au sol. Une dizaine de tueurs enragés, épuisés, blessés -mais toujours souriants- se mit à dépiauter méthodiquement la bête comme l’aurait fait une meute de loups avec un bison épuisé. Lames, masses, piques mais aussi crocs et griffes s’abattirent sur ce qui restait du seigneur des morts du nord. La nature divine de leur proie rendit sa mise à mort incroyablement longue et, si son lugubre créateur avait trouvé en lui assez de cynisme pour lui donner la capacité de souffrir, alors, nul doute que la pire des douleurs dû déchirer son esprit aussi sûrement que la rage des fous déchiraient son corps.
    Ils le démembrèrent, méthodiquement, avec une application qu’on aurait pu croire impossible pour des créatures de leur acabit. Des lambeaux de chair et des esquilles d’os fusèrent dans toutes les directions. Les plus fous mâchèrent ce qu’ils parvinrent à retirer de la carcasse encore agitée de soubresauts, d’autres se contentèrent de s’épuiser à frapper, couper et mutiler, sans même faire attention aux morts -tout autour d’eux- qui escaladaient l’estrade pour, si ce n’est protéger leur seigneur, au moins le venger.
    Alasker, le visage rougi par l’effort, retira de son torse puis de son plastron les appendices griffus. Elles glissèrent hors de sa viande dans un chuintement humide de mauvaise augure et le loup crut un instant qu’il allait tourner de l’oeil lorsque son organisme paniqué commença à réparer son cuir percé et à colmater les puits sanglants souillant l’intérieur de son armure.
    Au travers de ses crocs serrés, une boue faite d’un mélange de sang et de bile filtra pour couler le long de son menton. Dans l’arène, il avait bien trop souvent subi des blessures semblables, et par des adversaires cent fois moins méritant qu’un fils de dieu. Ses griffes avaient creusé des chemins sinueux de viandes écarlates dans leur chair, menant tous -ou presque- jusqu’à leur cœur battants. Cette fois-ci, il le savait même à-demi conscient, ne serait pas différente.

    Iratus se redressa, les yeux exorbités, la gueule entrouverte, sa langue -noircie par son propre sang- sortie à la manière d’un loup haletant. Il s’avança vers la carcasse en plein équarrissage et repoussa du plat de sa main libre Sanguin, occupé à scier un morceau d’épaule à l’aide d’un couteau de chasse bien trop petit pour une proie de cet acabit. La Salvatrice, éternellement affamée, se leva une fois de plus…Pour s’abattre sur le cou cartilagineux du maître de la forge. Une fois. Deux fois…
    Même la chair céleste finissait par céder face à une bonne lame. Et l’horrible tête roula sur le sol inégal, pilé par les assauts d’un Oni infecté et d’un lycanthrope moribond. Alors, Alasker, sentant un soupçon d’énergie lui revenir à cette vue, pris le risque de se baisser pour s’emparer du fruit de la décapitation…Et la brandir au-dessus de lui, l’exposer à chacun des membres de l’expédition encore en vie.
    Puisque les mortels l’avaient encore une fois emporté face aux dieux.
    La bouche rendue sèche par sa propre respiration, le chef des Dévoreurs ne s’élança pas dans un long discours. Sa voix, plus rauque encore qu’à l’accoutumée, cracha simplement au visage des morts comme des vivants :

    “-Un nouveau trophée pour l’empire !” Ça n’était pas totalement vrai, bien sûr. Cette victoire appartenait au convoi et à ses combattants. L’Empire et ses décisions contradictoires n’avaient, pour ainsi dire, que fragiliser les fondations d’une mission qui aurait dû être menée par une seule tête pensante Reikoise, et non par une Griffe empêtrée dans d’interminables palabres avec des Melornois, des mercenaires et des…Civils. Mais ce genre de jugements viendrait plus tard, en temps et en heure, une fois les Serres remis et ses Dévoreurs -toujours occupés à dépiauter le cadavre divin- parfaitement repus.

    Refusant de tomber, de faire preuve de la moindre faiblesse après une telle victoire, il maintint sa pose durant de longues secondes avant de planter son trophée sur le crochet à sa ceinture habituellement réservé à son propre casque. Insensible à la dévastation ayant lieu en contrebas comme aux restes de l’effusion de sang aérienne, le Géant d’Airain claudiqua ensuite en arrière pour jeter un regard -alourdi par la fatigue et l’exsanguination partielle saturant actuellement ses sens comme ses pensées- vers cette forge qui -il l’espérait- tomberait en même temps que ses protecteurs, de préférence avant d’avoir l’occasion de tenter ses conquérants avec ses pouvoirs maudits.

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  • Sam 17 Fév - 17:22
    Le temps semblait s’écouler au ralenti tandis que je tentais vainement de préparer mon corps et mon esprit au choc à venir et dont j’ignorais encore toute l’ampleur. Autant dire que la gymnastique était compliquée. Un millier de scénarii défilaient devant mes yeux, chacun ayant un dénouement plus funeste que le précédent et je voyais petit à petit s’envoler mes espoirs de revoir un jour le soleil. Autant sous l’effet de l’effort que de la peur, je suais à grosses gouttes sous mes multiples couches d’armure, à tel point que mes mains devenues moites peinaient à conserver une prise solide sur la hampe de mon arme.

