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  • Ven 26 Jan - 20:27
    Notre avancée était rendue un peu difficile du fait du nombre de chariots et de leur poids et même les civils durent, non sans une certaine réticence, à leur tour mettre la main à la pâte afin de faciliter la progression du convoi et d’alléger un peu la tâche des militaires qui s'attellaient déjà à cette pénible tâche.

    Malgré cela, nous avançions à bon train, nous enfonçant toujours plus profondément dans les boyaux souterrains dont la hauteur dépassait largement celle de nos hommes les plus grands. Soit les occupants des lieux étaient là depuis longtemps et avaient eu le temps d’élargir leurs galeries, soit la créature qui les avait creusées était d’une taille colossale. Si c’était le cas, il ne restait plus qu’à espérer qu’elle n’était plus dans les parages…

    Sans autre repère que la pierre froide et nue et les torches l’illuminant, j’eus tôt fait de perdre toute notion de temps. J’étais incapable de dire si le jour s’était finalement levé au-dessus de nos têtes ou si il faisait encore nuit. J’avais pourtant l’impression que nous arpentions les tunnels depuis des heures et des heures, piochant, creusant et déblayant à chaque fois qu’un nouvel obstacle se présentait à nous.

    Puisque nos flancs et l’arrière étaient déjà bien couverts, j’avais déposé mes équipements les plus lourds sur un des chariots et je m’étais dédiée entièrement aux tâches physiques que nécessitait notre progression, aménageant au mieux le passage. C’est ce que j’avais trouvé de plus efficace pour faire passer le temps plutôt que de rester debout comme un piquet à attendre que l’ennemi nous saute dessus parce que, j’en étais persuadée, ça devrait arriver. Je n’avais pas besoin des divagations d’un tueur à moitié fou pour savoir que nous nous rapprochions inexorablement du danger. Je fus rejointe par quelques hommes d’armes qui, comme moi, cherchaient à s’occuper les mains et l’esprit sans que quiconque ne veuille vraiment briser le silence.

    Toutefois, aucune intervention humaine ne fut requise pour cela car le convoi entier sursauta lorsqu’un hurlement guttural résonna à travers les galeries. S' il était encore impossible de déterminer la nature de la créature qui en avait après nous, il était cependant certain que cette dernière était derrière nous. Avec notre objectif devant nous, nous étions pris en étau. Peu de temps après des pas sourds se firent entendre. La bête s’était mise en chasse. Elle était en colère et surtout, énorme. La réponse de notre chef d’expédition fut presque immédiate : Nous devions accélérer le pas tandis que l’arrière-garde se chargeait de faire s’effondrer le chemin derrière nous afin de ralentir notre mystérieux ennemi dans une fuite en avant formidable.

    “ Allez les gars, au boulot ! ”

    Hurlais-je à l’attention des militaires et mercenaires qui ne s’étaient pas encore rendus compte de la gravité de la situation.

    “ Poussez ces chariots et portez les blessés jusqu’à l’avant ! On s’arrache de là avant que cette bestiole nous mette la main dessus ! ”

    Peu de temps après, une seconde alerte fut donnée. L’avant garde s’était heurtée à une nouvelle horde de morts-vivants dont le but était sans doute de nous ralentir encore davantage. Nous serions décidément forcés de nous battre jusqu’au bout. Je pris le temps de me rééquiper en toute hâte afin de parer à toute éventualité. Des renforts nous furent envoyés afin de nous aider à déplacer les civils plus en avant où ils seraient, malgré la situation, plus en sécurité, couverts par la Griffe et les Janissaires. Brak’Trarg, le géant vert qui passait difficilement inaperçu, déploya toute sa force et son énergie afin d’entraver encore davantage le passage, de concert avec le vieux collecteur d’impôts et le Luteni.

    Je fus tentée moi aussi d’intervenir malgré la fatigue et la peur. À l’avant, les combats faisaient rage et à l’arrière la bête semblait inarrêtable. Il semblait d’ailleurs que je n’étais pas la seule. Si certains des mercenaires s’étaient déjà joints à la mêlée, d'autres, en revanche, restaient pendus à mes lèvres comme s’ils attendaient un quelconque ordre de ma part, leurs yeux rivés sur moi. J’ignorais si comme moi ils étaient trop indécis pour faire un choix par eux-même ou s' ils avaient reconnu en moi une espèce de “cheffe” improvisée mais toute cette soudaine attention me mettait mal à l’aise.

    “ Qu’est-ce que vous attendez ? Que je vous donne des coups de fouet ? ”

    Si je percevais une lueur d’intérêt dans le regard de certains, je préférais ignorer ce fait et me concentrer sur l’action en cours. D’un hochement de tête désespéré, je m’appuyais contre un chariot dont la roue s’était coincée entre deux rochers.

    “ Venez donc me donner un coup de main au lieu de bavasser, bande de cons ! "
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  • Sam 27 Jan - 11:45
    - Peste.

    Gronda le Luteni en observant ses frères d’armes prendre position à l’avant du convoi. La guerre était à nouveau sur eux et lui, était de l’autre côté de la formation. Une position importante, à n’en pas douter. Primordiale même. Rien ne serait pire que d’être encerclé par l’armée des morts, surtout dans un tunnel.

    - Haut les cœurs, les gars ! S’exclama Tulkas à l’attention des hommes à sa charge. Les damnés d’Iratus à l’armure de sang ouvrent la voie et nos frères avancent pour écraser toute résistance. Facilitons leurs la tâche en protégeant leurs arrières. Nous aurons notre dû bien assez tôt.

    Sergent vociférant ses encouragements, le Luteni prenait à cœur les responsabilités qui lui avaient été confiées. Lui vivant, personne ne les prendrait à revers.

    Les ordres avaient été relayés par un cavalier les rejoignant avant de retourner vers la ligne de front. L’ordre avais été donné. Un regard échangé avec Ben, un accord bilatéral, à peine quelques mots échangés et le plan d’action prit forme. Comme mû par la volonté des étoiles, du soleil et de la lune. Probablement au grand plaisir du contrôleur royal au terrible boulier.

    - Reculez.

    S’était-il contenté de dire à ses hommes tandis que plus loin, les heurts et fracas d’une bataille sanglante s’accordaient pour créer une musique martiale. Presque douce aux oreilles des foudres de guerre du Reike. Musique sur laquelle tentait de se concentrer le Luteni.

    Solide sur ses appuis, il s’ancra au sol, les talons fermement plantés dans la pierre, les jambes en équerre, le buste légèrement incliné vers la droite, son coude touchant à son flanc. Se concentrant sur sa respiration, Tulkas focalisa son souffle dans ses entrailles. Respirant avec le ventre, ses poumons et son diaphragme de véritables soufflets pour alimenter l’énergie brûlante qui animait tout son être. Chargeant ses veines, ses fibres musculaires, ses os et jusqu’à sa moëlle osseuse de cette énergie arcane pour les préparer à ce qui devait être fait.

    Il observait, dans un genre d’état second, les murs des boyaux creusés à même la roche. Cherchant un point de rupture quelconque qui faciliterais l’éboulement sans pour autant condamner la marche du Vent d’Acier à finir ensevelis sous le poids des âges et des montagnes aux neiges éternelles qui les surplombait.

    Inspirant une ultime fois, il frappa. Le mouvement démarra dans sa cuisse, et comme des engrenages, les muscles du dos s’activèrent ensuite, avant d’engager l’épaule et le buste, avant que finalement, dans un bruit digne de la fureur des cieux, son poing ne s’écrase juste là, sur une petite faille qui semblait prête à rompre. L’explosion d’énergie déployée par le coup de poing de Tulkas dans le sol donna naissance à une petite tempête localisée, des bourrasques d’air fouettant les armures et les tissus des Serres Pourpres qui s’étaient repliées à bonne distance en suivant la progression du convoi.

    La terre trembla un instant, s’effondra, couvra même les rugissements de la bataille et ceux de l’horrible bête qui s’avançait. A en juger l’alarme dans la voix de la Griffe, même un éboulement ne ferais, en fin de compte, que la ralentir. Mais il fallait gagner du temps.

    D’énormes blocs de basalte, d’albâtre et de roche comprimée tombèrent comme une pluie meurtrière. Tulkas se jeta en arrière, poussant sur ses cuisses et focalisant de façon continue son énergie dans ses jambes pour gagner en vitesse et en réactivité. C’est finalement presque en se jetant en boule, tenant la bannière de Coeurébène contre son cœur, qu’il échappa à l’éboulement. Se redressant en crachant une glaire ayant presque pris la texture d’une gomme d’agave tant il avait de la poussière en bouche. Se redressant pour regarder son œuvre, puis son gantelet défoncé au niveau du poing, il se tourna vers Ben.

    - A votre tour, contrôleur.

    Et s’écarta pour le laisser animer sa magie, créer un nouveau niveau dans la défense en profondeur qu’ils organisaient. Secouant le poing en grondant, il observa les deux renforts qui leurs avaient été envoyés. Ni plus ni moins que le garde royal qui voyais encore en lui le gladiateur d’antan et un autre, qu’il ne connaissait pas. Qu’importe, cette marche était une affaire militaire, les plaisanteries étaient réservées aux festivités victorieuses qui les attendaient.

    - Ce n’est pas quelques blocs qui ralentiront plus la créature. Lança-il en secouant encore le poing endolori par l’effort. Nous n’allons pas pouvoir l’arrêter, juste la ralentir, consolider le mur n’est pas la meilleure chose à faire, suivez l’exemple du contrôleur royal. Lança-il. Il faut créer plusieurs couches de défense, effondrement, vents tranchants, effondrements. Grondant, il roula de l’épaule et dans un claquement horrible, la replaça. Peu habitué qu’il était à déployer autant d’énergie. Si la créature est plus rapide que prévue, il faudra tout donner. Mais n’oubliez pas que les créatures colossales ont la peau et la densité musculaire pour résister à des coups de masse, soyez précis si nous en arrivons là. En attendant, avancez ! Dans cent pas nous provoquerons un autre éboulement.

    Avant de lever sa bannière pour ordonner la reprise de la marche de l’arrière-garde.

    - En avant soldats du Reike ! Les dieux peuvent mourir, ils ont simplement oublié comment faire ! Allons leurs rappeler !


    Résumé tour 6:


    [Event] La marche du Vent d'Acier - Page 6 Signature-coeur
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  • Sam 27 Jan - 17:14
    Les morts se traînaient vers les vivants. C’était là leur nature. Leur unique but. Les enveloppes vides se devaient de propager leur maladie. D’arrêter le boucan asynchrone des cœurs martelant les poitrines de ces centaines d’êtres venant défier leur maître dans son propre domaine. Insensibles à la peur, la douleur, la fatigue ou -tout simplement- la conscience, ils marchaient, claudiquaient pitoyablement jusqu’à la source du courroux de leur marionnettiste. Leurs armes, collées par le froid aux ersatz de leurs membres supérieurs, battaient l’air devant eux, mimant les mouvements d’escrimes qui, de leur vivant, n’avaient pas suffit à leur épargner la mort et l’oubli. Une cohorte d’échecs et de carcasses brisées allant à la rencontre de celle de l’espoir, du renouveau, de la conquête.
    Mais, entre les morts et les vivants, les égarés et les damnés veillaient.
    Comme à Sable d’Or, les Dévoreurs vinrent se jeter sans peur sur la marée ignominieuse. Une meute de créatures aux sourires sardoniques, drapées de sang et de rage, protégées de la peur, du doute, par une folie débilitante enflammant la lave qui coulait dans leurs veines trop souvent lacérées et brandissant les armes les plus brutales qui soient, sous les ordres d’un géant d’Airain au regard d’encre et à l’irascibilité légendaire.
    Ils s’écrasèrent sur les flots non-morts. Membres et lambeaux de chair pourrissants volèrent en éclats. Des côtes furent enfoncées. Des boucliers brisés. Et des corps piétinés. Alors, ils rirent. Tous. Comme à chaque fois, au plus fort des combats. Quelques larmes de joies filtrèrent de leurs yeux exorbités pour se perdre au milieu des détritus de ceux qui, pour la deuxième fois au cours de leur immonde existence, tombaient face à plus fort qu’eux.

    Près des civils, Gatlig et ses comparses piétinaient d’impatience en observant leurs protégés piocher. Ajaï, les bras croisés et le regard posé sur la frêle silhouette gobeline, plissa les yeux alors que les échos des rires guerriers de leurs comparses leur parvenaient depuis le fond de la grotte. Une troupe d’archer les dépassa au pas de course et la brute elfique cru apercevoir au milieu des tireurs l’une de ses semblables, souffrant manifestement d’une malformation sourcilière. Il secoua la tête et recentra son attention sur le gobelin.
    “-C’est moi ou il fredonne là?
    -Mh.” Acquiesça Tucharan, qui, de par sa condition de muet, ne pouvait pas exactement répondre autre chose.
    “-On l’explose du coup?”
    Gatlig jura.
    “-Mais non, imbécile. T’entends bien que les chants, c’est plus trop le problème, maintenant?!”
    Les épaules de l’elfe se haussèrent.
    “-Du coup?”
    Le demi-gobelin lorgna sur le fruit de son déplacement, manifestement très occupé à piocher pour sa vie, et décida que sa leçon avait été apprise. Après tout, Deydreus était lui-même venu lui remonter les bretelles. Ses petits yeux glissèrent sur le sol gelé jusqu’aux silhouettes de leurs frères au combat, désormais encadrées par les flammes d’un barrage de flèches incandescentes, puis descendirent jusqu’à sa propre ceinture, au bout de laquelle pendait ses deux hachettes.
    “-Mhhm.” Souligna Tucharan, très justement.
    “-J’imagine qu’Al’ nous en voudra pas si on les rejoint.”
    Gatlig dégaina ses deux outils de mort pour les faire tourner entre ses doigts.
    “-Y s’ra pas dit que des Dévoreurs ont regardé le cul des archers pendant une bagarre !” S’époumona-t-il en se mettant une fois de plus à courir au devant du danger. Ses accompagnateurs grognèrent de satisfaction à cette vue, avant de s’élancer à sa suite. En laissant les civils à leurs affaires de civils.