    Lorsqu’enfin la bête surgit des entrailles de la terre, elle fut précédée par un fracas terrible et un trait de glace qui me frôla avant d’abattre quelques chariots derrière moi qui allèrent s’écraser au pied de la plateforme, entraînant dans leur chute une poignée de malheureux. Je n’eus pas le temps de m’apitoyer sur le sort car, surgissant de derrière l'amoncellement de rochers destinés à lui bloquer la route, ce qui ressemblait à un ours polaire gigantesque dont la taille et la silhouette avait atrocement muté sous l’effet de la malédiction des archontes se rua sur moi, la gueule grande ouverte.

    J’eus tout juste le temps de constater que le piège déployé à ses pieds remplissait son office, s’effondrant sous le poids de la bête, avant que la puissante mâchoire ne se referme sur moi, me soulevant dans les airs comme si je ne pesais rien. Les pointes de mon armure s’enfoncèrent alors dans la muqueuse buccale de l’ours tandis que ses propres crocs bataillaient contre l’amalgame de métal protégeant mon torse.

    “ Aaagh… ”

    Je voulais hurler ma frustration mais la force et les mouvements de mon adversaire ne m’en laissaient pas le loisir. Prise dans un étau à la puissance considérable, le bras gauche coincé entre deux canines, je me débattais avec l’énergie du désespoir, agitant ma lance contre l’ossature de son crâne de mon seul bras valide. À chaque nouveau mouvement, je sentais mon armure de fortune grincer et plier sous la dentition monstrueuse qui se frayait inexorablement un chemin au travers des couches de métal. Lorsque l’émail nauséabond commença à me poinçonner les côtes et l’épaule, je crus tourner de l'œil sous le coup de la douleur.

    Je me serais d’ailleurs volontiers abandonnée à l’inconscience si je n’étais pas habitée par la même hargne qui permettait à nos compagnons, plusieurs mètres plus bas, de s’opposer au terrible maître des morts. Sans doute que le sang reikois coulant dans mes veines et que je répudiais du plus profond de mon être me sauverait la mise cette-fois ci. Il n’était pas question d’abandonner, pas encore. Tant qu’une once de vie parcourait encore mon corps, je prouverai à cette saloperie que je ne serais pas aussi facile que ça à avaler et à digérer. J’allais piquer autant à l’entrée qu’à la sortie !

    Je concentrais mes efforts et mon énergie afin d’étendre encore davantage les pointes métalliques de mon armure, celles-ci s’enfonçant à leur tour plus profondément dans l’ossature crânienne de l’ours mutant dans un craquement d’os lugubre. L’opération se faisait évidemment au détriment de ma propre protection et les dommages se faisaient dans les deux sens. La douleur et la perte de sang me faisaient tourner la tête et je faillis cette fois-ci bien défaillir lorsque, tout à coup, un visage qui ne m’était pas tout à fait inconnu surgit à mes côtés, m’arrachant à ma torpeur. Le drakyn ayant assuré sa prise, il entreprit de planter son épée entre les dents qui me retenaient prisonnière afin de faire levier et, je le suppose, me sortir de là. Pensant au début que l’entrepris était vouée à l’échec, je tentais de l’en dissuader, d’autant que la contre-attaque du percepteur ne devrait plus tarder à arriver.

    “ Qu-qu’est-ce que… tu fous… ? Casse-toi… te faire tuer… ! ”

    Chaque mot me demandait un effort considérable, ma respiration rendue difficile par la pression exercée sur mon thorax. Pourtant, l’entêté n’en démordait pas. Sa conviction et son dévouement étaient lisibles sur son visage et je voulus alors lui rendre honneur. Je me joignis à ses efforts, poussant de mon bras valide sur les interstices créés par nos forces conjuguées. Ce fut finalement l’intervention du géant à la peau verte qui acheva de me libérer de l’emprise de la monstruosité. En assénant une double attaque au marteau dans la nuque et la mâchoire de l’animal corrompu dont la force se répercuta dans tout le corps de ce dernier, il permit à la mandibule de s’ouvrir tout juste assez pour que je puisse m’en extirper.

    Afin de faciliter ma libération, j’abandonnais dans la gueule déchiquetée le surplus d’armure qui resta planté dans la gencive de la bête. Nous tombâmes lourdement sur le sol dans un fracas de métal. Je fus ensuite évacuée sur le côté par mon sauveur qui soutenait avec peine le poids de mon corps que j’appuyais sans retenue contre son épaule. Nous nous écartions juste à temps pour éviter la puissante attaque du mage de vent qui frappa de plein fouet la créature immobilisée. Assise au sol contre la roue d’un chariot, j’observais un moment la scène avant de porter un regard sévère en direction d’Arkanon.

    “ Pourquoi t’as fait ça, t’aurais pu y rester ! Crétin, abruti, âne bâté ! Si j’avais pas l’épaule en bouillie, je te jetterais moi-même du haut de la plateforme, tiens ! ”

    Quelques secondes s’écoulèrent alors, me laissant le temps de me remettre de mes émotions et de remettre de l’ordre dans mes idées. Je reconnaissais volontiers avoir été un peu sévères, m’étant exprimée sous le coup de la panique, de la douleur et de l’adrénaline. À présent que tout cela s’estompait peu à peu, un sourire à la commissure de mes lèvres me dérida un peu le visage.

    “ Merci. Merci d’être venus. C’était courageux. Stupide mais courageux. ”

    Je voulais me relever mais une douleur lancinante me fit rapidement abandonner ce projet.

    “ Je vous revaudrais ça, si je m’en tire... ”

    Ce constat n’était pas fait à la légère. En plus de mon bras démis et probablement fracturé, je comptais un bon nombre de plaies ouvertes et relativement profonde desquelles suppurait une humeur épaisse et violacée, similaire à celle qui battant dans les veines de l’ours mutant et du dévoreur possédé qui nous avait menés jusqu’ici.