    Sa rage devait rester froide. Contrôlée. Modérée. Un exercice d’autant plus ardu que ces morts imbéciles ne lui offraient que peu de défi. Les bâtonnets de chair gélatineux qu’étaient leurs doigts pourrissants glissaient sur son armure sans parvenir à décrocher quoique ce soit. Leurs lames grinçaient et rayaient un plastron déjà marqué par un milliers d’assauts plus brutaux. Leurs mâchoires se décrochaient à la première bourrade. Leurs os se détachaient au premier revers. Rien ne survivait sous ses coups ou ceux de ses frères. Céder à la frénésie, au milieu d’un tel carnage, aurait été un jeu d’enfant. Un jeu trop simple, trop attirant, mais la condition de Kahl se devait d’être surveillée. Si lui-même se perdait dans les affres de la destruction, le loup doutait que quiconque, parmi les Dévoreurs, puisse freiner l’ogre gelé. Pire, certains des plus aliénés, dans le feu de l’action, risquaient fort de lui emboîter le pas. Et les archers n’étaient pas assez loin pour ne pas subir des pertes considérables avant d’avoir criblé un Oni cinglé de flèches de feu.
    Une nouvelle salve s’écrasa sur les morts, accompagnée par une paire d’hurlements de moins en moins lointain. Une parodie de sourire amusé se dessina sur son visage saturé de tics nerveux. Gatlig et les autres avaient tenu plus longtemps que prévu avant de se joindre à la moisson. C’en était presque attendrissant.
    Son pied gauche écrasa une cage-thoracique agitée de soubresauts puis perfora la fine couche de glace recouvrant le sol, en-dessous d’elle. Il jura entre ses dents en s’efforçant de retirer son soleret de ce piège inattendu et un mort en profita pour projeter la lame de sa bardiche sur sa clavicule. D’une main, il attrapa l’arme d’hast en pleine chute en saisissant sa hampe, puis balaya d’un coup de Salvatrice son possesseur. Les restes brisés du revenant allèrent s’éparpiller au loin alors que le géant d’Airain projetait la bardiche tel un javelot au milieu des flots gémissants. Trois infortunés morts-vivants disparurent, pulvérisés par l’impact. D’autres prirent instantanément leurs places.
    Les bords de sa vision étaient troubles. Recouverts d’une couche écarlate qu’il ne connaissait que trop bien. Le loup bavait et hurlait dans son crâne, grattait les parois de son esprit, se creusait un tunnel pour s’en extirper. Les babines retroussées, il lapait le sang qui s’écoulait dans son crâne et venait troubler leurs visions, exalté par la chasse et la mise à mort incessante qu’ils apportaient dans les entrailles des terres gelées.
    Une lame plus chanceuse que les autres mordit la chair de son front en passant au travers de l’ouverture du heaume qui le protégeait alors qu’il était occupé à réduire en charpie un cadavre boursouflé de ce qui avait dû être un orc. La parodie de vie de l’auteur de sa blessure disparue entre ses doigts lorsqu’il les referma sur son crâne mis à nu. Des bris de matière grise pourrie glissèrent le long de son gantelet et une pulsion ignominieuse lui intima l’ordre de lécher l’ichor malsaine. Il s’y refusa en serrant les dents, emprisonnant sa langue derrière ses crocs alors que la viande de son visage, déjà, se régénérait.

    Ce coup faiblard avait troublé sa concentration, le temps d'un infime clignement d’œil, juste assez pour que la bête puisse prendre un peu d’emprise sur eux. La partie gauche de sa face irradiait maintenant d’une douleur interne, pulsatile, liée au battement de ce cœur qui s’emballait sous l’excitation. Il inspira, sectionna en deux un amalgame d’armure et d’os incrustés l’un dans l’autre et profita de cette seconde de répit pour retirer son heaume et profiter du froid mordant siégeant sur place, malgré les flammes éparses.
    Une nouvelle salve s’abattit. Plus proche que la précédente. Les revenants n’offraient que des sacrifices faiblards, indignes du fer de la salvatrice ou de ses propres griffes. Ils avaient besoin de chairs vives. De la viande rouge, pas dévorée par les verres. Pas déjà rongées. D’un sang luisant, giclant au travers d’artères récemment tranchées. Non, les morts n’étaient pas une offrande suffisante. Mais, derrière…Derrière il y avait un banquet en préparation. Il suffisait de passer au travers des archers pour…
    Non.

    En entendant le cri de leur chef, tous les Dévoreurs reculèrent d’un pas, par habitude ou par respect, mais jamais par crainte. Aucun d’eux ne prit la peine de cesser de combattre ou de porter le moindre regard en direction de l’origine de l’exclamation. Ils poursuivirent leurs moissons, machinalement, alors que le géant d’airain traversait un rang entier de cadavres animés.

    Ils n’étaient que des brins d’herbes sous ses pas. Inutile de les frapper. Leurs corps faiblards se désintégraient à son impact, éclataient comme des fruits trop mûrs contre son plastron, ses genoux, ses poings. Le bronze divin de la Salvatrice tranchait la glace derrière-lui. Des étincelles impossibles issues du frottement de l’arme qu’il traînait contre le sol fragile illuminaient les ténèbres. Et alors que le loup mordait une fois de plus la gélatine de cette cervelle qu’ils partageaient, Iratus lui accorda un soupçon de liberté, le temps d’un seul et unique coup.
    La hache annihila tout bonnement quatre cadavres animés dans un coup à la simplicité déconcertante. Un balayage à l’horizontal, d’une violence telle qu’aucun oeil naturel ne pouvait espérer le discerner. L’onde de choc s’engouffra dans la marée, découpant avec la même efficacité que l’arme dont elle était issue chair, os et métal, formant une lame d’air large comme trois hommes, qui poursuivi son œuvre de destruction sur une trentaine de pas avant que la réalité ne reprenne ses droits. Les rangs trop serrés des morts ayant échappé au flot de flèches furent balayés tout bonnement. Vint ensuite l’onde sonore. Un claquement surnaturel, témoignant d’une puissance impossible. Les morts qui se trouvaient sur les flancs du Tovyr s’écroulèrent au sol, projetés dans les airs ou simplement déséquilibrés, avant d’être réduits en charpie par les guerriers écarlates.
    Des aboiements et des hurlements de loups raisonnèrent dans les souterrains alors qu’Iratus prenait quelques instants pour apprécier la dévastation enflammée face à lui.
    Puis il enferma une fois de plus sa gueule garnie de crocs dans une forteresse de bronze, ses yeux enténébrés, inquisiteurs, se posèrent de nouveau sur Kahl... Et la surveillance reprit son cours.

    Résumé:


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  • Lun 29 Jan - 15:15
     
    La marche du Vent d'Acier
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    La marche continuait sa funeste avancée, laissant dans son sillage, une longue traînée de sang corrompue. Chaque être donnait de son effort afin d'accélérer le pas au mieux afin que le groupe arrière continue de piéger et bloquer sur leurs pas.
    La peur se lisait sur le regard de beaucoup, effrayés à l’idée de ne pas avancer assez vite, de voir leurs héros en armure tomber sous les ennemis, que la bête grondante ne les rattrape… mais ce dont ils avaient le plus en effroi, c’était bien cette peur inextricable de l’inconnu. Car la lumière au bout du couloir n’était pas nécessairement signe de salvation, le véritable ennemi s’y terrait. Plus redoutable encore que les horreurs dont la marche avait pu surmonter. Combien périraient ? Avaient-ils seulement une chance de s’en sortir ?

    Ce fût de nouveau la peur, qui les poussa à continuer.Les reikois et melornois n’étaient pas de ceux qui courbaient l’échine, acceptant leur destin. Si le moindre espoir de réussite se trouvait au bout de ce couloir de la mort, alors ils devaient s’en saisir.
    Sentant une force nouvelle en eux, les travaux visant à dégager un chemin pour les charrettes redoublèrent d’intensité. Quant aux mots de Tulkas, ces derniers parvinrent à atténuer la stupéfaction qui avait touché quelques membres de l’expédition.
    Dans un cri de guerre pour se donner courage, soldats et civils se promettèrent d’apporter la mort à ce faux dieu.

    Sur le devant du convoi, les chevaux rencontrèrent leurs premiers épouvantails de sang et de chair, formés par la Griffe. Certains damnés, encore “vivants”, se débattaient mollement sur leurs piloris sanglant, grognant d’agonie et prisonniers de la magie du vampire.
    Offrant un chant de lamentation au convoi, certains soldats terminèrent les malheureux d’un coup de lame pour les faire taire définitivement.

    Avec la rivière de sang qui se répandait dans les entrailles de la glace, le tunnel ainsi que les éboulis devinrent carmins, la pureté de la glace n’était plus, les mortels apportaient avec leur passage la souillure du sang et de la mort.

    Les flammes portées par la pluie de flèche continuelle se reflétaient sur les couloirs sanglants, offrant aux ombres une danse discordante et barbare.
    La pluie s’abattait sur les ennemis les plus lointains, égrenant peu à peu la masse et permettant aux combattants du front de souffler un peu dans cette marée perpétuelle.
    Une poignée de soldats fût appelée en renfort pour aider à écarter la rivière de corps.

    —On s’en sort plutôt bien ! commença à dire l’un des jeunes hommes d’armes avant que l’un des corps, caché sous un amas de chair en putréfaction, se releva. Le jeune soldat tira sa lame mais le réanimé, qui ne pensait pas comme un vivant, s’enfonça sciemment dans la lame de ce dernier, lui bloquant les bras en le faisant tomber à la renverse avant de commencer à lui dévorer le visage sous les cris d’horreur du malheureux.
    Puis, après quelques secondes, le mort se releva, revigoré par le repas, ne laissant derrière lui que le cadavre du jeune soldat qui ne reverrait jamais ses proches.

    Devant cette scène, un civil qui aidait à dégager les corps se recroquevilla sur lui-même en hurlant. Le réanimé se tourna vers lui et avant qu’il ne puisse prendre son dû, reçut une flèche enflammée en pleine tête.
    Sauvé, mais incapable d’agir, le civil fût relevé par le col par un soldat et après un coup de pied au derrière pour le faire rentrer dans le rang, l’effort continua.

    Car la marche ne pouvait cesser, s’arrêter était synonyme d’abandon et par conséquent de morts brutales pour les membres de l’expédition. L’heure n’était pas aux longs discours encourageants. Car la marche ne pouvait se permettre de ralentir ou d’attendre les plus fragiles.
    Devant cette inéluctabilité, le froussard, le corps tremblant et les larmes aux yeux, se jeta corps et âmes dans le travail pour dégager les morts. Priant les astres pour qu’une nouvelle surprise désagréable ne se cache pas de nouveau.

    Tout devant, les dévoreurs utilisaient de toute leur hargne pour démembrer le plus de ces ignominies sous les cris fous de l’oni bleu. L’espace d’un instant, la lumière se coupa au sein du tunnel. La marée grouillante, devant trop nombreuse venait obstruer la seule échappatoire.
    Mais ce n’était pas suffisant, car l’onde de choc provoquée par le géant d’airain vint déchiqueter et déboucher le tunnel, tel un bouchon de liège quittant une bouteille de champagne.

    Trancher, écraser, brûler, avancer.
    Trancher, écraser, brûler, avancer.

    Dans ce chaos de métal et de morts, les ombres du gobelin dansaient également avec les morts tandis que les réanimés sous le contrôle d’Isolde, prouvaient que même dans la mort, les reikois valaient au moins dix de ces vermines. Certains tombèrent sous les coups, protégeant la vie de soldats qui auraient pu les rejoindre, tandis que d’autres continuaient l’avancée en piétinant leurs ennemis.

    Un soldat qui venait d’échapper à la mort de peu, sauvé in extremis par l’un des revenants de la nécromante qui avait pris l’attaque à sa place, lança un regard gratifiant à la maîtresse des morts. Il n’était pas l’heure de débattre sur le bienfait de la nécromancie, mais il se souviendrait de ce sauvetage.

    La marche continuait d’avancer, sous les efforts communs de ses membres. Et enfin, après avoir traversé un enfer de sang et d’intestins, le groupe se retrouva baigné dans une lumière salvatrice.

    Un soubresaut, une poignée d’oxygène dans cet océan de carnage.
    Mais la guerre ne touchait pas encore à sa fin.

    Sur un piédestal, le groupe qui venait de quitter l’un des nombreux couloirs présents sur les murs de givre, se retrouva dans une immense salle gelée. Devant eux, au loin et en position surélevée, se trouvait la gigantesque forge des âmes. Couvertes de crânes, preuve de l’instrument malsain de X’o-rath. Une flamme pure dansait en son être d’une vivacité sans précédent. Et, cachée au sein de cette flamme de vie, artéfact du seigneur des morts, reposait une sphère d’un noir profond. Flottant au milieu des flammes. Les rescapés de Sable d’Or ne pouvaient s’y méprendre. Il s’agissait-là d’un orbe semblable à celui qu’ils avaient pu voir lors des évènements de Sable d’or.

    Un gigantesque figure décharnée de chair, retira sa main des flammes, un anneau brûlant de ce même feu au bout de son doigt. Il se tourna vers l’assemblée.
    Leur cible. La raison de leur venue en ces terres maudites. L’archonte se redressa sur toute sa hauteur, frêle et incomplet. En contrebas, séparant les chasseurs de leur proie, grouillait une marée de corps, suffisamment nombreux pour se marcher dessus, grognant et commençant à grimper les marches pour rejoindre la marche.

    L’archonte leva alors une main et la marée cessa de se mouvoir.
    Une voix gutturale vint envahir la salle.

    —Ainsi vous vous présentez devant moi. Je reconnais votre audace, bien que teintée de folie. Toute-

    —Silence vile engeance ! le coupa Kharik en hurlant. Nous venons pou-AAArrrrrgghhh !

    L’archonte venait de lever la main et le nain s’était envolé avant de s’empaler dans une stalagmite en contrebas.

    —La musique de vos cris est une berceuse. Reikois, Melornois, je vous apporte le pardon de notre maître à tous. Acceptez ce don et éprouvez l’ultime soupir. Ainsi vos pêchées seront lavées dans le feu de l’absolution de la forge. Acceptez la miséricorde que je vous offre.

    Il leva les bras en guise d’appel à le rejoindre. Laissant à la marche leur ultime choix.

    Pendant ce temps, à l’arrière, les historiens chuchotaient, débattant des différentes formes gravées sur la forge ainsi que sur de grands piliers aux extrémités de la salle. Puis, Eliri chuchota à un soldat d’approcher. Se faisant violence pour ne pas se laisser à l’émotion et tenter de secourir son ami nain gravement blessé, elle se concentra sur ce qu’elle était en mesure de faire.

    —Ce n’est pas le moment, citoyenne, lui répondit le soldat.

    —De grâce, écoutez moi. Vous voyez les gravures sur les piliers ? Dans l’ancien temps, les priants utilisaient des marques similaires, à même leur chair afin de s’offrir à leur dieu et-

    —Passez moi le cours d’histoire.

    —Nous pensons qu’il n’est pas capable de contrôler directement les morts et encore moins de les relever. Sinon, peut-être aurait-il déjà retourné nos troupes contre nous. Non, tout son pouvoir doit venir de la forge. Et nous sommes prêts à mettre nos mains à couper qu’il canalise ses ordres via ces piliers.

    —Vous proposez de les détruire ?

    —Ce serait dommage pour l’histoire des lieux. D’autant plus, que nous pourrions peut-être les rediriger à notre avantage.

    —Je vais en souffler mot à nos chefs.

    —Une dernière chose, lui dit rapidement Eliri en lui attrapant le bras, une expression accablée sur le visage. Si… l’un de vous pouvait sauver cette tête de pioche de nain… je vous en serai grée.

    —J’en parlerai à la Griffe, mais je ne vous garantis rien.

    Le soldat remonta rapidement les nouvelles informations jusqu’à son chef.

    Et, quelques secondes plus tard, devant le refus de la marche de se suicider pour absoudre leurs pêchés, l’archonte, visiblement déçu du choix des mortels, abaissa les bras.

    —Ainsi soit-il. J’arracherai vos coeurs de vos entrailles et je les utiliserai afin de façonner l’armée qui marchera sur vos précieuses nations impies.

    La marée se mit en mouvement, commençant à grimper les marches, prête à dévorer la marche.

    L’archonte leva ses mains, concentrant sa magie à travers la forge. Plusieurs civils, trop faibles pour résister à la pression magique, se soulevèrent dans les airs, tandis que leurs âmes étaient arrachées de leurs enveloppes pour rejoindre la forge. Les cris de leurs lamentations se répercutèrent en écho dans la salle tandis qu’ils se consumaient peu à peu. De toute évidence, il était encore possible de libérer les damnés de ce funeste engrenage. Toutefois, les secondes étaient comptées.

    Sortant de l’ombre, une figure squelettique humaine, portant une longue faux, vint se placer à côté de l’archonte. L’enfant divin lui donna quelques directives avant de se tourner vers la forge.

    C’était ici que tout se jouait. Pour la survie des mortels, pour Melorn, pour le Reike !
    L’échiquier était sur le point de se briser, sous le fracas de la guerre et de l’anéantissement.

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    Deydreus Fictilem
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  • Lun 29 Jan - 19:43



    Ils avaient percé. Enfin. Ils sortaient de ce maudit tunnel.

    L'avancée n'avait été ni facile, ni agréable. Dans le sang, la peur et la ruine l'expédition avait taillé son chemin dans les entrailles pourries pour enfin s'extraire de tunnels glacés à présent tâchés du vermillon maladif des non morts. Parmi ses hommes, Deydreus faisait danser ses lames et, lorsqu'enfin il arriva sur la plateforme, son regard vairon glissa sur l'entièreté de la salle. Nichée dans cette énorme grotte gelée, la forge des âmes apparaissait majestueuse. Splendide de par le pouvoir qu'elle représentait. Pourtant, ce que le vampire ressentait dans l'instant, ce n'était ni de la peur ni de l'excitation. C'était de la Soif. Bien plus loin, à l'autre bout de la caverne, l'Archonte se tordait depuis la forge, son sang divin provoquant chez l'être de la nuit une envie violente. Le Sang. Sa rareté. L'aspect divin de ce qu'il pouvait d'ores et déjà sentir chez l'être macabre qui leur faisait face. L'espace d'un instant, l'esprit du bretteur s'embruma alors qu'il sentait ses crocs le démanger. Qu'il la sentait gratter aux frontières de son esprit, lui suppliant de se baigner dans le sang de l'enfant de X'O-rath. Mais fort heureusement, la voix déformée du nécromant vint résonner dans l'espace, alors même que Kharic se voyait propulser lamentablement.

    Ils arrivaient dans cette zone maudite. Où un peu plus bas des nuées de morts se marchaient dessus et gesticulaient telles des nuées d'insectes grouillant pour venir grimper et se nourrir de la chair des vivants. Le discours de l'Archonte était étrange. Contrairement à celui des autres engeances, il y avait dans sa voix une étrange résolution. Un aspect plus... Hautain. Il ne commentait pas la fin des mortels, juste leur absolution. Un sourire vint déformer les traits du vampire alors qu'il fit tournoyer doucement ses deux lames. Autour de lui, les Serres et autres hommes d'armes s'étaient naturellement positionnés pour se préparer à un éventuel assaut, tandis que les Dévoreurs semblaient bouillir sur place, prêts qu'ils étaient à se jeter dans une marée de crânes n'attendant qu'à être récoltés. C'est alors que les propos de l'historienne remontèrent jusqu'à la Griffe. Presque au même moment où l'Archonte se décidait enfin à cesser ses propos stupides. Se tournant vers Alasker qui se trouvait à ses côtés, Deydreus laissa un rire sadique quitter ses lèvres.

    - Je te laisse l'Archonte mon frère. Je me charge de la figure qui semble l'accompagner. A toi les trophées. A nous la gloire. Que l'Aube soit rouge, alors que nous empruntons un chemin rougi du sang des lâches.

    Il se tourna alors, hurlant ses ordres au reste de l'expédition. S'ils voulaient s'en tirer, ils allaient devoir tabler sur beaucoup d'éléments. L'Archonte. La figure. Les marées de morts vivants. Les piliers. L'abomination. Le temps jouait contre eux et surtout, ils se devaient de réagir vite s'ils ne voulaient pas sombrer.

    - Brak'Trarg, Envolez-vous vers le pilier se trouvant sur notre droite et réduisez-le en poussière. Avant cela, brisez moi l'escalier qui permettrait à cette masse de monter et renvoyez ces morts dans l'au-delà! Serres Pourpres en formation derrière Tulkas, vous sécuriserez la voie avec les Dévoreurs pour nous faire avancer! Votre but est simple messieurs, permettre l'anéantissement de la bête! Vaesidia, vous dirigerez les archers pour faire pleuvoir des traits enflammés sur ces impies et vous profiterez de la hauteur de la plateforme. Que d'autres héros ou les mercenaires vous protègent en attendant. Les Dévoreurs vont se frayer un chemin jusqu'à l'Archonte et lui arracher la tête. Que le gros du convoi les suive pour trouver un moyen d'atteindre les autres piliers. Et surveillez l'arrière, l'abomination va arriver à un moment ou un autre, nous allons profiter de cet espace pour l'affronter selon nos propres règles!

    Les ordres furent ainsi relayés, dispatchant les troupes en plusieurs "sous parties". Les Dévoreurs, à l'avant, tailleraient dans le gros des morts accompagnés par Tulkas et quelques Serres. Brak détruirait l'un des piliers. Vaesidia harcèlerait avec les archers janissaires et serres les morts depuis les hauteurs alors que l'arrière du convoi se verrait protégé et surveillé par des hommes d'armes, les mercenaires et les potentiels héros déjà affectés à l'arrière du convoi précédemment. Les morts arrivaient, et il fallait agir. Avec un escalier en ruines, la marée de morts serait alors forcée de soit s'empaler et donc subir des pertes, soit se diriger vers là où se trouvait ses proies. S'agglutinant encore plus et permettant ainsi de gérer un seul flanc pour le combat.

    - Que tous mettent la main à la pâte! Je veux chaque personne capable de tenir sur ses pieds en train de combattre pour notre survie, ou de profiter de notre protection pour trouver un moyen d'atteindre l'orbe de la forge! Et que quelqu'un trouve un moyen de sauver Kharic!

    Il glissa alors parmi ses hommes déjà en mouvement, parvenant jusqu'à Isolde. Cette dernière semblait avoir une étincelle nouvelle dans le regard. Elle semblait presque... Admirative, du spectacle qu'offrait l'Archonte. S'il avait mille questions qui passèrent rapidement dans son esprit, le bretteur aux lames jumelles n'avait ni le temps, ni le luxe de les poser dans l'instant. Car dans sa tête, résonnaient encore les mots qu'on lui avait rapporté.

    - Isolde! Il posa une main sur l'épaule de la femme pour faire en sorte qu'elle le regarde. Vous souvenez-vous lorsqu'à Apresol je vous ai promis l'obtention du savoir de ces êtres? Il pointa son épée vers l'Archonte. D'à quel point vous nous seriez utile dans l'expédition?

    Il attendit la réponse de la brune, alors qu'il venait ancrer ses pupilles bicolores dans l'émeraude des yeux de la brune.

    - J'ai besoin de vous. De votre savoir. Les piliers. Les historiens pensent qu'on peut parasiter le contrôle de l'Archonte via ces derniers. Vous pensez que cela est possible? Qu'en pensez-vous?

    Il écouta de nouveau les mots de la nécromancienne activement. De tous ici, elle était celle qui s'y connaissait le mieux en magie noire. Et son avis dans cette situation était donc important.

    - Grimper via les chaines? Cela prendrait trop de temps et vous seriez trop exposée face à une éventuelle contre attaque de l'ennemi. Il déploya ses deux ailes membranées. Laissez-moi vous y mener directement.

    Attendant que l'humaine ne lui tende sa main, le bretteur l'attira ensuite contre lui avant de s'envoler subitement vers la plateforme soutenant le pilier le plus près, à gauche. Déposant Isolde, il fit ensuite la même chose avec Ixchel, l'un des meilleurs combattant des Serres.

    - Protège là, qu'aucun mal ne l'atteigne le temps qu'elle puisse faire quelque chose pour ce maudit pilier.
    - Jusqu'à ce que la Mort me prenne ou que la livrée rouge m'appelle Deydreus.
    - Isolde, on compte tous sur vous. Pas de pression.

    Un léger sourire carnassier se dessina sur les lèvres de la Griffe alors qu'il reprenait son vol pour redescendre vers les combats. Canalisant sa magie de sang, le vampire lança une multitudes de pics sanguins pour perforer les corps et les crânes des monstres réanimés. Dans de terribles grognements, ces derniers s'effondrèrent sur le sol gelé avant de se faire écraser et piétiner par leurs semblables. Peu importait, les aiguillons vermillons pleuvaient et ils permettraient de soulager, un temps, les efforts de ses frères d'armes pendant leur avancée.

    Relevant ensuite la tête, Deydreus ancra ses yeux bicolores sur la figure squelettique à la faux. Le vampire ignorait tout de cet être. De sa nature véritable ou de sa fonction. Il lui était impossible de déterminer de là où il était si l'être était vivant ou non. Et surtout ce qu'il complotait. Mais l'Archonte et les morts étaient déjà des abominations suffisantes à gérer, et la Griffe refusait de laisser un nouveau champion de X'O-rath fouler le sol de Sekai.

    Prenant une grande inspiration, le bretteur laissa sa mana se cristalliser autour de lui en sept corbeaux de sang. Puis, il leva doucement Silence vers la figure squelettique, projetant sur ce dernier ses créations alors qu'il profitait de sa position surélevé pour tenter de l'atteindre. Peu importait en vérité qu'il blesse ou non sa cible. Ce que désirait le chef des armées, c'était attirer l'attention. Que ce "champion" quel qu'il soit comprenne les intentions du bretteur. Les autres auraient la tête de l'Archonte. Lui. Il s'occuperait de cet être là. Si tant était que ce dernier accepte le duel proposé. Si  ce dernier se contentait de fuir, alors le vampire trouverait un autre moyen de s'en prendre à lui. Mais pour l'heure....

    L'appel du sang se faisait entendre. Et c'était bien dans ce dernier que le chef des armées reikoises se sentait le plus à l'aise.

    Résumé (Tour 7):



    [Event] La marche du Vent d'Acier - Page 6 Sgnz7nO

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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  • Lun 29 Jan - 20:53
    La marche du Vent d'Acier
    Event Reike/Melorn

    Le regard du soldat sauvé par une des créations de la nécromancienne était valorisant. Beaucoup méprisaient sa magie obscure et tout ce qu’elle représentait. Pourtant, elle avait été formée par Drakstrang pour ce type de magie. Certes, il s’agissait de pouvoir comprendre cette forme d’art subtile et de savoir la déjouer. Se battre avec les armes ennemies afin d’apprendre à les anticiper et les contrer. Toutefois, Isolde prenait un grand plaisir à manier cette magie sombre. Elle vouait son temps à cette pratique et à développer de plus en plus sa sorcellerie funèbre. Certains pouvaient continuer à lui jeter des coups d’œils réprobateurs et accusateurs. Cela ne changeait rien. Ses pouvoirs demeuraient utiles. Les morts servaient encore et protégeaient les vivants. Ce soldat, parmi d’autres, en était témoin.

    La force de frappe de leur groupe avait permis une avancée rapide dans cette première horde de morts-vivants. La lueur de la forge pouvait s’apercevoir au bout de ce tunnel de glace. Quelques instants plus tard, après avoir franchi quelques lignes courbes, ils arrivèrent dans la salle de givre où se trouvait l’archonte. Isolde balaya rapidement cette nouvelle pièce des yeux. Le nombre de réanimés était conséquent, plus que dans les tunnels. Et ils avançaient vers le groupe, se piétinant, s’écrasant, se vautrant lamentablement l’un contre l’autre comme la chair à canon qu’ils étaient. Des sacrifices obligatoires de la part de l’archonte, pour se protéger. Malgré ses paroles hautaines, il n’était pas si serein. Il avait des raisons de s’inquiéter. Leur expédition paraissait farouchement déterminée, alors qu’ils approchaient de l’ultime combat.
    Pourtant, la mage ne pouvait détacher les yeux de cette forge imposante et sublime. Une flamme aussi malveillante que puissante s’érigeait et de la forge émanait la magie symbolique de X’o-rath, renforcée par la présence des multiples crânes. Un décor qui plaisait évidemment à la brune au teint pâle, qui dut pourtant détacher ses prunelles émeraudes de ce tableau. En effet, le nain qu’elle avait sauvé précédemment se retrouva empaler sur un pic de glace. Bon, quelqu’un allait sans doute s’en occuper tôt ou tard.

    Le choix de la part des individus présents fut unanime, personne n’avait envie de se sacrifier. Du moins, pas sans lutter, pas sans se battre contre les ennemis du Reike. Isolde n’en attendait pas moins de tous ces braves et courageux soldats. Pour les dévoreurs, l’appel du sang se faisait ressentir. Pour les serres et les fantassins, l’envie de se démarquer et d’accueillir dignement la gloire de la victoire. Et pour les civils, l’honneur et la persévérance dansaient à leurs côtés.
    La Griffe distribua les ordres à ses subordonnés, tous devaient encore œuvrer de concert. Chaque tache, chaque manœuvre devaient s’articuler dans un rythme cadencé et juste. Ils avaient tous un rôle défini et à jouer dans cette bataille. Lorsqu’il eut terminé, le chevalier sombre se faufila à travers ses hommes pour venir aux côtés de la mage.

    Admirative devant la beauté macabre de cette salle et par la magie qui œuvrait, la reikoise fut sortie rapidement de ses pensées. Elle sentit la main du Chef des Armées sur son épaule, elle se retourna face à lui. Elle hocha la tête à ses premières paroles, dirigeant un instant son regard vers l’archonte, avant de le replacer vers le vampire. Ils y étaient enfin, la salle de la nécromancie, les secrets qui étaient prêts à se révéler à elle.
    Isolde écouta avec attention les propos rapportés des historiens. Selon eux, l’archonte n’avait donc pas le pouvoir de ramener seul les morts et encore moins de les contrôler. Il puisait sa force dans la forge, par cette orbe magique. Puis, par ses étranges piliers gravés d’anciens symboles. Les mots de la Griffe firent écho dans l’esprit de la nécromancienne. Les historiens connaissaient ces symboles et leur utilisation passée. Et ils ne se trompaient pas. La mage noire scrutait la manière de procéder de la figure de chair, il ne créait pas, il ne contrôlait pas de sa propre magie. Il n’avait pas le pouvoir de relever les corps de leurs alliés tombés au combat. La brune possédait un avantage sur lui, il était intéressant pour elle de tester cette théorie, de comprendre l’étendue et les limites de son pouvoir. Elle était venue en ces lieux pour cette raison. Elle s’en moquait éperdument de devenir une héroïne du Reike. La gloire et la reconnaissance ne l’intéressaient pas. Elle souhaitait étendre son pouvoir de nécromancie, obtenir tous les secrets possibles sur les arts obscurs. Elle devait essayer quelque chose.