    “ ... et c’est pas gagné. ”
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  • Dim 18 Fév - 15:58
    Lorsque la réplique parfaite de Gatlig heurta le torse de Kahl, ce dernier fut repoussé en arrière mais ne poussa en guise de protestation qu'un grognement guttural dénué de toute humanité. Tout comme lorsque l'épée volante avait transpercé son cuir, il ne rumina même pas. Ses doigts épais et partiellement recouverts d'une armure réduite en pièces se crispèrent, les muscles saillants se contractèrent sur eux mêmes et, l'espace d'un instant, on eut dit que les griffes de l'Ogre allaient se refermer sur la caboche du demi-gobelin pour la broyer sur place. Puis un nouveau rugissement de la part du loup noir se fit entendre et l'Oni, une fois encore, rappela à lui un fragment de conscience pour s'épargner l'erreur d'occire un allié dans son délire fiévreux.

    Ses mains s'arrêtèrent à mi-parcours et il laissa au faux Gatlig le soin de se redresser par ses propres moyens pour se contenter de l'enjamber mollement. Irrémédiablement attiré par l'Archonte pour lequel il éprouvait des sentiments partagés, il ne savait plus désormais s'il devait frapper ou servir cet être divin qui dominait même les plus grands barbares pourpres de par sa hauteur inhumaine. Lorsque la hache d'Alasker vint s'abattre pour délester l'engeance monstrueuse de l'un de ses membres, il y eut pourtant dans la tête parasitée du géant azuré une illumination. L'odeur de ce sang aux propriétés surréalistes parvint aux narines sensibles de l'Ogre et lorsque ce fumet si particulier s'empara de lui, il se retrouva l'espace d'un infime moment à Sable d'Or.

    Kahl ne poussa cette fois-ci aucun beuglement annonçant son approche et dans un bond bestial, il se rua en avant. Prenant appui sur le sol d'une plateforme qui semblait trop fébrile pour accueillir sa pleine puissance, il enfonça la pierre sous ses semelles chargées de magie sauvage et se propulsa tête la première vers l'Archonte pour décocher un premier coup de poing en plein là où aurait dû se situer un foie. Le corps de la créature vibra à l'impact et le craquement gélatineux qui se fit entendre ne fit qu'alimenter la rage sourde du berserker possédé.

    L'Archonte menaçait les adversaires qui s'évertuaient à le frapper de tous côtés, frappant aléatoirement les uns et les autres pour se défendre mais rien ne semblait pouvoir faire plier les diables rouges qui l'assaillaient sans la moindre interruption. Le gardien du Forgeron ayant été abattu par la véritable Griffe impériale, rien ne pouvait plus endiguer la furie monstrueuse de la livré rouge et nul ne venait porter secours à l'entité à la source de tous ces maux. Les yeux dévorés par la pourriture liquéfiée qui englobait jusqu'à sa cervelle aliénée, Kahl ne se fiait désormais plus qu'à son instinct de combattant pour porter ses assauts et seuls les râles d'Alasker ainsi que ceux de l'ennemi lui permettaient de se situer dans l'espace. Retourné à terre, Kahl fut heurté par le bras énorme de la bête titanesque mais riposta aussitôt en armant son bras pour administrer un direct d'une rare violence plus ou moins au même endroit où il avait porté son précédent coup.

    Chair et os furent bousculés par l'impact monumental et Kahl lui-même fut repoussé en arrière par l'onde de choc déployée par sa propre attaque. Sa gueule tordue par la maladie s'ouvrit et dans un élan de semi-conscience altérée par la magie divine, il parvint à articuler entre ses crocs difformes :

    "...Sang pour les vaillants, la mort pour les lâches."

    Le second bras de l'Archonte fut arraché dans un chuintement ignoble et son cri éthéré vint nourrir la rage de vaincre de Kahl qui se propulsa cette fois-ci sur place, bondissant pour concentrer ensuite la magie dans ses jambes repliées. Une fois arrivé au niveau du torse de son opposant, il déplia brusquement ses deux genoux et ses pieds heurtèrent le torse du Forgeron, le propulsant à terre dans un claquement bruyant. La meute de loups affamés se jetèrent sur l'adversaire désarçonné et dans un océan d'acier froissé et de sang pourri, l'enfant des Dieux fut réduit en charpie par la plus pure expression barbare des incarnations mortelles de la Guerre.

    Aux côtés de ses pairs, Kahl se mit à piocher dans les entrailles de l'ennemi à grands coups de griffes. Incapable de retenir plus longtemps ses pulsions gloutonnes, il fit à nouveau l'erreur de se repaître d'une chair pourtant corrompue et porta à sa gueule les monceaux de viande issue d'une autre réalité. Ne savourant qu'à peine le goût de cette invraisemblable victuaille, il fit honneur au nom de son régiment en avalant goulument ce qu'il venait de trouver dans une carcasse qu'il semblait blasphématoire de gouter. Dans un élan qui paraissait presque religieux, Kahl se peinturlura le faciès du sang impie et lorsqu'Alasker leva haut la tête du monstre en louant le pouvoir impérial, l'Ogre agenouillé qui avait visiblement retrouvé un semblant de son individualité en abattant son maître en devenir se mit à son tour à hurler comme un forcené.

    Kahl se redressa, visiblement confus mais partiellement revenu à lui, et suivit la direction du regard d'Alasker pour s'orienter vers la Forge, avant de lancer :

    "Finissons en."