    - « Il puise dans la forge pour ramener les morts, la détruire empêcherait le phénomène. Mais s’il utilise les piliers pour canaliser son pouvoir et commander les créatures… je peux tenter de les détourner. Je possède un pouvoir qu’il n’a pas. Je suis capable de créer et contrôler, je veux tenter cela Deydreus. Je pourrais atteindre le pilier de gauche et grimper sur celui-ci grâce aux chaînes qui en tombent. »

    Le vampire n’était pas contre l’idée, il allait même l’aider dans cette tache. Isolde sourit légèrement en voyant les ailes membranées se déployer. Elle lui confia sa main et se laissa mener jusqu’en haut du pilier. Deydreus déposa également l’un des meilleurs serres avec elle. Il allait la soutenir dans cette mission périlleuse et tenter de déjouer les éventuelles attaques à l’encontre de la mage. Elle fit un signe de tête reconnaissant, avant de souffler suite aux dernières paroles du vampire. Pas de pression non, évidemment.

    Dans un premier temps, la nécromancienne ordonna à ses quelques créations macabres laissées au sol, de se joindre à l’avant du combat pour combattre dans la mêlée. Ils étaient aussi un dernier sacrifice, ils soutiendraient les soldats, se plongeant dans la horde morbide pour leur arracher les chairs, ravager leur visage, creuser en leurs entrailles pour les anéantir. De manière rapide, violente, affreusement sanguinaire. Les créatures allaient tout donner, une ultime force avant de retourner à la poussière.

    Suite à cela, la concentration sur les piliers allait devenir sa seule préoccupation. Elle fixa un point, afin de visualiser son énergie, de structurer son sombre mana. Elle puisait dans ses ressources, tout en venant poser les mains sur les anciens symboles occultes. Elle insufflait son mana à travers le pilier, elle guidait sa magie de manière à l’orienter vers elle. Son but étant d’inverser la tendance, de contrôler les morts relevés par l’archonte. Une indécente provocation, que la brune souhaitait pourtant par-dessus voir réussir. Elle savait qu’elle en était capable, que son action était possible. En prenant le contrôle, elle pouvait alors diriger elle-même les créatures, les retourner contre les autres zombies. Elle s’en prenait à un seul pilier, les autres étant censés être détruits. Mais pour faire gagner du temps à ceux dont c’était la mission, cette solution s’avérait efficace.



    Résumé des actions:



    I am a mortal, but nothing human inside. What will be left of me when I'm dead ?


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  • Mar 30 Jan - 23:32
    A leur arrivée dans le nid de leurs proies, Alasker reprenait tout juste ses esprits. Satisfait de constater que Kahl demeurait aussi calme que sa nature et sa condition le lui permettaient, le géant d'airain avait poursuivi son massacre jusqu'à ce que le convoi puisse passer, et que le seigneur des morts du nord se voit forcé de les accueillir dans son antre.
    Là, ils avaient pu savourer la mise à terre aussi humiliante que méritée de cet imbécile de nain à la gueule trop grande, que La Griffe et Deydreus avaient eu le déplaisir d'écouter piailler durant les trop nombreuses “réunions de crise” ayant rythmées la traversée.. La violence de “l’interruption” de son discours n’avait pas empêché plusieurs Dévoreurs de pouffer tels des gosses lorsque la pierre et la glace s’était mélangée à sa chair. Iratus faisait d'ailleurs partie des plaisantins, sans en éprouver la moindre honte.
    Les présentations et les discours de circonstance s'étaient par la suite déroulés sans anicroches. Pendant que le dernier né des élus du père des nécromants s'était confondu en menaces et récriminations, Alasker avait débouché sa fiole de mana et ingurgité son contenu d'une traite sans même grimacer. Revigoré, il avait écouté d'une oreille distraite la suite, évaluant la distance -et le nombre de têtes caquetantes- se situant entre eux et le grand chef ennemi.
    Enfin, son frère lui avait cédé le droit au trophée. Et les morts s'étaient rappelés de leur existence.

    Maintenant, l'hallali sonnait. La chasse touchait à sa fin. Surexcitées, les brutes en armure rouge beuglaient comme des animaux, Kahl en tête. L'écume aux lèvres, un labyrinthe de veines violettes et gonflées parcourant son faciès ravagé, l'ogre du blizzard semblait lutter pour conserver ce qui lui restait de conscience. Peu importe. Dans une situation semblable, même mal dirigée, sa violence allait se montrer utile.
    Un dernier coup d'œil en direction des Serres réguliers finissant de se frayer un chemin au travers des civils lui permit de retrouver quelques têtes connues, Eisyleij le premier. Malgré le sang battant ses tempes, le lycanthrope parvint même à reconnaître mais aussi à saluer Tulkas. Comme ses hommes, le Géant d'airain mourrait d'impatience à l'idée de se perdre dans le chaos et la mort, mais quelques courtes instructions se devaient d'être données, au préalable. D’une voix rauque, il s’adressa aux héros qui allaient suivre les Dévoreurs au combat.
    “-Soyez nos ombres mes frères. Marchez dans nos pas. Tuez lorsque nous tuons. Courez lorsque nous courons. Et si nous tombons, usez de nos corps comme d’un tremplin pour trancher le cou de cette immondice.”Des poings frappèrent autant de plastron dans un vacarme parvenant, pendant un court instant, à masquer les gémissements de la horde se mouvant face à eux. Alasker se rapprocha d’un pas du Luteni pour s’assurer que personne d’autre qu’eux deux ne puisse comprendre la suite de leur conversation.”Nous ne pourrons pas freiner, Tulkas. Ni regarder derrière-nous. L’archonte doit mourir et nous allons nous en assurer. Le reste…La vie de toute cette…Viande.” Il eut un regard méprisant à l’égard du convoi de créatures terrorisées observant les hommes d’armes d’un air pitoyable, derrière son ancien comparse gladiateur. “Pourrait dépendre des Serres. Mais certainement pas des Dévoreurs.
    Depuis le premier jour, le géant avait persisté et signé : Prendre autant de civils et de mercenaires avec eux relevait de l’excès de confiance le plus évident. Pour un combattant de valeur comme Dimitri subsistait des dizaines de Kharik. Chercher à sauver l’ivraie, en de pareilles heures, risquait fort de ralentir le bon grain…Et faire -par extension- échouer la mission.
    Cependant, même si la brute avait toujours préféré l’efficacité à l’héroïsme, sa dernière tirade n’avait pas, pour autant, but d’être simplement et bien inutilement mesquine. L’attitude du porte-bannière -Alasker le sentait- glissait lentement mais sûrement vers une voie qu’il ne connaissait que trop bien. L’arène prédestinait à cela. Ceux qui n’avaient jamais combattu autrement qu’en tant que Soldat ne pouvaient véritablement le comprendre. Pour eux, côtoyer la mort restait un métier, une obligation. Pas un sport. Ni un jeu. Le plaisir de la victoire, du meurtre, pouvait venir avec le temps…Mais les sables rouges ne quittaient jamais vraiment l’esprit de ceux qui l’avaient foulé, un jour, par envie.
    Alasker le savait mieux que quiconque. Il voulait juste s’assurer que Tulkas avait encore assez d’humain en lui pour ne pas beugler avec les damnés à la livrée rouge ici, à la fin de tout.
    Dans le cas contraire, faute de protecteur, le convoi risquait fort de subir quelques pertes “dramatiques”.

    “-Kahl.” Aboya-t-il ensuite, tout en rejoignant l’avant de sa troupe, face à la marée. Un rapide coup d'œil en direction du principal concerné suffit pour lui indiquer que son camarade à la peau bleue ne risquait pas d’être aussi attentif que Tulkas aux longues palabres.Ce qui convenait tout à fait au chef de meute, à dire vrai, puisque ses propres tempes battaient aussi fort que mille tambours.”TUE !
    Les hurlements asynchrones d’une dizaine de loups aux corps d’hommes se mirent à raisonner dans la grotte lorsque l’Oni laissa sa rage se manifester en se jetant du haut de leur perchoir pour s’écraser au milieu des morts. Des lambeaux de cadavres volèrent dans toutes les directions alors qu’un cratère fleurissait sous son poids. Ils descendirent à sa suite. Certains se réceptionnèrent dans les restes pilés des victimes de l’Oni et rirent en piétinant les bris d’os. Sanguin roula sur lui-même, se réceptionna à quatre pattes, pour se jeter sur la première abomination qui daignait s’approcher du centre enfumé de l’impact et planter sa lame dentelée dans un torse grotesquement bouffi avant de le traîner avec lui. Les cordes vocales paralysées de Tucharan parvinrent à émettre un mélange de sifflement et de grondement lorsque son genou percuta le torse ouvert d’une créature bicéphale aux paupières cousues. A la main, il arracha une tête et lécha l’un des yeux éternellement ouvert avant de broyer les restes entre ses mains. Kirk jeta un quatuor de dagues de lancer sans prendre la peine de viser, conscient que, face à une telle masse, ses coups allaient forcément toucher quelque chose, puis dégaina sa Zweilhander, tout sourire.
    “-CHASSEZ AVEC MOI !” Beugla Alasker en se joignant au festival de la ruine, devancé par le bronze divin et toujours affamé de la Salvatrice.
    Son cri rappela ce qui restait de censé en eux et les empêcha de se disperser pour céder complètement à la folie meurtrière. Un exercice facilité par l’absence de supplications et de pleurs inhérente à la masse morte-vivante. Le sang pourri et les proies au cœur gelé ne fournissaient pas autant de stimulations que les rebelles de l’Empire et leurs familles de traîtres. Ils se rassemblèrent autour de leur chef en un groupe disparate. Incapables de former une ligne à l’inverse des Serres s’élançant derrière-eux, les brutes et les fous se contentèrent de suivre l’avancée de leur chef et d’un Kahl plus aliéné que jamais, tranchant tout ce qui subsistait après leur passage avec plus ou moins de succès.

    Quelque chose s'agrippa à la jambière droite d’Iratus. Un poids non négligeable s’ajouta à celui de l’armure rouge lorsqu’une chose dont le visage hérissé de crocs semblait directement greffé à son torse vint enrouler des bras hypertrophiés et affreusement longs autour des épaulières du chef des Dévoreurs. D’un coup de tête en arrière, le lycanthrope empala sur les cornes de son heaume la parodie de faciès de l’être dénaturé. La chair recousue relâcha sa prise. L’étreinte forcée se termina. Puis de l’humidité s’infiltra dans sa jambière agrippée. Sans accorder un regard à ce qui venait de lui planter une dague ou une épée courte à l’arrière du genoux, Alasker l’attrapa et serra jusqu’à ce qu’il ne reste que de la poussière d’os entre ses doigts. De son autre main, il expédia la pointe de la Salvatrice entre les dents pourries d’une araignée faite de bras humains et poussa jusqu’à ce que son corps bizarrement enflé n’explose comme une tique trop pleine. Un nuage de sang noir et affreusement malodorant vint emplir l’air. Ils le traversèrent sans même retrousser le nez. Leurs armures mouchetées de gouttelettes d’ichor malsaine ou couvertes d’entrailles, les membres de la meute continuèrent leur avancée, ne s’arrêtant d’hurler que pour cracher ou vomir une bile ne les empêchant ni de se battre, ni de courir.
    Un ver de chair recousu surgit du sol sous les pieds du géant d’Airain et usa de sa bouche semblable à celle d’une lamproie pour engloutir sa jambe gauche. Le champion retira son membre pris d’assaut de l’immonde orifice avec tant de force que les entrailles de la chose suivirent. Les Dévoreurs, puis les Serres, poignardèrent les restes avec un empressement teinté de passion.
    Des flèches fusèrent dans les crânes de quelques non-morts. Une lance se brisa sur le plastron d’Iratus, avant que le propriétaire de l’arme ne finisse piétiner par sa cible…
    Une cohorte de cadavres marcheurs manifestement plus organisés que les autres vint faire obstacle à leur avancée en formant un mur de bouclier hérissé de piques que la Salvatrice mordit profondément.
    Les pavois se brisèrent sous les crocs de la hache malveillante, leurs porteurs s’effondrèrent, réduits à l’état de poupées désarticulées et partiellement démembrées par la force de l’impact.
    Et puis une Morgenstern chanceuse éclata contre le plastron du géant d’airain. Une pique ricocha contre son canon d’avant bras, pour aller se ficher dans sa chair, juste sous l’aisselle. Une blessure négligeable de plus, pas assez profonde pour toucher les organes vitaux, mais incroyablement douloureuse. Le rugissement qu’Iratus poussa alors en réaction sembla plus animal qu’humain. Le torse de l’auteur de cette nouvelle cicatrice s’ouvrit dans une chuintement innommable lorsque la Salvatrice entra en son sein pour ressortir de l’autre côté avec une partie de sa colonne vertébrale. L’ancien gladiateur jeta les restes du corps derrière-lui puis reprit son avancée, inarrêtable dans son courroux comme dans sa progression.
    Il accorda un regard à l’horizon, à la forge, où l’attendait son futur trophée, et décida que ce serait l’homme -et pas le loup- qui causerait la chute de cet envoyé-ci, aujourd’hui, ne serait-ce que pour pouvoir pleinement se souvenir de sa mise à mort. D’un coup de gantelet griffu, il annihila ce qui avait dû être un guerrier elfe caparaçonné, lors d’un autre âge, et retira du trou percé dans le poitrail exsangue une côte brisée qu’il planta dans la face d’un orc à la mâchoire pendante. La Salvatrice brisa les deux silhouettes avant qu’un sursaut de magie nécrotique ne se décide à les animer de nouveau, et leurs lambeaux volèrent aux quatres coins de la grotte.

    La mort, partout. Une boucherie sans précédent. Froide. Frustrante. Dépourvue de la chaleur de la vie. Ses hommes tuaient et tombaient sans honte ni peur, dans un empressement frénétique, pour que des êtres moins méritants qu’eux puissent continuer de vivre à l’abri des appétits dénaturés des engeances de Xo’ra-th. Et ils hurlaient en le faisant. Ils riaient en se condamnant eux-même.

    Alors, tandis que son regard glissait le long de ses mains couvertes d'un raisiné aussi noir que l'encre ses yeux, Alasker, un long filet de bave s’écoulant jusqu’au col de sa cuirasse, pris conscience que, oui.
    Lui-aussi, il riait.

    résumé:


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  • Mer 31 Jan - 15:20
    - Le feu de ma fureur brûle comme le tiens, Iratus.

    Répondit Tulkas au géant d’airain. Avant de regarder le nain empalé avec un étrange rictus, pour continuer.

    - Les civils ne m’importent pas, seule la mort de ça, dit-il en pointant l’archonte malformé de la tête de lance de sa bannière, m’importe. Mais…

    Le Luteni ravala un torrent de rage, fermant les yeux en inspirant avant de poser, impérieusement, la hampe de sa lance sur le sol. La furie sanguinaire de cette meute de sauvages était contagieuse, comme un mal qui rongeait son âme et incendiait le carmin qui déferlait dans ses veines et ses artères. Comme ce tambour de guerre qui battait dans ses tempes et ses oreilles. Une furie, un désir de gloire, de jeu et de sport. Ce n’était pas comme la dernière expédition, non. C’était différent.

    - Tu as raison, nous vous suivrons et sèmerons la mort dans le sillage de ta croisade sanglante. Dit-il en déglutissant, l’air sévère. Tu es la lance, nous serons le bouclier. Nous consoliderons ta percée, personne ne vous prendra à revers sans me passer sur le corps. Je t’en fais le serment.

    Alasker aboya ensuite, Tulkas, lui, rugit.

    - A moi ! Serres Pourpres !

    Dit-il en levant la bannière, exhortant ses frères d’armes à toujours plus de ferveur, plus de sacrifices, plus de gloire. Véritable chapelain de la guerre autour duquel s’étaient rassemblé les meilleurs des Serres, dont la charge avait été confiée à Tulkas. C’était le banneret qui parlait, animé par la ferveur du gladiateur.

    - Nos boucliers sont les écailles du Dragon !

    Et la ligne se forma à ses côtés, les boucliers se chevauchant pour imiter une armure d’écailles colossales. Derrière laquelle étaient réfugiés les meilleurs combattants des Serres.

    - Nos armes sont ses griffes et ses crocs !

    Les épées, masses d’armes et hallebardes tirées au clair. La formation s’organisait tandis que les Dévoreurs rugissaient leurs cris de guerre, menés par leurs maître et bourreau. Les Serres allaient suivre. La charge était imminente, l’air électrique, le souffle, brûlant. Tulkas se tourna vers les hommes d’armes qui étaient en troisième ligne. Avec Kassandra et les autres. Il n’y avait qu’un seul accès à défendre, qu’un seul escalier. Une position surélevée, qui depuis sa position ressemblait à une forteresse.

    - Nous allons nous frayer un chemin pour atteindre l’archonte avec les dévoreurs. Une fois que nous serons à portée de l’escalier de l’autre côté je vais prendre position pour que vous puissiez vous relier à notre formation pour bloquer la horde dans le goulet d’étranglement. Ne me décevez pas.

    Ils allaient devoir suivre. Les ordres de la Griffe avaient été clairs, les dévoreurs briseraient les lignes, les Serres Pourpres allaient consolider leurs flancs. Une lance plantée, fichée, dans les côtes de la horde, qui pointait droit au cœur.

    - Aujourd’hui commence le crépuscule des dieux, que le sang et les flammes annoncent l'aube !

    Puis, comme pris dans un élan de violence, les dévoreurs se lancèrent à l’assaut. Rugissant, vociférant, hurlant comme des enragés. La bave aux lèvres de certains, des rictus presque démoniaques sur celles d’autres, la livrée de sang s’engageait dans un massacre sans pareille. Ils étaient le fer de lance après tout, s’enfonçant profondément dans les chairs de la horde, jusqu’au cœur de cette dernière. Jusqu’à l’archonte.

    - Protégez les flancs !

    Ordonna Tulkas dans un hurlement. La ligne des Serres se divisant en deux unités de combat pour consolider l’avancée des dévoreurs, pour qu’aucun des Condamnés d’Iratus ne tombe inutilement. Même si la mort était la seule salvatrice maniée par Iratus, le Luteni n’était pas disposé à laisser de si piètres adversaires ôter ce privilège au lycan. Aussi bien redoublait-il d’efforts pour tenir la cadence.

    Sur les flancs, les boucliers tenaient à distance les non-morts, les épées tranchaient et découpaient. Les masses broyaient et pulvérisaient. Les hallebardes fendaient et empalaient. Les Serres voyaient la guerre comme les ingénieurs voyaient une machine, un processus à raffiner, optimiser. Sublimer, mais la plupart n’avaient pas ce goût du sang, ce goût de la violence, cet amour de faire de la mort un spectacle qu’avaient eu ceux dont le sol avait foulé tant de fois le sable gorgé de sang de l’arène de Taisen. Un culte de la mort, différent de celui des Serres, mais assez similaire pour que tous ceux qui portaient le noir et le rouge ne finissent un jour à succomber aux pulsions du Dévoreur.

    Et Tulkas luttait. Luttait contre cet appel profondément ancré en lui-même, qui rongeait son âme, qui enserraient son cœur de ses doigts froids. Il avait toujours été libre de la peur, si ce n’est de celle d’être oublié, la mort n’était pas une ennemie, mais une fidèle amante à ses côtés.

    Les mouvements, pourtant fluides et économes en énergie du Luteni se mouvaient autrement, prenaient une forme différente. Ce n’était plus les passes d’armes d’un maître d’armes, non, ils gagnaient en fluidité, en grâce. Le mouvement vif et précis qui lui permettait d’écraser un crâne sous la tête de son fléau d’armes s’était mû en un mouvement différent. Au lieu de profiter de son inertie pour réarmer un nouveau coup, il s’amusait à faire tourner la tête de son fléau de petits mouvements du poignet, juste pour la beauté du geste. Au lieu de se contenter d’écraser et de broyer les crânes sous une pluie de coup, il s’approchait volontairement plus d’un macchabé pour enrouler la chaîne de son fléau d’armes autours de sa nuque. De l’attirer à lui d’un coup sec et de séparer sa tête de son corps d’un coup de poing projetant des escarbilles d’os et de matière grise pourrie.

    Et Tulkas riait, il retrouvait cette joie presque infantile de s’abandonner pleinement à son art. A celui de la guerre et du meurtre. Et les titans étaient témoins, pour une fois, de la beauté de son art. Car Tulkas était avant tout un esthète, ou plutôt, était avant tout un esthète, qui voulait toujours montrer la beauté de son combat, qui voulait être vénéré pour ça. Et là, ce n’était plus le Luteni, mais l’ancien gladiateur qui refaisait surface. Il tuait, pour la beauté de l’acte, il broyait, pour la musicalité des os qui se déchaussent et se cassent, il avançait, parce-que son public avais toujours besoin de plus de beauté, de plus d’art, de plus de rouge, de plus de rouge, de pl-

    Un coup de lance vint frapper son heaume, la pointe se fichant dans la visière de son casque et manquant de peu de l’éborgner. L’impact en lui-même avait suffit à le sonner. A le tirer de cette transe violente dans laquelle il s’était perdu, contaminé qu’il était par la furie sanglante de ses frères à la livrée pourpre. Retirant le fer de lance de sa main après avoir châtié son agresseur, il se retourna vers ses hommes qui, fort heureusement, avaient suivi le plan à la lettre. Il ne s’était perdu qu’un instant, qui aurait pu être fatal. Mais la tactique était heureusement bien huilée et tout semblait se dérouler comme prévu jusqu’ici. Secouant la tête, reprenant pleinement ses esprits, le Luteni repris ses exhortations. Envoyant des coups si puissants dans la horde que l’air condensé par la force de ses coups était suffisant pour tuer les ennemis par petits groupes.

    - Avancez ! Cria-il en broyant les lombaires d’un squelette d’un coup net et précis de son fléau d’armes. Tenez-les flancs pour nos frères à la livrée rouge ! Tuez tout ceux qui tenteraient de les prendre à revers ! Avancez, fils de Coeurébène ! Avancez !

    Et ils avancèrent. Jusqu’à ce qu’ils soient à portées de l’escalier qui allait permettre aux dévoreurs de s’attaquer à l’Archonte. Tulkas se rappela les mots d’Iratus et jeta un œil derrière lui. Se tournant vers ses hommes pour hurler.

    - Formez une ligne ! Ils ne passeront pas !

    Les Serres se retournèrent, le chemin était tout tracé pour les dévoreurs. Les Serres allaient s’assurer que le reste du convoi puisse les atteindre. Aussi, avaient-ils formés une ligne. Les boucliers presque superposés pour former une muraille d’écailles derrière laquelle attendaient les griffes et les crocs d’aciers de l’élite du Reike. Un mur de bouclier, qui allait lentement pivoter pour bloquer l’avancée de la horde dans le goulet d’étranglement. Du moins, jusqu’à ce que les hommes d’armes et les mercenaires n’arrivent pour faire la relève. Au cas où les Dévoreurs ne suffisent pas pour abattre l’Archonte.

    Derrière les boucliers, se tenait fière la bannière de Coeurébène, couvrant la meute sanglante d’Iratus. Un point d’ancrage pour le reste du convoi qui se devait de les rejoindre, pour permettre à la troupe d’élite de focaliser ses efforts sur des cibles plus importantes.


    Résumé (Tour 7):


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  • Mer 31 Jan - 17:45


    A cent mille lieux des considérations des autres membres de l'expédition, Kahl s'était vu sombrer au fil de sa bataille trop longue contre les non-morts dans une transe guerrière dont il lui semblait désormais impossible de s'extraire. Les yeux révulsés par le poison qui dévorait son corps tout entier et qui faisait couler sur son faciès horrible des larmes violacées, l'Ogre à la gueule entrouverte avait eu suffisamment d'emprise sur la réalité pour se dissocier encore un peu de sa propre troupe, s'esseulant consciemment dans une tentative désespérée d'échapper aux pulsions sombres que lui soufflait l'engeance Titanesque.

    Happé par ce flot ininterrompu de pensées qui n'étaient pas les siennes, le monstre reikois avait sombré dans un état angoissant. Posté sur le flanc gauche des troupes impériales, l'oni méconnaissable se tenait en biais, les crocs recouverts de salive et de bile empourprée. Il marmonnait dans sa barbe des propos incohérents et se cognait parfois le faciès de ses poings maculés de viscères. Ses hoquets et ses soubresauts abrupts déclenchaient parfois chez les quelques témoins encore sains d'esprit des montées d'angoisse qui les poussaient à esquisser des mouvements de recul. Fort heureusement, Alasker veillait au grain et c'était peut-être justement parce que Kahl en avait encore conscience, tout au fond de lui, qu'il n'avait pas cédé à cette envie de se retourner pour massacrer ses propres alliés.

    La voix de Deydreus parvint aux oreilles pointues du fauve dément et dans un geste sec, Kahl se tourna pour dévisager la Griffe tout en poussant un grognement guttural. Une expression mêlant douleur et profonde confusion se lisait sur sa trogne ignoble mais malgré les tremblements irrépressibles qui secouaient tout son être, on eut dit qu'il était encore capable d'écouter et d'assimiler la substance du discours de ses pairs. Deydreus passa aux directives suivantes et, dés que les Dévoreurs ne furent plus concernés par les explications, l'esprit animal de Kahl prit le dessus sur son ersatz de raison et le poussa, pour résister à ses pulsions, à s'en prendre à lui-même plutôt qu'autrui. L'Ogre se mit à gratter furieusement ses joues grâce ses griffes allongées, les envies de semer la destruction se faisant toujours plus fortes.

    Noyé dans ce bain de violence où la malédiction du sorcier et des Titans se heurtaient avec force, le géant bleu à la vision trouble entendit enfin les sons émis par le flot de morts. Ses globes oculaires bourrés de cette ignoble purée violette se tournèrent vers les nouveaux adversaires situés en contrebas dans un couinement abject et de sa bouche difforme vint s'extirper un râle sonore aux échos profonds.

    [Event] La marche du Vent d'Acier - Page 6 Fffc800e7453396ad9fd4793ecdea3f2

    La voix d'Alasker se fit audible sur sa droite et en réponse au bellicisme naturel de son dirigeant, les grondements incompréhensibles de l'Ogre se muèrent en ricanements ponctués de reniflements rauques. S'agrippant les cornes en trépignant sur place, il se mit d'abord à secouer la tête avec force mais ses pulsions brûlantes l'amenèrent finalement à enserrer le col de son armure. La fièvre s'était emparée de lui et face à l'écrasante chaleur qu'elle avait fait naître, Kahl déchira sa propre armure comme si elle était faite de papier, la tordant dans un froissement strident pour enfin l'arracher et la projeter au sol avec dédain. Délesté de cette carapace qui l'alourdissait, il déchiqueta enfin le tissu de sa jaque à pleines griffes et les stigmates horribles nés de la magie titanesque se dévoilèrent alors. Le bleu profond de son cuir avait été marqué de nombreuses plaques violacées et de pustules grotesques, ces dernières avaient fini de prendre l'ascendant sur la teinte d'origine de son épiderme.

    Alasker lui donna un ordre et un seul. Lorsqu'il entendit son dirigeant cracher la directive froidement, Kahl cessa intégralement de résister et lacéra son propre torse avec ses griffes en hurlant toute sa colère, lâchant un rugissement bestial d'une telle puissance qu'il en fit vibrer les stalactites décorant le plafond de la Forge sépulcrale. Premier à se jeter dans la mêlée sur les ordres d'Alasker, le berserker au poitrail ensanglanté se laissa emporter par les cris de Brak'Trarg et de Tulkas et bondit en avant, transformé en bête aussi sanguinaire que profondément irrationnelle. Ignorant l'escalier qu'il ne voyait qu'à peine derrière le voile de l'infection, il manqua de chuter dans son empressement mais parvint par miracle à conserver l'équilibre et lorsqu'il se sut assez proche du rebord de son perchoir, Kahl se catapulta littéralement dans la foule d'adversaires et porta en premier un coup de poing rageur dans le sol, ce qui déclencha une réaction en chaîne dans un craquement sonore et envoya valser des dizaines de corps sans vie.

    Lancé dans la bataille, le diable furieux changé en tornade de haine frappa avec toute la puissance dont on l'avait doté, cognant inlassablement sur les dépouilles réanimées dont il attirait l'attention en beuglant d'intraduisibles insanités pour la plupart noyées dans des gargouillements atroces. Il arracha à mains nues le crâne de l'un des morts, agrippa la jambe d'un autre pour le frapper au sol à tant de reprises qu'il en finit une véritable bouillie sanglante puis referma ses pognes monstrueuses sur les épaulières d'un autre qui, contre toute attente, lui parla :

    "Kahl ! Lâche ça ! C'est moi, abruti !"

    Reconnaissant la voix de l'un des siens même si ses yeux s'évertuaient à lui dire le contraire, il jeta en arrière le Dévoreur qu'il avait attrapé par accident et fit volte-face pour s'enfoncer encore plus profondément dans l'océan de macchabés afin de marquer autant que possible la distance entre les siens et lui. Une fois supposément éloigné des Dévoreurs dont il entendait encore les rires et les beuglements, l'Ogre arma son bras droit et y fit affluer la magie avant de cogner de toutes ses forces, créant à nouveau une bulle de force brut qui fit s'envoler une autre poignée de morts-vivants. A mesure que les Dévoreurs déversaient leur haine aveugle sur les troupes adverses, les forces ennemies se dispersaient un peu pour se réunir autour des sauvages impériaux, donnant ainsi un peu de répit aux autres corps armés composant la compagnie.

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  • Mer 31 Jan - 22:56
    AU début Brak comme Arkanon avait visiblement compris qu'il fallait renforcer le mur d'éboulis existant fait par Tulkas dans le tunnel, Mais Tulkas les corigea assez vite tout en faisant savoir que le temps n'était pas encore venu de faire de l'humour et qu'il fallait rester concentré à la tache et que plutôt de renforcer un seul mur que pourrait défoncer le vilain monstre les poursuivant il fallait au contraire en édifier plusieurs a se suivre et piéger un maximum le parcours. A cela Brak répondit d'un hochement de heaume affirmatif et se mit à l'ouvrage

    Brak se tourna un instant vers son ami Arkanon et lui dit, tout bas pour que seul Arkanon l'entende et sur un ton de grand nenfant amusé.

    "Bon ben le contremaitre demande plusieurs murs de plus, en avant compagnon constructeur on va montrer a ces pierres quels murs on va en faire."

    dit Brak avec un pose de gladiateur encourageante    et commençant a entasser de lourdes pierres pour le mur suivant.

    notre duo de bons amis avec l'arrière du convoi continuèrent ainsi à édifier plusieurs murs d'éboulis et de piège le long du parcours du vilain monstre à leur poursuite.