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  • Mar 20 Fév - 3:19
     
    La marche du Vent d'Acier
    Event ouvert aux reikois et melornois


    Le dernier acte, la dernière preuve de force de la marche. Ces hommes et ces femmes montraient aujourd’hui au Sekai, titans et autres gardiens qu’ils étaient maîtres de leur propre destinée. Aujourd’hui, un enfin des dieux chutait. Non pas dans une glorieuse cérémonie ou dans un ultime sacrifice pour le pardon des actes des mortels. Non, il mourrait comme un chien envoyé à l’abattoir. Démembré, déchiqueté, dévoré sous des cris d’allégresse d’une meurte aux antipodes de ce qui pouvait être considéré comme sacré. L’archonte, qui sentait sa fin arriver, ne fit aucune menace grandiloquente, aucun discours sur la suprématie de ses maîtres. Seuls des cris d’une terreur pure et juste sortaient de sa gorge. Tout compte fait, il n’était pas bien différent de ces mortels qu’il méprisait. Et tout comme eux, il pouvait rencontrer sa fin dans la peur et la douleur. Misérablement.
    Il avait bien tenté de riposter, mais sous la douleur, ne s’était pas rendu compte de la disparition de son anneau, l’aidant à manipuler la forge ainsi que ses pouvoirs. Et lorsqu’il s’en rendit enfin compte, les dévoreurs jouaient déjà avec ses organes. Les arrachant à pleine dents pour les plus fous.

    Alors que des pétales de sang pleuvaient dans l’ensemble de la grotte sous le regard imperturbable de la griffe victorieuse, couverte d’éloges et avec ce nouveau poids sur les épaules, légué par l’un de ses prédécesseurs, Deydreus pu constater qu’il avait fait le bon choix d’accorder sa confiance aux héros de la marche. D’une flèche particulièrement bien tirée, Vaesidia brisa la chaîne, faisant s’écrouler les acrobates dans un claquement métallique. Les plus avancés se brisèrent quelques membres lorsque leurs carcasses firent la rencontre du sol, laissant Isolde libre de tout danger afin qu’elle puisse provoquer une attaque mentale sur l’ursidé qui sembla l’espace de quelques instants, complètement perdu alors que sa cervelle commença à fondre.
    N’attendant pas la moindre seconde, Arkanon et Brak sautèrent sur la bête, lui assénant des frappes de toutes leurs forces. Brak prouva une fois de plus sa prodigieuse puissance physique en brisant en partie le crane de la bête qui ne put garder plus longtemps la femme à l’armure de métal entre ses crocs. Le crâne léthargique, autant physiquement que mentalement, Arkanon put récupérer Kassandra afin de l’extirper de ce bourbier, l’amenant en lieu sûr.
    La bête n’eut pas réellement le temps de répliquer, tout était si bien coordonnée, la marche avançait telle un seule homme pour écraser ses ennemis.
    Soldats et civils continuaient de taillader les pattes de la bête pour l’empêcher de fuir ou de trop se mouvoir sous le coup des multiples douleurs.

    —Ecartez vous ! hurla alors un Kharik entre la vie et la mort qui avait tout de même saisi sa pioche pour participer à l’effort général. Notre ami contrôleur prépare quelque chose !

    Tous s’écartèrent à l’unisson alors qu’une sphère de vent concentrée fût projetée sur le monstre. Percutant sa peau protectrice avant de commencer à creuser à l’intérieur. L’ours hurla en se secouant, sa peau commençant à se distordre, ses os craquant peu à peu alors qu’il se repliait sur lui-même dans un spectacle macabre. Sa patte se retourna sans préparation, ses os transperçant sa chair qui se comprimait sur elle même, tel un trou noir de vent qui grandissait au sein de son propre corps. Puis enfin, une détonation.
    L’espace de quelques instants, il n’eut plus aucun son dans la salle. Ou du moins, les tympans de nos héros furent sous le choc durant ces quelques instants, la faute à ce son assourdissant alors que les pièces de l’ours volaient à travers la pièce.
    Ben fût rattrapé par des civils qui ne manquèrent pas de le féliciter et de lui promettre que ça irait.

    —Allez grand père, lui souffla une femme qui l’aida à se remettre sur pied. Il reste des mauvais payeurs à traquer, vous allez pas nous claquer entre les doigts quand même ?!

    De son côté, Dimitri parvint à se soustraire de l’influence de la sphère, et après une certaine concentration, il la brisa d’un coup bien placé. L’orbe s’illumina de mille feux. Éblouissant l’intégralité de la pièce et la plongeant dans un enfer immaculé. Le responsable se sentit quitter le sol, soufflé par l’explosion magique. S’écrasant de nombreux mètres plus loin et roulant dans la neige et la glace. Le choc était douloureux mais il avait accompli l’exploit qui sonnerait le glas de l’enfant divin dont le sang coulait sur la plateforme devenue son autel sacrificiel.

    Dans un dernier cri de douleur, l’archonte se tût enfin. Un souffle nauséabond éclata depuis la forge, traversant chaque membre de l’expédition alors que les réanimés se changeaient peu à peu en cendres.
    Les hommes de Tulkas, voyant que la bataille touchait enfin à son terme, hurlèrent de satisfaction alors que les plus épuisés se laissaient aller à poser un genou au sol pour se reposer. La fatigue, la faim et la soif se faisaient bien trop sentir. Pourtant, trop extatiques, bien peu tombèrent véritablement de fatigue.