    ...

    Quelques murs plus tard, le convoi de l'expédition arriva dans une grande salle, avec deux plateaux de part et d'autre soutenu par des piliers et su le plateau en face de celui ou il était le grand vilain méchant archonte avec sa forge et un acolyte squelette , au dessus d'eux un grand volume sous voute avec des chaines en hauteurs,  la salle étant éclairé Brak comme Arkanon n'avait plus besoin de torches, ni de super neuneuil de dragon nocturne. Hèlas entre leur plateforme et celle ou se trouvait le super vilain méchant il y avait une fosse remplis de villain zombies en grand nombre.

    de ses noreille de dragon Brak capta la conversation de quelques nains historien évoquant le fait que le méchant contrôlait peut être les zombis grâces aux piliers de la salle, avant qu'il n'en fassent part à Deydreus. Deydreus en bonne griffe du reike ditribua rapidement ses instructions et répartissement des troupes, avant de projetter des pieux de sang sur la pietaille zombis et de provoquer le compagnon squellete du super villain e duel tout en aynt deposé en vol deux personene sur les hautes chaines.

    Tulkas et la cheffe des archères se mirent en position de défense de la plateforme ou ils était, tandis que Alasker et les dévoreur attaquait les vilains zombis et partait à l'assention contre le super villain. le monstre a fourrure bleu violète, et grand gourmand qui était de leur coté ???, semblait plus perdu qu'ne surface e tplus déchainé aussi quand il se lança sur les villain zombi de la fosse manquant d'attaquer un des dévoreur du Reike.

    Brak de son coté était en grand écart mental dans sa caboche, son instinct de grand champion gladiateur le poussait a déployer ses ailes et frapper le super vilain archonte, son coeur de grand gentil monmonstre lui disait de protéger son ami Arkanon et de rester auprès des civils pour qu'il ne leur arrive pas malheur. mais le dileme en dura pas longtemps car Deydreus lui donna des instruction et des ordres directement. Brak avait pour mission de détruire les escaliers et le grand pilier à leur droite. (apparemment Deydreus avait fini par apprendre QUI avait creusé le grand cratère à Sable d'or qui depuis était devenu un joli lac (le lac Hammer )  que la population avait conservé suite à la bataille et changé en joli lac pour décorer la ville et avoir de bons poissons d'eau douce a pêcher).

    Pendant que Brak déployait sa grande queue et ailles de dragons et au moment ou dans une pose héroïque bien virile et musclée de Gladiateur il s'apprêtait a prendre son envol, quand son ami Arkanon s'aprocha de lui pour lui cogner son poing en un bon gros chek amical, auquel Brak fut ravi de répondre et participer. Arkana lui dit en encouragement la phrase suivante.

    " On compte sur toi Brak, que ta force et ton courage nous mene à la victoire "

    " yeah mon ami, Que les Dragons soit avec nous on va montrer a ses villains zombis de quels armes on se bat Pour le Reike, Melorn et le Sekai tout entier. "
    lui répondit Brak en retour avant de s'envoler bien haut dans la salle  et de lancer un bon gros

    "WWWWWWWWWWWWWWWWWWWWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH "

    tout en effectuant un double lancer du dragon. Avec sa première paluche d'un coté Brak lança Drakny sa grande népée de bronze céleste sur le pilier ( de droite en entrant ) qui le sectionna en trajectoire diagonale pour le faire s'effondrer en direction du centre de la salle sur la piétaille zombie dans la zone ou les dévoreur ne se trouvait pas, avec de la chance le haut du pilier irait écraser le coin de la geulle du super vilain archonte de l'autre coté de la salle. De son autre paluche Brak lança son fidèle marteau Crakpum, sur l'escalier provocant une gerbe de pierres et de débris vers la fosse a villain zombis et creusant un cratère là ou il y avait un escalier.

    dans le nuage de poussière encore en suspension la grande népée et le marteau revinrent dans les paluches de Brak qui les réceptionna d'un geste et une pose en vol bien virile et badasse de celle qui ont forgé sa légende dans la grande arène d'Ikusa.

    ses armes de nouveaux dans ses paluches Brak décida d'écouter son cœur de gentil monmonstre et alla se poser  près de Arkanon et des soldats protégeant les civils tant pis pour son coté Gladiateur Brak avait fait son choix il protégerait son ami  Arkanon et les civils , sauf ordres direct de Deydreus qui avait la priorité et autorité sur lui après l'empereur et l'impératrice, qui l'enverrait ailleurs.  

    résumé :

    _ Brak et Arkanon continuent de parler et d'œuvrer ensemble à la protection des civils, en construisant plusieur mur dans le tunnel avant d'arriver a la salle du super villain archonte
    _  Brak arrivé dna sla salle de la forge est tiraillé dan ssa caboche et dans son coeur, d'un coté sa nature de grand champion gladiateur le pousse a s'envoler et aller frapper le super villain archonte MAIS son coeur de gentil monmonstre lui dit de rester près de Arkanon et des civils pour les protéger.
    _ Brak effectue les ordres que Deydreus lui donne et s'envole pour détruire le pilier et l'escalier de droite sectionnant l'un pour qu'il s'effondre vers la fosse a zombi et réduisant l'autre à l'état de cratère
    _ Brak fait son choix entre sa nature de Galdiateur et son coeur et choisi de suivre son coeur de gentil monstre en allant se poser près de Arkanon et des civils pour les protéger et qu'ils ne leur arrive pas malheur.

    pouvoir utilisé ce tour :

    -  grande queue et ailes de dragon (vol) palier 1 pour voler au bon endroit et effectuer le lancer
    - pose héroique de gladiateur légendaire et cri de guerre (palier 4) green smile
    - prouesse d'arme de gladiateur légendaire (prouesse d'arme : lancer du dragon, permettant à Brak de lancer ses armes et qu'elle revienent dans ses paluches après )
    - super force de dragon, (force surhumaine ) palier 3 pour sectionner et faire s'effondrer le pilier et détruire l'escalier.

    utilisation pouvoirs :
    palier 1 : 5 / infini (dans un tour ou Brak utilise plusieurs pouvoir palier 1 je compte comme une seule utilisation )
    palier 2 : 1/16
    palier 3 :  2 /10
    palier 4: /2

    précision suplémentaire : pour le check de poing et la phrase de Arkanon j'avait vu cela avec lui par mp sur Discord Smile


    voix et thème de Brak'Trarg:


    Bric à Brak (inventaire de Brak'Trarg:


    [Event] La marche du Vent d'Acier - Page 6 W84111
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  • Jeu 1 Fév - 10:13
     
    La marche du Vent d'Acier
    Feat. le Reike / Melorn

    La puissance du coup porté par le garde royal vert fut telle qu’une onde de choc se fit ressentir sur la plateforme, projetant au sol de nombreux éléments de la Compagnie. L’escalier de droite, encore intact il y a à peine quelques secondes, n’était plus qu’un tas de débris enveloppé de poussière et de morceaux de chair. De quoi interdire la montée aux hordes impies qui n’étaient pas aux prises avec les forces impériales engagées dans la mêlée ! Ben le Bouc, ayant posé un genou à terre à cause de l’impact, se remit debout tout en jetant un regard à l’immense guerrier vert qui venait de se poser à nouveau sur le promontoire, tout en subissant un sifflement vif dans ses oreilles. Une force de la nature, une véritable carte maitresse de l’Empire, un fléau pour les forces ennemies ! Quel dommage que tout cela soit gâché par un mental d’enfant pré service militaire, associé à une manie de prendre des poses ridicules !

    Malgré cette démonstration de force, la zone était encore remplie de non-morts, suffisamment pour submerger les troupes d’attaques, le convoi et son escorte restée en arrière. Au sol, les Dévoreurs, accompagnés du Luteni Tulkas et de ses Serres Pourpres, se battaient comme des chiens enragés, faisant pleuvoir le sang noir sur le terrain glacé. Une sauvagerie sans nom, couverte par la fureur de Coeurébène, leur avait permit de se tailler un chemin sanglant dans la horde adverse, mais les effectifs demeuraient très déséquilibrés. La Compagni courrait le risque de se faire submerger, sans compter l’abomination toujours sur leurs talons …

    « CONTRÔLEUR ! CONCENTREZ TOUT L’OXYGENE QUE VOUS POUVEZ AVEC VOTRE MAGIE ! AVEC CA, JE DEVRAIS POUVOIR REDUIRE EN CENDRES UN BON PAQUET DE CES SALOPERIES EN UN SEUL TIR ! »

    A cause de ses oreilles sifflantes, le son que le logothète entendait était encore quelque peu lointain, aussi s’était-il rendu compte que l’une des archères de l’escorte arrière, une janissaire, lui hurlait dessus pour lui demander de l’aide. En temps normal, c’est l’inverse qui était censé se produire, mais au beau milieu de ce chaos, un minimum de flexibilité pourrait bien faire la différence entre la vie et la mort. Ben le Bouc aurait tout le temps de trouver un châtiment approprié par la suite ! Aussi, acquiesçant d’un simple hochement de tête, l’officier impérial se mit en position, bras tendus formant un T, paumes ouvertes aux doigts écartés, faisant face à la zone indiquée par l’archère, tout en commençant à former une image mentale.

    Une bulle, très large de diamètre. Une zone où rassembler une grande quantité d’oxygène et pour l’y enfermer, telle une mèche qui n’attendait que d’être enflammée. L’air de la forge était lourd, ce qui signifiait certainement la présence de poussière combustible. Une fois le mana nécessaire canalisé, Ben le Bouc ramena ses bras tendus devant lui, entremêlant ses doigts tout en laissant un espace entre ses deux paumes de mains. En réponse à son injonction, le vent siffla, emportant avec lui de l’oxygène et d’innombrables particules de poussière, afin de créer une grande zone circulaire parmi la piétaille adverse. Une sorte de dôme opaque surplombait les ennemis prit à l’intérieur, sans pour autant les y emprisonner, bien que la résistance de l’air y soit beaucoup plus élevée. La bulle était prête à être embrasée, ses bordures renforcées par le vent pour éviter une combustion générale de l’oxygène dans toute la forge.

    La sueur perlait à nouveau sur le front de Ben le Bouc, alors que celui-ci maintenait sa pose, tous ses muscles tendus. Sans quitter des yeux le dôme d’air, le contrôleur éleva la voix à l’intention de la janissaire. Un ordre simple :

    « Allez-y ! »


    Qu'ils brûlent ! Car rien ne pourrait résister à la Compagnie du Vent d'Acier !

    Et la Marche n’était pas encore terminée

    Spoiler:

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  • Jeu 1 Fév - 15:28
    -Qu'il en soit ainsi.

    Dis-je dans un murmure à Brak en hochant la tête, ne perdant pas de temps à ériger d'autres murs en sa compagnie, afin de retarder que l'affreuse chose qui nous avait pris en chasse ne nous atteigne. Nous ne pouvions pas nous permettre de retenir nos efforts, la mort à nos trousses, gagnant du terrain si jamais nous nous arrêtions ou montrions des signes de faiblesse. Alors sans relâche, à chaque fois qu'il était nécessaire, nous avions soulevé des blocs et de la poussière,jusqu'à ce qu'enfin, le vrai visage de notre ennemi nous soit finalement révélé.

    Mais pas que. Nous nous sommes retrouvé dans une immense pièce avec ladite forge au fond. Beaucoup d'entre nous restèrent bouches bée, impressionnés et effrayés qu'un tel endroit existe caché à la vue de tous. Puis des cris s'élevèrent lorsque nous vit cette masse d'immondices en contrebas, faisant reculer plus d'un vu le déséquilibre parfaitement visible dorénavant de nos forces avec les leurs. Mais pas dans le coeur des guerriers qui rapidement, suivirent les instructions de la Griffe, après que Kharik eut tenté de couper la parole à l'Archonde, projetté plsu bas. Brak et moi allions être momentanément séparé et avant qu'il ne s'envole en dévoilant ses ailes, je lui lançais:

    -On compte sur toi Brak, que ta force et ton courage nous mène à la victoire.

    Maintenant c'était à nous de jouer. Si jusque-là, nous avions rapidement pris l'avantage, ici, les choses allaient se corser. Pendant que le guerrier de jade accomplissait à merveille sa mission, faisant trembler l'antre tout entier en coeur avec le rugissement de celui qui était autrefois bleu  et qui maintenant,se déchainait au milieu de non vivant, je m'avançais. Il était dans mon devoir de protéger les civils et ceux restant auprès du convoi,plus que tout le reste. Craignant que l'abomination ne surgisse à tout moment derrière nous  et ne pouvant rester les bras ballants, la seule manoeuvre qui me restait était d'empêcher les résidus pourrissants séparant l'Archonde de notre convoit de nous atteindre.Mais avant cela, je devais aller au secours de Kharik.

    Sans attendre, je sortis une corde et l'accrochais à un bloc de pierre qui resortait du bord du promontoire , vérifiant qu'elle est solidement attachée à ma ceinture  avant de descendre en rappel pour rejoindre le malheureux qui allait d'une seconde à l'autre être entouré pour se faire dévorer vivant. Il m'avait suffi de quelques élans pour parvenir près de lui, posant mes mains de chaque côté de son corps pour le soulever doucement. Le bruit de la stalagmite contre sa chair qui glissait parvint à mes oreilles,comme celui de déchirure, du au contact du chaud et du froid qui opposa une certaine résistance à la progression de sa délivrance. Sachant que les secondes étaient compté pour lui et que je n'avais aucune compétence en médecine, je le lançais sur mes épaules une fois hors du pic, sans vouloir déterminer l'ampleur des dégâts, sentant seulement qu'il respirait encore.

    -Allez princesse barbue, tenez bon. Quelqu'un va vous soigner.

    Dis-je en espérant qu'il garderait conscience avec ce trait d'humour. J' empoignais la corde, remontant tandis que les non-vivant commençaient à escalader les pics de glace pour tenter de nous mordre au mollet . Je donnais des coups de bottes pour les éloigner, juste assez pour prendre de la hauteur et sauver in extremis nos fessiers, maintenant à la moitié du chemin. Heureusement que ce n'était pas un drakyn car la tâche aurait été autrement plus ardu. Presque au somment, je lançais le nain sur le plateau, criant l'attention d'un soignant pendant que je me hissais tout en rangeant la corde:

    -Que quelqu'un le soigne !

    Il n'était pas certain qu'il s'en sorte mais à présent, sa vie était entre les mains de ceux qui l'avaient amené plus loin pour lui tenter de le guérir. Je ne devais pas m'attarder plus sur son cas bien que j'espère le revoir sur pied, ayant d'autres personnes à protéger.
    J'accrochais solidement la chaine noire à la poignée de mon espadon, enroulant l'autre extrémité à l'un de mes avant-bras avant de me poster en bord du promontoire. De là, je pouvais voir le couloir que les Serres et les Devoreurs formaient à mesure que la putrissure les éclaboussait, les entendants rires au loin malgré les bruits gutturaux de ceux se tenant en dessous de moi. Ce mélange d'allié et d'ennemi ayant un comportement bestial me donna l'impression d'être spectateur d'une scène de théâtre macabre, ou aucun héros n'avait de place tellement il était immonde.

    Mes pupilles verticales analysèrent la paroi ainsi que ceux qui tentaient de parvenir à nous, afin de déterminer là où il y avait le plus de trépassés qui tentaient de s'agglutiner afin de nous rejoindre. Je brandissais ensuite Serrcoeur au-dessus de ma tête,prenant une longue inspiration en fermant les yeux puis je la lançais d'un geste vif à ma droite en la contemplant peut-être pour la dernière fois de près. J'attrapais la chaine de mes deux mains puis lorsque ce lien fait de maillons de métal fut tendu, je rabattais mon arme vers le sol pour faucher tous ceux qui tentaient de grimper.

    Je décrivis des cercles, mon arme prenant à mesure de la vitesse et de la force centrifuge à chaque fois que mon espadon pointait vers le sol, tandis qu'une aura rouge émanée d'elle tout comme mon être . Je continuais ainsi, les pieds puissamment ancrés au sol, conscient qu'au moindre faux pas, au moindre déséquilibre, Serrcoeur pourrait se perdre dans la foule de ceux qui autrefois avaient une famille. Ou pire encore, que j'allais la rejoindre et tomber dans leurs bras, m'obligeant à me battre au milieu de ces monstruosités qui n'avaient de place que pour des funérailles. Maintenant, on pouvait entendre le bruit de l'air fendu par ma lame qui balaya nos adversaires sans que je ne trésaille, bien que les muscles de mes bras chauffés par l'effort que cela demandé de maintenir le rythme .

    Lorsque j'entendis quelqu'un d'imposant se poser près de moi, sans tourner la tête, je devinais qu'il s'agissait du guerrier qui avait d'après ce que j'avais entendu, accomplis la destruction de la colonne et du pont . Focalisé sur cette spirale que je créais,j'eus du mal à détourner le regard de peur de faire percuter mon arme contre la roche, dispersant mes orbes écarlates aux quatre coins rapidement pour voir l'avancer des autres , espérant que la brunette là-haut allait user de sa magie sans toucher aux nôtres cette fois-ci. Je me demandais ce que l'Archonde allait nous réserver si jamais nous l'atteignons, comme celui maniant la faux, visiblement, occupé avec la Griffe.

    -Je savais que tu y arriverais Brak ! Lançais-je tout haut,le sourire en coin, sentant un courant d'air soulever ma cape qui claqua à mesure que le vent s'intensifiait dans un bruit de sifflement. Imperturbable malgré ma chevelure se balançant de tous les côtés,j'ajoutais :-L'abomination ne devrait pas tarder à nous rejoindre.....Soyons près à intervenir.

    Tour 7:


    Arkanon discute en 993300
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  • Jeu 1 Fév - 21:07
    Situé à l’avant du convoi, le barde fût l’un des premiers à pouvoir observer avec attention la petite scène qui se déroulait sur l’estrade d’en face : l’Archonte et l’un de ses lieutenants sortirent les mains d’une flamme pour mieux observer la Marche du Vent d’Acier qui venait interrompre leur petite sauterie. Et c’est à ce moment qu’il “le” vit distinctement : l’objet des convoitises impériales qu’il fallait ramener coûte que coûte au Palais d’Ikusa. Mais la route s’annonçait encore bien longue et surtout très périlleuse pour que le gobelin arrive à ses fins. Heureusement il pouvait compter sur la Marche et sur leurs héros, qui eux seraient quoi faire.

    Par contre s’il y avait bien quelque chose que Kharik ne savait pas faire, c’était fermer sa gueule. Et celui qui semblait être l’Archonte ne le loupa pas : oh non, le pauvre aventurier avait été projeté telle une poupée de chiffon pour finir empaler sur des pics de glace... Clairement, ça sentait la fin pour le nain et l’effroi s’était emparé de toute la petite bande de civils qui venaient de déblayer les corps en sa compagnie quelques minutes avant. Si le barde aurait pu lancer des messages de soutien à son ami qui en avait terriblement besoin, l’assassin impérial n’en fit rien. Il profita de la diversion offerte sur un plateau d’argent par le nain pour se faufiler discrètement à l’intérieur du premier chariot venu. Ce n’était pas qu’il ne souhaitait pas aller sauver son “ami”, c’est que les ordres, c’est les ordres malheureusement. Et clairement ce n’était pas le barde et ses petits bras musclés qui pourraient influencer en quoi que ce soit sur un éventuel sauvetage.

    A l’abris dans sa petite cariole, le gobelin savait qu’il était temps pour le barde de tirer sa révérence et de laisser place à quelqu’un d’autre... Mais à qui ? L’espion n’avait que peu de temps pour se décider et il n’avait pas le droit à l’erreur : il lui fallait trouver un costume qui lui permettrait d’arriver dans les premiers devant la dépouille de l’Archonte. C’est pourquoi il se laissa encore quelques minutes de réflexion lorsqu’il entendit la Griffe fournir un plan de bataille pour ce qui devrait être la baston finale...

    Alors que Deydreus avait affecté chacun des membres de l’expédition à une tâche spécifique, le cerveau de l’assassin du couple impérial était en pleine ébullition. Les dévoreurs seraient les premiers sur les lieux aidés des Serres Pourpres menés par le Luteni Tulkas.

    Sexy Luteni

    Le gobelin se mit une baffe comme pour reprendre ses esprits et sa capacité d’analyse. C’était clairement une situation de crise et on pouvait assurément dire que les réflexions du “barde” n’apportaient rien au débat qui se jouait dans la tête du petit être vert.

    Les autres seraient derrière, protégeant le convoi et les civils d’un monstre énorme à venir. Hummm, aucun intérêt de rester avec eux et pas le choix, il faudrait descendre dans la fosse avec les furieux... Descendre dans la marée de morts-vivants, sérieux ? Ses chances de survie là-dedans étaient minimes mais s’ils ne les suivaient pas, c’était l’échec quasiment assuré de sa mission. Dilemme pas si compliqué finalement, il restait plus qu’à choisir entre Serres-Pourpres ou Dévoreurs... Malheureusement, pas vraiment le temps de s’interroger que le Tovyr et sa troupe de dégénérés beuglaient prêt à partir ! C’est alors que l’espion fit le choix de se métamorphoser en “Gatlig”, demi-gobelin et membre émérite du corps des “Dévoreurs” d’Alasker.

    Dans la précipitation, on fait rarement des bons choix... Mais s’il y en a bien un qui devait se retrouver en première ligne devant l’Archonte, ça serait ce bon vieux “Gatlig”. C’est qu’il avait eu le temps de l’observer durant sa petite “garde à vue” de tout à l’heure : après tout, les Dévoreurs étaient les seuls qu’ils n’avaient côtoyé de près durant l’expédition et ce petit bout de chemin avait été une bonne occasion d’analyser cette belle personne qu’était ce demi-gobelin.

    Une fois le tour de passe-passe réalisé, le “faux Gatlig” sortit du chariot en trombe et couru à quatre pattes comme un animal pour rejoindre ses partenaires de crimes de guerre au milieu de l’arène à morts-vivants. Dans ces cas-là, son mentor lui avait toujours dit qu’il ne fallait pas trop réfléchir et se lancer : il avait suivi la consigne à la lettre cette fois-ci.

    Les Dévoreurs y allaient à cœur-joie et mettaient beaucoup d’application à massacrer le plus de monde possible. C’était une chose de les avoir entendus devant lui dans les tunnels, s’en était une autre de les voir à l’œuvre de ses propres yeux : de véritables machines à tuer. Lui se retrouvait être le douzième homme derrière cette machine bien huilée qui avançait inexorablement vers l’estrade et donc vers l’Archonte. Finalement il lui restait que des miettes et il s’en satisfaisait largement : ses deux ombres tangibles étaient venus le rejoindre et lui servaient de “garde du corps” - on n’est jamais à l’abri d’un mauvais coup - tandis que lui faisait danser ses dagues à la manière des assassins pour finir les quelques squelettes qui étaient passés à travers les “Dévoreurs”. Son style dénotait avec le reste de l’escouade mais tant qu’il ne les gênait pas, ils avaient d’autres chats à fouetter que de se poser des questions, enfin c'est ce que toute personne censée était en droit de penser en tout cas.

    Au fur et à mesure qu’il tournoyait pour exécuter sa danse macabre, l’assassin eût également l’occasion (enfin !) de voir le luteni Tulkas en action derrière lui entrain de contenir l’afflux de mort-vivants qui essayaient tant bien que mal de combler le trou laisser par la percée d’Alasker et sa bande. Charmé par les exploits du plus sexy des anciens gladiateurs, le barde, qui sommeillait dans l’esprit du gobelin morcelé par ses multiples identités, eût alors une révélation. Comme si la musique elle-même réclamait une histoire à la gloire de ce prestigieux héros. Et c’est de là que vint l’inspiration pour une des plus belles chansons de notre maître ménestrel qui aura, je l’espère, tout le loisir de la chanter durant le très long trajet du retour. Pour le plus grand plaisir (ou malheur) du Luteni Tulkas !

    Air de la chanson:

    Tu ne veux pas danser pour moi ?
    Mais c’est l’moment où jamais !
    Allez mec, juste pour cette fois
    Fais danser ta lame, fais danser, Tulky
    Tu ne veux pas chanter avec moi ?
    Mais c’est l’moment où jamais !
    Allez mec, juste pour cette fois

    Fais chanter ta lame Tulky
    La-la, la, la
    Sexy luteni, yeah
    La-la, la, la

    Hey mec
    Fais-le juste pour moi,
    J’d’mande pas tellement
    Fais-moi rêver, fais-moi rêver, fais-moi rêver, Luteni

    Oh mec
    Fais-le juste pour moi,
    J’d’mande pas tellement
    Fais-moi vibrer, fais-moi vibrer, fais-moi vibrer, Tulky


    Résumé:
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    Dimitri Chagry
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  • Ven 2 Fév - 11:27



    ☾ ⋆  ☾ ⋆ ☾ ⭑ ☽ ⋆ ☽ ⋆ ☽

    La salle glaciale s’étendait devant le groupe. Ils n’étaient pas près de voir la lumière au bout du tunnel quand on admirait ces forges glaçantes. La magie dans l’air n’augurait rien de bon et lui faisait ressentir une appréhension profonde. La magie en œuvre était détestable et personne de censé ne ploierait le genou face à cette aberration. La masse de mort s’était figée aux ordres de l’archonte. La tension était palpable et elle faisait sombrer les derniers espoirs des civils. Dimitri restait silencieux, analysant et observant ce qui se jouait. L’archonte ne plaisanterait pas et une aura noircie dansait autour de lui.
    Cette proposition n’était alléchante que pour une des parties. Pour cette raison, le silence de l’assemblée et le refus d’obtempérer allaient amener son lot de problèmes. Il ne faudrait que peu de temps pour se rendre compte qu’aucun refus des vivants n’était pas acceptable.

    Le nain ouvrit la bouche pour couper la parole de l’immondice et se retrouva projeté avec violence inouïe contre un pic de glace plus bas. L’archonte avait agi avec une extrême facilité et l’ombra se demanda comment ils allaient parvenir jusqu’à cette chose sans se faire projeter de cette façon. Les bruits du gargouillement du sang qui se formaient dans la bouche du nain se faisaient entendre. Un trou béant se formait sur le corps, il lui faudrait beaucoup de chance pour qu’aucun organe vital ne soit touché…
    Dimitri avait une brève idée de comment décrocher cette grande gueule de nain, mais il préférait laisser cette chance à quelqu’un d’autre. Seul comptait sa propre survie et l’élimination des non morts potentiels pour atteindre cette créature. Il crut distinguer le grand cornu se jeter dans la mêlée pour protéger le nain et le défaire de cette prison épineuse.

    À l’arrière, des civils s’étaient mis à flotter dans les airs. Leur enveloppe trop faible pour résister à cette pression magique faisait d’elle des pantins dans les mains de cet artiste maudit. Les âmes se séparèrent des corps avec une telle facilité, qu’un feu glacé passa dans les veines du chasseur. Il ne se laisserait pas abattre par cette vision d’horreur. Cela même s’il n’avait pas envie de subir le même sort que ces civils. Il tenait fermement à ce que son corps et son âme reste liés, et il préférait mourir déchiqueter que de cette autre façon. Les blessures physiques lui semblaient bien moins insurmontables que celles de l’âme. Il évacuait son stress dans un soupir avant de voir la cavalerie créer un sillon parfait de chair et de sang violacé. Les dévoreurs avaient créé un tunnel dans cette masse, suivi de près par les serres pourpres pour que celui-ci ne se referme pas. En bas de l’escalier, la marée cherchait à monter sur le seul point d’accès. L’autre avait été détruit en même temps qu’une colonne. Poussant sur sa vitesse, il fila à travers les guerriers. La mêlée était dangereuse, mais il était possible d’atteindre l’archonte rapidement en nettoyant la zone avec efficacité. Il n’avait pas le temps de réfléchir à ce que pourrait devenir le convoi. La déjection de Xo’ra-th n’avait besoin que de quelques mouvements de main pour régler le compte à quelques mortels… Il n’avait pas de temps à perdre, tant que ses jambes le tenaient encore. Il fondit sur chaque décharné prêt à mordre un allié. Glissant entre les corps, ignorant les moins dangereux, découpant les plus vifs. Les corps rapiécés étaient les pires, deux têtes valaient mieux qu’une et dans cette masse grouillante il était difficile d’analyser chaque situation. Les corps puants et dégoulinants tombaient et créaient des agglomérations de corps à certains endroits.

    Quand il était possible, il les dégageait sur le côté de quelques coups d’épaule bien place. Sa force était sans doute misérable comparé à quelques dévoreurs, mais mélangé à sa vitesse, il parvenait à créer une poussée suffisante pour que les corps disgracieux se trouvent projetés contre l’extérieur. La paroi et le sol glacés se retrouvaient noircis par une espèce de liquide violâtre et épais. Pour éviter toute chute, il cédait des corps immobiles et mobiles pour se projeter dans les airs ou pour avancer. Son regard était partout, poussant son corps au-delà de ce qu’il pouvait donner. À aucun moment le chasseur ne prononçait un mot inutile. Des Attention ! ou des Baisse la tête ! S’échappait parfois de sa gorge dans un cri bref pour porter un coup fatal à l’une de ces créatures morbides, mais rien de plus.