    Un paysage de cendres, de sang et de pétale. La forge continuait de brûler d’un feu calme et reposant tandis qu’un silence absolu gagna la salle. Seuls quelques rires fous des dévoreurs le brisèrent.
    La liaison avec les piliers se brisa d’un coup net et le contrecoup de l’emploi de ces étranges instruments sans entraînement préalable infligea une violente migraine à Isolde. Elle était parvenue à jouer avec les instruments des dieux un temps, ce qui était déjà un exploit, mais chaque chose en ce monde avait un prix. Et la dame allait devoir prendre les jours suivants pour se remettre les idées en place et guérir sa psychée perturbée. Le temps de recouvrer ses capacités magiques et psychiques.
    Heureusement, un moment de félicité s’offrait vraisemblablement à eux.

    —Alors… on a gagné ? demanda le nain abasourdi.

    —C’est exact, lui répondit sa comparse elfe non sans un sourire nerveux alors qu’elle laissa tomber son masque de sérieux sous le coup de l’émotion. On l’a bien pourri ce cafard !

    —Eliri enfin-

    —Tais toi !
    L’elfe l’embrassa sous le coup de l’émotion et devant cette mer de cadavres, la melornoise et le reikois échangèrent un baiser passionné.

    Peu à peu, des cris de joie fusèrent aux quatre coins de la salle.
    Des prières aux astres, des félicitations envers le Reike, envers Melorn, des chants guerriers, des louanges envers la Griffe, envers les soldats, envers les dévoreurs qui tenaient l’archonte en pièce détachée et désacralisé, tel un simple butin.

    Une certaine partie de l’expédition avait périe, mais tels étaient les risques. Et pour beaucoup, il était temps de pleurer les morts.

    Quoi qu’il en fût, pour un convoi de quelques soldats et civils, la marche du Vent d’Acier venait d’envoyer un message clair à ces faux dieux leurs descendants. Ils venaient de leur offrir une défaite des plus cuisante et le Reike, soutenu de ses alliés était prêt à recommencer l’exploit à la moindre occasion. D’abord Sable d’Or, maintenant les continents du nord, qui savait quel serait le prochain archonte à tomber ?
    Ce feu ardent qui brûlait en chacun de ces gens, devenus des héros, n’était autre qu’une lettre de menace envers le héraut des morts lui-même. Un jour, le Reike viendrait pour la tête de X-o’rath. Et il finirait comme ses enfants, dans la fosse et la fange.

    Mais pour l’heure, il était temps de fêter cette victoire, de panser ses plaies et, sujet épineux, de voir ce qu’il adviendrait de cette forge.
    Après un tel traumatisme, beaucoup souhaitaient la voir détruite, afin que plus jamais elle ne puisse être utilisée à mauvais escient. Pourtant, les intellectuels melornois ne voyaient pas son démantèlement d’un bon œil. Le savoir était un pouvoir particulièrement puissant. Et une telle arme, bien que dangereuse, pouvait sans doute être retournée contre ses créateurs. Il ne tenait qu’à eux de s’emparer de ce pouvoir.

    Mais était-ce réellement la bonne chose à faire ? Un choix devait être fait.
    L’avenir de la forge dépendait du choix de la marche. Malheureusement, en l’absence d’une tête d’affiche pour Melorn, ce serait au Reike d’avoir le dernier mot quant ce qu’il adviendrait de cette dernière.

    Ce choix pouvait redistribuer les cartes, que ce soit dans le sens souhaité ou non.


    Néanmoins, parmi les fêtards, il y avait bien une personne qui n’arrivait plus à éprouver la moindre joie.
    Kahl, le corps couvert de son sang et de celui de son ennemi, fixait le vide sans réelle émotion sur le visage.
    Quelque chose n’allait pas. L’espace d’un instant, il avait pourtant senti les griffes de son ennemi s’extirper de sa psychée alors que le cœur de ce dernier était prélevé par l’un de ses comparses.
    Pourtant, cette libération ne fût qu’éphémère. Il se sentit rapidement perdre pied avec la réalité. Sa vision se troublant alors que de grosses gouttes commençaient à perler sur son front. Son existence, son essence, étaient peu à peu consumés par un feu implacable et destructeur.

    Un grognement profond.
    Puis un râle de colère. Une haine pure explosa au sein de l’oni bleu qui prenait peu à peu une teinte mauve qui virait peu à peu au rouge.
    Il n’était plus seul au sein de son propre corps. L’archonte, dans un ultime soupir, une ultime prière pour sa survie, s’était aidé du lien qui le liait à Kahl pour laisser son âme s’introduire dans le corps du dévoreur, brisant totalement ce dernier. (Des utilisations de senseur magique pourront permettre à nos héros de se rendre compte de la supercherie de l’archonte.)

    Inconsciemment, l’oni avait laissé ressortir son émotion la plus primaire afin de ne pas se laisser engouffrer par la volonté de l’archonte. La rage.

    Rapidement, Kahl disparaissait au profit d’une bête de colère pure. Cherchant la destruction et le sang. Cette colère si pure et sincère écrasa à moitié la volonté de l’archonte qui étouffait tout en s’accrochant à la vie.

    Ne se contrôlant plus, l’oni devint un animal. Prêt à attaquer la moindre personne proche de lui. Sans compréhension, sans distinction. Seule la colère et le meurtre subsistait.

    De toute évidence, personne ici n’avait de quoi extirper l’archonte du corps de l’oni. Pourtant, un espoir subsistait. Les érudits de Melorn ou les FMR auraient peut-être une réponse. Mais était-ce bien réfléchi de prendre le risque de maîtriser la bête qui venait d’éclater en Kahl ?

    Un choix important se proposait aux dévoreurs et à la Griffe. La vie d’un des leurs valait-il réellement la sécurité de toute la marche alors qu’ils embrassaient la victoire ?

    Le destin de la forge, le destin de la marche, le destin de l’oni. Tout se jouait ici, dans cet ultime moment.

    Il était temps de conclure cette histoire dans l’encre ou le sang.

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  • Mar 20 Fév - 4:51
    Le faciès du monstre hurlant heurta violemment le sol. Ses yeux vinrent naturellement se clore lorsque la poussière et la crasse se souleva sous son poids. Lorsqu'il les ouvrit ses paupières, il ne se trouvait plus dans les profondeurs de la forge impie. L'étouffante chaleur du terrain d'entraînement dont avaient usé les Serres à maintes et maintes reprises lui parvint et lorsqu'il voulut tourner la tête pour confirmer qu'il se trouvait bien sur le sable des arènes militaires, il réalisa qu'un poids contre son dos l'empêchait de se mouvoir et qu'un gantelet pourpre l'enserrait fermement, restreignant tout mouvement et l'empêchant ainsi de se redresser. En proie à la plus totale incompréhension, il s'entendit dire quelques mots sans pourtant avoir la sensation de les prononcer lui-même :

    "C'est bon, là ! Merde, tu vas pas me déboiter l'épaule tout d'même !"

    Surpris de s'écouter parler sans pouvoir agir, Kahl comprit alors qu'il devait un tel changement d'environnement au dérèglement que subissait son esprit. Un souvenir ? Le moment ne se prêtait pourtant pas aux rêveries. Prenant lentement conscience de son corps, il se rendit compte que son bras était solidement verrouillé contre son dos et que celui qui se tenait au dessus de lui n'était autre qu'Alasker, son chef de meute. Iratus relâcha lentement son emprise sur l'Ogre et lorsque ce dernier put enfin tourner la tête, il découvrit avec un effroi que la main gantée d'acier qui l'avait maintenu en place n'était pas celle d'Alasker.

    L'Archonte se trouvait au dessus de lui, l'emprisonnant pour empoisonner l'indomptable esprit qu'il voulait cloisonner pour y faire son nid. Kahl voulut résister mais ses muscles cessèrent de lui obéir et il sentit les griffes brûlantes de la créature titanesque qui s'enfonçait dans sa nuque, calcinant toute individualité pour le corrompre de l'intérieur. Le cri qu'il poussa dans cette geôle spirituelle se réverbéra jusqu'au monde réel, là où les survivants effarés par cette métamorphose ne pouvaient qu'être témoins du sordide traitement que subissait leur confrère.




    L'Ogre au teint violacé se mit à rougir tandis qu'émanait de son cuir une vapeur épaisse. Les cornes démesurément grandes de l'Oni commencèrent à se mouvoir et à croitre encore davantage, déchirant dans leur transformation la peau qui s'agitait comme si elle venait d'entrer en ébullition. Son dos, sa nuque et ses épaules furent percés par des épines innombrables qui se matérialisaient, dessinant des spirales acérées et conférant au fauve déjà bestiale une apparence tout bonnement démoniaque. Certains des Dévoreurs qui se situaient à ses flancs se relevèrent par réflexe et leurs pognes se refermèrent machinalement sur les manches de leurs armes. Ce n'était pas la première fois qu'ils devaient mettre à mort l'un de leurs propres frères et ce ne serait sûrement pas la dernière, ils étaient tous préparés à cette éventualité et bien que Kahl fasse partie des plus puissants d'entre eux, ils ne comptaient pas hésiter une seconde pour se jeter sur lui s'il venait à perdre définitivement la raison.

    Kahl fut malheureusement trop rapide pour qu'une conclusion à ses souffrances ne puisse être trouvée aussi vite. Levant sa gueule distordue en l'air, il poussa une vocifération monstrueuse aux échos profonds et se redressa d'un bond avant de hurler d'une voix certes méconnaissable mais dans laquelle se lisait un évident désarroi :


    [Event] La marche du Vent d'Acier - Page 8 KAHLROUGE

    "JE VAIS REPRENDRE LE CONTRÔLE ! LAISSEZ MOI, JE VAIS LE..."

    La preuve de son incapacité à tenir cette promesse ne tarda pas à venir et ces mots presque suppliants furent les dernières traces de sa conscience. L'un des énormes bras de Kahl se dressa au dessus de sa tête et alors que ses mots se perdaient dans un grondement incompréhensible, son poing vint frapper les restes du corps de l'Archonte, démolissant la chair divine dans une explosion de chair et d'os pour ensuite venir perforer le sol. La roche se fissura à l'impact et l'onde de choc fut telle que les quelques Dévoreurs assez malchanceux pour être resté près de lui furent déséquilibrés par le tremblement. Cette fois, une petite clé de bras risquait de ne pas suffire à calmer ses ardeurs.

    Alors qu'ils reprenaient tout juste leurs appuis, ils constatèrent non sans stupeur que la main libre de l'Ogre avait gagné en volume et qu'une épaisse couche de corne grise l'avait recouverte. Le bras de Kahl vint se distordre, s'allongeant pour atteindre en un éclair des proportions ahurissantes. La plus pure folie sanguinaire l'emporta sur le faible semblant de raison qui subsistait encore chez l'Oni et dans une tornade furieuse, il fit tournoyer son poing immense dans un balayage si violent qu'il souleva une véritable bourrasque sur son passage.

    Catapulté à toute allure, le poing chargé d'une quantité invraisemblable de magie fila droit devant lui.