    Une lame rouillée vint ouvrir sa chair au niveau de son visage alors qu’il était concentré à découper la peau molle et pourrie d’un mort. Des bras et une tête tombèrent au même moment que la lame manquait de lui ouvrir la tête. La blessure superficielle se referma au bout de quelques secondes alors que son pied venait frapper l’estomac plein de viande de la créature. Son estomac était plein à craquer dit donc. Il eut un bref passage au noir, signe qu’avec cette nuit de sommeil manquée son corps commençait peu à peu à lui dire merde. Rien de bien méchant quand on savait qu’il était capable de ne pas dormir pendant deux jours ou plus pendant ses chasses. Mais était-ce le moment de boire un petit remontant ? Les morts entouraient les guerriers de toute part, et l’archonte se trouvait plus loin dans la salle, attendant patiemment qu’on vient le cueillir. Dimitri enfonça la lame dans l'oeil de la créature damné et arracha la moitié de son visage en partant de son orbite. Lacéré, entaillé, tranché, ce rituel poussait ses muscles à transpercer tout ce qui était à sa portée pour que l'ouverture ne se ferme jamais. Les morts affluaient sur eux, et chaque fois qu'il sentait qu'il pourrait être avaler et étouffer, le brun marchait sur les corps pour prendre un bain d'air et se projetait dans un endroit moins dangereux. Dimitri gardait une distance respectable avec les dévoreurs qui déchiraient une dizaine de morts sur leur passage. Leur folie meurtrière ne laissait aucune place au hasard. Il lança une lame boomerang dans l'assistance, découpant de moitié les cous mous des non morts. La tête dodelina une seconde sur le coté avant que la lame revienne vers son possesseur et termine de couper les têtes. Trois têtes tombaient, mais les corps continuaient de frapper avec leurs lames ou leurs griffes. Ils s'en trouvaient dépourvu après quelques secondes. Dimitri marcha sur les corps et continua son oeuvre, suivant avec précision les traces des serres pourpres et des dévoreurs. Il se fondait dans la masse et se jetait sur tout ce qui était à sa portée. Une épée arriva sur lui et il donna un coup pour l'éviter. La seconde suivante il arracha le bras et retourna la lame poisseuse de sang dans le visage du possesseur.

    Spoiler:



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  • Sam 3 Fév - 13:57
    Après de longues minutes au cours desquelles nous avions dû lutter à chaque pouce de terrain pour progresser à l’intérieur de ces galeries, l’expédition du Vent d’Acier était finalement parvenue à pénétrer dans une immense salle gelée. La vue de cette antichambre m’arracha un soupir de soulagement. Non qu’elle changeait de manière irrémédiable les problèmes que notre compagnie aurait à affronter. Cependant, la perspective d’affronter l’abomination, qui continuait de nous traquer, dans cet endroit me paraissait être nettement favorable à l’alternative qui s’était offerte à nous jusqu’à présent. Ici, il y avait moins de risques pour que notre environnement ne se retourne contre nous. En effet, cette créature ne serait guère en mesure de nous ensevelir sous des tonnes de roches et de glace. En vérité, il serait bien plus aisé pour mes alliés, mais aussi pour moi-même de nous mouvoir en conséquence lorsque la bête assaillirait notre position. Cependant, quand bien même ce détail m’ôtait un lourd fardeau de mes épaules, je n’oubliais pas que cette chimère, issue de la magie titanique, n’était qu’un simple contretemps. Elle n’était qu’un pion au service d’une puissance bien plus redoutable qui hantait cette salle.

    En effet, alors que je pénétrais à mon tour dans cette antichambre, mon regard se porta aussitôt sur l’être décharné qui jouxtait une forge, recouverte de crânes, alimentés par une flamme dont la nature magique et surtout viciée ne laissait que peu de doutes. Cet appareil était vraisemblablement à l’origine de la création de cette légion de damnés à laquelle nous avions échappé précédemment. La détruire était un impératif tactique, du moins si nous désirions mettre un frein aux plans de l’ennemi. Après tout, je ne doutais pas un seul instant que sa magie nécrotique lui permettrait de se constituer une nouvelle armée. Mais sans ces fourneaux, je gageais que la mise sur pied d’une armada capable d’affronter les légions des royaumes du Sekai serait bien plus difficile que prévu. Mais encore fallait-il pouvoir s’en approcher ! Quand bien même, le gros des troupes adverses n’était pas présent ici, ce séide des titans avait encore à sa disposition suffisamment de créatures pour nous résister.

    Même si, depuis ma position, je ne parvenais pas encore à percevoir le nombre de damnés présents, il n’en demeurait pas moins que l’odeur de chair putréfiée me chatouillait les narines et me donnait envie de vomir. Et encore, c’était sans compter sur les claquements de dents et les diverses plaintes que je percevais. Il n’y avait aucun doute à avoir : une véritable marée de non-morts nous attendait de pied ferme et elle comptait bien nous empêcher de mener à bien notre mission. Pourtant, ce contingent de viande avariée demeurait le cadet de mes soucis. Jusqu’à présent, ces morts vivants ne s’étaient guère révélés redoutables. Seul leur nombre posait véritablement problème. Or, en se positionnant de manière judicieuse, il était aisé de venir à bout de cet atout surtout au vu de la disposition des lieux.

    Non. Les seuls aspects de cette bataille qui risquaient de s’avérer pour le moins problématique concernaient la créature qui continuait inlassablement de nous pourchasser dans les tunnels et qui finirait tôt ou tard à nous prendre à revers, cette mystérieuse figure squelettique armée d’une faux qui venait de sortir de l’ombre et qui semblait être au service de nos ennemis et dont nous ignorions les capacités et enfin l’archonte. De par sa nature, il était évident que celui-ci disposait d’une puissante magie, mais je doutais qu’elle se limitât à la nécromancie. Or, la nature de ses pouvoirs risquait de nous poser problème. J’ignorais quels seraient les ordres de la Griffe, mais il ne fallait pas être un génie pour savoir que cette abomination au service d’une fausse divinité utiliserait ses prédispositions arcaniques pendant que ses troupes nous barreraient le passage, afin de nous harceler. Si nous voulions avoir une chance préserver nos effectifs face à sa sinistre magie, il allait falloir l’occuper le temps que les Dévoreurs, la Griffe ou les Serres réussissent à l’engager au corps à corps. Autant dire que cela ne risquait pas d’être une mince affaire.

    Fronçant quelque peu des sourcils, je fus brutalement arrachée par le son d’une voix gutturale qui me vrilla les tympans et me fît froid dans le dos. Celle-ci appartenait à notre adversaire et il semblait vouloir nous accueillir tel un hôte avec ses invités. Non que cela revêtit une quelconque forme d’importance à mes yeux tant je n’avais que faire de ce genre de convenances sur un champ de bataille. À vrai dire, j’en vins même à considérer que son discours ou plutôt sa tentative de discours révélait à quel point il était pathétique. Espérait-il nous faire peur en nous parlant de ses maîtres ? Croyait-il vraiment que nous cèderions tous aux affres du désespoir et accepterions de mettre un terme à nos vies sous prétexte qu’il nous le demandait ?! Mais pour qui se prenait-il ? J’étais certes transie de froid et je ressentais une pointe de terreur à l’idée de devoir lui faire face tant je savais que par essence jamais je ne pourrais faire le poids face à une telle abomination. Cependant, j’étais aussi dévorée par la colère. Au nom des divinités qu’il servait, il avait osé commettre un acte impardonnable ! Il s’était avisé de ramener en ce monde des elfes qui, il y a de cela des millénaires, avaient fait partie des armées qui avaient terrassé les titans. Il avait pour ainsi dire craché sur leurs sacrifices et leur mémoire et les avais arraché à un repos éternel bien mérité en ayant recours à une magie viciée. Pour cela, il devait mourir ! Pour cela, les miens devaient être vengés ! C’était aussi simple que cela !

    Qui plus est croyait-il vraiment que nous avions oublié que les Titans avaient déjà été vaincus par le passé ? Croyait-il que nous n’avions pas conscience de notre propre Histoire ? La défaite de ces pseudo-démiurges illustrait clairement qu’ils n’étaient pas invincibles et qu’ils n’étaient en aucun cas omniscients ou omnipotents ! Pourquoi devrions-nous accepter de nous soumettre dans ce cas ? Était-il si désespéré pour agir ainsi ? Il est vrai que nous avions pris son armée de vitesse et déjouer ses plans pour le moment. Hormis une marée de morts-vivants, rien ne le séparait de la défaite pour ainsi dire. Seul le temps n’était pas de notre côté. Essayait-il d’en gagner ? C’était une possibilité à ne pas négliger. Si c’était le cas, il fallait attaquer. Ici et maintenant ! Kharik semblait avoir le même avis que le mien. Cependant, sa conduite quelque peu cavalière l’avait poussé à sous-estimer son adversaire qui s’était servi de sa magie pour le précipiter en contrebas.

    Bien que le bruit du corps empalé du nain résonnât de manière lugubre dans la caverne et me vrilla quelque peu les oreilles, mon attention s’était focalisée sur l’archonte ou plutôt sa magie. En plus de la nécromancie, il semblait capable de maîtriser la télékinésie ce qui au vu de notre position risquait de s’avérer dangereux, et ce, pour de multiples raisons. Nous devions élargir nos lignes et ne pas être aussi resserrés auquel cas cela nous serait fatal. De même, il n’était pas impossible que cet archonte bénéficie d’autres cordes à son arc. Nous devions donc nous montrer prudents.

    Du fait de notre refus de se conformer aux souhaits de ce vulgaire squelette décharné, soi-disant dépositaire de la magie toute puissante des Titans, les hostilités s’engagèrent et Fictilem donna ses ordres. Je reçus une nouvelle fois la direction des archers et me devais de les organiser au mieux sur la plateforme pour anéantir la vague de non-mort en contrebas. Sans perdre du temps, je sortais du rang accompagné de mes troupes et donnais mes premiers commandements.


    « Vous avez entendu la Griffe ! Sortez-vous les doigts culs et allez déposer sur la plateforme les flèches déposées dans les convois avant de m’y rejoindre ! »

    À l’instar de mes subalternes, je me dirigeais vers un des chariots et en sortais un certain nombre de flèches adaptées à mon Yumi avant de les emporter avec moi en direction de la plateforme. Attendant que mes hommes finissent tous par me rejoindre, j’en profitais pour visualiser la marée de damnés en contrebas. Si l’on exceptait l’archonte et son sous-fifre à la faux, nos ennemis semblaient être constitués majoritairement de simples morts-vivants. Aussi, en venir à bout ne serait guère difficile. En vérité, à moins d’une mauvaise surprise, anéantir cette masse grouillante serait plutôt rapide…si du moins nos alliés parvenaient à lui interdire l’accès aux escaliers auquel cas nous risquions de nous faire très rapidement déborder. Il fallait impérativement éviter cela ! J’avais amplement confiance dans le professionnalisme des Serres, mais je n’en éprouvais aucune à l’égard des civils et des mercenaires. Aussi, si nous désirions demeurer en vie et aider nos alliés le cas échéant, j’allais devoir trouver une solution au problème qui m’occupait, et ce, après avoir organisé mes troupes.

    « Pas besoin de faire dans la dentelle. Je veux 10 archers sur le côté droit de la plateforme. Votre mission est simple et capitale !  Je me fous de savoir comment, mais vous empêchez l’ennemi d’atteindre les escaliers ! S’ils y parviennent, autant imiter Kharik et nous empaler en contrebas ! N’hésitez pas, si vous le pouvez, à aider les Serres et les Dévoreurs dans leur progression ! » Je me retournais vers les 10 autres archers  et leur pointais le côté gauche de la plateforme. « Vous, c’est encore plus simple. Vous vous placez ici et vous m’alignez toutes les merdes décharnées et édentées à portée de tir en contrebas ! Nul besoin d’attendre mes ordres pour décocher ! »

    Manquant de prononcer un juron alors que la plateforme tremblait après que la monstruosité verdâtre ait détruit le second escalier menant à notre position, j’eus soudainement une idée, mais encore me fallait-il l’ingrédient adéquat pour pouvoir la réaliser. Si ma mémoire ne me jouait pas des tours, le contrôleur quelque peu dégarni de notre expédition avait su démontrer une certaine maîtrise de l’aéromancie. Associée à ma virtuosité dans l’art de la pyromancie, nous devions à deux pouvoirs faire des étincelles. Aussi, notant rapidement du clin de l’œil sa présence non loin de la plateforme, j’usais sans vergogne du timbre particulier de ma voix pour lui sommer de me rejoindre et d’user de ses talents.

    « CONTRÔLEUR ! CONCENTREZ TOUT L’OXYGÈNE QUE VOUS POUVEZ AVEC VOTRE MAGIE ! AVEC ÇA, JE DEVRAIS POUVOIR RÉDUIRE EN CENDRES UN BON PAQUET DE CES SALOPERIES EN UN SEUL TIR ! »  Je fis une pause et me retournais vers deux civils qui semblaient bailler aux corneilles « Les deux idiots du village ! Rendez-vous utile !  Que l’un de vous deux creuse une simple ligne devant les archers et que l’autre aille me chercher de l’huile ou de l’alcool afin d’en verser à l’intérieur ! GROUILLEZ-VOUS ! »

    Ne perdant pas plus de temps, je me saisissais de mon yumi et usais de mes prédispositions arcaniques pour invoquer une flèche de feu que je surchargeais de mana et que j’encochais délicatement en prenant soin de conserver la maîtrise du flux de mana afin que cette démonstration de mes talents ne me brûle ou n’endommage mon arc et attendis bien sagement que le contrôleur ait terminé ses préparatifs non sans observer scrupuleusement le champ de bataille au cas où un élément imprévu ne surgirait.

    Après de longues minutes qui me parurent durer une éternité, Ben me donna l’ordre de procéder au tir ce que je fis sans tarder après avoir visé, du mieux possible, la masse grouillante de morts-vivants situés à gauche de notre position. Pendant un bref moment, je visualisais ma flèche, constituée de flammes ardentes, fendre l’air vicié de la salle. Les flammes dansaient avec une fureur insatiable, témoin de la haine qui agitait mon âme. Plongeant vers la terre souillée par la non-mort, ce trait enflammé tranchait l’atmosphère chargée d’oxygène, laissant dans son sillage une trainée incandescente. Lorsque la pointe incandescente atteignit finalement le sol, une explosion de feu éclata et illumina l’antichambre de la forge dans une lumière éblouissante. Les flammes se propagèrent avec voracité et se nourrirent de l’oxygène amassé par le contrôleur. Du fait de l’impact et de la réaction en chaine que celui-ci avait provoquée, les corps décomposés des morts vivants s’embrasèrent. Leurs hurlements stridents emplirent temporairement l’air alors que ces créatures étaient englouties par les flammes.

    Cette zone, qui il y a de cela quelques secondes encore, était infestée de morts vivants, était enveloppée dans un brasier infernal dont le seul but était de purifier et de réduire en cendres tout ceux qui se trouveraient sur son passage. Affichant, un sourire carnassier, je penchais légèrement la tête en direction du contrôleur afin de le remercier puis notais que les civils avaient finis, non seulement de creuser la ligne que je leur avais demandé, mais qu’ils avaient aussi versé de l’huile. Aussi, je convoquais une simple boule de feu, que je projetais dans cette ligne afin de l’embraser puis intimais à mes hommes d’enflammer les flèches de leurs arcs afin de rendre, une fois encore, leurs traits bien plus meurtriers.


    «Toute cette salle doit être purgée par les flammes ! »

    Me focalisant désormais sur la zone plus au centre, je tendis la main au dessus de la masse grouillante afin d’utiliser à nouveau ma magie. De celle-ci naquit quelques lances incandescente qui d’un mouvement de doigt allèrent transpercer les quelques damnés situés ci-dessous avant de les enflammer.
    Résumé:


    "La mémoire est une forme d’immortalité. La nuit, quand le vent se tait et que le silence règne sur la plaine de pierre scintillante, je me souviens. Et tous revivent. Les soldats vivent. Et se demandent pourquoi..."
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