    Droit sur Alasker.

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  • Mar 20 Fév - 13:54



    Alors que les derniers râles d'agonie de l'Archonte résonnaient dans la grotte, Deydreus demeurait dans les cieux. Comme un symbole de la détermination et autorité impériale. Comme la figure qu'il se devait d'être. Le chevalier noir laissait son regard vairon glisser doucement sur l'ensemble de la salle tandis que dans les airs les pétales sanguins se mêlaient à présent à la poudre neigeuse et la cendres. Un tableau apocalyptique et pourtant salvateur pour l'expédition. Ils étaient victorieux. Enfin. Une nouvelle prouesse des mortels face aux divins. Un nouveau clou enfoncé dans le futur cercueil du dieu de la mort. Et pourtant, pourtant ce dernier souffle nauséabond qui traversa le corps endolori du vampire lui laissa une terrible impression. Et sur son visage froid, aucune autre expression qu'un dégout profond à l'égard de l'enfant de X'O-rath ne subsistait.

    L'heure n'était cependant pas au jugement des êtres célestes. Tout du moins, pas de cette façon. Alors même que les Dévoreurs commençaient à transformer les restes de la figure nécrotique en un buffet géant, le vampire détourna le regard pour venir observer tout d'abord l'ensemble de civils et militaires, satisfaits de leurs prouesses à l'encontre de l'abomination ursidé. La marche avait démontré une résilience hors du commun et s'était hissée au dessus des obstacles que l'Archonte et la nature avaient choisi de dresser pour elle. L'expédition avait fait montre d'une force sans pareille et, à présent, exultait d'une victoire méritée. Puis, ses prunelles bicolores passèrent sur les Serres et le porte bannière pour qui il ressentait une énorme fierté. Si ses hommes avaient combattu avec hargne et courage, ils avaient démontré une nouvelle fois la domination de la bannière noir et sang sur les situations les plus périlleuses. Au fond de lui, Deydreus ne pouvait être plus satisfait d'avoir autant d'hommes et de femmes sous ses ordres. D'avoir leur loyauté sans faille. Il pouvait les mener en enfer, il savait que jamais ils refuseraient de l'accompagner et mourir à ses côtés.  

    Portant finalement son regard hétérochrome sur les piliers, le vampire observa la silhouette d'Ixchel et d'Isolde qui terminaient de redescendre de la plateforme. La nécromancienne avait permis de perturber le flot du combat et d'instaurer chez l'enfant de X'O-rath un chaos qu'il n'avait pas réussi à maîtriser tandis que le soldat d'élite avait assuré sa protection. La brune était parvenue à réaliser l'impossible. Elle avait retourné les armes des dieux contre eux. Cette simple idée éveillait chez le bretteur aux lames jumelles une nouvelle vague de fierté à l'égard de l'humaine tout comme un respect encore plus grand. Quittant alors sa position statique pour commencer à se rendre auprès de la nécromancienne, le chevalier à l'armure sombre fronça les sourcils quelques instants en apercevant l'expression de la jeune femme. S'il ne savait pas quels maux l'affligeaient, le chef des armées se doutait que l'utilisation des instruments divins avaient sans doute été couteuse. Remerciant d'un signe de tête son frère d'armes, le vampire se posa finalement avant de se diriger vers la belle aux yeux d'émeraudes.

    - Isolde! Ce que vous avez accompli est remarquable. Vous avez dominé un maître de la mort dans son propre domaine c'est... Véritablement incroyable. Votre maîtrise de votre art obscur est vraiment impressionnante. Je suis heureux d'avoir pu vous compter parmi nous dans ce terrible combat.

    Il constata alors plus en détail la douleur sur les traits de l'humaine et sortit de sa sacoche une petite fiole au liquide rougeâtre sans mot dire, faisant sauter le bouchon pour tendre le contenant à Isolde. Une potion de soin, qui apaiserait sûrement les douleurs qui la tiraillaient.

    - Buvez, cela vous aidera sûrement. Il s'agit d'un remède atténuant les maux. Il étira un sourire discret. Et cela permettra au moins de vous soulager un peu le temps que tout se termine.

    Il attendit alors qu'elle ne consomme le liquide, tournant doucement la tête vers la foule et observant cette dernière pour finalement reporter son attention vers la nécromancienne.

    - Lorsque tout sera fini ici, je compte repartir avec les Serres vers la capitale. Si vous le désirez et si vous envisagez de retourner à Ikusa, nous pourrions faire la route ensemble et effectuer une escale à la forteresse de Coeur-Ebene. Le voyage est éreintant et nous sommes tous fourbus par ces derniers combats, cela permettra de nous reposer et reprendre des forces avant la suite. J'aimerais également échanger avec vous sur tout ça. Sur l'expédition, le pilier, l'Archonte. Il laissa courir de nouveau sur ses lèvres un léger sourire.. Et j'avoue que j'apprécierai faire la route à vos côtés. Je ne vous impose rien cependant, réfléchissez-y. Vous m'informerez de votre décision lorsque nous repartirons.    

    Ecoutant ensuite une réponse éventuelle de l'humaine, le vampire quitta finalement sa compagnie pour se rendre vers l'assemblée de civils et militaires, situés au niveau de la passerelle par laquelle ils étaient tous arrivés. Si certains martelaient encore de coups la carcasse de l'ursidé réanimé, beaucoup se laissaient aller à diverses célébrations et autres joyeusetés. Arrivant au niveau d'une jeune femme se trouvant près du garde royal ainsi que du contrôleur royal qui avait libéré toute la furie du reike sur la bête, le vampire les salua d'un nouveau signe de tête avant de prendre la parole, son propre corps portant encore les marques de son propre combat.

    - Ce que vous avez réalisé ici prouve aux êtres celestes à quel point ils se trompent sur notre nation et la force qui vous anime tous. Je suis extrêmement fier de vous. Chacun d'entre vous. Vous avez combattu avec force et honneur. Vous avez montré toute la résilience du dragon. Je vais demander aux melornois nous accompagnant de venir vous soigner en priorité. Il fixa Brak et Arkanon. Si vous disposez de quelque chose permettant d'aider aux soins sur l'un d'eux, n'hésitez pas. Quoiqu'il en soit, vous soignez sera notre priorité. Encore une fois, je suis fier de vous. Le Reike est fier de vous. J'espère pouvoir de nouveau me battre à vos côtés à l'avenir.

    Il les salua de nouveau, avant de repartir vers la foule. Traversant cette dernière sous de grandes ovations, le bretteur fut alpagué par une figure à la peau verte qu'il reconnut très rapidement. S'écartant alors de la foule pour échanger avec cette dernière, le vampire expliqua à Stadzank qu'ils partageaient visiblement le même point de vue concernant la forge, tout comme il lui exprima ses félicitations pour sa réussite et en marquant l'honneur que l'assassin royal lui faisait en l'informant de sa mission. La dernière demande du gobelin, en revanche, provoqua chez le chef des armées un léger rire. Puis ils quitta la compagnie de ce dernier pour venir se replacer sur la plateforme, dominant l'assemblée de militaires et de civils après avoir félicité Vaesidia pour son sens de la stratégie et ses actions. Elle était un atout de poids pour le Reike. Derrière le vampire, les Dévoreurs continuaient inlassablement leur carnage désacralisant, provoquant chez le vampire un profond amusement. La meute se régalait de la dépouille d'un être divin. Il n'y avait pas aux yeux du vampire un plus beau spectacle. Reportant finalement son attention sur la foule, Deydreus prit finalement la parole, captivant l'attention de cette dernière.

    - Reikois, Reikoises. Melornois, Melornoises. Le combat prend fin. Grâce à tous vos efforts, grâce à toute votre abnégation, nous avons triomphé du mal qui rongeait ces terres. Nous avons débarrassé le monde d'une menace divine. Nous avons vaincu malgré toutes les difficultés auxquelles nous avons fait face. La justice a enfin pu parler contre cet être impie qui, à présent, servira de décorations à la livrée rouge. Ce combat, nous l'avons mené tous ensemble. Unis dans l'adversité. Unis malgré des discordes ici et là. Malgré le froid mordant et l'inconfort du voyage. Ce combat, nous y avons survécu grâce aux efforts cumulés de tous. Grâce au sacrifice de celles et ceux qui sont tombés sous les coups de notre ennemi. Anduin, Vyria, Konrad, Silfari, Ilbert, Arturus, Rickard, Ismael, Boris, Galean, Rodrick et Remfrey. Douze héros tombés au champ d'honneur, non pas une fois mais deux. Ces héros doivent être honorés comme il se doit, car malgré la mort ils ont servit de nouveau. Si leur sort a pu déplaire, il a permis de sauver la vie d'autres soldats, de repousser un peu plus les menaces qui se jetaient sur nous. Et pour cela, ils méritent qu'on se souvienne d'eux. A présent, leurs âmes ont rejoint les Astres. Mais j'inscrirais leur nom dans le mausolée des héros. Et à vrai dire, il faudrait y inscrire le nom de tous nos frères et sœur tombés ce jour. Le combat prend fin, et il va venir le temps du deuil. Le temps du repos. L'Archonte est mort, ses machinations ont été étouffées.  Il reste à présent à décider du sort de la Forge. Bon nombre ici veulent la détruire. D'autres veulent l'étudier. Chacun apporte des arguments pertinents. Pour ma part, je pense qu'il faudrait laisser la forge intacte le temps de l'étudier et se concerter avec le couple impériale et l'Esprit pour...

    Un long hurlement, guttural, en provenance de la carcasse de l'Archonte coupa la suite du propos de la Griffe. Se retournant subitement, le vampire plissa des yeux tandis que sa vue augmentée s'activait instinctivement. Kahl, visiblement dans un état second, semblait s'acharner sur les restes ensanglantés de la figure divine. Plusieurs arcs se tendirent instantanément autour de Deydreus qui leva le bras en un geste aussi sec que solennel, alors qu'il comprenait la potentielle gravité de la situation.

    - Que personne n'agisse. Cette affaire appartient aux Dévoreurs et à leur chef. Je prendrai la moindre intervention extérieure pour de l'insubordination et en appliquerait la sanction immédiatement. Le ton était froid. Sévère. Laissez le Tovyr gérer ses hommes. Et préparez notre départ.

    Il se détourna alors de la foule, pour venir ancrer plus intensément ses pupilles  sur Kahl et sur Alasker. S'il avait déjà vu les Dévoreurs et les Serres abattre ceux à la livrée rouge qui ne pouvaient revenir de leur propre folie, le bretteur observait la scène silencieusement et avec toute la gravité qu'elle impliquait.

    Même s'il ne l'espérait pas, peut être qu'un nouveau nom viendrait s'ajouter la liste déjà bien trop longue. Pour le reste, la marche pourrait ensuite enfin quitter ces montagnes, et repartir victorieuse pour de nouvelles batailles.

    Résumé (Tour 10):


    [Event] La marche du Vent d'Acier - Page 8 Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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